The Little King- Regulus Arcturus Black [terminé]
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Regulus Black

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Lun 3 Sep - 17:46
Regulus Arcturus BlackCoeur d'Occamy
Nom Black, of course ; Pénoms Regulus Arcturus, pour vous servir ; Âge 42 ans ; Date de naissance 31 mai 1961 ; Lieu de naissance Londres, dans la maison familiale des Black ; Signe astrologique Gémeaux ; Nationalité anglaise ; Statut Civil marié (de force mais ne le répétez pas à ma femme); Préférences sexuelles hétérosexuel; Statut du sang comme le dit la devise des Black "Toujours Pur" ; Tradition Ordre d'Hermes  ; Baguette 28.5 cm bois de frêne et crin de licorne, très flexible ; Patronus sinistros ; Dons aucun, à par l'aptitude naturelle des Black à se mettre dans le pétrin; Pouvoirs Occlumens, base en nécromancie alchimique; Particularités quelques cicatrices sur le corps, souvenir des Inferi. Activité Professionnelle, études, métier, autre Diplômé des Aspics, a apprit les bases de la nécromancie et de l'alchimie auprès de la famille de son épouse. Possède quelques aptitudes également en soins.

caractère
Caractère 
" C'est un homme au passé trouble et à l'âme torturée. Ne le questionnez jamais à propos de sa jeunesse, il éludera le sujet en quelques pirouettes surprenantes. A moins qu'il ne soit pas de bonne humeur. Cela lui arrive parfois. Dans ce cas, il vous enverra paître sur un ton cassant et sans appel.
 
Lorsque j'ai fait sa connaissance, mon père venait de le ramener à la maison. Il était mal en point, le corps cruellement lacéré et il délirait sous l'effet de la fièvre. Au début, nous pensions qu'il n'y survivrait pas. Heureusement, les connaissances médicales qui se transmettaient de génération en génération dans ma famille ont permis un miracle.
Lorsqu'il a reprit conscience, c'était un garçon triste, perdu, dont les rêves semblaient avoir été brisés. Ses lèvres ne se descellaient que pour offrir quelques rares réponses monosyllabiques. Quand ses forces furent retrouvées, je l'encourageais à m'accompagner dans mes balades, au bord de la mer. Au début, l'eau le terrorisait et il refusait de dire pourquoi. C'est bien plus tard que j'ai compris qu'il avait faillit mourir noyé lorsque mon père l'a trouvé.
La patience, l'écoute et l'affection firent des merveilles sur lui. Alors que sa confiance dans le genre humain s'était brisée, le petit noyau familial que constituait mon père et moi l'avait à la fois apaisé, intrigué et rassuré. Parfois, il se confiait à nous. Il nous testait. Et il aimait rire en notre compagnie.
 
Il n'est jamais parti. Et je n'ai jamais voulu qu'il parte. Dès que j'ai croisé son regard de chiot égaré, je l'ai tout de suite aimé. Pour lui, c'est arrivé plus tard, plus lentement, mais avec l'assurance et la force de l'eau qui va de la source à l'océan.
C'est un homme fidèle, protecteur, parfois mélancolique. Son regard porte de temps à autre loin au delà de l'horizon, sans que je ne sache à quoi ou à qui il pense. Dans ces moments-là, il ne m'appartient plus. Mais je ne crains rien, car son cœur réside désormais là où je suis. Et mon cœur réside là où il se trouve.
 
La guerre, il la hait, il la redoute, sans pour autant qu'il soit un lâche. Son regard est celui d'un homme qui sait, qui connait les affres des combats et qui n'a pas envie de les expérimenter à nouveau. Quoiqu'il se soit passé de terrible dans sa jeunesse, il ne laissera pas sa famille goûter au désespoir qui a été sien.  
Et sa famille est très importante à ses yeux. Mon père est comme son père, et je suis la seule femme qu'il aime. Et nos enfants... nos deux beaux enfants sont la prunelle de ses yeux. Il tuerait si quiconque venait à toucher un seul de nos cheveux. Il est à la fois douceur et cruauté. Sérénité et force.
 
Son esprit est aussi vif que curieux. Tout est susceptible de l'intéresser. Il est capable de dévorer les livres et aime mettre en application ce qu'il a apprit. Il aime partager et transmettre ce savoir. Surtout à sa progéniture dont il est particulièrement fier.
La fierté est un trait de caractère très présent chez lui. Nul n'est en droit de dire du mal de sa famille, nul n'est en droit de douter de la supériorité qui est la nôtre. Pour lui, il n'y a pas d'avenir sain si on renie la tradition familiale. Si je ne savais pas ce qu'être une Black impliquait, je l'ai appris à son contact : Dignité, prestige, puissance. Vieille famille, vieilles traditions, antique fierté.
 
En ce cas, pourquoi refuse-t-il de réinvestir la demeure de ses ancêtres ? Pourquoi avoir coupé les ponts avec sa propre famille et ses amis ? Pourquoi faire semblant d'être mort depuis le jour où mon père l'a repêché ?
Pour nous protéger, car tant que le Seigneur des Ténèbres vit, le monde n'est pas sûr pour nous. C'est ce qu'il répète. Et c'est pourquoi, il a longtemps craint le moment fatal où nous devrions envoyer nos enfants à Poudlard.
Le secret est quelque chose qui nous poursuit, tant du côté de mon époux que du mien. Nos familles sont maudites, pourchassées, méprisées et respectueusement craintes. Car nous ne sommes pas n'importe qui, et le Mal a pour sale habitude de nous courtiser pour nos talents. La discrétion est notre seul moyen de survivre et de passer inaperçu, et mon mari s'y accoutume parfaitement. "
 
Extrait des Souvenirs d'Albion  de Milena Lepchenko, épouse Black.


histoire
Histoire
Ce monde n'est que désenchantement.
Harry Potter ne le sait pas encore, mais son projet utopique est voué à l'échec. Ce qu'il souhaite pour le monde de la magie arrive trop tôt, trop vite. Les mages et sorcières viennent à peine de se relever d'une guerre cruelle qui n'a que trop duré et qui a emporté bien trop des leurs. Leurs blessures, tant physiques que psychologiques, ne sont pas toutes refermées.
Pourquoi alors leur imposer des choix auxquels ils ne sont pas prêts ?
 
