R ú n. what you mean to me [ft. Siobhán O. Sullivan]
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Ven 7 Sep - 20:05
R ú n. what you mean to me
ft. Siobhán O. Sullivan
« Toutes des nanas seraient enchantées, et elle, elle me frappe ! » ▬ CONNOR.

Vols vertigineux dans le souffle sacré des zéphyrs tourbillonnants, il laissa son visage se peindre de sa félicité en un superbe sourire, témoin de son euphorie. Montant en piquet, toujours plus vite, toujours plus haut sous les sifflements de ses poursuiveurs qui le talonnaient avec hâte. Brises claquant ses joues de la ferveur de sa vitesse. Chacun reprenant droit dans la voute céleste en ce temps libre d’entrainements où les trois compères se donnaient en spectacle pour satisfaire leurs envies de grandeur. Si petits dans les étendues divines, parmi les nuages qu’ils dépassèrent sous leur fougue imprudente. L’air rieur et zygomatiques tendus au rendez-vous des paris qu’ils se criaient par-dessus les épaules, ils virevoltèrent dans divers éclats de rire. A l’image de lionceaux jouant les uns les autres dans la plus grande innocence de leurs premiers jours en immersion dans leur mère savane. Chacun tirant sur le manche de son destrier pour s’offrir de dangereuses queues de poisson avant de s’envoler dans une dernière pirouette où ils venaient à se narguer de leurs différents talents – l’Irlandais participant activement à la surenchère par ailleurs sans se contraindre du danger que certaines figures impliquaient. Pas maintenant ; il sentait pleinement le gout de liberté.

On pouvait même dire qu’il vibrait littéralement au rythme du vent. Appartenant à ce monde sans frontière où il maniait d’une main experte chaque mouvement de son balai, passant même au-delà de la propre contrainte impliquée par la pesanteur. Griffon aux ailes déployées traversant son fief en deux éclats de plumes dans un naturel durement étayé depuis son plus jeune âge. Plus aucune loi ne venait l’effleurer, tout à l’image de ses petits soucis d’adolescent à l’orée de l’âge adulte laissés à terre pour ne savourer que la maitrise délicate du vol. Foyer mental où les paysages s’offraient dans leurs plus beaux apparats sous la courbure céruléenne reflétant toute la majesté de son regard. L’automne et ses douces températures berçant ces vallons écossais théâtres en l’instant de ses cris et leurs échos. Voilà ce qui le rendait vivant.

Cependant arriva le moment où ses compagnons félins et lui-même durent accepter de se décrocher de ce songe éveillé pour descendre rejoindre le commun des leurs semblables au bout de quelques minutes, observant de leurs perchoirs les autres en rouge et or retourner au sol. Pieds à terre qui n’annonçaient qu’une chose : l’heure finale de leur escapade en hauteur - tout comme enfonçait sur le crâne du brun sa casquette de capitainerie. A regrets, dans un consentement muet où leur bulle éclata, ils acceptèrent la fin de cette récréation. Non sans fondre dans une dernière course à la suite des autres, croisant au passage encore quelques lions dans les airs qu’ils frôlèrent en leur retirant des hoquets offusqués auxquels ils ne purent que rire goguenards. Dernier affrontement par ailleurs qu’il gagna, encore, pour marquer ce retour à tous à leur rôle de simples mortels.

Quittant les hauts palaces aériens, que le grand brun se promit en son for intérieur de retrouver rapidement. Semelle sur le gazon, il sortit des étriers de son balai avec agilité pour avancer. Glissant ses lunettes sur son visage où la sangle les maintint à son cou, il porta ses doigts à sa bouche où il siffla succinctement. Autorité naturelle dégagée de sa grande carrure où, en ce simple son, il capta aussitôt leur attention – ou tout du moins de la majorité, dont il se contenta tant que les récalcitrants ne faisaient pas trop de bruit. C’est alors qu’il félicita l’ensemble de cette communauté sportive aux couleurs chatoyantes, en prenant soin de s’adonner à un plus long discours jonché de divers encouragement qui lui portaient en cette année fort au cœur.

L'assemblée se fit plus ou moins attentive - surtout moins pour certaine, qu'il jugea d'un regard sévère à deux doigts de la reprendre tant l'importance du message délivré rongeait son âme. Mais il opta pour une soufflante à postériori. A vrai dire, l'équipe et lui étaient conscients qu’il était encore tôt pour entamer le plus dur du travail, la saison n’ayant signé que ses premières initiations dont l’attribution des différentes réservations des terrains. Raison d’ailleurs de la laxité qu’autorisait le Capitaine en ce moment durant ces premiers entrainements qu’il targuerait plus de simples préliminaires. L’équipe elle-même n’étant pas au complet – les sélections n’étant prévues que pour le week-end prochain. Etape fondamentale qui enthousiasmait le jeune homme autant qu’il la redoutait. Boule au ventre de ne découvrir dans le cru rouge et or que de foutus bleus qu’il aurait à porter lourdement durant cette année – eux et leur incompétence. Forcer de se dépasser pour former ou tout simplement rattraper leur potentielle nullité. Pourtant il n’en avait pas le choix. Bien décidé en cette dernière année de rapporter à sa maison la coupe pour quitter son chaleureux sein sous un vêtement de gloire, les lauriers aux cheveux. Doux drap du succès où il aurait rendu sang et sueur à cette patrie qui l’avait vu grandir comme protégé dans les pires moments pour qu’enfin naquisse sa crinière de lion. Signe déclarant son départ de sa meute pour se satisfaire en dehors du cocon poudlarien de sa nouvelle indépendance. Il voulait faire les choses bien, et dans les règles.

Il marqua dès lors la fin de leurs retrouvailles d’un signe de tête que les autres interprétèrent sans mal comme la permission de disposer. Balais en poing qu’ils s’apprêtèrent à ranger dans la réserve qui y était destinée pour partir par la suite aux vestiaires. Le brun suivant la danse, tout en discutant activement avec les autres. Mais où son regard s’accrocha à une silhouette plus frêle devant lui qu’il caressa de la clarté de ses iris, non sans s’arrêter dans un réflexe purement masculins sur des lieux bien précis. Il ne masqua par ailleurs aucunement le sourire de voir la petite tête dodeliner au fil de sa conversation où son ton restait aussi peu maitrisé que son vocabulaire. Et se permit même, en passant à ses côtés alors qu’ils rangeaient tous leurs engins de lui taper une petite pichenette sur l’arrière du crâne. Rieur à cette jeune femme qu’il souligna d’une convergence de prunelles malicieuses bien qu’il sut ne récolter qu’intempéries railleuses et tape dans l’épaule mais dont il ne se formalisa guère face à son audace. Pourtant portant rapidement court au petit feu-follet qui s’agitait et embrasait de l’intérieur.

« Au fait toi, reste ici tant que je te tiens. Faut qu’on parle des sélections. »

C’est alors qu’il croisa son regard pluie, le visage porté vers le bas où leur différence de taille, une fois en proximité l’un de l’autre, pouvait paraitre grotesque. De carrure aussi. L’un béni dans sa croissance de la meilleure génétique que ses ancêtres avaient pu lui céder alors que la seconde conservait encore des aspects enfantins qui tranchaient avec son personnage. Mais qui avait su venir chercher l’intérêt du brun même maintenant malgré ses cheveux retenue en une queue bouffante, batte sur l’épaule qu’elle portait comme un vulgaire brigand moldu. Attitude caricaturale presque en complet décalage avec sa propre physionomie si délicate - si ce n’était juste trop fragile pour son caractère de feu.

On pourrait pu par ailleurs s’imaginer que sa présence dans l’équipe était pure folie, notamment à un post tel que celui de batteur mais où pourtant elle s’était toujours avérée excellente. Finalement rendant plus à cette décision des aspects de pur pari vainqueur que bêtise. Finalité qui en avait étonnée plus d’un. Dont en premier son Capitaine depuis plus d’un an, aux premiers abords s’étant fait mauvaise langue alors qu’il n’était encore que garçon. Se souvenant de l’étranglement prononcé qu’il avait connu en la voyant rentrer dans l’équipe au même moment que sa propre admission. Il en avait même pointé du doigt le petit être aux joues rondes qui l’avait presque mordu jusqu’au sang quelques jours plus tôt, la menaçant de tous ses pores de recommencer pareille singerie que de tout simplement venir l’emmerder ou pire : être cause de défaite. Il avait même attendu d’elle plus que des autres à cette époque – bien qu’il ne fut que tout jeune poursuiveur.

Mais en effet, malgré leur complicité dorénavant naturelle, on  pouvait clairement relater que les deux jeunes ne s’étaient pas toujours bien entendus. La petite pile électrique, arrivée comme une fleur en sa seconde année, lui rentrant dedans dès la première rencontre. Se payant même le luxe de l’accuser –lui, prince présumé des lions – de la faute dont il s’était insurgé dans sa lacune de maturité. Jaugeant d’un œil mauvais l’étrange spécimen qui se perdait dans une cape de sorcière beaucoup trop grande pour son corps d’avorton, boucles fines vaporeuses autour de son visage lui donnant l’air d’un petit troll. Il l’avait exécré au premier regard. Bien trop différente des autres filles de leur âge et d’une femme à en devenir. Elle ne répondait en rien à la délicatesse du sexe dit faible. Vocabulaire fleuri et froncement de sourcils accompagnateurs de ses tempêtes auquel le second orage Irlandais répondit. Dès lors fond sonore des cornemuses appelant aux confrontations celtes où chacun fit honneur à ses origines dans un combat de tête de mule sans queue ni tête. Juste par fierté et plaisir de vouloir se voir vainqueur de cette animosité. Il se souvint même d’avoir persifflé de nombreuses fois qu’il lui aurait bien collé un maléfice du saucisson pour la balancer du haut des escaliers juste pour voir si elle en faisait toujours qu’à sa tête – expérimentation où des sacrifices devaient être faits au nom de la science, avait-il avancé. Ce à quoi on lui avait répondu qu’il était bas de s’en prendre à une fille.

« C’est une fille ça ?! se souvint-il d’avoir quasiment roté dans un dégout non contenu. »

Mais découvrant avec le temps une certaine affinité surnaturelle imposée par leur caractère chacun. Finalement apprivoisant l’animal comme il se laissa domestiquer par l’étrangeté qu’elle représentait. D’abord camarades de Quidditch où il dut accepter lui faire confiance – sa fierté longtemps blessée de ce cette position de nette infériorité dont dépendait directement sa santé qu’il confiait dans les mains de ce macaque -, pour au final découvrir un esprit espiègle auquel il mordit pour sauter à pieds joints et se faire compagnon de jeu. Grandissant alors avec l’un dans le quotidien de l’autre où il lui avait même, pour sa part, réservé une place privilégiée au nom de la petite brune. Râleur même par parcimonie – d’après ses amis – avec ce petit être malicieux qui était une des seules filles avec laquelle il possédait une amitié pérenne.

Et bien au-delà avait-il découvert très rapidement, horreur emprunte sur son visage d’ange. Mélange savant et sadique de cette amitié spéciale avec ses hormones alors qu’il se construisait homme pour attacher en ancre certaines des caractéristiques de la jeune femme à son cœur. Du moins, il ne comprit que plus tard qu’elle correspondait plutôt à ses attentes en tant que partenaire, établies inconsciemment durant son adolescence.

Pourtant, le plus surprenant et terriblement déroutant pour lui restait sa différence de rapport avec les autres filles. Autrefois juste appréciateur et séduit par des courbes féminines, dont elle manquait elle cruellement. Palliant avec sa personnalité et son caractère pour donner lieu à cette attirance hors-norme marquée d’une certaine singularité. Avec elle il ne demandait pas d’être juste belle et de se taire, mais d’être elle, tout simplement. Pouvoir être en compagnie de l’honnêteté contenue dans ce bout de femme qui n’avait au final pas grand-chose de féminin mais qui pouvait en un coup d’œil le désarçonner d’une colère ; son fameux regard de lémurien. Mais aussi de cette petite brute dans ce corps de lilliputien, qui l’amusait grandement. Plus énergique même que lui, à venir l’embêter fréquemment dans les couloirs pour le faire perdre en éclats de rire dans ses moments où sa bêtise reprenait le dessus mais l’enivrait d’une gaieté qui le sortait de son quotidien. L’innocence attachée à son âme autant que son courage qui faisait d’elle une lionne puissante, bien qu’encore pas très subtile. Pourtant qui aurait-il été pour en juger ? Surtout lui. Il adorait même son côté bagarreuse sur les bords, où de son mètre cinquante elle se permettait de flanquer de sales crochets à des gaillards bien plus costauds. Enfin… s’il savait ce qui l’attendait très bientôt, peut-être aurait-il moins apprécié cette facette chez elle…

Sous le couvert de cette attirance irrépressible – et ce n’était pas faute d’avoir essayé -, le jeune homme avait fini par accepter ses sentiments. Non sans mal au début, notamment jugé dans cette intime part de lui-même des avis en complet désaccord au sien de la part de ses camarades. Raison pour laquelle il avait toujours gardé à cœur d’étouffer ce côté trop personnel. Le préserver d’une certaine façon pour en conserver la pureté. Mais influencé finalement par la teneur de la sincérité de sa bienfaisance et ces envies de plus qui avaient finies par ponctuer plus fréquemment son quotidien. Se retrouvant de ce fait durant sa sixième année à tenter de lui faire comprendre. Mais en vain. A croire qu’elle tenait de l’âne le côté borné autant que l’imbécilité, épuisant ainsi le peu de subtilité mais aussi de patience qu’il possédait sans qu’elle n’en capte la teneur véritable de son comportement. Ou de la drague, légèrement cachée en public mais pourtant outrageusement ostensible une fois que tous les deux. Venant même se demander si son ignorance n’était pas tout bonnement mimée, avant d’abandonner le temps des grandes vacances. Il verrait plus tard.

Surtout complètement déstabilisé et particulièrement frustré de croiser autant de difficultés, lui qu’on avait habitué à être l’une des coqueluches de ses camarades féminines. Pouvant obtenir dans cette popularité facilement ce qu’il voulait – ou plutôt qui il voulait. Enfin, clause ne prenant pas en compte au final les personnes qui comptaient vraiment. Pourtant le poids de cette non-réception devenant plus compliqué à gérer alors que venait sonner le gong de sa dernière année. Il avait l’impression juste de leur faire perdre du temps ; trop persuadé de pouvoir réussir dans son entreprise. Après tout, il était Connor O’Nialláin, ça ne se refusait pas.

Mais sa convocation de l’heure ne croisa nullement ce chemin – bien qu’il fut satisfait de se tenir en sa présence. Retrouvant ses priorités toujours constituées en le Quidditch, l’entrainement et la victoire qu’il laissa prendre le dessus sur ses histoires de cœur, il roula quelque peu des yeux avant de déclarer :

« J’aimerais que tu viennes pour les sélections vite fait ce week-end. Juste pour que les postulants voient la bête, et sachent à quoi s’en tenir. J'ai pas envie d’avoir des plaintes comme l’an dernier. »

Car même si la jeune irlandaise constituait une formidable batteuse à leur niveau d’écoliers, il n’ignorait pas – par expérience – la difficulté pour certains de s’y retrouver équipiers. Jappements quotidiens, boule d’énergie intenable aux entrainements, Connor la savait difficile à maitriser. Et ce encore plus lorsqu’elle estimait sous ses airs de furie une action mauvaise de la part de ses coéquipiers. Mauvaise perdante – au même titre que son Capitaine – qui ne s’étouffait d’aucune empathie sur l’instant. Violente dans ses dires comme dans ses poings, il avait pris pour décision qu’elle soit présente. Que les personnes postulantes aient conscience que Siobhán ne bougerait pas de son post et qu’ils devraient s’y contraindre, la connaissant pour la plupart pour l’avoir au moins déjà aperçue dans un bon camaïeu d’émotions au sein de la salle commune ou dans les couloirs.

Pourtant l’ordre aux parures d’invitation n’était pas à méprendre comme une tentative vaine de rendez-vous, n’étant pas spécifique à la jeune femme puisqu’en parallèle le Capitaine avait convié un second membre de l’équipe à la même rencontre, mais ce dernier dans l’unique but de le former à la sélection – ayant choisi d’anticiper son départ au mieux et de cibler par avance qui serait son digne successeur. Mentalité inchangée au fond pour ce grand brun : tout pour le bien de Gryffondor.


Credits : Gasmask



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Jeu 4 Oct - 16:07


Ft. Connor


C’est dans la plus grande joie que tu rejoins le terrain de Quidditch le jour là. Fière et heureuse de ta dernière bêtise datant d’il y a moins d’une heure, encore plus excitée par l’idée de remonter sur un balai pour t’adonner à ton passe-temps favoris dans ces lieux : le Quidditch. Enfin, plus qu’un passe-temps en vérité, c’était plus une religion qu’autre chose, vouant pour les joueurs professionnels une vraie passion pour leur façon de jouer –non pas sur leur physique, ça, ça te passait par-dessus la tête. Il n’était d’ailleurs pas rare de t’entendre hurler auprès de ta radio quand tu entendais qu’un joueur faisait n’importe quoi, faisant tourner les têtes alors que tu agitais les bras d’un air exaspéré. Prônant presque que tu te débrouillerais mieux toi-même sur un terrain professionnel. Tu parles, t’as aucune discipline  à Poudlard, alors en dehors... Ce n’était pas faux, tu as un certain don pour rendre fou les capitaines d’équipe, celui ayant précédé l’actuel en a presque perdu ses cheveux. Et si tu es toujours aux abonnés présents, fidèle à ton poste de batteuse, c’est bien que tu as un certain talent bien caché sous cette couche immense de conneries et de rébellion. Aussi minuscule et chétive sois-tu, le poste te sied à merveille et te permet de te dépenser ton énergie sans la retenir, frappant les cognards d’une batte puissante, mais précise. La mauvaise perdante que tu es sachant aussi devenir une bonne coéquipière quand il le faut. Et il le fallait cette année.  

