La somme de leurs faiblesses ♦ Wilhelmine Igorovna Karkaroffa
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Ven 9 Aoû - 3:00

Wilhelmine Igorovna Karkaroffa
CRIN DE SOMBRAL
Nom Karkaroffa ; Prénoms Wilhelmine Igorovna ; Âge 23 ans ; Date de naissance 16 mai 1980 ; Lieu de naissance Vidin en Bulgarie ; Signe astrologique Taureau ; Nationalité Russe/Bulgare ; Statut Civil Célibataire ; Préférences sexuelles Hétérosexuelle ; Statut du sang Pur ; Tradition Ordre d'Hermès ; Baguette Actuellement bois de chêne rouge, plume d'oiseau-tonnerre, 34.5 cm, fine et souple. Autrefois bois de châtaigner, ventricule de dragon, 24 cm, fine et rigide ; Patronus Paon ; Dons Aucun ; Pouvoirs Aucun ; Particularités Aucune Activité Professionnelle, études, métier, autre Assistante au bureau de la coopération magique internationale pour un diplomate bulgare.
CARACTÈRE & ANECDOTES
Orgueilleuse La belle bulgare sait ce qu'elle est et ce qu'elle vaut ; Lâche Wilhelmine déteste les conflits et préférera les fuir en toute occasion...ou les contourner ; Romantique Quoi de plus normal pour cette jeune innocente que de croire au grand amour ; Ambitieuse L'enfant a toujours aspiré à rendre ses parents fiers d'elle, aujourd'hui elle nourrit des désirs différents, mais toujours dirigés vers les hauteurs de son monde ; Secrète Ce qui la regarde elle ne regarde personne d'autre et ses secrets le restent ; Fausse Le maquillage, les relations, elle ressent l'impression de jouer un grand rôle et de ne pas vivre sa vie.
CURRICULUM VITAE
Привет папа... Здравей, мамо...

La sorcière ouvrant les yeux saluait le souvenir de ceux ayant accompagné le début de sa vie. Chaque matin, ses pensées se déliaient sur ce rituel, alternant entre les langues des deux disparus et son cœur se serrait. Elle éprouvait la peur, le regret, puis son souffle se perdait un instant et ses yeux clairs demeuraient hagards. Combien de temps encore avant que la souffrance cessât ?  Whilelmine battit des cils, les yeux secs, vides. Aucune ambition quelconque ne l'animait.

La blonde venue de l’Est repoussait alors les couvertures épousant ses courbes inexplorées et jetait ses jambes graciles au-dehors d’une chaleur douce qui lui manquait parfois. S’asseyant péniblement au bord d’un lit décidément trop moelleux pour elle, elle passait une main parfaitement manucurée sur son visage de poupée. Les anglais étaient coutumiers d’un confort auquel elle ne s’habituait pas. Comment pouvait-on décemment s’endurcir et se pavaner comme la plus grande puissance magique du monde avec un comportement digne d’un sybarite ?

Finalement, Wilhelmine renonça à l’appui factice et se dressa face au soleil londonien. Ses doigts se refermèrent sur sa chère et précieuse baguette qu’elle agita sèchement. Une porte s’ouvrit pour toute réponse, le claquement du bois fit sourire la jeune sorcière qui posa un regard de défi sur la capitale du monde sorcier : la Karkaroff était prête.

Son pas claqua sur la pierre qu’elle foulait. Ses talons soulignaient l’élégance de sa silhouette et sa mise aussi sobre que coûteuse n’offrait nulle fantaisie quant à ses occupations. Elle tenait cela de son père quelque part. Homme traumatisé par sa terre, son système, Igor n’avait jamais été adepte de fanfreluche et se tenait au nécessaire. Un fin sourire étirait les lèvres charnues à cette pensée. Que cela ait été dans les paroles ou dans les apparences, le Karkaroff avait fait preuve d’une dignité sans faille, d’une force intérieure qu’elle lui avait envié jusqu’à découvrir que le roc l’ayant engendrée n’était qu’un tas de sable.