 
J'appartiens à ceux qui ont un jour fait le plus mauvais choix de leur vie et qui aujourd'hui expient leurs fautes passées, souvent acculés par le mépris des autres. Ces autres ne sont pas forcément ceux que l'on a blessé. Nos victimes ont pour la plupart accepté de nous pardonner. Non, ce sont ceux qui sont extérieurs à nos histoires qui se permettent de nous juger et de nous condamner, et je ne leur cache pas mon dédain.
Pourtant, mon existence avait si bien débutée. Douce, choyée, mon enfance s'est construite au 12 Square Grimmaurd, dans l'ancestrale demeure des Black, Toujours Pure, où des générations et des générations de sorciers de pure souche se sont succédés pour construire le monde magique de demain. Comme tout enfant, j'ai pris pour modèle mes parents. A mes yeux, ils détenaient la Vérité. Parce que nous étions une lignée affranchie de tout sang moldu, inférieur, nous représentions l'élite du monde magique. Nous avions des droits, des privilèges, que ne pouvaient réclamer les autres. Nous étions les gardiens d'une ancestrale magie, d'une histoire plusieurs fois millénaires et il nous appartenait de protéger tout cela en évinçant les moldus, cracmols, et Sang-de-Bourbes qui ne comprenaient rien à tout cela et dont le seul but était de tout pervertir de leur putride ignorance.
C'était pour moi la seule vérité. Une vérité que d'autres m'ont répétée des années plus tard lorsque j'ai intégré Poudlard.
 
Dans ce tableau parfait, il y avait cependant une ombre, sombre, discrète, tapie dans les recoins les plus insignifiants et qui n'attendait qu'une opportunité pour apparaître et dévaster nos croyances confortables. Une ombre qui avait pour nom Sirius Black et qui arborait le visage séduisant, presque angélique, de mon frère ainé.
Comme tout Black, comme moi-même d'ailleurs, Sirius était mi-ange, mi-démon, pouvant se montrer aussi charmant que grossier, aussi serviable qu'égoïste et aussi doux que cruel. Et il réservait bien souvent ses plus mauvais côtés à sa propre famille, notamment à Mère, avec qui il excellait dans l'art de jouer les moutons noirs. La vie au 12 Square Grimmaurd était bien souvent rythmée par les facéties, caprices et prises de tête de Sirius. Son tort à nos yeux (et en particulier de Mère) ? Se montrer un peu trop intéressé par les Moldus, remettre toujours en question le bienfondé de nos principes élitistes et critiquer sans arrêt la pertinence de nos traditions. D'ailleurs, selon lui, il n'y avait rien de bien grandiose à passer à Serpentard de génération en génération. Cela tendait simplement à démontrer que les Black étaient formatés depuis leur plus tendre enfance et que notre éducation tenait plus du lavage de cerveau que d'un réel apprentissage du bon sens. Toujours selon lui, nous ne savions pas penser par nous même. Et encore selon lui, j'étais le gentil petit singe savant de mes parents.
 
Mes années d'études au collège Poudlard furent assez riches en évènements. Tout recenser en ces quelques lignes serait impossible et inconsidéré. Je me contenterai de me montrer aussi concis que précis.
J'ai été envoyé à Serpentard, sans aucune difficulté, même si la voix du Choixpeau a mentionné, un peu timidement, quelques qualités qu'aurait apprécié Godric Gryffondor. Des mots qui se voulaient flatteurs mais que j'ai balayé d'un revers de main, car ce n'était pas ceux que je souhaitais entendre. Il y avait bien assez de Sirius pour grossir les rangs de ces ridicules Gryffondors et jeter l'opprobre sur le nom des Black. Non content d'être un Rouge et Or, il fréquentait les pires rejetons de la sorcellerie : James Potter, un amoureux des moldus notoire, Remus Lupin,  un Sang-mêlé aux allures de mort-vivant, et Peter Pettigrow, dont les talents magiques et intellectuels étaient à peine plus élevés que ceux d'un Cracmol.
Heureusement, je n'ai pas commis les mêmes erreurs. J'ai rapidement su m'entourer de camarades dont les noms faisaient l'orgueil du monde magique (même si tout le monde ne partageait pas cet avis), et dont les membres de la famille occupaient des postes de choix au sein de notre communauté de mages et sorcières.
C'est là que les années de mensonges et d'aveuglement ont réellement débuté. Ce que j'avais entendu dans mon propre foyer, je l'entendais à nouveau dans les couloirs de l'école, et le mépris destiné à ceux qui n'étaient pas Purs était amplifié par toutes ces voix unanimes qui avançaient les preuves et les théories les plus douteuses. A force, nous nous étions nous-mêmes persuadés que la hargne que nous manifestait les autres élèves n'était que de la jalousie, parce qu'ils n'étaient pas nés du bon côté, comme on dit.  Contrairement à nous, ils n'étaient personnes.
Justement, je n'avais pas compris que parce qu'ils n'étaient personnes, ils avaient au contraire plus de facilité pour faire leurs preuves, ne se contentant pas de vivre sur des acquis, et offrant au monde le meilleur d'eux-mêmes. Ils se montraient assoiffés, affamés, ils souhaitaient en découdre avec ce monde magique où il fallait forcer les barrages pour pouvoir en faire pleinement partie. Partis de zéro, ils avaient tout à gagner, et à la seule puissance de leur baguette.
Finalement, c'étaient nous, les enfants du monde magique, qui étions jaloux d'eux. Nous portions sur nos épaules le poids des traditions, de la "Pureté", du Nom, des espoirs de nos familles de prouver que nous comptions encore, même si le flot des nouvelles têtes célèbres ne cessait de croître. Nous devions lutter pour rester quelqu'un.
C'est peut être pourquoi nous pensions qu'il était légitime de les remettre à leur place, de leur montrer que nous étions toujours là et qu'il n'était pas convenable de nous oublier, parce que nous ne les laisserions pas nous écarter de ce que nous avions acquis par le passé. Nous avons vu les mangemorts comme les héros qui allaient préserver notre utopie. Et le Seigneur des Ténèbres était la preuve que les seuls sorciers puissants et intéressants étaient issus des plus vieilles lignées de la magie.
 
