Event #2 | Palais des glaces
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Sorcellerie
GRAND MAÎTRE
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Jeu 20 Sep - 15:59
Palais des glacesadultes & personnel de Poudlard



La pénombre tournoie au dessus du Ministère de la Magie. Les ténèbres de cieux où ont déjà brûlé les dernières flammes vespérales. La nuit est tombée, le Ministère est en effervescence. Harry Potter n’a pas renoncé à s’attirer les faveurs du peuple et les foudres de ses ennemis. Mise en danger, ça lui plaît peut-être ? Sortie de sa zone de confort, l’élu apparaît dans le grand hall du Ministère. Il y a combattu des années plus tôt, arpente désormais ces couloirs avec l’odieuse sérénité du maître chez lui. Ministre, il est au faîte. Pouvoir coule entre ses doigts, brûle les rétines de ses opposants. Roi ceint d’une couronne qu’il ne semble mériter qu’aux yeux d’une foule divisée.

Le Ministre a pourtant laissé de côté ses inquiétudes et ses tourments. Ses terribles opposants politiques, il les a invités, tous. Au grand complet. Les annonces ont été publiées par voie de presse. Vernissage dans le hall du Ministère d’une grande exposition sur l’histoire du Monde de la Sorcellerie de la fondation du Ministère à nos jours. Sont conviés les Malefoy et leurs alliés, mais aussi toute personne sorcière, qu’elle soit riche ou pauvre, jeune ou vieille. En serrant les dents, Severus Rogue a même accordé à son personnel l’exceptionnelle autorisation de sortie pour quiconque voudrait s’y rendre. Lui a choisi de demeurer au sein de l’établissement avec quelques paires n’ayant pas souhaité se rendre au Ministère pour veiller sur les élèves de l’établissement.

La voie est donc libre pour assister à l’histoire en marche : le Ministère a ouvert ses portes. Quelques contrôles, sécurité renforcée. La foule se masse. Oeuvres d’arts, objets d’artisanat magique et moldu, reliques sacrées savamment protégées côtoient panneaux explicatifs. Le buffet est excellent. On attend la prise de parole du Ministre, mais pour l’heure, tout ce que l’on sait, c’est qu’il s’est retranché dans son bureau en compagnie de Narcissa Malefoy. Deux ennemis de toujours à la table des négociations ? Simple visite de courtoisie ? Le huis-clos inquiète. De quoi ont-ils parlé ? Qui a accompagné les uns et les autres pour assurer leur sécurité ?

Enfin, entourés d’une poignée d’aurores et d’insurgés, le duo paraît au monde. Monsieur le Ministre donnant le bras à Madame Malefoy. Est-ce le début d’une réconciliation ou une simple mesure de précaution pour sauvegarder l’apparence publique ? Le duo monte sur l’estrade, il est temps de donner le change. Harry Potter, Ministre de la Magie, est le premier à saluer d’un air affable l’assemblée. Le jeunot a bien changé.

« Mes chers amis, Sorciers, sorcières. Quel plaisir pour moi de vous accueillir ce soir entre les murs du Ministère pour cette exposition dédiée à l’histoire de notre monde magique. Nous sommes tous ici réunis, malgré nos divergences d’opinion, par l’amour que nous portons à cette société que nous formons. Sorcières, sorciers, êtres magiques, créatures surnaturelles toutes unies dans la célébration de notre histoire commune. Je tiens à remercier tout particulièrement Monsieur Archibald Rosier, notre directeur du département des Mystères et ses équipes d’archivistes qui ont grandement participé à l’élaboration de l’exposition que vous pourrez découvrir ce soir. Je remercie également le Directeur de Poudlard, Severus Rogue, qui n’a pu être présent ce soir, à qui nous devons le prêt de l’exemplaire originel des documents de fondation de Poudlard.[ »

Il marque une pause, saisit un verre et le lève en regardant de biais Narcissa Malefoy.

« Je lève également mon verre à nos invités de ce soir, Lady Malefoy et certains des représentants de son alliance politique. Quoi que mon mandat n’ai su convaincre mon opposante, je suis fort aise de remarquer que nous pouvons nous accorder une trêve le temps de profiter de ce magnifique travail de compilation et de mise en valeur de notre patrimoine culturel. »

S’inclinant légèrement, le Ministre laissa échapper un « Mylady » du meilleur goût, salué par un indéchiffrable sourire de Narcissa Malefoy qui ne semble pas désirer ajouter mot mais n’a quitté de l’oeil le Ministre. Toute l’assemblée retient son souffle, redoutant une attaque, redoutant une nouvelle flambée de haine. Rien ne survient… Il semblerait peut-être que la paix soit enfin en marche ?



Note à l'attention des joueurs
Cet event est ouvert à tous les adultes, qu’ils soient personnel de Poudlard ou non. Les étudiants de l’école, quant à eux, n’auront pas obtenu l’autorisation de se rendre à la manifestation à moins d’être majeurs et autorisés de sortie par leur parents.
Merci de privilégier des posts courts et la rapidité de l’action. Une nouvelle intervention du maître du jeu surviendra le 30 septembre. Entre-temps, vous pouvez interagir librement autant que vous le désirez.
Pavel D. Monroe
ADMINISTRATRICE & MJ
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Ven 21 Sep - 20:17


Palais des glaces

Event Adultes

L’ondoiement des corps, les langueurs sultanes des tenues précieuses, l’ivresse délicieuse des mets raffinés. N’importe qui apprécierait les vernissages d’exposition pour peu qu’il soit pourvu d’un peu de goût. Moi ? Je n’en manque pas, par tous les dieux. Le technicien de surface modèle, s’est, une fois n’est pas coutume, envolé. Depuis ma rencontre avec Archibald Rosier et la singulière entrevue qui m’a conduit à me défaire d’une part, au moins, de l’armure savamment polit du petit employé cracmol, je navigue en eaux troubles. Mon masque se recompose difficilement, mon visage même semble s’être aggravé. Le vénérable Davis, elfe de maison parmi les elfes de maisons attaché au Ministère lui-même m’en a fait la remarque. « Tu es bien calme depuis ta descente au Département des Mystères ».

