à l'ombre d'un chêne
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Dahlia Prewett
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Ven 18 Jan - 12:43

   
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Poudlard, tu n’y as pas mis les pieds depuis un long moment, depuis la bataille pour défendre l’école en faites et tu ne l’as pas revu entièrement construite. Trop de souvenirs, bons et mauvais, heureux et désespérés, tu ne sais pas vraiment si tu considères encore ton ancienne école comme un deuxième chez toi ou si tu la vois comme un cimetière. Quand le directeur de ton bureau a débarqué en demandant si quelqu’un voulait se rendre au collège pour parler de son job, en te fixant d’un regard lourd de sous-entendu, tu n’as pas hésité, tu as obéi à l’ordre implicite et accepté de venir. Tu sais que ton directeur veut t’éloigner du bureau, il a dû se dire qu’à défaut de pouvoir te forcer à retourner chez toi pour te reposer, il pouvait t’envoyer avec des gosses dans ton ancienne école. Peut-être que ça va t’aider à relativiser les choses, à trouver une certaine paix dans la nouvelle guerre qui s’annonce et ainsi pouvoir retourner au travail plus sereine, plus concentrée. Tu n’en sais trop rien, tu sais qu’il n’y a pas que la guerre qui te travaille, tu as parlé avec ton grand-père, tu as évoqué la dame sur la photographie, ton père et ce que tu pressentais être une malédiction. Il t’a apaisé et laissé avec une question dont tu ne sais que faire, dont tu ignores la réponse et qui te ronge. Tu penses vraiment que cette malédiction est une raison suffisante pour laisser passer le bonheur que tu pourrais avoir avec lui ? Lui, Orion, ton ami, celui que tu aimes, celui que tu veux protéger de toi, celui vers lequel te pousse Thésée. Car ton grand-père t’a donné la réponse qu’il avait, il t’a dit que si c’était à refaire, il referait la même chose, il ne changerait rien au passé même s’il en crevait d’envie sur le coup, de retourner dans le temps pour la sauver. Sauf que voilà, modifier le passé pour une raison aussi égoïste c’est indigne d’un héros, c’est indigne d’un Dragonneau et beaucoup trop dangereux aussi. Puis s’il modifiait le passé, il allait perdre sa fille et toi, perdre deux personnes qu’il aime le plus au monde, sacrifier deux vies pour une seule, cela n’en valait pas la peine. Il faut accepter de ne pas avoir de prise sur la vie et sa fin, sur ce qui se passe dans le monde et se battre pour la justice, la tolérance, la gentillesse, toutes les valeurs importantes qui permettent de faire d’un sorcier un grand sorcier, un bon sorcier. Tu as acquiescé sans savoir si tu pouvais lâcher prise, aller voir Orion et te livrer enfin, lui expliquer tout, tes doutes, ta peur sur cette malédiction qu’il ne pourra jamais briser car c’est bien de ça que tu as peur. Du fait, qu’il cherche un moyen de la briser, qu’il échoue et finisse par mourir dans tes bras ou loin de tes bras comme Cédric. Une part de toi se demande toujours si tu n’as pas joué un rôle dans sa mort, si tu ne l’as pas aimé un peu, juste ce qu’il fallait pour que l’amour soit réciproque et le tue définitivement en tant que ton premier amour. Tu n’en sais rien et tu laisses ses pensées de côtés le temps d’exposer ton métier, les avantages et les inconvénients, tout ce qui fait du métier d’auror, le métier parfait pour toi. Tu réponds aux questions, tâche d’apaiser les doutes de certains élèves qui semblent tétanisé par la formation mais souhaite tenter la chose. La formation est là pour les aider à voir si le métier est fait pour eux, pour les entrainer avant de les envoyer sur le terrain et puis échouer ne veut pas dire qu’ils sont incompétents et indigne de trouver un travail. Tu te souviens de certains de tes camarades de formations ayant réussi à reconvertir avec brio, l’un d’eux est même sur le point de devenir guérisseur à Saint-Mangouste et d’autres ont trouvé un emploi tout aussi important au Ministère. La guerre a déclenché de nombreuse vocation pour la chasse au mage noir mais il n’y a pas que ton métier qui peut aider le monde magique à se reconstruire et éviter une nouvelle guerre, au contraire. Enfin, tu esquives les questions sur l’attentat, interdiction formelle de parler d’affaires en cours, ça t’arrange bien ce droit devoir de réserve sur le coup, tu peux t’en servir pour éviter de passer pour une incompétente.

