Event #2 | Palais des glaces
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Mer 3 Oct - 19:44
Event # 2 : Palais des glaces
ft. Trop de gens.
« Franchement, qu'est-ce que je fous là ? » ▬ CONNOR.

Glaces étincelantes, berceau des reliques dont l’iris prasine caressa les trésors. Bois, métal, parfois simple pierre fourmillant encore de magie. Le sourcil se haussa. Perplexité dédaigneuse, alimentée toujours un peu plus quand l’intérêt frôla les noms étiquetés aux artéfacts. Il eut un profond soupir. Qu’est-ce qu’il n’aurait pas donné pour passer la soirée au Château. Les rires de ses amis, le feu crépitant en échos dans son crâne, bien loin du cirque des zygomatiques factices qui l’engloutissait en l’instant. Jamais il ne ferait parti de ces petits manèges, se promit-il. Descendant son verre d’une traite, comme cherchant dans les bulles le réconfort face au jeu de faux-semblants. Le cristal et les beaux tissus boudant avec sévérité sous son regard d’une affreuse teinte d’hypocrisie. Quitte à choisir, il aurait même bien voulu attendre son père au Chaudron Baveur, le temps que ça se termine.

Mais un coup de coude lui traversa les côtes. Rappelant l’enfant indigne à l’heure qui fit alors volte-face sous l’ordre. Puis surprise. Viride croisant un homologue dans les prunelles du Premier Ministre lui-même. Seconde fois de sa vie qu’il s’en trouvait aussi proche – la précédente ayant été à Poudlard où le bonhomme avait moins fière allure. Et surtout qu’il avait fait bisou au sol de la Grande Salle. Drôle d’annonce de victoire, s’amusa intérieurement la jeune âme.

Le conquérant engagea rapidement les salutations, s’adressant à eux avec attention particulière – flatterie de leur nom et de leur personne. A laquelle les descendants O’Nialláin mordirent tous deux, l’un ravi, le second dans le même ordre d’esprit bien que l’étonnement brillant dans l’iris. L’arnaque politicienne fonctionnant avec splendeur sur ces deux enfants de la république sorcière du Royaume-Uni. Encore plus quand Potter enchaina avec adresse son intérêt au plus jeune, tendant même sa poigne en sa direction quand il eut suffi d’enlacer celle de son père. Un vrai sourire – le premier ce soir – perla sur la gueule d’ange.

« Oui Gryffondor encore pour un an, confirma-t-il avec fierté – le torse bombé aussitôt. »

La rencontre fut toutefois brève. Le politique devant reprendre son rôle et saluer le reste des convives dans un au revoir révérencieux qui retira encore moins le regard vainqueur de l’aîné du lion. Le fils pouvant allègrement traduire dans les teintes malachite de son vis-à-vis un orgueil agaçant. Une sorte de « Tu vois ? » muet qui poussa l’enfant d’Irlande à cacher la nature agréable de sa précédente surprise. Il ne voulait pas donner entière satisfaction à son comparse. Après tout, cette rencontre ne changerait rien dans ses positions quant à une future carrière au ministère – à la limite mettant juste une note appréciative sur leur nouveau Premier Ministre. Crainte acerbe de se retrouver dans cette fourmilière si peu épanouissante accrochée à l’échine. Ce n’était pas un avenir que d’être une souris en cage. Surtout que si c’était pour un jeu de confrontation, pouvoir, et consécration, il se retrouvait nettement meilleur duelliste sur son balai.

Ainsi son pas se ré-emboita de nouveau celui de sa précédente demi-promenade. Toujours à la recherche de laisser s’écouler les secondes en évitant soigneusement la direction de sa camarade. Prières en boucle dans les tréfonds de son crâne suppliant que le supplice s’arrête plus tôt. Et les dieux tendirent l’oreille.
Il n’aperçut aucunement l’action. Simplement ce cri, cette revendication morbide qui tonna au travers de la foule. Silhouette à l’écart du cercle d’action, il ne put percevoir que les reflets abjects sur les murs. Le vert foudroyeur et foudroyant, qui vint cueillir une vie. Laissant dans son sillage choir l’âme dans un sommeil profond. Cadavre en simple témoin d’une précédente existence. On venait de lancer un Avada Kedavra.

Il écarquilla les yeux, se tournant brusquement à l’image de ceux qui l’entouraient. L’inquiétude montante une fois les premières secondes du choc envolées. Vint la ponctuation d’un second sinople. Toujours aussi machiavélique. L’appel aux baguettes et au front en écho. Cacophonie macabre et malsaine s’emparant de cette salle de bal où il ne sut plus où donner de la tête. Son ventre se serra, complètement stupéfait. Dépassé de cet imprévu particulièrement malsaine. Invoquant juste la panique. Des gens venaient de mourir ? Il n’y croyait pas. L’idée sembla invraisemblable. Il fallait alors peu de temps pour que les Moires déballent le fil et le coupe de leurs dents ?

