Maritales accointances - Lucius & Narcissa
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Narcissa Black-Malefoy
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Dim 27 Jan - 20:38
MARITALES ACCOINTANCES
Les jours ont filés depuis le décès d’Astoria, votre belle-fille. Le temps glisse, les aubes se ressemblent, les nuits s’écourtent. Vous voyez le frimas de l’hiver venir givrer vos vitres, les ardeurs du deuil venir glacer votre coeur. Votre fils, aussi, s’est laissé choir dans un inquiétant mutisme. Si vous respectez son silence, vous le redoutez aussi. Les pièces paraissent s’allonger, vous éloigner l’un de l’autre lorsque votre seule présence plombe la quiétude. Vous savez que son coeur a explosé en même temps que s’est arrêté de battre celui de son épouse. Et le vôtre saigne pour ce fils que vous ne parvenez, décidément, qu’à bien mal assurer contre les rudesses du monde extérieur. Vous voudriez offrir à votre enfant un cocon protecteur, une épaule sur laquelle incliner la tête, courber l’échine. Vous voudriez faire de votre maison un environnement familial où il puisse se défaire de la peine et s’alléger du glas des clochers. Vous ne pouvez lui offrir que votre présence, votre étreinte, votre silence. Aucun mot ne parvient à troubler cette écharpe de souffrance qui pèse sur vos terres.

Les mines sont graves, les airs abattus ou revêches. La pétulance de jadis vous manque. Enfant, Drago était un garnement vif, n’ayant à coeur que de suivre les pas de son père. Il y mettait une candeur touchante, et cela aurait pu être le signe d’une famille saine si votre époux n’avait eu à coeur de s’embarquer dans de si sombres chemins. Vous vous savez désemparée face au passé : vous ne pouvez réécrire vingt-cinq années d’erreurs, et n’avez plus qu’à tenter, à présent, de reconstruire un monde où votre fils puisse s’épanouir, où votre nom puisse survivre. Vous vous êtes accrochée à de trop vieux privilèges. Ils vous échappent, vous filent entre les doigts. Vous ne pouvez plus rattraper ces idéaux avec lesquels vous avez grandi, que vous avez suivi toute votre existence durant.

Vous vous sentez usée, comme du beurre gratté sur une tartine trop grande. Le paraître, la noblesse, la soumission au prestige. Votre rang et votre réputation ont été les guides au nom desquels vous avez été mariée, mère, hôtesse du Seigneur des Ténèbres. La pureté de votre sang a été l’étendard brandi par votre époux pour vous courtiser et se marquer l’avant-bras. Vous avez entendu tinter mille fois les sirènes qui vous hurlaient d’abandonner Lucius à sa folie, votre fils sous le bras, votre honneur meurtri sous le poids des racontars. Vous ne l’avez jamais fait. Mille fois vous auriez pu. Mille fois vous auriez du. Quelle mère auriez-vous été si vous aviez dû vous cacher avec votre enfant, travailler en le laissant seul, l’arracher à son père ? Vous ne pouvez plus choisir une voie autre, désormais, et il vous faut, comme votre époux, porter la croix et la couronne d’épine en rédemption de la douleur que vos choix ont infligés à votre unique fils.

Vous ouvrez la porte de votre chambre, savez que vous y trouverez Lucius. Un hibou vous a averti de sa venue : il a pu échapper quelques instants à la vigilance du personnel de Poudlard en prétextant une visite éclair à ses proches endeuillés. Les meilleures excuses sont souvent pétries de vérité. Un Severus Rogue pétri de bienveillance, vous a-t-il dit, s’est empressé de le libérer un week-end et d’autoriser l’usage d’un portoloin en direction de Chicago. Depuis la cité américaine, votre aimé vous est revenu et s’est défardé de sa fausse identité. Vous avez un paquet sous le bras que vous déposez à côté de la silhouette familière installée près de vous.

« J’ai reçu cela en votre absence, Lucius. Je suppose que c’est le polynectar que vous avez fait commander ? »

Vous vous asseyez à ses côtés, le dos droit, l’oeil caressant les traits fatigués de votre mari.

