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Mini-Event | Le Troisième Pouvoir
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Sorcellerie

Sorcellerie
GRAND MAÎTRE
hiboux : 902
Mar 17 Mar - 18:20
LE TROISIÈME POUVOIRMini-Event Général

Les murmures se font nombreux entre les membres du Magenmagot en ce 11 février. L’air est lourd. Certains craignent l’orage. D’autres n’attendent que de le voir éclater. Les tensions accumulées ces trois dernières semaines sont sur le point d’accoucher de leur enfant. Nul ne sait encore s’il sera divin ou monstrueux mais une chose est sure : la décision qui sera prise ce jour marquera une tournant sans précédent dans la toute jeune carrière politique de Harry Potter.

Toutefois, le mystère est sur le point de se faire dévoiler.

Entouré de deux brigadiers, voilà que l’accusé apparaît dans l’enceinte du Magenmagot. Engel Bauer a le visage fermé, les traits tirés. Il a visiblement peu dormi. Mais son regard conserve la flamme de détermination qu’on lui connaît. L’homme a dû se préparer à l’éventualité de cette commission depuis des semaines. Sait-il seulement ce qu’il risque à se présenter ici ? S’en inquiète-t-il davantage maintenant que les liens magiques ceignent ses poignets sur les accoudoirs de son siège, en position vulnérable face à une assemblée aussi froide et estimable que cette qui le dissèque depuis les gradins ?

Mais personne n’a le temps de se perdre en suppositions car déjà, on annonce l’entrée du président de la commission disciplinaire. Vêtu de sa tenue officielle, Lord Melchior Fawley s’apprête à remplacer la Présidente-Sorcière. Pour la première fois de sa carrière, Moira Oaks n’est pas à la place d’honneur. La préparation du procès de Rabastan Lestrange lui prendrait trop de temps pour pouvoir correctement gérer cette affaire en parallèle. Mais certains dans l’assemblée doutent de cette version. Toute la polémique qui entoure l’arrestation de Reißen n’a sans doute pas épargné les couloirs du département de la Justice. Se pourrait-il qu'ils aient gagné jusqu’au bureau de l’implacable Moira Oaks ?

Les chuchotements continuent jusqu’à ce que Lord Fawley termine de s’installer. Quelques secondent passent, et tous les murmures s’évanouissent presque instantanément. Le temps semble alors s’être arrêté. Tous n’attendent plus que le vieil homme prenne la parole.  

« Vénérables membres du Magenmagot. Nous sommes réunis aujourd’hui pour juger les membres du groupe Reißen aujourd’hui représentés par leur leader Mr. Engel Bauer. Moi, Lord Melchior Fawley, ait l’honneur de suppléer à Mrs. Oaks, présidente du Magenmagot, qui n’a pas souhaité présider cette cour aujourd’hui, et je prie pour faire preuve de la même justice et la même droiture qu’elle.

Rappelons les faits. Le dimanche 18 janvier 2004, le groupe Reißen a donné un concert public et gratuit sur la place de Gringotts en l’honneur du criminel recherché Lucius Malefoy. Le concert a commencé un peu après midi et il a réuni plusieurs centaines de nos compatriotes. Lors de ce concert, le groupe a chanté six chansons, en commençant par Bestrafe Mich, et finissant par Mein Teil. Cette dernière chanson a été enregistrée avec l’aide de la chorale de Poudlard. Les membres du groupe ont refusé de nommer les étudiants qui avaient participé lorsqu’ils ont été auditionnés. Cette chanson a été l’occasion de présenter le Ministre de la Magie, Mr. Potter, comme un dévoreur d’enfant – il était caricaturé dans le clip et sur scène par l’un des membres. De plus, le Ministère n’avait pas été mis au courant de la tenue de ce concert au préalable.

Les charges retenues contre eux sont :
- Trouble à l’ordre public, le concert n’ayant pas été annoncé en amont.
- Occupation illégale de l’espace public, le concert aurait empiété sur l’espace public.
- Dégradations de l’espace public.
- Incitation à la haine.