Ton exposé est fini depuis un long moment, tu as profité de la pause déjeuner pour retourner sur certains lieux emblématiques de ta scolarité, l’entrée de ton ancienne salle commune, tu n’as pas osé y pénétrer, les serres de botaniques, le stade de Quidditch et le lac. Tu observes les profondeurs de cette eau et un souvenir revient à la surface, le tournoi ne cesse de se rappeler à toi, te donnant la nausée. Tu revois Cédric avec un grand sourire sortir de l’eau, tenant Cho et réussissant à se hisser à la première place du tournoi avec Potter, le bonheur de l’instant avant la troisième tâche. Le souvenir n’est pas remonté au terrain de Quidditch, tu as juste revu ton ancien capitaine heureux, tu t’es souvenu de votre premier baiser dans le vestiaire puis de votre première fois. Tu peux presque le voir ton ami, sortir de ce lac avec Cho, te sourire, sous-entendre tout bas que si ça avait été toi, t’aurais dû sortir Orion de là, et l’inverse aurait été vrai. Tu peux presque sentir sa présence fantomatique à ses côtés et l’entendre te demander où tu en es avec Orion, si le mariage est bientôt là, s’il pourra être présent. Tu sursautes quand tu te rends compte que les mots ont bel et bien été prononcés à tes côtés, le moine gras se tient là, un sourire sur le visage et un regard interrogateur à ton sujet. « Je… Non, je… Ça fait plaisir de vous voir, de voir que certaines choses n’ont pas du tout changé. » Tu détournes le sujet, comme à ton habitude mais le moine gras ne semble pas s’en soucier puisqu’il se met à discuter avec toi jovialement. Tu l’écoutes et lui réponds sans te douter qu’un joli minois t’observes au loin, une gamine que tu n’as jamais rencontrée mais que tu connais, une enfant que tu as de rencontrer tout en craignant cette rencontre. Orion adore cette gamine, il t’en a déjà parlé à une ou deux reprises et tu sais qu’elle est à Poudlard. Tu avais l’intention d’essayer de la trouver avant de te faire happer par tes souvenirs et quand cela te revient enfin, tu ne peux pas t’empêcher d’interroger le moine gras à son sujet. Tu ne sais plus vraiment son nom alors tu donnes les quelques informations dont tu te souviens à son sujet, l’usage des runes, le fait qu’elle vient d’un petit village éloigné de tout et qu’elle connaisse très bien Orion, qu’elle surnomme son Border, Brobri, tu n’arrives plus à te souvenir du surnom.
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Eirian Almasdóttir
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Ven 18 Jan - 18:26
Aujourd'hui, ce n'était pas un cours comme les autres. Ce n'était pas un cours tout court. C'était une intervention extérieur pour présenter aux jeunes élèves de Poudlard la formation d'Auror... Oui, certes, c'était intéressant, surtout pour les petits sorciers en herbes cherchant leurs propres voies, mais le problème... Ben, c'est qu'Eirian, elle, en avait absolument rien à faire. Faut dire qu'aucun métier qui se rapproche de près ou de loin au Ministre de la Magie ne l'intéressait. Pour l'instant, dans sa petite caboche de fillette de onze ayant vécu dans un village de Verbena perdu dans le fin fond du monde, ben c'était de continuer la tradition. Il n'était même pas envisageable, ni même d'imaginer innocemment, qu'elle puisse un jour quitter son mode de vie pour rejoindre une vie citadine, moderne, remplis de représentants de l'Ordre d'Hermès, loin de ses racines de Verbena, où la nature et la magie ne faisaient qu'un. Même pas en rêve ! Quand elle sera adulte, elle continuera à habiter dans son village, avec son Tonton Osgeir, et avec ses nouvelles capacités que lui offre cette école, elle aidera à l'évolution de sa communauté. Comment ? Ha, elle hésitait ; peut-être prendra-t-elle le rôle d'herboristerie, comme les Mami Hedda et Elin. Ou de guérisseur. Avec les cours de potions, elle pourrait soigner tout le monde ! Du petit bobo à la terrible blessure qui laissera une cicatrice de guerre. Ou bien ébéniste ! Elle aimait regardé le travail de Rögnvar. C'était un métier, que dis-je, un art qui l'avait toujours fascinée. Ses mains étaient sans nul doute magiques pour arriver à produire toutes ses jolies fresques qu'il y a dans leurs maisons ! Et pourquoi pas tisserand comme la douce Ciara ? A voir, à voir. Mais dans tous les cas, pas Auror ! Ça, ça servait à rien pour son village et cela n'avait rien à voir avec sa tradition.

Ainsi, Eirian avait commencé à dessiner sur son carnet de note avant même l'arrivée de l'intervenante, parce que ça risquait d'être ennuyeux, que ça l'intéressait pas et qu'il fallait bien qu'elle s'occupe en attendant. En plus, quand on dessine, ben on l'impression que l'enfant prends des notes, alors que non ! Le plan parfait... Cependant, comme tout le monde, elle dit bonjour à son arrivé, car faut quand même être polis. Mais sans lever son regard, car il ne fallait pas qu'elle se déconcentre, ou sinon son croquis de corbeau allait être tout disgracieux. Faut pas croire, c'est difficile de dessiner les oiseaux ! Elle traîna vaguement ses oreilles lorsque l'inconnue se présenta. Ah là, l'enfant braqua un regard animal sur la fameuse, et unique, Dahlia Prewett. Aka, l'amoureuse de son Bróðir. Si ça c'était pas une coïncidence ou un appel du destin ?! L'enfant posa son crayon et ne quitta plus des yeux sa « belle-soeur ». Durant tout l'exposé, la fillette semblait juger chaque mot qu'elle prononçait, chaque mouvement qu'elle produisait et chaque parcelle de corps visible. C'était donc elle, la fameuse Dahlia qui fait perdre la tête à son Orion. Très belle. Parle bien. Assez sympathique. Gestes fluides. Pas trop timide. Bonne posture. Travailleuse de surcroît. Moui, elle semble assez bien pour son Bróðir. Mais pourquoi elle refuse toujours son amour ? Certes, Orion peut-être maladroit, trop bavard, mais c'est un chique type... Sa petite-soeur va enquêter pour lui !

