à l'ombre d'un chêne
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Dahlia Prewett

Dahlia Prewett
MEMBRE
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Sam 7 Déc - 16:22

   
a l'ombre d'un chêne
Tu écoutes l’enfant explique une partie du problème et n’arrive pas à retenir une exclamation de surprise face à ce qu’elle dit. Dans un coin de ta tête, tu prends notes de te renseigner plus en avant sur la manière dont la petite à grandis et cette vision que ces gens ont de la magie qui semble bien loin d’être celle de ta tradition. Orion ne sait jamais vraiment montré critique sur la manière d’utiliser la magie comme un outil à l’instar de ce que fait ta famille, tu ne comprends donc pas totalement les critiques formulées par la petite demoiselle. Il faut dire que ton ami a aussi grandis en contact avec la tradition de l’Ordre et que cela a dû être un facteur déterminant pour l’aider à s’acclimater à Poudlard au contraire d’Eirian. Tu n’as aucun mal à comprendre que cela peut être difficile pour tous les autres de devoir faire face à une remise en question de la manière dont ils appréhendent la magie, dont ils la ressentent surtout par une autre qui leur semble déjà bizarre, le rejet est donc une facilité. C’est peut-être par là que Potter aurait dû commencer son programme politique plutôt que de vouloir absolument faire tomber amoureux tous les sorciers des moldus et lancer une traque sur les sangs-purs. Tu ne peux pas t’empêcher de penser qu’en se montrent plus inclusif avec les autres traditions sorcières, en faisant en sortes de permettre aux jeunes sorciers de s’ouvrir à d’autres traditions magiques cela permettrait d’aider la cause des moldus. Tu prends note aussi de ce reproche que tu pourras sortir à monsieur le ministre que dans sa quête absolue de plus d’égalité et de tolérance, il passe à côté de quelque chose de primordiale qui peut faire souffrir d’autres personnes. Tu n’as pourtant pas le temps de formuler une réponse, d’expliquer que les autres sont sûrement vexé par les reproches de l’enfant qui te semble peu diplomate qu’elle te pose une question qui te laisse perplexe et te renvoie sous le choixpeau, à tes onze ans. Pourquoi ? C’est une très bonne question et tu dois dire qu’instinctivement tu as envie de lui répondre parce que je suis une Poufsouffle comme toi mais tu sais que cela serait faux.

Tu n’es pas une vraie Poufsouffle déjà, tu as grandi entouré de Poufsouffle, enfin d’une grande partie d’entre eux et de Gryffondor aussi même si tes souvenirs d’eux sont lointains. Tu sais que tu n’es pas comme eux, le choixpeau a faillis t’envoyer à Serpentard, chez les rusés, les calculateurs, ceux qui arrivent toujours à leurs fins alors même si tu as porté le jaune et le noir, tu sais que le vert et l’argent ne sont pas loin. Tu pourrais dire la vérité crue, pour te racheter de la souffrance que tu imposes à Orion, tu souhaites l’aider, une manière de te laver de la douleur que tu imposes à son grand frère de cœur mais tu te doutes qu’elle risque de t’envoyer balader. Elle est mature, tu le vois bien, elle a vécu des choses qui l’ont poussées à cette maturité et d’une certaine façon, tu te reconnais en elle, en partie seulement. Or, à son âge, si une adulte était venue te dire qu’elle voulait se laver de ses fautes envers une personne qui t’étais chère, tu l’aurais surement envoyé balader ou pire provoquer en duel si cela concernait ton père. Véritable calcul savant que de se dire qu’en l’aidant, tu te rachètes auprès d’un autre, comportement très Serpentard aussi mais ce n’est qu’une partie de ta motivation. L’autre partie, c’est que tu te retrouves un peu en elle or Poufsouffle est devenue ta seconde maison, cette famille que tu avais perdu par le passé et tu souhaites que l’enfant puisse aussi découvrir cela, cette nouvelle famille comme c’est le cas pour beaucoup d’étudiants à Poudlard. « Il y a plusieurs raisons, certains sont honorables, d’autres moins… Je souhaite en garder pour moi mais si je souhaite t’aider c’est principalement parce que tu me fais penser un peu à moi à ton âge. Je te rassure, je ne dis pas que nous sommes identiques, il y a certaine chose que je peine à comprendre et tu t’en ais rendu compte, ce que je veux dire c’est… Tu as un petit quelque chose qui me rappelle celle que j’étais. L’autre raison principale c’est que tu es une Poufsouffle, comme moi et si tu n’en as pas conscience encore et bien Poufsouffle forme une grande famille qui s’entraident toujours les uns les autres. Alors quel genre de Poufsouffle je serais si j’en laissais une ayant besoin d’un peu d’aide sur le bord de la route au lieu de lui tendre la main ? Je ne dis pas que je vais pouvoir régler tous tes problèmes d’un coup, que j’arriverais à faire comprendre aux autres que ta vision de la magie est différente, que ton regard critique devrait les pousser à s’interroger plus qu’à se sentir blesser et te rejeter parce qu’ils refusent d’entendre raison. Je souhaite juste tenter de trouver un moyen pour t’aider afin que tu puisses t’épanouir ici et puis, Orion t’apprécie alors je me vois mal ne rien faire après ce que tu m’as confiés. » Tu souris chaleureusement à l’enfant en réfléchissant à d’autres moyens de lui permettre de s’épanouir à Poudlard, tu tentes de t’inspirer de Cédric, ce vrai Poufsouffle qui aurait sûrement déjà trainé Eirian dans la salle commune pour lui apprendre des choses, juste être avec elle. Il avait ce super pouvoir d’inclure tous les gens autour de lui, de les rendre heureux juste en étant à leurs côtés et c’était à la fois génial et détestable car tout lui semblait facile. Or, toi, tu n’avais pas ce super pouvoir de l’aura cédriesque bien au contraire, tu devais faire des efforts pour tenter d’arriver à son niveau.