La batte sur l’épaule, tu avances à travers le parc d’un pas relativement rapide, ne sachant pas réellement ce qui te donne le plus envie : jouer au Quidditch ou embêter ton Capitaine préféré à coup de coup de poing dans l’épaule et de bêtises après le dit entrainement. Arrivant sur le terrain, un sourire amusé s’affichant clairement sur les lèvres, tu cours vers la réserve pour récupérer ton balai. Tu sers une fois de plus le chignon totalement déstructuré qui trône sur ton crâne, posant tes yeux autour de toi. Il n’y avait pas grand monde encore. Ils en prennent du temps les mecs dans le vestiaire Forcément ils ne sont pas tous comme toi, à arriver déjà prête, tout feu tout flamme pour monter sur ton balai. Frétillant sur tes deux pieds, tu n’attends pas vraiment avant de poser tes fesses sur le balai, prendre de la hauteur sans même regarder ou écouter autour de toi. “- On est là pour jouer ou pour traîner ?”  

Frappant d’une main ferme avec ta batte dans le vide, tu profites de ce premier entrainement aux allures plus de récréation qu’autre chose à tes yeux puisque l’équipe n’était absolument pas au complet. Tu mets à profit toutes cette énergie dont tu débordes, que tu n’as pas pu évacuer depuis la rentrée. Évidemment, tous les entraînements ne se passaient pas de cette façon, mais après tout tu n’avais personne sur qui te défouler là tout de suite. Quoi que... Quand tu vois un rouge et or limite te foncer dedans, te forçant à braquer un peu pour l’éviter, tu montes ton regard noir vers celui avant d’hurler “- Mais t’as appris à voler avec les strangulots ou quoi ?” Remettant une mèche de cheveux bouclé en arrière, tu reprends ta course, te focalisant uniquement sur ce moment dans les airs, oubliant rapidement t’être énervé deux minutes auparavant.

Mais les bonnes choses ont toujours une fin, le temps du défoulement prenant fin en même temps que l’entrainement. Trainant plus que les autres pour redescendre de ton perchoir, non sans une acrobatie sur ton balai, la tête à l’envers avant de retourner sur la terre ferme. Tu laisses tomber ta batte sur le sol, avant même d’être descendu du dit balai, prenant à la suite place en tailleur par terre, de quoi te rendre encore plus petite que ce que tu n’es déjà.  Comme si t’avais besoin de ça Et comme chaque début d’année en fin d’entrainement, tu sais pertinemment que vous allez avoir droit au discours d’encouragement, moralisateur. ”Blah Blah... Faut gagner la coupe... Blah blah... Faut être bon... Blah blah... Faut pas les laisser gagner...” Ce discours pendant lequel tu te demandes c’est à quel moment vous allez enfin jouer, qui te parait tellement long que tu ne peux t’empêcher de soit bailler, soit faire rire le monde autour de toi. Et il semblerait que cette année, tu n’aies pas envie de changer. Enfouissant dans ta bouche un chewing-gum, caché au fin fond d’une poche, que tu te mets à mâcher un peu bruyamment, te donnant clairement une allure bovine, tu relèves finalement la tête quand Connor prend la parole, qui comme prévue, commence un long discours pendant lequel forcément, tu ne peux pas tenir en place. A se demander s’il avait vraiment besoin de tellement parler, ou s’il le faisait exprès pour t’endormir. Comme quoi, il y avait bien un moyen de t’endormir, même l’entrainement ne t’avait pas fatigué autant que ce petit discours. Laissant un bâillement s’échapper, la bouche tellement grande ouverte que ta luette en devient trop visible, tu offres ainsi une splendide vue sur le chewing-gum collé a une de tes dents, ne te reprenant que lorsqu’un camarade te file un coup de coude un peu trop violent, te faisant avaler de travers. “- Oh ça va, j’ai rien fait cette fois.”

C’est vrai que pour une fois, mise à part afficher un clair ennui, tu n’as rien fait exploser, ou renverser, ni même fait de blague douteuse. Pas comme l’an passé où tu avais planqué des pétards dans le placard à balai. Peut-être parce que tu as muri. Ou que clairement, on t’a fait comprendre que tu le regretterais si tu faisais quoi que ce soit. Quoi qu’il en soit, à peine eut-il finit de parler que tu gigotes sur le sol, ayant pendant son speech changer de place une bonne dizaine de fois, faisant parfois rouler ta batte sur le sol en tentant de ne pas trop faire de bruit. Mais discrétion n’est pas vraiment un mot qui fait partie de ton vocabulaire, ni même de tes habitudes de vie. Tu laisses échapper un soupire en faisant les gros yeux, avant de t’exclamer dans un “Aaah” de soulagement une fois qu’il déclare l’entrainement fini.  

D’un petit bond, tu te remets debout, observant les tâches vertes et brune ornant ton pantalon de Quidditch. Forcément en se roulant sur l’herbe, tu ne pouvais pas espérer le garder propre. Tu ramasses ta batte, la balançant nonchalamment sur ton épaule. Après tout, tu étais sale, et alors ? Comme si quelqu’un allait poser ses yeux sur tes fesses là tout de suite. N’émettant que quelques rires en entendant tes camarades blaguer quand soudain, une douleur se fait sentir au niveau de ta tête. Ni une, ni deux, ton sang ne fait qu’un tour, alors que ton petit poing s’abat sur l’épaule de l’Irlandais qui a eu l’impudence de te faire... une pichenette. “-AÏE ! Non mais ça va pas ?” C’était largement extrapoler, surtout qu’avec ta masse de cheveux, tu ne l’as pas tellement senti que ça. Mais tout était prétexte à jurer ou frapper. “- Tu sais que c’est dangereux de frapper une femme avec une batte ! Tu sais pas où elle peut atterrir...” Comme si t’étais capable de frapper Connor avec ta batte, non, avec tes poings, c’est plus rigolo.  

Tu finis par hausser un sourcil à sa requête. C’était nouveau ça, il voulait te parler des sélections. “- Tu veux me remplacer c’est ça ?” Un large rire s’échappe de tes lèvres, non ça ne pouvait pas être ça. Non pas que Gryffondor compte d’autres excellents batteurs, mais tu doutes sur leur capacité à avoir autant de hargne que toi. Les yeux parcourant le jeune homme un instant, tu laisses balancer ta batte du bout des doigts, levant la tête pour enfin croiser son regard. C’était à se faire un torticolis A croire qu’il avait pris encore de la taille alors que tu restais avec ton statut de naine. “- T’as encore bouffé trop de soupe pendant les vacances, tu veux pas rétrécir un peu ?” Prenant un appuie avec ta seule main libre, tu l’aplatis sur son épaule en mettant un appui, sautillant sur tes pieds, grognant des mots plus qu’inaudible, finissant par abandonner aussi vite que tu avais commencé en soupirant doucement. Tu resteras le microbe de tous songes tu en plaquant la dite main sur ta taille.  

Tu lèves enfin les yeux quand tu vois enfin où il veut en venir. Prenant un air innocent qui ne duperait personne. “- Des plaintes ? Je vois pas pourquoi, je suis une crème pourtant. La grosse blague de l’année, toi une crème ? TU te remémores toutes ces années dans l’équipes -et même juste à Poudlard en fait, et effectivement, il y avait de quoi se plaindre par moment. Outre le fait que tu sois une excellente batteuse dotée d’un esprit d’équipe visible UNIQUEMENT en match, ton caractère ne joue pas en ta faveur. Ce côté sanguin qui te pousse a rager dès que ça ne tourne pas dans ton sens, le côté mauvais perdant qui te rend ronchonne, voir violente par moment. Sans compter le nombre de fois où tu as fait peur aux nouvelles recrues en usant de ta batte pour les menacer. “- Bon j’ai peut-être une ou deux fois menacer les nouveaux.... Mais c’est pas de ma faute à moi s’ils sont totalement naze avec leurs dix doigts.” Il savait que tu chercherais toujours une bonne excuse pour ne pas être coupable. Si la plupart du temps, on te connait franche, tu peux tout de même parfois faire preuve de mauvaise foi. “- Et tu sais que j‘ai pas tort ! Ils auraient pu nous faire perdre, fallait les réveiller rapidement !” Comme s’il pouvait donner raison à tes accès de bagarre gratuite, ou même à ta rage de vaincre.  

Un air un peu bougon apparaît finalement sur ton visage, levant les yeux d’un air exaspéré au ciel avant de les reposer sur lui. “- Tu me fais paraître pour un monstre quand même. Je suis pas si terrible” Dans le fond, si, tu étais un spécimen assez spécial, la demoiselle aux allures de garçon, dont la puberté n’avait pas fait de cadeau puisqu’elle ne t’avait rien donné du tout comme atout. Alors tu te contentes d’agir comme un garçon, voir plus violemment qu’un garçon par moment. “- Mais soit, s’il le faut, je viendrais.” Alors que tu jouais toujours avec ta batte, celle-ci glisse de tes doigts pour s’échouer sur la rambarde devant toi.  

Grimaçant sous le bruit provoqué en guise de réaction, tu finis par afficher un sourire clairement amuser. “- J’aurais le droit de donner mon avis sur les futurs recrus ? Et de tester leurs nerfs avec mes techniques imparables ?” Tu viens à faire craquer ton poing dans tes doigts avec un regard malicieux, avant de partir dans un fou rire toute seule. Tu en étais bien capable, en vérité, de leur faire peur pour qu’il sache à quoi s’en tenir avec toi. Mais sous le regard inquisiteur de ton capitaine, et surtout un peu blasé, tu finis par hausser les épaules en laissant partir tes bras sur les côtés, manquant de peu de le frapper à nouveau. “- Je rigole, détend toi, je leur ferais rien aux petits nouveaux. Enfin, s’ils jouent bien.” Ce qui était peu probable. “- Je ne ferais pas de blague douteuse.” Mais tu feras des blagues tout court. “- Et je me ferais pas collé entre temps pour échapper à ça. Ton air amusé reste gravé sur ton visage, sachant pertinemment que cette promesse serait difficile à tenir. Mais tu pouvais toujours tenter.  


by Epilucial



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Dim 7 Oct - 17:33
R ú n. what you mean to me
ft. Siobhán O. Sullivan
« Toutes des nanas seraient enchantées, et elle, elle me frappe ! » ▬ CONNOR.

Le lilliputien était un animal étrange. Complètement imprévisible pour certains, l’enfant d’Irlande avait appris au fil des années à apprivoiser le bestiau. A un point tel qu’il pouvait avancer – non sans accompagner la révélation d’un rictus espiègle – la connaitre voire prévoir certains de ses agissements même. Fait un peu gonflé puisqu’en vérité le cabot avait surtout compris, au cours de ses nombreuses observations, la règle simple régissant le comportement du nain : rime unique d’improbable. Toute réaction d'un individu normal devant être prise à son inverse  puis exagérée à l’image même de la réponse à sa pichenette qui lui décocha l’envolée de ses zygomatiques.

« T’as fini ton cirque, oui ? railla-t-il du tac-au-tac. »

Pétillement dans le viride qui rencontra le lapis posté en contre-bas. Un de ses sourcils s’arqua à la menace qui suivit, mais ne retirant nullement l’amusement de son visage. Mine provocatrice qu’elle invoquait régulièrement chez lui – taux d’apparition de cinquante pour cent, l’autre moitié s’apparentant à un pur blasement face à l’invraisemblance de certains des propos de la brunette par moment. Pourtant morceau du duo improbable qu’il affectionnait avec beaucoup trop de sincérité. Elle le rendait joueur. Elle le rendait vivant. Bien qu’amitié décriée par de nombreux de ses proches qui conjecturaient la « fille » d’ épuisante – tique en bonus sur la dénomination du bout de femme que personne ne semblait apercevoir sous le même œil que lui. Mais tant mieux après tout, s’il était le seul, ça lui convenait amplement. Jalousie au bout des crocs qui savaient mordre et japper face à ce qu’il considérait lui appartenir. La fourmi n’est pas prêteuse, c’est là son moindre défaut. Considération aux allures de dilection soulevant brouillard de sa vue pour qu’il ne perçoive pas seulement sa petite personne pour une fois. L’enfant gâté partageant enfin un peu de son espace ; fait rare, et surement don suprême pour le mâtin dont il semblait persuadé de bénir les gens quand le phénomène venait à se produire. Egocentrique jusqu’au bout.

Il eut un reniflement moqueur, lançant le prasin embrasser le plafond de la petite réserve sans porter plus attention au reste. Les joueurs dans son dos s’écartant en direction des vestiaires. Ses manches vinrent se nouer à son torse. Les molaires en apparition.

« Tu crois vraiment qu’avec ta force de mouche tu vas faire me faire peur ? »

En vérité, il savait qu’elle n’était pas à sous-estimer. Rien que son comportement dans les airs étant un bon catalogue de ses performances une fois armée d’une batte. Les bras en forme de spaghettis renfermant bien des surprises mais qu’il préféra ignorer pour en revenir à un sujet de plus grande importance : le Quidditch.

Pour le Capitaine, cette année revêtait des soieries d’un tout autre reflet. Paré d’un désir si ardent de victoire qu’il ne pouvait se décrocher en ce début d’automne du besoin formel de finir la saison conquérant. Tout se jouait maintenant. Son orgueil, son égo, et son avenir. Appui sur son curriculum vitae. Il avait conscience des sélectionneurs masqués en spectateurs durant certains matchs scolaires. Espions postés dans les gradins capables de signer son lendemain comme de le saboter. Il n’avait pas le choix. Le glaçon menaçant dans la nuque des remarques paternelles, parlant de l’enfermer dans le ministère en ignorant l’intense hérissement de chaque poils du marmot. Il nécessitait plus que tout cette victoire.

Et surtout, avait déjà débuté la partie annuelle d’un mauvais jeu en main. Bâton dans les roues signé de son ex-foutue gardienne qui surement soumise à ses menstruations lui avait craché sa démission au visage. Fêlée cette nana ! Comme si le Quidditch avait le crédit d’un poids inférieur à une chorale… Une chorale, sérieusement ! Il s’en étranglait encore.
Qu’elle reste fricoter avec son affreuse acolyte tortionnaire de Serpentard. Au final c’était peut être ses neurones à elle qui avait lâchés sous les sévices en fin de compte. Ollivander l’avait purement et simplement déçu – et blessé. Expectatives du triomphe éviscérées sous la conviction que la faute était aux épaules de la poupée d’or et d’ivoire. Omettant sa part dans l’équation qui débouchait sur un polynôme à deux inconnues tourné en une simplification grossière. Non, il ne pouvait pas être fautif.

Par chance, la mutinerie de son espiègle vis-à-vis ramena gaieté au noble cœur de lion qui s’en réchauffa de plus belle d’un élancement de lèvres aux mêmes teintes.

« Et pourquoi pas ? sifflota-t-il bien qu’apercevant le scintillement dans le smalt des grandes orbes face à lui avant de pointer son faciès de l’index. Je n’aime pas trop ce sourire. A ta place je ne serais pas si confiante. »

Avertissement premier. A vrai dire il n’y pensait aucunement, et n’envisageait pas le départ de l’un de ses autres plus forts piliers de l’équipe. Compétiteur en course qui s’était déjà foulé la cheville à deux pas du départ. Mais il glissa avec un peu plus de sévérité dans la voix en s’appuyant contre l’un des murs de l’exiguë pièce :

« En plus si tu te comportes encore comme tu l’as fait tout à l’heure pendant que je parlais, je serai obligé de te foutre une sanction. Et tu sais que j’en suis capable. »

Oui, elle le connaissait assez pour pouvoir lire l’autorité actuelle dans les iris clairs. A vrai dire, l’Irlandais était si transparent qu’un pur inconnu pouvait sans mal avancer de ses pensées et sentiments - quand il ne faisait pas de minutieux efforts de dissimulation.
En ajout : notoriété publique de la préciosité de l’art sportif sorcier à l’esprit du Capitaine. Point commun des félins ornementés de rouge qui était cause de leur rapprochement. Il était rare qu’une fille comprenne la subtilité de l’astre principale de son système solaire. C’était l’une de ses facettes qui la rendait si spéciale.

En revanche, il n’ignorait pas de la retenue précédente du petit nain facétieux. Contenté d’irrespectueuses galipettes dans l’herbe plutôt que de farces. Sa poitrine d’homme se souleva d’espoir stupide. Et si c’était pour lui ? Mais vérité brisant les vitres bien minces de cette utopie. Il ne fallait pas trop en attendre d’elle. Surtout qu’il était l’une de ses victimes préférées. Parfois se demandant s’il n’avait pas plus d’air de jouet que d’ami. Grosse peluche vivante qu’elle grimpait pour en chevaucher le dos à travers les couloirs du château. Agaçant koala pendu à son arbre. Mais comme dit : la tête bouclée avait toujours eu un drôle de rapport aux autres. Alors autant ne pas se poser trop de questions. Puis, rappel de l’égo : il n’était pas n’importe qui. Bien sûr qu’elle l’appréciait, c’était évident. Tout le monde l’aimait, voyons.

