Cours de potions Niveau Aspic #1 (6 & 7èmes années)
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Regulus Black
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Mar 16 Avr - 18:24
Cours de potions Niveau Aspic #1 (6 & 7èmes années)
J
our de pluie.
Dans le couloir qui mène à la salle de classe, une adolescente se plaint que l’humidité ruine sa coiffure. Sa camarade lui suggère l’usage d’une lotion capillaire dont le professeur Wilson a fait grande publicité depuis le début de l’année. Fous rires. Depuis la porte ouverte, Regulus Black, le professeur de potions, partage discrètement l’hilarité des deux demoiselles.
Ses oreilles captent toutes les conversations de couloir depuis une heure. Instants innocents volés tandis qu’il prépare son prochain cours. Les fioles qu’il a soigneusement préparé quelques jours plus tôt s’alignent sur la table de travail centrale. Toutes anonymes, de couleurs, de tailles et de formes différentes. Une par élève.


Au dessus de sa tête, une sonnerie annonce la reprise des cours. Aussitôt, la masse juvénile s’ébranle pour gagner les salles de classe. Les couloirs ne sont jamais autant bruyants qu’à ce moment précis.
Les élèves de sixième et septième années passent le pas de la porte en petits groupes désordonnés, ou en solitaires. Le ton de leurs conversations baisse lorsqu’ils rejoignent les places qu’ils se sont choisi. Certains ne s’intéressent guère à leur environnement, s’asseyant nonchalamment sur leur chaise et attendant en plaisantant avec leur voisin que le temps passe. D’autres jettent des coups d’œil intrigués et inquiets en direction de la ligne de fioles. Il est fort probable qu’ils tentent de deviner la raison de leur présence, et par la même occasion le sujet du cours.
Le professeur, plein de malice, n’a laissé aucun indice. Le tableau noir est resté vierge de toute indication. Pas livre, parchemin ou petit mot qui mettrait la puce à l’oreille.


Sixième et septième années ensembles, partageant les mêmes cours afin de se préparer ensemble aux ASPIC. Deux années intensives où rien ne leur sera épargné, où le labeur sera le maître mot. Leurs nerfs seront mis à rude épreuve, et un certain nombre de ces adolescents feront la sottise de bidouiller des potions pour améliorer leurs capacités mentales, apaiser leurs nerfs ou encore simplement pouvoir dormir.
Regulus les observe tandis qu’ils s’installent. Ils ne sont pas très nombreux, la sélection aux BUSE a été drastique. Seuls les notes « E » et « O » sont invitées à poursuivre leur cursus dans cette matière. Et les cours de potions pendant ces deux dernières années d’études n’ont rien de comparable aux précédentes années. Il n’est plus question d’apprendre les bases, ou de les consolider, mais bien d’utiliser ce qui est déjà su pour une pratique intensive et des expérimentations poussées.


- Oh ! Mais regardes !
Coup de coude dans les côtes de son amie, une fille pointe du doigt le coffret d’antidotes que Regulus a posé dans un coin. Frisson glacé. Le murmure a glissé d’oreille en oreille et les élèves sont désormais persuadés qu’ils seront empoisonnés durant le cours. Étrangement, le volume sonore de la classe baisse drastiquement, les regards observent de biais le visage demeuré impassible du professeur de potions. Son mutisme calculé et son air détendu ne rassurent guère la petite foule curieuse des jeunes gens.
Une main posée sur son carnet de notes, une plume d’écriture noire en guise de marque-page, il attend que tous les élèves soient présents et que sonne la seconde sonnerie, celle qui annonce à l’étudiant étourdi qui n’a pas encore rejoint sa salle de classe qu’il est désormais en retard et risque les foudres d’un mentor tatillon. Pour le moment, nul n’a tenu à expérimenter la patience et le degré de clémence du professeur Black. Espérons que cette saine habitude perdure.


C’est alors qu’un bruit incongru se manifeste dans la classe, arrachant des sursauts de surprises aux adolescents présents. Aucun n’a remarqué la cage sous un drap noir disposé discrètement dans un recoin sombre de la classe. Elle tremble, couine, semble vouloir s’échapper de l’étoffe qui la recouvre. Ce qui se trouve dessous angoisse les élèves. Ils ne sont pas certains d’apprécier la petite mise en scène de leur nouveau professeur de potions.





information aux participants :
Vous avez jusqu'au mardi 23 avril pour poster à la suite de ce message et ce autant de fois que vous le désirez pour interagir avec les autres. Au delà de cette date, tout nouvel élève qui arrivera sera considéré comme en retard.
Tout élève qui aura participé, terminé et réussi cet "event" cours aura acquit la compétence lié à la leçon dédiée. Il est possible de rececoir un item en récompense si vous obtenez la note "O" durant le cours.


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Jeu 18 Avr - 20:43
Jour de pluie. Mais comment peut-on commencé par un "jour de pluie". Quelle désolance ! (non la faute est exprès, mécréant !). Donc il fait gris, sombre et il pleut. Quelle désolance ! J'observe par la fenêtre les gouttes de pluie tomber et s'écraser sur la vitre. Quelle différence cela ferait d'être sous la mousson et non sous ce fameux crachin froid d’Écosse ? Je ne sais pas mais des fois je me le demande. J'irais bien faire un petit tour en Inde après mes diplômes. Forcément vu de loin ce pays a l'air fascinant. Vu de près je ne sais pas si j'aimerais tant que cela. Mais en attendant...