Bien que ne possédant pas le don de Cédric, le fait de repenser à lui te donne une nouvelle idée, une idée beaucoup plus réaliste et sûrement à la portée de l’enfant qui lui permettrait peut-être de se lier d’amitié avec certains. Cho Chang était sortie avec Cédric avant qu’il meure et tu te souvenais qu’elle avait cette tendance à poser des questions assez souvent par curiosité comme une bonne partie des Serdaigle. La recherche du savoir sous toutes ses formes avaient tendance à les pousser vers les autres pour tenter de comprendre leurs univers et comment ils fonctionnaient. Bien sûr, certains avaient cette sale tendance à se montrer hautain et à estimer avoir toujours raison mais si Eirian tomber sur les bons, elle pourrait sûrement découvrir des choses, s’épanouir et apprendre des choses aux autres. Pour toi, c’était là, un bon vecteur pour qu’elle se lie avec des gens, peut-être des plus vieux, qui correspondrait plus à sa maturité mais pourrais justement lui permettre de se lier avec des plus jeunes par la suite. « Tu as pensé à parler de tes connaissances sur les runes à d’autres ? Je sais que cet enseignement n’est pas proposé dès la première année mais peut-être que des gens en troisième année ou au-dessus seraient ravis d’échanger avec toi pour en apprendre plus sur cette option qu’ils ont prises ? Dans mes souvenirs, les Serdaigles ont tendance à être très curieux de tout et je pense que certains pourraient se montrer assez ouvert d’esprit pour échanger avec toi sur les différentes manières de faire de la magie… Tu peux aussi tenter avec des plus vieux dans ta maison, cela pourrait les intéresser aussi même si certains risque de réagir avec méchanceté car tu remets en cause leur manière de voir… » Tu as l’impression de plutôt t’enfoncer avec tes idées que de vraiment aider et pourtant cela te tient à cœur de voir l’enfant s’en sortir, pouvoir s’épanouir comme tu as pu le faire dans le château écossais.
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Eirian Almasdóttir