C’est alors que la main paternelle vint s’abattre son torse. Défense stricte d’avancer. De bouger. Les muscles à la similarité avec son propre corps tendus pour que la tête pivote en point final. Chacun dans la clarté au nom héritage de leurs ancêtres s’annonçant l’horreur où il eut la confirmation de ce qu’il avait cru voir.

« Tu rentres. Maintenant. »

Ordre rauque qui supprima sa respiration avant qu’il ne s’entête. La désapprobation retentissant pourtant rapidement. Mais le visage quarantenaire se fit assez dur pour ne pas qu’il s’y refuse d’emblée. A vrai dire, le grand brun eut aussi conscience en l’instant de son impuissance. Sa présence n’avait clairement aucune utilité dans ses lieux. Le temps était compté pour qu’on ne fasse disposer les convives. Pourtant il rétorqua, sérieux à son tour :

« Tu viens avec moi, alors.
- Connor, ne fais pas l’enfant et transplane immédiatement ! »

La rareté de l’engueulade n’eut pourtant pas raison de l’enfant. Secouant la tête fébrilement.

« Tu ne serviras pas plus ici que moi je te rappelle.
- Raison de plus pour que tu ne rechignes pas. On se retrouve très vite à la maison. »

Les deux bornés venant encore se confronter dans une lutte silencieuse. Mais la rareté de l’autorité paternelle l’emporta. Le viride pourtant pivota une dernière fois par-dessus la cime des têtes, comme cherchant là où s’étaient échouées des coquilles dorénavant vides. Les premiers cadavres qu’il avait à proximité. Epouvante à la clef de cette première expérience mondaine. Ha ça il s’en souviendrait des sauteries du Ministère.

Le prasin revint finalement au visage de son ascendant, l’inquiétude en bout de pupille. Cherchant l’assurance que son père reviendrait bien. La promesse se cella dans leur silence. Puis le jeune homme se fit docile. Et transplana.


Credits : Gasmask



Défis écriture effectués:
 
Narcissa Black-Malefoy
L'ENCHANTERESSE
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Becoming a dark lady | Death eater wife | Ruling her world
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Dim 7 Oct - 11:07

Vous sentez le changement à l’instant même où se rompent les conversations. Un cri traverse la foule, une baguette levée vers Potter. Vous demeurez stoïque. Mort, incompréhension peinte sur les traits. Les vôtres ou ceux de Potter. Tout se passe trop vite. L’enchantement claque par dessus votre épaule et touche votre belle fille. Vous vous figez, décomposée par la stupeur avant de vous précipiter vers Astoria. Les yeux encore ouverts, votre fils en état de choc. La guerre est de retour. Vous passez la paume sur les paupières de votre belle fille, les fermant avec une infinie douceur. Vous l’aimiez, cette petite. Beaucoup. Archibald Rosier vient à vous, se penche sur le corps, intime à votre fils de vous rejoindre. C’était l’électrochoc qu’il vous fallait, votre cerveau daigne enfin se remettre en marche.

Vos mains crochètent les épaules de votre fils dans une caresse de réconfort. « Il n’y a plus rien que nous puissions faire, Drago. Viens. »

Vous l’attirez à vous sans vous rendre compte de la larme perlant sur votre joue. Votre esprit fonctionne à plein régime, vous savez que dans peu de temps, le piège se refermera sur vous. Vous n’avez pas commandité l’assassinat d’Harry Potter. Votre fils l’a-t-il fait ? Un de vos alliés l’a-t-il fait ? Un de vos opposants pour vous faire porter le chapeau ? Il faudra une enquête, mais vous pouvez d’ores et déjà entendre gronder le public : on ne vous croira pas. Qui que ce soit qui ait fait le coup, vous êtes jugée coupable par défaut.

Alors il faut courir, partir. Un geste de baguette pour alléger le corps sans vie. Vous vous chargez d’Astoria. Il faut qu’elle ait de décentes funérailles. Votre visage est pâle, défait. L’on court autour de vous. L’on se bat. Vous voyez la folie se déclencher tout autour de vous. Les sortilèges fusent, les corps s’entrechoquent. La morte contre votre coeur exhale une ultime tiédeur.

« Viens, Drago. » Répétez-vous, la voix plus décidée. Ce pourrait presque être un ordre, prononcé si doucement que votre seul fils a pu l’entendre.

Il n’y a plus d’autre échappatoire que la fuite, désormais. Vous sentez votre fils en état de choc. Cela vous rassure presque : au moins est-il probable qu’il ne soit pas celui qui a commandité cette attaque ratée.

