Eirian Almasdóttir
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Eirian Almasdóttir

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Mar 28 Aoû - 22:03
Eirian Almasdóttir Coeur d'Occamy
Nom Almasdóttir, fille d’Almar ; Prénoms Eirian, La « Belle » ou la « Brillante ». Certes, peut-être que ses géniteurs manquaient d’objectivité mais que voulez-vous : au premier regard, ils tombèrent sous son charme et déclarèrent, à qui voulez l’entendre, que leur enfant était la plus belle créature en ce monde ; Âge 11 Litha ; Date de naissance Dans la nuit du 21 et 22 Juin, durant la célébration de Litha, le solstice d’été ; Lieu de naissance Au beau milieu d’une forêt des Highlands, en Ecosse, dans une communauté Verbenae ; Signe astrologique Entre Gémeaux et Cancer ; Nationalité Ecossaise, bien qu’elle fut élevée dans de vieilles traditions islandaises ; Statut Civil Célibataire, en même temps, vous avez vu son âge ? ; Préférences sexuelles Hétérosexuelle, enfin, disons qu’elle n’a pas encore réfléchi à cet aspect de sa vie ; Statut du sang Sang-Mêlé, fruit d'un amour entre un père Verbenae et une mère de l'ordre d'Hermès ; Tradition Verbenae, sous la bénédiction des Runes et des Oghams ; Baguette Baquette en bois de chêne et cœur en crin de Licorne, mais c’est seulement pour respecter les pratiques de Poudlard car Eirian voue un amour inconditionnel pour son set de runes en labradorite ; Patronus Un grand Corbeau, la faute aux histoires de tonton Osgeir sur le grand Odin ; Dons Aucun, hormis réussir à boire une quantité astronomique de chocolat chaud sans en faire une indigestion ; Pouvoirs Magie sans baguette, rien d’étonnant quand on est une Verbenae ; Particularités Porte autour de son cou le symbole du Vegvisir, pas sûr que cela soit qu’un simple collier… ; Activité Professionnelle, études, métier, autre Etudiante à Poudlard pour honorer la mémoire de ses parents.

Caractère
— Eirian !

Ha ! Elle avait oublié ! Faut dire qu’elle se perdait facilement dans ses pensées et dans sa contemplation. Oui, elle était omnibulée par le vol des lucioles, mais ce n’était pas de sa faute : un rien pouvait l’émerveiller. Une âme d’enfant alimentée par une imagination débordante et là où il y avait des lucioles, elle imaginait sans nul doute des petites fées. Innocente donc, mais pas naïve pour autant.

Mais on avait confié une mission à Eirian ! Recueillir quelques herbes médicinales près de la maison pour Ciara et la petite Eirian n’avait qu’une parole ! Alors, vite, vite, ses petites jambes se mirent à courir dans les sous-bois. Surtout que tonton Osgeir lui avait dit maintes fois de ne pas s’éloigner du chemin habituel, particulièrement à la tombée de la nuit, on ne sait jamais ! Hélas, la curiosité surpassait sa raison mais à l’idée qu’elle puisse croiser une créature sournoise l’encouragea à accélérer ses petites foulées. Certes curieuse, mais pas très courageuse en réalité, un rien pouvait l’angoisser et l’effrayer. Même un bruissement de vent dans la nuit malgré le fait qu’elle ait grandi en forêt.

— Eirian !
— Chui là !

Et la petite sortit des ombrages en trombe, rejoignant son oncle et Ciara devant la maisonnette de pierre. Essoufflée, elle se plaça aux côtés d’Osgeir et aborda un ravissant sourire.

— Bonsoir Ciara… Pardon pour le retard…

Eirian était une enfant plein de bonté ; respectueuse envers ses aînés, usant de politesse quand il le fallait, elle manquait pas moins de tolérance envers les autres. Faut dire qu’elle avait un cœur gonflé de gentillesse, bien que cela inquiétait son oncle dans un sens : il craignait que cela se retourne contre elle. Mais une chose à la fois et les deux adultes reprirent leurs discussions, notamment au sujet de cette plante qu’avait enfin apporté Eirian. Cette dernière resta bien calme et silencieuse. C’est qu’elle était d’une nature très observatrice, à l’image de son oncle : elle parle peu, écoute beaucoup, analyse chaque élément qui l’entoure. Et cela ne la dérangeait pas d’attendre car non seulement elle pouvait se montrer des plus patiente, mais son imagination débordante l’aidait à se distraire, même que parfois, cela la faisait sourire bêtement.

