I think it's worth it if we save this ~ George & Angelina
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Invité

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Mar 15 Jan - 19:06
I THINK IT'S WORTH IT IF WE SAVE THIS
@george weasley & Angelina

Mes pas foulaient les pavés du chemin de traverse d'une détermination sans failles. J'appuyais chacun d'eux comme si je voulais faire trembler la terre et prévenir l'homme que je cherchais qu'il allait passer un sale quart d'heure. Qu'il tremble de peur à mon arrivée dans sa boutique. Non, je n'étais aucunement Auror ou bien encore une mercenaire, simplement une femme abandonnée par son mari et qui avait décidé de le récupérer, coûte que coûte. George... Qu'est ce qu'il t'es passé par la tête bon sang ?! Pour ma part, de nombreux cauchemars ont bercés mes nuits, et de nombreuses fois, j'aurais voulu me jeter un sort de rêve éveillé... Des idées noires me sont venues à l'esprit tout au long de mes journées en solitaire. Il était loin de moi, et je n'étais clairement pas rassurée de le savoir loin de notre cocon. Tourmenté plus que de raison depuis la mort de Fred, il avait cessé de me parler depuis quelques mois, cessé de participer à notre couple... Il n'avait même pas versé une larme pour la mort de... Mon cœur se pinça, ma gorge se noua, tout comme les larmes montèrent à mes yeux. Plus rien n'allait entre nous, mais je ne pouvais me résigner à l'abandonner. Si je le lâchais maintenant, je ne pourrais rien faire pour le garder. J'espère que cela n'est qu'une mauvaise passe. Un mauvais moment à vaincre, pour me se relever derrière.

J'avais longuement hésité. Lorsque je découvris son mot, posé à la va vite sur la table, la peur avait serré mon estomac dans un étau. Je m'attendais à une tentative d'homicide envers Potter. Rien n'aurait pu être pire, je savais combien il détestait cet homme. Celui à cause de qui une partie de lui était morte... Il nous avait enlevé tant... Mais à cet instant, je ne savais quoi faire. Le dénoncer, pour le retrouver certes sous verrous, mais en vie, et sans le sang du ministre sur les mains, ou le laisser faire et le perdre définitivement ? Je ne pouvais me résigner à le dénoncer. Non, George ne pourrait pas le tuer. Je devais m'en persuader. Il fallait dire que je n'arrivais plus tellement à reconnaître l'homme avec qui j'avais fait connaissance à Poudlard. Son sourire, sa joie de vivre, ses farces... Tout n'était plus si présent qu'auparavant.

Je ne savais trop où il se trouvait, puis, Katie m'a avoué l'avoir aperçu sortant de son échoppe, alors que moi-même, j'avais tenté de tirer les vers du nez à Ron. Il m'avait bien eue je devais l'avouer. Il avait préféré protéger son frère, plutôt que de me dire où il se cachait. Je ne pouvais lui en vouloir, même si cela me restait encore en travers de la gorge. Pourtant, à l'annonce de Katie, j'avais encore hésité. Le courage qui me définissait tant s'était enfui, emportant avec lui ma confiance. Ses sentiments étaient-ils aussi grands que ceux que j'éprouvais pour lui ? Je doutais tellement, que je me laissais submerger par mon travail. Je préférais la présence des élèves et de mes collègues professeurs, au vide de notre demeure. Pas même Excalibur, mon chat, ne parvenait à me réconforter par ses ronrons. Rien. Seul l'occupation de mon esprit me permettait de me pas penser à lui.

Je pris une ruelle sur la droite, tout en évitant les quelques sorciers, et je découvris la vitrine. Ses couleurs criardes, et cette enseigne si joviale me réchauffa un instant le cœur, autant qu'elle ramena nostalgiquement en ma mémoire des souvenirs plus ou moins joyeux. Il se cachait donc là, sous mes yeux. Je me redressa tout en inspirant profondément. Je réajusta mon long manteau sur mes épaules, espérant avoir assez d'audace pour lui déballer tout ce que j'avais sur le cœur. Me comprendrait-il ? Je l'espérais. Vraiment. Un pas, puis deux, et je poussais la porte de la boutique Weasley, accompagnée d'un couple de sorciers.

La cloche retentit, prévenant de mon entrée. Pour un jour de semaine, il n'y avait guère monde. Les étudiants étaient dans leurs écoles respectives, et les travailleurs gagnaient leurs pains. Le directeur avait accepté ma demande de congés, je pouvais donc, en cette journée, errer dans les allées de l'échoppe, pleine à craquer des inventions des jumeaux. Je m'attardais devant l'enclos des boursouflets, m'attendrissant devant leurs petits yeux globuleux. Par la barbe de Merlin, même Paillette me manquait... Non, il fallait vraiment que je me jette dans la gueule du dragon. Profitant de l'occupation de Ron, accaparé par le précédent couple, je me faufila dans l'arrière boutique, me retrouvant devant une porte fermée.

Personne.

Un soupir s'échappa d'entre mes lèvres. Déception. Pourtant, je ne pus m'empêcher de l'appeler. Son prénom, je n'arrivais même pas à le prononcer ces derniers temps. J'avais pourtant réussi à en discuter avec Alycia, et face  elle, je me sentais tellement idiote. Elle, si indépendante, ne cessait de me répéter que s'il était parti, c'était qu'il n'était pas fait pour moi. Je ne voulais pas y croire. Ce n'était pas possible autrement. On avait tant partagé tous les deux... Notre couple ne s'était pas formé comme les autres, alors pourquoi tout devrait se passer normalement ?

"George..?"

Les secondes s'écoulèrent, et je crus un instant que la pièce était vide. Seulement, quelque chose tomba sur le paquet, de l'autre côté du seuil. Je dégaina ma baguette cachée dans une poche de mon manteau et, en direction de la serrure, je souffla un "Alohomora.". Le loquet se déverrouilla, et il ne me restait plus qu'à pousser la porte et entrer dans la pièce. Inconsciemment, ma main se poussa sur le bois, poussa la porte. Sans bouger, je pouvais jeter un rapide coup d’œil dans la pièce. Il était là, face à son bureau. Sa simple tignasse rousse en bataille raviva des émotions fortes en moi. La peur que j'avais eu de le perdre s'envolait. Je m'avança dans l'arrière boutique, ne quittant pas du regard l'homme qui se trouvait dos à moi. J'étais tout juste derrière lui. J'aurais voulu le prendre dans mes bras, le serrer fort contre moi. Et malgré cela, je ne bouge pas. Une partie de moi voudrait le faire souffrir comme il a pu le faire avec moi.

"Il faut que l'on parle George. Vraiment." Mon ton n'était pas aussi rassurant que je le voulais, et une pointe d'énervement, qui s'intensifiait de plus en plus, tintait ma voix. "Je ne veux pas d'excuses bidons, ni abracadabrantes. Je veux savoir pourquoi. Pourquoi tu es parti. Pourquoi tu ne me parles plus. Pas de bobards, ou de défilades. La vérité."
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