Rencontre sous la neige ft. Lemony Anderson
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Jada Stevenson

Jada Stevenson
MEMBRE
hiboux : 20
Lun 11 Nov - 17:30
Rencontre sous la neige

STEVENSON
Jada

ANDERSON
Lemony

Jada ne supportait plus très bien le froid, après quatre ans passée dans des pays sans hiver, la neige qui recouvrait pré au lard en ce mois de janvier la glaçait jusqu’aux os. Noël étant passé, le côté féerique de l’épais manteau blanc était devenu oppressant, ferait-il à nouveau chaud ? Reverrait–elle la pluie ou cette dernière était–elle condamnée à prendre une forme solide pour toujours ?

Chassant ses idées noires d’un geste de la main, elle décida de se concentrer sur ce qui l’amenait là aujourd’hui. Elle allait enfin rencontrer Lemony, son ancien correspondant au chicaneur. Un sourire apparu sur son visage en se remémorant leurs premiers échanges. Tout avait commencé par une simple lettre.

Une lettre qu’elle n’attendait pas, au fin fond du monde et un hibou qui avait faillit lui claquer entre les doigts. C’est qu’il avait fait une trotte le bougre. Même ses parents n’osaient pas lui écrire par hibou, ils préféraient tenter leur chance par voie postale moldue. Alors de qui pouvait bien venir la missive et comment par Merlin l’expéditeur avait pu savoir où la trouver ?

Assise sur son lit de camp dans une tente de fortune, sous la fournaise d’un pays au climat désertique, elle lisait les quelques lignes que contenait la lettre.
Entre deux formules de politesse caractéristiques du peuple anglais, elle pouvait y lire l’appel à témoins d’un chroniqueur du chicaneur, Lemony Anderson, qui disait vouloir écrire un article sur « ces sorciers expatriés ».
Intriguée, elle avait répondu, racontant en détails sa nouvelle vie de volontaire.

A la publication de l’article, Jada était un peu déçue de voir leur correspondance s’achever, parler avec  un de ses compatriote lui avait fait un bien fou. C’est pourquoi, prenant son courage à deux mains, elle avait décidé de lui renvoyer une lettre lui proposant, de rester en contact. Et ô joie, il avait répondu par l’affirmative ce qui marqua inévitablement le début d’une belle amitié.

Elle avait pu suivre son évolution, jusqu’à devenir professeur de sciences moldues à Poudlard. Jada avait hâte d’entendre les milles et une anecdotes que son ami allait pouvoir lui raconter. Et c’est pourquoi elle se trouvait là aujourd’hui à marcher dans le froid glacial de Pré au lard, en direction des Trois Balais pour y rencontrer l’ancien journaliste.

Elle avait d’abord hésité à venir lui faire une surprise, mais n’avait pas osé de peur qu’il ne la reconnaisse pas. Malgré plusieurs années de correspondance, ils ne s’étaient encore jamais rencontrer. Oh bien sûr il savait à quoi elle ressemblait, Jada lui avait envoyé une photo d’elle pour la joindre à son article de l’époque et elle avait lu un article sur sa nomination en tant que nouvel enseignant à Poudlard où l’on pouvait le voir souriant dans son uniforme. Mais quand même, après tout ce qu’ils s’étaient dits, qu’il ne la reconnaisse pas, ça aurait été dur à encaisser.

Alors une semaine après son arrivée en Angleterre et les retrouvailles en famille qui s’imposait, elle s’était saisie de sa plume pour lui annoncer la nouvelle. Ils avaient donc convenu d’un rendez vous à Pré au Lard, pour fêter leur rencontre en chair et en os ainsi que la nouvelle année.

Son visage enfantin, lui valait souvent s’être prise pour une élève de Poudlard, d’habitude cela ne la dérangeait pas outre mesure, mais cette fois elle espérait que ça ne lui joue pas de tour. En effet, Lemony avait huit ans de plus qu’elle et si elle faisait plus mature dans ses écrits et son caractère, ce n’était pas le cas physiquement. Elle craignait de perdre la considération qu’il avait pour elle et de la prendre pour une gamine qui lui faisait perdre son temps.

Prenant son courage à deux mains, elle poussa la porte de l’établissement. Elle jeta un rapide coup d’oeil aux alentours du bar, il n’était pas encore arrivé.

Elle s’installa alors à une des tables, attendant patiemment son ami en sirotant un verre pour se donner contenance.