Pour cette fois, elle n’avait pas à attendre bien longtemps et les trois Verbenae se saluèrent pour la nuit. D’une main dans son dos, Osgeir entraîna la petite à l’intérieur, car ils avaient beaucoup à faire. Mais Eirian était motivée, plein d’énergie et gonfla fièrement sa poitrine : elle allait aider son tonton d’amour à faire des bouquets médicinaux avec les plantes qui restaient dans son panier ! Elle aimait mettre la main à la pâte et se révélait être très minutieuse dans ses tâches. Bavarde aussi. Très bavarde. Et Osgeir écouta sa nièce non sans un petit sourire. En fait, bien qu’elle fût une enfant calme et silencieuse avec autrui, voir même timide, n’hésitant pas à se cacher derrière les jambes d’Osgeir avec les inconnus, la jeune fille devenait une véritable pipelette avec son entourage. Un petit rayon de soleil, plein d’optimisme, toujours prêt à venir en aide.

— Tu n’oublieras pas de prendre ton bain avant de te coucher…

Aussitôt, sa mine se renfrogna d’une expression boudeuse. Prendre le bain ? Pas question ! Pourquoi donc ? Serait-elle allergique à la propreté et à l’eau ? Que nenni ! Disons qu’elle n’aimait pas perdre son temps. Et prendre un bain avec les techniques à l’ancienne, ça prenait beaucoup de temps.

— Non !
— Eirian…
— Demain…
— Tu vas le prendre ce soir…
— Demain !
— Ce soir…
— Mais tonton… !

Il y a une chose à savoir chez la fillette, c’est son obstination. Ha, par chance, ce n’est pas une enfant du genre capricieuse, mais quand elle avait une idée en tête, impossible de la lui retirer ! C’est bien, au moins, si elle a des ambitions, Osgeir se doutait qu’elle fera tout son possible pour les réaliser. En revanche, pour ce qui est de prendre son bain… Pourtant, elle savait qu’elle n’aura jamais le dernier mot avec lui. Mais il voyait bien que dans son regard, une petite lueur malicieuse pétillait dans ses iris et que sur ses lèvres flottait un sourire mesquin. Alors le silence se fit, un temps où chacun se dévisageait avec cet air de défi…

Osgeir bondit sur sa chaise. Le cri d’Eirian retentit dans la maison et se mua en fou rire. Elle ne manquait pas une occasion pour s’amuser avec son oncle ; elle aimait les gentilles taquineries et la complicité dans le jeu. Même si cela impliquait de perdre rapidement, parce que tonton était grand et avait de grandes enjambés par rapport à elle. Ce qui mit fin au débat : elle prendra le bain ce soir.

— Et n’oublies pas de bien frotter derrière les oreilles…

Et là voilà dans le bain, bras croisé et boudeuse. Eh oui, il s’avère qu’elle avait aussi son petit caractère de cochon. Mais Osgeir la connaissait bien, il savait que parfois c’était plus de la comédie qu’une réelle rancune. Là, il lui suffisait juste de lui ébouriffer les cheveux et voilà, un sourire passa furtivement sur son minois. Ho malheur ! Mais il ne faut pas ! Il faut montrer qu’on boude ! Donc, hop, on croise bien les bras contre le torse, on tourne la tête à l’opposé dans un « pff ! » et on fronce bien les sourcils. Là, voilà, maintenant on pince fortement ses lèvres pour bien cacher à son tonton d’amour qu’on ne sourit pas ! Bon, évidemment, son oncle a brisé sa couverture et savait que tout cela n’était que du flan, mais il joua le jeu et la laissa en paix. Dès qu’il quitta la pièce, Eirian s’amusa à se faire une barbe de bulles en imitant un terrible Viking venir conquérir ses terres.

Quant à l’heure du couché, il était un moment précieux pour la jeune fille. S’emmitouflant dans sa couette, elle se laissa border par Osgeir qui prit ensuite place au bord du lit. C’était l’heure des histoires, des mythes et des dieux de l’ancien temps. Elle l’écoutait de ses grands yeux émerveillés, toujours à la recherche de nouvelles connaissances et de quoi alimenter son imagination.

— Tonton… est-ce que je deviendrais… quelqu’un ?

Un sourire tendre étira ses lèvres sous sa grande barbe. Malgré sa gaieté, sa douceur et sa gentillesse, Eirian manquait de confiance en elle. Elle avait toujours peu de décevoir, de ne pas réussir dans ses projets. Même avec ses runes, elle craignait qu’elle ne réussisse pas à les manier et ne pas être digne des Verbenae. Elle voulait être comme les héros de ces histoires qui cachaient au fond d’eux un grand potentiel et qui venaient à bout de leur quête malgré l’adversité.

— Je n’en doute pas, Trésor… Au lit maintenant…

Elle tendit les bras pour s’accrocher à son cou, l’étreignant avec la force d’un amour inconditionnel.

