EVENT #10 | CONCERT ET COTILLONS
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Archibald Rosier

Archibald Rosier
MODÉRATRICE
hiboux : 1593
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pour toi, je changerai l'or en fer,
le paradis en enfer
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Lun 4 Nov - 20:51


Ah, Valur Valur.
La peau claire, les globes chauds et la bouchette gastrolâtre de pertuisanes. Inlassable que les gaudrioles du scandinave, acides et poivrées, prompt au libelle, hâtif aux ‘querelles de clocher’.

« Je ne vous savais pas poète »

Un atome de mistoufle tutoie les indophénols.  @Valur Fjalarsson. Dentelles de prudence sont apodictiques en vertu d’un fesse-mathieu comme lui. Chacun a le carat de la vindicte entre ses patoches. Le nom de sa crème d’emplâtre à l’hérisson  résonne du goulot norvégien comme une sacro-sainte bravade. La bile despotique, la hargne des forbans moult fois cornée. Doit-il lui admonester ou le comprendre ? @Camille Nott est son alter ego, Valur le biceps de la justice. Il ne lui ne peut trancher sur la probe moirure, le prisme de margaille. Il sera seulement l’Infini Terrible, Méphisto en carne aux émules de sa petite souris. Fort heureusement coule dans cette herse de citoyens le germe d’immunité aux querelles intestines. @Piers A. Elliot s’échoit comme un lymphocyte prompt à émousser les chicanes virales. Le vallon d’un sourire courbe babines à l’horizon de l’historique camarade.

« Piers! Quelle joie, tu t’es remis de notre dernière varappe ? »

Le souvenir des muscles ankylosés au retour d’un trek au Népal flatte les synapses. Chaque cuvée depuis les frasques scolaires, ils griffent le crin des massifs à eux trois. Piers, Camille et lui-même, en soif de butin et de relief. De l’Everest au Pic de Midi, les pilons soupirent de thrène jusqu’au culmen des cieux.

« Si pessimiste… J’aimerai m’arroser des notes de Reißen avant que ne rayonne le Ragnarok. Malgré tout, j’ai l’utopie que cette soirée se crayonne sans entaches, il y a des marmots »

Douces brûlures pissent des iris à l’image des pimpantes midinettes emberlificotées plus loin.

Mais voilà.
Baragouiner c’est bien, pictonner c’est mieux !
Cet amont de raout se condimente t’il de quelques jus de citrouille ?
Chaussant prunelles par-dessus la plèbe, il dépiste quelques binettes familières. L’égérie de la cocagne, @Narcissa Black-Malefoy, bourlingue entre les coquâtres, superbe à son usuel. @Remy Nott orbite comme un indiscret graminé dans les petons de l’ostensible tandem que forment les stigmates de chtoniennes familles, @Winnie Carrow et @Uriel Lewis. Quel désopilant alliage ! Non moins que les derniers scions rescapés de la famille Black. @Regulus Black, @Edwa D. Black et @Milena Lepchenko-Black se catéchisent comme une pellicule de Noel parmi populo.

Une ombre mâchure pourtant la gouache. D’ordinaire si prompt et fringuante, elle se féconde comme des hâves rogatons jusqu’au burlesque cénacle.  @Moira A. Oaks se gribouille tel un pauvre lichen.

« Tu m’as l’air éprouvée »

Grogne amiteuse, œillade tendre et curieuse pour la cireuse armeline.  
Mais si la juriste apparaît plus pâle que Nick Quasi-Sans-Tête, un autre pourtant déferre frisson. Mille néants dans l’houache d’un fielleux burgrave. Que fait-il ici?

« Veuillez m’excusez »

Il dépeuple cortège - non sans ignorer l'entrée du cognitif crotale en la courbure de @Severus Rogue - pour labourer jalons d’Asmodée comme un macrophage en aumône d’anomalie. La présence du petit prince est le diagnostic de mauvais augure. Alors il crevasse symposium jusqu'à l'anfractuosité d'une terrasse, bien anxieux des séquelles némésis qui animent le morveux. Les guiboles entonnent jalons jusqu’aux jeunes savates, épingle bayou d’une patoche pour confirmer la trogne. L’aîné soupire aria au regard d’une ire symptomatique grimant la trombine. Il est tilleul dessus la frêle ramure qu'est @Dennis Crivey. Jadis fut-il conjoint de la tante paterne, garrotté au sang crivey dans le trophée des funestes souvenirs, riveté aux moribonds foehns raflés des tombeaux. Colin et Maxym fredonnent sous terre pour un infinitésimal millénaire.

« Dennis… »

Comment pourrait-il ignorer la pesanteur des sentiments qui tenaillent le juvénile ventricule ?

« Tu empestes le talion à des bornes… »

La nomenclature des cafards, le spleen des immortelles funérailles. Quel chloroforme pourrait dulcifier la flambée au caillou ?

« Si tu es venu te venger, oublie »

La riposte est vaine, encrassée d’un cycle perpétuel, d’un pugilat sans confins. De plus, elle n’est point seule, la reine des abeilles. Du monde, des familles, des lardons. Oserait-il léguer marasme sans clouer à ses dendrites ces adipeux facteurs ? Est-il poire de souhaiter - pour une fois - un veglione sans cahots?


Erin McAllister

Erin McAllister
Écureuil de combat
hiboux : 39
Ven 8 Nov - 20:22
Concert et cotillonsErinChemin de Traverse


Le concert commencera cette après-midi. Nous ignorons combien de personnes se rendront sur le Chemin de Traverse, mais suite à l'intervention de Mrs Malefoy dans la Gazette du Sorcier, il y a fort à parier que les curieux seront nombreux. Et parmi eux, des opposants à la politique actuelle du Ministère et de probables fauteurs de trouble. Notre mission est de nous rendre sur place, en renfort des aurors, afin d'assurer l'ordre et la sécurité des personnes présentes. Avant de partir, il serait préférable que vous quittiez vos uniformes et insignes. Mrs Oaks souhaite éviter tout débordement face à une présence trop manifeste des forces de sécurité. Vous serez donc en civil, mêlés à la foule. Utilisez nos canaux de communication habituels en cas de besoin. Des questions ?
Devant le silence qui accueillit cet ordre de mission peu ordinaire, le capitaine vous salua d'un hochement de tête approbateur.

Non mais sérieusement. Un concert pour l'anniversaire d'un criminel notoire. En fuite, qui plus est. Autant dire que l'événement n'a rien pour te réjouir. Alors que tu avais prévu une journée calme, à tenter de faire diminuer la pile de paperasse accumulée sur ton bureau, un thé chaud à portée de main, voilà qu'on vous envoie faire le pied de grue sur le parvis de Gringotts, dans le froid, pour assurer la sécurité et éviter tout débordement. Avant de te lever, tu jetas à ton responsable un regard peu enthousiaste. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, tu étais prête, vêtue d'une robe civile, ceinture à potions autour de la taille, baguette en main et ton épaisse cape fourrée dans l'autre, pour te protéger de la morsure du froid sitôt le pied dehors. Puis, tu emboîtas le pas à tes collègues, en direction des ascenseurs.

Au coin du couloir, l'éclat d'un regard perçant attira toutefois ton attention. Il ne te fallut qu'une fraction de seconde pour reconnaître la secrétaire de @Moira A. Oaks, une dénommée Holly, qui vous observait passer et t'adressa un imperceptible signe de tête avant de continuer son chemin dans le sens opposé.