Chers amis, je tiens à insister auprès de vous quant au sérieux dont vous devrez faire preuve à l’heure de rendre votre verdict. Les questions politiques que soulèvent ce concert sont multiples et ne doivent pas être prises à la légère. Je tiens à souligner le fait que nous ne faisons pas aujourd’hui le procès de la liberté d’expression, ni de la liberté des artistes. Ces valeurs, il est de notre devoir de les défendre. Non, aujourd’hui, c’est le procès d’être humains singuliers pour leurs agissements lors de leur concert de ce dimanche 18 janvier et uniquement de ce concert. Je vous demande de le garder en tête.

Chers confrères, il y a plusieurs points de ces charges sur lesquels je souhaiterais revenir avec vous avant que nous n’entendions le prévenu. Tout d’abord, le concert a réuni une foule extraordinaire sans qu’aucune autorité compétente n’ait été prévenue en amont ni aucun service de sécurité mis en place. Plusieurs de nos concitoyens ont fini à Sainte Mangouste, et les médicomages auraient pu aisément se retrouver débordés si cela avait mal tourné. Si les membres de  Reißen sont jugés pour trouble à l’ordre public, je tiens à ajouter que leur action a aussi causé la mise en danger d’autrui – ce qui aurait pu aisément être évité si cet évènement avait été connu et prévu avant le jour même. Le refus des personnes que vous avez devant vous de coopérer avec les enquêteurs et de divulguer les noms des étudiants qu’ils ont entraînés avec eux a empêché la mise en place d’une cellule de veille convenable, qui aurait pu permettre de vérifier si ces élèves étaient au courant de ce dans quoi ils s’étaient engagés et de leur offrir un accueil en cas de problème avec leurs familles, leurs camarades ou l’administration de Poudlard. De plus, quelle que soit la position de chacun et chacune d’entre nous sur les troubles politiques que rencontrent aujourd’hui la société sorcière, il est impardonnable de mêler des enfants dans ces querelles politiques d’adultes, et de leur prêter un propos dont nous ne pouvons être certains qu’ils avaient conscience ou qu’ils acceptaient. J’ajouterais que la liberté d’expression n’est pas la liberté de l’injure, et que la caricature du Ministre offerte par les membres du groupe lors de leur concert tenait bien plus de l’insulte que du propos humoristique ou construit politiquement. La société sorcière se remet à peine d’une guerre dont certains n’ont pas encore fini de guérir, et certains ne guériront jamais – ce n’est pas l’heure de jeter de l’huile sur le feu. De plus, le passif de Mr. Bauer laisse à penser que si aucune mesure, même symbolique, n’est prise, il recommencera, et la prochaine fois il pourrait y avoir des blessés graves compte tenu de l’indignation qu’il a déjà suscité. J’attire également votre attention sur le fait que le groupe savait très pertinemment à quoi il s’exposait, et qu’il comptait certainement sur les questions politiques que soulèveraient leur mise en examen et la liberté d’expression pour les protéger de leurs actes : la première chanson qu’ils aient chanté ce jour là, Bestrafe Mich, signifiant littéralement "Punis moi".

Chers confrères, je vais laisser la parole au prévenu. J’ai confiance en cette cour et je m’en remets à votre sens de la justice et du devoir pour prononcer le verdict adéquat. »


Un léger brouhaha reprend dans l’assemblée. Les mots de Lord Fawley sont justes, précis, comme à son habitude. Mais l’affaire est complexe. Les dossiers que tous les juges ont eu à leur disposition pour préparer cette commission font émerger les mêmes questionnement chez chacun des membres du Magenmagot. Où se trouve la juste condamnation dans une affaire aussi sensible ? L’affaire elle-même est-elle juste ? Certains savent déjà où ira leur voix. Mais tous attendent cependant la réponse de celui qui se tient sur le fauteuil des accusés.

Toujours entravé, Engel Bauer redresse le dos, prend le temps de passer son regard sur chaque sorcier qui lui fait face. Sa voix est grave et posée quand il rompt enfin l’odieux silence.