— Bonne nuit, Tonton… Je t’aime… très très… très fort…
— Moi aussi, Trésor…

Il déposa un tendre baiser sur son front. Ses paupières se fermèrent, le cœur gorgé d’amour et elle attendit patiemment que le sommeil la happe. Alors Osgeir éteignit la lampe et lorsqu’il vint à refermer la porte, il pria les dieux de veiller sur cet enfant qui lui était si cher à ses yeux. Qui sait ce que l’avenir lui réservera…


histoire
L’histoire d’Eirian a ses origines dans les terres reculés des Highlands, dans une communauté de Verbenae. De toutes les communautés de cette tradition, elle est sans nul doute la plus précaire, comme figée dans ses révolutions techniques à l’époque où les Runes et les Oghams guidaient les mages. Vous ne verrez ni électricité, ni système de canalisations et encore moins d’objets électroniques. La seule chose qui se dénote est un vieux poste radio, le seul moyen pour s’informer de l’évolution du monde moldu, mais ne vous attendez pas à l’entendre grésiller en journée car son utilisation est plus rare que la visite d’une éclipse !

Ici, trois familles pour un total de près de vingt personnes y vivent dans une harmonie structurée ou chacun tient un rôle pour préserver ce mode de vie. Entre l’agriculture, l’élevage des moutons, les tisserands, les charpentiers, etc… ce micro village devint ainsi autonome. Il est veillé par deux illustres sorciers : la Völva Ragnhild, femme de caractère, Maîtresse des Runes, et le Devin Orwenn, vieil homme au cœur tendre, Maître des Oghams. Si les deux ne manquent pas une occasion pour s’effriter à cause de leurs caractères si opposés, ils enseignent aux membres de cette communauté et dès leur plus jeune âge le maniement de ces foci bientôt disparus. Ragnhild et Orwenn sont la mémoire de leurs ancêtres et gardiens de leurs secrets. Malgré leurs origines distinctes, il y règne une atmosphère chaleureuse et d’entraide, même si la vie y était quelque peu difficile, entre magie et dons de Mère Nature. Et s’il y a une famille bien plus traditionnaliste que les deux autres, c’est bien celle d’Almar et d’Osgeir.

Il était difficile à croire que les deux hommes soient frères. L’aîné, Osgeir, est un colosse à l’image même de ses ancêtres islandais : deux mètres douze de muscles et de barbe. Silencieux. Pas très causant. On le voit rarement sourire. Brute et authentique. Mais homme de parole. Il faut juste savoir l’aborder. Et puis, il y avait son petit frère, Almar. Mince et élancé, d’une grande intelligence et d’une curiosité inépuisable. Même la bibliothèque de la communauté n’a pas su le satisfaire. Et si Osgeir prenait son rôle de garde-chasse et sentinelle très au sérieux, son cadet, lui, rêvait d’une autre vie, passant ses soirées à observer l’horizon, ses runes roulant doucement aux creux de ses mains. En tant qu’aîné, Osgeir aurait pu sceller la destinée d’Almar définitivement en ses terres car n’était-ce pas leurs devoirs de préserver la tradition et de faire honneur à la famille ? Mais justement, parlons-en de la famille ! Malgré ses airs froids, sa quasi absence de démonstration affective, et ses sourcils constamment froncés, le colosse aimait son frère plus que tout. Et si l’obliger de rester en ces terres le rendait malheureux, alors… He bien, alors un jour il lui balança un baluchon dans la figure et l’ordonna de partir. Leurs parents n’étaient plus de ce monde et son aîné l’autorisait à partir du village. Almar n’était pas comme eux. Il ne l’a jamais été. Depuis son premier cri, Osgeir avait toujours su qu’il serait différent. Si frêle. Si fragile. Si curieux. Si désireux de découvrir le monde bien au-delà des Highlands. Almar avait hésité, se sentit se déchirer entre l’honneur de sa famille, de ses runes, et le cri de son cœur. En plus de devoir laisser son frère derrière lui, seul dans leur petite maison dans les bois. Ne pouvait-il pas le suivre dans son aventure ? Non... Osgeir, lui, avait donné son cœur et son âme aux Verbenae et aux anciens Dieux.

Mais pour lui, pour son très cher frère dont il n’avait qu’admiration, Almar reviendra, à chaque solstice et équinoxe pour les fêter, comme toujours, avec toute la communauté. Il leurs enverra des lettres pour leurs conter ses aventures et mésaventures. Et il lui promit de ne jamais oublier qui il était et d’où il venait. Même perdu au beau milieu du monde magique et des moldus. Pourtant, quand il fut sur le départ, il ne fut plus certains de vouloir partir. Alors Osgeir le mit à la porte, pour son bien, pour qu’il fasse enfin le pas et le colosse resta des jours durant cloîtré dans sa maison après le départ de son frère.