De ce fait, Eirian traqua la jeune femme, bien que cela manquait de défi tout ça : par la présence de cette nuée d'élèves, il était facil de se glisser dans masse de petites têtes blondes vers une autre et s'y fondre ; tous les enfants se ressemblaient avec ces uniformes. Et pour ne pas paraître suspecte, elle faisait bien attention à ses gestes et à son attitude, faignant par exemple de replacer ses affaires dans son sac pendant qu'elle marchait, de replacer ses cheveux comme faisait ces fillettes superficielles, où tout simplement en écoutant ses camarades de classe, comme si elle appartenait à ce groupe d'amis. Mais le plus important, c'était de ne jamais perdre de vue les pieds de Dahlia. Ben oui, on ne regarde pas sa proie comme ça dans son dos, elle risque de comprendre et de paniquer ! C'est que ça brûle la nuque d'être observé aussi longtemps ! Bon, dans un premier temps, la petite chasseresse en herbe profita que Dahlia se soit posée à l'entrée de sa salle commune pour faire comme certains de ses camarades, à savoir poser ses affaires de cours et tu feins d'attendre quelques un de tes camarades pour repartir quasi au même moment qu'elle. Heureusement, l'amoureuse alla par la suite dehors et ça, à l'heure de la pause, c'était bien plus facile de la suivre de loin à une distance raisonnable sans paraître suspect : beaucoup aimait se promener à l'extérieur des murs durant les pauses. D'ailleurs, Eirian en profita pour appeler son très cher corbeau pour qu'il puisse lui tenir compagnie.

La Verbena aurait pu profiter de ce moment pour enfin aborder la madame. Mais elle aurait l'impression de la déranger ; elle semblait vouloir revoir un peu Poudlard. Son Bróðir lui avait dis qu'elle était une ancienne Poufsouffle, comme elle, heureuse coïncidence. Peut-être faudrait-il lui accorder un peu d'intimité ? La fillette prit garde à ne pas la perturber dans ses souvenirs, prenant une très très grande distance avec elle, à peine de quoi voir sa silhouette se dessiner de l'horizon. En attendant, elle mangea un petit sandwich, joua avec son corbeau, notamment en s'amusant à le poursuivre. L'oiseau volait à distance de bras pour elle, et quand il en avait marre, hop, il prenait de l'attitude, signalant à sa petite humaine qu'il n'était plus l'heure de jouer. Enfin, cela l'arrangea qu'elle veuille voir le lac, Eirian pourra se prélasser au bord sans la perdre de vue. Une pierre deux coups. Elle rejoignit donc un petit groupe d'élèves qui se prélassait au soleil, profitant des derniers rayons de soleil chauds avant de passer à l'hivers et s'allongea sur l'herbe, s'amusant à bidouiller des tiges de feuilles tandis que Munnin survolait la surface de l'eau. Espérant quand même qu'elle puisse parler à Dahlia avant la reprise des cours... C'était le bon moment d'aller la voir et l'aborder, non ? Surtout qu'elle ne semblait plus vouloir aller dans un autre lieu de Poudlard. Mais à voir à la manière qu'elle fixait la surface de l'eau, complètement statique et ailleurs... Non, mieux vallait la laisser tranquille. Eirian soupira. Fallait être patient dans la chasse.

La petite Poufsouffle faillit s'endormir d'ailleurs, bercée par la chaleur solaire, quand elle perçu la silhouette du Moine Gras... Qu'est-ce qu'il faisait là avec l'amoureuse de son Bróðir ? Trop loin pour entendre leurs discussions, mais elle envia le fantôme qui a eu la chance d'aborder l'Auror... Elle était là la première ! Il aurait du attendre son tour ! Bon, tu iras la parler après le Moine Gras... qui prit ta direction... Et semblait te sourire. Petit coup d'oeil à ses camarades avachis sur l'herbes, ces derniers tout aussi surpris qu'elle de le voir s'approcher. Qu'est-ce qu'il voulait ? Un peu nerveuse, Eirian se rassit sur l'herbe et observa l'être fantomatique de ses grands yeux sombres luisant d'innocence. La voix de l'ancien homme de foi eut don de la rassurer quand même, faut dire qu'il était très sympathique comme fantôme. Très bienveillant. Elle aimait bien discuter avec lui. En plus, il était un très bon confident. Par ailleurs, il fit appel à la petite Eirian car il semblerait que Dahlia cherchait quelqu'un et peut-être qu'elle saurait l'aider. L'enfant bredouilla, n'étant pas sûr d'être la personne la plus qualifié, mais n'eut pas le courage de décliner. Tous deux rejoignirent l'Auror et la petite Verbena avait les joues quelques peu roussis.