Quel dommage : si cet assassin avait mieux visé, votre faction s’en serait trouvée grandement renforcée et non pas ainsi amoindrie…

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Augustus Rowle
MODÉRATRICE & MJ
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Dim 7 Oct - 17:19


Palais des Glaces
« Je crache aux babines de l'hominidé monstrueux. Vantardise est mère de tous les meurtres. Machinations huilent mécanique. »

Fines attaches d’un corps délié plaqué contre soi. Cogne le palpitant : assourdissement suave d’une proie capturée par les affres de l’angoisse. Frayeur perçue dans les pulsations éructées par sa chair. Muscles crispées qu’il serait bon dé dénouer par de suaves caresses. Le monstre déploie trésor de sensualité au cœur de la tourmente. Pilier immobile alors que courent les victimes sacrifiées, scarifiées par les enchantements. Être déjà mort offre quelques avantages. Les doigts s’attardent près d’une mâchoire décidée, s’invitent sur le galbe de lèvres rosies prêtes à accueillir baiser, effleurent une mèche follement alanguie contre la nuque. La poigne ferme d’une paume glaciale maintient la gorge à portée de crocs avec un peu trop d’implacabilité. Suffocation. Déglutition difficile. Instants d’indécision où se débat l’innocent agneau fauché par le fauve. Air manquant, corps tétanisé tandis que voyage la pulpe d’une gueule soudainement avide d’exploration. Terres inconnues d’un minois pourtant identifié. Pavel Monroe. Précisément l’objet de curiosité d’Archibald. Il n’est de hasard pour faire mieux les choses que le dessein. L’ère d’un soupçon.

La prise se raffermit sur le torse tandis que s’égarent des phalanges hivernales dans le fouillis d’un coutil modeste sans jamais franchir la barrière d’étoffe sacrée. Les échos de la bataille paraissent lointains. Urgence d’une marque apposée sur le corps volatile. Espace clos de bras. Espace replié d’une seconde effondrée sur elle-même. La gueule vorace du strige se referme sur la peau et pose un baiser à la naissance de la gorge. Le croc papillonne avant que ne s’ouvrent les bras pour libérer l’innocente victime désormais marquée d’une profonde estafilade sur le trajet de la carotide. Goutte unique d’un sang vermeil perle sur le tissage damassé du vêtement. Une main retient violemment le bras du fuyard en devenir. Murmure langoureux égrené dans le creux d’une oreille. « Augustus Rowle, directeur du bureau de régulation des créatures magiques. Je vous attends demain soir, dans à mon office, Monsieur Pavel Monroe. Je crois que vous aurez beaucoup à me dire quant à votre inopinée… maladresse. » Les doigts s’égarent une dernière fois sur la chaude et souple carcasse. « Je jugerai moi-même de ce qu’Archibald Rosier devra ou non savoir de notre entrevue. J’espère que vous me préparerez des arguments… convaincants. »

La foule se referme sur la dangereuse apparition. Frousse et danger. L’enquêteur espère avoir capté l’attention de la colombe convoitée par la Rose. Il songe qu’il lui faudra s’abreuver convenablement avant l’entrevue. Le lascard est un peu trop à son goût pour courir le risque de perdre contenance. Comme il serait regrettable d’astiquer avant Archibald une anatomie ravie par la passion de ses doigts. Sourire aux lèvres, la créature nocturne prend un singulier chemin.  Repérer Archibald Rosier et sa proie. Le monstre planté par-dessus le macchabée étalé sur le sol. Mouvement dans la masse grouillante. Mystérieux chasseur reparti. Petite tape donnée sur le sommet du crâne de l’Euthanatos peinant à se relever. « Votre agresseur est très sympathique de vous laisser en vie… Vraiment très sympathique. » Main plaquée sur le dos, ongle griffu taillade un tatouage sans ménagement. Cri de douleur disproportionné. « Tiens, est-ce donc vrai ce que l’on dit ? Abîmer l’une de ces marques influerait sur votre maîtrise de la magie ? » L’étau d’une main se referme sur la nuque. L’os craque et claque. Le corps s’affaisse. Qu’il aurait été dommage que cet homme puisse apporter le fin mot de l’histoire en témoignant contre l'un ou l'autre. Le chaos est diablement plus excitant. Satisfaction vite interrompue. Déflagration embrase le plafonnier. Tressaillement. Flammes filent mauvais coton avec les êtres des ténèbres. Pluie de cristal papillonne et choit. Jolie diversion. Divertissante ressource. Lueur d’intérêt embrase les noires pupilles. Hésitation dans la foule. Œillade au loin. Une femme tient toujours sa baguette levée. Petite signe de la main tandis que l’autre caresse cadavre dans une volupté langoureuse.
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Sanglantes rencontres

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Dim 7 Oct - 19:57
Snejana apparut dans son champ de vision et cette apparition fit hésiter Alys. Aller saluer son amie ou rester causer à une inconnue ? Normalement, elle aurait vite pris la poudre d'escampette pour rejoindre la brune mais cette dernière avait l'air beaucoup trop enchantée par les objets exposés pour qu'Alys ne trouve pas ça totalement rédhibitoire. Les reliques poussiéreuses ? Elle passait son tour, elle n'était pas vraiment intéressée par le passé. Ni par le présent d'ailleurs, presque elle s'y embêtait. Elle se reconcentra sur son interlocutrice, elle avait des jolis yeux et elle était journaliste sans l'être. Ah. Pff, cela sentait le compliqué. La rouquine sourit poliment. Chicaneur, créatures magiques, ok, ok, ça lui parlait à peu près. Par contre, pouvait-on lui répéter la question ? Et la traduire aussi ? Les métaphores, ce n'était pas réellement sa spécialité. Quelques instants de flottements avant qu'elle ne revienne de ses réflexions pour répondre. "Je ne sais pas trop. Je me suis laissée porter par la vague j'imagine..." Et la sale envie de quitter le château. Nouveau sourire un peu tordu. Elle allait définitivement déserter mais dans l'unique but d'aller reprendre des petits fours. Sa boisson n'était pas terrible d'ailleurs.  