Almar avait rejoint la communauté des Verbenae de Londres et tint ses promesses. Des lettres, que dis-je, des romans étaient apportés au petit village tous les mois. On se plaisait à se retrouver le soir, autour du feu, afin qu’Osgeir en face la lecture. Il vint comme promis aux fêtes, avec des offrandes et restaient des jours à conter ce qu’il avait vu et vécu en dehors de ces terres et en compagnie des Verbenae de Londres. Et puis vint une femme, Eleonor. Une jeune irlandaise. Une sorcière de l’ordre d’Hermès, ancienne élève à Poudlard, qui trouva sa place dans la famille. C’est qu’elle en avait plus de famille et était en tout point similaire à Almar : chaleureuse, curieuse et tolérante, s’intéressant à leurs traditions. Ça flattait beaucoup l’égo d’Orwenn et Ragnhild par ailleurs. Certes, ça n’appréciait pas beaucoup ces manieurs de baguette dans ce village, mais que faire quand on se retrouvait avec une jeune femme aussi touchante et enjouée ? Faut être un cœur de pierre pour la jeter dehors et interdire Almar, fou d’amour, de la voir. Et puis, comme dirait Osgeir, l’amour, hélas, ça ne se choisit pas. De plus, elle venait même assister aux équinoxes et solstices avec eux. C’est par ailleurs durant les festivités de Litha, entre les rires, les chants et les danses, qu’elle perdit les eaux. Une petite Eirian naquit cette nuit-là. Toute petite, si chétive, qu’elle tenait tout juste dans le creux du bras de son oncle Osgeir, totalement omnibulé par cette fragilité tandis que son cœur dansait dans sa poitrine à l’idée que leur ligné continuait sous les traits de cette petite créature atrocement adorable. La mère, éreintée, se portait bien et le père, tenait à peine sur ses pieds quand il prit sa fille dans ses bras pour la première fois. Oui, il supportait moins bien les émotions contrairement à son aîné. Et le sabbat reprit de plus belle, euphorisés par cette nouvelle naissance bénie par la Völva et le Druide.



Ragnhild était bien silencieuse. Trop silencieuse. Et son visage fermait jeta une vague d’angoisse au village. Impossible de lui arracher un mot, même pour Orwenn. Alors on se mit à faire parler les Runes et les Oghams, en vain, car la Völva était Maîtresse de la Divination et personne dans le village pouvait la rivaliser. Et si Ragnhild était perturbée à un point de surveiller les cieux avec angoisse, alors cela ne signifiait rien de bon. Absolument rien.

Quand elle vit ce rapace venir avec cette lettre officielle du Ministère de la Magie, elle devint blafarde et lorsqu’on constata qu’elle était pour Osgeir, elle s’assit sur une pierre le regard vide. Puis vint un cri. Un cri abominable. Comme s’il jaillissait des entrailles de la terre et grondant dans les cieux. Il fallut intervenir, on sortit les Runes et les Oghams pour empêcher Osgeir de s’en prendre à Ragnhild. Elle leva enfin le regard sur lui, les joues noyées de larmes.

— Je suis désolée…

Et le colosse tomba à genoux dans des râles d’agonies. Personne n’arrivait à le maintenir sur pieds et il entraîna avec lui les autres membres du village, dénués de force. Leurs larmes les vidaient de toute énergie et on vint se blottit contre Osgeir, les gorges serrées et les poitrines comprimées.

Le vent emporta la missive du décès d’Eleonor O’Brien et d’Almar Ragnassön.


Tout était devenu si maussade depuis près de deux semaines. Si terne. Si gris. Un silence morbide régnait dans le village en deuil. Osgeir ne sortait plus de la maison et restait assis, dans un coin de la pièce, à faire rouler ses pièces de Runes et d’Oghams dans sa main. Elles semblaient si froides. Même les prières envers les anciens Dieux ne pouvaient lui offrir une once de chaleur dans son cœur brisé. Sans nul doute allait-il se laisser mourir car la vie lui semblait à présent sans intérêt sans celui qui chérissait le plus au monde. Et au village, on ne savait plus quoi faire pour le sauver. On le parlait avec tendresse, on lui apportait des plats aux odeurs alléchantes, on essayait de le convaincre de s’installer avec eux. Rien. Autant parler à une pierre. Ragnhild et Osgeir ne s’était pas parlé depuis. Elle aussi était bouleversée car sous ce caractère de feu, se cacher bien un cœur et son pouvoir, à cet instant, elle le sentit comme une malédiction. Connaître l’avenir sans avoir le moyen de le changer. Même Orwenn ne savait plus quoi faire pour lui remonter le moral.

