Said the sky (pv. Hilde)
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Veredis S. Beurk
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Jeu 6 Sep - 21:59
Said the sky
Revenir à Poudlard pour ta dernière année est un sentiment des plus étranges. Des plus étranges et des plus exquis. La douce senteur des pins monte de la forêt interdite tandis que tombe le soir. Première semaine de cours, premières soirées dans l’étrangement chaleureuse salle commune des verts et argent. Les orbes virides t’ont pourtant lassée… et dire que ce n’est guère qu’un prélude à ton année scolaire. Tant d’agitation, tant de jeunes gens candides, tant de questions, aussi… Hé, c’est qu’il te faut le mériter ton insigne de préfère-en-chef ! Tu te demandes bien à quoi a pu penser la chauve-souris qui fait office de directeur de l’établissement. Tu le lui aurais bien demandé « en souvenir du bon vieux temps », mais de tes premières années au sein de l’établissement, il n’y a rien vraiment, que tu souhaites partager avec lui autour d’une tasse de thé. Tu es, de toute façon, des plus lucides : à moins d’être idiot, il sait forcément.

Tu distribues l’aménité de tes sourires en passant une écharpe autour de la gorge. Tu prétextes des ordres à aller distribuer aux préfets des autres maisons et rappelle à tes cadets les horaires de leurs rondes. Simple excuse : tu as besoin d’être partout sauf dans cette débauche de vert artificiel. La splendeur du Japon te manque. Les premiers frissons d’automne ont dû rendre plus vivaces les feuilles des arbres. Un ultime sursaut de la forêt avant qu’elle ne s’enflamme. Que ne donnerais-tu pas pour être là bas en cet instant, parée de l’uniforme rose de Mahoutokoro ? Le vêtement dort dans ta malle, un garde fou, un symbole. Un peu de ta mémoire.

Tu laisses sonner ton pas dans les couloirs, remplissant d’un discret écho l’espace vidé des élèves. Il reste encore quelques retardataires, mais ils ont appris à fuir devant l’autorité. Tu leur adresses un petit signe, ils s’empressent de regagner leurs espaces personnels. Tu as eu le déplaisir de constater que, cette année, Hilde n’était plus préfète… ça t’a mis un coup au moral de commencer cette année sans sa compagnie dans le désert des corridors… Ces longues rondes vont te paraître bien interminables sans la discrète lumière de sa présence. Tu pestes intérieurement contre Severus Rogue, frustrée. Tu comprends bien l’intérêt d’avoir un préfet et une préfète, mais il n’empêche qu’il te prive là d’un précieux soutien…

Vas-tu te laisser spolier sans rien dire ? Certainement pas… tu es une Serpentard, après tout, comme votre cher directeur à tous et toutes… Cela vaut bien le coup de le provoquer un peu et d’agir à ta guise. De toute façon, la clairvoyance te pousse à ce dernier constat : quoi que tu fasses, il le saura sans aucun doute… alors autant tester les limites qu’il t’aura fixées afin de savoir mieux où tu pourras tirer sur la corde.

Tu déambules d’espace en espace, de voûte en voûte, d’arche en arche. Tu connais désormais le château comme ta poche et tu ne peux t’empêcher de remarquer les infimes changements apportés par le directeur depuis ton enfance. Hilde t’avait écrit à propos de ses impressions. L’une de ses dernières lettres te détaillait les sentiments de crainte et de dégoût qui l’avaient assaillie pour ne plus la lâcher toute votre deuxième année durant. Toi, au contraire, tu t’étais sentie très à ton aise dans cette ambiance noire et pesante te rappelant la boutique de ton père… Et puis il y avait eu le Japon.

Et tu as compris.
Tu as compris la notion de « lumière ». Tu as compris Hilde.

Tu sais d’emblée où te mèneront tes pas : il n’y a pas soixante lieux de rendez-vous dans le château, ou du moins des lieux qui permettent une véritable intimité. La fille Ollivander et toi avez pris l’habitude de vous exiler, parfois, à deux. En journée ou de nuit, faisant fi des heures de colles et, vous le soupçonnez, soutenue par un élan de bienveillance du Directeur, vous vous retrouvez parfois. En dépit de vos maisons, votre amitié vit. Elle a défié la guerre et l’éloignement. Que sont des rivalités de maison face au Seigneur des Ténèbres ? Vous avez plusieurs lieux de retrouvailles habituels où vous pouvez deviser à l’abri des oreilles indiscrètes, lire, être ensemble, simplement. L’un de ces lieux est la Tour d’Astronomie.