Ce dernier postulat inscrit dans les fossettes, un éclat de rire prit congé de sa gorge. Exultant à son cinéma, notamment aux sautillements qui perlèrent ses yeux de larmes rieuses.

« Pourquoi je devrais me baisser ? J’ai peut-être pas envie de voir ta tronche de macaque de plus près. »

Un superbe sourire se décocha sur la gueule d’ange – le fameux « celui qui les faisait toutes craquer » selon lui. Minois pétillant d’une radieuse raillerie où il se pencha légèrement sur elle. Mordant quelques centimètres au-dessus de sa tête pour y voir sa propre ombre ensevelir le lait de sa peau. La distance entre eux raisonnable bien qu’en infraction de l’espace vital de chacun.

« Ou alors, c’est peut être toi qui le veut ? »

Badinage plus fort que lui. Dragueur à vrai dire avec l’intégralité de la gente féminine dans ses habitudes. Prince des O’Nialláin en pleine conscience de la bénédiction de ses gênes. Pourtant dont le comportement différait d’un velours d’expectance dans la poitrine en présence de l’animal.

Cependant, il se redressa dans un petit clin d’œil entendu à l'égard du petit bout de femme. Les poings se fourrant dans ses poches où il perdit aucunement la mièvreté dans ses traits.

« Tu sais quoi ? Je vais t’acheter des échasses pour ton anniversaire, comme ça je me prendrai plus des sales torticolis dès que je te parle. C'est bientôt en plus, si c'est pas chouette ça ! »

Et nota véritablement l'option pour fin Octobre. Les pouffements en ponctuations qui perdirent pourtant tout leur prestige quand elle répondit enfin à ses sous-entendus. La casquette de Capitainerie se revissa sur la tête du grand brun qui attendit la fin de son discours. Dans les premiers vers amusé de sa fausse innocence – non dupe avec elle -, pour reprendre un peu plus de sérieux dans les dernier temps. Le prasin intense d’intérêt, mais pas sévère après s’être perdu de quelques regards voués au paysage environnant. Comme d’un air détaché. Un dernier roulement des yeux souligna la fin de son silence.

« Certes… il laissa sa voix trainer, lorgnant une dernier fois les balais avant de revenir à elle : Mais ce n’est pas ton job de faire ça. A ce que je sache c’est moi le Capitaine. Et c’était moi qui les avais recrutés. C’était aussi à moi de le secouer ou non et j’avais peut être une raison de ne pas le faire immédiatement. On est peut-être une équipe, et je te l’accorde c’étaient pas des lumières ni des talents, mais tu restes à ta place de batteuse, merci. »

Avertissement second. Il entendit vaguement le reproche de sa voix et l’assuma pleinement. Avec elle il fallait être clair et concis. Comme lorsqu’on reprenait un enfant – ou encore qu’on le reprenait lui. Même s’il doutait encore si ses mots ne rentreraient pas par une oreille pour sortir par son homologue une fois qu’elle serait face à la nullité des recrues potentielles. Compassion à son égard se perdant un instant, mais cachée derrière l’espoir des victoires à force de travail acharné. L’intervention actuelle servant à prévenir – il voulait éviter toute guérison inutile. Et surtout n’appréciait nullement que le feu-follet vienne débouler avec ses grosses pattes sur ses plates-bandes. C’était lui le leader. Son titre ; et il ne permettait aucun partage. Même pour les beaux yeux du bestiau. En parti vexé dans l’orgueil.

Son nez se retroussa à l’air revêche qui enfuma les derniers dires de la brune. Retirant pourtant de nouveaux rictus espiègles sur le visage d’ange. Il ne pouvait être rancunier avec elle.

« Non t’as raison : t’es pire que terrible. Je dirais plus que t’es un parasite. Genre un pou, ou un morpion, il haussa les épaules, masque d’immodérée réflexion sur faciès avant de brandir le doigt à la poitrine du vis-à-vis digne d’une enfant de douze ans : Non une puce de lit ! Ça te va bien je trouve. »

Le rire se déploya aussitôt mais tranché par l’abdication féminine suivie de près de la cacophonique rencontre entre sa batte et la rambarde. Mâchoire soulignée dans un resserrement en accompagnement d’une grimace.

« T’es pas douée parfois c’est hallucinant ! reprocha-t-il, avant qu’elle ne le désarçonne de sa demande. »

Et la fente buccale dessina un ovale, prêt à lui aboyer en perte de patience les précédents points qu’il venait tout juste d’aborder quant à l’appartenance du statut de Capitaine. Les sourcils se fronçant ombrageusement. Sévérité en bout de langue. Mais, malin qu’était le lilliputien, il brandit sa malice en égide pour renvoyer à la gorgone colère son propre regard pétrificateur. Désamorçant instantanément l’orage naissant sur les plaines irlandaises. La voute céleste de l’île celte dégagée qui retira même un élargissement doux des lèvres du brun. Elle était pas croyable.

« Hum, je préfère ça, assura-t-il dans un hochement de tête. »

L’air attendri ne le quittant pas, même lorsqu’il se désolidarisa finalement du mur en appui. Devançant son interlocutrice avec un dernier plongeon du viride dans l’étendue pluie. Il la dépassa et n’attendit par plus pour agripper son chignon défait suite à l’entrainement. Devenu semblant de couette pleine de boucles emmêlées derrière son crâne. Il tira légèrement dessus.

« Allez amène-toi. Je ne préfère pas rester dans un petit coin trop étroit avec toi. On ne sait jamais ce qui peut se produire... »

Lèvres de nouveau taquines sous son dernier sous-entendu à double sens. Ramenant au phrase l’amusement habituel dont il s’éclairait pour qu’il n’ajuste qu’un peu plus la nature de ses phrases :

« Et dire que beaucoup rêveraient d’une occasion pareille à mes côtés. Tu devrais être flattée de ma présence tu sais. »

Mais comme dit plus tôt : elle agissait en opposé du commun des mortels – et de ses consœurs féminines notamment. En fin de compte, surement raison pour laquelle elle lui plaisait tant.


Credits : Gasmask



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Lun 15 Oct - 13:51


Ft. Connor


Petite puce complètement surexcitée à une simple pichenette, tu finis part te calmer un peu, cessant de balancer tes bras dans tous les sens, dangereuse que tu es avec ta batte encore au bout de celle-ci. Un sourire amusé s’affiche clairement sur ton visage enfantin, bien que pétillante de l’intérieur. “- Mais de quel cirque tu parles ?” Jouant presque les idiotes sur ce coup-là, tu hausses les épaules avant de fermer ton poing libre et de l’abattre sur son épaule, geste sonnant tellement masculin, l’image exacte que tu veux renvoyer à tous. Après tout, tu n’as pas d’atout réellement féminin.  

Les yeux toujours relevé vers lui, Monsieur doute encore de la force de tes poings et de ta force. C’est sûre que face à lui, tu fais pâle figure. Une trentaine de centimètre de moins, l’air chétif et fragile, personne ne parierait sur toi dans un combat face à lui. Pourtant les apparences sont parfois trompeuses et si tu ne fais peut-être pas le poids face à lui, tu en à mater un ou deux qui faisait presque son gabarit. Rapidité et cette aptitude à grimper n’importe où faisant une force insoupçonnée, prenant ton adversaire par surprise en se glissant derrière lui. Cela dit, l’air taquin et amusé sur ton visage ne présume jamais rien de bon. “- Tu me sous estimes. Tu veux te battre ? On verra bien qui est le plus fort !” Sautillement sur place avec le poing serré et ta batte sur l’épaule, tu finis par lui tirer la langue d’un air enfantin, en secouant la tête. Tout était sujet à prendre à la rigolade, même si cela pouvait se finir en nez cassé.  

Et si ce sourire amusé semblait ne pas pouvoir s’effacer de ton visage, il le fut par une simple phrase prononcée par le jeune homme sur sa place dans l’équipe. Tout ça pour laisser place à un air outrée au départ, la bouche à semi-ouverte, prête à gober toutes les mouches qui passaient dans le coin. C’est vrai, s’il te retire le Quidditch, tu perds une bonne partie de ton défouloir. Une activité que tu aimes, où tu es douée malgré ton caractère compliqué et surtout, tu risques d’en faire baver à tous dans la salle commune. Capable même d’harceler celui à l’origine de cette décision. Tu te montes la tête toute seule en deux secondes, alors qu’il n’y a pas lieu d’être. C’est dans un ton largement plaintif que tes mots fusent, sans mesurer les aiguës de ta voix pouvant percer les oreilles de tous. “- Tu vas pas m’faire ça, hein ? Hein ? HEIN ?” Sonnant à tes oreilles comme un avertissement, ton second réflexe est d’adopter malgré toi une mine triste, mélange de grands yeux humides levés vers le jeune homme, de lèvres perdant totalement leurs sourire et d’une petite complainte à peine audible.  

Pour finir en regard horrifié quand il parle de sanction, la main plaquée sur la joue. Saisissant au final le bras du jeune, en le secouant dans tous les sens, tu secoues la tête dans tous les sens. “- Non mais, je t’ai même pas fais de mauvaise blague cette année. Je t’ai même pas interrompu. J’ai été sage ! Tu peux pas le nier !” L’étrange vérité est que pour une fois, tu as voulu faire plaisir à ton Capitaine et accessoirement ami. Ne pas lui saper son autorité avec des pétards ou des farces idiots qui auraient coloré ses cheveux en rose ou pire, lui faire perdre ses sourcils. Ni même en l’interrompant toutes les deux minutes en faisant une pâle imitation de son discours ou de ses mimiques. Tu as fait preuve de beaucoup de retenue pour ne pas le tourner en ridicule cette année.

Croisant les bras dans un air boudeur rappelant une enfant de quatre ans, tu es sidéré qu’il n’est même pas remarqué ce petit geste. “- Si j’avais su, j’aurais foutu le bordel, t’aurais eu des raisons de penser à une sanction.” Marmonnement bas et dans ta barbe digne d’une gamine un peu capricieuse. Pourtant incapable de bouder bien trop longtemps, une nouvelle bêtise apparaissant dans ta tête alors que tu appuies sur son épaule. Technique élaborée pour changer de sujet, pour ne pas subir un peu trop d’autorité. Après tout, tu es bien connue pour la défier, l’autorité.  

Un sourire amusé s’affiche enfin à nouveau, creusant tes fossettes et dévoilant toutes tes dents. Oubliant d’un seul coup le boudage intensif en l’espace de quelques secondes. Après tout, à quoi bon bouder quand on peut s’amuser ? “- Non mais ça fait mal à la nuque de lever la tête. En plus j’ai l’air d’une idiote quand je te regarde, genre limite je peux balancer ma nuque complètement en arrière sans me la casser.” Aussitôt dit, aussitôt fait, un gros craquement sonore provenant de ton cou se faisant entendre, alors que tu passes ta main sur celle-ci en massant vivement. “- Bon apparemment non, mais tu vois ce que je veux dire.” Nouvelle grimace de douleurs apparaissant alors que tu remues la nuque dans tous les sens, tu remontes vivement la tête, haussant un sourcil, l’incompréhension se lisant dans ton regard alors qu’il tend une perche plus qu’évidente. “- Pourquoi je voudrais voir ta tronche de près ?” Haussement d’épaules dans le vague, tu finis par ajouter. “- Y’a des fois je comprends pas ce que tu m’dis, mais c’est pas grave, je t’aime bien quand même.” Tête penchée avec un sourire moqueur, tu dois pourtant avouer que même si parfois tu ne saisis pas le sens de ses phrases, surtout ses phrases qui ont un but de badinage, tu pourrais passer une bonne partie de ton temps avec lui à discuter, ou plutôt vous chamailler, pour tout et n’importe quoi. Surtout lui poser des questions sur la vie sans queue ni tête sur la vie et les choses de l’amour. Mise à part ça, ça ne t’intéresse pas. Après tout, quand tu vois à quel point ça peut être prise de tête et compagnie, ça ne te donne pas envie. Pire, les guimauves, les bisous, et les roucoulements tel des pigeons... T’en frissonnes d’horreur.  

Pouffement de rire s‘échappant à l’idée de son futur cadeau d’anniversaire, une paire d’échasses pour être aussi grand que lui. Tes yeux deviennent pétillants, l’idée d’être grande et de faire mille et une bêtises avec cet outil de choix prenant toute la place dans ton esprit. Sans le savoir, il avait éveillé la bête à conneries en toi. “-Mais quelle merveilleuse idée ! J’aurais plus besoin de prendre d’élan pour grimper sur ton dos. Ni pour grimper sur les étagères ! Je veux des échasses ! Je pourrais faire plein de bêtises avec.” Bien que tu ne prennes pas réellement au sérieux l’idée qu’il puisse réellement t’en offrir, tu te notes l’idée pour toi-même. "- Mais... Tu te rappelles de ma date d'anniversaire toi ?" Ce qui n'aurait pas du te surprendre réellement, puisque toi tu te rappelles bien de la sienne, tu laisses apparaître un sourire un peu franc, souligné de ton air un peu surpris.      

Mais bien évidement, ton tempérament fait que tu ne résistes pas. Tu déballes le pourquoi du comment tu râlais sur es pauvres nouveaux de l’équipe, ne te rendant même pas compte que tu pouvais ainsi grignoter sur le job initialement à la charge de Connor. Ne pensant qu’au bien de l’équipe, surtout à la victoire des rouges et ors à la fin. Roulant à ton tour des yeux en l’écoutant, tu finis par lui offrir une grimace odieuse. Grognant un peu en enfonçant ton poing dans ton bras opposé, mordant très fortement tes joues pour ne pas répondre quelque chose sortit un peu trop vite. Pour au final laisser aller tes mots, encore une fois, sans filtre et sans barrières. “- C’était pas mon but de jouer la Capitaine. Ça m’a juste soûlé de les voir traîner là, les bras ballants alors que ça jouait.” Imitant d’un geste de bras et d’une mimique très ressemblante à une énième grimace dont toi seule a le secret, tu secoues la tête, gardant un air un peu boudeur. “- Et puis ça sort tout seul, j’y peux rien, j’arrive pas à me retenir. C’est plus fort que moi, c’est comme si mes mots poussaient mes lèvres pour sortir, sans ma permission.” Roulant une nouvelle fois des yeux, tu finis par une phrase qui aurait voulu être rassurante, mais totalement maladroite. “- J’en veux pas de ta couronne ni de ton job de Capitaine. Tu m’connais, non ?”

Haussant les épaules, tu secoues la tête, l’entendant te comparé à un parasite. Laissant au final échapper ta batte en l’entendant t’appeler puce de lit. Préférant juste bouder un petit peu et lâcher prise, promettant aucune effusion de sang, aucune remarque déplacer, rien qui ne puisse compromettre sa précieuse autorité. Continuant de secouer la tête songeant très fortement qu’il savait que tu aurais énormément de mal à te retenir. “- Je ferais ce que je peux.” Bougonnant doucement, tu remontes doucement les yeux vers lui, un air innocent dans le regard alors que tu prends une voix toute douce. “- Par contre, si ça sort tout seul, ce sera pas forcément ma faute. Je veux bien prendre sur moi un peu, mais tu connais ma délicatesse légendaire.” Même toi, tu le sais, tu n’as rien d’une princesse, rien d’une demoiselle toute douce. Tu es plutôt la brute qui effraie les premières années, même de ta propre maison. La demoiselle qui n’offre aucune marque de tendresse, si ce n’est ton poing dans l’épaule de tes amis. Peut-être un câlin à tes frères de temps en temps. Mais c’est tout, amplement suffisant pour toi.  

Au final, ton sourire réapparait doucement, relevant la tête alors qu’il tire légèrement ton chignon emmêler. Grimace n’apparaissant que par réflexe et non pas par douleur, tu hausses à nouveau un sourcil à ses propos, ne comprenant absolument pas ce qu’il aurait pu se produire dans un coin sombre et étroit avec toi. Impossible pour toi de songer ne serait-ce un instant que quelque chose d’autre qu’une farce se produise ou un plan foireux. “ Tu veux qu’il se passe quoi dans un coin étroit et sombre avec moi ?” Haussement d’épaules alors que ta main s’abat à nouveau sur son épaule dans un sourire amusé, les sous-entendus ne parvenant pas à ton esprit tout de suite. Tu grattes ton crâne un instant, songeuse, bien que la suite aurait dû te mettre sur la piste de la première suggestion. Mais non, rien, que dalle, tu te contentes de garder ton regard interrogatif, ne voyant strictement pas le rapport, ni même les gros sous-entendu évident. Ainsi que toutes les perches qu’il avait pu te tendre jusque-là. Aveugle, puisque toi-même persuadé que jamais personne ne pouvait s’intéresser à toi autrement qu’en tant que poto  

Et toujours aussi perdues dans tes pensées, ainsi que dans le sens de ses phrases qui te paraissait très étranges, tu laisses échapper : “- Mais je suis contente que tu sois là, moi. Même si je vois pas le rapport. Ça doit être encore un truc compliqué que j’vais rien comprendre et qu’au final, je vais finir par te poser plein de question.” Questions plus étranges les unes que les autres, comme cette fameuse fois où tu as fini par lui demander ce que ça faisait d’être intime avec une fille, affichant un air blasé, désemparé, gêné sur la tête du jeune homme alors que tu ne faisais que te renseigner sur les choses de la vie. Choses que tu n’étais pas près de connaitre.  