Nom d'un petit chocogrenouille, j'ai oublié mes gants dans le bureau ! Je te rejoins tout de suite !
Ta collègue ne sembla pas surprise outre mesure que tu aies pu – une fois de plus – oublier quelque chose et s'interrompit avec un regard faussement réprobateur. Avec un sourire d'excuse, tu t'empressas de rebrousser chemin, pour rejoindre la dénommée Holly à quelques encablures.
Oui ? Mrs Oaks souhaiterait vous parler. Elle voudrait que vous la retrouviez dans la foule.Entendu ! Merci.
Elle te salua d'un sourire, tandis que tu repartais dans l'autre sens, tout courant, non sans avoir pris le temps de sortir tes gants d'une poche intérieure de ta cape pour rendre l'histoire plausible.
Tu rejoignis ta collègue et transplanas avec elle sans attendre, rejoignant le Chemin de Traverse avant que la foule ne commence à s'amasser. Là, chacune partit de son côté, surveillant les alentours, établissant un périmètre stable et contrôlable. Et l'attente commença.
Un badaud s'est présenté, s'extasiant devant les estrades montées à même les murs de l'illustre banque ; d'autres s'indignèrent devant cette fermeture, certes annoncée mais néanmoins exceptionnellement. Peu à peu, sorcières et sorciers se passent le mot, jusqu'à ce qu'une petite foule se masse progressivement près du lieu de spectacle. Parmi les curieux, tu reconnais @Piers A. Elliot à qui tu adresses un furtif signe de la main, sans trop savoir s'il t'a également aperçue. Plus loin, un groupe d'adolescentes surexcitées, parents blasés à quelques mètres, se hissant sur la pointe des pieds et s’interpellant à qui mieux mieux. Ton regard ne s'y attarda qu'un instant, scrutant toujours la foule à la recherche d'une chevelure blonde. Par deux fois, tu pensas avoir repéré la présidence du Magenmagot, te glissant parmi la foule pour t'en rapprocher, avant de te rendre compte de ta méprise.
Enfin, tu la repéras non loin. Préférant éviter d'aller l'aborder frontalement, tu te faufilas derrière un couple en plein baiser passionné, esquiva le sac d'une vieille dame visiblement que toute cette animation rendait visiblement très agitée, pour venir te placer à la droite de Moira, que tu interpelas d'un chuchotement discret, les yeux rivés sur la scène, faisant mine de guetter l'arrivée des musiciens.
Vous souhaitiez me voir, Madame ?


Melchior C. Fawley

Melchior C. Fawley
Pétulant doyen
hiboux : 48
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Dim 10 Nov - 20:46

 
Concert et cotillons
S’il est vrai que la rumeur de l’évènement avait du arriver à mes vieilles esgourdes, je n’avais pas vraiment pris cela au sérieux. Mais, vêtu de mes vêtements du dimanche et tout prêt pour la messe dominicale que je n’ai plus raté depuis bien des années, c’est en lisant la Gazette du Sorcier un thé à la main qu’il a fallu que je me rende à l’évidence : la jeune génération n’a plus de respect aucun pour la chose sacrée. Je me suis presque étouffé, et ma toux goût jasmin a bien mis trois minutes avant de s’arrêter. Narcissa, Narcissa, Narcissa… Malgré toute la tendresse que j’ai pour elle, c’est avec une déception qui me déchire le ventre que je lis son intervention et son invitation. Il faut être idiot pour ne pas vouloir voir ou elle veut aller. Mais ma douce Cissy, on ne fait pas la guerre, même en musique, même à coup de cadeaux, le jour du Seigneur ! Je fronce les sourcil, je tourne sur mon doigt le sceau familial. Puis-je seulement rater cela ? Lucius a commis bien des crimes pour lesquels il doit être jugé, mais il s’agit de Lucius tout de même, il s’agit des Malefoy ! Comment le patriarche de la famille Fawley pourrait manquer la fête ? Il me faut avouer que je me suis tordu d’un rictus méprisant et moqueur en voyant la tête d’affiche, vraiment, inviter ces Reißen à chanter un dimanche, c’est une faute de goût. A midi en plus. Non vraiment, il y a quelque chose de pourri dans l’Albion sorcier.

Parfois, je crains que le transplannage nuise à mes vieux os, mais en apparaissant dans le Londres sorcier, assez loin de la fête pour ne gêner personne, je me souris à moi-même en m’accordant que la vieillesse ne rend pas la magie plus compliquée à faire. Je ne me suis pas changé, le costume gris sombre et la chemise blanche, ça va pour l’église et pour les fêtes pareil. Appuyé sur ma canne sculptée, je me dirige tranquillement vers les clameurs de la foule au loin. Si mon pas est lent, ce n’est pas d’une démarche de vieillard qui souffre de la marche, c’est parce que, je dois bien le dire, je n’ai absolument pas envie d’être là. Tout comme je n’avais pas envie de me rendre aux soirées des sang purs quand le nom de Tom était sur toutes les lèvres, et comme je n’ai pas envie de faire la morale à ma nièce le jour de l’anniversaire de son mari. Il y a des jours, même à soixante seize ans, on ne fait pas ce qu’on veut.

Le parvis de Gringotts est bien plus qu’animé déjà, je vois que la foule m’a devancé. Je cherche les visages connus, collègues, proches, connaissances. Je note les présents, et je note les absents de la même façon. Cependant, mon regard accuse. Quelle somme Narcissa a-t-elle dépensé pour cette folie ? Pour l’humilité, la blonde repassera. Cela dit, je me fais la remarque que j’ai belle gueule moi de faire ce genre de critiques, quand on sait le faste que j’avais déployé pour l’enterrement de mon père. (Mais qui s’en souvient ici?) Enfin, à nouveau, c’est dimanche, ça fait mauvais genre. Il y a un groupe qui se dessine, clairement composé de membres du Ministère dont la plupart abordent une mine déconfite. J’irai les saluer, mais sans avoir d’abord embrassé ma nièce – et lui avoir soufflé ce que je pense de tout cela. Narcissa est avec les membres du groupe, et avec eux… Nigel. Tiens donc, cela m’aurait surpris. Toujours dans les bons coups à ce que je vois. Je me dirige vers eux d’un pas décidé, souriant tristement aux enfants excités qui me coupent la route. Avec eux se tient une gamine, la fille Selwyn ? Il me semble l’avoir déjà vu chez les Malefoy, mais je n’en suis pas certain. Me voilà au niveau de @Narcissa Black-Malefoy, @Nigel A. Fawley et @Engel Bauer. J’ignore ce dernier avec ce flegme que seul l’âge sait apporter, et je vais pour embrasser la maîtresse de cérémonie sans avoir pris le temps de m’annoncer. « Ma chère Narcissa, superbe comme d’habitude. » Je me tourne vers mon neveu. « Nigel. » Je lève un sourcil à la vue de sa barbe naissante et de son trop gros manteau. Vraiment ? Quitte à venir, il aurait pu faire un effort. J’offre un sourire, le premier à être sincère aujourd’hui, à la gamine. « Bonjour toi. » Mon regard se promène rapidement sur la foule et sur la scène où les musiciens s’affairent. « Et bien, quelle débauche de moyens. Ton évènement est grandiose ma chère Narcissa, je dirai même grandiloquent. J’espère que ton époux appréciera l’effort, on n’a rien vu d’aussi riche sur cette place un dimanche depuis un bon moment. Su-perbe. » Mon ironie tord mon visage d’un sourire narquois. Cependant, tout aigri que je sois par cette vaine débauche et par ce sacrilège, je suis toujours heureux de pouvoir croiser un Malefoy. « Enfin, excuse-moi, je suis vieux, et je dois dire que j'apprécie mieux la paix les jours de messe. Je suis ravi de te voir. Comment vous portez-vous ? » Si j’insiste sur le fait qu’il me plaît de la fréquenter sans inclure Nigel, la question est pour lui aussi. En même temps, si mon neveu (mon héritier même, que Dieu protège ma famille!) voulait que je lui porte la même attention, il devrait arrêter de boire et se raser à l’heure d’un tel évènement.

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Dieu je Vous offre cette prière

De tout mon cœur et sans détour
Pour Vous demeure un livre ouvert
Qui ne sait que parler d'amour
Toujours je fus Votre instrument
Toujours en fûtes le musicien
Accordez-moi qu'entre ses mains
Mon cœur n'en devienne que plus grand

Une prière - Rose des Vents

Lemony Anderson

Lemony Anderson
Professeur frétillant
hiboux : 267
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Lun 11 Nov - 0:41

 
Concert et cotillons
Je n’arrive pas à me calmer. Est-ce que j’ai vraiment envie de me calmer ?  Je n’y arrive pas, et plus j’y pense, plus je me dis que c’est normal, que c’est légitime. Bordel. C’est légitime pas vrai ? Ce qui l’est moins, c’est que je vienne déranger Orion un dimanche matin, que je fasse tout ce cirque. Je me sens con, pitoyable, enragé et miteux. Bordel. Je hoquette un merci en prenant le verre d’eau, il me semble que ma voix n’est plus qu’un râle qui se meurt dans ma bouche sans même passer mes lèvres. Pourquoi font-ils ça ? Comment peuvent-ils faire ça ? Ca fait six ans que la guerre est finie. Un peu de décence ! Attendez au moins une décennie avant de nier nos souffrances, nos maux. Avant que l’on devienne un détail de l’histoire. Je serre dans ma poche le tract horrifiant que je suis allé prendre chez mon père, je ne sais même pas ce que je vais en faire. Y foutre le feu, et eux avec. Non. Sois raisonnable Lemony. Façon, t’es pas un assez bon sorcier. Raisonnable. Le monde est fou, et c’est à moi que l’on demande d’être raisonnable.