Impression de déjà-vu. Vague mais tenace. Une sorcière qui passait devant elles en se remettant en place une mèche de cheveux, un bruit de toux. Et dans cinq secondes, le verre brisé. Cinq, quatre, trois, deux, un. Gagné. Elle soupira, fallait se sauver maintenant. Dommage, le buffet était bon. Elle n'eut même pas le temps de réagir qu'on la tirait déjà par le poignet loin de l'agitation. Oh, elle se faisait secourir par la jolie journaliste qui l'amenait dans un coin reculé. Bon plan ou pas ? Pas exactement le moment pour y réfléchir. D'un autre côté, elle était Alys, pas Potter, personne ne voulait sa mort alors elle n'était pas trop en danger. Elle fouilla quand même ses poches à la recherche de sa baguette. On ne savait jamais. Rien dans la poche droite, le pourcentage qu'elle l'ait oubliée augmentait. C'était marrant les priorités, elle avait toujours son paquet de cigarette mais le reste... Elle n'en avait pas réellement besoin dans l'absolu : elle s'était trouvée une garde du corps. Sourire, main gauche qui touchait enfin ce qui semblait être du bois, pas si désarmée que cela finalement.  

Regard ahuri aux dires de la blonde. Du assis-pas bouger-pas toucher version un poil plus polie, pour couronner le tout la description d'un objet qui n'inspirait rien de bon. C'était bien pour ça qu'il ne fallait pas garder les vieilleries. Alys y jeta un coup d'oeil suspicieux avant de se focaliser sur ce qui se passait. Du moins essayer de s'y focaliser. Quelques cadavres, du bruit, du fourmillement. Elle chercha Snejana dans la foule, facilement repérable car en pleine opération de tentative de destruction du plafond. Bon, visiblement elle n'avait pas besoin d'aide ce qui n'était guère étonnant pour une briseuse de sort. Maintenant, elle faisait quoi ? A part regarder le dos de la blonde et attendre que cela se passe. Rentrer ? On pouvait transplaner ? Ce serait abandonner sa pseudo-sauveuse et ça ne se faisait pas trop, du moins tant qu'Alys ne risquait pas grand chose. "Vous vous appelez comment d'ailleurs ? Moi c'est Alys... Et merci." Pas qu'elle lui ait réellement sauvé la vie ou quoi, la voyante se serait démerdée mais vrai que c'était sympa de l'avoir traîné jusqu'à un artefact hyper dangereux.

Pavel D. Monroe
ADMINISTRATRICE & MJ
hiboux : 778
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Mar 9 Oct - 22:59


Palais des glaces

Event Adultes

Les serres du prédateur capturent le souriceau, le plaquant au sol. Le rongeur râle, couine, vitupère, blanc comme linge, pâle comme mort. Mon esprit a beau se débattre, mon corps demeure frappé de stupeur face à l’agression. Immobile, paralysé au milieu de la foule et des tumultes. Une main sur le coeur, l’autre agrippée à la gorge. Étaux implacables, jougs dangereux. Les ténèbres ondoient au bord du précipice tandis que naît un frisson d’expectative le long de l’échine. Chairs un peu trop agitées d’envies contraires. Fuir et plaire. Se complaire et s’enfuir. Délicates hésitations, tumultueuses introspections. Caresses lancinantes me laissant paralysé, hébété. Frappé par la foudre, je ne songe à me dégager que lorsque l’étonnement se dissipe au profit d’un malaise fugace.

Je sens, plaqué contre ce torse de glace, les ténèbres jaillir d’une faille du tissu de la vie. Les coeurs battent, le sien s’est immobilisé. Destin figé, en suspens entre deux mondes. L’aube et le crépuscule se disputent l’avenir incertain du moribond. Un vampire. Une terrifiante rencontre. Le croc égaré près de l’oreille, la supplique inavouable. La peau frissonne au songe d’une enjôleuse voix. Le Cerbère m’emprisonne tout contre lui, distille grondements diablement séduisants. Une promesse portée par le ton, le roulement d’une mélodie articulée plus que par son contenu.

« Augustus Rowle, directeur du bureau de régulation des créatures magiques. Je vous attends demain soir, dans à mon office, Monsieur Pavel Monroe. Je crois que vous aurez beaucoup à me dire quant à votre inopinée… maladresse. »

Je laisse m’échapper la langueur d’un frimas. Une tempête boucane l’épiderme hérissé. La promesse d’une menace se noie dans l’immanence du toucher. Terrible danger auquel l’on m’expose. J’aurais dû rester chat.

