Event #2 | Palais des glaces
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Dim 30 Sep - 18:30
ECUEIL


Agneau de Dieu.
Sur les Grands Rivages, prêche-t-il la mauvaise foi.
Sans pitance, cacheté de pouilles et de mouscailles, l’Orfraie  s’émousse dans l’homérique cheptel.  Constellation de pâleur. Rosaire mis en orbite jusqu’aux plinthes monarchiques. Luxure, orgueil et fiel lèchent l’houache des flavescentes ramures. Dans ce colloque de gourdiflots et d’augustes cocos, Drago flocule d’une humide étincelle. Noué à son Lys, les Rossignols s’effeuillent d’endurance et de modicité. Se décapent les babines d’une ratiche corrosive, se creuse l’échine d’un inavouable calice. Cabotin harangue saupoudrant les enclumes auditives du truculent bétail dans lequel il se mouille. Au gré de riffauder le chafouin stylé comme Margrave au soleil sur son romanesque piédestal. Le derme se caillebotte sous l’ocre tonte.

« Calme-toi… »

Nimbes débonnaires. Velléda endurcit la bretelle de leurs paumes enlacées d’une presse émolliente. Ratiboise le cierge d’une herse pudique. Berlingot salutaire. Marabout à l’écru oxygéné. Astoria Grengrass est de ces muses sans forfanteries.

Dans le mastodonte de leurs fieffés prurits, hameau paré de myrrhe, coulissent moult impératifs. Harmonium d’aune et de serments. Sans biais. Sans hâblerie. La guivre se décolore d’ichor. Ecache le bras de la conjointe, entérinant obédience, miroitant concorde à l’orée d’une écume pandémoniaque.

Besogne conspuée par les mastocs persiflages du Rédempteur. Onction âcre blesée de ces impudentes lèvres. Il ose ? Hardiesse à l’impudence. Cloques de satire. Depuis quand Potter est devenu si malappris ? Entre évocation paternelle et pharisienne cajolerie, l’orvet se napalmise d’une ire furtive, catéchisant allure dessous l’inabordable coutil.  

« La chafouinerie ne te sied guère Potter… »

Aplomb machinal. Murmure arachnéen. Exhalaison de franchise au dehors d’un modique ourlet de sourire. Phalanges étranglées sous la poigne dévouée. Tintouin d’une conjointe soucieuse, espérant éluder belligérance dans le giron de cette piétaille sur le qui-vive.

Drago se tort d’émoi. Appétit de caustiques homélies prisonnières dans le filet de son caniculaire gosier. L’invitation luciférienne est pourtant rabibochée dans son furia. Incursion inopinée. Arlequins. Ollivander. Grison berger et vénitienne colombe. Immuables cariatides aux croisades, paupérismes et péchés suborneurs. Ollivander. Patronyme immortel. Le Lin Pur s’humecte la margoulette, mitigé par l’entremise chrétienne.

«  Ollivander… grands rescapés à Chronos. Ravi de rencontrer Madone et Princes de votre auguste famille »

Véracité. Frisson à voir caramboler dans son conflictuel suaire les colosses d’un autre Temps. Gavial apposant amène propension à la meute de loustics. Ils le détourneraient presque de sa tartufe Némésis. Sur son flanc droit, Astoria anime badin soliloque, plénipotentiaire diplomate jusqu’au bout des cuticules. Quant au noble ophidien, il guigner ses citrines de la cohue magnanime à son émule.  


(c) AMIANTE
Narcissa Black-Malefoy
L'ENCHANTERESSE
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Becoming a dark lady | Death eater wife | Ruling her world
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Dim 30 Sep - 20:08
Vous glissez dans la foule avec l’élégance piquante de l’aspic prêt à sortir les crocs. Basilic de soie et de perles, vous évoluez avec grâce, endurez avec bonhomie les ronds de jambe imposés par le freluquet. D’un œil acéré, vous jaugez l’avorton que vous vous apprêtez à priver de sa couronne. Il n’a pas l’étoffe, vous le savez, vous le sentez. Bientôt, la tiare royale qu’il arbore en ces hauts lieux sera celle d’un autre. La vôtre. Celle de votre fils. Peu importe tant que sa tête s’en trouve décoiffée.

Vous avez passé le poignet autour du bras offert. Une mascarade. Potter vous guide lorsque vous devriez être celle qui le mène dans un monde dont il connaît à peine l’usage. Oh, vous remarquez bien les quelques efforts qu’il a faits. Son maintien n’est pas si mal, et il y a du mieux quant à l’allure. Au moins a-t-il eu le bon goût de se débarrasser de ces affreuses lunettes et de dompter un peu sa ridicule tignasse.

La distinction venimeuse dont vous êtes capable de faire preuve est pour l’heure laissée de côté. Vous observez la foule, et plus encore l’histrion en représentation à vos côtés. Il agite le masque avec un peu plus d’adresse que ce que vous escomptiez. Vous entendez votre fils éructer quelque vilenie. Vous ne pouvez pas lui en tenir rigueur, Potter est insupportable.

« Vous vous améliorez, Monsieur le Ministre. Vous paraissez presque à l’aise dans ce type d’événement mondain. Je crains que votre maintien ne soit encore tout à fait optimal, et vous ne parvenez pas encore à dissimuler vos sarcasmes avec suffisamment d’habileté. Si vous voulez m’insulter, vous me feriez un grand honneur de le faire convenablement et avec distinction. Mais sans doute est-ce trop espérer d’un enfant. »

Petit sourire enjôleur tandis que vous voyez venir à vous la chaloupante démarche d’un petit ancien que vous ne connaissez que trop bien. Garrick Ollivander. Votre baguette vient de son échoppe, celle que vous confiâtes jadis à votre fils aussi. Vous savez son aversion des gobelins et sa sympathie à votre cause. Vous connaissez en revanche trop mal le reste de la famille. Votre main lâche le bras pour s’en aller lover dans celle de Garrick le temps d’un baisemain. Il est temps de montrer à Potter ce qu’est un requin parmi les merlans.