Et puis vint cet homme, apportant avec lui des papiers, des choses administratives qu’Osgeir n’avait que cure et le colosse aurait voulu se servir de ses Runes pour le foutre violemment dehors quand il se présenta à sa porte. Mais il vit alors une petite tête brune derrière ses jambes. Une toute petite créature dont le minois ne lui était guère étranger. Eirian. Sa nièce de tout juste quatre ans au visage blafard et aux orbites si enfoncés qu’elle a dû sans nul doute pleurer toutes les larmes de son corps jusqu’à s’en assécher. Comme son oncle. Eirian qui, d’après le lien de parenté qu’ils entretenaient, était à présent à la charge d’Osgeir. Sauf si ce dernier préférait la remettre à une autre communauté Verbenae. Cette fois, il le mit vraiment dehors ou plutôt, l’homme courut hors de la maison lorsque le colosse de plus de deux mètres, tout en muscle, de ses longs cheveux et barbe sauvages, se leva et se dirigea vers lui, d’un pas rapide, décidé, dangereux, le regard haineux d’une bête ayant perdu la raison et les poings serrés. La porte claque comme le marteau de Thor. Pourtant, la petite, elle, était restée parfaitement immobile à l’entrée, le regard rivé sur le très vieux parquet. C’est comme si elle n’était plus là, perdu dans les méandres de ses pensées mélancoliques. Son oncle s’agenouilla devant elle, la couvrant de son regard glacé. Le silence se fit entre eux. Nul mot échangé et ses yeux restaient braqués au sol. Puis il eut cette douleur sourde dans cette petite poitrine et une pression la saisit violemment à la gorge. Un sanglot étouffé. Eirian se jeta dans ses bras.



Les jours qui s’en suivirent, Eirian suivait Osgeir comme une ombre. Les deux êtres souffraient et ce fut cette souffrance qui les rapprocha. Ils ne s’adressaient pas la parole mais avaient-ils réellement besoin de mots pour se comprendre ? Un regard, un geste du menton, de la main. C’était comme si briser ce silence serait tabou, parce qu’ils insulteraient Almar et Eleonor. Parce que parler c’est avancer. Or, avancer trop vite serait de nier leurs morts. Au moins, la présence de l’enfant sortit Osgeir de sa léthargie, chose qui rassura au plus haut point les autres membres de la petite communauté.

Eirian s’accrochait à ses jambes, réclamait ses bras et se déplaçait toujours en lui tenant la main. Le Viking n’était pas aveugle ; au fond d’elle et inconsciemment, elle était terrifiée à l’idée qu’Osgeir la laisse seule… pour ne plus jamais revenir, lui aussi.
Il aurait pu l’enfermer sous un escalier et considérer cet enfant comme nuisance, mais on n’est pas dans la bonne histoire et la vérité c’est que l’homme était d’une douceur infime avec sa nièce. L’ours mal luné avait un cœur bien tendre, lui fredonnant souvent des berceuses norroises quand elle sanglotait dans ses bras et lorsqu’il la bordait le soir. Le grand Viking et la toute petite sorcière, quel drôle de duo…



La petite grandissait trop vite. Enfin, façon de dire, elle restait quand même petite physiquement. Mais au fond, le village aurait voulu profiter de l’insouciance de son jeune âge. Faut dire qu’elle était la seule enfant de la petite communauté et elle fut donc chouchoutée comme une princesse. Elle s’accoutuma très vite à leur mode de vie malgré le fait qu’elle ait passé ses quatre premières années à Londres. Qu’est-ce qui lui plaisait ici ? Cette maison en pierre où elle vivait paisiblement avec Osgeir, à observer ce feu qui crépitait constamment dans l’âtre, enroulée sous un plaid avec un bol de chocolat chaud ? Ou ce paysage dans lequel cette communauté vivait ? Une nature brute, avec ses couleurs et ses habitants sauvages. Chaque jour était une découverte pour l’imagination débordant de cette enfant, à travers la faune et la flore.

Et puis, elle s’intéressa aux Runes et aux Oghams. Auprès de la communauté Verbenae Londonienne, elle ne se rendait pas compte à quel point ces foci étaient si… illustres et magiques. Dans cet environnement sauvage et précaire, quand la nuit tombe et que son oncle lui raconte les histoires de ses anciens Dieux et de ceux du vieux Orwenn, il y a quelque chose de… mystique qui accompagne ces symboles. Elle aimait des histoires et entretenir son imaginaire. Ici, le moindre recoin de la forêt était une porte vers ses ancêtres. Un bruit. Un bruissement dans les feuillages ? Est-ce un Alfe qui les rendait visite ? Serait-ce le dieu Cernunnos qu’elle voyait là au loin ? C’est dans ce lieu, perdu au beau milieu des terres reculées des Highlands, qu’Eirian va s’ouvrir à la magie et aux Verbenea. Plus les années passaient et plus elle portait une affection grandissante envers ces symboles chargés d’histoire, de croyance, de vie et de magie. Les sabbats lors des équinoxes et solstices l’ouvrit au monde sauvage, au Seidr de la Völva, à la force de la nature, cette impression qu’elle pouvait ressentir les battements des éléments, le souffle de Mère Nature, et les pulsions magiques. Alors elle dansait, les yeux fermés, mais l’esprit ouvert, le cœur qui se chargeait des cries ancestraux de sa communauté, l’écho des battements des tambours, les vibrations des Runes et Oghams et ses pieds rejoignaient les percussions qui se répandaient dans la terre à chaque pas de danse…