Époussetant un reste de poudre de cheminette traînant sur son épaule, Whilelmine fit un pas hors de l’ascenseur du Ministère de la Magie. Si ses yeux restaient résolument fixés sur le chemin qu'elle empruntait et ignorait les regards courant sur sa personne au fil de ses pas, son esprit les gardait en tête comme autant de marqueurs de l’impact qu’elle pouvait avoir sur le monde l’entourant. La sorcière slave était fière, fière de sa droiture, fière de son sang, fière des siens, fière d’elle-même. Tout en elle transpirait l’assurance et l’aisance en un territoire qui était loin de lui appartenir. Elle le lisait dans le reflet que les yeux de ses interlocuteurs lui renvoyaient et mesurait alors son emprise sur les esprits qui se dédiaient à l’ordre du monde.

Son travail à elle était complexe. Loin d’être une simple interprète, Wilhelmine se considérait plus comme une ambassadrice qu’autre chose. Posant délicatement son sac à main en arrivant à un imposant bureau qu’elle contourna, elle braqua un œil acéré sur les effets personnels de celui s'improvisant parfois son professeur. L’Histoire la tiraillait. Si ses premiers pas au Ministère étaient ceux d’une jeune assistante bulgare, elle était décidée à devenir une déléguée de choix dans les pays composant l’Europe de l’Est. Polyglotte, particulièrement bien née et vive d’esprit, la belle sang-pur n'avait qu'une envie : l'indépendance. Dans sa quête, elle n'emportait pas tous les suffrages. Femme, belle, héritière d'un passif familiale conséquent, il n'était pas aisé de se faire voir pour autre chose qu'une énième petite pistonnée sans grande compétence sinon un joli minois. Combien avant elle avait roulé des hanches suffisamment longtemps pour finir ses jours et ses nuits au bras d'un homme de puissance capable de l'entretenir pour la fin de sa vie ? Elle fixa un œil perplexe sur celui qui osa se présenter en l’arrachant à ses réflexions.

« Plaît-il ? argua-t-elle »

Malgré les années de pratique dans la langue de Shakespeare, la Slave n’avait jamais su se défaire de son accent d’origine. Née de mère bulgare et de père russe, son apprentissage de l’anglais n’avait commencé qu’en 1991, lorsqu’elle était entrée à Durmstrang. Là encore, elle avait une préférence, ayant prononcé ses premiers mots dans la langue d’une mère rendue presque célibataire par la force des choses. Elle hocha la tête, tant pour appuyer ses pensées que pour répondre à l'élément perturbateur qu’elle congédia. Son père avait été enfermé à Azkaban vers la fin de l’an 1981, elle ne se souvenait pas de ce qu'il s'était passé à l'époque et n'avait compris la chose que bien plus tard.

En 1987, Igor avait été libéré, il était rentré à la maison et la petite sorcière bulgaro-russe avait pu goûter la joie de voir sa famille enfin réunie. Elle avait à peine l'âge de raison et le visage de la maîtresse de maison lui était alors apparu bien sombre. Des dires d'Aleksandra Vulchanova, sa mère, Igor n'était plus le même depuis sa sortie d'Azkaban. Enfant, elle s'en moquait, c'était son père, celui qui la prenait sur ses genoux pour lui parler des mille et une légendes de leur monde, celui qui l'emmenait à travers bois pour observer les dragons de sa chère Russie, celui qui l'avait emmenée choisir sa première baguette lorsqu'elle avait reçu la confirmation de son inscription à Durmstrang où l'homme enseignait depuis sa réhabilitation.

Wilhelmine se reprit, la tête lui tournait et elle se mordait l'intérieur de la joue pour chasser la neige de son champ de vision. Igor Karkaroff avait été un sorcier exceptionnel, il s'était perdu en suivant la voie des Mangemorts, mais il s'était racheté, il avait payé sa dette pour ses crimes. Voilà ce qu'elle affirmait à quiconque tentait de salir le nom qu'elle portait : Wilhelmine Igorovna Karkaroffa. Ses mâchoires se serrèrent en étouffant au plus profond d'elle cette rancœur qu'elle n'avait jamais pu éteindre... Son père avait été un lâche et elle ne valait pas mieux que lui.

это ... это худшее, что я когда-либо делал.

En son for intérieur, elle répétait cette phrase, pour elle-même, pour se préserver en se souvenant des regrets qu'elle lisait dans le regard paternel lorsqu'il la prononçait. Dans ces moments-là, il n'était plus à elle, plus là, il était happé par un passé qu'il fuyait et dont il souhaitait la préserver. Elle le croyait, l'interprétait ainsi et sa mère s'était appliquée à l'éclairer sur la nature exacte de l'homme qu'elle voyait comme son héros.