« Je jugerai moi-même de ce qu’Archibald Rosier devra ou non savoir de notre entrevue. J’espère que vous me préparerez des arguments… convaincants. »

Le corps, enfin, est lâché. Je demeure sonné dans la tourmente. Délicate rencontre. Le fracas des combats reprend enfin le dessus lorsqu’explose en myriade de débris le plafond. Détonation dangereuse me sort de la torpeur. Bénie soit celle qui me rend à l’urgence de la situation. Le coeur tambourine, pulse l’adrénaline. Les combats, les euthanatoï… tout a perdu de son impérieuse saveur. Ne demeure qu’un indicible besoin de me réfugier en sécurité. Carne piquetée de terreur, j’ai l’impression d’avoir été enfant sous la férule d’un vieillard, bambin sous les coups d’un aîné, Vierge sous les caresses de Dieu. L’archange s’est cramé les ailes lors de l’Annonciation, et nul Christ ne viendra de la fréquentation de cet inquiétant Augustus Rowle.

Je me suis mis à courir, guidé par la seule volonté de le retrouver. Ma silhouette se dissipe dans la cohue et jaillit un chat gris, tigré, fourrageant dans les jambes d’Archibald Rosier. Miaulement sonore au bas du pantalon. La boule de poils tremble d’effroi. Une griffe se plante dans l’étoffe tandis que les patounes se dressent. Volonté d’escalader l’homme, de se réfugier dans la lénifiante et rassurante chaleur du giron de l’homme. Pour effrayant et intrigant que puisse être mon patron, l’ogre sera toujours préférable au rejeton du Diable.


514 mots
Harry J. Potter
MONSIEUR LE MINISTRE
hiboux : 306
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Mer 10 Oct - 13:31


Palais des glacesEvent

L’enchantement sabre l’air et claque dans la salle avant même qu’Harry Potter n’ait pu se plier à l’escarmouche langagière proposée par Narcissa Malefoy. Une détonation. Un meurtre. La flèche verdoyante passe au-delà de son épaule et fauche une vie derrière. Le Ministre regarde la salle sombrer dans un chaos sans nom. L’on court, l’on s’agite et l’on hurle. Le fouillis d’hommes et de femmes se percute dans un ballet décousu. Il se retourne vers les Malefoy. L’une des leurs à terre. Le corps d’Astoria née Greengrass refroidit sur le sol. Triste gâchis. Une vie prise à l’autre camp reste une vie prise. Il n’y a nul sentiment de victoire, seulement une impression de perte.

Le fracas des batailles prend vite le pas. Les mouvements de troupe s’organisent. Le cordon de sécurité mis en place pour la soirée se pique d’efficacité. Premiers sortilèges de stupefixion. Il y a dans l’air l’odeur du sang et de la mort. Narcissa est livide, penchée sur le corps de sa belle fille. Drago se tient à ses côtés. La fierté a sans doute laissé place à la consternation et à la douleur. Le piège que l’on avait tendu au Ministre s’est-il retourné contre eux ?

« Madame Malefoy, Lord Malefoy, vous êtes priés de ne pas quittés le périmètre du Ministère de la magie ce soir. J’étais manifestement la cible de cette attaque, et vous comprendrez bien qu’il est nécessaire de vous… disculper avant d’autoriser votre départ. Si vous vous avisez de fuir tous les deux, vous serez recherchés pour tentative d'assassinat. »

La froideur de la voix d’Harry le surprend lui-même : jamais il ne se serait cru capable d’une si grande maîtrise de ses nefs. Vraiment, il faudra qu’il remercie Hermione de lui avoir trouvé ce professeur d’étiquette. Si son âme bouillonne de sentiments contraire, il n’en laisse rien paraître. Il pourrait presque devenir un bon acteur avec un peu d’entraînement.

Un cortège d’Aurors s’est regroupé autour des Malefoy dans le but manifeste de les éloigner du champ de bataille sous bonne garde. Le Ministre fait volte face. Une détonation retentit pour tâcher de surprendre les assaillants. Il capte du coin de l’œil une silhouette penchée sur un cadavre. Augustus Rowle vient d’achever, semble-t-il, l’un des meurtriers. Une voix a résonné près de lui. Ginny. Harry hésite quelques instants entre l’élan de coeur et le devoir. Prendre à parti Rowle ou retrouver Ginny… Merde. Il voit la chevelure flamboyante de la jeune femme et songe qu’il s’agit de la meilleure décision à prendre. Le vampire du Bureau de régulation des créatures magiques attendra bien une nuit prochaine.