Je traverse, l'air de rien, le couloir et me dirige vers la salle de classe. Bien coincé sous mon bras mon livre de potion 6ème année. Les petites fioles sur la table centrale m'intriguent je dois bien l'avouer. Je m'approche rapidement, me penche et en observe une ou deux de près. Elles ont l'air toutes différentes. Voilà qui est intéressant. A la fois dramatique et passionnant. Ça tombe bien j'adore les énigmes. Mais je ne reste pas et file sagement à ma place habituelle. Au fond de la classe près du radiateur et de la fenêtre, loin du prof. Comme tous les cancres du monde entier moldu ou sorcier. Il reste une place à côté de moi. Avec qui vais-je partager mon plan de travail cette année ? J'aimerais bien Charlie ou Winnie forcément. Avec de plus en plus un faible pour le jeune homme.

Je pose délicatement sur le bureau plumes et parchemin et mon manuel pour l'instant fermé. Quand une rumeur me parvient. Je tords le cou pour regarder le coffret contenant soi-disant des antidotes. D’où je suis je ne vois pas d'étiquette. Est-ce qu'il y en a ? Est-ce que certains peuvent les lire ? C'est marqué en gros sur le coffret ? J'en sais rien. Quelqu'un les as ouvert, reniflé, essayé ? Non je crois pas. Et du coup je ne me fis pas à la rumeur.

Puis un bruit finit par attirer les regards ailleurs que sur la petite boite. A commencer par le mien puisque la cage n'est qu'à quelques pas. Mais il y a quoi là-dedans ? On dirait que ça veut s'échapper. Les animaux de compagnie ne sont pas autorisés en classe normalement. Les profs ne devraient pas en avoir le droit non plus. Cela perturbe les élèves. Je me penche sur ma chaise presque jusqu'au sol, presqu'à en tomber pour essayer d’apercevoir un bout de la bestiole sous le drap. Regard par en dessous. Cheveux qui tombent devant mes yeux et sur le sol que je repousse à grand coup de souffle, ce qui ne sert à rien. Comme cette description. Pour un peu j'userais bien de ma baguette pour soulever légèrement le voile noir. En tout cas c'est pas un piaf. Les oiseaux dorment dans le noir. Sauf les nocturnes bien évidement. Ce serait chouette d'y trouver un hibou mais bien irréaliste.

Finalement je me redresse, coude sur la table, menton dans les poings j'attends, non sans quelques coups d’œil à la cage remuante, que commence le cours. De toute façon que faire d'autre ? Trop tard pour fuir. Autant faire face maintenant.
Pelagia H. Ollivander
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Jeu 18 Avr - 20:53
COURS DE POTIONS
FT @Regulus Black, 6e et 7e années



A l’instant même où j’ai reçu mon emploi du temps en début d’année, j’ai su. J’ai su que le professeur Black, nouvel enseignant dont je ne sais rien, n’allait pas connaître une année de tout repos. Comment dire ? Le professeur Rogue s’était accoutumé, de mauvaise grâce, un peu, il faut le dire, à mon manque de doigté en matière de préparation de potions. Ce n’est pas la théorique qui pêche, ça serait plutôt le sens pratique. Cela dit, on parle de quelqu’un capable de rater la cuissons d’oeuf. Tout de suite, ça fait relativiser.

L’obtention d’un Effort Exceptionnel aux BUSEs de Potions est encore à ce jour – et pour longtemps, sans doute encore – l’un des plus grands mystères qui soient. Il faut dire qu’exceptionnellement, pendant l’épreuve et malgré le stress, les paumes de l’incompétente notoire en potions que je suis ont fait miracle. Gestes presque machinaux à force de les avoir répétés, encore et encore en cours avec Rogue. Avoir fait perdre un nombre incalculable de points à Gryffondor pour des chaudrons explosés aura peut-être fini par m’apprendre l’un ou l’autre tour ? Je n’ai toutefois pas poussé le masochisme à aller hanter le club de potions comme me le conseillait @Veredis S. Beurk… Peut-être devrais-je ? Même si je ne vois pas bien quand je pourrais faire rentrer ça dans mon emploi du temps, entre le Quidditch, la chorale, et la boutique…

Mais enfin, me voici dans les couloirs des sous-sols, cheveux roses remontés en un chignon serré pour qu’aucune mèche ne soit en danger. Une potion est si vite contaminée… au moins aussi rapidement qu’une tignasse n’est ruinée, et je n’ai aucune envie de prendre quelque risque que ce soit avec une mixture dangereuse ou ratée… Voire dangereusement ratée ! Grandes lunettes sur le bout du nez, besace de cuir sur l’épaule, me voici prête à affronter ma Némésis, mon Seigneur des Ténèbres : un cours de potions.