Reprenant sa marche à travers les couloirs du Ministère pour rejoindre son tuteur en ces lieux, une certaine fébrilité s'emparait d'elle en repensant à sa mère. Aujourd'hui, la femme qu'elle avait connue n'était plus, sa raison emportée par la disparition d'un être aimé, et Wilhelmine redoutait chacune de leur rencontre. Se fut le regard bas qu'elle vint au-devant de son supérieur et lui serra distraitement la main. Il haussa un sourcil, mais ne releva pas la faute, se contentant d'exposer à sa pupille le programme auquel ils devaient se tenir aujourd'hui dans un anglais parfait avec un accent faussement plus fort que le sien. Tsvetan Dimitrov était un homme d'expérience et diffusant une joie de vivre communicative. Elle avait fait sa connaissance en 1994 alors qu'ils venaient tous deux encourager l'équipe Bulgare de Quidditch. Journée étrange que celle-ci, mais elle évitait d'y repenser.

« Vous n'avez pas évoqué le dîner de ce soir, a-t-il été reporté sans que l'on m'en informasse ?

- Nullement, Mademoiselle Karkaroffa. Vous n'y participerez simplement pas, l'informa-t-il sans autre forme de procès avant de reprendre sa marche.

- ... Puis-je au moins prétendre savoir pourquoi ? s'agaça la jeune sorcière ainsi évincée qui le suivit de près.

Tsvetan soupira et s'arrêta pour faire face à sa pupille. Dans ses yeux clairs, de la colère, l'orage qu'il pouvait voir gronder chez son père allié à la douceur crispée des traits maternels... Étrange mélange que cette petite, il l'avait toujours pensé. Lui la connaissait de nom depuis bien longtemps. En tant que père du Capitaine Vasily Dimitrov, il avait toujours montré de l'intérêt pour l'équipe de Quidditch de sa chère patrie et les Vulchanov s'y illustraient souvent. La mère de sa pupille ne faisait pas exception à la règle. Tsvetan l'avait connue en tant qu'aide soignante à ses débuts lorsqu'il avait lui-même candidaté pour intégré l'équipe de Quidditch de Bulgarie. Vaste frasque de sa jeunesse, comme beaucoup de jeunes hommes trop fougueux. Une blessure l'avait ramené sur terre et s'était Aleksandra Vulchanova, jeune medico-mage fraîchement diplômée, qui lui avait évité moult séquelles. Lui était parti pour d'autres horizons, elle s'était dédiée à ses joueurs et il avait entendu plus tard son union avec un sorcier russe, puis la naissance d'une fille qui l'avait tenue un temps éloignée des coulisses des terrains de Quidditch. Pauvre femme et pauvre enfant.

- Notre hôte craint que vous n'ayez pas totalement été épargnée vis-à-vis des engagements de votre père, expliqua-t-il simplement. »

Wilhelmine serra les dents et essuya la gifle sans plus argumenter. Son père lui avait appris à se comporter en public et elle ne tenait pas à faire de scène dans les couloirs du Ministère. Ah ça, il était bien passé le temps où le statut des Sang-Purs octroyait d'incommensurables largesses ! Aujourd'hui, elle payait le prix fort des croyances paternelles et se sentait presque rejetée pour ce qu'elle était de nature. Ce n'était pas plus juste que ce que les sang-mêlés décriaient autrefois. Wilhelmine n'avait pas à rougir de ses origines, mais cela ne faisait pas d'elle une extrémiste suprématiste bonne à chasser dans un coin.

Fière et résignée, la Bulgare effectua sa journée sans réel entrain et Tsvetan perçut clairement la tension habitant la jeune sorcière. C'était ainsi qu'elle ressemblait le plus à son père. Il ne l'avait que vaguement croisé, mais sa réputation parlait pour lui et Wilhelmine tirait sur ce portrait lorsque la colère la rongeait : enroulant une boucle de sa chevelure autour de son doigt, excessivement calme avec un regard acéré et une propension au sarcasme... Il espérait qu'elle ne deviendrait pas aussi sinistre et froide. Igor Karkaroff inspirait plus souvent la crainte que la confiance et n'avait pas été connu pour ses qualités en amitié, rien que l'on ait pu conseiller à une diplomate en devenir.