A la façon dont Orion Fleury me demande si c’est bon pour moi, je crois comprendre qu’il préférerait que je renonce. Je pourrai renoncer, je suis sûr que si je lui demande il m’accorderait quelques heures de sa journée pour me remettre de mes émotions en bonne compagnie, on parlerait de livres, on ferait comme si de rien était. Je suis sûr Orion. Je me suis planqué pendant toutes ces années, caché en Allemagne, j’ai coupé les ponts avec presque tout le monde, j’ai manqué les Noël avec ma famille, foutu en l’air la plus merveilleuse histoire d’amour possible, laissé ma mère à la merci de ces monstres et aujourd’hui elle est internée dans un asile à cause de cela, abandonné mon père dans sa peine, laissé crever mes frères et mes sœurs en silence, je me suis trouvé des excuses, des prétextes… J’peux plus faire ça, j’peux plus rester passif, attendre que ça passe, que les choses s’arrangent, rentrent dans l’ordre. Elles rentreront jamais dans l’ordre de toute façon si on fait rien, ça fait même pas dix ans putain, et on organise déjà des fêtes incroyables pour un mangemort en fuite. Ils ont la mémoire courte, faut pas les laisser gagner en faisant profil bas, pas encore… Aucun de ces mots ne traversent mes lèvres, je reste silencieux, mon regard bleu plongé dans celui de mon ami. J’acquiesce. Je vais à sa suite dans la cheminée, sous le regard intrigué de son elfe. Un vague salut de la main d’aurevoir pour elle avant de prononcer à mon tour : « Librairie Fleury and Botts. »

On descend l’escalier, mon pas est plus lourd qu’à l’accoutumée. D’habitude, cet endroit m’apporte une joie certaine, une légèreté. Pas aujourd’hui. Je ne suis pas d’humeur à me laisser aller à mon amour de l’odeur des livres, et c’est en silence que je salue de la tête la Fleury avec laquelle pourtant j’ai déjà pu passer des heures à bavasser avec entrain. « Ca se passe sur le perron de Gringotts, on y sera vite. T’es sûr que ça va ? » J’enlève mes lunettes pour les nettoyer, enlever la buée de mes larmes étouffées. « Ouais, ouais. » Mes mots sonnent faux. « On peut aller attendre au chaud si tu veux, genre chez Fortarôme. » Je tends l’oreille, les sons me viennent, foule grouillante et heureuse. « Non, j’ai besoin de le voir je crois. De savoir qui y est. De… Enfin voilà. » Je me racle la gorge, cherchant à colorer ma voix d’autre chose que d’amertume. « Et puis, je crois que l’article mentionnait que Fortarôme et d’autres seraient aussi sur le parvis. On peut y prendre un truc directement là bas si ça te dit ? » Je n’ai pas vraiment d’estomac pour cela, mais au moins cela me donnera autre chose à ronger que ma colère. La foule est assez dense, pour un dimanche en fin de matinée. Je regarde mon pantalon, et il me faut un instant avant de me souvenir qu’Orion l’a nettoyé quand je buvais. Ah ouais. Je suis vraiment pas dans mon assiette moi aujourd’hui. Je cherche des visages connus, et très vite j’en trouve. Là bas, près de la scène, Narcissa tient par la main la jeune Athena. Je grince des dents, une gamine si charmante en si mauvaise compagnie. A ces côtés, Bauer, et deux hommes que je ne connais pas, ou alors seulement de vue (il ne tient pas un bar le plus jeune?). Il y a là bas quelques élèves de Poudlard, Winnie Carrow, Remy Nott, Edwa Black entre autre, pour celles que je reconnais. Dans la foule, Granger et Rogue discutent, j’irai bien les trouver mais je préfère attendre d’avoir repris un semblant de contenance. @Camille Nott, évidemment, je n’ai même pas la force de m’en désoler, Regulus n’est pas loin, en charmante compagnie, ainsi qu’un homme qu’il me semble reconnaître comme Archibald Rosier – vraiment, sa cravate est si rose ? Dans le groupe encore, je reconnais le visage de @Dennis Crivey. Ah ! Je ne peux que parier qu’il partage mon émoi. Je me tourne vers Orion, dont il me semble presque qu’il me surveillerait. « Cela t’ennuie si nous allons saluer mes collègues avant et Dennis avant ? » Les autres, je les connais, vaguement, et encore pas tous. Bah ! Ce serait dommage de ne pas être présenté aux gens qui se sont décidés à venir à un si bel évènement. Mon sarcasme me fait mal à la tête. On s’avance lentement, et à portée du groupe j’adresse un « Bonjour. » qui n’aurait pas pu être plus sombre. Mon regard va à Dennis, dès l’instant où je suis entré dans son champ de vision. Je cherche une complicité quelconque dans ses yeux. Toi aussi, mon ami, cela te révolte-il ?

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   Nam et ipsa scienta potestas est

Khan Bohl

Khan Bohl
MEMBRE
hiboux : 12
Dim 17 Nov - 15:45
Khan a reçu le matin même la nouvelle. Un mémo passé dans le service et relayé auprès de tout le personnel disponible. Pour sa part, c’est un hibou qui est venu le trouver alors qu’il s’occupait du petit jardin de la maisonnette de Pré-au-Lard occupée par sa femme. Lui-même passe beaucoup de temps à l’école où il a ses quartiers, mais il s’absente tous les week-ends et un ou deux soirs de semaine pour passer du temps avec sa famille. C’est indispensable pour lui : c’est après tout pour ça qu’il a lâché du leste avec son boulot au Ministère. Son épouse l’a sermonné après une énième blessure. Il ne peut pas vraiment dire que ce soit immérité. Et puis à cinquante ans, il sent bien qu’il n’est plus aussi endurant que ce qu’il était à vingt-cinq. Prof, c’est un bon plan de recyclage.

Dès qu’il a lu le contenu du message, il a tout de même lâché sa bêche pour rentrer, avertir sa femme et ses enfants que le devoir l’appelait. Il s’est fait réprimander par sa dulcinée et a fini par mettre les voiles pour Gringotts. Il a transplané directement sur le chemin de traverse et s’est mêlé à la foule agglutinée près de la banque. Dans les parages, il a repéré ce dont on l’avait averti : une scène qui se monte, un groupe de rock sulfureux, tout ça pour l’anniversaire d’un fugitif. Il y a de quoi débecter. Dans la foule, combien sont là pour la musique et combien pour chercher des noises ? Il doit y avoir une partie de l’assemblée là pour soutenir cette raclure de mangemort et l’autre moitié là, comme lui, pour s’assurer que ces extrémistes sang purs la ferment une bonne fois pour toute.

Sauf que lui, contrairement à ceux qui sont là incognito, il a un devoir envers la société : protéger tout le monde. Même cette pétasse de Narcissa Malefoy. Il l’a toujours dit à sa femme : hommes ou femmes, les pires politiciens sont toujours des bigots aristocrates. Il ne sait rien des croyances religieuses de Malefoy femme, mais il imagine très bien le discours dans lequel elle a du élever son pauvre gosse. Il se fraye un chemin dans la foule, Khan. Il voit son employeur, Rogue, avec la petite Granger. Un sacré bout de femme, la petite : il faut bien le reconnaître. Et née moldue, avec ça. Lui, il a fait carrière dans la société magique à une époque où les mentalités étaient bien plus conservatrices qu’aujourd’hui. Il espère que la gamine continuera son ascension. Le monde a besoin de gens comme eux. Il voit aussi Moira Oaks et Valur dans un coin. Il lui en faut pas plus pour savoir où se diriger. Il se fraye un chemin jusqu’à eux. Il claque une tape sur l’épaule de Valur et prend place à ses côtés.

« Alors Patronne ? Quand est-ce qu’on fonce le tas pour mettre les Malefoy sous les verrous pour trouble à l’ordre publique ? »


Il est presque sérieux en faisant cette demande. Pourtant, le clin d’oeil qui ponctue sa demande indique que c’est une plaisanterie. Il aime bien la déconne et l’action, mais il n’est pas totalement stupide non plus. Il sait que s’ils foncent les premiers dans le tas, ça va en profiter derrière pour gueuler à l’atteinte à la liberté d’expression. C’est toujours comme ça avec ces fumiers. Ça allume des feux jusqu’à ce que quelqu’un craque et les éteigne, leur donnant l’occasion de se victimiser au passage.