Il semblerait, reprit donc le Moine Gras, qu'elle recherche une enfant de onze ans, vivant reculée de l'Ecosse, maniant les runes et qui appellerait à un ancien Poufsouffle, Orion Fleury... Ha, comment fais-tu avec l'accent... Ha oui ! Bróðir...

Son sourire était rieur, tout comme son regard, particulièrement à voir la tête d'Eirian dont les yeux se sont écarquillés comme des soucoupes... La jeune fille éclata d'un rire cristallin et le Moine Gras repartit en glissant un clin d'oeil à l'ancienne Poufsouffle. La destiné pouvait être fort amusante parfois. Rayonnant de bonne humeur par cette heureuse coïncidence, la petite sorcière se tourna vers l'Auror, mains derrière son dos, grand sourire sur ses lèvres :

Enchantée ! Je suis contente de rencontrer l'amoureuse de mon Bróðir ! Tu sais, il n'arrête pas de penser à toi ! Mami Hedda et Elin disent que c'est obsessionnel et que c'est un grand nigaud avec un trop gros coeur... Et toi ? Tu aimes mon Bróðir ?

Les enfants pouvaient être d'un certain sans gêne parfois et à cet instant, les yeux de la petite Verbena brillaient de mille malices et d'une innocence enfantine ; elle voulait tout savoir, et nul doute, elle n'allait pas changer de sujet, alors, que Dahlia prenait garde !

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Dahlia Prewett
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Dim 27 Jan - 16:43

   
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Le moine gras ne t’a jamais déçu et ce n’est pas aujourd’hui qu’il te fait défaut puisqu’il s’envole rapidement vers un groupe d’élève pour approche une demoiselle du groupe. Les sourcils froncés, tu notes qu’elle détonne un peu dans ce groupe et la coïncidence est un peu trop belle d’autant plus que tu n’y crois guère, à ce genre de chose. Le visage de l’enfant s’approchant, tu identifies une des élèves du cours et tu comprends aisément qu’elle a dû te suivre profitant de ta distraction pour ne pas le sentir. Ou alors, elle peut aussi être très douée en filature et tu en prends notes pour plus tard, cela peut toujours être utile après tout. Tu détailles l’enfant notant son uniforme aux couleurs de ton ancienne maison ce qui t’amuse et te plait aussi. Tu sais qu’Orion adore cette gamine, qu’il ferait tout pour elle et tu ne peux pas t’empêcher d’imaginer sa réaction quand il a appris où la demoiselle avait été répartie. Tu l’imagine tout fier, faire un peu le coq en disant que c’est bien son Eirian même si cela ne colle pas du tout à ce qu’est réellement Orion, il aurait été fier oui, heureux même mais il n’aurait pas fait le coq. Non, cette tendance est plus celle du père de Cédric, Amos Diggory toujours à vanter les mérites de son fils et le gêner avec ces anecdotes au point qu’il tente de détourner le sujet à chaque fois. Tu te souviens encore d’un été, assise à la table, tu avais ton ami soupirer, marmonner des choses à propos de son père qui en faisait trop et ton rire résonnant dans les lieux face à la situation. Un sourire aux lèvres, tu laisses de nouveau résonner ce rire un instant face à la bouille de l’enfant étonnée par la remarque du moine gras. Tu réponds au clin d’œil du fantôme avant de te concentrer de nouveau sur la jeune fille et le présent. Tu as largement eu le temps durant ta ballade de te noyer dans ton chagrin de la perte de ton ami, de la nostalgie de tes souvenirs que se soit avec Cédric ou Orion et de goûter un instant au bonheur de l’époque où il n’était pas revenu. Beaucoup de gens arrivent à prononcer son nom, enfin une bonne partie de ceux l’ayant combattu mais toi, tu bloques, c’est impossible pour toi de prononcer le nom du mage noir ayant détruit autant ta vie. L’heure n’est pourtant pas à toutes ses considérations que se soit sur ton passé, ton présent ou ton avenir, le fait que tu sois perdue et hésite à tout plaquer pour renaître comme un phénix n’est pas à l’ordre du jour. Non, ce qui est à l’ordre du jour c’est de rencontrer la gamine la plus importante pour l’homme que tu aimes. Alors qu’importe qu’en ce moment votre relation se soit compliquée durablement, tout ce qui compte c’est de passer du temps avec elle pour apprendre à la connaître.