« Nous en avons fini pour aujourd'hui, mademoiselle Karkaroffa. Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une bonne soirée. »

Sur un dernier sourire et quelques banalités, Tsvetan partit se préparer pour le fameux dîner duquel on avait préféré l'écarter. Wilhelmine le laissa à ses pensées. Elle rassembla ses affaires et se dirigea vers les cheminées du Ministère hélas bondées à cette heure-ci. Moldus ou sorciers, la débauche restait un point noir pour tous les employés, mais les bains de foules n'étaient pas sa tasse de thé. Sans songer à sa sensibilité, les dialogues et intentions s'entrecroisant formaient un imbroglio dont elle pouvait se passer si le transplanage lui était permis au sein du Ministère.

« Bon retour, mademoiselle Karkaroffa, salua l'elfe de maison dans sa livrée colorée. »

Depuis l'affranchissement de ces créatures, l'hôtel dans lequel elle était descendue avait paré ses nouveaux employés aux couleurs de l'établissement. La sorcière n'y faisait plus attention. Elle était cliente et, à ce titre, jugeait par son statut qu'il n'était pas nécessaire de s'arrêter sur les petites gens.

Une fois seule dans sa chambre, la sorcière laissa tomber le tailleur pour s'emparer d'un pantalon large dans lequel elle coinça son chemisier. Son chignon se fana pour laisser cascader ses boucles blondes et Wilhelmine glissa dans la salle de bain pour ôter l'excès de maquillage dont elle se paraît dans le cadre de son travail. Débarrassée du superflu et de ses escarpins, la jeune fille se laissa paresseusement tomber sur une méridienne et attrapa la Gazette du sorcier sur le guéridon.

Certains pouvaient s'étonner du luxe qu'elle s'autorisait à afficher, mais la Karkaroff ne résidait pas ici par caprice. Comme beaucoup de jeunes actifs dans le monde sorcier, elle s'était heurtée à une réalité assez cruelle : Londres était la ville la plus chère du monde et payer un loyer pour le peu de temps qu'elle passait ici était pure folie. Elle tendit la main et attrapa une tasse de thé, un de ceux que son père lui préparait quand il avait à lui parler. Les nouvelles du jour sentaient le prémâché, mais elle tourna les pages pour parcourir les annonces des sorcières et sorciers londoniens. Louer un bien était impensable, mais peut-être pouvait-elle se permettre d'acheter un petit pied à terre ? La demeure familiale en Russie était austère et pleine de souvenirs qu'elle ne souhaitait pas affronter. Wilhelmine ne s'y rendait que peu, lui préférant le vaste domaine des Vulchanov où elle se sentait toujours la bienvenue. Il y avait un monde entre les deux branches de son arbres, mais cela la faisait sourire.

Ce qu'il lui fallait, c'était un cocon, un endroit où cacher ses ennuis, ses pensées... Pensive, la sorcière replia le journal et s'assit en tailleurs, sa tasse reposant entre ses mains. Lâche. Malgré l'orgueil et la fierté qu'elle pouvait afficher, Wilhelmine préférait fuir, trop au fait de ce que le courage avait coûté à ses parents. Alors, l'esprit embrumé par la boisson nostalgique, la jeune fille redevenait adolescente, élève d'un établissement controversé et soumise aux exigences paternelles. Exit l'homme silencieux et doux qui l'initiait à leur monde. Entre les murs de Durmstrang, Igor Karkaroff avait été un directeur avant d'être un père et n'avait jamais toléré la moindre défaillance chez son héritière. Pire, ses élèves faisaient la réputation de son école et la sienne, il n'était pas question que sa fille l'entachât.

Finalement, Wilhelmine tenta de s'arracher à ces souvenirs. Combien de fois avait-elle du prouver qu'elle avait sa place à Durmstrang ? Combien de fois avait-elle du prouver qu'elle méritait le nom qu'elle portait ? Combien de fois avait-elle du prouver que dans ses veines coulait le sang de la fondatrice de leur terrible école ? Ni les élèves, ni les professeurs, ni les fantômes ne l'avaient épargnée... Elle avait simplement survécu, se maintenant hors de portée de ses détracteurs et ne se battant que pour cela... Elle avait appris à fuir le conflit, à user de ses affinités naturelles et passer par d'autres chemins pour s'illustrer comme la meilleure dans tout ce qu'elle entreprenait. Là, elle avait eu le sentiment d'être une copie de son père et de le rendre fier. La consécration avait été le jour où elle avait obtenu le droit de venir avec lui à Poudlard.