Ce n'était que mensonges. Alors que je couvrais ma chambre de coupures de journaux "vantant" les exploits de mes idoles, j'occultais consciemment les failles de mon raisonnement : Je n'étais surtout aimé de mes camarades que parce que j'étais issue d'une prestigieuse famille de sorciers au Sang Pur. Les quelques rares amis, ou camarades, qui m'estimaient réellement pour mes qualités, étaient pour la plupart des Sang-mêlés, dont le talent et l'intelligence rivalisaient avec mes propres aptitudes. Nous étions brillants, et j'excellais dans mes études, ne serait-ce que pour prouver à l'engeance des moldus que seul un Sang Pur se valait. Je me surpassais au Quidditch, au point de finir Capitaine de mon équipe, pour le seul plaisir de rabaisser cette même engeance.
C'est pourtant grâce à cette progéniture infâme, que je ne souhaitais pas voir supérieure à ma petite personne, que je me suis dépassé et que j'ai brillé. Sans eux, je serais resté sur mes acquis, vautré dans la certitude confortable que rien ne changerait jamais.
 
Mais tout change. C'est profondément illusoire que de s'imaginer que le monde va rester figé et que les années de bonheur perdureront à jamais.
En pensant protéger mes valeurs, j'ai commis ma pire erreur.
 
Je suis devenu un mangemort.
 
Je suis devenu un mangemort à un âge où il vaudrait mieux songer à une future carrière, qui ne serait peut être pas celle rêvée par nos parents ; à aimer une fille un peu sotte, un peu gentille, un peu coquette. Un âge où l'avenir serait incertain, mais qui faisait justement le charme des lendemains. Un âge où l'on devait penser que jouir de l'éphémère est une bonne chose si l'on souhaite ensuite construire quelque chose de plus durable.
Je n'ai rien construit. Ce n'est pas la vocation d'un mangemort. Ce qu'on lui demande, c'est de détruire, et de préférence tout ce que les autres ont de plus chers. C'est commettre des actes atroces, sans que cela soit toujours justifié, et même si c'est contraire à nos principes. C'est accepter de tuer des centaines, que dis-je, des milliers d'innocents, pour atteindre une poignée d'ennemis. Et tout ça pour quoi ? Pour prouver que l'on est meilleur que les autres ?
 
Mais en quoi devenir un monstre nous rend meilleur ?
 
 
 


 
Le miroir s'est brisé.
La voix du Mensonge, si agréable à écouter, s'est soudainement tue.
La voix de la Vérité s'est enfin fait entendre, assourdissante, et elle n'est pas belle à entendre.
 
"Tu es devenu un monstre. Un assassin. Regardes donc le sang sur tes mains... le sang des innocents morts par ta faute. Morts pour préserver ton orgueil démesuré."
 
J'ai réalisé toute la laideur du monde.
Et toute l'horreur que personnifiait la personne que j'admirais.
 
Le Seigneur des Ténèbres n'était pas un Sauveur.
Et sa vision du monde était aussi vide et creuse que cette caverne souterraine. Un monde froid, sans âme, stérile, fait d'un silence angoissant dans lequel on se demande où se trouve notre place. Les ombres nous guettent et attendent de nous engloutir pour nous perdre.
 
 



Je suis devenu une âme perdue.
Et ma place...
 
...le lac m'appelle...
... les ombres me cherchent...
...la surface lisse de ces eaux sombres reflètent un visage juvénile et blême, transit par la culpabilité et la peur...
 
Expier...
Ce n'est pas une trahison. C'est enfin redevenir celui que je n'aurais jamais du cesser d'être. Un jeune homme rêveur et guidé par sa soif de reconnaissance.
 
Est-il trop tard pour demander pardon ?
 
 
La potion dans le bassin m'a embrouillé l'esprit.
Les pires souvenirs ont remonté dans ma conscience, et se sont emparés de mon âme pour la tourmenter. Mais je n'ai jamais été aussi lucide de toute ma vie. Je me suis complu dans le mensonge, et j'ai laissé les autres me faire devenir ce que je ne voulais pas être.
 
" Que dois-je faire Maître ? "
 
La voix de Kreattur se répercute en échos dans la caverne. C'est comme se trouver à côté d'une cloche pendant qu'un fou furieux s'amuse à la faire tinter de toutes ses forces. Ma tête va exploser, mais étrangement, le déroulement des évènements me parait clair et logique.
 