« Mon cher Garrick, vous vous faites trop rare ! Je suis ravie de vous revoir. Madame Ollivander, Monsieur Ollivander, quel plaisir ! Et la jeune Mademoiselle Ollivander. Vous êtes à Poudlard, je crois ? Je me souviens que Drago m’avait indiqué que vous aviez été répartie à Gryffondor lors de sa sixième année. Avez-vous déjà été présentés ? Je n’en suis pas sûre. Voici Drago, mon fils et son épouse, Astoria. »


Suave roulement de votre voix qui égrène un tempo serein de conversation depuis longtemps entamée. Bref coup d’oeil à Potter.

« Et l’on ne présente plus Monsieur le Ministre, naturellement ? L’homme qui a vaincu le plus grand Mage Noir de son époque… on se demande bien comment, d’ailleurs. Peut-être pourriez-vous nous narrer cette palpitante aventure, cher Ministre ? Nous brûlons sans nul doute tous de savoir. »

Petit sourire entendu. Vous êtes une prédatrice. Vous voulez lui montrer comment évoluent les vrais fauves et lui faire comprendre le danger dans lequel il se trouve, se précipite, même.

« Nous sommes entre nous, n'est-ce le moment de se laisser aller à quelque confidance ? »


Codage (c) Narcissa - 550 mots
Sorcellerie
GRAND MAÎTRE
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Dim 30 Sep - 21:19
Palais des glacesadultes & personnel de Poudlard



Quelle belle soirée au Ministère ! Le Ministre est là, offrant son bras dans une paix piqueté d’insanités à Lady Malefoy. Son fils et sa compagne sur ses talons. La famille Ollivander au grand complet. Dans la salle, d’autres saynètes se jouent. Une Euthanatos a reconnu un de ses paires lovés dans les bras du Directeur du Département des Mystères en grande conversation avec Mademoiselle Ginevra Weasley. Luna Lovegood est présente pour couvrir l’événement, Alys Irvine s’est perdue dans la foule en bonne devineresse qu’elle est, Connor O’Niallain traîné par son père à sa première sortie mondaine. Tant d’âmes qui ignorent que tout est sur le point de basculer.

Tic.
Tac.


Il est presque l’heure.

Une élégante main gantée sort une montre à gousset de sa poche. Coupe de champagne à la main, il constate qu’il est l’heure. Parfaitement l’heure. Il attend un signal de son commanditaire. Il tourne les yeux vers le petit groupe au centre de toute l’attention. Potter, Malefoy. Deux requins. L’un a commandité le meurtre de l’autre. Suave senteur du cruor. Quel régal. Pour sept mille huit cent vingt deux gallions, le jeu en vaut la chandelle. Une équipe. Son équipe. Il est le maître d’oeuvre, trois autres en soutien. Il ouvrira le feu sur la cible désignée, les autres suivront. La panique naîtra, délicieuse panique. Chacun se défendra ou défendra son camp. Et le chaos naîtra. Délicieuse cacophonie de mort.

Tant que la cible meurt, peu importe les dommages collatéraux. C’est ce genre de missions qu’il aime. Propre, sans accroc, calculée au millimètre. Foi d’Euthanatos, le travail sera bien fait et avec le summum de raffinement. Le petit groupe autour du Ministre est un peu loin. L’ombre en tenue de soirée flâne, l’air de rien, vers le groupe. Potter, Malefoy. L’un contre l’autre. Il croise les regards. Glacial œil de Narcissa, viride prunelle de Potter. Une paupière cille. Une fois. Deux fois. Se détourne le regard. Le signal a été donné.

La coupe de champagne est lâchée, elle se brise sur le sol. Une baguette magique s’exhale des robes de sorciers, une voix monte de la poitrine.

« Mort à Potter l’usurpateur ! Avada Kedavra ! »

L’éclair vert fuse vers le groupe, frôle le Ministre pour se perdre derrière lui. Foudroyée, la jeune Astoria Malefoy s’échoue au sol, une expression de franche stupeur sur le visage, sa paume encore lovée dans celle de son mari. Aussitôt, les complices entrent dans la partie. Une voix s’élève, féminine.

« Défendez votre Ministre ! Mort aux Insurgés ! »

Eclair vert qui fauche une vie nouvelle au nom d'un autre Dieu. Pour qui travaille réellement le groupe ? Qui est sa cible réelle ?

« Protégez Madame Malefoy, vite ! 
- Non ! Ne les laissez pas partir ! »


Les voix tonnent, contradictoires. L’assaillant a disparu dans la foule, laissant dans son sillage le cadavre d’un homme et celui de deux enfants. Les voix se mêlent aux cris de panique, aux coupes de champagne brisées. Il a parfaitement rempli son office : semer le chaos. Le deuxième moment de son plan peut commencer : trouver sa vraie cible et l’éliminer. Astoria Malefoy n’était qu’un dommage collatéral.

La silhouette court, remonte la foule, croise sa victime. Bien, très bien. La chasse peut commencer.