Vint ensuite sa dixième année, le moment où la Völva Ragnhild lui offrit son premier set de runes, en labradorite. Elle était devenue un membre à part entière des Verbenae et on festoya ses premières runes. A partir de ce jour, elle commença son apprentissage de la maîtrise des runes. Et il s’avère qu’entre la théorie et la pratique, ce n’est pas la même chose ! Mais durant cette dixième année, il y avait aussi un autre évènement qui se tramait que Ragnhild, Orwenn et Osgeir attendaient de pieds fermes : la fameuse lettre de Poudlard. Chacun a eu droit lorsqu’ils furent sur leur dixième année, mais aucun n’était parti et ces lettres furent surtout utiliser pour alimenter les feux de cheminé. Mais cette fois, lorsqu’Osgeir intercepta l’oiseau en question, il resta la nuit durant à la relire, inlassablement, en vidant des chopes de bières, ses pensées ailleurs tandis que sa nièce dormait. Il avait juste un geste à faire et cette lettre disparaîtra de la vie d’Eirian. Elle n’en sera rien.

La cinquième choppe fut la dernière, incapable de s’échapper à ce vieux souvenir et de la voix lointaine de son frère :

« Dis, Osgeir, tu peux garder un secret ? … Ne le dis pas à papa et maman, mais… j’aurais voulu aller à Poudlard… »



— Qu’est-ce que c’est… ?

Osgeir avait déposé un grand coffre sur la table, bien poussiéreux. Il avait hésité à ouvrir, caressant le bois pensivement. Cela lui coutait beaucoup de faire ça, de rouvrir les plaies et de dessiner d’autres horizons à sa nièce. Lorsqu’il ouvrit le coffre, il n’y avait que trois objets à l’intérieur, dont un plus précieux que les autres à ses yeux, qu’il tendit à Eirian. Un set runique. Qui lui était étrangement familier.

— Celui de ton père…

Un silence tomba. Quelque chose happa le cœur de la fillette qui déglutit difficilement ; ça se serrait dans sa gorge. Le regard qu’ils s’échangèrent fut bien plus percutant que de simple mot. Timidement, et la bourse de runes bien contre son cœur, la jeune fille s’approcha du coffre. Il y avait quelque chose qui prenait toute la longueur du rangement et un beaucoup plus petit, enfermé dans un étui. Elle commença par celui-ci. Lorsqu’elle l’ouvrit, un souvenir brumeux déversa dans son corps une mélancolique amère. La baguette de sa mère. C’est vrai. Maman était de l’ordre d’Hermès. Elle n’osait pas la toucher, comme si la frôler pourrait la briser. Ça serait terrible. Eirian ravala difficilement ses larmes, parce qu’elle était une grande fille maintenant et les grandes filles ne doivent pas pleurer. Alors elle renifla bruyamment, gonfla orgueilleusement la poitrine et se saisit du dernier objet… d’une main tremblante. Elle retira le tissu qui le couvrait et découvrir, non sans surprise, un balai. Un Friselune dont le nom, Eleonor O'Brien y était gravé sur le manche.

— Ta mère aurait voulu que tu l’hérites…

Eirian ne comprenait pas. Elle ne comprenait pas pourquoi elle devait l’avoir, car le balai n’est pas utilisé dans sa communauté. Et pourquoi Osgeir lui montrait tout ça, là, comme ça, durant une journée banale. Ça cogitait beaucoup dans sa tête, mais plus encore, une angoisse grandissait dans sa poitrine, comme si elle flairait qu’il y avait une anguille sous roche. Son estomac se tordit lorsque son oncle s’agenouilla à sa hauteur. Quand il faisait ça, c’était toujours pour lui dire quelque chose de très, très, important, ou pour la gronder !

— Eirian… Tu vas aller à Poudlard…

Incompréhension. Questions. Et puis quand vint le moment de comprendre que tout ceci n’était pas une blague, les larmes. Elle criait. Elle ne voulait pas y aller. Elle ne voulait pas quitter les Verbenae pour cet ordre ! Pour cette école ! Elle était bien ici ! Osgeir avait beau lui dire qu’elle pourrait revenir le week-end et pour les fêtes, qu’importe ! Il y avait la colère, le déni mais aussi le chantage. Elle lui promit qu’elle serait plus sage encore, qu’elle travaillerait dure, qu’elle ferait toutes tâches les plus ingrates, mais pourvu qu’elle reste ici !