Eirian Almasdóttir
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Sam 7 Déc - 22:08
La méfiance fronça les sourcils de la fillette ; quand une personne prenait du temps à répondre à une telle question, ce n'était pas forcément un bon présage. C'était logique ; si on voulait réellement aider une personne, que le geste en lui-même était un acte spontané, naturel et bienveillant, sans une idée derrière la tête, on ne devrait pas élaborer une réponse. Mais peut-être qu'Eirian laissait cette méfiance alimenter sa paranoïa ? Faut dire que l'enfant ne voyait plus depuis bien longtemps l'homme comme étant un être foncièrement bon, même du haut de ses onze ans. La faute à son héritage, aux histoires de ses aïeux, aux légendes de ses croyances nordiques, mais aussi à la lecture. Beaucoup de lecture. Des romans qui alimentent ce monde magique caché aux yeux des Moldus : fantasy, fantastique, space-opéra et autres joyeusetés des grands classiques de la littérature de l'Imaginaire. Voir même quelques policiers. Des lectures qui n'étaient, bien souvent, pas conseillées pour un enfant qui n'avait même pas atteint sa première décennie. Même dans la distraction son innocence ne fut préservée. Qui d'un village coupé du monde sans enfants et dans un milieux précaire et rude, des histoires sanglantes, de sacrifices, d'honneur et de trahisons de ses croyances ou de ces romans dépeignant une réalité épique, magique, certes, mais parfois effrayante, cruelle et crue, avait souillé sa naïveté juvénile ?

Et pourtant, n'avait-elle pas raison de se méfier ? Eirian ne retint que la partie qui l'intéressait ; certaines raisons que donnait Dahlia sont moins honorables que tout ce beau discours du miroir déformé et de la solidarité Poufsoufflienne. Ce sourire qui apparu au coin des lèvres de la petite Verbena était presque sous le signe de la victoire. Presque fière d'avoir vu la nuance de gris chez cette femme. La petite sorcière fit les cents pas, mains derrière son dos, écoutant les conseils de son aînée presque d'une oreille distraite. Ce n'est lorsqu'elle se posa sur un rocher qu'elle semblait prête à lui répondre. Mais avant, d'un geste de main, elle invita son rapace se poser à ses côtés. Brave bête si facile à dresser. Sa main se perdit dans son plumage.

Oui et non... Si on me pose des questions sur mes runes, je réponds, ça ne me dérange pas si on ne m'insulte pas. Mais si on me pose pas de questions... Ben... Pourquoi j'embêterais quelqu'un avec ça ? Moi par exemple, je n'aimerais pas qu'on m'agresse en voulant m'apprendre des sortilèges pendant que je lis et je bois mon thé sans rien demander ! Ce n'est pas très respectueux !

La petite frimousse se fronce de ce petit air presque scandalisé. Que Muninn croasse chaque nuit à la fenêtre de ce scélérat qui oserait profaner ses heures de détente avec ces fichus sortilèges !

Les « grands-frères » et les « grandes-soeurs » de la maison sont gentils avec moi... Ils me posent parfois des questions. Ils sont plus matures que mes camarades de classe. Plus tolérant aussi... Mais tu sais, eux, ils ont leurs propres amis. Donc... On ne peut pas réellement être amis... Enfin, c'est difficile... Même si je sais qu'ils vont vouloir m'aider si j'ai un problème sans avoir une idée derrière la tête... Contrairement à toi...

Les jambes se balancent dans le vide de ce rythme presque enfantin. Les mirettes ne lâchaient plus le regard de Dahlia.

Si tu veux que j'accepte ton aide, il va falloir me dire tes raisons « moins honorables »... Tu sais, chez moi on n'aime pas beaucoup les conspirations dans le dos... C'est dans notre Histoire ça... On est francs, on aime dire les choses en face. Même quand ça fait mal. Mais au moins, on sait à quoi s'attendre... Si tu me caches des choses, je ne peux pas te faire confiance, même si tu es la n'amoureuse d'Orion. Alors si tu veux m'aider, faut être sincère avec moi, mais si tu ne veux pas me le dire, alors... Tant pis. Je ne t'en voudrais pas, hein ! Je suis quand même contente d'avoir fait ta connaissance !