Note à l'attention des joueurs
Le prochain post MJ pour faire avancer l'intrigue aura lieu le 11 octobre, il est toutefois possible que de mini interventions MJ aient lieu entre-temps pour gérer l'efficacité de vos sorts ainsi que les actions de l'équipe d'assassins. Sentez-vous libres de répondre autant que vous le désirez d'ici cette date ! Notez que si vous n'avez pas participé au premier tour de l'intrigue, vous pouvez tout à fait débouler au deuxième tour ~
Bon jeu de la part de vos MJ sadiques  :canardsev:  (d'accord, un en particulier)

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Lun 1 Oct - 10:53

Palais des glaces
Event
Une voix s'élève, inconnue, suave. « - Archibald Rosier » Elle se retourne, toujours seule dans son coin d'exposition et le regard du nouveau venu posé sur elle. Curieux, interrogateur. « - Weasley? » Un nom lancé comme un question. Elle sourit amusée à l'idée qu'elle aurait put être quelqu'un d'autre, l'espace d'un instant. « - L'inverse aurait été fort incommodant, n'est-ce pas ? Ginnevra Weasley, enchantée Monsieur Rosier. » Délicatement elle se place à ses côté, remontant malgré elle dans la foule, vers le ministre. « - Vous travaillez avec mon père je crois ? Il me dit toujours le plus grand bien de son travail, à quel point il le passionne. » Il ne lui est pas tout à fait inconnue malgré tout, un nom sur lequel aucun visage n'avait encore été placé. Un sourire se plaque sur son visage, polie et aimable avant tout. Il s'agit de ne pas faire de tord à son père, ne pas contrarier son directeur. Son regard se promène avec plus d'attention sur la foule. Elle reconnaît Luna, son visage rêveur et sa chevelure d'ange. Un sourire plus large. La dernière personne qu'elle s'attendait à voir ici et celle qu'elle est la plus heureuse d'apercevoir. Ginny n'est toujours pas à l'aise avec les mondanité. Il y a quelque chose en elle qui est restée de l'adolescente d'autrefois, une préférence pour les acte plutôt que la palabre.

Et subitement la soirée glisse dans l'horreur, un réponse cruelle à sa pensée. Le crie perce la foule : « - Mort à Potter l’usurpateur ! Avada Kedavra !   » L'éclaire vert frôle le ministre et Ginny ne peut retenir un crie : « - Harry! » Alors elle lâche le bras, court. La baguette ranger dans sa manche en sort rapidement, elle fend la foule aussi vite qu'elle peut. « - Défendez votre Ministre ! Mort aux Insurgés !  » Les ordres passent par dessus son épaule. Tout n'est plus qu'émotion et action. Harry. Merlin, ne le tuez pas s'il vous plaît! Elle implore Ginny. Le reste d'un amour d'adolescent qui a toujours été plus fort fait battre son cœur. Une fois de plus elle se fiche du danger, des éclaire de lumière verte qui pourrait bien faire d'elle un de ces dommages collatéraux qui ne cesse de joncher les conflit. Elle veut juste le revoir. La foule se change, elle est de retour dans un champs de blé un soir d'été où les mangemorts attaquèrent le Terrier.  Tout ce qui compte c'est de retrouver le brun, une fois de plus. Finalement elle finit par arriver auprès des garde du corps. Rapide petite Ginny, les réflexes de la joueuse de Quidditch joue en sa faveur pour se faufiler parmi le chaos.  Elle appelle à nouveau, la détresse lui noue la voix : « - Harry !» La panique à défait sa coiffure, les mèche folle se sont multipliée et elle est là. Le regard inquiet, finalement déchirée à l'idée qu'il puisse à nouveau lui être arraché, qu'elle doive à nouveau survivre à son deuil.  
©️ FRIMELDA

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Lun 1 Oct - 16:30
 
Event #2 : Palais des glaces

Le calme trompeur de la cacophonie ambiante se voit perturbé par l’arrivée d’une rousse. Pas une qu’elle connaît bien, une autre. Regard plus perdu, énergie bien différente, démarche plus illogique. Ses orbes bleues délaissent momentanément sa contemplation pour se poser sur la nouvelle venue, un sourire détendu décorant ses lèvres. Figure qui détonne dans l’ambiance tamisée de l’événement, familiarité dans l’extravagance discrète de cette convive. Sa question l’amuse. Peu de personnes osent questionner ce que leurs yeux montrent, préférant se draper de conclusions hâtives.

« Oui et non. Je baigne dans le monde des nouvelles depuis petite mais ma véritable vocation sont les créatures magiques. »

Sa voix fluette s’élève, ses yeux détaillant à nouveau la foule aux mille couleurs. Ils peuvent peindre leurs mots de toute la douceur et courtoisie du monde, la tension est palpable autour du groupe où s’affrontent dans un combat de mots et de regards le ministre et ses « invités ». Epicentre d’une fissure majeure qui ne fait que grandir au fil du temps. Dommage que leur échange se perde à cette distance.

« Aujourd’hui je couvre cette soirée pour le Chicaneur mais normalement vous ne me verrez pas dans pareil endroit. L’air libre sied mieux à mon âme d’exploratrice. Et vous? Quel raison vous a mené au combat de couteaux enveloppés dans de doucereuses platitudes? »

Voix neutre, énonciation d’un simple fait. Evidence pour ceux qui savent voir. L’histoire, les objets, que décor pour une nouvelle partie d’échecs, une nouvelle tentative d’avancer, assurer, gagner des positions. Bataille pour l’opinion publique, combat de coqs sous les sourires polisés.