- Amènes-moi au bord de l'eau. Je dois boire. Ensuite, retournes à la maison.
Ce qu'il fit, avec toutes les peines du monde. Mon corps a glissé vers le bord humide et glacial du lac, et mes lèvres se sont instinctivement approchées de l'onde sinistre. Cette soif horrible qui refusait de me quitter depuis la première gorgée de potion fut épanché à la seconde même.
Une main me happa, décharnée, putride, et me tira dans l'eau avec une force extraordinaire. L'attaque ne me surprit pas. Je les avais vus, en glissant sur l'eau avec la barque, ces cadavres en attente qui dérivaient sous la surface du lac, tels des spectres grotesques. Ils étaient les ombres macabres de tous ces innocents que le Seigneur des Ténèbres et son armée avaient décimé. Il les avait amassés là, dans l'attente de servir un jour à protéger son trésor.
Mourir de leur main, devenir l'un d'eux, quelle douce et effroyable manière de payer mes fautes. Alors que les innombrables Inferi m'emporte dans les abîmes du lac, je ferme les yeux et je me laisse noyer.
 
Suis-je enfin en paix ?


 
 
"Le Maître ne doit pas mourir."
 
La voix de Kreattur n'a jamais été agréable à entendre. Chaque fois qu'il ouvre la bouche, c'est pour laisser un croassement horrible s'échapper de ses lèvres. Mais en cet instant, c'était le son le plus mélodieux que je n'avais jamais entendu.
 
"Kreattur va chercher de l'aide."
 
Incapable d'ouvrir les yeux tant l'épuisement m'accable, j'entends ses petits pieds trottiner sur le sable en s'éloignant. Je panique malgré moi, je n'arrive pas à hurler mon désir de le garder près de moi.
Moi qui imaginait que l'enfant en moi était mort, le voici qui se manifeste dans mes craintes. Je suis un enfant mal en point qui est terrorisé à l'idée qu'on l'abandonne.
 
Mon corps a soudainement conscience d'être sur du sable. Une vague fraîche est venue tourmenter mon corps brisé, lacéré, et la moindre de mes blessures brûle sous l'assaut du sel marin.
Je défaille, ma conscience me quitte une nouvelle fois.
 
 


 
 
Mon premier souvenir, après le cauchemar, c'est l'odeur âcre d'une pipe que l'on fume près de moi, le son d'une chaise qui craque, d'une page qui se tourne, d'une respiration profonde. C'est la sensation que mon corps pèse une tonne, après avoir été écrasé.
Puis, derrière le fumet de la pipe, un autre parfum se fait sentir. Délicat, presque sensuel, le jasmin chasse la puanteur du tabac et détend l'atmosphère jusqu'ici très masculine et trahit presque certainement la présence d'une femme.
 
" Il a reprit conscience, on dirait", grogne une voix bourrue.
 
" Ses yeux sont encore fermés" fait remarquer une autre voix, fluette et douce. L'inquiétude perce dans ses trémolos.
 
" C'est parce qu'il est méfiant, le bougre" répond l'espèce d'ours derrière elle en ricanant.
 
Je crois que je me suis encore évanoui, car je ne me rappelle pas de la suite.
 



 
C'est dans le cottage des Lepchenko que j'ai finalement repris connaissance, après des jours et des jours à délirer. J'étais si mal en point qu'une fièvre brûlante avait mit mon existence en péril, tandis que mon corps luttait pour guérir d'une noyade et de profondes lacérations. Mon état d'extrême fatigue laissait craindre que je n'y survivrai pas.
 
Mais les soins du vieux Boris Lepchenko surpassaient en talent et en innovation ceux de la plupart des médicomages de Ste Mangouste. Comme je l'ai appris plus tard, il tenait sa science des pays de l'Est et sa famille était issue d'une longue lignée de druides. En eux subsistait un antique savoir de guérisseurs, qui se transmettait de génération en génération, que chaque membre avait pour devoir de préserver et d'enrichir.
Le Savoir et les découvertes des Lepchenko tenait à la fois orgueilleusement et modestement dans une bibliothèque des plus rustiques, que le vieux Boris avait façonné de ses vieilles mains calleuses. Tout était écrit en Bulgare, Latin, Celte... mais certainement pas en anglais. Les plus précieux ouvrages étaient même codés, afin de préserver certains secrets.
Le vieux Boris possédait un autre trésor : Sa chevelure blonde chatoyait dans son dos avec légèreté et son regard curieux, innocent et surtout doré, ne cessait de se poser sur moi avec insistance. Milena Lepchenko avait alors quatorze ans. Ce minois joli et sauvage ne suivait pas les cours à Poudlard, pas plus que dans une autre école. Il n'existait alors aucune loi obligeant les enfants à suivre un cursus scolaire au sein d'une école, tant que les parents étaient capables de fournir une éducation satisfaisante à leur progéniture et que cette dernière passait les examens comme n'importe quel apprenti sorcier.
Milena était de ces enfants dont un des parents s'occupait personnellement de leur instruction magique. De fait, Je ne l'avais jamais croisée dans les couloirs de Poudlard. De fait également, je n'avais jamais entendue parler d'elle.
 