La balle était dans son camps, mais au vu de ce menton levé et de ses yeux qui ne voulaient plus lâcher l'Auror, Eirian semblait déterminée à poser les bases de leur futur relation, même si cela devait entraîner l'étouffement de cette amitié naissante dans l'oeuf. L'amitié devait se mériter, seul @Severus Rogue avait le droit au traitement de faveur. Parce que c'est Monsieur Severus !
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Between Two Worlds

Dahlia Prewett

Dahlia Prewett
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Dim 19 Jan - 16:05

   
a l'ombre d'un chêne
Plus la discussion avance et plus tu te dis que tu n’es pas faite pour être mère, la preuve étant que tu n’arrives définitivement pas à communiquer avec l’enfant face à toi. Peut-être est-ce à cause de ta propre mère qui ne t’a jamais écouté, t’imposant ses vues sans chercher à comprendre l’enfant que tu étais. Tu n’en sais rien mais tu te rends facilement compte que communiquer avec des plus jeunes ce n’est pas pour toi et tu te félicites de ne pas avoir pensé à devenir professeur cela aurait été un véritable carnage. Soupirant, tu retiens une remarque agacée sur le fait que tu ne lui as pas demandé d’aller harceler les plus âgés pour leur apprendre des choses mais plutôt saisir les opportunités quand elle se présenterait. Tu ne sais plus ce que ça fait d’être une enfant, tu ne sais pas si tu as réellement été une enfant un jour, enfin surement plus qu’Eirian qui te fait face, te juge et te demande des comptes. Tes sourcils se froncent, tu te retiens de te lever et te laisser la gamine avec là avec ses problèmes en réagissant comme ta mère l’a fait si souvent avec toi. A chaque fois que tu voulais des réponses sur ton père, tu avais ce genre de réaction et c’était Thésée qui y répondait avec patience et douceur pendant que ta mère allait s’enfermer. Aujourd’hui, tu lui en veux moins, tu sais que c’était la douleur qui l’empêchait de te parler de ton père mais cela ne t’empêche pas de ne pas lui pardonner le reste. Tu fermes les yeux, retiens les paroles acerbes face aux reproches et aux accusations infondées de la gamine impertinente qui te jauge. Elle n’a que onze ans mais elle ne se comporte pas comme une fille de onze ans cela étant tu ne comptes pas lui livrer tout ce que tu as sur le cœur parce qu’elle l’exige simplement.

Les yeux fermés, tu tentes de calmer ton rythme cardiaque, ne pas insulter ou rejeter trop violemment cette enfant qu’Orion apprécie beaucoup. Tu ne dois pas laisser ton impétuosité prendre le dessus et casser encore plus ton ami que tu ne l’as déjà fait. Doucement, tu calmes ta respiration, tente d’oublier les sous-entendus insultant que l’enfant viens de faire, te dire que tu n’es pas honnête avec elles, exiger de toi des réponses qu’elle n’a pas à avoir. Quand tu rouvres les yeux, tu la fixes, tu comprends clairement le problème avec ses camarades, ce n’est pas tant l’écart de culture que le fait qu’elle semble butée sur ses positions qui repousse les autres selon toi. Elle exige la vérité, toute la vérité avant de pouvoir faire confiance à quelqu’un sauf qu’elle n’est pas forcément digne elle-même de recevoir la vérité ou du moins ne pas être la personne qui doit recevoir cette vérité. « Ce n’est pas à toi que je dois exposer ces raisons, elles ne te concernent que par ricochet et si je ne lui dis rien ce n’est sûrement pas pour te le dire à toi. » Ta voix est devenue froide, pas mordante mais la chaleur à quitter celle-ci tout comme ton regard que tu poses sur elle. Tu as réussi à te calmer un peu, suffisamment pour ne pas jeter un sort à la gamine mais tu ne peux pas empêcher les mots polaires de sortir de ta bouche. Ce dont elle t’accuse, te révulse, faire remonter une bile amère et acide dans ton œsophage, tu ne peux pas contrôler cette rage quand tu sais ce qui a tué ton père et t’as privé d’une partie de ta vie. Au fond de toi, tu as conscience d’être injuste mais tu es sur la brèche depuis tellement longtemps que tu as du mal à réellement conserver ton calme. « Quant aux conspirations dans le dos des gens, cela n’a rien voir avec la sincérité… Et je te prierais d’ouvrir des livres d’histoires sur notre histoire à nous, celle de l’Ordre d’Hermès avant de croire que vous êtes les seuls à avoir l’exclusivité sur les traîtres et les morts qui résultent de ces traîtrises… » Le poing serré, tu te lèves, te mords la lèvre avant de trop en dire, tu sens que le flot risque d’être fatal si tu continues, si tu évoques l’insulte qu’elle t’a faite sans s’en rendre.