665 mots ft @Lemony Anderson

Lemony Anderson

Lemony Anderson
Professeur frétillant
hiboux : 267
pictures : Rencontre sous la neige ft. Lemony Anderson PaleEmotionalFox-small
Mar 12 Nov - 2:48

 
Rencontre sous la neige
La neige recouvre le parc du château comme un manteau posé sur la terre. A certains endroits immaculée, je trouve le spectacle toujours aussi charmant. Qu’est-ce que cela me plaît, en fait, d’être de retour. Je traverse le parc d’un pas pressé, et les flocons viennent s’écraser sur mes lunettes, m’obligeant à m’arrêter régulièrement pour que le monde ne devienne pas flou de neige fondue sur le bout de mon nez (et en plus, il fait froid). Je me demande si je ne devrais pas faire enchanter mes lunettes pour qu’elles se nettoient toutes seules, mais en même temps comment pourrais-je les retirer pour le faire chaque fois que je cherche à trouver un peu de contenance ? Le chemin entre Pré-au-Lard et Poudlard, je l’ai fait mille fois, je pourrais le traverser comme un automate, mais je me surprend encore à m’arrêter devant chaque nouvelle beauté qui attire mon œil. Dépêche toi Lemony, tu vas être en retard. Je presse encore le pas. J’ai rendez-vous avec une amie aujourd’hui, une amie épistolaire (si ce n’est pas charmant).

J’aimais au Chicaneur la liberté totale que Luna me laissait dans mes articles, même si elle me trouvait souvent très terre à terre. C’est peut-être parce que j’avais vécu moi même des années si loin du monde que j’avais voulu écrire sur les sorciers expatriés, donné un aperçu de la vie ailleurs, autrement. Ouvrir le monde magique, trop replié sur lui-même, à d’autres réalités. C’est par ricochets de vagues connaissances communes que le nom de Jada Stevenson m’avait été soufflé, je m’étais feint d’une lettre pour lui proposer de répondre – et elle avait accepté. L’histoire aurait pu s’arrêter là, un article signé Lemony Anderson dont l’un des paragraphes (et non des moindres) portaient sur la jeune sorcière en mission humanitaire dans un pays lointain, sa photo souriante, un visage de porcelaine, un récit de la vie ailleurs, et une lettre de remerciements pour avoir bien voulu participé. Mais elle m’avait relancé, proposant d’échanger encore après cela, et peut-être aussi parce que j’avais alors collé sur elle mon isolement de l’époque où je vivais à Berlin (mais sa situation était bien différente pourtant), surtout parce qu’elle était fort sympathique et charmante avec cela, j’avais accepté avec joie. Je me rends compte aujourd’hui que quelques unes de mes amitiés ont commencé comme cela, mots échangés sans visages vraiment que l’on collait derrière, il n’y a qu’à voir Orion. Orion est aujourd’hui l’un de mes amis les plus chers, et ma correspondante m’était déjà précieuse alors qu’elle était loin. Une lettre m’informait de son retour en Angleterre, et derechef nous organisions une rencontre de visu à Pré-au-Lard, la première. Si nous connaissons vaguement le visage de l’autre, j’avais cru bon de préciser par lettre "tu me reconnaîtras au fait que je suis le cliché même du Serdaigle". Bah ça n’a pas manqué. Un manteau bleu, une écharpe aux couleurs de mon ancienne maison, un bonnet bleu sombre enfoncé sur les oreilles, une chemise dessous certainement mal rentrée dans mon pantalon gris (en même temps, elles se sauvent toujours), des lunettes sur les yeux et un vieux cartable de cuir dégueulant de bouquin. Heureusement que j’approche de la trentaine et que cela commence à se voir, parce qu’avec mon allure de gamin maigrichon un peu gauche, j’ai toujours peu peur de passer pour un étudiant.

En arrivant enfin devant la porte du bar, je dois me rendre à l’évidence : mon habituelle flânerie m’a bien mis en retard. Oh pas de grand-chose, peut-être cinq minutes. Mais voilà, c’est agaçant. En même temps, si j’avais transplanné en sortant du domaine du château plutôt que de faire la route à pied dans le vent glacial (ou dirons-nous revigorant?), ça aurait été clairement plus rapide. Bah, c’est pas mal aussi, la marche dans la neige. J’ai les pieds gelés, mais c’est pas mal. Je pousse la porte, et je souris de la chaleur qui vient me réchauffer le bout du nez. Je retire mon bonnet, couvert de neige bien sûr, mais au moins il a fait son office en protégeant ma tête, retire mes lunettes pour les frotter du coin de ma chemise (ou alors c’est pour ça qu’elle est toujours sortie?), et en les remettant je cherche dans la salle le visage de Jada. Elle est à l’heure, elle. Je m’approche, lentement. J’ai peur de me tromper, je me sentirai quand même con. « Jada ? » Non, la frimousse souriante est bien la même que celle qui me semblait. « Je t’embrasserai bien, mais tu risques de perdre tes joues à mon contact si tu es là depuis un moment, je suis complètement ge-lé !Désolé pour le retard, j’ai fait la route à pieds. » J’enlève mon manteau et le pose sur la chaise en face de la sienne. « Tu vas bien ? » J’avise son verre sur la table. « Attends, si tu es déjà servie, permets-moi d’aller chercher quelque chose à boire pour me réchauffer un peu. » Je reviens rapidement, une bieraubeurre dans les mains (d’accord, ça ne réchauffe pas autant qu’un whisky, mais c’est quand même pas mal du tout, et puis il est encore tôt). « Je suis ravi de te voir en tout cas ! Alors, ce retour en Angleterre ? » Je m’assois et je sens que je me suis recouvert le nez de mousse à la première gorgée que je bois. Super Lemony, grande classe, change rien.