Puis le moment arrive. Ce moment où l’électricité remplit la pièce, où le chaos qui bouillonne depuis si longtemps sous les peaux éclate. Le glas tant attendu tombe, regard bleu se voile d’un rideau gris, instincts développés dans une guerre qu’elle n’a jamais voulu ressortent. Les cris surgissent, les éclairs lumineux volent, les corps tombent.

Plume disparue, parchemin enfoncé dans sa poitrine, Luna saisit sans réfléchir le poignet de son interlocutrice, l’entraînant dans sa course pour un endroit plus sûr, un abri où attendre que la foudre des hommes s’estompe. Pas la peine d’aller vers les cheminées, prises d’assaut par une foule devenue cible de choix pour les complotistes de ce soir. Elle détale, légère comme une plume, ses pas la menant vers un présentoir massif où le marbre fait une barrière naturelle. Ses yeux ne s’arrêtent pas sur les quelques corps des malheureuses victimes, occupée par sa survie et celle qu’elle entraîne.

« Ne bougez pas et surtout ne touchez pas ne serait-ce que le cristal de l’objet situé aux dessus de nos têtes. Un vieil artefact qui aspire les âmes, cadeau d’un sorcier qui a voulu copier les Détraqueurs. Son âme est toujours dedans d’après ce qu’on raconte. »

Explication distraite, attention portée sur le devant de la scène. Ses yeux cherchent, infatigables, scannent la foule jusqu’à retrouver le groupe où se cache le ministre, où la suite va forcément avoir lieu. Baguette en main, elle lâche de sa prise ferme sa compagne de fortune, prête à agir au moindre danger. La douce Luna n’est plus, place au soldat qu’elle fut à ses seize ans.
Codage par Libella sur Graphiorum
Pavel D. Monroe
ADMINISTRATRICE & MJ
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Mar 2 Oct - 11:38


Palais des glaces

Event Adultes

Langoureuses attentions distillées du bout des doigts. Satisfaction ronronne sous la paume d’Archibald. Monsieur Rosier. Commencer les familiarités avec sa cible n’est pas la plus extraordinaires des idées… Mais qu’il est difficile de résister quand d’expertes phalanges gratouillent avec une voluptueuse adresse le derme sous le poil. Intuition vérifiée : l’homme aime les chats. Parfait. Je laisse une petite tête hérissée de moustaches s’égarer sur sa gorge tandis que les pattes avant se dressent sur une épaule. Lent abandon aux flatteries offertes dans la toison d’argent. Il sait y faire. Rien d’étonnant. L’idée de ce coup de poker m’était venu en avisant la princesse voluptueusement étalée dans le bureau du Directeur. Si l’ogre tolère féline présence alors même qu’il traumatise l’ensemble de ses employés – moi le premier – c’est qu’il y avait un coup à jouer. J’ai avancé ma botte secrète. Le grand roque. La promotion du pion en dame.

Un petit coup de tête contre la gorge du tyran devenu esclave, un coup de langue égaré sur la joue. Je m’amuse diablement à troubler sa discussion avec la jeune Weasley, et plus encore de courroucer une splendide sacrée de Birmanie assise en contrebas qui me toise avec dédain en lâchant un pfeut agacé. Je viens probablement de me faire une ennemie de cette aînée superbement dédaigneuse.

Pour l’heure, toutefois, l’opération charme est activée : le but est bien d’être introduit par Monsieur Rosier dans ses propres quartiers. Une fois chez lui, sous l’égide de sa protection, il ne me restera qu’à farfouiller partout et me faire le témoin de ses secrets. Plan parfaitement dangereux dont la mise à exécution est pourtant bien entamée. Grands Dieux ce qu’il est agile de ses mains. Yeux mi-clos, je scrute la foule par-dessus l’épaule de mon patron. Un mouvement attire mon œil, je me redresse, plantant naissance des griffes dans le costume de l’homme. Muscles saillent le temps de l’observation. Une silhouette vaguement familière fond la foule… Qu’est-ce qu’il fiche ici ?

« Mort à Potter ! Avada Kedavra ! »

Cette voix. Nom de… Le rayon de lumière verte se perd dans le tumulte tandis que se détourne l’assaillant. Je scrute ses traits pour m’assurer, bien que cela soit parfaitement inutile. Cette voix. Je l’aurais reconnue entre mille. Si vraiment les Euthanatoï sont de la partie, il y a commanditaire sous l’action. Une évidence : n’importe quel tueur à gages exige précisément son paiement. A la noise près. Mon corps se ramasse et se détend en moins d’une seconde. Sans égard pour le costume hors de prix de mon esclave temporaire, j’ai bondi par-dessus son épaule et détalé dans la foule. Il me faut un endroit duquel faire jaillir l’Euthanatos plutôt que le chat. Je détale dans les couloirs, me glisse dans une salle sombre, opère transformation. Filin d’argent gobelin autour du poignet. Le combat au corps à corps a toujours eu ma préférence en plus de coïncider avec ma prétendue absence de magie.

Prenant à peine le temps d’ajuster ma chemise, je retourne dans le fracas, affichant l’air perdu de ceux qui font mine de débarquer. Je n’ai mis qu’une minute à changer de forme et détaille rapidement la foule du regard. Panique. Sortilèges fusent. Je dois le trouver avant que d’autres ne le fassent. Loyauté oscille entre le Ministère et ma Tradition. Merde. Infime hésitation balayée lorsque je vois Archibald Rosier sur les talons de l’un de mes proches. Re-merde. Une seconde pour réagir. Folle course dans la cohue, corps percuté de plein fouet. Archibald Rosier chancelle tandis que l’autre s’éloigne.