« Quels sont les ordres ? Combien sommes nous ? »


601 mots
exercer son métier
event

Engel Bauer

Engel Bauer
ADMINISTRATRICE
hiboux : 225
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Dim 17 Nov - 19:35
Concert & Cotillons
ft. The Great London


18 janvier 2004

Toujours la même prestance. Toujours le même aplomb. Arrive-t-il à Lady Malefoy de ployer quand personne ne regarde, de douter quand aucun témoin ne peut le savoir ? A la voir aujourd’hui, je serais prêt à jurer que non.

Accroupi près de la petite, j’entends @Narcissa Black-Malefoy faire les présentations. Je souris à @Athéna P. Selwyn avant de me relever.
- Je n’ai pas eu la chance de la rencontrer ce soir-là, en effet. Je suis heureux de rattraper cette occasion manquée. Tu as beaucoup d’allure, jeune demoiselle.
Je glisse un clin d’œil à l’enfant avant de revenir à la raison de notre présence à tous ici et de demander la dernière confirmation qu’il me faut demander avant de me lancer dans le concert le plus crucial de ma carrière. Je pose ma question à Lady Malefoy en espérant de tout cœur qu’elle n’étouffe pas mes ardeurs et que son courage soit tel qu’on le décrit dans les articles qui pleuvent à son sujet.

Rien n’est plus sincère alors que le sourire qui illumine mes traits quand j’entends la voix de l’Enchanteresse chanter à mes oreilles pour me donner une fois de plus son feu vert, qu’importe le coup d’éclat que j’ai en tête. Immédiatement, le sang pulse dans mes veines, excite une impatience qui a rarement frappé si fort dans ma poitrine. A cet instant, je ne désire déjà plus que la scène et ce moment hors du temps où Londres réalisera le coup qu’elle vient de recevoir en plein ventre. Sourires et terreurs se dessineront sur les visages de la foule. Chacun tirera de notre performance l’émotion qu’il souhaite et je n’attends que de toutes les boire depuis mon piédestal pour m’endormir cette nuit, ivre des réactions que j’aurais provoquées chez chacun d’entre eux.
- Il brûlera, chère Enchanteresse. Je vous promets qu’il brûlera.
Mon sourire ne faiblit pas alors que nous nous dirigeons vers la scène où Zven et le reste de l’équipe s’adonnent aux derniers préparatifs. J’ai toute confiance en lui pour régler cela à la perfection. Quant aux autres membres, ils sont déjà arrivés, même Xaver, ce qui me surprend au point de lever assez franchement les sourcils quand nos regards se croisent. Un instant, je le vois tressaillir, puis hésiter avant de se diriger vers nous. Mais ce n’est plus moi qu’il regarde. Non. Ses yeux sont rivés sur Narcissa et alors qu’il nous rejoint, le monde entier semble s’être éteint autour de lui. Un silence embarrassant perdure quelques secondes avant qu’il ne murmure :
- Lady Malefoy…
Délicatement, une de ses mains démesurément larges vient cueillir celle de la dame qu’il guide jusqu’à ses lèvres pour effleurer à peine le dos de sa paume.
- C’est un honneur de jouer pour l’Enchanteresse. J’espère que le concert saura vous éblouir autant que vous éblouissez ce monde.
Je suis. Sur le cul. Incapable de réagir, je le regarde, sidéré, alors qu’il relâche doucement la main de la sorcière et s’échappe, sans un mot de plus. Je cligne des yeux plusieurs fois sans plus savoir quoi dire, et ce n’est qu’à l’arrivée de @Nigel A. Fawley que je recouvre enfin mes esprits. Loué soit-il !

L’entrain que j’entends dans le ton de sa voix me fait chaud au cœur et je lui tends une main enjouée en souriant à sa dernière phrase.
- Je ne peux rien dire, Fawley, mais je te garantis que tu ne te seras pas levé pour rien !
Et alors que je lui adresse mon plus grand sourire, je ne doute pas un seul instant de cette affirmation.

Seule l’arrivée d’un dernier protagoniste parvient à élimer quelque peu mon enthousiasme. A sa vue, c’est comme si une pierre était brutalement tombée dans mon estomac, une pierre lourde, aux bords tranchants, gravée de toute cette infériorité que je conserve dans un milieu que je frôle à peine du bout des doigts depuis quelques semaines. Alors qu’il pénètre dans le cercle et embrasse l’Enchanteresse, @Melchior C. Fawley ne m’accorde pas un seul regard et je suis renvoyé par cette seule absence de considération à toute la bâtardise de ma condition. Dans ce monde, je demeure encore l’agitateur, le preux servant au sang mêlé qui attend de se faire adouber. Cet honneur me sera-t-il seulement décerné un jour ? Voilà un questionnement qui ne me quittera sans doute jamais.

- Monsieur Fawley.
Je le salue avec une déférence qui luit jusque dans mon regard. Je n’ose cependant pas lui tendre la main, de peur qu’il me refuse la sienne. Le savoir ici est une joie autant qu’une inquiétude supplémentaire car je devine le vieil homme bien moins enclin à soutenir mes stratégies que son neveu. Quelques secondes passent pendant lesquelles la gêne se sent jusque dans ma posture. L’heure du concert approchant, je préfère alors me retirer.
- Pardonnez-moi, adressé-je à l’ensemble du groupe, mais il est temps que j’aille vérifier la mise en place. Je vous souhaite à tous un excellent concert.
Je lance un dernier sourire à Nigel, puis un regard entendu à l’Enchanteresse et tourne enfin les talons pour prendre un escalier et rejoindre les coulisses à gauche de la scène.

Rapidement, je tombe sur Zven qui semble au bord de la crise de nerf, alpagué par deux gobelins aux airs hargneux. Quand il me remarque enfin, il pousse un profond soupir de soulagement.
- Sauve-moi, je t’en prie…
- Content de te voir aussi.

Midi. L’heure est enfin arrivée.
Devant la scène, la foule se presse contre les grilles à l’écoute des premiers sons de basses annonçant notre arrivée. L’excitation électrise l’air autant que l’appréhension de ceux qui ne craignent que de nous voir monter sur scène. Dans mes tympans, l’anarchie, mon cœur battant à toute allure. La trouille retourne mon estomac comme rarement. Je n’ai pas le droit de me planter aujourd’hui. Aucun de nous n'en a le droit. Il en va de notre réputation et de celle des sorciers  que nous servons ce jour. A l’abri dans les coulisses, loin de la cohue, l’Enchanteresse attend, observe chaque détail, j’en suis sûr. Aujourd'hui se joue l’avenir de Reißen et du mouvement que le groupe représente.

Aujourd’hui, nous marquons l’histoire.


roller coaster

(1030 mots)



En italique, Engel parle allemand.
Non-germanophone, tes oreilles s'affolent !

H. Jean Granger

H. Jean Granger
MEMBRE
hiboux : 127
Dim 17 Nov - 20:30




















 ❝ CONCERT ❞

Event




   Tu ne te sens certainement pas à ta place au milieu de tout ce monde. Tu sens les crispations et les non-dits. Tu pourrais presque voir l’air crépiter autour de toi. De toute façon, dans une pareille assemblée, à moins que tout le monde ne soit sous prozac, ça pètera, tu en es certaine. Il faut juste anticiper le moment exact pour se mettre à couvert. Tu n’as aucune envie de rester au milieu de la foule pour voir quelle engeance de mangemort a décidé de se faire la numéro deux du gouvernement Potter. Avoir pris ces postes à responsabilités t’a rendu encore un peu plus paranoïaque… Et maintenant que tu sais que l’on s’est amusé avec ton cerveau… @Severus Rogue a eu beau t’assurer qu’il travaillait à défaire les enchantements et qu’il s’occupait de ton cas, tu n’en est pas apaisée pour autant. Ton bourreau pourrait peut-être être quelque part dans la foule.

Tu es sur les nerfs.
Comme n’importe quel représentant du Ministère dans cette folie.