Tu gravis les échelons en pensant aux derniers mots que t’as offert au dîner. « Le ciel est dégagé, on pourrait observer les étoiles avec un bon télescope ». Observation bénigne… qui n’est pas tombée dans l’oreille d’une sourde. Tu sais que les cours d’Astronomie sont finis désormais, l’observatoire est donc tout à vous. Une aubaine. Tu talonnes les marches de ton pas, erre dans les couloirs en faisant mine de faire ton devoir, et gravis les degrés jusqu’à trouver enfin ton havre de paix. Un quartier de lune éclaire faiblement le lieu. Tu y es seule pour le moment… pas pour longtemps, tu sais que tôt ou tard, quelqu’un te rejoindra. Celle que tu attends. Tu laisses tes doigts s’égarer sur une lunette de cuivre. Dieu que cela fait longtemps. Tu la déplaces jusqu’à la poser sous l’ouverture de la coupole. Le plus parfait des postes d’observation.
Pelagia H. Ollivander
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Jeu 13 Sep - 13:44


Said the sky

ft. Veredis S. Beurk

L’ombre grandit et noircit les entrailles du château. Dégueulent étudiants, vomissent passants dans les dernières flambées du jour avant que ne s’éteigne la dernière lampe et que ne meure le dernier feu. Le soir a toujours été l’instant que je préfère : quiétude enfin méritée après les trépidantes aventures diurnes. L’heure de l’étude et du soupir, l’heure des silences, des rêves, des désirs inassouvis, et des dangereuses veillées. J’ai joint les mains, assise sur un rebord de fenêtre dans le dortoir que j’occupe avec les autres filles de mon année. L’oeil perdu au-delà des cimes, je me demande combien de personnes, dans ce château, se perdent pensivement entre les branches dénudées des sapins, aspirant, peut-être, à d’autres formes de liberté. Ultime année à Poudlard, et je ne sais toujours pas si je souhaitais revenir ou si je m’en effrayais. L’eau a passé sous les ponts, nettoyant dans son invincible crue le plus gros du sang, de la crasse et des infections. Ne demeurent que les tranchées sèches et nettes de plaies qui se refusent à la cicatrisation. L’infection rôde, tenue à distance par mes seuls soins.

Par mes seuls combats intérieurs.

Paumes posées sur les genoux, tournées vers le ciel, baguette lovée en leur creux, j’observe pensivement les spirales ciselées du bois. L’outil m’attendait, m’attendait depuis si longtemps que le vendeur en avait oublié la date exacte où l’une des créations de la terrible Violetta des Marais n’échoit en mes mains. Les baguettes de cette fabricante française du début du siècle sont connues, tristement connues, pour se tourner trop aisément vers les arts obscurs. Les ténèbres grandissent, la noirceur appelle, et l’aubépine des marais, bois puissant et retors, corrompt le coeur aussi pur fût-il à l’origine. Versatiles et dangereuses. Faites d’ombres et de puissance. Je resserre mes phalanges sur l’outil. Un outil dont je n’ai jamais, encore, parlé à Veredis, de peur de ce que cela pourrait signifier pour elle.

Pour nous.
Pour moi.

Depuis la déchirure lancinante de mon âme à coup de doloris, et l’embrasement de la sienne, baguette à la main, nous ne sommes plus seulement amies. Bourreau et victime. Tortionnaire et questionnée. Elle ne m’a jamais attaquée directement – notre amitié y aurait-elle survécu ? – mais je sais quel plaisir a agité son âme tandis qu’elle lacérait les chairs, tout comme je sais à quel point la tentation grandit lorsque je regarde cette baguette. Devenir monstre à mon tour. Serait-ce l’ultime réponse ? Précipiter Veredis dans les ténèbres en m’y engouffrant avec elle ? La magie est si parfaitement pavée de nuances et l’adolescence d’absolu que je me prends trop souvent à calquer l’une sur l’autre et dédaigner la kyrielle de chemins possibles dans l’expression de mon art.

Une noire nuée passe, serpente entre les troncs, masque les étoiles pour mieux dévoiler l’orbe pâle d’une lune presque au faîte de sa blancheur lactescente. Vole, virevolte la fraîcheur nocturne portée par la brise de Septembre. Le ciel se dégage en douceur, rendant prophétique la suggestion glissée dans le creux de l’oreille de Veredis au cours du repas. Une nuit parfaite pour regarder les étoiles. Un rendez-vous à la tour d’Astronomie comme nous en avons eu l’habitude, année après année, nuit après nuit. Un rendez-vous fait de longues discussions, de pauses d’observation, de plaisanteries égrenées à mi-voix, de lectures silencieuses… Une bulle pour nous réunir en dépit de l’opposition de nos maisons respectives. Je ne peux réprimer la légèreté d’un sourire égaré sur mes lèvres à la perspective de braver, une fois encore, le couvre feu. Je me suis toujours demandé si notre Directeur avait conscience de l’excuse qu’il nous donnait, à Veredis et moi, pour nous retrouver le soir en prétextant des rondes… Le fait qu’il ne nous soit jamais tombé dessus est étonnant. Même par hasard, nous aurions sans doute dû le croiser…