Boris est un vieil ours. L'image lui colle parfaitement à la peau. Il est grand, épais comme une armoire à glace, et ses cheveux grisonnants sont longs et mal peignés. Ses vêtements sont ceux d'un bûcheron qui aurait gardé les mêmes oripeaux pendant plus de dix ans, incapable de se rendre dans une friperie pour s'enquérir des nouveaux modèles à la mode.
Sa voix est un grognement profond, et il parle l'anglais avec un accent prononcé, ce qui rend souvent sa diction incompréhensible. Pour ne rien arranger, il a horreur de se répéter. Ses grosses mains sont couvertes d'estafilades et de brûlures, témoins indirectes d'une vie mouvementée. Il a horreur de la société, construit tout de ses mains, et se montre totalement désintéressé. Il vit de potions qu'il fabrique et qu'il vend à une boutique sur le Chemin de Traverse. Le peu d'argent qu'il gagne sert uniquement pour acheter le minimum vital.
Milena, c'est tout le contraire. Elle a un petit accent bulgare, mais chez elle, c'est charmant. Elle est fine, gracieuse, presque fragile et aime beaucoup avoir quelqu'un avec qui elle peut discuter. Elle parle beaucoup trop. Mais au moins, elle est intelligente.
C'est d'elle que je sais que sa famille est Bulgare, et que du côté de son père, ils descendent des druides guérisseurs. Enfin... guérisseurs... en partie. Il lui a fallut un certain temps avant d'admettre qu'il ne s'agissait pas là du seul talent de sa famille. Ils étaient aussi un peu nécromants, s'adonnant à une forme de divination qui en appelle aux morts, et à une médecine visant à éloigner la Mort autant que possible.
Mais son père refusait de pratiquer l'Ars Obscura pour faire le Mal. Les Artisans de l'Ombre ne devaient pas avoir pour vocation de devenir des Mages Noirs, et elle était du même avis. C'est pourquoi, il avait fuit la Bulgarie alors que Grindelwald était au pouvoir, se contraignant à une vie de guérisseur itinérant pour gagner sa pitance, afin de ne pas être forcé à utiliser ses talents pour une cause qui le répugnait. Car Grindelwald le courtisait pour ce savoir. C'est bien après la chute de ce dernier que son père s'était installé en Grande-Bretagne et avait fait ainsi fait la connaissance de sa mère, une moldue.
Une moldu qui mourut pendant les jeunes années de sa fille, torturée et assassinée par un groupe de mangemorts qui l'avaient croisée pendant sa balade au bord de mer, seule. Elle avait ramassé des herbes médicinales pour aider son mari dans ses travaux. A défaut de comprendre quelque chose aux potions et onguents, elle savait quelles herbes et plantes cueillir pour les fabriquer.
 
La tombe de la jeune mère de famille se trouve au fond du jardin, entouré du jasmin dont le parfum était omniprésent dans la maison. Avec Milena, j'ai pris l'habitude d'aller la visiter. La jeune fille lui parle comme si elle était encore vivante et capable de lui répondre. Elle est touchante.
Mais connaître les raisons de la mort de cette femme me rend encore plus coupable. Ce n'est pas moi qui ai tué la jeune femme, mais la Marque sur mon avant-bras me brûle comme pour me rappeler que ça aurait pu.
 
On ne peut fuir son passé.
 


 
Kreattur ne s'est jamais montré à eux. A dire vrai, il n'est jamais revenu vers moi et je ne l'ai jamais appelé. Je me rappelle vaguement lui avoir ordonné de me faire passer pour mort. Le moment exact de cet ordre reste confus.
Milena m'a posé beaucoup de questions sur moi, mon passé, ma famille, mais elle n'a reçu de ma part que peu de réponses. Je ne lui ai jamais caché être un Black et elle connait ma famille de réputation. Le vieux Boris aussi, et je ne lui ai jamais reproché de me regarder souvent avec méfiance. Ma famille n'a pas la meilleure des réputations, et c'est maintenant, tandis que je panse les blessures de mon corps et de mon âme auprès des Lepchenko, que je le comprends.
 
Un soir, après que Milena soit tombée de fatigue, le vieux Boris m'a emmené boire de la vodka au coin du feu. Je n'aime pas le goût de la vodka, mais pour le vieil ours, c'est quelque chose qui se partage entre hommes. Je n'ose pas lui dire que sa fille adorée est capable de descendre une bouteille entière sans problème et mieux que je ne saurais jamais faire. J'ai d'ailleurs perdu quelques mornilles après avoir parié que je tenais mieux l'alcool qu'elle.
C'était la première fois qu'une certaine proximité s'installait entre nous. Il avait le visage grave, les traits tirés et buvait sa boisson comme du petit lait.
"- j'suis allé à Londres aujourd'hui", avait-il lâché avec son accent de vieil ours slave.
Cela, je le savais. Il avait été livré une importante livraison de produits pour l'apothicaire du Chemin de Traverse, puis avait été acheter un nouveau manteau pour sa fille.
"- J'ai des nouvelles de ta famille. Ils te croient morts. Tout le monde te croit mort."
Il avait levé vers moi des yeux sombres et énigmatiques. Je me rappelle lui avoir sourit tristement avant de hausser les épaules. Puis, je lui ai répondu :
- C'est préférable. Comme ça, ils n'ont pas à souffrir de ce que j'ai fait.
Il a alors comprit et ne me posa plus jamais de questions sur mon passé. Il savait que je n'étais pas tout blanc, mais il devinait aussi que je le regrettais.
 
 
 


 
 
Les années ont passées, et elles virent la chute du Seigneur des Ténèbres et l'avènement de celui que l'on surnommait dès lors le Survivant. J'ai fait partie de ceux qui se demandaient comment un nourrisson avait pu survivre à l'attaque d'un puissant mage noir au point de laisser ce dernier mort.
 
Seulement, contrairement au reste du monde de la magie, je connaissais le terrible secret du Seigneur des Ténèbres. Je savais qu'il avait créé au moins un horcruxe, un objet lui permettant de cacher une partie de son âme et de le lier au monde des vivants, et j'avais le pressentiment que Kreattur n'était pas parvenu à détruire celui que j'avais volé. La Marque s'était atténuée avec la chute de mon ancien Maître, mais elle était toujours là, intacte, comme prête à revenir au moindre signe de lui.
Boris avait comprit que j'étais lié aux mangemorts, non seulement parce qu'il avait remarqué un jour la Marque, mais aussi parce que dès que le murmure de la chute du Seigneur des Ténèbres était parvenu jusqu'à nos oreilles, j'avais prit l'habitude de recevoir la gazette du sorcier (Boris s'était coupé volontairement du monde et j'en avais fait autant avant de m'apercevoir que c'était quelque peu dangereux).