Tu regardes Valur pendant qu’il répond à @Piers A. Elliot : il est cynique, comme d’habitude, parle de paperasse… Mais tu sens quelque chose bouillonner. Est-ce qu’il a hâte que les choses pètent ? Est-ce qu’il cherche la confrontation ? Il doit sans doute être du genre à apprécier un peu de sport… Oh mais à qui mens-tu ? Tu la sens aussi, en dépit de ta peur, cette adrénaline qui bouillonne. Toi non plus tu ne refuserais pas un peu d’action justifiée. En dépit de tout, il y a quelque chose qui t’électrise. Toi qui était paralysée lors de l’attentat de Poudlard, te voici à espérer qu’il y ait du grabuge… Tu ne tournes vraiment pas rond, ma pauvre fille.

Tu reprends un peu contact avec ce qui se passe lorsque tu entends un « lady Granger » sortir de la bouche de @Camille Nott. Tu tentes de demeurer impassible, mais tu te sens bouillir intérieurement. Est-ce qu’il se moque de toi ? Les sangs purs tirent une grande fierté de leurs titres de lords et ladys et les balancent bien souvent à la figure des nés moldus pour leur rappeler leur place en bas de l’échelle, et il t’appelle « Lady » ? C’est quoi ? Une blague stupide pour te rappeler que tu n’as rien à faire en politique ? Un cabotinage à la con ? Tu as remarqué l’animosité de Valur à l’encontre de Camille Nott… tout à coup, tu te prends à espérer qu’il trouve une raison de le coffrer histoire de le faire un peu patienter dans une cellule une heure ou deux ? Grands dieux, combien de coup de poing Nott s’est-il déjà pris à force de provoquer tout le monde à chaque fois qu’il ouvre la bouche ? C’est presque un miracle que personne ne soit encore parvenu à l’achever ! Peut-être que ça veut dire qu’il a des bons côtés bien cachés sous toute cette condescendance affichée.

En tous cas, si tu le reprends à t’appeler « Lady », tu l’envoies sur les roses !

Et pour t’épargner la peine de lui répondre, tu vois Severus Rogue arriver. Merlin, Dieu, et tout le panthéon scandinave soit remercié ! Tu salues tout le monde avec un sourire beaucoup trop éclatant et t’empresses de fuir aux côtés de celui qui est désormais le guide de tes études et le garant de ce qui te reste de santé mentale. Tu ne peux t’empêcher de te demander, à chaque seconde de tes journées, quelles ont été tes décisions et qu’est-ce qui a été dicté par les sortilèges. Tu adresses un grand sourire au directeur de Poudlard.

« Vous m’arrachez à la compagnie d’un homme s’enorgueillissant de son statut de sang, pourquoi vous en voudrais-je, professeur ? »

Tu te sens désormais un peu plus rassurée de savoir Severus Rogue dans la place. Sa valeur au combat n’est plus à prouver. Tu as décidé de lui coller aux basques jusqu’à la fin du concert. En plus, Nott est un de ses professeurs, tu es sûre qu’il saura lui rabattre le caquet si jamais il décide de refaire de l’humour sur ta condition de née moldue !

« Valur Fjalarsson a fait prévenir Harry et Moira Oaks. Il est là bas avec elle, mais je ne sais pas si Harry viendra… Mais ne pensez-vous pas que ce serait une mauvaise idée qu’Harry ne vienne ? Ça respire le piège, pas vrai ? Ces déclarations dans les journaux contre le Ministère, puis l’anniversaire de Lucius Malefoy… je ne peux pas croire aux coïncidences : les Malefoy préparent quelque chose ! Si Harry vient, je suis sûre qu’il va se faire tuer ! »

Ta voix a monté un peu dans les aigüs.
Qui a dit paranoïa ?

   



:copyright: Code de Phoenix O'Connell -  781 mots

Sorcellerie

Sorcellerie
GRAND MAÎTRE
hiboux : 449
Dim 17 Nov - 21:59
CONCERT ET COTILLONSEvent Général


Capharnaüm. La place de Gringotts pulse au rythme des pas, des exclamations et des vociférations. On s’offusque du mauvais goût de l’événement, on se délecte de sa délicieuse inconvenance. On adule Reissen ou on les déteste. L’effervescence d’un coup de poker mené de main de maître gagne le tout Londres magique. Tout vibre de la fin des préparatifs : on s’agite sur scène, autour de la scène, en coulisses. Un cordon de sécurité tient encore éloigné les badauds du lieu des réjouissances, mais tout bientôt, ils pourront s’approcher au plus près de la scène. Dans les backstages, ça gueule. Grouillez vous ! On s’agite, oui, mais avec prudence : les membres du groupe le plus controversé de Grande Bretagne s’assurent que la scène est efficacement protégée par des enchantements de protection magique : il serait dommage qu’on puisse les faire taire à moins de monter physiquement sur scène, n’est-ce pas ? Et des vigiles engagés spécialement pour l’occasion veillent au grain. Ils ont été payés assez cher par Narcissa Malefoy pour assurer la sécurité du groupe contre une armée d’aurors s’il le faut.

Mais elle se régale, la belle, d’évoluer dans ce petit monde civilisé où le rock s’apprête à déferler sur la société par trop policée du Royaume Uni. Le rock… quoi de mieux pour s’assurer une certaine côte de popularité auprès des jeunes et dépoussiérer l’image de son combat ? Elle salue @"Nigel Fawley" avec un sourire si éclatant qu’il en ferait pâlir une idole.

« Enfin mon cher Nigel, où serait le plaisir si tu ne découvrais pas par toi-même toute l’exquise inventivité de nos amis de Reissen ? Je m’engage toutefois à te promettre un événement dont on parlera longtemps. »

Non, vraiment, tout semble en place sur l’échiquier. Il ne reste guère qu’à faire flamber la scène. Narcissa Black-Malefoy se fait fort de rester en bonne compagnie dans les coulisses, la petit Athéna à ses côtés, Nigel et Lord Melchior Fawley à ses côtés. Il serait certainement dommage de se mettre en danger lorsque les réjouissances commenceront, n’est-ce pas ? Elle évolue avec grâce, Narcissa Black, un épais châle élégamment drapé sur les épaules, crinière d’or savamment domptée au plus près de la nuque. Exquis sourires dans les jeux du monde, irrésistibles inclinaisons de la tête lorsque le badaud se presse à ses pieds le temps d’un effleurement des lèvres sur le dos de la main. Un rockeur maté par une aristocrate, on aura tout vu.

Le vieux Lord @Melchior C. Fawley semble un peu moins enthousiaste que la jeune génération. Un sourire tendre envahit le visage de l’aristocrate. Son affection pour le vieil homme n’a d’égale que son opiniâtreté à déloger Potter de son piédestal.

« Lord Fawley, quel plaisir de vous voir ici ! Je suis bien la première à regretter de troubler l’ordre des services dominicaux, vous pouvez me croire. Mais il se trouver que par un hasard du calendrier, les cinquante ans de mon époux tombent un dimanche... »

Demi-sourire. Une messe en son honneur aurait sans doute été beaucoup moins frappant politiquement parlant.

« Permettez-moi de vous inviter à dîner ce soir pour me faire pardonner de cet odieux trouble sur la place publique. Il n’est que justice que je vous offre un petit havre de paix après avoir contraint vos oreilles avec cet événement qui, je l’espère, marquera les mémoires. »


L’histoire est décidément en marche. La belle lève le pouce vers l’autre côté des coulisses. Le signal est donné. Les cordons de sécurité sont retirés et on invite la foule à se rapprocher de la scène jusqu’aux barricades. Les gamins se réjouissent, les parents sont parfois plus circonspects. Une jeune sorcière s’approche de Narcissa, lui demandant si elle peut annoncer le concert. Hochement de tête.

Voici la jeune femme, habillée d’un jean noir déchiré aux genoux et d’un chemisier sur scène, baguette en main. Ses cheveux noirs, courts laissent voir beaucoup trop de piercings sur ses lobes d’oreilles pour satisfaire le bon goût de Lord Fawley. Elle s’élance devant le public.

« Est-ce que vous êtes prêts pour le concert de vos vies ? »

Quelques mouvements de foule.

« J’ai rien entendu, vous êtes prêts ? Après un concert à Poudlard et une tournée dans toutes les bonnes salles londonniennes, ils sont là pour vous et uniquement pour vous à la demande de Lady Malefoy ! Je veux un tonnerre d’applaudissements pouuuuuuur Reisseeeeeeeen ! »

C’est qu’elle a du coffre la gamine… Mais certainement moins que ceux qui vont entrer en scène. Déjà, les basses font trembler les murs de la vieille allée commerçante.