Je laisse voguer mes pensées tandis que sonne le feutre de mes pas dans la pénombre. Un mouvement du poignet discret, un souffle, une pointe de lumière naît à l’extrémité de ma baguette, si ténue qu’elle éclaire à peine mon chemin, mais c’est bien suffisant. Jeu dangereux que celui de s’aventurer dans l’obscurité des couloirs, le sang me bat les tempes d’un rythme rapide, exalté par le risque. Jamais je ne me sens si vivante qu’en bravant les interdits. Qui le croirait de la part de la très douce et trop respectable gamine Ollivander ? Une armure fissurée.

Je suis presque hébétée à l’instant où je réalise enfin où je me trouve. Septième étage, si proche de ma destination. Mon esprit a virevolté dans de sombres pensées, et je n’ai pas réalisé le chemin parcouru. Un automate. Ce type d’absence me prend, parfois, m’embrumant l’esprit et annexant à son empire mon corps. Action automatiques, réponses évasives, le monde m’apparaît comme voilé, dissimulé dans les brumes de l’oubli. J’ai perdu quelques minutes ou quelques heures de mon existence, et me voici, main sur la rambarde d’une dernière volées de marches. La tour d’Astronomie est toute proche, et avec elle ma destination… En espérant qu’il ne soit pas trop tard et que je trouverai dans la pénombre de l’endroit celle que je cherche.

Un mouvement léger, un bruit discret. Je m’extirpe de la béante gueule de l’escalier pour trouver une jeune silhouette à la rousseur baignée de l’éclat de Séléné. Veredis installe une lunette astronomique sous la coupole. La flambée de ses cheveux se mêle à la délicate teinte de l’outil en bronze. Un vieil or patiné pour rehausser l’éclat d’une tignasse aux mèches égarées à sa surface. J’éteins d’un geste sec ma baguette, et m’approche d’elle en rangeant dans ma poche intérieure l’outil. Violetta des Marais lovée sur mon coeur. Paume effleurant l’épaule avec douceur.

« Tu m’attends depuis longtemps ? J’ai un peu perdu la notion du temps »

Rien de plus qu’un chuchotement virevoltant jusqu’à son oreille. Veredis est sans doute celle qui me connaît le mieux, et dont j’apprécie le plus la présence. Une douceur mêlée de ténèbres et de vivacité. Elle me fascine autant qu’elle m’effraie, et j’aime à croire que si la guerre n’a pu nous séparer, notre duo survivra à la fin des temps.

« Beau ciel ce soir, tu as déjà jeté un œil ? »

1002 mots
Veredis S. Beurk
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Sam 29 Sep - 14:51
Said the sky
Le pas feutré de ton amie est un soulagement. Tu avais eu peur, pendant quelques instants, de t’être méprise sur ses envies et ses besoins. Tu es soulagée de constater que tu as bien interprété ses propos et qu’elle est venue. Dans la lune, la silhouette d’Hilde se fait énigme désirable. Tu ne cesses de t’émerveiller de la froide blondeur policée de sa mine. Elle semble toujours égale, toujours sereine. Elle ne l’est pas. Toi seule sait voir au-delà des apparences et deviner dans ses absences les traces de la guerre et de ses démons.

Vos retrouvailles te sont précieuses. Elle seule vaut le coup que tu luttes contre la satisfaction sanglante de tuer. Elle seule vaut le coup que tu gardes tes mains loin des entrailles découpées qui t’attirent. Meurtre et violence chuchotent à ton oreille. Tu tentes de repousser le Diable. Tu sais que ce n’est qu’une question de temps avant que l’uniforme que tu as ramené dans tes bagages de Mahoutokoro ne vire à nouveau au blanc. La magie noire t’appelle. Le glas du sang te torture. Un jour viendra où tu sombreras à nouveau, tu le sais.