Voici deux jours que j’y suis attaché pour avoir osé accepter la proposition d’un homme fascinant. J’ignore encore ce qui l’a poussé à voir au-delà du personnage de théâtre, de la poupée de son agitée depuis des années dans le Ministère, mais le résultat est là : quelque chose flamboie. Quelque chose s’est embrasé en moi. L’élan d’une étrange curiosité et d’une attention pleine et entière. Je n’ai pas encore décidé de l’avenir de Monsieur Archibald Rosier, mais je me suis renseigné sur lui. J’ai collecté les bruits qui courent, compulsé quelques dossiers. Carrière exemplaire, échelons gravis avec une simplicité déconcertante. Trop déconcertante pour qu’elle ne soit faite que de travail et d’ardeur. Les prédécesseurs aux postes convoités disparaissent ou se retirent un peu trop à propos pour permettre la fulgurance d’une ascension.

Le Directeur du département des Mystères ne s’en est pas caché : il aime le pouvoir et salue l’ambition. Ses mots résonnent encore dans mon esprit : « le patrimoine est bien souvent le reflet de nos sacrifices ». Qui donc a-t-il sacrifié sur l’autel de son patrimoine ? Je m’interroge et serpente nonchalamment dans la foule. Je passe inaperçu, auréolé de gris, me faufilant dans une foule bigarrée. Parfois, l’un ou l’autre me remarque, mais sitôt me veut-on approcher que je me suis déjà esquivé.

Je suis vigilant.

Bien qu’il me faille renoncer au champagne pour ce soir, je puis me promener en toute impunité jusqu’à trouver ma cible. La filature commence ce soir : Monsieur Rosier, vous êtes désormais sous surveillance. J’accroche du coin de l’iris sa silhouette sublime, comme toujours, caresse de l’oeil le galbe de sa taille et de sa cuisse. Je ne m’en étais pas rendu compte dans la pénombre de son bureau, mais il n’est pas seulement un homme charismatique. C’est aussi un bel homme au sens plastique du terme. La caresse d’un frisson d’expectative me parcoure l’échine. Un très bel homme, vraiment.

Je suis rapide.

Je me faufile de table en table, d’espace en espace jusqu’à m’approcher de lui. Son œil glisse sur moi sans me reconnaître vraiment. Il est absorbé dans une conversation qui semble le passionner si peu qu’en dehors d’un masque d’intérêt poli, son calot ne cesse de rouler de visage en visage. Il revient plusieurs fois sur moi, je sais que j’ai son attention. Une attention différente de celle qu’il m’avait prêtée dans son bureau. Je sens qu’il attend autre chose, qu’il désire autre chose de moi, désormais. Je m’approche, flânant, pif au ciel, faisant mine de me désintéresser totalement de ce qui m’entoure, allant jusqu’à superbement ignorer mon patron. Je le contourne, effleure sa cuisse, me coule à ses pieds, patientant avec sagesse contre sa jambe.

Je suis un animagus non déclaré.
Je suis un chat.
Et c’est là mon ticket d’entrée dans la demeure Rosier pour me faire une idée sur mon nouveau patron.

608 mots

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Dim 23 Sep - 12:55

Palais des glaces
Event
Une fois n'est pas coutume, la simplicité de la tenue à laisser place aux perles, à la soie, à la tulle. Un léger maquillage vient allonger les cils, coloré subtilement les lèvres, sublimer le teint. Les cheveux écarlate son élégamment relevé autours d'un bandeau et seul quelques mèche faussement rebelle s'en échappe. Ginny a longuement hésité avant de venir. N'aurait-elle finalement pas mieux été chez elle avec un bon roman ? Elle ne mourrait guère d'envie de revoir le ministre, pas plus que la perspective d'une exposition sur l'histoire de la magie ne l'enchantait. Alors pourquoi avait-elle mit les pieds dans ce traquenard ? Une espèce de curiosité, d'envie de voir de ses propres yeux ce qu'allait bien pouvoir se raconter tout ses braves gens... et l'attaché de presse des Harpies qui trouvait de bon ton une apparition publique. Elle n'a pas revu le ministre depuis leur rencontre dans les Jardins et elle s'était juré de ne pas le chercher du regard ce soir. Elle était là pour faire un fastidieux travail de com', pas plus. Alors elle déambule entre les objets, une flûte de champagne à la main. Ginny déteste le champagne. Elle retient une grimace chaque fois qu'elle en prend une gorgée. Un sourire poli chaque fois qu'on lui adresse la parole, acquiesce gentiment et cultive l'illusion de s'intéresser à tout ce qu'on lui raconte. Je devrais adopter un chat... songe-t-elle. Est-ce la discussion sur les différences entre le nimbus 2000 ou 2001 ou le petit félin qu'elle vient de voir se faufiler qui lui fait penser cela ? Pourquoi lui parle-t-on toujours de balais ou de Quidditch ? Ginny adore le Quidditch, elle se tient au courant des balais... mais elle a bien d'autre sujet de conversation qui pourrait la passionner.

Son regard parcours la foule, cherche un échappatoire. Quelqu'un, n'importe qui avec qui discuter d'autre chose ou même ne pas parler du tout. Juste échapper à la conversation actuelle. Finalement c'est le ministre lui-même qui vient, en quelque sorte à sa rescousse, les portes s'ouvre et le voilà qui paraît au bras de Narcissa Malefoy. Elle profite du discours pour se faufiler ailleurs. Les recoins isolé de l'exposition. Un bref instant de calme. Son regard se promena sur les objets. L'histoire de leur monde magique pouvait-il être résumé en une seule exposition ? Sous ses yeux s'étendait des objets anciens, des reliques de temps oublié. Était-ce vraiment nécessaire une telle exposition ? La jeune femme à l'impression que l'on envois un message à la société, surtout au plus conservateur : regardez, nous tenons toujours à nos racines... Ginny n'avait jamais vraiment tenue à célébrer les origines du monde sorcier et cette exposition sonnait étrangement hypocrite à ses yeux. Comme si on essayait de réparer avec un simple pansement une plaie béante qui aurait dut mobiliser une équipe entière de Sainte Mangouste. « - Enfin... peut être qu'on peut changer les choses en une soirée après-tout... » Et voilà qu'elle se parlait seule maintenant... Déposant sa coupe encore au trois-quart pleine sur un meuble, Ginny continua de s'intéresser aux objets exposé... de toute façon elle n'avait pas grand chose de mieux à faire.  
©️ FRIMELDA

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Dim 23 Sep - 19:37
Event # 2 : Palais des glaces
ft. Trop de gens.
« Franchement, qu'est-ce que je fous là ? » ▬ CONNOR.