« Monsieur le Directeur ? Vous allez bien ? »

Innocente opportunité de sauver l’un des miens pour mieux lui demander des comptes par la suite. L’argent gobelin étincelle encore sous ma manche. Ce serait dommage de devoir trancher la gorge de mon Directeur sous les yeux d’un membre de ma tradition.

678 mots
Archibald Rosier
ADMINISTRATRICE
hiboux : 1393
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pour toi, je changerai l'or en fer,
& le paradis en enfer
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Mar 2 Oct - 18:33
FOLIA


Horreur sympathique.
Onde noire de nénuphars embrasés.
Un foehn se couche sur l'assemblée et baise moult mascarons d'une molle étreinte. Pogrom piallard dans les veinules du noyau terrestre. Hydrophobique popine où roulent haillons et ventres sales. Ecoeurante chaleur, pandémoniaque crédence dessus l'argenterie duquelle se ruinent quelques bonhommes. Synode tisonnée dans une pléthore de vendetta. Auréoles de panique desquelles se démêle arantèle de cornacs. Apaches nébuleux, débraillés de nippes bourgeoises, embrumés dans la cohue endiablée.  A priori, l'orchestre militaire semble vain et l'armistice s'évapore comme mousson d'escarbilles. Chant des ossements, bal des squelettes.  Archibald bourdonne blêmes éclats, brodant pudique surprise  aux Molochs sombrant dans la mêlée. Voyou qui ricane sous le corsage. Roi de Babylone bien en chair bien en vie. Petit prince rescapé. Potter chanceux, vraiment? Moins que la cime argentée des augustes Némésis. Dans la faux sacrifiel d'un énigmatique Charon, il lorgne les pantins s'entrechoquer au barouf de leurs armures en carton. L'Ophidienne s'écroule. Trois autres suivent. Le sang gouaille hors des veines et serpentent sur la pierre gourmande. Bienvenue au bal des pendus.

Manticore dans la forêt violette. Têtes fêlées qu'il jalonne sous les faux cieux d'un soleil arriéré. Cornac en ligne du mire. Curiosité des mahouts. Qui sont-ils? La rondeur de ses lèvres s'étuve à l'expectative. Citrouille aux talons essore sa pelucheuse moulure au moindre bond.  Pierreries dardées sur l'évanescent communiant au cœur du troupeau. Papillons de fringale à l'idée de saisir coupable. L'entreprise est pourtant sabotée. Cornichon dans ses pieds! Revers de savate qu'il aimerait allonger. Quel Troll doit-il mettre au gibet? Dans la mer d'Anthracites, l'haleine vive et tiède, Archibald se racle le violon. Mise en lumière de sa nymphe noire. Monroe...

« J'irai mieux si un imbécile ne m'avait pas foncé dessus! »

Crachat sucré d'une octave enflée. Bleu dégoût au malandrin dissout dans la houle de chairs. Secondes d'inattention. Si le baladin n'avait pas fienté maladresse à l'incongru instant, peut-être aurait-il pu saisir l'énigmatique forban et rudoyer sa caboche dans l'ode méphistophélique de ses malacies cannibales. Garenne mis à mal. Croquignole muselée.  Mammon se détourne du minaudier crotale, non sans larguer phtisique oeillade en coin du factice Cracmol.

« Evitez d'autres bavures »

Vitupère. Grief. Résonnance luciférienne. Squale se drapant de ses vieux galons. Appétit malsain retrousser sous une nappe d'unité. Sans chapelet d'amour pour Vénus empotée, il rejoint le nombril du moustier, soucieux des intrigues. Astoria Greengrass. Regard creux, ossature sédentaire. Véracité criarde. Moribonde ondine sur les fleuves barbares. L'épouse et l'enfant. Oh wait... Arcanes promises au secret. Aveu dans l'absinthe et le bourbon, nébuleux boudoirs, à l'aube des Grands Complots. Poussin malefoy. Néant martyr, gueule béante promise au mulard poudreux de tétanie. Pauvre mouflet...

L'épouse et l'enfant.
Pensée boiteuse. Dessous un haubert caduc, le sang-mêlé chevrote, hâlé de vestiges poussiéreux, cloué de vagues à l'âme. Dans la péninsule encéphalique, des gueules saillissent. Une muse, une princesse.  Surin dans l'os, l'émotion sourde, la cuirasse se disloque. Maxyme et Ambroise dansent sur les flots d'antan. Mise à nu l'espace d'une lapsus, Wendigo renfile plastron et ajuste cravate. Au sol, le dauphin et la dauphine. Falots sans rixe, le premier de vomissures cristallines, la seconde d'un baiser made by Charon. Blême flottaison d'un vaste chagrin. Le morveux bon pour la casse. Myocarde irrécupérable. Sans doute?

Autour, sur les Cieux vermillons,les aurors s'affèrent et roulent à des vaines quêtes.

« Drago, rejoignez votre Mère, vous ne pouvez rien pour elle »

Familiarité du prénom. D’un Adonis perdu dans ses songes.
Qu'il le veuille ou non, tronc de chair figé, sève coagulée. Compagne trottant sur les récifs mortuaires. D'une presse ferme, le gamin poussé aux bras de la Reine Mère. La salle, muée Marais du Diable, palpite encore de quelques dangers. Entremets avant l'apothéose? Occulte scénario…

Furtive nébuleuse. Poteaux de couleurs. Jörmungands dans la mélasse.
Aptitude à déboutonner la prédation à portée de râle. Parfum de péchés sulfureux. Archibad détale de la moribonde clairière pour s’engloutir dans la sylve humaine. Les Malefoy d’un côté, Potter de l’autre. Boléro infernal, carcasses intimes. Quidams émaillés dans un beau charivari. Pourtant… L’un se dénote, tailladant la foule comme un félin dans la broussaille. Frôle Belbezuth. Lucarne boulimique sur la nuque démunie. Arabesques méphistophéliques empoignant le derme jusqu’au cuir chevelu. Bouche édentée au délinquant supputé. Le Freux chemine à l’opposé. Sans un regard pour lui. Mauvaise idée. Curieux, le malin dévisse croche-patte. Faust à terre, robe éparse. L’agitation ignore le naufragé tout comme la goule pliant genou pour coincer Faust d’une clé de bras et déchirer un bout d’étoffe. Tatouages cabalistiques exposés, rongeant le derme de l'encolure jusqu’au râble. Pestilence de magie antique...