« Ne t’en fais pas, je viens d’arriver. Tu n’as eu aucun problème pour monter jusqu’ici ? Je n’ai pas encore regardé, je t’attendais. »

Tu sors de ta poche une carte du ciel, la règle, et la pointe vers les ténèbres piquetés d’étoiles. Ton œil est exercé, tu as toujours aimé regarder le ciel. Tu trouves apaisant de te perdre dans les circonvolutions des astres, et c’était l’un de tes passes-temps préféré au Japon où il y avait même un club d’Astronomie… tu devrais peut-être importer le concept à Poudlard, après tout ?

« Tiens, on voit Mars, en ce moment ! Et là bas, il y a Jupiter. On regarde ? »


Tu regardes un peu les cieux, et règle l’instrument en chantonnant l’hymne de l’école à mi-voix. Parfait, Mars rouge et brillante se découpe à la surface des lentilles sur un fond de noirceur. Tu lui tends la main pour la faire venir vers le télescope, glisse ta paume dans son dos et l’amène jusqu’à l’occulaire que tu as pointé vers le ciel. Tu la laisses se pencher vers les étoiles sans lâcher la courbe de son omoplate des doigts. Tu sais que peu de personnes peuvent se targuer d’un contact physique avec la beauté froide des Gryffondor sans qu’elle ne se crispe. Tout comme tu aimes sentir sur toi la chaleur de ses mains, tu aimes la toucher, l’enlacer. Penses-tu à mal ? Tu n’en sais rien. La proximité avec la jeune rouge et or est comme une drogue. Un rempart qui tient à distance les ténèbres de tes pulsions.

Tu envisages du coin de l’oeil sa longue chevelure nouée, aplatie sur le crâne. Tu aimerais les ébouriffer, voir une cascade d’or blanc dévaler sur ses épaules. Du bout des doigts, tu crochètes les épingles qui retiennent le flot blond jusqu’à ce qu’il soit enfin lâché.

« C’est dommage de chignon, ça te va bien les cheveux lâchés. »
Pelagia H. Ollivander
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Lun 22 Oct - 17:56


Said the sky

ft. Veredis S. Beurk

La pénombre offre aux corbeaux de la tour d’Astronomie un paisible refuge. Ailes empennées de ténèbres choyées dans le secret d’un coeur qui seules peuvent s’exprimer dans la quiétude. Le silence. L’oubli lénifie la toile des songes en étoffe soyeuse. Il est temps de délaisser le passé dans l’immanence d’un instant toujours neuf. Délicat hédonisme pour qui s’abandonne à la suave promesse des clairs nocturnes. Chopin a eu beau pianoter, rien n’est plus suave que la mélodie des astres se mouvant avec grâce dans le ciel. J’ai collé la prunelle à l’œilleton, le galbe de cristal, cornée translucide s’interpose entre les astres, le miroir de la lunette et moi. Aussitôt, le drap piqueté de lueurs laisse place aux délices de l’observation.

Image un peu floue tandis que courent les doigts sur la molette toute proche. Tâtonnement, hésitation. L’image se précise, les contours de l’orbe s’esquissent, tremblotent encore vaguement, déformés par les lentilles. Une aura bleue, une aura rouge, la sphère orangée de Mars apparaît, drapée de sa superbe, nimbée d’un halo lactescent.

« Effectivement, Mars est superbe ce soir. »

Ton neutre du constat. Il faut toujours quelques instants pour abandonner le masque rigide et se laisser aller à l’émotion. Révéler un visage véritable sans cesse mussé sous la grime est un exercice compliqué lorsque ces apparents apparats deviennent coutumier. Le dos, pourtant, s’est déjà relaxé, comme si s’envolait des épaules la lourdeur du quotidien. Crispations et émoluments s’étiolent dans l’oubli. L’instant, le moment seul doit demeurer. Oeillade relevée pour suivre le doigt de Veredis, j’aperçois, au bout de sa phalange, la petite silhouette vaguement aplatie de Jupiter. Le seigneur des astres chapeaute le monstre guerrier. Fils et Père unis dans une seule encre, noyés dans des poussières de clarté.

Je fais pivoter l’instrument et pointe, après quelque recherche, le père des Dieux. La géante scrute le monde de sa mirette grenat. Tempête tourbillonnante s’ouvre sur un iris profond. L’oeil du cyclone. Chute vertigineuse dans les vents de cet ancêtre lointain qui n’a eu de cesse de veiller sur le bal de planètes telluriques pressées tout contre le soleil. Et derrière lui, plus loin et plus froids encore, Saturne, Uranus et Neptune s’envolent vers un infini désert de glace. Le « silence de ces espaces infini » se fait vertigineux effroi, et Pascal pense dans le néant de son cénotaphe.

A peine as-tu le temps de frissonner qu’une paume caresse l’arrière de mon crâne. Imperceptible mouvement pour se relever, ma coiffe se défait sous les doigts de Veredis. Elle doit être seule à me voir cheveux au vent, limpide œil céruléen vaguement courroucé.