Prudente, je m’installe au premier rang (cadeau de la mauvaise vue qu’est la mienne… Mon grand-père m’a toujours dit que je tenais de sa mère à lui… la vue calamiteuse n’aurait-elle pu continuer à sauter quelques générations ? Foutus gènes récessifs !) et observe les alentours. J’ai laissé une place vide à côté de moi pour une certaine Serpentard Rousse. Une ou deux, d’ailleurs. @Winnie Carrow, ma rivale préférée au Quidditch et noceuses adulée, @Veredis S. Beurk, ma consœur fille de commerçant, quand bien même l’échoppe paternelle ne soit pas des plus respectables.

Les oeillades glissent sur l’environnement : des fioles, toutes différentes, posées en ligne. Un certain sens du dramatique, apparemment. Poisons ? Potions dangereuses ? Incomplètes ? La frayeur monte d’un cran, mon coeur s’emballe. J’aperçois sur le bureau de l’enseignant un autre ensemble de flacons. Antidotes ? Voilà qui rassure encore moins. Je me force à l’expiration pour me détendre. Les muscles se dénouent un peu. Et puis il y a ce bruit. Ce mouvement dans un coin d’ombre. Quelque chose s’agite. Avant même d’avoir réfléchi, j’ai bondi, baguette sortie, un protegeo sur le bout des lèvres. Un an de cavale, ça laisse quelques séquelles. La tignasse a viré au bleu électrique. Bleu de terreur.

« Putain de merde ! »


… ça m’a échappé. Une main catastrophée sur la bouche en guise d’excuses, la baguette toujours pointée dans l’angle de la classe. La voix a grimpé un peu dans la aigus.

« hm... »

Vague hésitation. Tentative d’humour tandis que le sang tambourine contre les tempes.

« Professeur, si vous aviez voulu nous tuer, vous n’auriez pas choisi quelque chose d’aussi hasardeux qu’une mort par crise cardiaque sous le coup de la frayeur, n’est-ce pas ? »


Je ne me sens pas bien rassurée. Pourquoi ai-je pris potions, encore ?

616 mots


Winnie Carrow
MEMBRE
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LITTLE BAT
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Sam 27 Avr - 10:45
Apprentissages chatouilleux



Tic tac. Cavalcade des derniers laps dans une criarde fanfare. Driiiing. « Silencio ! » éructait-elle d’une férine mandibule. Endiguée dans un gab prétendu, entre phantasme et évidence, Winnie s’épilait en cataracte de sa chambrette. La friche cinabre qui étoffait sa caboche  s’imbriquait dans un manifeste hallier disparate. Les chevilles s’enjôlaient dans une pataude accolade à mesure qu’elle empiétait dans les entrailles de l’école. Prunelles embuées d’un soupçon latent, le bourgeon vermeil s’écorchait doucement de l’étreinte abusive de Morphée.

« J’ai cours de quoi moi déjà ? » Chienlit mental. Turbides retroussis soulignaient la façade. Potions ?  Black ! Crotte de bicorne ! Elle aurait préféré être gratifiée par un autre professeur du moratoire en expectative. Simagrée achalée ripolinait sa binette.

L’espace d’une tierce, son existence faséyait en surséance. Le panorama romanesque que lui dessinait le crachin matutinal lénifiait la consistance de ses rictus. L’estomac creux ronflait d’appétence.

Déflorant l’orée de la salle de classe d’une aurore hachée, l’expiration haletante et la toison amarante embroussaillée, elle dardait d’une lucarne camuse le professeur @Regulus Black. « Oups pardonnez mon retard professeur. Je vous aurais bien pondu une excuse fanfaronne mais je sais qu’elle glisserait sur le rail de votre indifférence. » Boutefeu ancré. Elle appréciait déjà  les points de sa maison grignotés dans le piffre barathre.

L’attention dépilée de son professeur par l’organe troubadour de son amie @Pelagia H. Ollivander, Winnie rigolbochait déjà devant sa ‘fraîcheur’. Écrasée de vapeurs, la friandise édulcorée grandeur nature ruisselait de mésaise. Le berceau de cet émoi se déguisait de rébus sous une cotonnade ébène, dans ce qui  s’avérait à priori être une oubliette. « Quelle bouche de cochon, Muffin! » Accorte gouaillerie. Labres s’allongeaient de suffisance. « Ne me dis pas que tu as peur, Ollivander ? » Orvet se muait en alligator. La langue esquintait doucement son palais de galéjade. Pourtant, un irascible intérêt se clapissait derrière ses incisives prunelles. Considération chatouilleuse à l’égard de l’occulte dissonance. « Mhhh… » Pensive, le royal séant poulotté sur le flanc gauche de Pelagia, l’horizon piqueté par la présence de son autre camarade, @Ijaya Stone , les yeux décalottaient de liesse.   « Hey Yaya ! Tu n’as pas un casse-croûte ? Mon troll d’estomac grogne sans cesse »  Si Remy avait été là, elle n’aurait pas à s’embarrasser d’une famine quelconque. Inapaisable morfal qu’elle était, les épuisettes de sa salopette toujours avitaillées de cookies.


(c) AMIANTE

Invité

Invité
Mer 1 Mai - 9:51
Cours de Potions
ft. @Regulus Black & élèves
Je gratte la tête de Civet, mon fier lapin angora nain de compagnie, entre les deux oreilles. J’essaie de lui expliquer, mais je vois bien dans son regard que la nouvelle n’est pas tout à fait acquise.