L’event se déroule le dimanche 18 janvier 2004. Il est ouvert aux élèves de Poudlard mineurs accompagnés de leurs parents, aux élèves de Poudlard majeurs ayant obtenu l’autorisation de leur parents de s’y rendre et aux adultes. Poudlard n’a détaché aucune délégation de professeurs pour accompagner ceux qui désireraient s’y rendre, il faut que la demande ait été faite par les parents et que ceux-ci accompagnent l’enfant hors des murs.

Vous trouverez les services spéciaux dans les boutiques saisonnières du forum et pourrez passer faire vos achats dans le sujet correspondant.

Comme de coutume, vous pouvez répondre à l’event autant de fois que vous le désirez dans l’ordre de votre choix.

Bon jeu !




Engel Bauer

Engel Bauer
ADMINISTRATRICE
hiboux : 225
pictures : EVENT #10 | CONCERT ET COTILLONS - Page 4 Tumblr_puuwn2eUT01srw1gho4_540
Dim 17 Nov - 22:01
Concert & Cotillons
ft. The Great London


18 janvier 2004

- Allons-y…
Ma voix a grondé, plus ferme que je ne l’aurais jamais cru. A côté de moi, Zven et Xaver échangent un signe de tête et nous lançons à l’unisson la formule magique qui fait s’échapper d’épais nuages de fumée de nos baguettes. Devant la scène, le monde s’agite. Tous voient arriver devant eux le point de non-retour, le début d’un des concerts les plus retentissants de la communauté magique. Bientôt, la scène est entièrement recouverte d’une brume épaisse qui nous dissimule alors que nous nous mettons en place. Seules quelques ombres se distinguent de temps à autre, au gré des ondulations de la fumée. Des cris se font entendre dans la foule. Certains s’offusquent. D’autres nous acclament déjà. Autour de nous, les basses continuent, lourdes, pesantes. D’un moment à l’autre, le chaos s’abattra sur le Chemin de Traverse.

Derrière sa batterie, Andreas respire. Il sait que nous n’attendons que son coup d’envoi. Mais il sait quand intervenir. Il sent les choses, attend le moment précis, quand les esprits s’échauffent, que les doutes s’immiscent dans les esprits. Viendront-ils ? A quoi ressembleront-ils ? Quel titre débutera le concert ? L’appréhension se sent à des lieues à la ronde. Je m’en repais comme du plus délicieux des parfums.

Soudain, un premier coup de baguette.
Pulsation alarmée. C’est l’heure.

Deuxième coup.
Mes mains se crispent sur le manche de ma guitare. Je replace légèrement mon médiator entre mon pouce et mon index.

Troisième coup.
J’inspire. Ma magie crépite jusqu’au bout de mes doigts. Il est temps de la déverser avec toute ma haine.

Quatrième coup.

Le médiator d’abat sur les cordes de ma guitare et des gerbes de flammes s’élèvent vers la foule, grimpant au ciel comme le souffle de trois dragons. Les cymbales crachent. La basse hurle. Nous nous dévoilons dans la lumière crue des projecteurs, entièrement vêtus de noir, la peau salie par un maquillage sombre comme des traces de cambouis. Conquérants dans nos habits de scène, nous avons le regard dur, entièrement donnés à nos personnages. Et les accords de guitare s’enchaînent, puissants, grandiloquents avant de s’accélérer, de se saccader. La batterie adopte un rythme entêtant, martial. Et l’introduction de notre premier morceau fait s’élever les premières acclamations de la foule.

Bestrafe Mich. Quel meilleur morceau pour le coup politique que nous nous apprêtons à porter ? Oui, @Harry J. Potter, punis-moi. Ose donc me faire taire et discréditer ton pouvoir en muselant tes opposants. Nous verrons bien la ferveur de tes soutiens quand tu te révéleras pire que l’ennemie que tu dénonces.

Chanson "Bestrafe Mich" (Punis-moi):
 

Le premier morceau s’achève, applaudissements et hurlements d’indignation se confondent. Je réprime un sourire carnassier pour ne pas quitter les traits imperturbables de mon personnage de scène mais j’exulte à l’intérieur. Je ne pouvais rêver meilleure réaction.

Immédiatement, la musique reprend. Nous ne laissons au public aucun répit. Les morceaux s’enchaînent, grands classiques de notre répertoire. Tous ne sont pas si teintés de politique que ceux qui ont le plus fait parler de nous dans la presse à scandale, mais notre patte demeure, inaltérable, sur chacun de nos titres.

Sans craindre de révéler notre nature à un public moldu, nous jetons nos sortilèges baguettes à la main chaque fois que nous le pouvons. Nos effets sont plus puissants, exubérants, mêlant lumières, flammes et étincelles en un ballet brutal et captivant. Galvanisé par les réactions que j’observe dans la foule, je crie dans mon micro, reprends les refrains avec Zven, la rage au cœur, la voix percutante. Je ne laisse personne douter un seul instant de la fermeté de nos intentions.

Après notre quatrième morceau, les projecteurs s’éteignent pour ne laisser que notre batteur en pleine lumière. Derrière lui, des sons préenregistrés d’une marche aux allures militaires tonnent dans les amplis ensorcelés. Debout derrière son instrument, droit comme un héro grec, Andreas lève les bras qu’il agite en rythme, comme des coups de poings dans les airs, rapidement imité par une partie du public. Nos fans connaissent assez nos mimiques pour deviner le moreau qui suit, et Links 2, 3, 4 débute, ode à ces traditions que j’embrasse en rejetant fermement ces discours qui me rabâchent la légitimité d’une philosophie que j’exècre. Mon poignet fait s’abattre durement le médiator sur mes cordes et Xaver gronde derrière son micro.

Chanson "Links 2 3 4" (Gauche 2 3 4):
 

Le public chante le refrain que nous reprenons, main sur le cœur. La communion avec nos soutiens est totale, vibre jusqu’au solo de guitare de Zven qui fait s’embraser quelques groupes épars dans l’auditoire. Les mains frappent les torses, claquent en l’air, jusqu’aux dernières vibrations de la voix de Xaver qui résonne sur le parvis de Gringotts. L’ovation qui suit me transporte mais dans le noir qui s’empare de nouveau de la scène, je sens un frisson me dévaler la nuque jusqu’aux lombaires. Car il est temps.

Le sixième morceau.

Notre cadeau à l’Enchanteresse.

Lentement, la lumière des projecteurs vire au rouge, un rouge sombre. Rouge sang. Et le son lugubre d’un violon s’échappe des amplis. Immédiatement, les souvenirs de la création de ce morceau jaillissent de ma mémoire, tapissent mes paupières closes aux premières notes de l’instrument. Je revois les longues heures passées en studio avec le plumeau, @Asao Watnabe, que j’avais rencontré à un concert il y a des mois. Une collaboration entre musiciens, voilà tout ce qu’il a vu dans ma proposition, et j’ai composé pour lui quelques phrases qu’il a jouées à la perfection. C’est cet enregistrement qu’on entend comme une mélopée tirée des entrailles de la capitale. L’introduction du morceau paraît si légère, étonnamment oppressante, imposant l’atmosphère parfaite que je désirais pour cette chanson.

Dans ma poitrine, mon cœur s’emballe, mais je ne laisse rien paraître, à l’abri dans l’ombre, loin de la lumière qui ne brille que sur Xaver. Eclairé par le projecteur central qui fait luire la sueur sur son front, le chanteur repousse d’une main les mèches noires qui tombent devant ses yeux. Sa démarche est lente, millimétrée, répétée plusieurs fois entre nous pour qu’elle soit parfaite aujourd’hui. Un pas après l’autre, il s’approche de son micro puis s’abaisse, ploie un genou pour s’accroupir et tremper deux doigts dans un petit récipient laissé à côté du pied. Le geste se veut théâtral, assez lent pour que tout le public puisse voir chaque détail de sa prestation. Il se redresse alors, l’index et le majeur couverts d’un liquide épais qui coule jusqu’au sol. Un liquide rouge. Couleur sang. Alors, sans le moindre à-coup, il lève la main jusqu’à son front et ses doigts se posent sur sa peau, dessinent avec une lenteur assassine trois traits continus sans jamais rompre le contact.

Trois traits légendaires.
Trois traits pour un symbole.
Un éclair.