 
 
Dix ans après ma mésaventure dans la caverne de l'Horcruxe, Milena était devenue une belle jeune femme au caractère bien affirmé. Elle adorait régenter le petit monde que constituait le cottage de son père et les alentours sauvages qui s'étendaient à perte de vue. Vivre avec deux hommes lui avait apprit à ne pas se laisser marcher sur les pieds et elle profitait qu'elle était un peu notre petite princesse pour nous mener par le bout du nez.
 
Sans que je ne m'en rende compte, son caractère plaisant m'avait amené à la considérer d'abord comme une sorte de petite sœur, puis une égale et une amie, et enfin, un jour, je me suis retrouvé à être jaloux d'un homme que j'avais surpris en train de lui faire la cour. J'ai réalisé que ce qui m'attachait au cottage, ce n'était pas seulement la quiétude des lieux, l'apaisement qu'il me procurait, mais c'était aussi ses occupants.
Boris était devenu un peu comme un père. Nous nous étions apprivoisés l'un l'autre et nous n'avions plus besoin de parler pour nous comprendre. Un regard, un geste, suffisaient pour communiquer. J'ai appris avec lui des notions intéressantes de Bulgare, de Latin, de Celte, et de toute autre langue qui me permettait de comprendre les précieux livres qui ornaient la bibliothèque de la famille. Il m'avait aussi enseigné une partie du Savoir de sa famille, en même temps qu'il l'enseignait à sa fille. En contrepartie, je l'aidais à parfaire les connaissances magiques de son enfant.
 
Le premier prétendant de Milena attisa ma jalousie. C'est le cinquième qui me fit le plus peur, car la jeune femme qu'elle était devenue appréciait ses plaisanteries niaises. Pendant trois semaines douloureuses, j'ai crains de voir arriver le moment où elle nous annoncerait qu'elle nous quittait pour suivre cet espèce de mollusque à moustaches ridicules. Finalement, il renonça à revenir après avoir gentiment critiqué les choix de vie de Boris. Milena a horreur que l'on critique les choix de son père. En fait, elle a horreur qu'on le critique tout court.
C'est au dixième prétendant que j'ai compris qu'elle avait également horreur que l'on émette un avis négatif sur moi. Après un mot de travers, le vaniteux blondinet a fait un vol plané de plusieurs mètres avant de finir dans les ronces.
 
Il y a quelque chose que j'ai oublié de dire à propos de Milena et de Boris. Ce dernier était le fils d'une Vélane. Et si rien de son héritage ne transparaissait dans ses traits quelques peu grossiers, sa fille avait hérité des dons de ces fantasques créatures. A force de vivre en compagnie constante de la jeune fille, je m'étais en quelque sorte immunisé contre la forte attraction émanant de son pouvoir magique. Au point que j'en avais oublié son sang Vélane.
Mais en grandissant et en embellissant, son pouvoir s'était affirmé et le moindre mâle qui trainait dans les parages se pâmait en hâte devant elle. Je les traitais volontiers de paillassons. Mais cette attraction magique ne me faisait pas vraiment sourire.
Après finalement le onzième (je crois !) prétendant, lasse d'être poursuivie par tout et n'importe quoi, elle vint se planter devant moi et m'expliqua qu'elle refusait le mariage, à moins qu'un homme digne de ce nom se déclare enfin à elle.
 
Je suis bel homme. Peut être pas aussi séduisant que mon imbécile de frère ainé, mais je sais que je n'ai pas à rougir de mon physique. Je me sais également talentueux, ce qui renforce mes charmes. Mais je n'imaginais pas un instant que la petite Milena Lepchenko me trouvait assez agréable et charmant pour me considérer comme un prétendant sérieux.
 


 
Une fois n'est pas coutume, le vieux Boris m'a prit un soir, devant la cheminée, et on a but de la vodka. C'est toujours ainsi qu'il fait quand il souhaite avoir une conversation d'homme à homme avec moi. Mais je ne m'étais pas attendu qu'il entendait me parler de sa fille.
 
"- Tu sais, ma p'tite, elle est amoureuse de toi et elle épousera personne d'autre que toi."
Son ton bourru était sans appel. Il entendait clairement de me voir devenir son gendre sous peu. Gêné, je n'ai pas osé relever, et pourtant, je n'envisageais clairement pas me plier à ce choix. Je ne méritais pas de sceller mon existence à celle d'une créature aussi aimable et innocente.
Inconsciemment, ma main est venue caresser mon avant-bras.
"- Tu sais mon gars, ma p'tite, elle n'a pas qu'un joli visage. Elle a aussi une tête bien remplie. Et elle est assez maline pour avoir comprit que t'as un passé de mangemort. Qu'est-ce que t'as cru ? Que je savais rien de toi ? Qu'elle et moi, on avait aucun moyen d'enquêter sur ton passé ?  Moi, j'sais très bien c'que t'as fait. Et pas fait aussi d'ailleurs. Et j't'ai sous mon toit d'puis dix ans. Je sais ce que tu vaux. Et Ma Milie, qui n'est point sotte, elle devine parfaitement que ce qui te torture, ce sont les remords. Dernièrement, les seuls qui ont des trucs pas nets à se reprocher, ce sont les Partisans de l'aut' guignol à face de reptile. Mais, moi j'sais qu't'es pas comme eux. Et ma Milie, elle sait que t'as pas ce qu'il faut pour être un bon mangemort. T'es pas assez mauvais. Pas assez cruel. T'as trop bon fond."
Pour ne pas pleurer, j'ai avalé cul sec mon verre de vodka avant de m'en resservir. C'était la première fois que j'avais vraiment envie de me saouler. Les paroles du vieux grizzly étaient comme du baume avec lequel il tartinait mon cœur meurtri. Cet endroit, où se trouvait Boris et sa fille Milena, s'était le chez moi que j'aspirais trouver. Je n'avais pas envie de les quitter.
"- Franchement, te casses pas la tête. Epouses-la, j'la préfère avec toi, même si t'as été un pauv' type par le passé, que dans les bras d'un va-nu-pieds que j'connais à peine et qui m'plaira p't'être pas."
Il ajouta avec un sourire amusé, alors que j'allais répliquer :
"- J'te demande pas ton avis. Je tolèrerai aucun refus. Dans un mois, t'es mon gendre mon garçon."
 