Tu remontes les yeux vers lui, dernier haussement d’épaules en signe d’incompréhension total. Tu étais un sketch à toi toute seule, mais on ne pouvait douter de ta sincérité, surtout avec ce regard qui transpirait l’incompréhension. “- Tu veux que j’aille te chercher une poule, c’est ça ?” Comparaison des demoiselles de la même gente que toi et auquel pourtant tu ne vois aucune similitude.  Aucun intérêt à ces filles qui se maquillent, portent des talons, gloussent derrière un arbre en regardant les beaux garçons. Non, tout ceci n’était pas important à côté de ce qui t’importait à toi. “- Non je pense pas que ce soit ça, t’es assez grand pour en trouver une tout seul...” Finis-tu par marmonner plus pour toi, l’index sur la joue, les yeux rivés sur le visage de Connor, comme si tu cherchais une quelconque réponse à un sous-entendu pourtant tellement évident.    

by Epilucial





Défi:
 

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Sam 20 Oct - 18:01
R ú n. what you mean to me
ft. Siobhán O. Sullivan
« Toutes des nanas seraient enchantées, et elle, elle me frappe ! » ▬ CONNOR.

Viride en convergence sur les traits du lilliputien, il conserva flegme ponctué de frivolité  tandis qu’elle engrangeait milles et un mistrals de ses petits bras. L’un deux pernicieusement armés pourtant dont il s’esquiva même d’un attaque à la dernière minute de son inattention, le grognement échappé :

« Putain, fais attention Sio ! »

Moral pourtant non en concordance avec ses dires, où reflets d’espiègleries brasillaient au sein du prasin. Quelques échos moqueurs dans la voix qui glissèrent malicieusement aux commissures de ses babines. C’était drôle à quel point la créature à mi-chemin entre le macaque et le koala pouvait désamorcer la bombe irlandaise. Sifflant le chien joueur plus que celui de garde. Le dernier en constitution d’un vague mythe pour elle. Cette amitié en comble de l’ironie puisque s’accoquinaient le Nord et le Sud sous les bannières de rouge et d’or. Etrangeté de l’école savourant le trône d’acolyte chafouine auprès du doctrinaire enfant d’Irlande. Bestiole si peu subtile, le museau grimaçant aux divergences de ses homologues en comparaison à son effigie. Mais elle, elle y avait triomphé. Eviscération de chaque rempart du mince degré de tolérance enclavé à la zone de confort et de connaissances du mâtin. L’ignorante provoquant bêtises mais aussi prouesses finalement.

Surement en principale raison, son fonctionnement à la sincérité. Sans gages ni artifices. Le cœur peut être un peu trop brut mais qui ne trichait pas. Elle n’était pas de celles et ceux, aveuglés de volontés de paraitre. Popularité en chute libre au gré de ses envies et sottises alors que se pavanait à ses côtés la coqueluche de ces dames. Exultant à la flatterie de son personnalisme. Celte en perdition pour ravir et complaire. Mirage d’envoutement où l’orgueil se repaissait de s’apercevoir dans le miroir des autres iris. Guindant l’égo de sa propre personne dans l’adoration stupide et gênante qu’on vouait à son image. Il tranchait avec évidence de la bête aux deux maitres – l’espièglerie et son estomac.

Le second de ces deux génies tirant de nouveaux sur les fils de sa marionnette pour que l’exotique lionne bondisse sur ses pattes. Périodiques sautillements. Mimétismes en caricatures qui lui retirèrent un ricanement dû à son ridicule. Mais homme folâtre, non prêt à lui donner raison, il en dodelina de la tête. Embrassant de ses orbes une énième fois le plafond de l’étroit théâtre de ce drôle de rendez-vous.

« Ne me pousse pas à te mettre une raclée, sinon tu vas venir pleurer pour avoir un bisou. »

Chose fausse – à son grand damne. Mais les taquineries sur son profil si peu féminine, doublant l’étiquette du sous-entendu de chochotte avaient un gout si délicat. Sucré et divin. Après tout, bruits de couloirs vagabondaient, chantonnant à leurs passages que le phénomène aux bouclettes était plus couillu que certains de leurs confrères. L’âme railleuse admettant l’information malgré lui et ses expectatives. En rage surtout contre le critère sociétal enclosant la définition même de la féminité sous le ceinturon d’une cloche en parfaite herméticité de ce qui la composait. Glapissant en demande d’une seconde expertise. Il s’était même cru à un moment de l’autre bord, contraint d’admettre aux palpitations de ses artères la vérité : la violence et force de caractère du nain fondaient une étoffe de charme. Clouant sur une planche poitrine du dévoué qui avait trouvé lionne indépendante. Fascination en bourgeon de vision où l’ondoiement d’Eros piégeait pauvre canidae. Les barreaux stratifiés dans sa frustration dont pourtant il se laissait prisonnier. Lémurien trop prisé pour l’échapper de son existence.

Ce dont il se félicita les secondes suivantes. Larmes perlant aux recoins de son regard, sa gorge se déploya dans le cristal d’un rire si franc mais si doux. L’offusquée trogne en contre-bas contre laquelle il ne put retenir l’éclat de sa fumisterie. Merlin, qu’elle était naïve ! Jamais il n’aurait voulu s’amputer d’elle, sauf en cas de force majeure. En préférence de la sanction à son égard plus que la démission imposée. Son homologue d’origine était un bon élément. Turbulente mais assez dictée par la religion du succès pour véritablement se faire un poids à ses chevilles. Puis, le schéma de sa rancune couplé à ses représailles intimèrent le prince des O’Nialláin d’user de cette finalité en dernière nécessité. Il tenait assez à ses sourcils.

C’est à sa voix que le tourment pourtant n’en fut que plus savoureux. Déchirant l’enfant des plaines vertes dans une vaine solennelle peinture faciale. Effet calamiteux pourtant, ne collant ni à son âme ni son caractère. Il ne pouvait tricher tant l’intérieur ressortait au dehors. Mais tenta.

« Qui sait… »

Vol d’un suspens mal maitrisé en voute par-dessus leurs crânes. Pourtant si factice qu’il était difficile de croire qu’elle mangeait de ce pain. La tristesse cependant s’installa sur les joues rondes de petit singe. Envoyant une brise satinée de chaleur dans le torse masculine. L’âme dans en partenaire de valse avec l’affection qui adoucit chacun de ses traits. Il était compatissant à ce semblant de malheur. L’heure des quelques remords du tortionnaires, lui-même apeuré par l’idée d’être privé de Quidditch. Sport en essence même où il jugea de la privation comme le pire des supplices. Mais n’eut temps de détacher ces obscures chaines du primate que ce dernier le renfrogna dans sa moquerie. L’accusé à la mauvaise plaidoirie qui jugea bon de faire du Capitaine de deux têtes supérieur sa maraca honoraire.

«Wow, wow, wow toi ! »

Riposte en poupe de ses mains contrant les avant-bras de l’intruse. En garde de ne trop forcer bien que brusque dans le repoussement qu’elle délivra avant qu’il n’ôte ses vantouses. Spectateur de l’exile de vis-à-vis sur les plages désertes de bouderie. Bouille perdant le souffle contrit qu’il mâcha de surprise outrée. Ses sourcils se froncèrent.

« Pardon ? Non mais je rêve ! Non non, répéta-t-il avec négation du faciès. Tu n’aurais rien fait du tout. »

Reprise de sévère du capricieux enfant bien que la conversation n’avait pas lieu d’être. Après tout, la cadette s’était tenue, aussi incroyable cela pouvait être. Malgré quoi des remerciements ne traversèrent pas l’ourlet de ses lèvres. Trop fier pour reconnaitre la fleur faite. Surement aurait-il même craché si reproche c’était fait de cette absence qu’elle s’était juste adonnée au comportement attendu. Grommelant en surcouche de l’irrespect même encore de trop. Mais la réplique, ignorée par d’habiles diversions. Kermesse au profil sous quoi il dévoila toutes ses dents. Proximité en égale à la complicité où les mêmes étoiles malines étincelaient en la clarté de leurs iris. Réponses de lumière mutines. L’un exhortant l’autre. En défi sous-jacent de sauter à la gorge du prochain jeu que son second allèguerait. Ricanement en suite à sa main et ses dires. Le prasin déclamant muettement « Vas-y, montre moi. » bien qu’il provoqua encore :

« Cherche pas t’es qu’un nain. »

En parallèle de paroles, le balancement improbable des boucles brunes qui clôtura ses mots sur l’ignoble son d’un craquement. Il exultant dans l’immédiat au nez de son interlocutrice qui se faisait une raison de son échec.

« Impressionnant en effet. Il fit une pause entre deux pouffements irrépressibles. C’est que t’as pas compris c’est que ton corps aussi se fout de ta gueule. C’est merveilleux. »

Doigts allant câliner les paupières inférieurs pour leur ôter leurs larmes rieuses. Finalement, la fluidité de son poignet le présenta à la demoiselle. Haussement flegmatique des épaules en agrément.

« Regarde l’évidence. Tes parents t’ont juste raté en fait. Après, tout le monde ne peut pas être béni par la génétique comme moi. »

Retour à sa petite personne. Roses auto-offertes à travers un discours dont il s’était fait persuasion. Conforté par la vision qu’on lui rendait de lui-même. Pourtant le petit primate étranglant de ses pouces opposables cette même image. Lémure de frustration où encore la fine expectative qu’elle morde à l’hameçon s’évapora. Poussière balayée par le vent. Hanté de nouveau des fantômes des insuccès des années précédentes. Elle était déprimante. Non réceptive à ses charmes. Divergente encore de ses congénères dont les sentiers étaient dépourvus d’obstacles. Il ravala la mauvaise pilule. Rictus légèrement éteint, où l’extincteur du « je t’aime bien quand même » devint faucheuse de leurs cendres.

« Tu ne comprends rien, marmonna-t-il avant de soupirer un peu plus fort : Faut vraiment que je me renseigne sur les greffes de cerveaux pour toi, parce que là c’est plus possible. »

L’ignorante le dépassait. Sa difficulté aussi. Flirter avec le sexe faible avait toujours été d’une facilité aberrante pour lui. Gueule d’ange aidant où l’acuité d’un regard suivi du retroussement de ses lèvres en apparition de fossettes suffisaient amplement. Et quand le jeu proposait un autre prix que celui de son cache-cache habituel au bout de quelques semaines, il fallait que ça tombe sur la demeurée du coin. Libido en off. Un grognement lui échappa à cette ironie de la vie. On se payait sa tronche, c’était certain.

Des notes cristallines vinrent appliquer pourtant baume sur ses nerfs maltraités. La patience en bout de queue, qui poussait le prince des nobles lions au bout du plongeoir. Stoppé à deux orteils de dégringoler dans le bain d’impulsivité. L’eau miroitant des desseins stupides. Soldant l’affaire en un louchement incertain voué aux lèvres taquines bien que prémices de l’envie précédente prenaient la porte des oubliettes. Il déglutit l’amertume apaisée, en témoin de l’émerveillement invoqué chez elle. Note interne du possible présent à faire suite à la confirmation.

« Non. Signal d’avertissement en l’index levé à son encontre. Interdiction de t’en servir pour sauter sur mon dos. Je suis pas ta maman koala hein, intervint ici l’éclair d’un souvenir telle une en étoile filante dans la voute malachite : D’ailleurs, la dernière fois tu m’as bavé du chocolat partout. C’était dégueulasse ! Je vais t’acheter des cours pour apprendre à bouffer et pas des échasses en fait. »

Tacle en bon pour amusement valable au guichet de son moral. Chaleur remutée aux babines, le minois dodelina. L’air détaché en règne de désinvolture sur les landes d’Irlande, il se gorgea de la surprise suscitée. Considération de lui-même pour la valeur de son attention personnelle qu’il estimait en véritable cadeau.

« Il se pourrait bien. Après… c’est assez simple de s’en rappeler compte tenu du fait qu’Halloween est la fête de tous les monstres. »

Fossettes voisines de ses molaires. Sacrifiant cependant ces dernières à l’autel du divin art sportif sorcier. Retour aux quelque points sur les i. Remontrances abordées en petit comité dont elle voulut se défaire de la faute. La lionne fêla, rattrapant avec grande maladresse des courbettes hasardeuses. Trop tard. La converse s’était élancée contre l’égo du Capitaine rognonnant. Le jeu de quille tombant sur la piste. Strike.

« Une couronne ? vomit-il, indigné. Alternance de la visière du boudeur par les deux têtes chafouines. Rien que pour ce que tu viens de dire, on devrait te foutre un blâme. Et j’espère bien que c’est pas dans tes projets. Vraiment. Parce que c'est assuré : Siobhán, le pire Capitaine de tous les temps. »

Fictif déroulement d’une étiquette imaginaire au-dessus des boucles. Revanche puérile du mâle encore trop honnête. On ne parlait pas comme ça d’une consécration en prix de trop nombreux efforts. En fond historique, les mauvais rappels d’une amertume liée à son propre avènement. Minois d’en face s’étant pris d’envie mesquine de se jouer de la nouvelle en concordance des autres équipiers. Ils avaient réussi à lui faire croire qu’elle avait été choisie. A posteriori jappements d’algarade. Non pas que résidait à cette anecdote la moindre rancune, sujet simplement sensible pour l’orgueilleux canidae.

Par chance, le vis-à-vis jugea bon de se faire oreille attentive. Chamailleries retenues dès lors où les orages de batailles furent soufflés au lointain. Bonne tenue du lémurien. Le chien, alors, concéda. Pas emboité vers la paix de leurs terres. Remerciement muet appuyé d’un menton hocheur. Des aveux d’accalmie s’imposèrent :

« Je te comprends. Faut que tu partes du principe que toutes les nouvelles recrues sont nazes. C’est un fait, ce sont des glands. Même moi ça me tue. Mais dès le premier mot que j’entends, avertit-il, le regain subit de zygomatiques tendus en bon présage, je t’assure que je te bâillonnes et te perds dans un gradin au pif. Ce sera à qui viendra te trouver en premier. »

Sadisme goguenard. Les deux félidés en connaissance que les matchs débutaient seulement dans quelques mois. Traçant plus vigoureusement l’ourlet de sa lèvre. Le badinage avait repris ses droits.

« Ha non j’ai mieux : tu me dois un carré de chocolat par syllabes. Et sache que je compte vite. »

L’effronterie dans les traits, il s’amusa de son contrecoup. Bagages de chamailleries collés aux poignes qu’il vida de nouveau dans des sous-entendus très explicites. Enfin pour tout être normalement constitué. Soit pas elle. Les deux neurones de sa camarade en surchauffe dans un duel avec sa naïveté. Elle le rendait dingue. Perplexité tapissant la gueule d’ange. Spoliation de patience pour retrouver les tumultes aqueux d’impétuosité. Ses derniers retranchements en solde de trop d’années.

« Tu me fatigues. »

Les reflets de prasin lécha une nouvelle fois l’entre des mots de la lionne. Examen continu de la femelle. Bourgeons de consternation affublant son bon sens. Elle déconnait pas en plus, c’était ça le pire ! Non prise de peine de répondre du prince, tout en balayant l’air d’une main déconfite. A l’image de ses artères qu’elle compressa à chaque phrase. Il était en friendzone. Lui, figure adulée. Remise en question en addition et calotte dans sa roguerie.

« Oui, abstiens-toi des questions cheloues s’il te plait. »

L’expérience d’interrogatoires en sépia en mémoire, gênantes et exaspérantes. Les choses de l’amour, souvent centralisées en ses termes charnels, évoquées sous toute difficulté de se faire témoin. Poids incommodant du galure tissé par l’inexplicable intérêt en sens unique du mâle à la femelle. Sa virilité en tête à tête avec son cœur. Jonglages pernicieux pour n’écorcher ni l’un ni l’autre. Juste terminant chaque passage d’une même comptine : Réserve ça à quelqu’un qui te plait vraiment. Ironie compte tenu de son passif en large désaccord de cette sagesse. Mais bienveillance en guide pour elle. Main dans la main d’un peu d’espoir et d’un peu de crainte. Au fond, parfois il se complaisait dans l’inactivité du bout de femme. Subvenant au contrat tacite entre lui et lui-seul : soit à moi, soit à personne d’autre. Jalousie en ombre venimeuse.

Un râlement racla finalement sa gorge à sa dernière intervention. Arquant un sourcil en se pointant du doigt.

« Pour moi ? avant qu’elle ne retrouve raison dans des baragouins à elle-même. En effet. Pas besoin de toi pour ça. Surtout qu’on parie combien que tu les feras plus fuir qu’autre chose ? En vrai, si j’avais un appât à choisir ce ne serait certainement pas toi. Mais vu que j’en ai pas besoin... »

Haussement des épaules en clôture. La satisfaction à la mine pourtant, il essaya d’élever son ressentiment personnel. En protection de l’égide de sa patience pour délester ses pensées d’espérances trop consommées en trois années. Loki alors en possession du joueur. Dévotion du plaisantin au maitre. Toutes perfidies salaces en exil d’une trogne qui pencha sur le côté. Superbe sourire au-devant.

« Mais si tu veux, je peux vraiment te montrer ce que l’on peut faire dans un endroit exigüe. »

L’erreur fut signée. Ignorance de la chaine de ladite endurance sereine, égrenée. Plus qu’à un fil de sa rencontre avec les Moires. A deux doigts d’ardeurs brûlant à être relâchées.


Credits : Gasmask



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Lun 22 Oct - 18:06


Ft. Connor


Les bras ballants, tu hausses les épaules, réarmant l’une d’elle de ta batte dans un geste sensiblement douloureux pour toi-même. Mais tu ne montres absolument que tu es douée au point de te blesser toi-même. Avec pour seule réaction à ses grognements un haussement de main, ne comprenant absolument où il fallait faire attention. Ce n’est pas comme si tu avais failli déquiller un ou deux de tes coéquipiers. Dont celui même qui te fait fasse. Mais ça n’aurait pas tellement fait mal. “- Attention à quoi ?” Tu regardes des deux côtés, l’air angélique trônant sur ton visage alors que tu sais pertinemment, pour une fois, ce qu’il insinue. “- ça vaa, j’ai touché personne !” Pour une fois.  