« Non, Civet, on en a déjà parlé, tu ne peux pas m’accompagner en potions : c’est dans les cachots, il y a plein de serpents, déjà, et en plus, les potions c’est dangereux. On utilise plein de produits corrosifs et explosifs et tout plein de trucs en -if. »

J’aime bien les potions, pourtant. C’est un peu comme la cuisine avec un supplément « arme de destruction massive » quand on se plante. Pas du tout comme la cuisine, donc. Mais ça m’apprend les mêmes gestes, la même précision. Ah ça, je suis imbattable avec un couteau, maintenant… pour débiter les carrottes plutôt que pour tuer des gens, par contre. Le meurtre, ce n’est pas encore spécialement au programme. Pas du tout, même. Eventuellement sur les membres les plus débiles de ma maison, mais à part ça… Et puis les gryffondor sont plutôt calmes en ce moment. Mais je vois bien que mon petit Civet est triste et déçu. Je lui caresse le museau pour l’apaiser ; la petite boule de poils m’accompagne partout, sauf dans le cours dangereux : les potions. Même en sortilèges ou en métamorphose, je le planque dans ma poche. C’est un lapin très obéissant et très attentif. Je suis sur qu’il est meilleur élève que certains élèves. Ça c’est mon Civet, oh oui !

Je lui dépose une feuille de laitue et le gratouille encore un peu avant de refermer la porte de sa cage. Elle est ensorcelée pour protéger mon lapin. Personne ne peut lui faire de mal en mon absence, et c’est très bien comme ça !

« Allez Civet ! Je reviens te chercher après le cours ! Sois sage, mon petit lapinou! »

Et voilà ! Maintenant, je suis un peu à la bourre. Lunettes sur le nez, sac sur l’épaule, je dévale les escaliers à toute allure. Ah, les lapins, c’est comme les enfants. On se soucie d’eux jusqu’à son dernier souffle ! Que devais-je faire, hein ? Je n’allais pas le laisser angoisser, ce petit chou blanc aux grandes oreilles et aux yeux éplorés ? Je n’allais pas le laisser trembler de peur. Non, il me fallait le rassurer… Bon, j’aurais pu me lever plus tôt, aussi. Mais non, c’est dépassé la ponctualité.

En arrivant dans le grand hall, je glisse dans un magnifique dérapage (presque) contrôlé. Le sac vole dans le virage, je le rattrape, et me voici dans les cachots en petites foulées. Salle de classe, j’entends le brouhaha mourir à l’instant où je pose la main sur la porte. Zut ! Le cours va tout bientôt commencer. J’ouvre la porte, j’entre, je la referme derrière moi et je formule un :

« Veuillez m’excuser de mon retard, professeur. »

La politesse, c’est important. Maintenant, il faut choisir sa place… Tiens, à côté de Pelagia, à droite, c’est très bien. Je me faufile au premier rang jusqu’à ma comparse de Gryffondor avec un sourire d’excuses sur le visage. Elle a l’air un peu pâle, Pel’… elle a peut-être sauté le petit déjeuner ? Je lui filerai de mes biscuits spéciaux coup de faim à la fin du cours : les elfes de maison m’ont laissé squatter les cuisines, hier.

En moins de deux, les papelards sont sortis, les stylos prêts (oui, parce qu’il y a des gens qui arrivent à écrire avec des plumes d’écriture… mais franchement, moi, je fais venir des cargaisons de stylo à bille du monde moldu. Il y a un moment, il faut arrêter de cracher à la gueule de l’évolution, aussi). Je suis donc prêt. Faut dire que j’aime bien les potions. C’est apaisant.

512 mots
☾ anesidora
Veredis S. Beurk
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Ven 3 Mai - 11:06
COURS DE POTIONS


Tu marches tranquillement dans les couloirs, la besace sur l’épaule. A côté de toi, une de tes camarades de serpentard se plain de la pluie qui massacre sa coiffure. Une autre lui conseille une lotion capillaire plébiscitée par le professeur Wilson. Tu lèves un sourcil.

« C’est donc ça, le secret de sa tignasse blonde impeccable ? »

Il n’en faut pas plus pour que les conversations roulent sur le brushing parfait du plus sexy des enseignants selon l’immense majorité de la population estudiantine. L’appel des Amériques, ça, tu l’as toujours dit. Un sourire flotte sur tes lèvres tandis que vous approchez de la salle de potions. Tu t’installes au second rang avec tes camarades et continue de deviser à mi-voix avec elles tandis que tonne la sonnerie de reprise des cours. Tu sors paisiblement tes affaires en voyant entrer les élèves. Certains visages sont familiers : @Ijaya Stone que tu as croisée lors d’une funeste histoire de météo de couloirs, @Pelagia H. Ollivander que tu salues avec un sourire. Tu remontes tes cheveux en chignon serré afin que rien ne puisse contaminer tes potions. Geste mécanique que tu adoptes en Potions et en Alchimie. On n’est jamais trop prudent. Tu scrutes la classe, notes mentalement la présence de flacons sur le bureau. Et puis un bruit te fait sursauter. Tu vois la miss Ollivander bondir sur ses jambes, baguette à la main. Avant même de t’en rendre compte, tu t’es levée aussi, et tu as la baguette entre les doigts. D’autres septièmes années qui, comme toi, ont connu les affres de la guerre, sont aussi sur le qui-vive.