Un traître à fait tuer ton père et son frère. Un traître a détruit ta mère et transformé en un dragon surprotecteur que tu t’es mis à haïr. Ce même traître t’a privé d’un ami, le seul qui avait compris que quelque chose clocher entre toi et Orion, que cette chose venait de toi et qui tentait de t’ouvrir pour t’aider. Ce traître avait littéralement détruit ta vie, il t’avait privé de ta famille puis privé du seul ami que tu avais car Orion n’était plus un ami depuis longtemps, il était beaucoup plus que ça et cela contribuait à détruire tout ce que vous avez. Fixant la gamine, tu te retiens de lui balancer que tu te fiches bien qu’elle ne t’en veuille pas, qu’elle est heureuse de t’avoir rencontrée car ce n’est pas ton cas. Tu ne colles pas un sourire faux sur tes lèvres, cela ne servirait à rien et tu n’es pas hypocrite à ce point, tu la jauges et lâche un soupir dépité autant pour ta volonté de faire une bonne action et de réparer le mal que tu as fait. « Avant d’exiger de tout savoir, de mettre l’histoire de ton peuple en avant, interroges-toi sur les raisons qui peuvent pousser une personne à ne rien dire, interroges-toi sur le fait que tu peux insulter, toi aussi, cette personne s’en t’en rendre compte. Certains de tes camarades ont perdus des proches dans la dernière guerre qui a ravagé le monde, une guerre qui continue d’être encore prégnante. Ces proches ont pu leur être pris par des traitres, des gens qui ont conspiré et comme moi, il risque de prendre comme un affront personnel si tu sous-entends que parce qu’ils ne te disent pas tout, ils conspirent dans le dos des gens. Certaines choses ne te regardent pas directement, elles n’ont pas à t’être confié en premier car elles devraient l’être à d’autres. Tu reproches des choses à tes camarades mais es-tu sûre qu’ils ne puissent pas te reprocher les mêmes choses simplement parce que vous ignorez des choses sur les autres ? Tu ne veux pas de mon aide, soit j’en prends note. Je te souhaite une bonne fin de journée. » Tu tais l’évidence, celle que tu ne comptes pas la revoir rapidement, celle que tu préfères ne plus jamais faire face à cette enfant pour le moment. L’insulte fait trop saigner ton cœur, te comparer à l’homme qui a donné tant de membres de l’Ordre, te comparer à ceux que tu as combattus dans la guerre. Au fond de toi, tu prends note de glisser à Orion d’instruire sa protégée sur l’histoire de la guerre et l’impact que celle-ci à sur les vies d’aujourd’hui car cette ignorance peut l’amener à gaffer sans s’en rendre compte. Et puis, tu espères pour elle, qu’elle finisse par se rendre compte que si elle pense être une adulte, elle est encore loin de l’être réagissant encore comme une enfant exigeante et capricieuse parfois. Tu n’exempte pas de torts les camarades d’Eirian, tu ne t’exemptes pas de tort non plus alors que tu t’éloignes, tu prends juste acte que ta relation avec elle risque d’être compliquée voir impossible.

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Eirian Almasdóttir

Eirian Almasdóttir
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Dim 19 Jan - 20:26
Elle ne s'attendait pas à une telle réaction. Enfin, dans un sens, Eirian pensait bien que cela risquait de ne pas plaire à son interlocutrice, mais pas à ce stade là. L'enfant prit bien le temps d'analyser et observer chaque plissure de peau, chaque étincelle dans le fond de ses iris, chaque mimique qu'elle abordait et chaque geste qui lui échappait. Tout le corps de cette femme respirait un ressentis assez négatif envers sa personne. Et dans un sens, Eirian ne comprenait pas bien la raison. La jeune Verbena savait qu'elle pouvait agacer et parfois elle s'amusait à en jouer avec Monsieur Severus. Exclusivement à Monsieur Severus. Mais ce dernier avait les nerfs plus solides avec elle, il avait du répondant aussi - sauf la fois où elle lui avait rendu visite le lendemain de Samhain, le pauvre avec la gueule de bois -. Mais pas tout le monde pouvait prétendre d'avoir la patience de @Severus Rogue face à ce petit gnome qu'elle était et la petite Poufsouffle s'en rendait compte désormais.