En voyant la gamine mettre les mains derrière son dos et t’offrir un immense sourire, tu ne peux pas t’empêcher de te méfier, déformation professionnelle surement. Puis, tu préfères imaginer Orion ou une version plus petite de lui faisant la même chose pour quémander quelque chose et manipuler son monde. Au fond de toi, quand tu te laisses aller à la rêverie, tu ne peux jamais t’empêcher de penser au fait qu’un mélange de toi et du garçon, risque de donner un petit garçon ou une petite fille bien roublarde et capable facilement d’entourlouper son monde. Après tout, tu as failli être envoyé à Serpentard donc ton caractère et le physique d’Orion ne pourrait donner qu’un enfant capable de convaincre un mage noir de devenir doux comme un agneau. Enfin, c’est ce qu’il t’arrive souvent de penser quand tu te surprends à rêver de ce qui te lie à Orion, à l’homme de ta vie que tu es en train de laisser filer pour une hypothèse de malédiction. Ton grand-père, Thésée, t’as fait cette remarque sur le fait que tu es sûrement en train de gâcher ta vie, celle d’Orion sur une hypothèse, sur quelque d’invérifiable. Il t’a interrogé aussi sur le fait d’être prête à être malheureuse, à le laisser malheureux simplement pour le laisser en vie, si cela était une bonne chose, si ce pauvre garçon n’avait pas son mot à dire. Et puis, il avait souligné que le Bróðir est un briseur de sortilège, que son métier était justement de briser des malédictions donc que si une malédiction étaient réellement dans le sang des Dragonneau, Orion est la meilleure personne pour la vaincre. Ses mots continuent de te hanter et tu ne sais toujours pas si quel plateau tu veux privilégier entre celui de ton bonheur assuré et celui hypothétique de sauver la vie de ton ami.

Le rouge te vient donc rapidement aux joues quand l’enfant te pose la question directement, sans aucune gêne avec l’innocence de son jeune âge. Si la gêne te gagne rapidement, tu ne peux pas t’empêcher d’être heureuse de voir que certains dans la nouvelle génération de sorcier ont su conserver un peu de leur innocence encore. « Je… Elles n’ont pas tort sur le fait qu’il est un peu obsessionnel même si c’est sûrement ma faute… Par contre, nigaud au grand cœur… Certes, il s’est fait avoir par une fille un jour mais… Il est loin d’être idiot, tu sais ? Il a beaucoup de connaissances, il sait faire pleins de choses et il est toujours là quand tu as besoin. Cédric disait toujours qu’il savait qu’il pouvait toujours compter sur Orion, qu’il était une bien meilleure personne que lui et je peux te dire que pour beaucoup de gens, Cédric est l’incarnation type du Poufsouffle parfait ! » Tu ris un peu, tente de détendre l’atmosphère un instant avant de reprendre la parole sans laisser la plus jeune en place une. Tu ne tiens pas à ce qu’une nouvelle question gênante et insistante naisse sur ses lèvres, pas avant que tu ais fini ton récit. « Moi, je pense que Cédric avait raison, de notre trio, Orion est le Poufsouffle par excellence, un homme que je ne mérite surement pas… Le choixpeau a faillit m’envoyer à Serpentard, je n’en parle pas trop parce que…dans cette maison, il y a eu les hommes qui ont tué mon père et l’idée d’avoir faillit y aller me donne encore la nausée. Et d’une certaine manière, je pense que Cédric, s’il était vraiment un Poufsouffle, sa tendance à briller et à mettre les autres dans l’ombre, le rend moins enclin à être le meilleur représentant des valeurs de notre maison. Oh, ton Bróðir, c’est ça ? Il a aussi brillé à sa manière mais plus tardivement et les choses aurait dû être différentes… Enfin, cela ne répond pas à ta question mais oui, je l’aime, je n’arrive juste pas à me décider si c’est une bonne chose ou si… Ou s’il vaut mieux que je ne l’aime pas, que je ne sois pas tombée amoureuse de lui… » Tu n’essaie pas de sourire, laisse ton regard partir vers l’horizon en repensant à cette histoire qui te mine de plus en plus, cette malédiction que tu penses avoir débusquer dans l’arbre généalogique. Ton papy te l’a dit, ta mère l’a souvent répété même si elle est devenue une protectrice acharnée à la mère d’une maman ourse, si c’était à refaire, ils retomberaient amoureux, ils accepteraient le deuil et ne changerait rien au passé. Sauf que toi, l’idée de perdre Orion alors que tu as déjà perdu Cédric t’empêche d’avancer, tu n’étais pas amoureuse de Cédric comme tu l’es d’Orion mais il était un de tes plus proches amis. Il était un garçon qui te comprenait, le frère que tu n’avais jamais eu et tu as déjà beaucoup trop perdu à cause des mangemorts pour vouloir avancer, prendre le risque de perdre à nouveau quelqu’un par ta propre faute…
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Eirian Almasdóttir
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Dim 3 Mar - 17:40
Wow... C'était bien la n'amoureuse de son Bróðir ! Dahlia aussi parle beaucoup et s'en va dans tous les sens quand on lui pose une question ; c'est un signe ! Ils sont fait pour être ensembles ! Alors, tout comme avec son grand-frère de coeur, Eirian plissa son regard et mit au travail tous ses petits neurones pour bien suivre son débit de paroles. Parce que là, faut dire, cela devenait plus hard-core qu'avec Orion. Fallait d'abord assimiler toutes les informations à la fois et les remettre en ordre. Donc, si on échange, modifie, rassemble, sépare, ça doit donner quelque chose comme ça dans la petite caboche de la jeune Verbena : « Oui, je l'aime, mais je crois que c'est pas bien et je ne le mérite pas. » Et beaucoup de choses aussi au sujet de Cédric, tellement en peu des phrases, que cela fit tout drôle à la fillette et pour cause ; Cédric a toujours été un sujet taboo pour son Bróðir. Dès qu'il commençait à en parler, ça lui faisait mal au coeur et son visage de grand niais se décomposait pour y laisser la souffrance et la mélancolie dans les plis de sa peau. Mais Dahlia ne réagissait pas comme Orion et Eirian fut en réalité surprise qu'elle connaisse - elle aussi - le défunt meilleur ami de son grand-frère de coeur. Et cela mit l'enfant quelque peu dans une situation de malaise, où elle ne savait plus sur quel pied se dandiner ; car elle, elle ne connaissait pas Cédric, ne l'avait jamais connu, étant parti bien avant sa naissance. Et pourtant, ce bout de femme lui parlait en sa mémoire comme si elle, du haut de ses onze ans et exilé dans un petite village de Verbenae paumé en Ecosse, pouvait le connaître.