Osgeir prit son visage en coupe, lui ordonna de la regarder droit dans les yeux, et d’écouter ses paroles. Chose qu’elle fit avec tout le mal du monde, hoquetant et les joues dégoulinantes de larmes.

— Eirian, écoutes-moi attentivement… Ce n’est pas pour te punir, tu m’entends ? Ce n’est pas une punition et je ne fais pas ça parce que je ne t’aime pas… Je t’aime Eirian, bien plus que tu pourrais imaginer… Mais tes parents auraient voulu que tu y ailles… Tu m’entends Trésor ? Ton père, Almar, aurait voulu que tu y ailles… Que tu voies le monde, qui tu le découvres, que tu apprennes… La vie s’étend bien au-delà de nos territoires, Trésor, et ils auraient voulu que tu t’ouvres à ce monde, moldu comme magique… Eirian, tu es une Verbenae, mais tu es aussi l’enfant de l’Ordre d’Hermès… En mémoire pour tes parents, pour honorer le souhait de ton père, par honneur pour ta mère, pour ce sang et cet héritage qui coule dans tes veines, tu dois aller à Poudlard…

Elle fut inconsolable. Trahie, rejetée, mal aimée, le coup fut atrocement douloureux pour la jeune fille. Elle resta cloitrée dans sa chambre, pleurant jusqu’à plus de larmes. En réalité, Osgeir n’était pas mieux ; il ne pleurait, mais son coeur se tordait douloureusement dans poitrine à l’idée de devoir se séparer d’elle, de son petit Trésor. On lui demandait dans le village : est-ce qu’il avait fait le bon choix ? Oui, il était certain. Il devait le faire pour son défunt frère et par respect de sa belle-sœur. Eirian le comprit elle aussi, au lendemain, perdu et le visage creusé par le chagrin. Après une nuit de micro-sommeil et après avoir tant pleuré, malgré son jeune âge, elle comprenait la logique de son oncle. Elle comprenait l’importance : c’était pour faire plaisirs à papa et maman. Ils auraient été heureux de l’emmener à Poudlard s’ils avaient été là.
Par respect pour eux, pour leur amour, pour honorer leur mémoire, elle fit taire la voix de son cœur :

— D’accord… je vais essayer…



FT. Mackenzie Foy ; Pseudonyme Eirian me va ; Âge 24 ans ; Comment as-tu trouvé le forum ? J’ai reçu ma lettre pour Poudlard signé par le Directeur lui-même ; Un petit mot à ajouter ? Câlin ? ; Ta fréquence de connexion Quasi quotidienne




RépartitionSous le Choixpeau
Chut… Ferme les yeux, jeune étudiant de Poudlard, et laisse-toi porter par l’instant. C’est le moment de répondre en toute franchise. Peut-être serez-vous exaucé par le choixpeau, peut-être pas. Qui sait ?

Si vous étiez un animal L’Humain… Ben quoi ?
Si vous étiez une essence d’arbre Le chêne
Si vous étiez un paysage Les Highlands
Si vous étiez une qualité La gentillesse
Si vous étiez un défaut Têtu
Si vous étiez une saison L’Automne
Si vous étiez une pierre précieuse La Labradorite
Si vous étiez un livre Un conte
Si vous étiez une boisson Un chocolat chaud, avec un supplément de chantilly !
Si vous étiez une matière scolaire à Poudlard L’étude des Runes
Si vous étiez un sentiment L’émerveillement
Si vous étiez un moment de la journée Le Crépuscule
Si vous étiez un élément naturel La Terre
Si vous étiez un lieu Une maisonnette de pierre au fond des bois
Si vous étiez une maison de Poudlard Poufsouffle


Curriculum VitaeVos cours
Année d'étude : Première Année
Distinctions éventuelles à poudlard : //
Cours suivis :
- Sortilèges
- Métamorphose
- Potions
- Botanique
- Défense contre les Forces du Mal
- Sciences Moldues
- Histoire de la magie
- Astronomie
Résultats aux BUSE : //

Hieronymus P. Vasiliev

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mj
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Mar 28 Aoû - 22:41
Bienvenue sur le forum plus officiellement, jeune demoiselle Very Happy

L'équipe de modération et de maîtres du jeu passera lire ta fiche une fois que la construction du forum sera tout à fait achevée (ce qui devrait arriver bientôt, les pros en arrière boutique sont presque au bout).