Là où le cristal chantait, entre ces artifices et le doux rythme des conversations, l’âme Irlandaise se sentit déracinée. Fixant le crâne désormais dégarni de son propre géniteur sur lequel resplendissait tout ce luxe contre quoi il laissa son esprit s’adonner à un primaire mimétisme de son prédécesseur. Supprimant naissance de pensées par-dessus les apparats, avec le simple cœur auprès du foyer crépitant de la salle commune – et des siens en fin de compte. Absence de désir de sa présence en ces lieux où il avait été trainé de force. Âge, capacité à transplaner ou encore simplement sa dernière année qui appelait à la vie adulte, soldant en juillet prochain son adolescence, l’homme à en devenir  avait eu pour directives de ramener ses miches dans ce cirque de beaux sourires. En connaissance parfaite de la raison qui ombrageait le viride de l’iris de l’âme flambante de jeunesse.

Cela faisait depuis le début de la période estivale, le parquet du quatre pièces de Dublin craquant sous malles de Poudlard, que se répétait tel un vieux vinyle sur la langue de son père qu’il devait penser maintenant à son avenir. Vers en rime en réalité avec une bonne place au ministère. Evidence même pour la figure paternelle qui n’avait connue que les bureaux et la paperasse de la fourmilière politique, intimant la descendance d’en prendre exemple en flattant son intelligence qu’il lui permettrait sans conteste d’y faire sa niche. En soit, c’était l’unique finalité qu’O’Nialláin Sénior qualifiait de situation stable – dans les sports magiques même si ça plaisait tant à son fougueux rejeton -, et la sécurité de l’emploi. Contre laquelle le cabot ria au nez de ce même homme qui l’avait élevé. Targuant son vis-à-vis d’hypocrite.  Ca l’avait tellement été qu’ils étaient partis aux Etats-Unis, n’est-ce pas ? Le souvenir cinglant amenant la menace d’une main vers sa joue que le géniteur ne put abattre. Choquant le prince de la famille par cette rébellion parentale avortée dans les quelques derniers centièmes de secondes de son éphémère existence. L’homme ne pouvait sévir. Il savait que le fils avait raison. Que le fils avait été blessé. Son incapacité à avoir pu protéger sa famille retentissant encore comme les gongs d’une honte personnelle. Lâchant les mangemorts sur la chair de sa chair pour en sauver ses dix doigts. Remords jappant toujours plus fort lorsque se découvrait à ses yeux la nuque de l’enfant.

« Les temps ont changé Connor. »

La persuasion ancrée si forte qu’il se fit à son tour fierté de ses racines pour plier à sa volonté sa têtue descendance. Qu’elle effectue ses premiers pas dans la sphère ministérielle. Loyauté en émois pour leur jeune chef politique qu’il observait réellement comme le sauveur de leur temps. Messie apparu dans les ténèbres lorsque Dumbledore fut tombé sous l’Impardonnable. Le rideau de la sombre période s’étant baissé, Potter en régisseur.

Pourtant, même si l’enfant celte communiait à ce point de vue, hochant la tête aux prises de décisions du jeune ministre – comme l’abolition des privilèges de ceux qui se faisaient maintenant insurgés -, il ne pouvait se complaire dans la mascarade présente. De plus dépourvu du sens des valeurs pour s’émerveiller devant les différents objets exposés. Que des bibelots. Rien de bien comparable aux vraies pièces de collection auxquelles Pius l’avait déjà présenté. Le rictus jugeant même dans son dos ce géniteur débitant de fausses envolées d’éblouissement. Il pouvait sentir dans les éclats de voix le simulacre criblé de fausses notes.

Sa hauteur se pencha par-dessus l’épaule de l’ascendant, rire aux crocs du chien, qui laissa transparaitre dans un murmure :

« Joli jeu d’acteur. »

Mais ne reçut en unique retour que la sévérité d’un regard à la même clarté que le sien. Inhabituel comportement de la figure parentale qui le désarçonna avant de le renfrogner dans un dégout implacable. Il était rare pour l’enfant d’Irlande de voir ce père le contredire. Bébé choyé du berceau à sa majorité, contrarié à l’instant dans la réprobation muette. Il venait d’être remis à sa place par un menteur, et ne comprenait ce jeu de faux-semblants - ce besoin de flatteries envers quelconques supérieurs. Lui ne mangeait pas de ce pain-là. Le comble étant que le gout de l’honnêteté avait été transmis par l’une des marionnettes de la soirée. Les mille et une façon de faire le lèche-bottes n’est-ce pas ?

Mais garda prestance. Retenu seulement par le respect pour ce géniteur. Désinvolte à la volonté entravée de témoigner son mécontentement, il empoigna alors une coupe de champagne à la volée. Tintant le pied du verre contre le plateau, avec ignorance même pour le serveur qu’il ne remercia pas. Trop occupé à tracer cette noble coure sorcière qui mêlait les différents camps, chuchotis pressants en nébuleuse cacophonie qui relatait pour la plupart de la dernière finalité de ce Ministre au bras de la mère Malefoy. Une vraie paix était en marche ? Il en portait l’expectative, tout comme celle la perduration de la quiétude de ce théâtre grotesque, n’ayant oublié comment s’était clos le dernier évènement comparable. A croire que la nuit passée à Sainte-Mangouste sous le coup de plusieurs Stupefixs d’insurgés n’avait pas vacciné son père de ces bêtises. Crétin parfois qu’il était.