C'était un peu gênant donc, car que fallait-il répondre à ça ? Hocher bêtement la tête pour lui donner raison alors qu'en réalité... ben tu ne sais pas si elle avait raison. En fait, petite blaireautin commençait à se demander si ce n'était pas une question de se confier, de relâcher quelque chose, de vouloir extérioriser une certaine souffrance. La Völva lui en avait parlé de ça, quand les gens souffrent, ils ont besoin de se confier pour aller mieux et quand elle sera un peu plus grande, elle devra savoir écouter les gens pour leur faire du bien. Mais n'était-ce pas un petit peu tôt là ? Comment il faut faire en réalité ? C'est peut-être à ce moment précis qu'Eirian prit conscience... qu'elle était toujours qu'une enfant au milieu d'un monde d'adulte, pas toujours beaux, pas toujours joyeux, pas toujours bien entourés... Que cela semble terrifiant d'être un adulte hors de son petit village.

Donc, réfléchissons... Que faire pour aider la n'amoureuse de son Bróðir ? Cette fois, la jeune Poufsouffle réfléchit avant de laisser la malice de son jeune âge parler à sa place. Comment désamorcer ce sujet qui semblait assez... compliqué ?

Je... Je ne comprends pas... Si tu aimes mon Bróðir, et si Bróðir t'aime, alors, c'est bien non ? Vous vous aimez tous les deux, vous pouvez être des amoureux !

C'est vrai, quoi. Où était le problème ? Qu'est-ce que c'est compliqué les adultes...

544 mots


Between Two Worlds
Dahlia Prewett
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Ven 26 Juil - 19:57

   
a l'ombre d'un chêne
L’aveu sort de ta bouche sans que tu le maitrise tout comme le flot de tes paroles qui perds l’enfant, tu le vois du coin de l’œil. Cela te bouleverse d’avoir avoué tes sentiments ainsi à une enfant avant de le dire au principal intéressé. T’en ouvrir à ton grand-père n’est pas la même chose qu’à cette enfant que tu connais à peine. Thésée est ton modèle, l’homme auprès de qui tu vas chercher conseil dès que tu en reçois le besoin, c’est assez naturel qu’il sache les choses avant Orion mais cette enfant, c’est différent. Les yeux dans le vague, tu te demandes quel est ton problème pour avoir tout déballer à la petite comme ça sans même réfléchir aux conséquences de cette révélation. Les yeux dans le vague, tu te doutes que l’innocence de l’enfant n’y est pas pour rien, tout comme sa franchise qui t’a impressionnée mais cela te perturbe quand même. Tu ne tournes pas la tête quand elle fait sa supposition, pose sa question pour finir par affirmer sa vérité. Ton trouble se lit dans tes yeux et la crispation de ton corps face à la pertinence de la remarque innocente mais que tu ne peux accepter, pas encore. Le monde est plus complexe pour être résolu par cette simple équation de deux conditions remplies pour donner un résultat heureux. Le problème c’est que tu ne sais pas vraiment quoi répondre à la demoiselle, elle est jeune et tu ne veux pas détruire son innocence trop tôt avec des problèmes d’adultes. Tu ne veux pas non plus la laisser espérer quelque chose qui ne se produire peut-être pas, tu comprends son besoin de réponse et tu te demandes même si elle a bien été répartie. Tu te souviens que les habitués de ce genre de raisonnement questionnant le monde venaient de Serdaigle plus que de Poufsouffle.