Mais encore impossible de te canaliser, provoquant l’Irlandais dans une bagarre qui n’aura jamais vraiment lieu. Sautillement sur place en guise de provocation avec ton poing dressé devant le visage, un sourire taquin alors que ton chignon bouge dans tous les sens sur ta tête, donnant l’impression qu’il pourrait s’effondrer à tout moment. Avec une telle touffe, impossible de se coiffer correctement. “- T’as peur ! Avoue-le t’as peur de ma force et de mes poings.” un fin rire s’échappe de tes lèvres, alors que tu cesses tes sautillements pour laisser place à une grimace largement exagérer. “- Un bisou ? Non mais plutôt mourir.” Allergique à toute forme de marque d’affection, de câlins, de bisous, non ce n’était pas possible pour toi. Une perte de temps et d’énergie ridicule pour quelque chose d’inutile au finale : à quoi ça servait de baver sur quelqu’un d’autre ? Touchant au passage pas mal de convention sociale de ton âge, à savoir les hormones qui s’éveille ainsi que l’intérêt pour les garçons. Tout ceci ne te concernait absolument, gardant le corps et l’âme d’une gamine de dix ans.  

Et pourtant, le gardien des rouges et or avait tous les critères pour éveiller ces hormones, il fallait être aveugle pour ne pas voir l’évidence. Coqueluche de ces dames, gloussement à chaque passage du jeune homme, il avait tout pour plaire, en plus d’être un bon partenaire de jeu, un ami sur qui compter et une victime amusante par moment pour les blagues les plus nulle. Mais toi, Siobhán, tu ne le vois pas de cette œil-là, bloqué dans ton enfance, pas réellement prête à devenir une adolescente, encore moins une femme alors que bon nombre de fille de seize ans se pouponnait déjà comme des grandes dames. Alors si tu peux qualifier Connor de mignon, ce qui est un véritable exploit en soit, tu ne peux pas te mettre dans la tête qu’avec lui, ou un autre, il peut il y avoir plus qu’une amitié. De toute façon, les hormones ne se bousculent pas trop au portillon. Tu as le temps.  

Il n’empêche qu’il reste celui où tu apparais le plus naturel, si l’on peut dire. Sans vraiment de filtre ou de gêne dans les paroles, sans crainte de poser les questions les plus gênantes ou d’exposer les pensées les plus idiotes. Dont cette idée idiote d’offrir ce regard triste en menace de privation de Quidditch. Technique qu’il t’arrivait d’utiliser contre ton propre grand frère, qui s‘avérait fonctionner par moment. Alors pourquoi ne pas la tenter sur Connor, l’air de rien. Après tout, s’il te virait de l’équipe, tu serais réellement peiné, alors ce n’était pas vraiment manipuler, non ?  

Mais le doute installé par un Qui sait... des plus outrant, tu ne réfléchis plus tellement quand tu secoues son bras comme celui d’une poupée de chiffon. Stoppé dans ton élan par sa main sur ton avant-bras qui te raidit un peu. Ça va, il t’a pas tripoté non plus. Un geste brusque, tu relâches son bras en prenant un air boudeur, couronné d’un tirage de langue totalement mature alors que poses ta main sur ta hanche en levant les yeux. “- Si, si, si j’en aurais été capable. Tu le sais.” Il était aux premières loges de la plupart de tes idées foireuses, il savait que ce n’était pas des paroles en l’air. “- Tu te rappelles le piège à bombabouse sur l’ancien Capitaine ?” Catapultant tes souvenirs à ta quatrième année, piège que tu avais soigneusement élaboré tout l’été pour piéger le pauvre bougre pour sa dernière année à Poudlard. Mais tu sembles oublier que pour un autre, c’est l’heure de la septième et dernière année. “- Alors, chut, je t’ai fait une jolie fleur là.” Le nez pointant vers le ciel alors que tu détournes la tête d’un air fière, tu ajoutes un grognement satisfait à ta pose, fermant les yeux un court instant.    

Tête restant levée alors qu’il t’insulte une énième fois de nain, les yeux se rouvrant en haussant un sourcil, en secouant la tête. “- Ma taille est parfaite, c’est toi qui es trop grand.” Faux, il était dans la norme de ses compères masculins et toi la plus naine de toutes les filles. Mais pleine de mauvaise foi, surtout animé par l’envie de l’embêter, tu te complais à contredire tout ce qu’il peut bien te dire, quitte à écopé d’un regard blasé en récompense. Et au risque de te blesser dans des gestes totalement improbables pour appuyer tes dires. Grimace encore largement présente alors que ta main masse toujours ta nuque, tu grimaces une nouvelle fois, prenant un malin plaisir à répéter sa phrase et son timbre de voix de façon totalement exagéré et moqueuse. “- Mon corps est très bien comme il est, laisse le tranquille.” Touché encore une fois sur le physique, mais bon, tu dois l’avouer, tu l’as cherché. “- Au moins, je me fais rire toute seule comme ça.” Autodérision d’un corps qui semble se moqué de sa maitresse, mais tu ne peux rien y faire. La nature a voulu que tu sois fait ainsi, plate avec deux vieux œufs sur le plat en guise de poitrine, avec le pouvoir de craquer chaque os d‘une façon totalement bruyante. A ton image, en réalité.  

Mais le regard restant boudeur, alors que tu as déclencher toi-même la guerre. Après tout, on sait tous que dans deux  minutes, tu joueras à nouveau au koala avec lui. “- T’insinues que Nemo n’est pas raté lui ?” Prenant le risque encore une fois de te comparer à ce petit frère qui semble être, à quatorze ans, plus grand que toi déjà, tu gardes le nez renfrogné, alors que tu sais pertinemment cette bataille perdue d’avance. Avant d’hausser un sourcil interloqué par ses dires. “Ouai, ouai, t’es tellement béni que t’as un poulailler qui te poursuit tous les jours. Si c’est ça être béni, je préfère encore ressembler à un troll.” Pique sur ce réseau de groupie le poursuivant dans Poudlard, certaines à qui tu as fait peur juste par prétexte qu’elles rigolaient un peu trop.

Tu le balayes d’un regard perplexe alors qu’il songe vraiment à te greffer un cerveau. Grattant ta tête, tu réfléchis un instant avant d’abandonner tout aussi rapidement que tu n’as commencer en réalité. Pas envie de réfléchir trop. “- Je comprends presque tout. Tu abuses quand même.” Ce qui pouvait te dépasser en revanche, c’était ses efforts pour flirter avec toi, réduit à néant par tes airs perplexes et perdus, ne comprenant absolument pas où il voulait en venir. Pourtant, tu l’avais vu faire bon nombre de fois sur de jolies demoiselles. Mais puisqu’il parle avec toi, il n’allait pas user de charme sur toi, c’était totalement ridicule, non ? “- Et quand je ne sais pas, je te demande. Tu m’apprends beaucoup de chose tu sais.” Comme par exemple qu’une fille c’est doux et chaud. D’un air très sérieux, tu finis par le pointer du doigt. “- T’as qu’à aussi être un peu plus clair...” Cela dit, même quand il est clair, tu sembles ne pas comprendre, mais ne dit-on pas que cela fait ton charme.  

Faciès encore un peu boudeur se transformant en minois éclairci par mille et une idées merveilleuse à dos d’échasse. C’était son idée après tout, pour sûre que celle-ci allait être incrusté dans ta petite tête un long moment. Ah ça par contre, tu comprends vite. Des étoiles dans les yeux et les doigts lier pour presque prier que cette idée de cadeau ne soit pas une idée en l’air. Il t’en fallait peu en vérité pour te rendre heureuse. Joie un peu stoppée par un Non faisant apparaître à nouveau une mine déconfite. Tentant par la même occasion de mordre son index tendu vers toi, les dents claquant dans le vide. - Mais j’ai jamais dit que tu étais ma maman koala !” Un sourcil levé tu secoues la tête avec un sourire amusé au bout des lèvres. “- La vie est plus amusante vu d’en haut, comme t’es grand, j’te grimpe dessus, c’est logique.” Logique implacable après tout, une logique à ton image. “- Ah non, t’as dis des échasses ! Ne ruine pas mes espoirs et mes rêves !” Abus total dans tes paroles avec un air totalement désespéré dans la voix, tu penches la tête sur le côté. “- La dernière fois... ? Ah oui, je venais de m’enfiler trois éclairs, je t’ai vu passer, j’ai pas pris le temps de m’essuyer la bouche.” De simples paroles innocentes qui peuvent porter à de drôles de confusions. Et pourtant dans ta tête, cela ne sonne que par du gaspillage de chocolat dans la bave déposé sur ce pauvre Connor.  

Dans le fond, le fait qu’on se souvienne de ton anniversaire te fais toujours plaisir. Mais il est vrai qu’il y a une grosse aide pour celui-ci. Fête des monstres en tout genre, Halloween partageait cette date avec toi. Ainsi que ton grand-frère, mais c’est une autre histoire.- T’insinues que je suis un monstre ?” Regard suspicieux, tu croises les bras avant de gonfler ton nez et pincer les lèvres. “- Non parce que fait gaffe à mes dents, je pourrais les replanter à l’endroit exact où je t’ai mordue la première fois.” Menace en rigolant, mais menaces qu’il pourrait prendre au sérieux quand même. Tu l‘as fait une fois, tu pourrais très bien le refaire.  

Gardant un sourire satisfait sur les lèvres au moment où tu balances ne pas vouloir d’un rôle dont tu ne saurais que faire. Capitaine, et pour quoi faire ? Devenir un tyran ingérable, non merci, tu es déjà bien assez imbuvable comme ça, les responsabilités en plus, c’est impensable. “- Fait pas ta mijaurée Connor.” pouffes-tu en l’entendant. “- Un blame pour si peu ? T'abuuuuses !” Tu secoues les bras à nouveau, comme si tu allais t’envoler, avant d’ajouter. “- Sur ce point, je suis d’accord avec toi, puis j’ai pas envie de m’emmerder avec des responsabilités chiantes, les nouveaux chiants...” En gros, tu as juste envie de taper dans du cognard. Ça, c’est dit.  

Mais si seulement ton tempérament de feu se suffisait de taper dans la baballe, il fallait que ton côté mauvais perdant prenne un peu trop souvent le dessus, fauchant le peu de contenance que tu avais pour balayer les pauvres nouveaux d’insultes les plus horribles les unes que les autres, de menace digne de batte dans un orifice peu enclin à recueillir ce genre d’objet. L’envie de faire gagner Gryffondor primant sur le reste, tu fais une promesse que tu sais difficile à tenir. Tenter de te contenir, tenter de battre tes propres instincts. Tu pinces les lèvres en l’entendant à son tour, profanant menace qui au départ ne semble pas te faire grand-chose. “- Abandonne moi dans un gradin, vas- y, comme ça j’aurais froid, je finirais geler...” Croisant les bras, tu finis par marmonner. “... Et si on me retrouve morte, tu t’en voudras, tu vas pleurer toute ta vie ta pauvre batteuse qui pouvait te faire gagner la coupe. Si c’est pas triste ça.” L’air bougon ne s’arrangeant pas alors qu’il évoque les chocolats,. “- Ah mais ne rêve même pas, tu toucheras pas un carreau de mes chocolats ! C’est mort mort mort !” Limite, tu préfères finir morte geler que lui donner tes précieuses tablettes de chocolat. “- Tu dis ça juste pour me voler mon chocolat, c’est pas gentil.” Mais toi, es-tu gentil avec tes airs de gamines capricieuses là ?  

Pour finir par de nouveau ne plus rien comprendre à la tournure de la conversation. Perdue dans des sous-entendue trop compliqué pour toi, que n’importe qui aurait pu comprendre. Mais à la place, ton esprit un peu trop naïf ne voit pas l’évidence, surtout ignorant l’air idiot qui devait trôner sur ta tête. Perplexité qui galère à s’enfuir alors qu’il insiste encore un peu, peinant à te faire comprendre. Pourtant, ton but n’était pas de le faire galérer, non plutôt de t’amuser avec lui. Lui aussi voulait s’amuser en un sens “- Je te fatigue ? Mais j’ai rien fais cette fois.” Haussement d’épaule toujours aussi naïf, alors que tu secoues la tête.  

Mine légèrement renfrogné alors qu’il te reparle de ses poules, tu te grattes la nuque d’un air un peu gêné, mais sourire amusé au bout des lèvres. “- En même temps, tu devrais pas perdre ton temps avec ce genre de fille. Elles sont trop...” N’ayant pas de mot, tu finis par faire une imitation d’un rire en tapant dans tes mains, finissant par une grimace et un doigt dans la bouche en signe de dégoût. C’est en toute amitié que tu pensais qu’il méritait mieux qu’une glousseuse. Quoi que jamais au cours de ta scolarité, une de ses poules n’a eu grâce à tes yeux, toutes trop superficielle

Finissant par un air intrigué à sa proposition, n’y voyant là aucun danger particulier. Naïveté, trop de naïveté dans ce corps de brut. Un sourire toujours amusé s’affichant sur tes lèvres, ne voyant là-dedans aucun traquenard ni même piège. Après tout, tu peux lui faire confiance. Et la joueuse en toi, elle, elle a envie de savoir. “- Tu m’intriguerais presque.” Penchant la tête un peu sur le côté, tu gardes un fin sourire avant d’abandonner ta garde l’espace d’un instant. “- Qu’est-ce qu’on peut faire dans un coin sombre ?” La question était posée, mais t’étais très loin d’imaginer la réelle réponse de celle-ci, loin d’imaginer que les pensées du rouge et or se tournaient là où les tiennes ne se tournait jamais.    

by Epilucial





Défi:
 

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Lun 29 Oct - 17:42
R ú n. what you mean to me
ft. Siobhán O. Sullivan
« Toutes des nanas seraient enchantées, et elle, elle me frappe ! » ▬ CONNOR.

Esquive fine. Roseau de son buste pliant aux brises invoquées. Plus par nécessité que plaisir en ces minutes. Témoin des réflexes du Capitaine dont l’ascension trouvait autre justification que les braises d’une vive de la passion. Aucunement de nature de conte et légendes sur ses facultés. Des prouesses de chaque jour dont il usait et abusait. Notamment en ses entrevues dédiées au nabot. Un danger public sur pattes. La gueule d’ange sautée à coup de batte de ses clavicules sans la justesse des prérequis. Evitant toute perte déconvenue, ainsi qu’avait-il aussi l’estime d’une tristesse d’un poulailler larmoyant. La modestie ne l’étouffait pas.

Croisement du viride altier avec certains de ses frères incrustés au cœur des orbes de leurs coéquipiers en pleine fuite. Comme un félin accord notoire sur l’hors-norme gnome. Puce à la fois singe moqueur ou koala. Un bestiaire qui primait par moment plus sur l’humanité de la demoiselle. Caricature aux traits pourtant si réelles. Sortie du fusain pour venir de ses grands sabots troubler les âmes de ses confrères. Tourments à boucles du cabot. Dès même les premières lueurs d’une relation. Poison et épine des tumultes d’une vieille guerre, écailles et carcasses marquées de passages tortionnaires. Des retours forts au sein de la matrice ornée de rubis et d’or où camarades de guerre procédaient à leur première réunion suite à la césure, avant que ne le percute de plein fouet une turpide créature. Bouche si peu proportionnelle à sa coquille – soit beaucoup trop grande - dont dans l’insouciance pointa un index accablant sur le Prince des terres celtes. L’hésitation avait filtré dans ses veines. Mêlant à son ombrageux tempérament un souffle de désir de lui bouffer la phalange. Pousser le ridicule projectile jusqu’au brasier de leur foyer. Baptême de feu en renonciation de la donation de leur emblème à celle qui deviendrait pourtant l’un des points de croix de ses tentures. Et le pire, c’est qu’en finalité ce fut lui qu’on mordit jusqu’au sang.

Au présent cachetant d’une gestuelle militaire mimée à moquerie pour ses collègues. Le revoir au souper prochain, avant de discerner dans le prasin en seconde séance le minois mutin. Etincelles goguenard en dedans. Réponse à l’espiègle lilliputien.

« Pour le moment, rectifia-t-il. T’as de la chance juste qu’on soit doués contrairement à toi. »

Jolies roses à sa personne, l’embaume des habitudes où la discrétion n’avait pas encore filé de foulard rouge à sa gorge pour retirer le dernier souffle de son égo. Babines à la raillerie plus prononcée au spectacle du macaque. Ses pleines performances alors qu’enlaçait ses fines épaules un châle de ridicule. La parodie vivante décochant quelques brides de son rire. Trémolos en étirement dans les airs à la provocation. Soudaines molaires du molosse en aperçu. Il n’était pas du genre à se défiler, elle le savait.