« Vere’ ! Tu sais combien de temps je passe à me coiffer tous les matins ? »

Un combat perdu d’avance, je l’ai toujours su. Cela ne m’empêche pas de reprendre cette ritournelle rituelle en mettant les mains sur les hanches, faussement agacée, riant sous cape. L’éclat de mes pupilles, est, paraît-il, la seule raison qu’elle a de continuer, nuit après nuit, à me taquiner. Par chance, je suis très douée pour lui rendre la pareille. J’approche les doigts d’un point faible : taille ployée sous les chatouilles. Il ne faut jamais chercher une Gryffondor !

512 mots
Jack O'Lantern
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Sam 15 Déc - 14:59
Intervention MJJACK O' LANTERN
Bruit inquiétant | Tremblent les jolies silhouette lorsqu"un claquement sur le sol se fait entendre. Jolis minois déformés par la stupeur. Au sol, une bille lisse roule, roule, roule, jusqu'au pied de la rouquine. Celle qui l'ouvre pourra trouver enclos deux feuilles d'or, deux petit papelards portant la mention suivante : Ticket surprise de Jack ; grattez pour jouer.
Veredis S. Beurk
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Lun 7 Jan - 11:31
SAID THE SKY
Tu ne te lasses jamais de voir le parfait petit masque de l’aristocrate fondre sur les traits d’Hilde jusqu’à ce que se révèle un joli minois plein d’émotion… Et si pour cela tu dois te sacrifier, soit. Le coup des chatouilles, quand même, tu ne l’avais pas vu venir. Les doigts de la félonne Gryffondor effleurent tes côtes,  jusqu’à ce que tu laisses échapper un glapissement sonore en te contorsionnant pour lui échapper.

« Arrête ! »

Larmes aux yeux, tu as reculé jusqu’à ce que ton pied shoote dans quelque chose. Une balle dorée qui file sous un télescope. Au moins ne t’es-tu pas cassé la figure dessus. Trop occupée à subir l’attaque de plein fouet d’Hilde, tu ne te préoccupes pas de cet étrange objet. Sans doute quelque chose tombé d’une étagère. Tu n’arrives pas à refréner ton rire. La saleté, elle sait que tu as toujours été affreusement sensible des côtes. Pire qu’un sortilège de chatouille ! Il te faut répliquer, sorcière ou pas sorcière, tu choisi de te battre à mains nues. Tu crochètes la nuque de Hilde et pose tes lèvres sur les siennes jusqu’à ce qu’elle cesse de te chatouiller. Chaste baiser, taquin baiser, tu as toujours apprécié Hilde, et tu ne sais si la chose est réciproque. Tu joues avec ses sentiments autant que tu joues avec les tiens. Une bouffée de chaleur te monte aux joues et tu t’empourpres sous tes tâches de rousseur. Ah elle est belle l’assurance des Serpentard. Pour la classe en toute circonstance, on repassera. Tu la libères alors de ton étreinte après un dernier effleurement des lèvres sur sa joue.

« J’espère que personne ne nous a entendues... »

Comme ce serait compromettant qu’une préfète en chef de Serpentard soit prise en flagrant délit de romance lesbienne avec une Gryffondor… non ? L’idée que ton père puisse l’apprendre et faire une crise cardiaque t’arrache un sourire amusé que tu ravales bien vite en regardant Hilde, inquiète de sa réaction. Tu attrapes sa main, la garde entre tes doigts sans trop savoir quoi dire. Tu l’as toujours beaucoup trop appréciée, fascinée par son port altier sous lequel se cache les fêlures les plus profondes qui soient. L’absence tempérée seulement par vos échanges épistolaires a renforcé la douce fascination que tu entretiens pour la jolie blonde.

Tu sais parfaitement à quel point vous êtes différentes : elle fut une victime, tu as été un bourreau. Pas le sien. Pas directement. Mais tu as attaqué quand on te l’a demandé, entaillé les chairs dans le but de faire souffrir plus que de tuer. L’ivresse du sang et du meurtre se tiennent à bonne distance de toi mais ne te lâchent jamais complètement. Tu sais ce que ça fait. Hilde a toujours été ta bouée de secours pour ne pas sombrer, et soudainement, tu te rends compte que tu l’as peut-être perdue.

« Excuse-moi » balbuties-tu « Je… euh… ça va ? »

Tu ne parviens pas à lui dire que tu ne voulais pas l’embrasser. Ce serait mentir.

(c) Vere - 501 MOTS

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