Elle partit s'allonger dans son bain, la chaleur l'enveloppant se prêtant à la douceur de cette période dans sa vie. Officiellement, elle figurait parmi les meilleurs élèves de Durmstrang, égalant quelques septièmes années. Officieusement, son père avait voulu la mettre à l'abri de son ancien Seigneur lorsqu'il avait senti la Marque des Ténèbres reprendre des forces sur son bras. Il ne le lui avait avoué qu'après, lorsqu'il avait insisté pour qu'elle ne tentât pas de s'inscrire au tournois. Ses sentiments avaient été mitigés, mais elle avait tenu sa promesse. Viktor Krum avait été choisi pour représenter son école et elle était certaine que son père avait joué avec le Destin. Depuis son arrivée à Durmstrang, elle savait que Viktor était un sorcier prometteur. Son père et sa mère s'accordaient dessus. Bien qu'un peu jalouse du lien unissant Krum et Karkaroff, elle avait appris à l'accepter et à apprécier le Bulgare pour ce qu'il était, le jugeant presque comme un grand frère un peu inaccessible.

S'enfonçant dans l'eau, elle cacha le rouge lui étant monté aux joues lorsqu'elle avait savouré la découverte du talon d'Achille du petit prodige, son attirance pour une sang-de-bourbe de quatrième année. Cela avait été coquasse et elle s'était longuement amusée à titiller son père sur le sujet, voyant comme il désapprouvait ce genre de chose. Elle n'avait pas fait la fière longtemps, cela dit... L'approche du bal de Noël à Poudlard avait été l'occasion de prendre conscience de sa féminité, elle qui avait grandit dans un établissement à tendance masculine, entièrement dédiée à ses études, avait été surprise de voir certains élèves s'aventurer à lui faire la conversation dès que son père avait le dos tourné. Il y en avait même un qui avait tenté de lui parler dans une quelconque langue slave avant qu'elle ne répondît dans un anglais imprégné de son accent. Wilhelmine avait mis longtemps à comprendre qu'ils voyaient en elle une potentielle cavalière et elle se sentait encore toute chose en repensant à celui qu'elle avait finalement accepté comme partenaire ce soir-là.

Quel âge avait-elle déjà ? Un mince sourire étira ses lèvres asséchées par le maquillage. Le rose demeurait tenace sur ses joues pales et la jeune fille ramena ses genoux contre sa poitrine. Elle en rêvait encore du grand amour, quelque chose qu'elle n'avait jamais pu expérimenter malgré quelques attirances malheureuses. La dernière en date lui serrait encore le cœur et la sorcière noyait sa douleur dans ses colères sourdes, étouffées par ce rôle auquel elle s'astreignait pour redorer le nom paternel.

Jetant un œil à l'horloge dans le living à travers la porte ouverte, Wilhelmine se fit la réflexion que le dîner à l'ambassade devait s'achever maintenant. Elle inspira, puis expira lentement. La Bulgare était jeune, le contexte géo-politique ne jouait pas en sa faveur. Elle se rassurait ainsi et se fit promesse d'écrire dès le lendemain un pli de son cru à leur hôte. Il l'avait si bien accueillie après tout, cela était naturel, non ? Son regard s'étrécit en observant l'eau enserrant son corps. Chaque chose en son temps et la sorcière se délassa pour profiter de cet instant de détente entre deux sautes d'humeur.

Ainsi se dépeignait Wilhelmine Karkaroffa. Fille d'Igor Karkaroff et Aleksandra Vulchanova, fille d'un mangemort et d'une médico-mage, ancienne étudiante brillante de Durmstrang gravissant doucement, mais sûrement les échelons dans les hautes sphères des institutions magiques... Un jour, elle brillerait pour elle-même et personne ne la jugerait pour son lignage.
FT. Miss Mosh ; Pseudonyme Mave ; Âge 25 ans ; Comment as-tu trouvé le forum ? Une recherche sur Google ; Un petit mot à ajouter ? Cookie ; Ta fréquence de connexion Régulièrement.