D’un geste machinal, tu te passes la main dans les cheveux avant de tourner ton regard vers la demoiselle qui t’observe. Tu ne sais pas vraiment quoi lui répondre encore mais le silence s’est un peu trop éternisé pour que tu ne formules pas quelque chose pour lui expliquer. « L’amour est une bonne chose oui… Et d’une certaine façon, Orion et moi, sommes déjà des amoureux dans la mesure où nous nous aimons mais… Disons qu’il y a certaines choses qui nous empêche d’être ensembles, des choses du passé qui ne sont pas résolus et je ne pense pas que ton Bróðir accepterait que je te raconte tout ça, c’est des choses de grand… » Tu bottes en touche, de manière peu habile et tu espère que la gamine ne va pas insister sur le sujet. Un rire un peu plus loin attire ton regard et tu vois un groupe de jeunes élèves, surement des deuxièmes années, s’amusaient un peu plus loin. Un sourire sur les lèvres, tu te souviens que l’entrée à Poudlard de la Poufsouffle n’était pas gagnée dans la mesure où elle appartient à une autre tradition magique. Un bon moyen de dévier le sujet de conversation vers des eaux moins dangereuses et tumultueuses pour toi. « Mais sinon, comment cela se passe pour toi, à Poudlard ? Tu t’y plais ? Le changement n’est pas trop dur ? J’ai cru comprendre que l’idée de venir ici n’était pas simple pour toi… » Tu souris gentiment, tente de la faire parler d’elle plutôt que de ton histoire avec Orion, tu n’as pas envie de remuer le couteau dans la plaie de ton cœur. Une plaie présente par ta faute, une douleur lancinante que tu t’es infligée et que tu fais perdurer à ton corps défendant. Tu n’y peux pas grand-chose, l’homme que tu aimes éperdument exige que tu le sacrifie, ce n’est pas ta faute. Ainsi, va le monde. Ce n’est pas ta faute.
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(HRP : Mes excuses pour le temps que j'ai pris à te répondre... J'espère que la réponse t'irais :smi43: )

   


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Eirian Almasdóttir
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Ven 26 Juil - 21:40
Face à une telle réponse, la petite Verbena eut une mimique particulière : un sourcil se fronce, tandis que sa voisine se lève, l'iris se fit plus acéré en observant les courbes de la femme ancienne blaireau, sa gestuelle et sa voix. Ce fut dans le silence que l'enfant semblait réfléchir aux paroles de l'amoureuse de son grand-frère de coeur. Et ce fut aussi sans la moindre vergogne qu'elle jugeait l'adulte qui lui faisait face. Du haut de ses onze ans, la fillette n'était pas satisfaite de ce flot d'argument qu'on lui prêtait à cet amour certain mais non « consumé ». Pas satisfaite non plus de cette tentative de fuite avec le fameux et tellement agacent « Ce sont des problèmes de grands, tu ne peux pas comprendre ! ». Sauf qu'Eirian n'était pas d'accord avec ça, parce qu'elle jugeait avoir assez de réflexion malgré son jeune âge et qu'elle était assez intelligente pour comprendre le coeur du problème. Sauf que, c'était toujours la même chose ici, dans cette école de Sorciers presque trop précieux pour une Verbena ; on ne lui donnait même pas l'occasion d'essayer de comprendre. Quand un adulte juge subjectivement qu'un enfant ne peut avoir les facultés intellectuels pour appréhender un sujet, on l'excluait en expliquant qu'il fallait qu'il grandisse avant de pouvoir rentrer dans la confidence. Mais Eirian voulait qu'on lui donne cette chance de faire elle-même le jugement pour savoir si c'était une « affaire de grand » ! Si elle ne comprends pas tant pis, mais elle aura essayer et si elle comprend alors honte à son interlocuteur ! Car, après tout, ce n'était pas comme si Dahlia lui parlait d'une équation scientifique qui permettrait de résoudre tous les problèmes de l'Univers ! - On sait que c'est 42 -. Alors oui, Eirian n'était pas contente de cette réponse et le fit savoir d'une légère grimace.

Donc... Si je comprends bien, vous êtes bien des amoureux... Vous vous aimez, vous voulez être ensembles... Sauf qu'à cause de trucs du passé, vous ne voulez pas être ensembles même si vous êtes amoureux... Et donc... Vous ne voulez pas vous mettre ensemble pour devenir plus forts, pour combattre ces épreuves à deux et avoir la chance de pouvoir vivre votre amour jusqu'à votre dernier souffle, mains dans la mains, dans l'amour et les épreuves, pour le meilleur et pour le pire... Et à la place vous avez décidé de rester séparés jusqu'à la fin de vos jours, dans le chagrin et le regret, enfermés dans la peur, en espérant que dans une autre vie, s'il y a une autre vie, vous pourrez enfin vivre ensemble ?

Petit silence où Eirian semblait réfléchir en observant Muninn voler au-dessus d'elle. Un sourire en coin se dessina petit à petit sur ses lèvres.