Alors que les premiers spectateurs comprennent, un tressaillement semble s’emparer de toute la foule, se diffuser d’un sorcier à l’autre jusqu’à prendre toute l’assemblée. Des hurlements nous parviennent, vociférés par des opposants qui crient à la provocation de trop. Mais ils ne savent pas qu’elle est la plus douce de celles qui les attendent encore.

La clameur s’intensifie quelques secondes, délicieusement prévisible, puis se tait soudain quand un écran géant dans notre dos se révèle pour la première fois, diffusant ses premières images. Sur scène, tous les musiciens se tiennent immobiles. Xaver garde les mains dans le dos, ignorant les gouttes écarlates qui coulent le long de son nez jusqu’au sol. Nous nous faisons oublier le temps que tous se focalisent sur l’écran, et un clip se lance à la surprise générale.

Face aux sorciers pantois se dévoile le décor somptueux de la grande salle de Poudlard avec ses tables en bois massif, ses tapisseries, ses vitraux, son ciel ensorcelé. Des nuages noirs habillent le plafond. Tout est identique à s’y méprendre et pour cause : nous avons dépensé des fortunes pour faire recréer la réplique parfaite en studio, si parfaite que les messes basses se répandent déjà dans la foule. C’est Poudlard ! Par Merlin ! Comment ont-ils fait ? Oui. Oui. C’est Poudlard. Croyez-le. Offusquez-vous. Et regardez. Regardez ces enfants affublés des uniformes de l’école. Regardez notre groupe posté devant eux, dans les mêmes vêtements que ce soir, qui les protège. Et regardez la bête qui entre avec fracas au moment où nous faisons exploser enfin les accords brutaux de la musique.

Les guitares hurlent et derrière nous sonne un chœur d’enfant que j’ai enregistré avec des élèves de la chorale de Poudlard grâce au concours de @Pelagia H. Ollivander. @Severus Rogue n’en a rien su, pas plus que les autres professeurs. Le pacte a été conclu avec les enfants : tous devaient garder le secret au moins jusqu’à aujourd’hui. Nous avons promis de protéger leur identité pour qu’aucun ne risque d’ennui après diffusion du film. Mais leurs voix sont là, fantomatiques, déchirantes. Magnifiques.

Composition enragée, tirée de toutes mes colères, Mein Teil est de loin l’une des plus violentes que j’aie jamais composée. Et je te l’offre, @Harry J. Potter, pour toute cette rancœur que tu m’as inspiré.

Sur l’écran, Xaver apparaît, ouvrant les portes de la grande salle, s’effondrant sur le sol en pierre. Sur son front, une cicatrice : l’éclair si célèbre qui a marqué pendant dix-sept ans le front de notre ministre. Il n’en faut pas plus pour comprendre le personnage qu’il incarne dans ce film. Les cheveux en bataille, les vêtements identiques à ceux qu’il portait lors de son retour le 31 octobre 1999, Xaver apparaît affaibli et son regard est fou, injecté de sang, monstrueux. Rampant comme une bête, peinant à se remettre debout, il s’approche du groupe d’élèves massés à l’autre bout de la pièce comme un prédateur. Devant lui, les cinq autres membres de Reißen lui font face, droits et fiers, dernier rempart devant les enfants, des figurants anonymes, symboles innocents de ces générations que le monstre s’apprête à déchiqueter. La musique tonne. La voix de Xaver gronde dans le Chemin de Traverse. Et sur l’écran, des sous-titres font en sorte que tout l’auditoire comprenne bien la teneur de notre message.

Chanson "Mein Teil" (Ma part):
 

Tu es ce que tu manges, Potter : un enfant dévorant ses pairs. Le bourreau des jeunes générations sorcières n’a que vingt-trois ans et déjà trop d’adorateurs pour ne pas risquer la perte de tous ceux qu’il gouverne. Le monde doit ouvrir les yeux, démasquer le monstre qu’ils ont choisi d’aduler.

Sur l’écran, les scènes sont cauchemardesques : le faux Potter titube, attaque, dévore de la viande crue que l’on croit sortie du cadavre d’un enfant, le sang coulant sur ses avant-bras. Et comme dans le film, nous répondons à ses menaces en rugissant dans nos micros :
- Es ist mein Teil !
- NEIN !
Et une partie du public nous suit, refuse au monstre cette jeunesse qu’il s’apprête à dévorer. Les poings se lèvent. Les sorciers s’époumonent. Et je me sens transporté par chaque seconde.

Quand les derniers accords éclatent, la bête du film, terrassée, s’effondre sur les pierres, le regard vidé de toute étincelle. Un fondu au noir achève le clip, puis laisse apparaître quelques phrases en lettres blanches alors qu’on n’entend plus que les voix lugubres des enfants. Une ultime coupure. Un coup de grâce. Tous peuvent lire :

« Avec la collaboration de la chorale de Poudlard.
A nos enfants, les vrais défenseurs de notre avenir. »

Face à moi, le monde s’est tu, abasourdi, et je jette un regard en arrière, dans les coulisses. Je cherche ses yeux comme une ultime preuve de mon engagement envers elle. Regarde, Narcissa. Regarde. Ta révolte gronde. Elle n’attend plus que toi.

roller coaster

(1916 mots)



En italique, Engel parle allemand.
Non-germanophone, tes oreilles s'affolent !

Regulus Black

Regulus Black
MODÉRATRICE & MJ
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Lun 18 Nov - 14:44

Concert et cotillons

Happy Birthday !

Simples inconnus et figures illustres se mêlent dans une foule de plus en plus dense. L’évènement organisé par @Narcissa Black-Malefoy connaît un succès florissant, attirant pro-Insurgés, curieux et pro-Ministère. Les uns se réjouissent, les autres angoissent, tandis que le reste attend de voir comment va évoluer la petite fête de l’Enchanteresse.
Une petite fête ? Ah ! Lorsque l’on invite une groupe ouvertement subversif à l’image de Reissen, la chose tiens plus d’une orgie que d’un gala mondain et l’on comprend mieux les mines sombres affichées par les représentants du Ministère. Ils le savent tous d’ailleurs : Plus qu’un anniversaire, c’est un affront autant qu’une déclaration de guerre. On est au-delà du coup d’éclat, du coup de gueule, c’est une démonstration vibrante de la puissance des Insurgés, un appel à prendre position contre l’autorité de @Harry J. Potter.
Instinctivement, Regulus Black resserre les rangs parmi les membres de sa famille. La foule devient trop compacte, et les deux camps ont un peu trop de renfort au goût du professeur de potions. Il se méfie des fous qui peuvent en profiter pour attaquer les spectateurs, des Aurors et membres des brigades magiques qui feront trop de zèle au moindre geste suspect, des mouvements de foule qui poussent les passants et piétinent sans pitié les enfants sur leur passage.
La tension est palpable, la méfiance crispe certains visages, tandis que les autres se parent d’une liesse sauvage. Les prémices d’un maelström se manifestent, et Narcissa doit se réjouir d’en être l’éminence grise et d’avoir Reissen pour bras armé.

Une jeune femme à la tenue qui doit faire saigner les rétines du vénérable Lord @Melchior C. Fawley (par Merlin ! La cousine Cissy a donc réussi l’exploit de faire sortir cette vieille momie de son sarcophage?!) se présente sur une scène désormais prête et annonce le début des réjouissances. Sa voix étrille déjà les oreilles délicates de Regulus, plus habitué au silence de son laboratoire ou au brouhaha estudiantin des couloirs de Poudlard.  
Mais ce n’est rien, mais alors, rien du tout, en comparaison de la prestation du groupe qui a prit place sur scène.

Comment expliquer la chose ? Une bacchanale eurythmique à vous en percer les tympans fait vrombir tout le boyau du Chemin de Traverse. Les musiciens torturent leurs instruments de musique pour leur faire sortir des sons puissants, tandis que le chanteur hurle des paroles blasphématoires. Et on a beau avoir déjà eu un aperçu de leurs performances musicales lors du bal de Noël, la vérité, c’est que nul n’est jamais prêt à affronter la violence qu’ils déploient dans leur… art. Surtout s’ils s’affairent, en plus, à étaler tout leur répertoire scénique et pyrotechnique. Tout comme les oreilles, les yeux picotent.