« Euthananos… »

Soupirail curieux.
La horde des charognes. Spadassins sur commande.
La question étant. Qui est le roitelet patron ?
Cerbère miaule sous son flanc. Citrouille à l’affût. Mouvement d’ombre couronnant sa cime. Un autre. Archibald décampe dans la foule. La présence persistante des fauves signifient un autre forfait. Appétence morbide d'une entropie sur le qui-vive.



(c) AMIANTE
Augustus Rowle
MODÉRATRICE & MJ
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Mar 2 Oct - 22:24


Palais des Glaces
« Je crache aux babines de l'hominidé monstrueux. Vantardise est mère de tous les meurtres. Machinations huilent mécanique. »

Putain puritaine. L’exposition dévoile son flanc. Blême chair d’histoire dévoyée, jambes écartées. Pervers badauds se rincent l’œil. La charte de fondation de Poudlard. Intime cadeau qui ne devrait être réservée qu’aux yeux seuls de l’homen de l’école. Domaine souillé. Exhibition des entrailles du monde sorcier. Viscères à nu.Viol. Anathème. Le vampire éructe sa hargne, le nez noyé dans l’impassibilité d’un champagne intouché. Ce n’est pas famine qui gronde, c’est dégoût. Complaisance bohème dans la famélique ivresse musquée d’un rapt. Reliques embourbées dans regards concupiscents. Vieilleries foulées au pied. Foule embourgeoisée. Noblesse décadente. Histoire éventrée. Camelote caillant dans les vitrines. Chienne de nuit. Pute du Ministère, l’histoire fait le trottoir et tend la croupe au politique.

Soies et bijoux précieux étincellent à la sélène nocturne. Corps pressés laissent libre cours aux langues assassines dégueulant mondanités. La goule vomit ces rencontres, rase les murs. Observe de loin. Pies jactent, dindons jacassent. Voleurs et victimes se côtoient dans une myriade céleste. Pour un peu, on entendrait Zeus tonner, Venus soupirer et Isis chialer. Quelle perte de temps.

Coupe pleine considéré avec intérêt. Vieux gestes ont dure mort. Deux siècles et les habitudes sont encore ancrées. Façade lampée de néant. Les bulles explosent à la surface du topaze ondulant. Viride éclat de voix. « Mort à Potter » Impardonnable lancé. L’émeraude claque sur un corps. C’était déjà tabou aux siècles précédents. L’ennui trompé clamse. Grandiloquence des appels au meurtre, les étincelles fusent. Qui en sont les cibles ? Mystère. La prunelle s’étire sur une pupille d’encre : Archibald Rosier. Tout proche. Trop proche. Strige avance. Témoin impromptu d’une singulière rencontre. Jeune homme lancé à toute allure le percute. Maladresse ? Altercation. La consentante victime du Vampire abandonne à son sort le jeune homme. Offrande insoupçonnée à la curiosité bestiale. Exploration. Conquête. Étrange soulas se peint sur les traits du cadet. Œillades lancées fugitivement vers les flots refermés. Geste malvenu ou à dessein ? Il faut en avoir le cœur net.

Coupe abandonnée gît sur une table. Foule fendue d’un pas allègre. Libérée de la crainte du trépas, la marche se fait joyeuse. Ivresse délicate d’une main égarée sur l’épaule du jeune garçon/ Lente descente jusqu’à un torse protégé de seules frusques dépareillées. Frasques révoltant tout homme de goût que l’alliance de ces carreaux avec ce tweed. Zygomatiques étirées en un sourire. Haute silhouette penchée jusqu’à capturer la palpitation d’un corps chaud contre soi. Dos plaqué contre poitrine, bras refermés sur la proie. Funèbre étreinte requiert mortel baiser. « Maladresse ou dessein ? Je me demande bien ce qui peut avoir guidé votre inopinée collision, jeune homme. » Lèvres toutes proches de l’oreille. Gueule béante. Crocs. Tracer une ligne légère le long de la jugulaire. Avertissement. Le mecton en vaut désormais deux. Puissance paume de glace refermée sur une gorge surinée. Doigts pianotent sur la carne alanguie. « Archibald Rosier devait être très pressé ou très épris pour ne vous avoir tué. Il ne tolère pas la médiocrité. Peut-être finira-t-il par se rattraper ? Vous me semblez exquis. »
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Sanglantes rencontres