Il se détourne, comble la distance entre elle et lui et l’attire dans ses bras. « Chut, c’est bon, Ginny, tout va bien ! »

Sentir contre lui le corps frissonnant de la jeune femme lui met un coup au coeur et lui empourpre les joues. Sitôt qu’il la sent rassurée, il la lâche vivement, comme si elle lui avait brûlé les mains. S’attacher lorsqu’on est au sommet de la pyramide est une mauvaise idée. Cela fait autant de victimes potentielles : Astoria Greengrass l’a bien illustré ce soir. « Tu ferais peut-être mieux d’aller te mettre à l’abri Ginny – pardon, Ginevra. Ton père est encore au Ministère ce soir ? Tu pourrais aller dans son bureau, le département des Mystères est très sûr. »

589 words (c) Fortuna
Pelagia H. Ollivander
ADMINISTRATRICE & MJ
hiboux : 940
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Putting pink in Hogwarts | Candy stealer | Never joking about wandcrafting | REGULAR FACE

Event #2 | Palais des glaces - Page 3 190414115319928550
Rock and Roll | Flying free | Still never joking about wandcrafting | DISGUISED FACE
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Mer 10 Oct - 14:08


Palais des glaces

Event Adultes

La splendide robe rouge tressaille au rythme de mes frayeurs. En un infime instant, le monde a sombré dans la folie. J’ai senti l’ombre viride passer au-dessus de ma joue pour aller frapper l’élégante blondinette au bras de Drago Malefoy. Claquement sec, vie fauchée. Je me décompose. Toute couleur déserte la carne, tout sang reflue jusqu’aux oreilles où bat le tempo d’un affolement. Cette inconnue est morte devant moi.

Un seul trait vert
mortellement décoché
par l’assassin


Je fais volte-face. Une auréole de blondeur sur les candides masques des anges. L’oeil vif attrape une silhouette dans la foule. Un dos se noie dans la cohue après le crime. Il est toujours là, menace innommable jetée dans la bergerie. Un loup, un fauve. La terreur se coule dans mes veines. Pulsent les affres glaciales de l’effroi. Je me sens comme clouée sur place. L’étreinte maternelle refermée sur mes épaules. Je vois du coin de l’oeil un monstre fendre la foule. Une haute silhouette qui vient jusqu’à nous, avise le spectacle du trépas, réconforte Drago Malefoy avant de repartir en quête d’un assassin à mettre sous les verrous. Je me sens en retrait, cloisonnée à une position de spectatrice : mes dents claquent, mes os s’entrechoquent. J’ai besoin de fuir, et vite. Le spectre de la guerre est trop proche. Les vestiges fantômes d’un Doloris parcourent mon échine. Une douche froide.

Ma mère a senti mon désarroi, m’a étreinte avec plus de vigueur et emmenée sans mot dire au poste de transplanage le plus proche. Je me laisse guider. Etat second. Mes yeux papillonnent d’angoisse. La coupe de champagne était une idée déplorable, la tête me tourne. La sensation d’être arrachée à l’instant me frappe presqu’au même moment que l’air froid d’un vent du nord sur mes épaules dénudées. Je cille. Les grilles de Poudlard, la silhouette, au loin, d’un Directeur affolé. Il a manifestement eu vent des récents événements.

314 mots
Sorcellerie
GRAND MAÎTRE
hiboux : 412
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Mer 17 Oct - 13:30
Palais des glacesadultes & personnel de Poudlard



Panique et fracas. Ténèbres jetées dans la salle d’exposition. Rien ne s’est passé comme prévu. Cible manquée, un des leurs touchés. Les trois euthanatoï restants se regardent, se jaugent. Décision collégiale. Repli sur le plan B. A défaut de parvenir à éliminer la cible, il faut semer le doute et la terreur. Ça, ils savent faire. Ils pleureront leur mort plus tard. Le travail prime. Le travail a toujours primé. Surtout quand il est si bien payé. Il faudra quand même prévenir le neveu du mort. Comment s’appelle-t-il encore ? Ah oui, Monroe. Il faudra aussi songer à inviter les Andersson à la veillée funèbre. La communauté n’est pas si grande, malheureusement.

Assentiment du regard, les prunelles se détachent les unes des autres dans le tumulte. Masquer ses traces, employer baguette. L’éclat viride frappe au hasard une cible qui courait. Employé du ministère, un bon auror. Dommage pour lui : mauvais endroit, mauvais moment. Quelques sortilèges de Mort distillés. L’un d’entre eux frappe une jeune femme à côté d’Archibald Rosier, un autre fauche un homme courant devant Snejana Andersson. Les cris répondent en écho aux incantations.

Puis vient le silence. Encore plus assourdissant après le fracas de la bataille. Une quiétude si absolue qu’elle en paraît surnaturelle. Les familles se sont jetées sur les blessés et les morts, les trois assaillants se sont enfuis. Ne reste que ce cadavre fauché par un vampire à quelques coudées du Ministre. Ne reste que ce petit groupe d’aurores qui fait office de garde rapprochée et de geôliers des Malefoy. Ne reste qu’une implacable quiétude où planent douleur, affliction et haine.

Un tourbillonnement de chaos laissant un goût amer entre les lèvres de tous les présents. Les Euthanatoï leur ont échappé : morts ou enfuis… à la grande satisfaction de la personne ayant commandité l’attaque. On ne pourra pas remonter jusqu’à elle : les morts ne parlent pas. Quelqu'un, ce soir, se réjouit.