« J’ai tellement peur que regarde : j’en ai la chair de poule. »

Illustration de ses mots par une manche retroussée, en affiche d’une peau claire parsemée seulement de grains bruns. Pas l’ombre d’un follicule contrarié. Fierté au teint et l’haleine prête à débiter de nouvelles envolées satiriques. Le monarque de ses landes herbeuses pourtant retira toute once de sourire à la réponse. Un semblant de masque impassible aux allures plus réelles de grimace subodorant le carreau décoché à l’attention de ses tentatives vaines. Ses propres foudres montées et pointées à son entité de s’être entiché de pareille écervelée. L’imperméable au moindre frisson charnel du désir. La morsure poisseuse de l’attrait pour l’animal le plus atypique de leur bannière. Dépit en ancre à son écorce pour s’être laissé amadouer par pareilles sottises. Hormones et phéromones en couronne d’une puberté qui se faisait sur le déclin plus pressante. Reniant en finalité la part bestiale de plier à ses charmes la figure réfractaire pour bercer l’esprit de volonté plus nobles. Plus amoureuses. Une dimensionnalité découverte. Mélange personnel et vulnérable. Il se serait bien giflé lui-même pour avoir été aussi faible et abruti.

Mais il ne flancha pas aux tourments, l’amère ironie de la vie ravalée. Punition divine pour l’orgueilleux personnage. Enfant capricieux en crise de larmes pour obtenir la poupée Sullivan, poussé à contenir cette pulsion de plaider en sa cause d’homme. Surtout en prise de conscience d’avoir à réveiller la femme qu’il distinguait plus qu’elle-même semblait prophétiser. Une énième gaine de sa patiente en corrosion. Marée iodée fracassée contre la falaise irlandaise, s’effritant encore et toujours. Le gong de ces années se rapprochait par miles.

Primesaut en port d’une main ferme jouée comme couvre-chef de la bondissante. Replaquant d’autorité la bestiole en emmêlant les phalanges aux boucles desserrées de leur chignon. Pourtant sans y trouver la voie d’une parole. L’enclume trop sérieuse dans la poitrine qui tardait à s’effacer. Battante aux cris de niaises simagrées qu’il calma de l’unique manière qu’il connaissait : entamer pour sujet le Quidditch. Remplacer une passion d’un homologue. Plus dévorante encore afin d’en assurer toute disparition des précédentes empreintes.

Le subterfuge fonctionna. Auto-hypnotisation sous laquelle la mine fut regagnée par ses pitreries. Quittant de sa prise le lit châtain pour lier les mains à ses bras avant de se faire cocotier honoraire, baladé de gauche à droit par une bestiole un peu trop affamée. En charge de stopper les secousses, l’attache de ses doigts fut brève. Sous laquelle ses artères furent aux prises de vertigo. Œil acéré captant la brûlure de l’épiderme délicat. En un toucher. Gonflant à la pomme d’Adam une consœur alors que toutes chimères devenaient plus grossières. Gueulant de plus de véhémence son dû pour son endurance. Ses genoux plièrent. Et il sentit la lame du bourreau griffer sa nuque. Jappements aux loin du mâtin qu’on tenait trop en laisse. Prêt à sévir contre le supplice. L’attente finissait par avoir raison de lui. Fissure nouvelle à ses parpaings qui laissèrent dans la brèche filtrer les malins des impulsions. Un tout pour le tout qui devenait nécessité.

Les lèvres en déchéance des sourires, pour qu’apparaisse favorite la tenaille des années. Eros crachait les flèches, où hurlait l’infatuation vrombissant de sa personne. Faisant procès du blasphème qu’on organisait à son encontre. Un mélange non malsain, mais pressant. En dessein soldant à ces ambitions un nouveau revers des prunelles à la pointe de l’arc de Cupidon. Son dos s’en redressa un peu plus, comme pour se tenir à distance. Complot ourdi mais dont leur amitié probe l’en détourna.

Intimant un protocole simple dorénavant : décrocher le viride de la belle enfant d’Irlande. Les occuper aux balais, à leur beauté divine dont il savait être aussi admirateur que pour celle des femmes. A nouveau la trappe du succédané pour se soustraire d’anciens fantasmes. Pourtant d’aucun des zygomatiques ne frémirent à l’exhumation du bon vieux temps. En vérité, deux ans plus tôt, le rire gras sorti de l’œsophage n’avait été que sous-produit que de sa vilenie. Brocard en direction droite de l’ancien Capitaine qu’il n’avait jamais apprécié – et encore moins estimé. Moins bon joueur que lui. Sans légitimité à sa place. Il s’était plu de voir la farceuse piéger le nigaud pour le draper de l’écharpe de l’irrévérence. Et prit du baume au cœur en fin de schéma quand elle reconnut d’elle-même avoir fait à son nom l’offrande spécifique de son inaction. S’en retira même le retroussement des joues sur ses canines. Calinotade d’une risette.

« Certes. Mais - car il y avait toujours un mais – au final tu t’es juste comportée comme tout individu normal. Et encore tu n’étais pas totalement irréprochable. »

Les remerciements avaient un coût trop élevé à son autorité pour qu’il n’en invoque. Cependant trahi de son affection dans les fossettes pour que le visage ne décrive ce que la fierté opprimait sur les papilles. En suite le sujet de la taille de la maline en révérence pour lequel il ne mâcha plus son irréfragable opinion :

« Dans le monde de Sio, peut-être. En même temps c’est pas difficile, avec toi tout le monde doit paraitre trop grand. Même tes frères. »

Amusement au perron que le descendant celte ré-reçut dans son humble carcasse. L’hilarité en cadeau de l’invité pour que le prasin lorgne de haut en bas son vis-à-vis. Un corps qu’il connaissait que trop bien pour s’être accrédité la permission de le guetter. Dissimulé la majorité du temps sous des tissus à l’amplitude burlesquement exacerbé, pour ne faire qu’honneur qu’en les dessous de la laine de Quidditch. Ce sport avait vraiment tout de merveilleux.

Et reconnaissance était de mise : le macaque avait autant de courbe qu’un cure-dent. A distance, peu conforme selon les pairs de l’âme désespérée, d’une bimbo. Rime au fond pour une enfant ponctuée d’un vocabulaire fleuri plus que pour les dictats stupides des étoffes d’Aphrodite. Pourtant dans sa plastique, avait eu raison de son cœur ses traits. Adorables. Mignone trogne dont la truffe annonçait visage à nasardes. Mais bêtises et culot qu’il se plaisait à apprécier par moment. Pour d’autres à les oublier, condamné à l’examen du minois. Joues d’enfants, bille émerillonnées dont une forte pluie pleurait en dedans. Brillant entre les gouttes merveilles et éclats. Cachet subtil que le dernier des esprits ouverts avait su cerner en premier. Un potentiel infini sous la malice qu’il vouait à l’union de sa fougue. La tendresse à sa meilleure – et surement seule véritable, quand on parlait des filles d’Eve - amie. Mais expectative dont encore il se décrocha. En rappel de ce lien, justement, qu’il n’aurait sacrifié pour rien au monde. Seul fil qui tenait sa patience de ses Moires. Supprimant le vœu pour ériger nouvelle vérité fendant l’atmosphère :

« M’ouais, tu dois être super bonne… délai accordé à sa mise en scène, en accompagnement d’une grimace gausseuse qui ajouta : pour des élèves de première année. »

Horaire de gaieté rattachée à leurs silhouettes. En quotidien où la chamaillerie avait entrelacé les sauvages. Canailles dont le Sud caressa de ses chaudes brises le Nord. Dégèle évaporant les expectatives pour ne cibler sous l’ironiste pupille que des faits vrais et plaisantins : elle était drôle malgré elle. Le dépitant, exaspérant ou parfois même juste cousant un peu plus sa dévotion à son nez mutin. Il lui accorda son don :

« Y a pas que toi que tu fais rire en plus. »

Pour que finissent ses peines antécédentes dans la benne en allouant à sa bouderie les bluettes et vapeurs de sa dilection. Crapule dont l’honnêteté avait brisé l’enclos de l’égocentrique cabot. Imposée à son paysage pour y conserver sa place grâce à cette qualité. Pénétrable bouille en une œillère, à l’exacte image de son interlocuteur. La pureté d’une âme qui s’assumait telle qu’elle était. Dépourvu de fond malveillant ou d’égoïsme. Simple farceuse à la gourmandise acharnée tout au pire.

La gueule d’ange hocha, affiche de deux délicieuses fossettes au retroussement du museau primate.

« C’est pas que j’insinue, je déclare haut et fort que ton frère est bien plus fini que toi, nuances ! Mais je sais pas, y a peut-être une couille dans tes chromosomes qui sait. Va te plaindre au SAV de tes parents. »

Mais animal habile. Résistant à ses mots en charmant toujours un peu plus ses zygomatiques. Le faux modeste gonflant de suffisance le torse. Certes pique à la base que le Prince des landes herbeuses n’interpréta nullement en ce sens. Transvasant les dires en éloge à ses charmes. Espérance qu’elle puisse suivre cette même voie. Ou peut-être, justement était-ce parce qu’elle n’en était pas que le vis-à-vis s’était octroyée les faveurs de son intérêt ? L’interrogation resta en suspend tandis qu’il redressa d’une main habile et fière quelques filaments bruns qui s’étaient glissées jusqu’aux sourcils. Outrecuidance du fanfaron.

« Tu dis ça parce que t’es jalouse. Et pencha à nouveau sa masse, badinage en poupe du faisceau naviguant sur les eaux O’Nialláin. Comme à ses habitudes, bien qu’à elle était dédiée une part de réel. Mais tu sais que je peux avoir des favorites. »

En clôture, sublime rictus dont il avait le secret. L’étirant de malice pour qu’hilare il tapote de la paume le capharnaüm de mèches noisettes. Considération vraie de la greffe de cervelle soudainement. En effet, elle en aurait peut-être bien besoin.

« Tu me tues, essuya-t-il quelques perles à ses cils. »

Privant l’être de tout autre épanchement dont il se serait défilé sous raison d’inutilité de converser avec un âne. Pourtant étranglement à la demande de clarté de ses propos. Prasin dévisageant le céruléen. Malachite tonnant sans mégarde « Tu te fous de moi ? ». L’évidence du batifolage crachée par chacun de ses pores.
Encore une fois, alors, claquèrent les ciseaux des Moires. Persévérance en proie à l’argent et l’or du royaume des défunts. Pupilles aventureuses qui léchèrent l’ourlet des lèvres en contre-bas. S’écartant dans un voile de pensées un murmure, plus sérieux toutefois :

« Etre plus clair, hein ? »

Guidé à bout. Traces d’esquisses de schéma qu’on détaillait plus finement. Comme l’esprit s’habituant à une volonté qu’en son fort il répudiait. En revanche, non pas par honte. Mais juge indécis de son utilité. La Senior Year ayant ouvert ses armatures au molosse qui apposait ses dernières empruntes dans le cirque de Poudlard. Bientôt ancien acrobate à devoir rendre le trapèze pour le grand plongeon au-dehors. L’âge adulte. Dualité d’anxiété et de hâte. Importance pesante en cet automne débuté des fragments de l’expérience estudiantine qu’il quitterait dans quelques mois. Dont collègues. Frères et sœur. Valises bouclées en signe de renonciation pour la plupart. Message d’adieu qu’il n’osait encore accepter offrir au lémurien. Comme attaché à la bestiole comme un enfant à sa peluche. L’ombre des regrets affrontant à sa gloire sa conscience. Forcer la bête n’attirait à rien de bon, mais laissait au repos sa seconde n’en menait pas plus large.

Par chance, étoiles sous lagune brillèrent en face à face. Question d’une fin redoutée repoussée en faveur de maudites échasses. Il en râla. Proprement.

« C’est bien ce que je dis : tu me grimpes dessus sans que je ne donne mon avis, geint-il, alors qu’au fond, l’intimité de ce rite lui déplaisait avec parcimonie. Mais mimant au privilège que de monter sur sa personne une moue ironique : Tu sais on pourrait échanger : moi aussi je peux te grimper dessus. »

Tonalité chaude. Encore une fois teintes enjôleuses qui ne prirent racine. Déterrées aussitôt par la délicatesse légendaire du macaque. Griffes et pattes fouettèrent l’atmosphère tout en admonestant :

« Hé ! Je suis pas obligé de te faire un cadeau déjà donc viens pas passer commande non plus. Non mais dit ! »

Avant de se répugner de ses avances à l’affaire chocolat. Côtés adjacents de la nuque pégueux en souvenir. Marquise de ses orbes faites de la jointure de ses arcades. Peu enclin à ce que l’on use de lui en toile d’art à base de cacao. Surtout qu’il en était déjà une sans artifice.

« T’es dégueulasse. Sache-le. »

Pour que ne reprenne que le bal de leurs effronteries. Valse et tango de chamailleries pêchant  arguments peu savants. Notes de leurs violons qui plurent selon l’étirement de ses commissures.

« Bien sûr que t’es qu’un monstre. Je suis certain que t’as déjà traumatisé pleins de premières années avec ta face de cake. »

Ou plutôt en motif comportemental. Farces de la maline peu regardantes de l’éthique. Soupçon même de menaces proférées contre des enfants pour quelques bonbons. Dont sa mauvaise foi le fit critique. Juge ayant pêché qui omis sa culpabilité intentionnellement. Attention intégrée en finalité au claquement de langue à l’insinuation des crocs dans son épiderme. Grognement en premier écho.

« Non ça ira. J’ai pas pris ma potion contre la rage. »

Répartie plaisante sur l’animalité de la farouche Princesse de leurs falaises. Conservant bride du cheval de bataille à la nouvelle guerre de son titre. La médaille et trophée de ses efforts. Fierté personnelle sur l’échafaud. Il n’accordait pas le doute au blasphème et sauta quand l’occasion fut. Plus tranché et vexé de la béate trogne du primate.

« Ma mijaurée ? T’as appris de nouveaux mots depuis quand ? bassesse qu’elle avait cherchée. Courbe du doigt pour le surplomber. L’index en plaidoyer envers le nez mutin. Je n’abuse pas. Sans un Capitaine, une équipe part à la dérive. Sans lui tu n’as pas de stratégies, pas d’entrainements et pas de rassemblement des joueurs. Il est capital ! Rien que pour ça tu vois, tu mériterais que je te fasse carrément bouffer Le Quidditch à Travers les Âges par les trous de nez. M’enfin, faudrait déjà que tu saches lire. »

Virevoltèrent les tacles. Pointant son approbation à son refus de toute promotion sportive par l’hochement exagéré de la mandibule. Bien que les points finaux prirent son dédain à bougonner :

« Ce n’est pas que ça… »

Mais agacé d’acharnement à la peine perdue. Trou noir en cerveau du second marmot d’Irlande. Pion qu’il n’allait pas jouer à plus qu’à sa case sur l’échiquier. Suffisante en la profession. Pensée stratégique d’un Capitaine bavant aux lauriers. Propos assumés même des semaines tantôt auprès d’une ex-Gardienne. Figure d’or et d’ivoire contre qui ruminements ne cessaient. Un écart à son succès. Pourtant bavure à l’année où de tels faits ne se concevaient pas. Signature de départ aux courbes de consécration.

Mais les caprices reprirent. Inlassables bêtes aux formes de virus dans la bouche convoitée. Longeant en habitude les planches du bardage plafonnier.

« Ouai ouai petit glaçon. Si je venais à pleurer c’est surtout en devant entrainer ton remplaçant. Te crois pas si importante. »

L’espièglerie glissant à ses fossettes. Âme sensible de sa bouderie. Bon spectateur sans doute avant que ne frôle à mi-hauteur du front ses sourcils. Haussés à l’accusation qu’il surenchérit de ses propres phalanges sur le torse.

« C’est une blague ? Et toi quand tu vas fouiller mes affaires pour retrouver le chocolat que je me suis acheté, on en parle ? Et fais pas genre tu sais pas de quoi je parle, advertit-il en basculant le minois d’ange, risette découvrant canines du mâtin. Sale petite voleuse. »

Comble caché dans l’anecdote. Enfant d’Irlande conscient de la pie voleuse pour doubler ses commissions. Bernant le gloutonne par une seconde barre. Addition passée en caisse en prêtant attention d’y procéder qu’en lémurien absent des rayons. Ayant même découvert un répulsif en ses poules. Bien serviables à défaut de la pertinence. Cachant grotesquement le leurre dans ses appartements pour conserver ses vraies denrées en sécurité. Illusionnées et en hauteur. L’affection en preuve où il semblait quasi-naturel pour la victime que le cambrioleur vienne trainer dans son placard. Et surtout, au fait de la difficulté colossale de l’interdiction au nez fouineur.

Mais les premiers démons guettaient. Immuables. Acuité grimpant au paroxysme. En marches de raccourci l’idiotie du vis-à-vis. Ingénue candide aux capiteuses vapeurs de naïveté. Attendre avait-il vraiment un sens ? Perplexité de la voulue-promise quant à des intentions qu’un foutu boursouflet, lui-même, aurait pu décrypter. Avec aisance en plus ! Compressant l’homme à ses tumultes. Louchement sur le minois. Arrêts prolongés au carmin. Le temps, ils n’en avaient plus. Sa cyclopéenne farce de l’existence qu’il redoutait maintenant de s’évanouir. Pourquoi ne pas en user à son compte, et aller dans son sens ? Filtrer avec des volontés qui le dépassaient. Leurs apports illimités enfin dans ses bonnes grâces. Plus aucune honte dans cette attirance dorénavant. Estime de lui-même obstacle de toute dévalorisation.

Ralenti basculement du port de tête altier. Prasin émerillonné où trancha un rictus. Etincelles mutines au sein des prunelles. L’écho bref à mesure de l’objurgation quant à ses conquêtes. Il en fut ravi.