Le lion aurait pu en soupirer, et le voulut mais stoppa nette l’action quand il détailla une figure rousse dépasser des soieries. A l’écart, mais dans une beauté féline pour laquelle il ne tarda pas à la marquer d’un nom en étiquette. Ginevra Weasley, poursuiveuse des Harpies de Holyhead. Sa bouche se dessina dans un O parfaitement symétrique. Voilà que la soirée commençait à être intéressante finalement. L’enthousiasme battant en le cœur du passionné qui se voyait déjà quémander une petite signature. Intérieurement pestant de ne pas avoir emmené son uniforme sportif, ou même un de ses vieux souafles pour en faire réceptacle honorable – plutôt qu’une foutue serviette en papier.
Pourtant s’arrêtant encore quand le coin de l’orbe malachite brilla d’un doré éclatant. Crinière blonde scintillante appelant son regard, encadrant un port de tête laiteux dont le reste des courbes s’embaumait au creux d’une robe sublime. Il fronça le museau à cette dernière vue tandis que les neurones se connectèrent. Merde, Ollivander.

Panique à bord intimée à l’apparition tout en reprenant d’attention le dos de son parent. L’urgence marquée par la rapidité de sa réaction. Merde, merde, merde… Pourvu qu’elle ne l’accoste pas ce soir. Et surtout, qu’elle taise l’ultimatum dont elle l’avait asséné quelques jours plus tôt. La honte enflammant son cœur, mais surtout dans les veines le poison de la crainte des foudres paternelles si l’homme venait à l’apprendre. Le Capitaine des lions pouvait par avance percevoir l’écho d’un vigoureux discours sur son emploi du temps, sur ses Aspics, sur son rôle dans le Quidditch scolaire dont le couple géniteur du grand brun usait en possible punition depuis maintenant trois ans. Unique menace qui marchait avec leur rêveuse tête-brûlée, lui ayant offert la possibilité de conserver sa place dans l’équipe sous promesse de bons résultats – bien que ce dernier feinta au dernier moment sur l’histoire de la magie, ce qui lui valut une totale intransigeance dès lors. Si Ollivander parlait, il était fichu.

Alors, dans le devoir invoqué par la situation, il fit profil bas, s’avançant vers ce père pour lui glisser dans un timbre un peu trop convaincu :

« Viens, on n’est pas encore allés voir par là-bas. »

Son menton dénonçant le coin le plus opposé de la Sang Pur dans la pièce. Et n’attendit même pas l’approbation pour entamer la virée. Taïaut, taïaut, mes amis.


Credits : Gasmask



Défis écriture effectués:
 
Harry J. Potter
MONSIEUR LE MINISTRE
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Dim 23 Sep - 21:38


Palais des glacesEvent

Verre de champagne à la main, le Ministre fait forte impression. Bras donné à une altière Lady, il fait son entrée. Que personne n’ait l’imbécillité de croire qu’il est seul maître à bord. La redoutable Verte et Argent à ses côtés est au moins deux fois meilleure intrigante que lui. Sois proche de tes amis, encore plus proche de tes ennemis. Le bras offert à la Lady Malefoy n’aurait pu permettre plus grande proximité entre les deux chefs de faction adverses. Les cous se tordent sur le passage du singulier duo, les curieux lorgnent la famille Malefoy présente, les hauts dignitaires du Ministère dans la salle. Le jeune homme hait toute cette attention autant qu’il la sait désormais nécessaire. Son sang bouillonne. Les échanges de politesse avec Narcissa Malefoy l’ont conforté dans sa première impression de la Dame : elle est plus retorse encore que son mari, et impeccablement rompue aux usages du Monde. Deux qualités dont il se sait lui-même dépourvu.

Harry aimerait envoyer valser tous ces charognards, ceux qui sont là pour se repaître de la situation difficile et faire chou gras de la présence de ces hauts dignitaires pour leur demander faveurs et comptes. Oh, comme il lui plairait de détruire ce dôme noir au dessus de sa tête et d’enflammer l’exposition de son ire : hypocrisie. Vaste mascarade. Connerie abyssale. Et pourtant, malgré son agacement, il se prête au jeu. C’est l’unique moyen. Le seul moyen. Voilà qu’il sacrifie tout depuis des années à la lutte contre les ténèbres. Avec succès : Voldemort n’est plus. Il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin. La société sorcière est en lambeaux. Il faut fédérer. Il faut inspirer. Et tant pis s’il doit jeter en pâture aux médias son image publique et son statut d’élu. La paix durable et la sécurité de ses proches est à ce prix.

Son sacrifice n’est-il pas visible aux yeux de tous ? Vêtu d’un élégant costume noir et argent, il se pavane en promenant sur la foule l’éclat chatoyant de ses yeux verts. Il se sent grimé, mal à l’aise dans ce costume mais n’en laisse rien paraître. L’assurance se travaille, il a eu le temps de la travailler : cours de diction et d’étiquette, il a construit une image nouvelle pour Harry Potter, le survivant, l’élu, le Ministre. Une image de respectabilité. Il faut faire oublier sa jeunesse et son manque d’expérience en politique. Il faut frapper un grand coup, être novateur et fédérateur. Manipulation en sous main. Voilà qui ne lui ressemble pas. Il pense encore souvent au Choixpeau ayant hésité à l’envoyer à Serpentard : il aurait peut-être dû accepter cette proposition, après tout.

Près de lui, Drago Malefoy, sa Némésis de jeunesse, et la dragonne qui lui sert de mère, Narcissa Black-Malefoy. Non loin, dans la foule, il peut voir plusieurs visages : Archibald Rosier, son directeur du département des Mystères. Sa présence le rassure étrangement. Pour roublard que soit sans doute Monsieur Rosier, il lui inspire étonnamment une certaine confiance. Il sait qu’il a piqué sa curiosité à défaut d’obtenir sa dévotion. Que serait, de toute façon, la dévotion d’un requin ?

D’autres visages connus. Au loin, il devine la présence de Ginny. Resplendissante à lui couper le souffle. Sa seule présence suffit à lui mettre un coup de poing dans l’estomac. Il a parlé, son petit discours a fait son effet. Voici venir l’heure du bain de foule tant redouté. De mains en mains, le Ministre passe, serre des paumes, dispense des sourires. Il en aura des courbatures aux zygomatiques à la fin de soirée, il n’en doute pas. Il passe serrer une main supplémentaire. Celle d’un homme entre deux âges, connu pour la pureté de ses idéaux. Monsieur O’Niallain, un Irlandais intrigant assez habilement entre les murs du ministère. Sourire de façade sur le visage, le Ministre tend la main aux deux hommes. Le père, le fils.