Le trait d’humour de Pelagia détend un peu l’atmosphère. Il ne semble dirigé vers personne en particulier. Tu regardes autour de toi, tu n’avais pas vraiment vu le professeur en arrivant. Tu suppose qu’il doit être là, pourtant. Tu te penches par dessus le bureau pour poser la main sur le dos de celle de Pelagia et lui abaisser le bras.

« ça va aller. »

A peine un murmure. Presque plus pour te rassurer que pour la jeune Gryffondor, l’encourager à se rasseoir. Toi aussi, tu as dû acquérir ce genre de réflexes. Le genre qui vient lorsque l’on craint pour sa vie. Même à Mahoutokoro où tu as fait une partie de ta scolarité, tu as toujours eu du mal à te détendre… Et avoir grandi dans la boutique Beurk connue pour ses artefacts dangereux et sa population peu recommandable n’a pas vraiment aidé.

Pel’, tu la connais moins. Tu sais qu’elle est la petite-fille d’Ollivander, qu’elle a connu la cavale, que son grand-père a été attrapé et torturé par les Mangemorts. Tu l’as déjà vue une fois ou deux aux réunions organisées par l’Insurrection, elle, traînée par son grand-père, toi, par ton père. Elle avait l’air aussi enthousiaste que toi… c’est à dire très peu.

Mais le moment dramatique vole définitivement en éclat lorsque la porte de la classe s’ouvre à deux reprises. @Winnie Carrow et @Charlie A. Davidson s’approchent tous deux. L’une à gauche, l’autre à droite de Pelagia. Tu souffles un peu. C’est bon, elle est bien entourée. Tu te fends d’un clin d’oeil à Winnie. Tu adores la jeune Carrow, et tu sais qu’Ollivander et elle sont les meilleures rivales du monde en matière de Quidditch. Une saine émulation : au moins ne se balancent-elles des piques que sur le mode de la complicité. A ton tour, tu te rasseois, scrutant les ombres entourant un @Regulus Black décidément bien trop calme à ton goût.


(c) Vere - 580 MOTS
Regulus Black
MODÉRATRICE & MJ
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Lun 6 Mai - 14:06
Cours de potions Niveau Aspic #1 (6 & 7èmes années)
L
a sérénité du professeur de potion, au lieu d’amener les élèves à se détendre, renforce plutôt leur peur. Au moins sont-ils mis dans l’ambiance des ASPIC dès le départ. Hormis peut être le retardataire de gryffondor qui rejoint discrètement une place. Le professeur consulte sa montre gousset. Soit, moins de cinq minutes de retard, la porte n’était tout à fait fermée. Restons clément.


Dans le silence qui s’est installé, des bruits se font mieux entendre encore : les respirations sifflantes de ceux que la surprise a manqué de faire tourner de l’œil, le grognement incongru d’un estomac à jeûne (quelqu’un a sauté son petit-déjeuner visiblement), les couinements joyeux sous le drap noir…
Regulus embrasse du regard sa salle de classe, et n’est pas déçu du résultat, bien plus révélateur qu’il ne se l’était imaginé. Visiblement, au vu du nombre de baguettes levées, ces élèves ont été remarquablement traumatisés par la Guerre qui a frappé Poudlard, il y a quelques années. Une guerre à laquelle il n’a pas participé et où, Merlin soit loué, son fils et sa fille n’y étaient pas. Leur innocence préservée, pour combien de temps cependant ?
- Baissez vos baguettes magiques, ordonne Regulus avec douceur. Personne ne compte vous attaquer dans cette salle, pas plus que vous n’allez affronter des bêtes féroces.
Un rapide coup d’oeil amusé en direction de la demoiselle Ollivander pour lui signifier que sa plaisanterie avait fait mouche, il répond :
- Qui plus est, s’il devait vous arriver quelque chose de fâcheux, le Ministère de la magie se hâtera de m’envoyer des enquêteurs sur le dos pour savoir si je ne suis pas un dangereux terroriste.


Bon, impressionner ses élèves, c’est fait.
Accessoirement jouer avec leur peur, c’est fait également.
Placer une touche d’humour douteux ? Fait aussi.
Il ne reste qu’à débuter le cours.