 
Ce vieux fou de Boris a tenu parole.
Vous savez, c'est très beau un mariage intime en bord de mer, avec le vent marin qui taquine la chevelure d'or de la mariée. Milena avait choisi de porter une couronne de Jasmin, avec un bouquet de ces fleurs avec des roses blanches. Le Jasmin, c'est la pureté, l'amour, la beauté et la sensualité, mais c'est également un symbole de chance et de prospérité.
Milena était, est et sera toujours ma petite fleur de Jasmin.
 




Pendant toutes ces années, je n'ai jamais repris contact avec ma famille. Oh, bien entendu, j'ai essayé de savoir ce qu'étaient devenus les miens, mais les nouvelles que j'ai reçu m'avaient convaincu de ne pas revenir vers eux. La guerre avait eu des conséquences fâcheuses pour les Black, et je tenais à éviter aux Lepchenko le déplaisir de goûter à la déchéance des miens. C'est pourquoi, je ne me suis jamais manifesté.
 
Finalement, Milena s'est révélée être une maîtresse femme qui sait se faire respecter dans sa demeure. Ce trait de caractère s'est particulièrement développé avec la naissance de nos enfants. Une petite fille, d'abord, qui ressemble beaucoup à sa maman physiquement. Ensuite, d'un garçon qui a hérité des traits des Black.
Nous les avons élevés entre tradition des Black et celle des Lepchenko. Le vieil ours Boris se plaît à enseigner ses talents de guérisseurs à ses petits-enfants. Cela lui a moins plut d'entendre à nouveau les échos de la guerre.
Alors que nous nous pensions heureux et loin des temps d'incertitude et de malheur, l'Ombre du Seigneur des Ténèbres est réapparut un beau jour, avec elle l'annonce de la mort de mon frère ainé.
J'ai toujours méprisé mon frère, mais je dois reconnaitre que sa mort m'a pesé, sans que je ne puisse décrire correctement ce que je ressentais à la seconde où je l'ai su.
Pour la première fois de leur vie, j'ai parlé à mes enfants de leur oncle Sirius, un homme qui s'était toujours battu pour ses convictions. Je leur ai également longtemps parlé du Seigneur des Ténèbres et de ses mensonges, du Mal qu'il représentait et du fait qu'ils ne devaient jamais se placer sous le joug d'une tierce personne (je n'ai jamais apprécié Dumbledore et je n'ai jamais eu envie de le contacter après ma défection).
Milena a écouté sans mot dire. A son regard j'ai su qu'elle devinait là encore les reliefs d'un passé qui m'est encore trop douloureux pour que j'en parle librement. Cependant, j'espérai éviter à mes enfants les erreurs que j'avais jadis commises.
 
Ma famille a surveillé la guerre de loin. J'ai longtemps hésité à appeler Kreattur. Finalement, ma curiosité naturelle l'a emporté, peut être aussi la prudence.
Un soir, je suis sorti hors du cottage, laissant les miens dans la quiétude des songes, et j'ai prononcé le nom de mon elfe de maison.
 
Je ne décrirai pas nos retrouvailles, bien qu'elles ont été émouvantes et humides (Kreattur n'a pas cessé de pleurer en me voyant si bien portant et attaché à ma propre famille. Je me suis faché devant son insistance à rencontrer ses nouveaux "jeunes maîtres").
Ce que j'ai appris de lui m'horrifia autant que cela m'intéressa : mon andouille de frère avait légué la maison et les possessions des Black au fils Potter, le fameux Survivant. Pire, il en avait fait, un temps, le QG de l'Ordre du Phénix. Je ne vous cache pas avoir été d'abord furieux et vexé des libertés prises par mon ainé. Puis, la colère s'est apaisée et mon cerveau a analysé la chose. Même si Sirius m'avait privé, par ce coup bas, de mon héritage, je reste un Black et je possède encore des droits sur les biens qu'avait hérité le fils Potter. Une bonne chose quand on souhaite obtenir de précieuses informations.
J'ai ainsi pu ordonner à Kreattur de me révéler tout ce qu'il y avait à savoir sur l'Ordre du Phénix, le convaincre de surveiller les agissements de Potter en douce et de me faire des rapports réguliers sur ce dernier, ainsi que sur tous les autres membres de ma famille.
 
Sans avoir à me manifester, j'ai pu suivre les détails du déclin d'Albus Dumbledore, des déboires de ma cousine Narcissa et de son fils, et savoir que non, Kreattur n'était pas parvenu à détruire l'Horcruxe que j'avais autrefois subtilisé au Seigneur des Ténèbres. Par contre, j'ai pu apprendre que Severus Rogue secondait ce vieux fou de directeur de Poudlard, qu'il agissait comme espion pour le compte de ce dernier.
Pendant l'espace d'une seconde, j'ai été tenté d'envoyer Kreattur prendre contact avec mon vieux camarade. Mais je me suis ravisé, encore très méfiant.
 