« Monsieur O’Niallain – pardonnez mon accent discutable – quelle joie de vous voir ici ce soir ? Votre fils ? Enchanté, jeune homme. Vous êtes à Poudlard, je crois ? Gryffondor, c’est cela ?  »

Bénie soient Hermione et ses fiches avec photographies des invités.

Il guide, après cette entrevue et avoir devisé avec les O’Niallain, Narcissa Malefoy et son fils dans la foule, les surveillant autant qu’il souhaite les protéger de l’ire publique. Certains sorciers de son entourage ne sont pas tendres. Guidant par le bras Narcissa Malefoy, il donne l'impression d'être absorbé par une conversation depuis longtemps entamée avec une personne chère et tendre. Que de façade !

« Madame Malefoy, je vous l’assure à nouveau, c’est un réel plaisir et un grand honneur pour moi de vous avoir ici. Nous vous voyons trop peu dans le monde, à mon grand regret. Quel dommage que votre époux soit toujours introuvable. Il m’a toujours fait forte impression à chacune de nos rencontres. »

Provocation polie, Lucius est sous le coup d’un mandat d’arrêt depuis son dernier petit coup d’éclat. Elle sait, il sais, Drago sait. Mascarade. Elle ne rêve sans doute que de lui planter un poignard entre les omoplates, tout comme se débarrasser d’elle serait sans doute le moyen le plus commode pour le jeune ministre d’arriver à ses fins. S’il est une chose, toutefois, qu’il a appris de sa retraite d’un an dans la Forêt Interdite, c’est bien la vertu de la patience. Son corps se délitait dans les bois, son âme dérivait, par trop éreintée d’avoir combattu Voldemort. Il ne restait, finalement, qu’à attendre le dénouement de cette histoire. Une main serrée après l’autre.

« Et c’est un plaisir également de vous voir ici, Lord Malefoy » il a récupéré la position de chef de famille après tout. « Comment se porte votre équipe de Quidditch ? Je suis un grand supporter des Tornades, vous savez ? »

1001 words (c) Fortuna
Archibald Rosier
ADMINISTRATRICE
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pour toi, je changerai l'or en fer,
& le paradis en enfer
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Lun 24 Sep - 21:21
FOLIA


Dans la mer infusée de Peaux Blanches criardes, fermentent  imposture et mirifiques charlatans. Sur les flots pernicieux dansent cupides émeraudes.  L’empereur taupe au gouvernail. Dans l’exhumation d’un panache ravigoté, le prophète dévore l’assistance d’un aplomb cachottier, un chapelet d’amour légué aux maigres pantins de la grande basse-cour. Potter Malheur…

Droit, bobèche incolore et pétulant éther dessous une persienne de cils, Belzébuth brosse squelettes du voisinage à l’égal d’une bête pesante. Rainuré d’une pâteuse fringale, narine frissonnante, il cambriole ce prolétariat d’échevelés hexapodes d’une forbane orbite. Marcotte prenant nid dans la mélasse d’olibrius, goupille t’il, comme à son habitude, feignant terrifique modestie. Pourtant défleuri d’haillons qui fomenteraient quelques pitances. Soieries exorbitantes pignochant le noblaillon en des rigoles de samit noir javelé d’induline. L’étoffe vallonne fastuosités le long du galbe sénile. Vieux calvaire fardé de toupet et d’hardiesse.  Pasteur des arcanes meurtrissant la fresque populaire de sa dégaine régalienne. N’est-il plus à même d’embrasser la couronne de ses voraces babines ?

‘Archibald Rosier’
Nom chuinté dans un ressac de boniments. Essouché de sa muette autopsie, le faune se dégauchit, baise le myope béjaune d’un écrin de cautèle et l’harasse d’une flagorneuse voussure. Ce morveux boursicote de son miroitant socle dans quelques fariboles. Jusqu’à quel antipode se rôdaillera t’il, à chaparder trop près du tournesol volcanique, tel un Icare dévoyé ? Croûte de peinture devant laquelle il s’ébaudit. Michel Ange déterré. Création d’Adam se défrusquant d’un charme néant. Métempirique caricature. Il glousse sous un pinçon de lippes charnues. Sirupeux idylle pour lequel il pourrait s’éventrer la carmélite toison. Cornes dévots. Sournois Merlin dans l’ombre de l’infatué pontife. Arthur et la chimère d’une inébranlable ataraxie… Volontiers, il prêterait estoc et pesterait ronde loyauté sous le calot du novice magnat. Se muerait féale succube du tribun sacerdoce – à défaut d’un inépuisable puits d’inepties – jusqu'au tombeau de l’ennui.

Un œilleton mutin vernit les lovelaces couennes parfumant l’enceinte d’une béante désunion. Danse macabre. Bal des cabotins. Trompette de l’Ange aux prémices d’un inéluctable Ragnarok. Charon se contorsionne – folâtre – aux bombances augurées à l’office d’une oisive trêve.  Dans le troupeau mortel, remarque-t-il sultan naufragé, ignoré de la plèbe bipède. Crispation nerveuse. Pamoison boucanant le derme. Combustion rapace. Violon du palpitant. A sa joie, le démiurge oscille mollement vers lui et hasarde lascifs ruissellements de sa coquette ampleur contre ses gambettes gaillardes. Se clive l’égide. S’écorche béguin sur le glabre suranné. Chaton. Royal empereur dans ses pénates.  Il gondole pour saisir l’altesse dans l’étau soigneux de ses paluches tourterelles. Épluche les satines prunelles d’une odalisque pétulance.  

« Une pareille beauté ne devrait se pavaner avec tant d'imprudences...  »

Il éluderait de bon cœur les fastes moribonds de l’épineuse vêprée pour l’ostensoir minaudant entre ses  phalanges râblées. Une doléance un échelon dessous l’en dissuade pourtant. Citrouille, un regard pointilleux et jaloux, décoche duveteux paturon contre son mollet.

« Ravale ta jalousie ma belle »

Globule d’une immaculée toison. Cerbère serpentant autour de ses coriaces échasses. Que ne serait Poséidon sans son séditieux Kraken ?