« Vénérables membres du Magenmagot. Chers Lords. Je ne tenterai pas en ces lieux illustres de minimiser mes torts ou de me faire passer pour ce que je ne suis pas. Beaucoup d’entre vous me connaissent de réputation. Je vous confirme sur ce siège qu’elle n’est pas usurpée. Depuis mes premiers pas dans la musique, j’ai embrassé avec les membres de mon groupe une forme d’expression brutale, dérangeante, parfois violente. Elle est celle dans laquelle je me reconnais et me permet de toucher un large public. Je n’ai jamais cherché l’approbation de tous. J’ai, au contraire, toujours voulu interpeller, déranger les consciences, bousculer ceux qui me semblent trop passifs face au monde qui les entoure. A dix-huit ans, j’ai décidé de regagner le pays natal de ma mère, ce Royaume-Uni où la musique, même la moins consensuelle, a toujours trouvé un refuge où prospérer. Cette liberté artistique est un trésor que j’ai toujours farouchement défendu. Mais, que Lord Melchior Fawley me pardonne, c’est bien de cette liberté qu’il est question aujourd’hui.

Je ne nierai pas le bien-fondé de certaines accusations qui nous sont faites. Il est vrai que notre concert du 18 janvier a été organisé sans consultation des autorités et que mes camarades et moi avons refusé de collaborer avec le département de la Justice et de dévoiler les noms des participants à la composition de Mein Teil. La vérité, chers Lords, c’est que nous avons perdu foi en ce gouvernement. Nous ne croyons pas qu’il choisira de défendre la liberté d’expression au détriment de son impeccable réputation. Nous ne croyons pas en sa promesse de défendre nos enfants, tous nos enfants, et de ne pas intimider ou abandonner ceux qui ne croient pas au projet qu’il souhaite imposer à notre société. Et nous ne croyons pas que les délits dont on nous accuse, qu’importe s’ils sont établis ou non, justifient un tel déluge de moyens, surtout si tard. Je ne reviendrai d’ailleurs pas sur la façon dont s’est déroulée notre arrestation, alors que les brigades ont frappé simultanément chez mes camarades et moi-même, nous ont traités comme des criminels, traînés de force hors de nos foyers devant nos femmes et nos enfants. L’objectif d’une telle interpellation est clair : faire pression sur les dissidents et museler une opposition qui devient trop gênante.

Chers Lords, ne vous méprenez pas. Cette commission n’a rien d’une simple affaire judiciaire. Elle est on ne peut plus politique. A travers notre exemple, c’est le débat démocratique que Harry Potter veut étrangler. En votant pour notre condamnation, vous devenez complice de l’annihilation de toute opposition. Comme le président de cette cour l’a précédemment souligné : il ne s’agit pas de morale. Il s’agit du futur que vous voulez pour ce pays et de cette liberté de dire, de défendre, de créer, de s’interposer, que l’on veut bâillonner au prétexte d’un concert clandestin. Cette liberté, je l’ai chérie à l’instant où j’ai posé le pied sur ces terres et je vous le dis solennellement aujourd’hui : je la défendrai jusqu’au bout. »


Un frisson parcourt l’assemblée. Est-ce de l’indignation, une vague de courage, ou une peur nouvelle qui vient s’immiscer dans le cœur des juges ? Seuls leurs votes permettront de le savoir. Coupables ou non-coupables ? Le destin de la politique britannique est entre leurs mains.

(l'ensemble du staff remercie chaleureusement @Melchior C. Fawley pour la rédaction de son plaidoyer)



REGLES DU VOTE

Chers joueurs, c’est à vous de décider de l’issue de cette commission disciplinaire sans précédent !

Pour ce vote exceptionnel, vous n’incarnez plus votre personnage et choisissez en votre âme et conscience le destin d’Engel Bauer, de ses camarades, et de l’équilibre politique de tout le Royaume-Uni magique.