Note à l'attention des joueurs
Voici venir le dernier tour de MJ de l'event du Ministère ! Merci à tous et toutes pour votre réactivité <3 Vos MJ vous aiment :smi82:

Invité

Invité
Sam 20 Oct - 15:36
néant martyr
event

Sagette mortifère.
Famel vert peridot.
Le Temps pétrifié, s'endiguant d'une lourde pesanteur. Froidureux, mordant, l'éther s'épaissit, gorgé, saturé de malévole tintamarre. Palsambleu ! Quel maufait s'est donc invité au cortège? Foule en émoi. Cénacle mué en bacchanale. Amputation soudaine. Drago s'adorne d’un vernis médusé. Union conjugale mis en déroute. Les chairs se disjoignent, les phalanges se décanillent. Draga Mašin se vautre dans l’abîme.

Que vient-il de se passer ?
Canevas d’oracle. Stroma nerveux clapé d’anoxie. Coulant biotites vers sa paluche orpheline, les férules moutonnent à l’arythmie cardiaque.  Où est Astoria ? Le regard coulisse encore d’un niveau. Moribonde échue au sol, fauchée par Ankou et son 'mell benniget'. L’anoxie pourlèche son cortex. Au regard de l’apoptose crayonné sans vie, la dysphagie étrangle l’immaculé paon d’un glapissement interloqué.  Pourquoi Astoria est à terre ? Les bismutites globules se connivent un instant. Pourquoi Astoria ne bouge plus ? Souffle épais bassiné d’acide. Creusant l’échine et pliant gambettes, il rejoint Madone figée dans un claquement de rotules. Cramponne trépides phalanges entre les siennes effervescentes. Méchine en ruines.  

« Asto’ !? »

Bourdon de venette. Gracile main qu’il essaie de ranimer du bout de ses pouces épeurés.

« Astoria...ma belle, il faut se réveiller... »

Douceur mendiante. Entre colites et céphalées, Drago ne sourcille à l’irrémédiable Averne perlant dans son pourtour. Fourbus cantadours, ravine de Cassis. Entropie tumorale subjuguant l’harpaille disséminée sur le mortifiant gagnage. Morosophie habitant la salle.

Muse tétanique.
Sempiternelle diastole.
Au constat, l’effroi écrase sous l’ocre crinière. Carne moite, chaude, fébrile.

« Tu vas être maman…tu ne peux pas… »

Les mots s’écorchent. Deux petiots. Fœtales cornalines palpitant, bessons sous l’humble panoc. Occulte trésor. Deux mois depuis lesquels Drago s’amollissait en philogéniture. Il allait être papa. Allait. Horrifique Imparfait. Hypogastre qu’il presse par-dessus le boléite péplum, étreignant, serrant l’étoffe tandis que l’algarade se poursuit autour de lui. Lacrymules encloses avec labeur dans le soupirail humide de ses sylvanites vasistas.

Il ne réalise la poigne le décarcassant de sa microlite napée et le poussant dans la tuition maternelle de Narcissa Malefoy. S’y laisse choir, hagard, ébaudi. Ne répondant plus de rien et se laissant saisir dans l’houache flavescent, à fendre la rihote cramoisi et la foule en délire. Aléas, baroufs et conflits qu'il pensait - souhaitait - occultés dans l'armistice mensongère. Vaporeuse cabale des blondins monarques.

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(c) DΛNDELION

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Dim 21 Oct - 14:29


Event #2 : Palais des glaces Les participantsLe vernissage organisé par le ministre de la magie venait de virer au chaos. Sens dessus dessous, la pièce était en pagaille, comme si l'apocalypse s'était invité dans la danse. Au loin, les tables croulaient sous leurs propres poids, envoyant valser les abondantes victuailles. Face à elles, de nombreux corps ne cessaient de s'effondrer, crucifier. Une vision étrange, un synonyme de guerre. Dénué d'identité, ces hommes et ces femmes n'étaient plus que de vulgaires marionnettes, aux fils sectionnés. Des jouets délaissés. Inanimés, ces dépouilles augmentaient la panique ambiante, faisant passer la plèbe d'angoissé a affolé. Leurs voix ne cessaient de s'entrechoquer, tout en se répercutant sur les murs, créant de l'écho. Même si la moitié d'entre eux était étouffé par les sorts, exulté à la hâte et visant au hasard. Personne ne savait qui avait vraiment lancé les hostilités et au lieu de chercher la réponse, tout le monde se renvoyait la balle, grossissant l'imbroglio déjà présent. C'était dépitant. Selon elle, la seule manière d'obtenir la vérité passait par l'arrestation des commanditaires, mais ceux-ci, habiles, se camouflaient dans la masse, jouant de baguette pour continuer de répandre le désordre. Il fallait stopper cela, créer un imprévu, quelque chose qui sorte du canevas obligé par leur mécène. Snejana réfléchissait à tout à l'allure, sagement placée dans son coin, telle l'observatrice silencieuse qu'elle avait toujours été. Aidée par la compréhension de la nature culturel de ces instigateurs, identique à la sienne, l'idée finit par émerger, la forçant à user de surprise. Mais que faire dans un tumulte pareil pour se faire entendre? Bonne question. Ce fut en lorgnant la voute du plafonnier que la réponse tomba.