« Dis-moi, tu serais quand même pas jalouse ? »

Averti qu’il n’en était rien. Mais s’illusionnant quelque peu. Simplement enivré. Folâtre. Pouffement à son imitation grotesque. Fente de l’étau amincie sur ses plans. Protocoles et procédés découlant par avance sur le viride hypnotisé par la région basse de la mine lémurienne. Espérance en arme de front. Troisième guerre des sorciers dont l’hésitation prit place des Mangemorts. Duel liant des idées de bêtises puériles à une volonté moins enfantine. Pour autant pas moins pure de bonne intention. Se fixer à la question. Brûlant d’échapper à cette course dont il se lassait. Tel le papillon filant de pistils en pétales pour se confronter à la lumière. Terriblement tentatrice. L’occasion était trop belle pour le Prince d’Irlande. Osiris empoignant sa patience. Malgré hurlements, se débâtissant de cette poigne divine, le couperet tomba. Effritement de falaise final où les mots s’imaginèrent dans l’esprit enfiévré en approbation.

Vertige. L’ondée de confiance sur le corps. Le moment de l’homme était venu. Il rassembla simplement tout le culot qui l’occupait. Bercé de l’orgueil de son image. De ce qu’il était et représentait. Aucune pensée au refus, ni à l’après. Simplement au fait.

S’en perça d’un pas l’espace privé. Deux cercles en contrecourant. Répulsions infirmes qu’un bras dépeça. Guidant phalanges à la courbure du dos. Pourtant œillère finale à l’entrebâillement sur le dehors. S’assurer qu’ils n’étaient que deux. Que ce ne seraient qu’à eux. Vérification faite, il la ramena pour en épouser ses formes. Quelques millièmes de secondes écoulés. Les grains du sablier tombant avec lenteur. Buste courbé à la petitesse du fruit d’envie. Plafond au corsage pour avaler les centimètres. Le souffle sucré et l’odeur d’agrumes qu’il reconnut. Impulsion véhémente, frénétique et fiévreuse. La seconde main perchée à sa mandibule pour l’ouvrir à la prochaine félicité.

« Ca, murmura-t-il. »

Et la fleur sauvage fut cueillie. Clos à tout vue, la sienne en haut de liste. Contact doux, et chaleur des corps rejoins. Le mâle suave et libéré d’une obsession. Un simple baiser pour d’autres, mais certainement le plus tendre qu’il s’était connu.


Credits : Gasmask



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Mer 31 Oct - 14:58


Ft. Connor


Le regard soutenue, persuadée d’être aussi douée que les autres en termes d’adresse, tu gardes ta mine boudeuse à ses insinuations douteuses. Non mais, il oubliait à qui il parlait. Certes tu étais expansive dans tes gestes malgré ta petitesse, mais tu pouvais être douée de tes doigts. Surtout quand il s’agissait de trafiquer des pétards, de confectionner des paquets piégés ou encore pour bricoler des trucs rigolos. Il était le premier à rire de tes bêtises après tout. Parfois même le seul, bien qu’affichant souvent une mine déconfite. Toujours à faire le contraire des autres.  

Secouant la tête pour toute réponse, tu songes également que la modestie ne l’étouffe pas. Mais bon, il a droit de s’envoyer quelques roses par moment sans que tu n’interviennes pour les lui retirer. Tu lui dois bien ça pour réussir à te supporter au quotidien. Mais tes yeux levés au ciel indiquent clairement que tu n’en penses pas moins. Avant de regarder son avant-bras dépourvu de chair de poule, fronçant les sourcils d’un air faussement menaçant. “- Tu devrais me craindre pourtant !”Partant dans un rire machiavélique des plus bruyants, tu te reprends en toussotant, tapant ta main sur ta poitrine. Amusée par ta propre bêtise, bien que te prenant réellement pour un petit démon.  

Mais le regarde penché sur le côté, tu finis par laisser de côté tes idioties pour te concentrer sur plus important : le Quidditch. Enfin, ce n’était pas aussi important que les animaux fantastiques, il fallait l‘avouer. Cependant ce sport prenait une place très grande dans ta petite vie d’étudiante, on peut même dire que c’était la seule chose qui te faisait tenir les journées de cours : savoir qu’il y avait entrainement à un moment donné et que tu pourrais voler à ton bon gré. Balancer ta force dans les cognards, y mettre toute ta hargne et ton cœur. Sauf que, comme toujours, tu fais preuve de résistance quant à l’autorité. Même quand l’autorité a des beaux yeux comme ceux de Connor. Boudeuse à ses dires, gamine dans tes réactions à tirer la langue à tout va. - Je suis pas normale, tu le dis toi-même.” Le regard levé malicieusement vers lui, un sourire pourtant amusé né sur tes lèvres. “- Peut-être. Mais j’ai été clémente envers toi. Pourtant c’est pas les idées qui manquaient là-dedans.” Vérité qui sort naturellement, comme dans la bouche des enfants. “- Hé, Nemo est encore de taille correcte !” Faux, Nemo commence tout doucement à devenir ton grand petit frère, restant une lilliputienne à la voix de crécelle.  

Et comme d’habitude, les allusions à ta taille vont de paire avec celle sur ton physique peut avantagé par la nature. Comme si la puberté elle-même t’avais oublié, selon les dires de certains. Pas de poils, pas de seins, pas d’hormones en flammes comme la plupart des demoiselles de ton âge. Pas que tu es à t’en plaindre, loin de là. Tu as forgé ton caractère anti-sociale des relations amoureuses autour de cette excuse. Garçon manqué refusant de se plier au code des adolescents de seize ans, pourtant adoré par la même gente que toi. Toutes des idiotes. Toutefois par moment blessé, reprenant bien vite le sujet sur la rigolade en répétant sans cesse que tu n’as pas besoin de ça pour vivre. Et, pour le moment, c’était bien vrai. “- Au moins je suis bonne pour quelqu’un !” Lâchant un geste totalement vulgaire avec ton majeur sous ses yeux. “- C’est sûre que vu tes poules, c’est pas une fille dans mon genre qui va te taper dans l’œil.” Fallait être honnête, lui avec toi, c’était la chose la plus improbable à imaginer. Physiquement parlant, en tout cas. Ma pauvre fille, si tu savais...  

Mais si tu n’as pas le physique, tu as un mentale unique, fort à toute épreuve, imaginant la vie toujours par son bon côté, profitant de chaque instant pour vivre pleinement, et ceux même si c’était en faisant mille et une bêtise. Et faire rire surtout, c’est le plus important. Alors quand tu sais que tu fais au moins rire le rouge et or, ça t’emplit de joie et de fierté. Bombant ce qui te sers de poitrine pour montrer cette fierté un peu bête, tu finis par rire de tes propres bêtises avant de refrapper une fois son bras. Geste un peu trop automatique à ton goût.  

Rire qui s’accentue à toutes ces insinuations sur ton frère plus parfait que toi, la mine faussement outrée trahit par un sourire des plus amusé. “- J’ai pas de couilles dans mes chromosomes, je suis une fille !” Drôle malgré toi dans tes dires stupides, tu hausses les épaules.”- C’est pas ma faute à moi si ma mère m’a sorti plus tôt que prévu.” Ce qui en soit était un peu faux puisque déjà à l’état de fœtus, tu as fait des tiennes et décidé de te pointer un mois plus tôt. “- Je vais pas me plaindre, je suis bien comme je suis.” Ca va les chevilles ? Secouant la tête vivement aussi, l’entendant te dire jalouse de sa perfection. Perfection, m’oui mais non. Mais l’envie de rire encore à sa phrase, un pouffement s’échappe alors que dans ton rire tu laisses échapper “- Et tes favorites, tu les bagues comme les vraies poules ? Avec des numéros de séries ?” partant encore dans un rire alors qu’effectivement, tu le tuais avec tes phrases et question on ne peut plus idiote.

Le regard toujours aussi naïf, tu hausses encore les épaules. “- Mais oui, plus clair. Des fois tu me parles, je me demande si tu sais qui tu as en face.” Sous-entendu clair que par moment, tu ne captes rien. Mais probablement parce que tu n’as pas envie de faire l’effort de capter correctement ce qu’il dit, trop dragueur, trop enjôleur pour ça. Restant coincé entre l’enfance et l’adolescence, refusant obstinément de grandir. Enfant perdue resté bloqué au pays imaginaire.  

L’air tout aussi naïf et enfantin alors qu’il suggère qu’il peut te grimper dessus. Un sourcil hausser alors que tu penches un peu plus la tête d’un air appréciateur, tu finis par secouer la tête négativement. “- T’es trop gros, tu vas me péter le dos.” Lâcher sans peur, mais avec un grand sourire amusé. “- Alors que moi je pèse 39 kilos, tu sens presque pas mon poids sur ton dos.” Tu balayes en deux phrases son ton chaud, qui aurait pu en faire rougir plus d’une. Aveuglé par la persuasion que non, tu ne peux pas plaire. Mais sourire perdue quand il balance ne pas être obligé de te faire un cadeau. Un regard de triste fait irruption sur ton visage, alors que la voix enfantine sort toute seule. “- C’est toi qui m’a dit que t’allais me faire ce cadeau. C’est pas gentil de faire espérer les gens. C’était ton idée !” Gardant le même air boudeur alors qu’il insinue clairement que tu es cracra. “- Non, je te béni avec du chocolat. C’est pas pareil.”  

C’était repartit pour un mini discours sur le rôle du Capitaine, essentielle à la bonne cohésion d’une équipe. Si en soit, tu étais fondamentalement d’accord, tu ne peux pas t’en empêcher, imiter encore une fois le jeune homme en mimant ses gestes, et reprenant ses derniers mots dans une imitation des plus grossière. Avant de sourire malicieusement à t’en faire mal aux joues. “- Hé je sais lire ! J’ai plein de livre sur les Animaux fantastiques !” Tu croises les bras, levant la tête en soupirant. “- Rien ne passera par mes trous de nez, je te préviens !”

Drama quand il t‘affirme ne pas être si important pour l’équipe, tu plisses le nez, les yeux, lançant un regard qui se voulait méchant, mais qui semble plutôt ridicule au final. “- J’espère que tu souffriras en l’entrainant !” laissant échapper un petit Han et un regard encore une fois outrée. “- Je suis pas une voleuse.” Si, et en plus tu es une menteuse. Profitant des absences de Connor pour jouer les voleuses hors-pairs, piquer le chocolat à ta portée qu’il s’était acheté. Laissant souvent derrière toi miette et morceau de chocolat écrasé en signe de passage. “- Je fouille même pas tes affaires. Tu m’accuses à tort !” Mordillant ta lèvre nerveusement, tu n’es pas du genre à mentir ouvertement. Tu détestes même l’idée du mensonge. Mais pour du chocolat, tu es prête à tout, même à braquer le placard de Connor.

D’ailleurs, vérité dite quand tu lui dis clairement que ces poules n’étaient pas assez bien pour lui. Ami cher à ton cœur, tu sais pertinemment que ces filles ne peuvent pas le rendre heureux. Mais interloqué par sa question, tu grimaces un instant. “- Jalouse ? Non. Je dis ce que je pense. Tu mérites mieux.” Sans aucune arrière-pensée, toujours. Sans jamais te dire que quelque chose de louche pouvait se passer, ceux malgré les perches évidentes, la dernière à laquelle tu réponds sans t’en rendre compte.  

Et pourtant, tu tombes dans le terrier du lapin blanc, en lui demandant ce qu’il pourrait se passer dans un recoin sombre, Naïve que tu es. Ignorant encore tous les signaux envoyés depuis des semaines alors, laissant cette foutue curiosité prendre le dessus. Loin d’imaginer qu’elle sera à l’origine d’une série de décision toutes les plus stupides les unes que les autres. Tu laisses Connor approcher. Proche, il est trop proche à ton goût. Pourtant tu as déjà été collé à lui, à son dos, quand tu joues au petit koala avec lui. Amorçant un mouvement de recul avec le pied, tu le remets pourtant immédiatement à sa place, un léger tremblement te prenant. Connor, qu’est-ce que tu fous ?. Les pensées s’enchainent, les secondes semblent d’éternels heures alors que tu le laisses pénétrer ta zone de confort. Désagréable sensation d’être mise à nue, d’être beaucoup trop proche. Tu te fais déjà raide comme un piquet, le laissant totalement faire comme tétaniser. Non, mais vraiment, qu’est-ce que tu fous ? Sentant ses doigts glisser dans ton dos, tu sens ton pauvre cœur battre une fois plus fois, comme pour te prévenir de quelque chose. Sonnant à tes yeux comme une menace, une alarme pour te dire de te méfier. La tête néanmoins relevé vers lui, avec pour seul regard une interrogation alors qu’un début de panique te prend, sans possibilité d’émettre le moindre son, toi qui es un véritable moulin à parole, chaque contact te bloquant un peu plus. Et c’est sans pouvoir bouger, ni même réagir que tu le laisses te voler ton premier baiser.  

Une seconde. Sursaut de l’enfer à ce doux contact. Les yeux écarquillés posé sur son visage, les bras levés avec les doigts écartés, tu n’arrives pas à réaliser ce qu’il se passe. Ni même comment vous avez pu en arriver là, tu es toujours incapable de bouger, ni même de réagir. Deux secondes Mais vraiment, qu’est-ce qui a bien pu passer par la tête de Connor pour faire ça ? Tu hausses les sourcils, mais ta gorge semble aussi raide que le reste de ton corps tétanisé. Gorge serré et sensations d’étouffements en prime. Pourtant, tu ne peux pas nier que c’est agréable. Mais non, c’est pas possible, il a dû prendre une substance bizarre. Ou pire. Faire un stupide pari sur qui volera le premier baiser au monstre Sullivan. Trois secondes. Outre le fait que dans ta tête c’est un bordel pas possible de penser négatives et d’allégations capillotractés, ton petit corps commence à picoter de partout, sensation de dérangement te prenant des orteils jusqu’au bout de tes cheveux indomptable. Tes doigts commencent à se crisper doucement, ta mâchoire se serre un peu, panique qui monte en te disant qu’il fallait réagir, peu importe comment, cesser cette bêtise immédiatement. Quatre secondes. Là où toutes ses poules auraient largement profiter de l’instant, toi tu te démarques en voulant fuir. Ne voulant absolument pas croire à la vérité qu’il tentait de te faire comprendre depuis trop longtemps. Que tu semblais prendre à la rigolade, puisqu’après tout, on ne peut pas être attiré par toi, c’est lui-même qui te l’a fait comprendre plus d’une fois. Comme quoi, t’es pas si bête que t’en a l’air. Et par pure réflexe de défense, aussi par peur et par crainte, tu fais ce que tu fais de mieux. BOOM.  

Première décision stupide. Ton poing lancé d’une force non maîtrisée dans son pauvre estomac, avant de reculer pendant qu’il encaisse le choc. Une peur qui a pris le dessus sur le reste, la panique balayant tout ce qui aurait pu être agréable dans ce baiser. Le palpitant battant à tout rompre alors que tu recules encore, regard plein d’incompréhension et de colère. Comment avait-il pu te faire ça ? Seul personne en qui tu avais pleinement confiance, mise à part tes frères, celui qui se moquait gentiment de tes gros défaut, mais qui jamais ne t’avais fait de mal. Et il venait de jouer avec quelque chose de sensible, trop sensible même pour toi. Main posé sur ta poitrine, tu reprends ton souffle, avec l’impression d’avoir couru un marathon alors que c’était juste ces foutues émotions qui te prenaient un peu trop. Les doigts se crispant encore sur ta peau, ton palpitant refuse lui aussi de se calmer. Totalement perdue entre plusieurs sentiments dont les prédominants reste la colère et la rage.  

Un dernier souffle échapper alors que tu sembles retrouver tes esprits. Mais pas les bons esprits. Toujours aussi furax qu’il s’est pris le droit de faire ça sans ta permission, tu secoues la tête en l’observant. “- Pourquoi t’as fait ça ?” Craches-tu en baissant la tête. Reculant en ne lui laissant aucunement le temps de réagir, ni même de répondre, la solution te paraissait toute simple : le fuite. Fuir pour la préservation de ton espèce rare. “- T’avais pas l’droit... t’avais pas...” Secouant toujours la tête, tu te demandes si tu rêves, si ce n’est pas un cauchemar. Tu décides alors de prendre ta seconde décision stupide en même pas deux minutes. Tes pieds n’obéissent qu’à cette partie de ton cerveau qui t’ordonne de fuir à toute vitesse, l’autre ayant tenté de te modérer sans succès.  

Ta fuite a des allures idiotes, laissant déjà poser près de la rambarde ta précieuse batte, ainsi que ton balai sur le terrain. Mais impossible pour toi de rester là plus longtemps, préférant ne pas affronter en face une vérité qui se serait peut-être voulue dérangeante. TU n‘es pas prête pour ce genre de chose, pas prête d’être prise pour une idiote. Et encore moins par lui. Pourquoi il a fait ça ? Question qui trotte dans ta tête mais dont tu ne sembles pas vouloir la réponse en vérité, le cœur déjà trop serré en te rendant compte que ta plus belle amitié s’était pété. Par sa faute. Il n’avait pas le droit. Une blessure idiote infligé inutilement, selon toi. Courant ainsi jusqu’au parc, tu te retournes pour t’assurer que personne ne t’a suivi dans ta fuite, reprenant ton souffle en t’appuyant contre un arbre. Le regard encore posé sur le chemin menant au terrain, tu grimaces largement, avant d’afficher une mine triste peu connu de ton visage en temps normal, avant de grogner encore une fois sur son geste stupide. Tes doigts s’agrippent à l’écorce de l’arbre, seul maintien qui t’empêche de tomber en avant, une sensation de malaise total t’envahissant totalement, en plus du sentiment de culpabilité quant au poing que tu as abattu sur lui. Mais c’est de sa faute. Refermant encore une fois ton poing, tu finis par mettre un coup à l’arbre, troisième décisions idiotes du jour, égratignant alors tes phalanges que tu observes en t’énervant encore plus. Tu t’essuis à ton pantalon, laissant une belle traîner de sang sur les multiples couleurs vertes herbe et brune boue qui trônaient déjà sur le blanc. Un peu plus ou un peu moins...  