« Allons-nous présenter… »

De gourmandes simagrées, le corbac jalonne le bétail, carotté de l’intriguant haret, le sillage terrassé par diane pelucheuse. Au hasard du cortège, une macédoine de rousseur non pas moins qu’un désopilant palabre le jugule au seuil d’un mignard tendron. Dans le sillage de la gironde jeunesse, Archibald s’octroie dissection de l’oiselle d’une truculente lucarne. Pourquoi pas ?

« Un grain peut faire pencher la balance. Une seconde peut renverser la politique »

Diapason poudroyant d’appétits funestes. Échauffourée rétinienne lorsque le chaperon réalise le prédateur aux allures orientales. Une lumineuse malice racle la gueule désuète.

« Archibald Rosier »

Enjôleuse politesse.

« Weasley ? »

Rouille judas. De blandices allouées au Roméo échoué contre son épigastre, il cisaille la bambine d’une dilettante lorgnade.

« Ne voyez vous pas à quel point un lapsus pourrait-être mirobolant? »

Pour n’oser proférer 'ravageur' …
Le quidam invite la cadette à cueillir le théâtre des horreurs s’ébrouant quelques mètres devant. Potter muselé aux blondines tentacules. Outrages courtois qu’il embobine dans l’étui de ses tympans. Félonne moisson de calomnies bêchées à gueuleton. Le vieil artiste en rioterait presque. Coquin lion… Ainsi tatillon et raboteux, difficile d’admettre qu’il suce l’armistice avec pugnacité. Si la diablesse peut nouer mauvaise langue, qu’en sera-t-il du jeune argoulet ?

Sous un ciel bourbeux et noir, l'énigmatique freux mignote mamours dans la robe grisette du prince étranger.




(c) AMIANTE

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Lun 24 Sep - 21:56
 
Event #2 : Palais des glaces

La salle a revêtu ses plus beaux apparats pour cette soirée aux allures de spectacle savamment orchestré. Peu d’intérêt est porté aux objets relégués au tistre sort d’ornement: les yeux, les esprits, les coeurs sont tournés vers les hommes, comme si souvent dans l’histoire. Toute l’attention se porte sur l’impact politique que cette soirée aura indéniablement dans le futur de la société sorcière.

Les gens sont toujours happé par des choses si futiles, c’est un peu triste.
Les objets chantent pour l’oreille attentive, ils évoquent mille et une histoires d’autrefois. Conteurs muets, triste sort pour ceux qui enflammaient les convoitises dans un autre temps. Ses yeux pâles voguent à travers ces rescapés provisoires de l’oubli. Mettre au vu de tous ces artefacts, une idée tout aussi fascinante que dangereuse. Belle allégorie du Ministère actuel. Plume noircissant rapidement le parchemin, les notes volent sous la main distraite de la jeune femme. Les lecteurs du Chicaneur auront droit à une édition spéciale regorgeant de vielles légendes et de quelques observations plus terre à terre entre deux paragraphes bien plus intéressants. Il faut se maintenir informé après tout.

Les convives se meuvent dans une chorégraphie chaotique de soies, éclats et conversations polies. Luna a également tronquée ses tenues habituelles pour une parure argentée, la rapprochant de l’astre auquel elle tente de faire honneur. Cascade dorée, le bleu de ses yeux est la seule touche de couleur dans ce tableau aux allures métalliques et éthérées. Pas danseur, être voguant sans logique dans cette étrange mer humaine, silhouette perdue parmi tant d’autres dans ce cirque aux allures d’événement mondain.

Le discours est prononcé avec assurance, platitudes et verbe de politicien. Il est loin l’enfant de quinze ans à la voix hésitante devant une poignée d’élèves. Froncement léger des sourcils. Il perd de l’étincelle ce pauvre Harry. Où est la vie qui le caractérisait si bien autrefois? Tapie derrière ce verni de respectabilité elle espère. Penser à lui demander lors de leur inévitable rencontre au cours de la soirée. Elle quitte la marée, retrouve quelque peu son orbite de prédilection, observe dans un coin.

Tel un Pitiponk faisant briller sa douce lanterne, les Malefoy attirent les regards. Bijoux d’aristocratie, créatures resplendissantes dans leur habitat naturel. Ils ont beau avoir créé leur propre terre, ils dégagent de l’appartenance à revendre. Personne ne pourra leur enlever cela et leur prestation est absolument remarquable. Vraiment, elle devra féliciter les doigts de l’ombre pour cette pièce de théâtre en tout point sans faute. Eblouissante tromperie, on oublie presque le tourbillon politique dans lequel la société plonge.

Leur éclat ne pourra jamais l’appâter cependant. La noirceur de leurs caves est bien trop présente dans son coeur. Jeu de masques que la guerre a rendu caduque, ombres chinoises qui ne parviennent plus à masquer leur artifice. Distance bien marquée, refus viscéral de s’approcher de ceux qui ont sacrifié sa liberté. Ses questions pour le Ministre attendront.

A l’abri dans son coin, elle observe, elle note, elle attend le glas qu’elle sent approcher. Cela ne peut se passer autrement.

On ne réunit pas toutes les forces du spectrum sans cueillir une tempête.
Codage par Libella sur Graphiorum

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Mar 25 Sep - 22:32
Pourquoi était-elle là au juste ? Vaste question qui, dans le cerveau de la rouquine, demeurait sans réponse. Peut-être parce qu'elle s'ennuyait dans le grand château qu'était Poudlard alors quand Rogue leur avait annoncé qu'ils pouvaient tous partir en sortie au ministère, elle avait sauté sur l'occasion, peut-être parce qu'elle avait entendu le mot "buffet", peut-être parce que ça promettait d'être intéressant, peut-être parce que tout simplement elle s'était contentée de suivre. En tout cas, Alys y était désormais, au ministère de la Magie, haut lieu où elle n'avait jamais mis les pieds ou presque, à se demander pourquoi elle n'avait pas fait demi-tour pour aller se griller une clope dans le Londres des moldus puis déambuler au hasard dans les rues. Là, elle ne sentait pas réellement à sa place. Trop de gens importants, mieux fringués qu'Alys, plus sérieux qu'Alys, plus chiants aussi certainement. Enfin, elle le pensait pour se rassurer un peu. Il avait juste la blondinette sapée d'argenté qui détonnait dans la foule, la tronche lui disait vaguement quelque chose, elles devaient avoir le même ordre de grandeur d'années alors c'était peut-être pour ça la familiarité... Enfin, ce n'était pas comme si cela avait une grande importance.