« Comment cela se passe-t-il à Poudlard ? Vous étiez également à la petite ‘réunion’ commandée par Potter… Pourriez-vous m’en dire plus ? »

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Lucius A. Malefoy
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Dim 10 Fév - 16:14


Grognements matinaux
« Crame, pleure. Le sang des innocents ruisselle. Eventration, naissance. Le bambin venu au monde déplaît et fascine. Le fils du père jeté dans le fleuve d'ancestrales aspirations se débat pour pousser son premier cri. »

Effluves fragiles dansent dans les airs. Aria de bouquets. Camphre et arômes piquetés de girofle. L’essence familière de sa demeure. Dépossédé de ses murs où rôdent bien trop de cauchemars mussés sous les draps diaphanes de fantômes du passé. La piaule a été offerte au fils, de même que le nom et la maille. Bellâtre déchu n’est plus qu’invité dans le manoir où il a grandi et élevé, reçu punitions et dispensé récompense. La vie des jeunes Lucius et Drago se brouillent, parfois, dans la vasque de mémoire de l’homme brisé. Garçons aux cheveux blonds. Oeil vif. Front haut. Morgue à en dévorer le monde et brûler l’ennemi. Que flamboie le nom de ceux qui ne courbent jamais l’échine. Que se brise le joug noir les ayant tenu si longuement en esclavage.

Les trombes de souvenirs se délitent dans un silence moribond. Braises de vie s’enflamment à nouveau sous le tintement des talons de l’épouse dans le marbre des corridors. Il connaît son pas pour l’avoir ouï faire sonner ses arrières des décades durant. Dès lors, c’est à elle, et elle seule, cette nymphe par trop éclatante pour la noirceur conjugale, qu’il remet les derniers lambeaux de sa superbe. Pantin dépenaillé, le voici reposant tout entier entre la coupe formée par les paumes maritales. Brume de blondeur, superbe altière d’un visage intouché par les ans, froissé, seulement, par la caresse des soucis et du deuil. Belle dans la jeunesse, éclatante dans la maturité. La merveille flamboie dans l’encadrement d’une porte. Lit conjugal par trop déserté vous accueille tous deux.

Indulgence d’une phalange vient saisir la carne aimée d’une tendresse légère. « Je vous remercie, Narcissa. C’est une commande faite pour mes activités à Poudlard, en effet. J’ai dû trouver un nouvel officiant depuis l’arrestation de Dohlov. Je pourrais demander à Severus de me préparer le breuvage, mais je doute que l’idée soit sage compte tenu de ma… couverture actuelle. » Le fugitif quitte quelques instants la chaleur de la carne féminine pour sortir de leur emballage les fioles qui seules peuvent lui apporter l’image nécessaire à ses infiltrations. Ernst Wilson. Les cheveux du jeune éphèbe sommeillant à l’étage sont en sécurité dans une enveloppe contre le vieux coeur. « Comment va le moldu ? » Son nom ? L’aristocrate n’en a cure. Plongé dans un sommeil profond, il n’est venu que s’assurer de sa survie. Caresses d’une paume sur ce corps dont il le dépossède. Presque à regrets. Le moldu ne manque à personne sinon aux clients qui prenaient jadis plaisir à ployer ses courbes à leur fantaisies. Sa juvénile carcasse n’a d’ailleurs semblé laisser de marbre Nott. Amusante pensée que celle-là.

Soupir. Pensées rejetées au loin, dans un nirvana inaccessible. « Les choses à Poudlard suivent leur cours, ma chère. Il me semble que vous gagneriez à reprendre contact avec quelques collègues. Severus, bien entendu : il a été approché par Potter, semble-t-il. Je l’ai vu plusieurs fois recevoir des lettres du Ministère, mais ce n’est peut-être rien. Le concierge, Hieronymus Vasiliev semble également intéressant… Et j’ai eu la surprise de recroiser Camille Nott… Sans Rosier, d’ailleurs. On m’a dit qu’il faisait belle carrière au Ministère… Que je sois brûlé séant s’il travaille pour quelqu’un d’autre que lui-même. » L’heure de faire parvenir nouvelles. « Potter a décidé d’intégrer des civiles aux aurores. Il s’est défendu de vouloir bâtir armée, mais ça y ressemble furieusement. L’idée ne semble pourtant pas faire l’unanimité. Je suppose qu’il espère pouvoir rallier à sa cause les nostalgiques de la guerre. Il a parlé également de reformer l’Ordre du Phénix en association avec Minerva McGonagall. La vieille lui est fidèle bien sur. »
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Sorcellerie
GRAND MAÎTRE
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Ven 22 Fév - 20:29
ColisPolynectar
réussite | Le polynectar reçu est parfaitement fonctionnel... On dirait que @Lucius A. Malefoy a trouvé un bon potionniste pour prendre sa commande ! Ouf, le voici tranquille pour le mois de Novembre 2003 et Décembre 2003 !
Narcissa Black-Malefoy
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Ven 22 Fév - 20:47
MARITALES ACCOINTANCES
Vous avez appris, depuis votre plus tendre jeunesse, la valeur du silence, aussi demeurez-vous parfaitement coite pendant que votre mari laisse s’échapper des remerciements en récupérant le colis que vous lui apportez. A ses côtés, doigts entremêlés, vous vous prenez à rêver de vos jeunes années de mariage. Vous étiez stupide. Lui aussi. Vous aviez été élevée si parfaitement dans les traditions que votre mariage avec qui semblerait bon à votre père était une évidence. Lucius Malefoy était beau, un parti convenable, prestigieux qui n’avait pour seul défaut que d’accorder un peu trop d’attention au jugement de son père. Votre belle famille vous a fait pleurer, oh oui. Vous en avez versé, des larmes, quant à ces illusions rétrogrades implémentées dans l’esprit de votre époux.