Marchant de long en large dans sa salle de classe, le professeur commence un discours destiné à motiver ses « troupes ».
- Vous voilà tous dans le cycle scolaire destiné à vous préparer aux ASPIC. La classe de potions n’a désormais plus vocation à vous enseigner les bases, mais bien à vous abrutir de pratique, vous amener à fabriquer des potions de tête, à approfondir vos connaissances générales, et à vous initier à l’art complexe de créer vos propres potions. Poisons et antidotes se situent bien sûr dans cette dernière catégorie. Il existe autant de variation d’antidotes qu’il n’en existe de poisons. C’est pourquoi il est primordial de savoir composer un antidote efficace rapidement pour contrer un poison. Il ne vous sera jamais possible d’avoir la totalité d’antidotes existants dans le monde dans votre armoire à potions. Même la Réserve de l’école n’en contient qu’une partie.
Il sort de sa poche une pierre racornie, à l’aspect peut ragoutante, et la montre bien en évidence à l’ensemble des élèves suspendus à ses lèvres.
- Ceci est un bézoard. J’espère pour vous que non seulement vous l’avez reconnu mais que vous connaissez par coeur toutes ses propriétés. Lorsque vous n’avez pas d’antidote sous la main et que le temps vous manque, si vous deviez avoir UNE chose toujours sous la main pour vous prémunir des poisons, c’est un bézoard. Enfoncé dans la gorge, il retarde les effets de la plupart des poisons. Sans parler qu’il est utilisé dans la préparation des trois-quart des antidotes.


Le professeur sort sa baguette magique, et d’un coup de poignée, fait apparaître un bézoard devant chaque élève. A eux de savoir quand l’utiliser. A leur disposition également, sur les étagères tout autour d’eux, des ingrédients rares et onéreux, comme de la poudre de corne de licorne, du crin de sombral, du venin d’acromantule, du sang de dragon maturé. Ils doivent savoir expérimenter sans gâcher.
Puis, il se dirige vers la cage couverte du drap sombre et tire sur celui-ci d’un coup sec. Soudain, la salle explose sous un amas de cris et de piaillements. La cage est secouée en tout sens, et ce qu’il contient ressemble à une mini-tornade multicolore et poilue.
- Des Boursoufs, annonce le professeur d’un air théâtral (il est visiblement joueur aujourd’hui). Vos meilleurs amis pour cette séance. Ils sont mignons, gentils, on a envie de les adopter… pas de les tuer, n’est-ce pas ?
Il se dirige ensuite vers l’alignement de fioles hétéroclites et les présente :
- Vos sujets d’étude. Une fiole par élève. A l’intérieur, un poison que vous devrez reconnaître avant d’en élaborer l’antidote. A la fin du cours, je viendrais empoisonner votre nouvel ami poilu et coloré pour tester l’efficacité de votre préparation. Comme je vous disais, le Ministère n’aime pas beaucoup que l’on se serve des élèves comme cobaye, des fois qu’un incident… bref… les bureaucrates du Ministère ne diront pas pas grand-chose pour des Boursoufs.
Ses paroles ont l’air cruelles. Bien sûr, il ne laissera pas ces mignonnes boules de poil mourir, Edwa ne lui pardonnerait pas un tel acte. Mais si les élèves pouvaient le croire, leur motivation n’en serait que plus décuplée.
- Bien, allez chercher votre nouvel ami pour ce cours, et choisissez également une fiole. J’espère que vous vous sentez inspiré aujourd’hui.
Il esquisse un petit sourire malicieux. Les choses sérieuses commencent, il espère que ces jeunes gens en prennent toute la mesure. Dans la réalité, ils auraient peu de temps pour déterminer l’identité du poison et concocter un antidote, sans parler du fait qu’il leur faudrait garder un sang-froid extraordinaire. Jouer sur le côté mignon des Boursoufs pour attiser la compassion des élèves, leur faire croire que s’ils se loupent l’animal meure par leur faute… tout est fait pour impliquer au maximum les adolescents, les approcher au plus près de la cruauté de la réalité sans pour autant les mettre directement en danger.
Il tourne le sablier sur son bureau.


- Vous avez une heure et demi, après je testerai vos préparations.


Les grains de sable tombent, la course pour la réussite a débuté. Le professeur Black n’a pas laissé ses élèves s’échauffer, il les a plongé directement dans la frénésie des ASPIC. Sixièmes et septièmes années n’auront pas le temps de souffler cette année.




CONSIGNES :

- Une fiole de poison par élève. Vous décrirez celle que vous avez choisi et tenterez de deviner de quel poison il s’agit.

- Vous tenterez, en un ou plusieurs posts, de décrire le processus de fabrication de votre antidote.

- Un MJ viendra à la fin du cours pour donner les résultats de vos préparations → empoisonnement de vos pauvres Boursoufs, je le crains, pour visualiser les conséquences.

- Les récompenses seront attribuées en fonction de vos performances en cours.




→ Vous êtes libres d’écrire autant de post que vous le souhaitez durant la durée du cours. Une participation sérieuse et active vous donnera plus de points à la fin. Attention, vous n’êtes peut être pas à l’abri d’une surprise pendant l’évent cours.



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Pelagia H. Ollivander
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Cours de potions Niveau Aspic #1 (6 & 7èmes années) 190414115319928550
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Mer 15 Mai - 10:24
COURS DE POTIONS
FT @Regulus Black, 6e et 7e années



Les yeux papillonnent un peu, le temps de prendre connaissance de la douce prise sur mon poignet. La tignasse peine en bleu électrique se décolore vers le mauve puis vers le rose que j’affectionne tant. Les épaules se relâchent un peu, le bras s’abaisse.  @Veredis S. Beurk a encore fait miracle. Les secondes tournoient, le brouhaha s’est tu. Quiétude d’après-bataille. Le fracas s’estompe dans un sifflement vrillant mes tympans. La nausée passe. Ne persiste du choc qu’un bourdonnement léger destiné à disparaître. Je reprends des couleurs. Les pommettes pâlies se gorgent de pourpre, et le cours de la vie peut à nouveau s’écouler placidement.