La mort de Dumbledore me fit tressaillir, et j'ai tout de suite su que j'avais eu raison de ne pas revenir sur le devant de la scène. Dans l'ombre, j'ai surveillé le fils Potter, mais également les membres de ma famille.
Une famille qui s'est brisée, pour mon plus grand désespoir.
Je ne reviendrai pas sur les détails de la guerre. Tout le monde connait l'histoire du Survivant, et de la manière dont il a combattu le Seigneur des Ténèbres durant la bataille de Poudlard, leur disparition inquiétante, puis le retour surprenant, un an après, du garçon.
Mais j'ai trouvé immédiatement suspect ce retour miraculeux de Potter. Sa nomination éclair comme ministre de la magie m'a également parut prématurée, alors que les circonstances de sa victoire et de sa disparition n'étaient toujours pas élucidées. Et j'ai méprisé la manière dont il ignorait, ou toisait, les vieilles familles de la sorcellerie. Et que dire de la manière dont il se sert de Kreattur, ainsi que de mon héritage, pour faire valoir ses préceptes politiques ? Il me dégoute.
Cependant, je ne peux me rallier avec Narcissa. Ma femme... mon beau-père... aucun d'eux n'a sa place parmi les Sang-Pur qui se sont joints à elle. Et je crains de l'image que l'on donnera à mes enfants lorsque les gens sauront de leur affiliation exacte : Sang-mêlés, issus d'une Vélane, et dont le père a trahi le Seigneur des Ténèbres.
 
Je refuse, pour eux, de prendre parti dans ces querelles stériles. Si je dois me battre, c'est pour leur avenir et les deux extrêmes qui s'opposent actuellement ne peuvent nous satisfaire pleinement.
Le seul en qui je vois un semblant d'espoir, c'est Severus Rogue. De ce que j'ai entendu dire, il préserve une neutralité au sein de Poudlard, au plus grand damne des uns et des autres. J'y vois une preuve d'intelligence et de bon sens. Je le connais. Je sais que je peux lui faire confiance. Mais il est encore trop isolé.
S'il le souhaite, ma baguette est sienne...
 



FT. Jake Gyllenhaal ; Pseudonyme Nephtys; Âge 30 ans ; Comment as-tu trouvé le forum ?transfuge adoptée par Sev & Cissy, asservie pour les besoins de ce forum; Un petit mot à ajouter ? je suis trop gentille avec les admins, ils en peuvent plus de mon degré de perfection et de mignonitude ; Ta fréquence de connexion autant que possible, si mon emploi du temps le permet. En général, j'essaye une connexion par jour. Si pas de nouvelles de ma part après plus de 3 jours, vous pouvez commencer à appeler les hôpitaux XD.

Hilde Paderna Ollivander

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Administratrice & mj
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Lun 3 Sep - 18:14
Officiellement, et bien que tu aies été présente depuis les premières heures et follement impliquée dans la construction du forum : Bienvenue au plus fort des Black (et à sa progéniture... Sev pleure xD)

J'ai hâte de te lire tout en te soutenant dans le fol marathon d'écriture de fiche <3

BECOMING A DARK LORD LADY

Veredis S. Beurk

Messages : 190
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modératrice & mj
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Lun 3 Sep - 18:16
Bonne chance pour la fiche du cousin préféré de Narcissa :smi82: Et bienvenue à ce personnage extra ! J'ai très hâte de le voir à l'oeuvre sur le forum :smi62:

Hieronymus P. Vasiliev

Messages : 92
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mj
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Lun 3 Sep - 20:15
Je suis vraiment content de te voir rendosser ce rôle ici ! Le début de caractère est époustouflant, ce sera un plaisir non dissimulé que de voir Monsieur Potter embêté par le dernier (pas tout à fait) des Black ^^

Regulus Black

Messages : 126
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modératrice
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Lun 10 Sep - 16:19
enfin terminé, je vous laisse souffrir en me lisant XD

Severus Rogue

Messages : 454
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Monsieur le directeur
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Lun 10 Sep - 21:21
Souffrance, souffrance! Tu rigoles xD

La fiche est magnifique (et j'exige un rp <3 )

PUTTING DEATH IN BOTTLE

Sorcellerie

Messages : 149
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grand maître
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Lun 10 Sep - 22:13
Bravo, ta fiche est validéechez les [GROUPE]
Félicitations ! Ta fiche a satisfait le staff exigeant et pointilleux que nous sommes ! Tu es désormais ajouté à ton groupe et libre d'aller et venir sur tout le forum !

Quelle fiche ! Elle fut super plaisante à lire et tout à fait passionnante. Tes collègues, à la grande unanimité, aiment vraiment ce que tu as fait de Regulus et la façon dont tu as réussi à justifier sa survie est parfaite. Severus ici présent me dit dans l'oreillette qu'il compte bien recruter Reg à Poudlard en RP ! Pour fêter ton accession à la validation, nous t'offrons ton indépendance en matière de courrier (et surtout sa confidentialité) en l'élément d'un hibou ou d'une chouette (tu diras à tes collègues tes préférences le concernant, et ce sera reporté dans ton profil <3)

A présent, tu peux régler encore quelques menus détails administratifs. Songe à bien remplir ton profil, c'est important ! N'hésite pas à jeter un oeil au Bottin des avatars pour vérifier que ta bouille est recensée, au Registre des métiers (si tu es dans la vie active) ou au Registre de Poudlard (si tu es étudiant) pour être certain que tes métiers, maisons de Poudlard, clubs et autres distinctions ont été bien enregistrées. Si ton personnage a une particularité, vérifie qu'elle a bien été enregistrée ici. Il manque une information quelque part ? Hurle-le nous ici !

Ensuite, tu pourras librement ouvrir ta fiche de liens pour que chacun puisse te demander un rp ou un lien, et bien entendu... jouer et t'amuser !

A très vite en RP

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