Et puis votre tendre coeur a fini par se glacer, et aujourd’hui, alors que votre conjoint n’est plus que spectre traqué par tout le personnel ministériel, vous vous retrouvez à défendre ces propres valeurs que vous avez maudites dans vos jeunes années d’épousailles. Quelle ironie, vraiment. Quelle plaisanterie.

« Il vaut mieux que Severus ne sache rien, en effet… Je ne suis pas certaine de la façon dont il réagirait en vous apprenant dans le château… Toutefois, il a bien recruté la jeune Yeabow et Camille Nott… J’aime à croire qu’il n’est pas si fermé que cela à nos idées. Se doute-t-il de votre identité ? »

Vous haussez avec douceur les épaules lorsqu’il s’inquiète du jeune homme endormi à l’étage.

« N’êtes vous pas allé le voir ? Il va bien. Les somnifères que nous lui administrons sont efficaces t les elfes de maison prennent bien soin de lui. Qu’en ferez-vous le jour où vous n’aurez plus besoin de son visage ? »

Vous êtes presque incertaine en osant poser cette question avec douceur. Votre mangemort de mari l’aurait certainement tué. Mais Lucius n’est plus seulement ce mangemort aveugle, courbant l’échine sous le joug d’un Seigneur des Ténèbres. Il a changé, vous le voyez, vous le sentez. Vous le savez. Il a été plutôt sibyllin quant à ses périples, vous envoyant seulement les informations les plus essentielles, si bien que vous ne savez presque rien de ce qu’il a découvert ou vécu. Vous n’êtes d’ailleurs pas certaine de vouloir savoir. Lui avez-vous seulement pardonné d’avoir mis si inconsidérément sa famille, votre fils, en danger ? Vous ne sauriez le dire. Il n’y a plus grand-chose dont vous soyez certaine depuis la fin de la guerre.

« J’approcherai Severus, Camille Nott et Hieronymus Vasiliev, Lucius. Je ne sais pas si je pourrais faire vaciller Severus, en revanche. Vous savez combien il a toujours été discret sur ce qu’il pensait vraiment. Même lorsqu’il était à son service – ou du moins le croyiions nous – il obéissait obséquieusement sans jamais ne formuler quelque avis que ce soit. Il a toujours été l’efficacité incarnée mais n’a jamais porté de discours particulier. Un exécutant, voilà ce qu’il semblait être, mais vous savez comme moi qu’il était plus que cela. Un espion. Pouvons-nous vraiment espérer le rallier à notre cause ? Mes missives sont restées lettres mortes. Toutes. Le patronyme des Prince ne semble pas l’intéresser, et il n’est venu à la dernière réunion que pour Drago, je crois, dont il a été le professeur. »

Vous hochez la tête.