Face à tous ces signaux d'un langage corporel offensé, Eirian estima qu'il valait mieux garder son calme et sa langue dans sa bouche, lui rappelant ses mésaventures en forêt lorsqu'elle rencontrait un animal sauvage. Ce fut donc en silence qu'elle observait la n'amoureuse de son Bróðir chéri, mais surtout pour aussi écouter ce qu'elle avait à lui dire. Ou plutôt ce que cette Auror avait à lui reprocher. Eirian pouvait comprendre que Dahlia ne veuille pas lui donner ses raisons, comme elle disait cela ne la regardait pas et l'enfant aurait simplement refusé son amitié jusqu'à que cette histoire s'éclaircisse. Parce que ce n'est pas simplement des secrets comme tout le monde qu'on a pas envie de partager. Tout le monde en a, comme Monsieur Severus, mais cela ne veut pas dire que l'enfant a refusé son amitié - non réciproque d'ailleurs - pour cette raison. Mais la différence entre les autres enfants, Monsieur Severus et Dahlia, c'est qu'Eirian se retrouvait au milieu des non-dits de l'Aurore. Même si ce n'étaient que des « ricochets », elle était quand même concernée. Et à cause de ça, elle préférait que tout s'arrange avant de lui accorder sa confiance et en soit la petite Poufsouffle trouvait que c'était la meilleure chose à faire : attendre. Mais l'apprentie garde-chasse ne s'attendait pas, par contre, que Dahlia le prenne aussi mal et lui réponde aussi froidement. Tout comme le reste de ses reproches d'ailleurs, comme si elle crachait là de la bille acide qui était restée coincé au milieu de sa gorge. Si la situation n'était pas aussi tendue, Eirian aurait trouvé même ça amusant : être témoin en temps réel de la métamorphose de cette femme. De passer à la politesse et tentative de sympathiser avec elle à la colère sourde, agacement et rancune. De passer à une gentille Auror à une humaine ? C'était quand même fascinant pour l'enfant, de constater qu'un humain cachait toujours plusieurs couches en eux. Comme un oignon.

Mais dans toute cette histoire, la fillette ne savait pas réellement comme réagir face à ce flot de reproche. Dans un sens, il y avait ce côté assez détaché et à la fois blessé : l'exercice difficile de trier ce qui était dit par la colère ou ce qui pouvait être sincèrement pris en considération. Son interlocutrice semblait faire une affaire personnelle sur le rapport des secrets et de la conspiration. Ce qui devait être des paroles voulant juste illustrer ses propos sur le franc parlé avaient était pris comme un véritable affront, une blessure. Et Eirian ne rajouta rien, encaissant les propos, acceptant qu'elle l'ait blessé sans le vouloir et ne tenta pas de la retenir. Que dire de plus de toute façon ? Cela suffit pour comprendre que les deux femmes étaient quelque peu incompatibles. Et ce n'était pas bien grave, c'est normal, on ne pouvait pas plaire à tout le monde et c'était bien une chose que lui avait appris cette école. Mais c'était dommage pour Orion. Il allait sans nul doute être déçu qu'elles ne puissent pas s'entendre. Alors l'enfant soupira, ses épaules se relâchant, soulager dans le fond que cette épreuve soit fini. Pas en bien, hélas, mais le teste s'est finalisé.

Bon, il fallait avancer, essayer de se changer les idées après une telle rencontre malencontreuse. Alors l'enfant glissa du roche, se mettant sur pieds et étira son corps endoloris. Marcher autour du lac lui fera un grand bien. Mais avant, sa main se ferma en poings devant le rapace et Muninn s'y posa d'un petit bond. Elle le plaça face à lui, caressant le long de son bec d'une mimique lasse :

On est mieux ensemble, hein mon beau ?

La bête croassa par réflexe, comme à chaque fois qu'elle lui parlait. L'illusion qu'il comprenait ses mots. Cela fit rire l'enfant qui sentit son coeur se réchauffait. Les bêtes ne sont pas des oignons, eux.

825 mots


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