Combien de temps avant que Regulus ne sorte de sa torpeur et percute assez pour empêcher ses enfants de rejoindre la foule enfiévrée qui scande le nom du groupe et reprend en chœur les refrains des chansons ? Que ses enfants aiment ou non ce genre de musique, qu’ils soient emballés ou non par la prestation artistique, ils sont des Black. Les Black ont assez d’amour propre pour ne pas aller se trémousser comme des imbéciles aux pieds d’énergumènes douteux. Même si ces énergumènes sont invités à se produire par une illustre cousine. Ils ont assez d’amour-propre pour ne pas aller répéter, à gorge déployée, les paroles satyriques qui souillent les bouches de chacun. Et puis, ce ne sont que des enfants. Ils se feront certainement bousculer, piétiner, avant de se voir refouler par les fans en délire.
Regulus pose son regard sur les gens du Ministère. Ils sont impuissants, et le moindre de leur geste peut être mal interpréter si d’aventure ils se laissaient aller à quelques imprudences. Il a déjà repéré quelques Cowboys parmi eux et s’en méfie comme de la dragoncelle.
- Milena, les enfants, soyez prêts à décamper si les choses tournent mal. Hors de question de jouer aux héros.
Même s’il sait déjà qu’après avoir mis ses enfants en sécurité, son épouse ira courir au chevet de probables blessés, et qu’il ne pourra pas l’en empêcher.

Que dirait @Severus Rogue de la mise en scène de plus en plus scandaleuse du groupe ? Le professeur de potions pense voir l’apogée de l’esclandre lorsque le chanteur se peinturlure le front de rouge, dans une pose théâtrale grotesque, dans une allégorie morbide du Ministre de la magie. Qui donc ne connaît pas cette célèbre cicatrice en forme d’éclair, devenue le symbole du Survivant, l’image même de Potter ?
Froncement de sourcils. On a beau ne pas apprécier Potter la mascarade commence à aller trop loin. Le père de famille pensait sa cousine plus… sage ? Plus… raisonnable ? Visiblement, il ne la connaît pas aussi bien qu’il se le figurait. Ou alors, la jeune élève de Serpentard, alors encore connue comme « Mademoiselle Black » a radicalement changé lorsqu’elle a épousé le nom de Malefoy, et est devenue un véritable démon assoiffé de pouvoir. Il le savait déjà, adolescent, que les Malefoy n’étaient pas des gens très nets. Il ne se doutait pas que Lucius changerait à ce point le petit ange blond en monstre dévoré d’ambition.
Encore que… C’est la petite sœur de Bellatrix. En matière de monstre, cette dernière se pose encore en égérie de l’horreur. Si ça se trouve, les graines de la discorde étaient déjà semées avant même de rencontrer ce félon de @Lucius A. Malefoy. D’ailleurs, où ce couard se cache-t-il ? Son épouse organise des festivités tapageuses pour son anniversaire, risque la prison au moindre débordement, et l’ombre de Mylord ne daigne même pas pointer ne serait-ce que le bout de son nez ? Fi ! Connaissant l’arrogant bonhomme, il doit être là, quelque part, à narguer le Ministère sous les traits d’un déguisement. Et avec toute cette foule, allez savoir sous quel avatar se gausse en secret le plus grand criminel en fuite d’Albion ? Pour un peu, Regulus a bien envie de dire « bien joué ». Mais non. Il est trop fier pour concéder ne serait-ce qu’un reliquat d’admiration pour ce pendard qui sert de conjoint à Narcissa.

C’est alors qu’un film se joue sur scène. Le chanteur y apparaît, en Potter toujours et cette fois, l’allégorie du Ministre s’y fait effroyable, monstrueuse. Comme un pantin maléfique, « Potter » se jette sur des enfants apeurés, sauvés par une barrière formée des membres du groupe.
Eux ? Des sauveurs ?
Un rictus railleur se dessine sur les lèvres du professeur. Il n’y a que les naïfs qui seront dupes. Malheureusement, ils sont légions en cette froide journée d’hiver. Et sont trop nombreux les déçus du Ministère. Et il doit bien le reconnaître, il fait parti de ces gens-là, qui sont reconnaissant à Potter d’avoir défait le Seigneur des Ténèbres, mais qui ne croient pas qu’un homme, tout juste sorti de l’enfance, puisse relever toute une communauté meurtrie. La zizanie qui divise aujourd’hui la population magique est la preuve de l’échec de Potter. Le garçon, immature, a voulu aller trop vite, trop loin. Personne n’était prêt pour suivre la révolution qu’il cherche à mettre en marche.
Le « Potter » du film dévore les enfants innocents, les yeux fous, l’esprit dénué de raison. Un vrai film d’horreur. Que dire de la chanson qui va avec ? Tout cela illustre bien l’image dont se font les Insurgés du Ministre de la magie. Un monstre qui les dévore, et emporte dans sa folie la nouvelle génération. De quoi choquer. Et ça marche.


« Avec la collaboration de la chorale de Poudlard.
A nos enfants, les vrais défenseurs de notre avenir. »

Etat de choc.
A-t-il bien lu ?
Aucun doute possible, ses yeux ne lui jouent aucun tour.
Livide, Regulus glisse un regard incrédule sur son fils et sa fille. L’effroi glace son sang à un point qu’il n’aurait pas cru possible jusqu’à cette seconde précise. Quand et comment ? Qui ? Severus Rogue est au courant ? Oh, certainement pas, sachant combien il exècre ce groupe. Quand il va le savoir, Narcissa va en voir de toutes les couleurs. Pour le coup, Regulus ne sait pas si Narcissa a si finement joué son coup que ça.
- Les enfants…
Sa voix est blanche, partagée entre peur et colère.
- Rassurez-moi… Vous n’avez pas participé… collaboré d’une quelconque manière à… à ça ?
L’idée qu’un ramassis de péquenauds venus des bas-fonds de l’Allemagne désenchantée puisse manipuler et utiliser SES enfants lui donne la nausée, mais plus encore, des envies de meurtre. Il le sait : ses veines palpitent assez pour l’avertir de la suite. Il va y avoir des explications parmi les élèves. Pas qu’il conteste l’idée que chacun puisse avoir une opinion qu’il peut exprimer librement, mais il n’admet pas qu’on se serve de la crédulité de ses élèves. Ces salauds leur ont promit quoi ? Célébrité ? Argent ? Leur ont-il fait croire à une petite plaisanterie pour chatouiller le Ministère ?
Vulgaire. De mauvais goût. Au delà même du simple scandale. Ils sont allés trop loin en touchant les élèves de Poudlard.
- Il n’y a rien de pire que d’utiliser les enfants pour alimenter une guerre. Narcissa s’est enfoncée dans une bassesse dont je ne la croyais pas capable.
Il ne s’est jamais imaginé qu’il serait à ce point déçu par un membre de sa famille. Pas depuis Sirius, du moins.

Regulus refuse d’applaudir. Il reste de marbre devant l’ovation fracassante qui est faite au groupe. Il est contre le Ministère actuel, mais il n’adoubera pas la cause de Narcissa. Son extrémisme lui fait horreur.
Prit de nausée, le professeur se glisse près de Lord Melchior Fawley, et lui présente ses aimables salutation.
- Bonjour Lord Fawley, je suis ravi de vous croiser. Bien que… pour être honnête, j’aurais préféré que ce fut en de meilleures circonstances. Que ma chère cousine Narcissa s’amuse à organiser une fête d’anniversaire pour son époux dans le seul but de faire enrager ces messieurs-dames bien lisses du Ministère de la magie, je conçois. Mais face à une telle prestation… Ma foi, autant le message à faire passer est très clair, autant je trouve que le moyen usé est de très mauvais goût. Je supposais que Narcissa eût plus de distinction dans sa manière de faire, mais j’ai peur qu’elle n’ai commis une imprudence fatale en se servant des élèves de Poudlard dans cette mascarade. En tant que professeur de Poudlard, je ne cautionne pas. En tant que père, je suis furieux. Et comme sorcier peu convaincu par la politique de Potter, j’ai trouvé cela contre-productif. Narcissa va rebuter bien des gens. Les parents surtout. Et elle prend le risque de voir Poudlard perdre sa neutralité et chercher la sécurité auprès du Ministère. Ne pensez-vous pas qu’il nous faut la raisonner ?
Il est véritablement partagé. Il se moque bien de savoir comment vont le prendre les pantins de Potter, mais il a le sentiment que Narcissa l’a trahit en entachant la neutralité de l’école. C’est une école bon sang ! Un lieu où résident des enfants n’a pas à être mêlé à des affaires politiques ! Et Regulus se retient de foncer sur sa cousine pour la secouer violemment et lui réclamer des comptes.

1875 mots

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