Voilà qu'apparaissait le ministre, blonde au bras. A se dire qu'il n'y avait que les blondes qui étaient notable ce soir. Alys, elle ne savait pas trop qui c'était cette sorcière nettement plus âgée que monsieur le survivant mais qui se la jouait grande dame. Elle s'en foutait un peu aussi, elle était trop occupée à sélectionner un petit four et à se demander si l'on pouvait fumer dans l'enceinte du ministère. Certainement pas. Surtout vu le nombre de contrôles. Tout ceci n'était pas pour que la première rouquine venue aille coller un cancer du poumon à toute l'assemblée en les étouffant au tabac. Même pas drôle. La voix de Potter s'éleva, Alys l'écouta environ dix secondes avant de conclure qu'il ne disait pas grand chose d'intéressant et que la femme à ses côtés était la mère Malefoy. Celle qui grognait contre les nouvelles lois parce qu'elle tenait à ses avantages aristocratiques de sang pur. C'était ce qu'on avait dit à la rousse en tout cas et elle voulait bien le croire. Elle n'aurait pas du venir en fait, les objets exposés n'étaient pas si jolis que ça, tous historiques qu'ils soient. Elle attrapa une coupe d'elle ne savait trop quoi ainsi qu'un nouveau petit four. Bon, il allait bien se passer quelque chose, non ? Ça ne pouvait pas être si plat les réceptions au ministère. Pas qu'elle soit experte bien sûr. Elle aurait peut-être du rester avec Rogue au château...

La blonde en argent réapparut dans le champ de vision d'Alys, occupée à écrire dans son coin. A croire qu'elle avait vu quelque chose digne d'intérêt dans ce tourbillon de sorciers inconnus qui devaient pas en avoir grand chose à faire non plus des objets exposés. Un peu pour tromper l'ennui, un peu par désespoir de cause, la rousse se dirigea vers la griffonneuse. "Bonsoir... Vous êtes journaliste ?" On ne faisait pas plus rhétorique comme question à quelqu'un visiblement en train d'écrire à un tel événement, ou on ne faisait pas plus con, question de point de vue.

Pelagia H. Ollivander
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Rock and Roll | Flying free | Still never joking about wandcrafting | DISGUISED FACE
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Mer 26 Sep - 23:20


Palais des Glaces

Event

L’ondoiement d’une foule massée. Aveuglant et effrayant troupeau. L’ire suppure de la plaie et contamine les réjouissances. Oeillades courroucées accrochées au coin du cil, battement sombre, sourd, suave du crime mêlé à l’or des parures. Aucun doute : le Ministère donne à voir un bien beau spectacle. Ministre au bras duquel s’accroche une blonde sublime. Narcissa Black-Malefoy, redoutable égérie de l’opposition, redoutée inspiratrice de l’insurrection. Dans son sillage boucane la révolte et gronde le canon. J’ai quitté, une fois n’est pas coutume, l’austérité de mon chignon pour laisser danser blondes mèches. J’ai délaissé la noirceur rougie du vêtement de Poudlard pour les longueurs d’une robe d’écarlate où scintillent une rangée de cristal. Les Ollivander sont désormais revenus au nombre des Sangs-Purs. Mon Grand-père a estimé qu’il était de mon devoir de faire honneur au raffinement sanguin qui est le mien.

Baguette magique à même la peau, lovée dans le corsage, dissimulée. Le bois d’aubépine des marais palpite contre mon flanc. L’oeil d’un bleu acéré tranche le paysage, tomber sur l’un, sur l’autre. Accompagnée de ma mère, pendue au bras de mon père comme la digne héritière à marier que je suis aux yeux d’une partie des mâles de la salle, je fend la foule et scrute l’assemblée en surveillant mon aîné, Garrik Ollivander. Je prie secrètement qu’aucun gobelin ne croise sa route ce soir, les tensions politiques l’ont rendu plus acerbe que jamais.

Je devine au loin une tignasse accaparée par le Ministre. Quelques mots à mon père.

« Le ministre parle avec notre captaine d’équipe de Quidditch, Connor O’Niallain. Il est irlandais.
- Et c’est un bon joueur ?
- Oui.
- Que veut-il faire de sa vie ? S’enquière la douce voix maternelle.
- Je crois qu’il veut devenir joueur professionnel, justement. »

Le roulement de cette conversation me fait perdre de vue un instant l’irlandais au tempérament de feu. Le Ministre est parti, devisant gaiement avec une Narcissa Black-Malefoy et un Drago Malefoy aussi resplendissants que possible. Conversation dangereuse. Je suppose qu’un seul faux pas pourrait être fatal. Mon grand-père est manifestement arrivé à la même conclusion. Le voici qui nous entraîne de force. La foule s’écarte sur son sillage jusqu’à se faire haie d’honneur. Tout le monde connaît Garrik Ollivander, et tout le monde sait que lorsqu’il a en tête quelque chose… Le vieil homme s’approche du petit groupe, la douceur peinte sur le visage. Avenant et aimable, il l’a toujours été. Il n’en devient que plus tranchant lorsque tombe le masque.

« Lord Malefoy, Lady Malefoy, Madame Malefoy, mes hommages. Monsieur le Ministre. »

Le ton me semble donné : toute chaleur a quitté sa voix pour s’adresser au Ministre. D’où je suis, je parviens sans peine à détailler chaque trait figé par l’étau des convenances.

« Permettez-moi de vous présenter Adam Ollivander, mon fils, son épouse Christine et leur fille, Hilde qui me succédera à la tête de la boutique. 
- C’est un honneur de vous rencontrer. »

Premiers mots qui s’échappent de mes lèvres. Une triste banalité. Un pieu mensonge de politesse.