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Mer 3 Oct - 8:42


Event #2 : Palais des glaces Les participantsMême si les paragraphes s'alignaient avec grâce, cherchant à informer les invités sur la nature des objets exposés, l'entreprise était vouée à l'échec. Ce n'était qu'une illusoire tentative, le parachèvement d'une scène d'apparat. Le prétexte n'était qu'un leurre, une mise en scène. L'attrait réel de cette histoire ne venait que de ce duel au sommet, joyeusement orchestré par le ministère et les insurgés. Pourtant, une personne tentait de prendre l'histoire à revers, véritablement plongée dans ces contes, prête à admirer ces vestiges. Une manœuvre particulièrement délicate tant l'ambiance ne s'y prêtait pas. Difficile en effet de se concentrer sur sa lecture, quand on avait en fond sonore, une infernale cacophonie. D'ailleurs, il était impossible de différencier les voix, tant elles se mêlaient les unes aux autres, dans un enchevêtrement déformant. Il n'y avait que les extrêmes qui se percevaient avec plus ou moins de violence. Ces voix basses, rauques de barytons, ainsi que les piaillements cristallins de la gente féminine. Rien qu'à les entendre, Snejana était pratiquement sûr que la moitié d'entre eux était faux ou ironique. Comme quoi, la bienséance n'avait pas que des bons côtés. Essayant une nouvelle fois de chasser ses pensées parasites, elle tentait de faire le vide, de se concentrer sur un palimpseste vieux d'un millier d'années. Mais c'était peine perdue. À peine parvenait-elle à déchiffrer les premiers cryptogrammes qu'un bruit, commun, sortit du lot. Il était net, clair, tel le verre brisé. Si son attention ne s'y accrocha pas immédiatement, elle pallia ce manque dès les premières notes de ce funeste aboiement, clamant la mort de Potter.

Évidemment, le geste suivit la parole, tandis que l'éclair mortel évitait Harry de justesse, pour venir percuter, par erreur sans doute, la jeune Astoria Malefoy. La soirée venait de glisser dans l'horreur et pourtant son esprit était encore perdu ailleurs, vers ce timbre, vers cette assonance chaude qui lui disait irrévocablement quelque chose. Ses souvenirs se battaient la primeur, en vain. La brunette était plus physionomiste qu'auditive, elle ne remettait pas un prénom sur cette impression de déjà-vu. L'employée ne put de toute façon pas y passer plus de temps, car l'agitation avait gagner la plèbe, déclenché la panique. Exit la quiétude d'une soirée mondaine, la bataille venait de reprendre de plus belle, faisant sortir les baguettes de leurs caches. Prudente, logique, presque flegmatique, la brune recula placidement contre le mur, vers un poste d'observation qu'elle jugeait plus sur. Mieux valait voir l'ennemi arriver en face, que de l'avoir derrière soi. Qui plus est, elle avait toujours refusé de céder à la panique et ce n'était pas aujourd'hui qu'elle comptait débuter. C'était justement dans pareille situation qu'il fallait oublier ces émotions et rester impénétrable à la peur ou à la colère, pour pouvoir être efficace. Alors contre toute attente, elle restait d'un calme olympien, usant d'un comportement qui a bien des égards pouvait être sidérant. Non, elle ne céderait pas à cette pulsion irraisonnée de fuite vers l'avant. C'était, au contraire, le meilleur moyen de se prendre un sort perdu. Non, cela ne servait à rien de stresser, ni de paniquer ou même d'implorer le ciel, il fallait faire face et déjouer les embuches. Il était également inutile de pleurer les morts, ils étaient morts, c'était fini pour eux. Une froide logique issue d'un prérequis professionnel.

Une habitude qui l'aidait à ne pas suivre la masse. Immobile dans une position défensive, son regard papillonnait dans la foule, accrochant les faciès affolés, tout en venant se saisir de sa baguette et de sa dague. L'usage de ce bois de frêne n'était évidemment pas son idée première, mais il y avait bien trop de sorcier en présence que pour se laisser aller à sa vraie nature. Une nature qui semblait se rappeler à ses bons souvenirs, à moins que ce ne soit qu'une vague impression, mélange de trait faciaux à l'alter ego connu ? Impossible. Le flash se fit, associant sa vision et son ouïe pour une reconnaissance collégiale. Eh merde. Hermétique aux cris et à ses éructations contradictoires, elle tentait d'analyser le contexte le plus sereinement possible, un point particulièrement ardu quand entrait dans la danse un patrimoine presque perdu. Pendant ce temps, évidemment, le pugilat ne faisait que se renforcer, la faute se rejetant de l'un à l'autre. Un constat déprimant. Parce que de toute évidence, la logique avait complètement déserté leur âme, les laissant en proie au supplice de l'adrénaline. Ils n'étaient donc plus capables de voir, à quelques exceptions prés, que le chaos était certainement le but souhaité et que le maintenir en place était une hérésie. À quoi bon jouer le jeu de l'ennemi? C'était nuisible, il fallait aux contraires partir sur son antipode, ne pas leur faire plaisir. Il fallait arrêter ces émulsions de violence pour se ressaisir, ou les morts à décompter ne feront que s'accroitre. Malheureusement, personne ne semblait vouloir intervenir pour calmer le jeu, préférant opter pour leurs desseins personnels. Très bien, il faudrait donc se rabattre sur l'instigateur de ce drame, mais voulait-elle vraiment le livrer au jugement? Le doute persistait. ..