D'ici là, n'hésite pas à venir sur la chatbox ou à te promener sur le forum comme tu le fais déjà, c'est toujours un plaisir de te croiser.

Drago Malefoy

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modératrice
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Mer 29 Aoû - 7:44
Je réitère, cette bouille est superbe <3
Petit chérubin qu'on a envie de poutouner :smi19:
Qui plus est, mademoiselle a quelques lignages gaéliques sous le derme. La plus belle des régions, on ne le niera point o/
J'apprécie beaucoup tes mots qui se dévorent aisément (miam).
Encore une fois, bienvenue :asao:

Eirian Almasdóttir

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Mer 29 Aoû - 12:08
Merci vous deux, j'espère être à la hauteur :smi83: :smi82:

Pavel D. Monroe

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Jeu 30 Aoû - 9:47
Un peu cent ans après la bataille Mais qu'est-ce qu'un siècle à l'échelle du forum ? ... ho wait ! Bienvenue sur le forum <3 Comme l'indiquait Amelia, on viendra faire les validations de fiche une fois la construction du forum achevée ^^"

En tous cas, la bouille de ton perso est tout chou, et ce que j'en ai lu en survol des plus prometteurs <3

Merci d'être là dès les premières heures du forum <3

SWEETNESS & MURDER

Veredis S. Beurk

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Jeu 30 Aoû - 15:44
Comme mes collègues, je suis à la traîne pour souhaiter la bienvenue à ce charmant petit moustique ! Si les grands t'embêtent, tu pourras venir chouiner dans les jupes de Veredis, elle t'apprendra des sortilèges pour les embêter en retour :smi63:

Merci par avance de ta patience, j'ai hâte de pouvoir me poser pour lire ta jolie fiche (je l'ai commencée, elle est fort bien écrite, ça valait vraiment le coup de nous dire qu'elle ne serait pas chouette :smi49: )

Veredis S. Beurk

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Lun 3 Sep - 18:10
Coucou petit bout de chou !

Je reviens vers toi pour une seule petite modification, en fait. Le reste est parfaitement parfait !

Tu as indiqué dans ta fiche :

Citation :
Statut du sang Pur, même si pour tonton Osgeir cela relève du Sang-Mêlé d'avoir un père Verbenae et une mère de l'ordre d'Hermès ;

Du coup, elle serait plutôt sang mêlée, parce que cette histoire de sang pur n'a d'importance que dans l'oeil de celui qui regarde : c'est une considération culturelle. Comme elle a l'air très attachée aux us et coutumes des Verbenae, il y a fort à parier qu'elle-même se considère comme sang mêlé d'un point de vue Verbena. En outre, qu'elle soit sang pur ou sang mêlé n'a pas l'air d'avoir une grande incidence sur la façon dont elle est considérée dans la communauté et par ses proches, du coup il nous apparaît plus cohérent qu'elle soit "classée" en sang mêlé.

A part ce micro point, le personnage est fantastique; et ta fiche se lit très bien. J'ai adoré découvrir Eirian, et ce sera donc un plaisir que de te valider et de voir ton petit chou en RP :smi40:

Eirian Almasdóttir

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Lun 3 Sep - 18:29
J'ai fais la modification, encore merci ! Je suis so happy, moi qui pensais avoir écris beaucoup de sornettes :smi35: :smi82:

Sorcellerie

Messages : 149
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grand maître
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Lun 3 Sep - 18:34
Bravo, ta fiche est validéechez les Occamy
Félicitations ! Ta fiche a satisfait le staff exigeant et pointilleux que nous sommes ! Tu es désormais ajoutée à ton groupe et libre d'aller et venir sur tout le forum !

Ta fiche était vraiment chouette à lire, et nous te remercions de la petite modification  :smi46: Cela fait de toi notre première choupette validée ! doublement félicitations, tu as coiffé au poteau tout le staff  :smi82:  
En guise de cadeau de bienvenue, le staff t'offre un beau lot de manuels scolaires (petite veinarde) et ajoute dans ton inventaire ton pendentif runique protecteur !


A présent, tu peux régler encore quelques menus détails administratifs. Songe à bien remplir ton profil, c'est important ! N'hésite pas à jeter un oeil au Bottin des avatars pour vérifier que ta bouille est recensée, au Registre des métiers (si tu es dans la vie active) ou au Registre de Poudlard (si tu es étudiant) pour être certain que tes métiers, maisons de Poudlard, clubs et autres distinctions ont été bien enregistrées. Si ton personnage a une particularité, vérifie qu'elle a bien été enregistrée ici. Il manque une information quelque part ? Hurle-le nous ici !

Ensuite, tu pourras librement ouvrir ta fiche de liens pour que chacun puisse te demander un rp ou un lien, et bien entendu... jouer et t'amuser !

A très vite en RP  :smi40:

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