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   Nam et ipsa scienta potestas est

Jada Stevenson

Jada Stevenson
MEMBRE
hiboux : 20
Ven 15 Nov - 23:41
Rencontre sous la neige

STEVENSON
Jada

ANDERSON
Lemony

Lemony n’avait pas mentit, le cliché même du Serdaigle lui avait-il dit. En effet entre son écharpe et son bonnet bleu, difficile de le rater. Ses lunettes vissées sur le nez, il n’avait pas changé d’un poil entre la photo qu’elle avait vue de lui il y a quelque temps de ça et aujourd’hui.

Les joues rouges, il semblait frigorifié. Elle n’était donc pas la seule à flancher face au froid c’était rassurant, jusqu'à ce qu’il ajoute qu’il avait le chemin à pied. Eh bien, certains ne choisissaient pas la facilité, il aurait pu transplaner tout simplement. Si Jada avait pu, elle se serait matérialisée juste là, sur la banquette même où elle était assise et d’ailleurs si elle n’avait pas un minimum d’amour propre elle aurait troquée son jean bleu pour un legging thermique et son pull à épaule tombante de jeune londonienne contre un col roulé en laine de mérinos. Elles se serait même fendu l’honneur d’envoyer valser sa paire de chaussure en daim et ses petites chaussettes contre une paire de chaussette chauffant confortablement rentrées dans d’épais chausson. Mais voilà Jada avait choisit de faire un minimum d’effort pour la rencontre avec son ami et elle le regrettait amèrement. On ne se juge pas entre amis à ce qu’elle sache, non ? La prochaine fois, jurée, au diable le style, le chaud l’emporterait !

Lemony s’excusa le temps d’aller chercher une boisson, Jada en profita pour l’observer, il était tel qu’elle l’avait imaginé. Un cartable de cuir, débordant de livres, un peu débraillé, sa chemise sortant de son pantalon et bien sûr l’atout indispensable à tout professeur/rédacteur : des lunettes. Le constat la fit sourire. Sa présence avait quelque chose d’apaisant et contrairement à beaucoup, il lui offrait des sourires sincère. Depuis le temps qu’ils se parlaient, le voir en personne était une sensation étrange, comme voir un copain d’enfance dix ans après, on ne relie pas le physique qu’on a en face de nous avec les souvenirs liés.

Quand il revint, quelques minutes plus tard, une bierreaubeurre en mains, il engagea la discussion, ne manquant pas l’occasion de se mettre de la mousse jusqu’au nez. Elle lui tendit une serviette, faussement moqueuse.

« Je suis ravie de te voir aussi ! Belle moustache, je ne l’avais pas remarqué tout à l’heure tiens ! »

En riant elle reprit :

« Eh bien, je ne suis pas trop dépaysée, l’Angleterre est restée fidèle à elle-même, humide et remplit d’anglais bien trop pressés ! Mais ça fait du bien d’être à la maison, pour l’instant je recherche un appartement à Londres, le temps où j’habitais chez mes parents est révolu. J’ai d’ailleurs trouvé un travail au Helen’s Legs sur le chemin de traverse, je ne sais pas si tu connais ? J’y suis serveuse. La vie est plus simple maintenant, même si je penne parfois à trouver mes marques, je ne connais plus grand monde ici, alors je me sens un peu seule quelquefois. Alors tu imagines ma joie de pouvoir passer du temps avec toi ! Et puis depuis le temps que nous nous parlons, c’est génial de pouvoir enfin se rencontrer ! »

« Et toi alors Poudlard ? Est-ce que tu t’étais imaginé y revenir un jour en tant qu’enseignant ? »



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