Tu reprends alors la route vers le château, l’heure du repas approchant à grand pas. Mais l’estomac complètement noué et retourné, tu ne t’arrêtes pas devant la Grande Salle. Pourtant, tout le monde savait que pour rien au monde tu ne louperais un dessert, surtout s’il est au chocolat. Ce soir, tu feras l’impasse dessus, préférant monter directement dans la salle commune. Le regard dans le vague et l’impression d’être totalement vidé par la colère, tu ignores même tes camarades t’appelant, t’invitant à les rejoindre manger. Secouant simplement de la tête de temps à autres en guise réponse. L'âme en colère et en peine, un peu trop à ton goût. Tu passes la porte de la salle commune, tenant tes bras contre toi, les doigts crisper sur ton ventre. Ne te préoccupant même pas du reste, seul but : monter au dortoir pour te recroqueviller sur ton lit. Tirer les rideaux pour ne pas être dérangé, te laisser aller à toutes les questions qui te trottait dans la tête, en écho. Frappant ta tête de tes doigts pour les évacuer de là, frappant encore plus fort en revoyant Connor s’approcher trop près. Foutu mec plein d’hormone. Un grognement s’échappe de tes lèvres, alors que tu croises les bras. Non, mais vraiment, il s’est pris pour qui.  
by Epilucial





Défi:
 

Invité

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Ven 2 Nov - 18:57
R ú n. what you mean to me
ft. Siobhán O. Sullivan
« Toutes des nanas seraient enchantées, et elle, elle me frappe ! » ▬ CONNOR.

Prisme du braillard macaque. Décomposant l’existence à divers reflets. Spectre de lueurs tantôt vivaces, seconde d’après boudeuses. En donation de sa laisse aux mains lémuriennes, cabot s’en trouvant privilégié du spectacle. Tous deux alors, charmants bestiaux aux polissonnes bisbilles se complaisant à leurs sottises. Querelles futiles qui en un tout autre composant du duo divergeraient de la finalité. En somme, le bouffeur de poux insufflant vie à l’houret. Témoins malins de ses orbes coquins, pétillements homologues à ceux du prasin. Une dynamique d’où dégueulait fuite de leurs confrères. Laissant les gueulards à leurs bagatelles au motif d’un exponentiel potentiel de casse-couillerie en marge. Innés dons d’agacement en solitaire décuplés par leur fusion. Une vraie malédiction irlandaise.

Ainsi par des mouvements réfractaires des spaghettis à l’usage d’humérus et de ses frères, l’amateur d’eucalyptus asséna ses menaces. D’un doux ridicule pour un viride qui penchait en contrebas. La fresque de leurs physionomies divergentes particulièrement éloquente. Bien qu’en vérité primate  aux ressources variées, mais en nette infériorité de moyen quand le mâtin connaissait le filou stratège. Rabaissant ce dernier d’œillade railleuse en agréments d’une pichenette à l’épaule. Fraternelle objection brocardeuse.

Atmosphère se décachetant à peine son air de quolibet. Spectacle en montée du comique pour que s’asphyxie de lui-même le sketch vivant. Se pliant de joie à l’anhélation dans la vue obstruée de perles d’allégresse. Les éclats rayonnant de plus belle quand le second enfant des falaises s’y joint. Drôle malgré elle ; l’une des mailles de ce diamant brut aux milles étoffes. L’autodérision mêlée à une naïveté innocente. Les vapeurs candides jusqu’aux boucles noisettes. Arabesques de ses charmes.

Comble de l’ironie quand était su que la facette était la raison de ses premiers reproches. L’ex-enfant au retour des Amériques à l’orgueil bafouée par un quidam. Jugement et peine alourdis d’une seconde pierre. Une jalousie néfaste. Le misérable petit avorton se pavanant sous ses nouveaux emblèmes à la légèreté de son corps frêle. Scandant ignominies au Monarque. L’admonestant d’une culpabilité illégitime. Sacrilège et blasphème pointant une victime parfaite. Un ignoble gnome pour passer la colère du tempétueux Prince. Tumultes sous des écailles fraichement cicatrisées de malveillance. Elle n’avait été mêlée à ces sombres histoires, elle. Pourtant, contre toute attente, les années passant s’étant découverte à sa compagnie une bouffée d’air frais. Reflet espiègle d’un éventuel autre lui. Miroir de landes étrangères plus vertes et plus délicates, observation au travers d’yeux d’enfants. Où n’était connue l’ingénuité brisée, ni saut dans les bouillons belliqueux. Au fond, la présence du lilliputien pansait. Rameutant auprès de l’âme estropiée la grâce de l’âge tendre.
Alors, entre ses brises de gaieté, il exulta :

« C’est toi qui devrais te craindre. Tu vas te tuer toute seule. »

Cependant terme du moment de félicité fut acquis pour qu’interviennent les topics sérieux. Le Quidditch. Quelques palpitations à la poitrine du canidé. Fervent brasier à son exutoire. Education sensible à l’univers du vol et tous ses tenants. En revanche, sa témérité le perchant à l’expectative d’une carrière sportive professionnelle dans le camaïeu offert du domaine. Schéma de futur pourtant qu’il prenait avec solennelle pondération. Les mesures éveillées à l’éventuelle présence de sélectionneurs aux matchs durant les mois arrivants. Pré-criblage qu’il se devait d’assurer. En honneur de ses envies. De son demain. Sa passion. Forcené depuis tout petit à l’adrénaline du berceau des cieux. Aussi rare activité qu’il avait bénie d’efforts. Justification se pouvait-il de son accroche. S’enticher de ce qui ne cédait pas à ses caprices. De ces choses qui n’obtempéraient pas pour ses délicates prunelles. Parallèle pouvant surement être admis quant à ses récits de cœur.

Le vis-à-vis revêche en parfaite illustration. Non réceptif à ses signaux. Rembrunissant la clarté des iris précédemment rieurs. Orage grondant sur les teintes d’émeraudes. Mais jeune Eole à ses enfantillages balaya les tristes cumulus. Astre solaire en mimiques d’enfant qui ravir le corniaud. Chiot à l’écoute, retroussant son museau, narquois face au lapement des airs aux étages inférieurs. Sa patte se secoua au nez du primate, altière.

« Tu as quel âge ? »

Bien que mordant à ce charmes. Bêtise en bouderie assumée qui ravivait l’entité de malice. Cette fraction puérile dont elle irradiait. Appel insidieux à dégager de sa cachette le garçon sous la hauteur du mâle. L’enfance retrouvée par brides en sa présence. Et elle repassa à la joie. Giboulées de Mars à elle seule.

Toujours tourbillonnante d’émotions si sincères. Actives sur sa trogne. Bien trop pour qu’elle ne le prenne traitre. A la fougue et aux tempêtes, tapisseries de ses risettes et ses joues de mousmée. Le feu nabot avivant toujours le noble lion. Malmené d’essais qui ne coulaient pourtant pas de sens avec en la tête creuse. Malgré le prix de ses retranchements à assumer sa différence de ses compères. L’objectif accepté de donner à cette ironie de vie son bras. En soit, un contrat pour s’appartenir mais ne dénaturant cette symbiose caractéristique qui avait entichée son âme. L’amitié à des virgules de plus. De tendresse. A ces envies, failles de l’humain. Il voulait conserver leur dynamique et l’embellir de pauses affectueuses. Mais l’abrutie ne répondait pas. Ne voyait pas le tourment. N’avait-elle-même pas conscience de sa condition de femme. Un déchirement en gage de frustration à l’acuité qui pesait inlassablement. Trop d’année à se retenir, et une fin en approche. Il avait atteint le bout.

Mais contagieux égayement, qui s’excita par la confirmation de la fleur offerte. Réchauffant d’élan de dilection la carcasse. Toujours sans trace de remerciement. Une tare à laquelle l’orgueilleux marmot ne s’y résolvait pas. Bien que la gueule d’ange s’écriant en fossettes à ce propos. Les lèvres en parallèle surenchérissant :

« Je n’en doute pas. Ca doit être un sacré bordel là-haut, appuya-t-il d’une griffe le front décoré de boucles. T’es pire qu’un Wee Falorie Man. T’en as la taille en plus. »

Enoncé des traditions communes sur fond moqueur. Patrie de l’Ouest, indépendante et fière. Greffée aux deux fauves, bien que lionne évolua au sein de la véritablesavane. Rythme de tambours Africains éloignés des puissants bodhráns. Mâle quant à lui plus attaché à son ancre. Sans regard ni attention adressé au-delà de ses tourbières. Conchobhar, cabot de meute en confrontation à l’exotique bête aux pouces opposables. Dévoilant au museau farceur une rangée de crocs ironiques quand la discussion frôla à nouveau le benjamin poisson.

« J’ai pas dit que ton frère ne faisait pas la taille normale. Justement, c’est toi le nain. Et j’aurais parié qu’il était plus haut que toi la dernière fois que tu l’as étouffé dans un câlin. Quelques mèches voletant en une secousse dépitée de son crâne pour n’y additionner en soupirs : Pauvre gosse… »

Viride en amour délibéré du plafond. Moqueur salutaire du frêle enfant, en contraste entier du second échantillon de son patronyme. Le saint-Bernard ayant pris à sa gueule protectrice le loupiot à écailles. En premier lieu bête curieuse pour le parent du facétieux gnome. Mais sympathie adonnée et doublée d’amusement dégradé de décontenance à l’égard du chérubin. L’unique de son âge à s’être attribué l’intérêt du mécène par ailleurs. Brave canidé faisant fi du handicap en dévotion pour l’atrophié. Maturité étonnante, en écho d’une main tendue pour que la bête à arêtes ne se définisse pas de ses cicatrices. Ni se laisse submerger par une cadette trop maternelle. Quelque peu jaloux en parallèle. Si seulement tout cet amour pouvait être tourné vers lui.

A l’habituel, dépassé par le trublion. Absurde primate qui ne relevait d’aucun consensus. Contradictoire et exaspérant. Preuve en étant encore de l’étranglement apposé au Marquis d’Irlande. Seigneur profané et amer de la désopilante remarque. Soulignement de la gausserie de son existence. Retroussement de la truffe, piqué à vif. L’houret jappa, sarcastique :

« Si ça te satisfait des mioches et leurs petits kikis, en effet vaut mieux que tu ne m’intéresses pas. »

Grognement final. La moue boudeuse en masque de quenottes encaquées pour que se lient à son torse ses biceps. Fermé d’apparence et d’intérieur. Courroucé à l’évidence de l’échec du badinage. Caprice d’un enfant essoufflé par son labeur. Exécration de la défaite sur tous les domaines. Tel l’agriculteur forcené d’une terre non fertile. Il en finissait à genoux. Lessivé.

Etats d’âme cependant ne forçant la pause des jacassements lointains. Quelques gloussements dont il n’eut désir à en redire. Vexé du fiasco, pour laisser portes ouvertes au même démon. Le succube caquetante ce même refrain d’une démonstration plus réelle. Plus vive. Promesse de relève de ses menottes et ses chaines. La délivrance d’une constriction qu’il supportait depuis trop de temps déjà.

Mais évanescence du diablotin par l’une de ses jumelles accompagnée d’une bourrade amicale. Caractéristique. A l’épaule, pour quoi il râla. Extirpé ainsi de l’orage interne. De ces questions trop enivrantes où leurs schémas consumant sa patience. A sa face filtra banal agacement. Non malveillant mais corniaud lassé. Crinière de fauve faisant grimace, pour que commente, éberlué félin, les envolées lilliputiennes :

« Baguer ? Ignare bestiau des pratiques moldus dont il se foutait bien - tant que le poulet finissait dans son assiette. La gueule d’ange au dégout qui se secoua, négative. J’vais pas me marier avec elles, ça va pas ! rôta-t-il presque. »

Mortification et refus tant honnêtes qu’insultants pour les absentes. Cependant, injures non désirées. Après tout affectionnant ces anciennes concubines qui avaient plus ou moins comptées. Filles d’Eve actrices de certaines de ses intimités. Mais gloire déchue par l’affadissement pour le prasin. Là où encore trônait l’ironie du vis-à-vis. Incompréhension d’un temps de vie compté en an tandis que les autres ne subsistaient que par semaines. Le lémurien toujours en total contre-pied.

Ramenant encore le maudit aux retranchements plus acides à son endurance. Les prunelles avides louchant et longeant l’ourlet de Cupidon en contrebas. Tentateur. L’action en envie. Après tout, meilleure était la pratique pour apprendre et assimiler, non ? L’animal en face peu studieux aux énoncés verbaux de toute évidence. La réception brouillée par sa connerie, ouai, s’impatientait-il. Plus encore troublé de sa confirmation. En battement de cils pour contenir toute frasque. Sortir loin de ces goulues malices d’Eros et leurs ombres. Conscient de la réticence au brusquement de la bestiole pour se convaincre d’une énième tentative de batifolage. Et encore s’heurter au mur. Le faciès tombant tourné au sol. Déconfit.

« Tu me tues tu sais. »

Plainte soufflée par-dessus laquelle râla l’impatiente bête. Le lutin aux incartades puériles et capricieuses poussant à la quémande d’un présent. Sourcils du compagnon s’haussèrent. Ego à la volonté de lui retirer tout plaisir comme il le déclama :

« Voilà, t’as gagné. T’auras rien cette année. »

Prémonition cependant mensongère. Mais réellement pensée à l’instant même. L’agasse n’arrêtant tout battement d’ailes offusquant pour que répugné, le chien aboie en final :

« Non mais non merci bien ! Tiens donne-moi du chocolat que je te bave aussi dessus un peu en retour ! »

Chamaillerie ré-invoquant des babines aux commissures haussées. Surement l’absurdité des réactions du félin facétieux. Chaton regorgeant de mille conneries à débiter à la seconde contre qui il ne pouvait rester éternellement sévère. Décochant une nouvelle risette par sa bêtise au molosse.

Ainsi vaqua l’oiseuse discutaillerie, bien qu’outrant en dernière fois le canidé. Index accusateur envers le minois pétillant quant fut abordé la grande affaire des tablettes pas si disparues que ça. Tous deux acteurs de l’évaporation. Fournisseur et consommateur en tête-à-tête. Lucides de la localisation de tombes et sépultures des œuvres d’Honeydukes.

« T’es qu’une sale petite menteuse ! Je sais que c’est toi. Tu sais même pas t’essuyer la bouche quand on te croise dans le couloir. »

Mais quittant toute ombre de ces méfaits pour qu’enfin sonne la délivrance. L’ignorance à ses avis sur d’ex-conquêtes. Toute psyché stimulée d’une unique obsession. Des élans de cœur prégnant d’agir. Harassement d’années d’attente. Du sens unique de ce jeu. Brimade de sa propre vie. L’aventure à un pas qu’il prit choix de franchir.

En réponse, un soubresaut premier de la cible. Qui ne l’en stoppa pas pour autant. Les doigts à cette félicité. Frôlant enfin tournis et émois. Creux de l’estomac picoté de milles étincelles pour que s’éteignent celles du son prasin. Englouties sous des paupières closes. Alanguissement des mouvements en rapport au vigoureux tourbillon interne. La tension parlant au travers de chacun de ses pores pour libérer l’effervescence qu’en union fut faite. En la plus grande douceur le coquelicot sauvage fut cueillit. Embaumant le duo de cette essence de lime. Ainsi, glapisseur lion fut vaincu du crépitement pour que s’en relève sa masse. Rugissant.
Ondée d’allégresse glissa à sa peau. Recouvrant le mâle détaché de ses liens. Clef par une déclaration sincère. Infatuation de lui-même enflé par le charme du moyen. La marche tant attendue passée.

En revanche, alerte du raidissement du corps enlacé. Une réaction mis sur le compte de la surprise sans comptabiliser celle qui le submergea bien aussitôt. Déchéance du délice en impact au diaphragme. Souffle coupé dont il suffoqua. Incompréhension à cette agression subite. Survenue à ses instants vulnérables. Les vertiges mutés en leur plus mauvaise tournure. Retirer au bien-être en façon brutale. Il tenta malgré lui un regard assassin à l’accompagnante. Mais dépourvu de toute menace quand il lut au travers des étendues pluie. Accueilli par l’effarement aux mauvaises couleurs. Torpeur et rage sur ces joues rouges. Essoufflée autant qu’abasourdie. Le minois en déformation de la pire manière qu’il put attendre.

Les questions vinrent. A cheval d’une voix peu assurée qu’il ne lui reconnut pas. En volonté d’agir restreinte cependant par l’endolorissement de son estomac. Un gémissement lui échappa même, évacué dans l’air par de nouvelles torgnoles lettrées. Bestiole trop vive pour qu’aucune explication ne s’impose. Pour que l’entrevue se clôture. La bravoure canine soldant à l’évaporation du vis-à-vis. Trainées de boucles furieuses  en l’absence de qui en silence en chape de plomb l’étrangla.

Sans savoir que dire, que faire, que penser. Il n’avait vigueur à la poursuivre. Encore assommé et toussotant en recherche de ses poumons. En parallèle, la lame du refus percutant lentement les artères. Cependant, sans regret. Au moins il était fixé.


Credits : Gasmask



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