Tu as raison ! Pour se prendre la tête comme ça, c'est bien des choses de grands ! Donc, on change de sujet si tu veux et pour répondre à ta question... Je ne me plais pas à Poudlard. On ne m'aime et je ne les aime pas. C'est au moins le seul truc où on est d'accord ! Ma vie me manque et heureusement qu'il y a Monsieur @Severus Rogue ! Lui au moins il n'essaye pas de me forcer à devenir ce que je ne suis pas et ce que je ne veux pas être... Lui au moins il me laisse découvrir la vie de Sorcier d'Hermès tout en restant moi-même... Il est gentil tu sais, et je le suis reconnaissante !

Après tout, si elle pouvait poursuivre son éducation de Verbena le week-end en voyant son Oncle et sa Völva, si elle pouvait se rendre à ses sabbats et avoir comme compagnie cet étrange oiseau de mauvaise augure, c'était uniquement grâce à lui ! Et malgré tout ce qu'on lui disait au sujet du terrible Severus Rogue, sa sympathie envers lui ne s'effritait guère.


Between Two Worlds
Dahlia Prewett
MEMBRE
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Lun 12 Aoû - 15:43

   
a l'ombre d'un chêne
Tu es surprise par la vivacité d’esprit et la maturité de ta cadette, cela te déstabilise de voir une telle maturité et tu ne sais pas vraiment comment réagir face à une telle enfant. Le sujet évoqué ne t’aide pas non plus puisque tu n’es pas à l’aise avec tes sentiments concernant Orion et la naïveté de l’enfant ne t’aide pas non plus. Elle voit le monde encore avec ce regard innocent qui ne comprends pas la complexité du monde et les sentiments contradictoires. Pour elle, tout est noir et blanc, il n’existe pas gris et cela te perturbe parce qu’elle a tendance à viser juste et à te pousser en dehors des zones troubles que tu maintiens dans ta vie. Tu fronces les sourcils face aux remarques de l’enfant mais n’ajoute rien, tu as été vague et elle fait un constat vis-à-vis de ça sans avoir conscience de toute la complexité du problème. Tu refuses d’évoquer la possible malédiction pesant sur ta famille avec la gamine, tu ne veux pas l’effrayer ou qu’elle en parler à Orion, tu ne souhaites pas qu’il soit au courant de cela. Tu ne vois pas comment expliquer autrement le fait que tu ne peux pas être avec lui puisque ce n’est pas vraiment une volonté de ta part mais une tentative de le protéger contre toi et ton amour pouvant le tuer. Tu ne sais pas si c’est le fait de te voir mal à l’aise ou une habitude à être gentille et accepter les décisions des grands mais tu es heureuse qu’elle accepte de ne pas s’étendre sur le sujet aussi tu lui offres un sourire. Tu as oublié de prendre quelques friandises pour Poudlard, sinon tu aurais surement partagé quelques chocogrenouilles ou patacitrouilles avec elle. Que ce soit pour oublier ce moment de gêne ou tout simplement lui remonter le moral face à ce qu’elle vivait à Poudlard et ce qu’elle venait de t’annoncer. Les sourcils froncés, tu tournes ton regard vers elle en réfléchissant à comment l’aider sans vraiment savoir comment faire.

Poudlard, pour toi, a été une délivrance, tu pouvais enfin être toi-même sans avoir ton dragon de mère sur le dos, t’épanouir, te faire des amis et surtout te découvrir en tant que personne en marchant dans les pas de ton père et de ton grand-père. Le problème c’est que toi, tu étais et tu es encore une fille de l’Ordre d’Hermès sans aucun doute, tu n’as pas d’autres traditions dans ta famille et tu n’as jamais envisagé la magie autrement qu’avec une baguette dans tes jeunes années. Tu comprends parfaitement donc qu’il peut exister un décalage entre Eirian et ses camarades, la jeune fille ayant une expérience de la magie plus ancienne et différente des autres. Tu te souviens aussi du fait que les élèves de Poudlard ne sont pas forcément réputés pour leur ouverture d’esprit même si les Poufsouffle normalement devrait justement être plutôt heureux d’avoir une telle fille parmi eux. « Quand tu parles des autres… Tu veux dire tes camarades ou les professeurs ? Je ne vais pas te dire que je comprends ta situation, je n’ai pas pratiqué une forme de magie différente avant mon arrivée à Poudlard, je ne savais même pas que cela pouvait exister… Dans ma famille, la magie c’était avec des baguettes et uniquement des baguettes alors j’étais loin d’imaginer qu’il était possible de faire de la magie différemment… Laisse du temps à tes camarades, laisse-leur le temps de s’habituer au fait qu’il est possible de faire de la magie sans baguette mais avec d’autres foci. Je suis sûre que tu finiras par rencontrer des gens qui t’accepteront comme tu es en dehors de ce cher directeur. » Tu essaie d’être optimisme, tu arrives à imaginer que cela peut être difficile d’entrer à Poudlard et d’être arraché à un monde connu pour pénétrer dans un autre. Le problème c’est que tu n’as pas envie de la voir abandonner aussi vite sa scolarité à Poudlard, tu es sûre que malgré les difficultés, elle pourras se relever et devenir une grande sorcière.
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astra; bb — I'd rather choke on my bad decision Then just carry them to my grave You're in my head Always, always, always. ;; @Gavin James

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