Bien décidée à trancher dans le vif et de ramener un peu de sérénité dans cette assemblée aux proies aux affres de la peur, elle avait relevé sa baguette, assénant plusieurs sortilèges explosifs. Les détonations jaillirent pour venir frapper le lustre. La verrerie ne résista point au choc, s'éparpillant en morceaux, jusqu'à gicler à ces pieds. Immobile, son regard scrutait la foule, suivant son plan. Hermétique aux visages étonnés qui se tournaient vivement dans sa direction, cherchant à savoir quelle était cette nouvelle menace, elle ne prit même pas la peine de les rassurer, dévisageant tout ce qui était à portée de ces pupilles. Rapide, méthodique, elle scrutait les réactions, la déformation du visage, les réflexes. Aussi inutilisé qu'il soit, le langage non verbal était un indicateur beaucoup plus efficace sur l'état d'esprit d'une personne que ces paroles. Sa voix, son visage, tout pouvait être contrôlé, géré, ou maniéré avec soin, pour faire de vous une personne autre. Mais dans une situation comme celle-ci, tout votre corps ne pouvait répondre à l'appel, il y avait trop d'annotation à gérer, trop de stress, de panique, bref c'était le moment par excellence où tout vous échappait. Œil averti, elle observa un visage qui retient son attention. Il avait agit avec une lenteur trop calculé, comme empêché. Bingo, elle tenait sa cible. Amusée d'avoir eu gain de cause, ses lippes se barrèrent d'un sourire. Maintenant, elle avait une piste. Un euthanatos. Malheureusement, l'arrêt sur image ne dura pas et rapidement, le monde reprit dans ses travers, faisant comprendre au coupable auto-désigné l'urgence de prendre la tangente. Bataillant entre loyauté de culte et sentiment de justice, "Jana finit par choisir de s'élancer à sa poursuite. Projetant son corps, avançant sa jambe, le sentiment d'être observée refréna son élan, coupant court à son action.

Papillonnant au gré d'une foule à l'adrénaline débordante, elle finit par remarquer un homme, au loin. Bien qu'inconnu, de primes abords, il dégageait une certaine prestance, une sorte d'aura particulière. Glissant à ses jambes, la brune put voir le corps d'un homme dont la tête formait un angle, inquiétant, invivable. Il était mort. Ainsi donc, le seul protagoniste qui aurait pu parler n'en aurait jamais l'occasion. Chance ou malchance? C'était difficile à dire. Mais il fallait une certaine force pour agir ainsi, surtout qu'il n'avait pas en sa possession la moindre baguette magique, alors qui était-il ? Elle le dévisagea un instant, mais le temps, lui, filait sans demander son reste. Tout comme le fuyards qui avait définitivement pris la poudre d'escampette, sans oublier de faucher, pour l'occasion, la vie d'un homme sur son paillasson. Une fois ces derniers coups d'éclat passés, la panique générale se calma. La valse des sortilèges mortels éteints par la disparition de leur pourvoyeur, le calme revenait enfin. La houle était passée, il ne restait plus que les cachés, les combattants et les victimes. Avec elles, leur famille, pleurant à chaudes larmes, agenouillés face à leurs carcasses. Elle voyait justement du coin de l'œil, Drago Malefoy, prêt de sa défunte épouse. Un regard aux alentours et le constat était accablant, il ne restait plus grand-chose de cette soirée, tout était détruit et délabré. Indifférente au corps prêt d'elle, elle l'enjamba sans cérémonie avant de se rapprocher de l'attroupement principal. Qui avait commandité tout cela ? La question devait être sur toutes les lèvres et pourtant personne ne semblait plus coupable que l'autre. Vivace, ses prunelles noisette cherchèrent d'autres preuves, ne souhaitant pas voir un mort dans ses connaissances. Heureusement, elle finit par retrouver la frimousse du faux chaton, pelotonné en sécurité, ainsi que la tignasse rousse d'Alys. Rassurée, elle continua d'avancer.

-Puis-je vous aider ?

La nuit serait encore longue, elle n'en doutait pas. Sa question voltait donc au vent, simplement destinée à qui voudrait bien lui répondre. Elle n'était évidemment pas membre de la sécurité, mais dans des cas pareils, toutes les bonnes volontés étaient bonnes à prendre non? Peut-être pas, aller savoir. Elle verra bien. Sur ces entrefaites, son esprit se raccrocha au corps du mort, les marques lacérées lui frappant la rétine. Sa souffrance avait dû être cuisante, courte mais bel et bien vivace. Baguette le long du corps, dague rentrée en poche, elle détourna le regard, en attendant de savoir. Le visage qu'elle avait vu elle ne l'oubliera pas de sitôt, mais comptait-elle pour autant le dire ? Sans doute pas, surtout au vu de comment avait fini le deuxième larron, ou ce qu'elle prenait pour le deuxième...

©️ Justayne

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