504 mots


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Sam 29 Sep - 12:52


Event #2 : Palais des glaces Les participantsFéline, impartiale, dotée d'une agréable démarche féminine, la silhouette ombragée déambulait dans les rues, sans hâte. La chevelure lâche qu'elle arborait à l'arrière de son crâne, camouflait la naissance d'une marque noirâtre, imprimée à même la peau, ancré au plus profond de son âme. Loin de s'en faire, alors que la course du temps file en sa défaveur, la jeune femme prend tout son temps, relevant sans cesse son regard noisette en direction du ciel. Là-haut, camouflée derrière un impressionnant amas nuageux, brillait une lune morcelée, incurvée, à peine à la moitié de sa splendeur et ce pour le plus grand plaisir des lycanthropes. La pleine lune était encore loin, une condition sans doute sinequanone à ce rassemblement ministériel. Invitée à participer à cette joyeuse mascarade, Snejana ignorait encore pour quel motif elle y dirigeait ses pas. Peut-être était-ce la tenue simultanée, en ces lieux, d'une exposition relatant de l'histoire du monde magique ? Sans doute était-ce la bonne réponse, même si elle ne serait pas la seule. Si les élucubrations politiques et mondaines n'ont jamais obtenu ses faveurs, se trouvant trop franche que pour vivre dans ces faux sourires, il faut reconnaitre que la situation pouvait se révéler intéressante, voir intriguante tant la brune ignorait encore quelle position prendre. Toute sa jeunesse s'était faite avec le héros de guerre qu'était devenu le nouveau ministre de la magie, mais ces décisions récentes la désarçonnait, la plongeant dans une réflexion intense, terreau fertile aux idées des insurgés. Une quête de réponse dont elle devrait trouver répartie ce soir. Parce que soyons honnête, ce vernissage n'était surement que poudre aux yeux, qu'une tentative parmi d'autres de rallier le peuple à ses idées.

Vaine supplique de désamorcer la bombe, de ralentir le fatal engrenage et de promouvoir la paix. Oui, cela ne pouvait être autrement, le monde avait toujours fonctionné ainsi. Las pourtant de cette évidence, lancée au vent, un soupire sortit de ses lippes, alors qu'elle composait le code "Magic" dans la cabine téléphonique. Immobile, au centre du réceptacle, Londres disparaît sous ses yeux, laissant libre cours au hall ministériel. Droite, fière, l'employée de Gringotts était pourtant loin des standards requis. Exit la robe vaporeuse où les apparats festifs, elle, elle avait enfilé une tenue d'un noir profond, rehaussé d'une touche de cuir et d'une multitude de tirette. Seul un maquillage subtils, épars, valorisait la beauté de son visage, en soulignant la courbure de ces cils, ou les sillons de ses lèvres. Étrange, en retrait, un sentiment d'autant plus prenant que l'assemblée était sur son trente et un, prêt à prendre part à ces joyeusetés. Un sourire ironique zèbra ses lippes, rendant sa moue joueuse, peu lui chaut, elle s'en fichait. Lentement, ces pas s'éloignent, tandis qu'en observatrice méticuleuse, ses prunelles virevoltent tels des papillons. Le moindre recoin sombre passait au scanner, tout comme la multitude de visages. Beaucoup lui semblaient connus, issus de sa scolarité chez les rouge et or, ou de ces années estudiantines. D'autres n'étaient jusqu'alors que des noms inscrit sur le papier, tels la somptueuse Lady Malefoy qu'elle voyait s'avancer en compagnie de l'enfant prodige, ou l'élu selon l'idée prophétique. Une distension apparente se faisait entre les deux protagonistes, tellement leurs oppositions étaient évidentes. La sang pur était routinière de l'exercice, usant d'une prestance et d'un charisme presque naturel. Un avantage dont ne disposait pas Monsieur Potter, malgré son entêtement à paraître rompus à ces règles. Petit à petit, le discours la fait décrocher, son attention se reportant sur l'intérêt premier de sa venue : L'histoire. L'histoire et les merveilleuses reliques exposées.

Nombre de convives n'y trouveront aucune affection, les délaissant, y préférant les somptueux buffets, ou les merveilleuses effluves viticoles qui lui chatouillaient les narines. Son regard les transpercent, un à un, glacé, assuré, avant de se détourner. Les premiers mots explicatifs accaparent sa concentration, l'usant à foison. La petite britannico-suédoise, habillée de la tête aux pieds, oublie le monde qui grouillait à ses côtés, oublie ce brouhaha de paroles, sans queues ni tête, vaste provocation, pour ne rester que sur le décorum, le seul à perdurer, le seul à leur succéder. Un matériel dont elle était surement l'unique à s'émerveiller, tels l'enfant qu'elle avait été. Les minutes s'égrainent, tandis que le monde s'entasse. Ça rigole, ça se bouscule, ça hypothèque sans cesse, à son grand dam. Tournant sur elle-même dans l'optique d'aller admirer les trouvailles se situant de l'autre côté de la pièce, elle finit par entrapercevoir une silhouette filiforme, rasant la terre. Félin à l'arrivée incongrue, qui lui fait décocher un sourire. Tout dans sa manière de se déplacer et dans son pelage, lui indiquait la présence de celui qu'elle considérait comme un grand frère, Pavel Monroe. Inconito, cherchant à passer inaperçu, l'homme filait à toutes pattes en direction d'une carrure  impressionnante, celle du directeur du département des mystères, Archibald Rosier. Si un sourcil partit à l'assaut de son front, se demandant ce qui se passait, il se disciplina bien vite en reconnaissant, au loin, une tignasse colorée : Alys. La jeune femme paraissait en pleine conversation avec une autre blonde, qu'une attention plus particulière réussit à définir comme étant Luna Lovegood, gérante et rédactrice au chicaneur. Une vague pulsion prit naissance au creux de son organisme, la poussant à combler l'espace pour aller les rejoindre, elle fut cependant vaine, elle n'y céda pas. Ce fut le moment que choisit un illustre inconnu, pour lui asséner une puissant claque dans le dos. Acte qui la sortit de sa torpeur avant dé générer une boule de frustration. sa réaction immédiate ne se fit pas prier, son regard devient littéralement assassin. Visage fermé, pupille étrécie, elle paraissait plus belliqueuse que jamais. L'indiscipliné n'était heureusement qu'un collègue collant, et non une menace à parer, venu la saluer avant de filer bras-dessus bras-dessous avec sa proie du jour. Décidément, jamais elle ne le comprendrait. Choisissant de retourner à ses moutons, son attention se reporta sur les reliques de leur civilisation. En cela au moins, il y avait un intérêt.

©️ Justayne

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