« Il nous faut réagir à cette nouvelle, exprimer notre désaccord. Intégrer des civiles aux brigades d’Auror… quelle folie ! N’est-il pas censé vouloir pacifier la Grande Bretagne ? Pourquoi alors encourager cette prise d’armes ? Pourquoi fonder cette armée ? Potter cache définitivement quelque chose ; il m’apparaît de plus en plus dangereux. Il semblerait que nous le sous-estimiions. Et Minerva McGonagall n’est certainement pas femme de moindre envergure. Pensez-vous, Lucius, qu’il soit avisé que je me déplace pour la réunion des anciens élèves ? Cela pourrait peut-être être pertinent. Après tout, Poudlard est censé être neutre et, connaissant Severus, il aura pris ses précautions pour éviter tout attentat, n’est-ce pas ? »
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Lucius A. Malefoy
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Ven 3 Mai - 22:58


Grognements matinaux
« Crame, pleure. Le sang des innocents ruisselle. Eventration, naissance. Le bambin venu au monde déplaît et fascine. Le fils du père jeté dans le fleuve d'ancestrales aspirations se débat pour pousser son premier cri. »

Souffle et déroute. Les secondes vocifèrent leur anathème. Imprécations mussées sous le voile civile d’une conversation. Aristocrate entraîné est celui qui peut, sans sourciller, déchiffrer le moindre reproche dans l’oeil de s’amie. Blasphème. Voir dans pureté célestiale l’ombrage glacé d’un courroux. C’est le lot quotidien de toutes les hymenées de convenance. Union froide, sans passion, où l’on ne peut guère espérer mieux qu’un cordiale entente. Est-ce là ce qui est advenu ?

Curiosités s’étiolent, pourtant, disséminées dans le frimas tendre du mutuel respect des conjoins l’un pour l’autre. La voix de Narcissa, pur tintement de cristal, module ses inflexions avec la clarté d’une somptueuse soprane. Les graves et la aigus se complètent, se tourneboulent jusqu’à former la mélodie de l’irréprochable phrasé de la belle. « Je ne saurais vous le dire, ma chère. Severus a toujours été impénétrable. Une forteresse. Il a recruté Camille Nott, il est vrai, mais il n’a rien à voir avec la prise de fonction de Yolanda Yeabow. Tout au plus lui a-t-il fait la grâce de la conserver au poste que lui avait alloué Albus Dumbledore. Je ne les ai pas vus particulièrement se côtoyer ni s’éviter… Ce que je puis vous dire, en revanche... » Une quiétude réflexive gueule dans le néant. « C’est que Severus Rogue semble très attaché à la neutralité de Poudlard. Sa position est dangereuses, songez-y m’amie : s’il penche du côté de Potter, les vieilles familles retireront leurs enfants de l’école, s’il vacille du vôtre, c’est le Ministère qui aura tôt fait de le remplacer. Je ne voudrais pas être à sa place. »

Servile ombre noire qui, pourtant sait se jouer des attentes et déjouer les expectatives. Severus Rogue a survécu à deux guerres en tant que pantin aux filins attachés à deux croix. Miracle que celui qui l’en vit réchapper. L’aristocrate pensif laisse la voix chargée d’angoisse de sa mie égrener ses accents comme autant de particules de sable grippant le rouage de la guerre. « Concentrez-vous sur d’autres, ma chère, plus accessibles, peut-être. Je me charge de trouver une faille dans le masque si soigneusement étudié de notre cher Severus. Il semble avoir quelque inclination pour le jeune Wilson. Je le conçois aisément : jeune maître, doué. Ma composition n’est sans doute pas sans lui rappeler son propre parcours. Wilson est aussi de ces êtres lumineux et captivants pour un homme de l’homme comme Severus. Je lui ai parlé du mal qui me ronge la côte... »

Vacillement infime. Les grippes de la guerre saignent encore le vieux soldat au côté. Lanceum sanguinis. Dernier cadeau d’un Seigneur des Ténèbres avant que de trépasser. Funeste offrande dévorant le vif jusqu’à ce qu’il n’en soit plus que cendres. S’ébrouer. Le vieux cheval au pur sang semble émerger d’un long rêve. De Palefroi, il est devenu canasson. « Il a pris en pitié Wilson… Peut-être en puis-je faire mon affaire pour soulager ma carcasse et trouver les fêlures de son âme. » Machiavel roule. Pourtant, à mesure que les mots cascadent dans la gorge, glaviotant l’infamant aveu d’une manipulation, le coeur se tend, palpite. Est-ce doute ou est-ce remord ?

Le changement de conversation est bienvenu. Le myocarde apaise ses battements fols. Chef opine d’un gracieux mouvement. « Il vous faut venir à cette réunion, ma chère. Vous montrer tête haute. Le Ministre ne s’en privera pas. Vous ne pouvez lui laisser champ libre. Paradez fièrement. Vous êtes le fer de lance de l’opposition après tout. » Résolutions prises, un nouveau mois peut commencer dans le monde de la Magie.
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