Snejana soupira, reprenant sa prise sur la lame argentée, un problème à la fois, il fallait le retrouver. Mais comment retrouver quelqu'un dans une foule en mouvement, prête à tout pour sortir du ministère ? C'était une bonne question, tant les salles accessibles se multipliaient. Ignorant l'échec possible, son esprit ne cessait de repasser en boucle les derniers évènements, cherchant à provoquer le déclic. Si elle partait du principe que tout ceci n'était pas l'œuvre d'un désœuvré ou d'un psychotique, ce qui était de toute façon le cas s'il y avait des euthanatos dans l'équation, il ne restait plus que l'idée d'une préméditation. Hors toute organisation requérait préparation, manière et motif. Enfin, voilà ce qui lui semblait être une faille. Petit à petit l'idée germait sous son crâne, alors qu'elle évitait au mieux quelques répliques cuisantes, qui mitraillaient sa position. Bien, si c'était une personne complètement dans son rôle, dans son personnage, dans son plan, elle était évidemment capable de tous jouer, absolument tout, à une exception près : La spontanéité. Un fin sourire souleva ses lippes, l'idée était à tester et même si elle se plantait royalement, elle trouvait que c'était toujours mieux que s'égosiller pour rien. Ni une ni deux, elle releva sa baguette vers le plafond dans le but de faire raisonner plusieurs déflagrations. Elle voulait créer la surprise, arrêter les mouvements, engendrer une nouvelle inquiétude, bref mettre le grain de sable dans l'engrenage et en profiter pour scruter tous ceux qui passeraient à porter de vue. Une. Deux. Trois. Wait and see....


©️ Justayne

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Pavel D. Monroe
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Mer 3 Oct - 11:17


Palais des glaces

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Le jeu en valait la chandelle. C’est ce que je tente de me dire lorsque les mains du Directeur du département des Mystères me repoussent sans ménagement. Sa voix claque, sèche. « J'irai mieux si un imbécile ne m'avait pas foncé dessus! » Le ton est donné, mais pas immérité. L’imbécile a manifestement réussi son coup. Je ravale un sourire qui ne laisse qu’un tic nerveux sur la commissure des lèvres et baisse la tête. Mine honteuse affichée. Excuses.

« Veuillez m’excuser, Monsieur le Directeur. »

Satisfaction grignote la conscience. Le choix était malaisé, mais il semblerait qu’une décision ait été prise. La tradition ou l’intérêt naissant pour Archibald Rosier ? Ma famille ou cet énigme de la nature ? J’ai opté pour la sécurité du terrain connu. Une fuite, encore ? J’essaie de n’y pas penser lorsque la foule se referme sur le dos noyé de flots humains. « Evitez d'autres bavures » Oui, monseigneur. Je demeure pensif, hébété. La paume tremble, l’argent gobelin mord la chair de mon poignet. S’il avait été autre, j’aurais agit différemment. Témoin ou non, la corde se serait serrée autour de sa gorge jusqu’à trancher les chairs et abreuver le carrelage d’une marée vermillonne. Pourquoi ne l’ai-je fait ? Tiens-je à ce point à mon travail au Ministère, à ma vie en Angleterre ? Il me suffirait de peu pour disparaître. Quelques changements physionomiques, tout au plus et un nouvel accent. J’ai agit pour ma tradition, mais je n’ai pas agit avec les moyens requis par elle.

J’en tremble encore, immobile au milieu de la cohue. La houle de l’incertitude menace de m’emporter tandis que résonnent les voix et frappent les enchantements. Que n’ai-je eu la bonne idée de rester chat ? Sous forme féline, j’aurais pu… qu’aurais-je pu ? J’aurais griffé Archibald pour le déconcentrer ? Ma couverture eût été intacte… Peut-être. Le doute m’étreint. Le doute m’étouffe. Jamais je n’ai eu cette folle sensation de perdre pied au milieu d’une bataille. Je suis davantage soldat que commandant. J’exécute. Tout. J’exécute les ordres comme les cibles. Et les sillons de la terre peuvent s’abreuver enfin.

Le fil de mes pensées se rompt. Cristal tinte. Sonnette d’alarme. Je l’ai senti sans même me retourner. Une faille dans l’ordre naturelle des choses. Une anomalie. Une brisure des cycles ancestraux de la vie et de la mort. Un vampire. A l’instant où je m’apprête à filer, des bras se referment sur moi, m’arrachant un frisson d’horreur et de panique. Depuis quand ceux de ma Tradition fricotent-ils avec les morts ? Jamais. On les traque, on ne les enlace pas. Il ne doit pas être avec eux. Qui alors ?

La réponse tombe dans un chuintement de voix. « Maladresse ou dessein ? Je me demande bien ce qui peut avoir guidé votre inopinée collision, jeune homme. » Je déglutis avec peine. Le contact avec le vampire me glace et m’électrise. Lorsque flamboie le danger, l’infime papillon s’en trouve irrémédiablement attiré. Je pourrais me dégager de ces bras. Je le dois. La voix enjôleuse reprend. La caresse de son croc sur ma peau tire la sonnette d’alarme. « Archibald Rosier devait être très pressé ou très épris pour ne vous avoir tué. Il ne tolère pas la médiocrité. Peut-être finira-t-il par se rattraper ? Vous me semblez exquis. »

Deux informations essentielles : il connaît Archibald Rosier, et si je ne réagis pas bien vite, je vais finir par y passer. Il me faut agir, et vite. Je n'ai pas l'intention de finir en dîner, et mon enquête sur Rosier prend un tour nouveau. Ce constat fait, je crochète le bras autour de moi pour m’extraire de la prise du vampire. Délicatesse de l’entreprise, je les sais parfois un peu susceptibles.

« Maladresse, monsieur. Je n’avais pas vu Monsieur Rosier. Et puis… je ne vois pas pourquoi le Directeur du Département des Mystères s’intéresserait à un technicien de surface. Pourriez-vous me lâcher, s’il vous plaît ? »

Bon sang… Ce qu’il est agaçant de jouer les ingénus quand je pourrais le faire brûler d’un simple contact ? Ma magie palpite au bout des doigts. Je suis plus ébranlé par la situation que je ne veux bien l’admettre.


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