Durant un mois, tous les joueurs de The Enchantress pourront voter pour décider eux-mêmes du résultat de la commission disciplinaire. Jeune validé ou dinosaure du staff, chacun aura droit à une et une seule voix pour faire pencher la suite de l’histoire dans le sens qu’il affectionne le plus.

Pour voter, il vous suffit de remplir le formulaire ci-dessous et de le poster (sans enlever les balises « hide ») en ayant coché l’une des deux propositions : « coupables » ou « non-coupables ». Ainsi, seuls les membres ayant déjà voté pourront se tenir au courant de l’avancée des votes. Vous pouvez ajouter à votre vote un commentaire (facultatif) expliquant votre décision. Nul besoin de vous perdre dans une réponse particulièrement littéraire ! Des justifications telles que « J’aime pas les binoclards ! » ou « Narcissa me fait peur… » sont parfaitement acceptables ! Serez-vous d’un machiavélisme terrible à l’encontre de votre personnage ou choisirez-vous selon ce qui vous semble le mieux protéger la paix ?

La condamnation de Reißen se décidera en fonction de vos votes :
- si « non-coupables » l’emporte avec plus de 5 voix d’écart, les membres de Reißen sont acquittés de tous les chefs d’accusation et repartent libres immédiatement.
- si « coupables » l’emporte avec plus de 5 voix d’écart, les membres de Reißen sont désignés coupables de tous les chefs d’accusation et condamnés à un mois d’emprisonnement ferme assorti d’une amende couvrant les frais de réparation des dégâts matériels engendrés par le concert.
- si moins de 5 voix séparent les votes « coupables » et « non-coupables », les membres de Reißen ne sont désignés coupables que des chefs d’accusation les moins graves et ne sont condamnés qu’au versement d’une amende couvrant les frais de réparation des dégâts matériels engendrés par le concert. Ils ressortent libres.

Les votes seront clos le 16 avril à minuit. Ne laissez pas passer votre chance de peser sur le futur de The Enchantress !


Pour résumer :
- Un seul vote par joueur (et non par compte),
- Tous les joueurs possèdent une voix égale (même les membres du staff),
- Tous les joueurs peuvent voter (même les nouveaux validés),
- Nul besoin de voter en fonction de votre personnage (vous pouvez voter pour l’acquittement de Reißen même si votre personnage soutient Harry Potter),
- Le commentaire pour justifier votre vote est facultatif (mais rigolo ! Racontez-nous ! On est curieux !),
- Les votes sont clos le 16/04 à minuit,
- Laissez les balises « hide » dans le formulaire (elles permettent de garder le secret de l’avancement des votes pour ceux qui n’ont pas encore voté),
- les votes par procuration sont interdits.


Formulaire à remplir et poster à la suite de ce message :

Code:
[hide][b]JE VOTE :[/b] "Coupables" [_] "Non-coupables" [_] (cochez la case correspondante)
[b]COMMENTAIRE :[/b] (facultatif)[/hide]



Résultats définitifs des votes :
- "Coupables" : 20 votes
- "Non-coupables" : 6 votes

Lemony Anderson

Lemony Anderson
Super vilain
hiboux : 536
Mar 17 Mar - 18:59



img1 img2
La seule manière de sortir de la violence consisterait à prendre conscience des mécanismes de répulsion, d'exclusion, de haine ou encore de mépris afin de les réduire à néant grâce à l'éducation.
- Nam et ipsa scienta potestas est Lunettes

George Weasley

George Weasley
ADMINISTRATRICE & MJ
hiboux : 1090
Mar 17 Mar - 19:03
\o/
Ce moment où on se sent tous puissants \o/



TRICKSTER

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Mar 17 Mar - 19:08
:smi10:

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Mar 17 Mar - 19:10

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Mar 17 Mar - 19:13

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Mar 17 Mar - 19:30

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Mar 17 Mar - 19:44

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Mar 17 Mar - 20:05

Hekate R. Murphy

Hekate R. Murphy
MEMBRE
hiboux : 656
pictures : Mini-Event | Le Troisième Pouvoir 7l39
Mar 17 Mar - 20:22



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