Je me rassois, un pâle sourire à l’attention du professeur. Je sais que sa pique volubile m’était destinée, et bien que je demeure un peu blafarde, je lui suis reconnaissante d’alléger l’atmosphère. Mes années de fuite dans le monde moldu tandis que mon grand-père, ma seule famille, était torturé par un fou sanguinaire m’ont laissé une certaine… réactivité à la surprise. A côté de moi la bonhomie de @Winnie Carrow me fait sourire plus franchement. J'adore cette fille. Jolie Serpentard, meilleure ennemie au Quidditch, je ne me lasse ni de nos taquineries ni de nos moments de pure complicité. Je chuchote.

« Bien sur que si, j'ai peur ! Je te rappelle que je suis nulle en potions ! »

Le cours peut enfin commencer. Je sens d’emblée des suées froides me parcourir l’échine. Pourquoi suis-je en potions, encore ? Je prends frénétiquement des notes de ce que dit l’enseignant. Accoutumée au maniement de la plume, je fais partie de ces gens qui ont une écriture nette, sèche et efficace lorsque je suis en cours. Toutefois, lorsque je me relâche, je peux parfois me laisser aller à des lettres plus rondes et souples.

Mais le relâchement n’est pas pour tout de suite ! Je regarde avec horreur les pauvres boursouf condamnés par la malveillance professorale ! Une main sur la bouche, je secoue la manche de Charlie de l’autre. J’ai une mine catastrophée sur le visage en chuchotant furieusement.

« Il est pas sérieux, hein ? Il peut pas tuer un boursouf ? Mais qu’est-ce que je vais faire ? Je ne veux pas avoir leur mort sur la conscience ! T’as vu comme ils sont mignons ? »

Enfin, vient le temps, non sans angoisse, de se saisir d’un flacon, d’un bousouf, et de se mettre au travail. Je jette mon dévolu sur une minuscule fiole au liquide rouge foncé, miroitant à travers le cristal. Le tout paraît particulièrement liquoreux, et il me faut bien avouer que je n’ai pas la moindre idée de quel poison se trouve là… Pas plus que de celui contenu par la fiole verte à côté ou la fiole bleue là bas, derrière.

Puisque je n’ai pas la moindre idée du poison dont il s’agit, je décide de me baser sur les ingrédients que je connais en allant chercher le boursouf. Aussitôt à côté de la petite boule de poils, je la prends dans mes bras en tapotant le duvet blanc neigeux qui le recouvre.

« Je ne laisserai pas le méchant professeur t’empoisonner, Yéti, compte sur moi ! Je suis nulle en potions, mais le petrificus totalus, je maîtrise ! »

… Quoi ? Comment ça « pétrifier son professeur pour qu’il n’empoisonne pas le boursouf de façon à ne pas avoir à tester l’antidote » c’est pas une bonne technique ? … Zut ! Mon plan était pourtant parfait ! Mieux que parfait ! Sublime et sans faille… à l’exception peut-être de la non-coopération de l’enseignant pour ce qui est de la partie pétrification. Tout en boudant et serrant la boule pelucheuse dans mes bras, je file vers l’armoire à ingrédients en avisant ma fiole. Le bézoar, ça, ça va. Quel type d’ingrédient m’évoque ce poison ? Hm… dans le doute, je prends un peu de chaque et retourne à mon pupitre. Boursouflet à côté, fiole dans la main, je réfléchis.

Rouge.
Sang…
Est-ce que le sang de dragon serait une réponse ? Il paraît qu’il faut utiliser dans les antidotes le contraire de l’ingrédient principal… c’est quoi le contraire du dragon ? La licorne ? Le sombral ? Utiliser du sang de dragon couplé avec autre chose ? Les phalanges pianotent sur le coin de table tandis que ma tignasse vire à un joli vert perplexe. Le boursouf sur le coin du bureau, baptisé « Yéti » sur un coup de tête, bourdonne de curiosité. Mes doigts jouent avec le bézoard : le prof a dit que seul, il pouvait servir d’antidote à la plupart des poisons. A tous coup, il faut compter sur ma chance pour avoir pioché un poison sur lequel ce petit n’a pas d’effet. Tout ça pour un caillou formé dans l’estomac de chèvres !

Bon, allez, il faut choisir. Mettons que le poison sous mon nez soit fait à base de…

Un sourcil se lève.
Dites…
J’me prendrais pas la tête pour rien ? Un specialis revelio devrait m’en apprendre un peu plus sur le flacon, non ? Sortant ma baguette, je mets le boursouf à l’abris sur mon épaule : manquerait plus que le poison explose. On n’est jamais trop prudent : Yéti ne pâtira pas des velléités génocidaires d’un enseignant ! Je me concentre un peu et murmure :

« Specialis Revelio »

832 mots


Sorcellerie
GRAND MAÎTRE
hiboux : 412
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Ven 31 Mai - 21:36
Intervention MJSpécialis Revelio
réussite | L'idée était bonne pour la bouille à colorimétrie variable que d'aucuns appellent "la petite fille Ollivander" ! Voilà que le specialis revelio lancé lui permet de découvrir avec enchantement la liste d'ingrédients utilisée dans la fiole. L'un en particulier attire son attention : du sang de dragon ! Elle pourra supposer qu'il s'agit là d'un redoutable poison sang-dragon ! Connaît-elle l'antidote à cette chose, au moins ? Sinon, ce pauvre Boursouf affectueusement nommé Yéti pourrait bien y passer !
Veredis S. Beurk
MEMBRE
hiboux : 487
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Sam 1 Juin - 9:24
COURS DE POTIONS


Le cours a commencé, enfin, tu aurais envie de dire. @Pelagia H. Ollivander semble s’être calmée, et tu sais que tu peux compter sur @Winnie Carrow et @Charlie A. Davidson pour la déstresser. Alors tu écoutes avec attention. Une lueur s’allume dans tes yeux lorsque tu vois les boursoufs. L’adrénaline pulse dans tes veines, le sang te bat les tempes. Ça y est. Tu te revois, des années auparavant, fendre l’air d’un diffindo pour faire jaillir le sang de ton camarade. Pourquoi ? Expérimenter. Parce que les Carrow te l’avaient demandé aussi. Le chuchotement paniqué de Pelagia te ramène au présent. Ici, maintenant. Il n’est pas question de torturer, ni d’empoisonner. La plus grande part de toi est soulagée, une infime réminiscence de ta fascination pour la violence s’en trouve marrie. Tu fronces les sourcils. D’un contentement pervers, d’une béatitude malsaine, tu passes à une mine préoccupée. Tu vois bien l’intérêt pédagogique, mais tes soupçons s’éveillent sur les réelles motivations de @Regulus Black. Le père de ta petite @Edwa D. Black (oui, ta petite Edwa, parfaitement) est-il un dangereux malade ? Est-il de la trempe des mangemorts ? Il a la réputation d’en avoir été, mais tu n’as pas souvenir de l’avoir vu à la boutique de ton père.

Tu te demandes si cet exercice est destiné à autre chose qu’à l’apprentissage des potions. Veut-il dévoiler les futurs tarés – pardon, mangemorts – de demain ? Cherche-t-il à pousser dans le crime des fils et filles de criminels ? Veut-il tester la stabilité psychologique de ses ouailles ? Tu n’en sais rien, mais tu jettes un coup d’œil inquiet à Winnie. Vous êtes beaucoup à être amochés à l’intérieur suite à la guerre, mais elle l’est probablement autant que toi, avec une histoire que tu crois savoir tragique. Vous évitez assez soigneusement ce genre de sujets sinon par allusion. C’est avec un dernier coup d’oeil suspicieux que tu te lèves à ton tour pour récupérer une boule de fourrure bleutée. Boursouf dans les bras, tu t’approches des fioles que tu examines d’un œil critique. Il te faut quelques minutes pour attraper un flacon dont le contenu te semble bien familier. Il faut croire qu’avoir le père que tu as comporte quelques avantages. La fiole de poison de raisin de couleuvre est peut-être l’une des seules que tu connaissais, mais au moins, là, tu sais qu’il n’y aura pas de problème d’identification.

Tu reviens à ta table en te remontant les manches. Tu ôtes ta robe de sorcière qui gênerait trop tes mouvements et en fait un coussin improvisé pour boursouf qui squatte désormais placidement ta chaise. Non parce que la boule de poils sur le plan de travail, très peu pour toi. Tu as rassemblé des ingrédients qui te semblaient pertinents et tu commences ta préparation. La fiole bien en évidence sur le bureau. Tu sais comment on fabrique ce poison, un des petits talents cachés de ton père, et même si tu n’as jamais fait toi-même cette préparation, tu as déjà été témoin de sa réalisation. Tu réfléchis rapidement : le raisin de couleuvre est une vigne rampante aux petits grains dont toutes les parties sont toxiques, feuilles, fruits, sève, racines. Le poison en question utilise ces différentes parties de la plante pour synthétiser une arme mortelle et fulgurante. Il faut donc un antidote qui agisse rapidement, qui stabilise l’état du patient et le soigne. Peut-être les propriétés du sang de licorne pourraient-elles t’être utiles, mais tu n’en as pas sous la main. Tu optes donc pour la poudre de corne de licorne et le bézoar qui sont tous deux de puissants purgatifs et qui seront les principes actifs de ta préparation. Il te faut ensuite une base à action rapide, quelque chose qui passe rapidement dans le système digestif et dans le sang, puisque c’est là qu’agit le poison. Tu optes pour une décoction de feuilles de vigne avec un peu de sauge, le filtrage à froid offrant plus de stabilité à la préparation. Tu la réduis à feu doux pour augmenter son efficacité, puis tu ajoutes corne de licorne et bézoar réduits en poudre en mélangeant convenablement jusqu’à obtenir un liquide cristallin.

Tu supposes que ça doit le faire, mais dans le doute, tu as quand même gardé un bout de bézoard pour tenter de sauver le boursouf dans un ultime geste désespéré. Tu n’as vraiment pas besoin d’autre sang sur la conscience.


(c) Vere - 580 MOTS

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