Archibald Rosier

Archibald Rosier
MODÉRATRICE
hiboux : 1590
pictures :

La somme de leurs faiblesses ♦ Wilhelmine Igorovna Karkaroffa 1564215303-3095c565cfbdfadfb9d795d407c03d12
pour toi, je changerai l'or en fer,
le paradis en enfer
La somme de leurs faiblesses ♦ Wilhelmine Igorovna Karkaroffa Tumblr_n5esgvY5lU1rvtlumo6_250
Ven 9 Aoû - 8:24
La progéniture de Karkaroff :smi104:
Quel somptueux choix de famille :smi84:
Un peu de lignage soviétique pour endurcir nos anglais mous du slip :smi90:
Je ne connaissais pas la trogne, elle est bien mignonne :troll:
Mademoiselle va devoir argumenter avec les félons du ministère, qu'elle ne se salisse pas la langue à bafouer les sagouins qui y poulopent : :smi6: Elle risque fort de croiser Archibald, l'ogre des mystères :beard:

Si tu as la moindre question n'hésite pas à harceler le staff :smi87:
Bienvenue parmi nous :smi36:

Regulus Black

Regulus Black
MODÉRATRICE & MJ
hiboux : 693
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Ven 9 Aoû - 11:10
bonjour et bienvenue

Le charme et le mystère slave fait son apparition parmi nous. Je rejoins Archibald : intéressant choix de famille qui demande à être convenablement exploité.
Si tu as des questions, nous sommes à ta disposition.

Invité

Invité
Ven 9 Aoû - 14:41
Merci pour votre accueil :smi46:
J'espère que l'héritage sera sauf et vous satisfera, j'ai pas mal de petites idées pour ce faire :smi40:
Ah, apparemment un est allé zyeuter quelques photos 😏 Je tâcherai de rester décente :smi21:

A. Josiah N'Da

A. Josiah N'Da
MODÉRATRICE
hiboux : 480
pictures : La somme de leurs faiblesses ♦ Wilhelmine Igorovna Karkaroffa Voodoo-ppl
Ven 9 Aoû - 19:15
OULOULOU j'ai hâte de voir ce que ce perso va donner :smi46:

J'ai hâte de voir ce que tu vas en faire en tout cas, bon courage pour la rédaction de ta fiche et du coup, bienvenue sur le forum :smi19:


We built sandcastles that washed away. I made you cry when I walked away, and although I promised that I couldn't stay, baby, every promise don't work out that way.
by wiise

Camille Nott

Camille Nott
MEMBRE
hiboux : 1202
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Ven 9 Aoû - 22:18
Mais quelle charmante demoiselle voici voilà :smi30: ce choix de famille est absolument délicieux ! Une touche slave devrait pimenter notre petit forum. :smi10:

Je ne connais pas mademoiselle mais elle est ravissante :smi63:
Il me tarde d'en savoir plus sur cette mystérieuse demoiselle :smi72: bonne chance pour la suite de ta fiche & surtout, bienvenue parmi nous :smi83: :smi89:


Royal misanthrope

Il grogne et boude, mais ne mord (presque) pas.

Valur Fjalarsson

Valur Fjalarsson
MEMBRE
hiboux : 84
Lun 12 Aoû - 21:16
Salut à toi Very Happy Bienvenue sur le forum, ô très jeune diplomate bulgare !
Ils les recrutent au berceau, maintenant, dans l'ordre d'Hermès :smi10:

Je suis bien curieux de découvrir ton personnage, en tous cas !

Severus Rogue

Severus Rogue
MONSIEUR LE DIRECTEUR
hiboux : 2140
pictures : La somme de leurs faiblesses ♦ Wilhelmine Igorovna Karkaroffa UQKrvcx
TEATIME is always epic with englishmen | ALWAYS in love with his dear Lily | BOOKS lover | MAGISTER es potionis
Lun 12 Aoû - 22:52
Ah que bienvenue, gente dame ^^
Le début de fiche est intrigant, je dois dire ^^

Si tu as la moindre question, n'hésite pas =)

Pour répondre à celles que tu as posées au staff :

- pour le mariage Bill / Fleur : ce sont les livres qui nous servent de référence ; toujours les livres =)

- pour Dumestrang, l'école est bien mixte. Elle a été fondée à la fin du Moyen Âge (15e s) par une sorcière bulgare, Nérida Vulchanova, assassinée par son successeur Harfang Munter qui a introduit dans l'école les cours de duel magique et d'arts obscurs auxquels on doit la très sulfureuse réputation de l'établissement qui subsiste encore aujourd'hui. Mais c'est vrai que la société sorcière d'Europe de l'Est est très conservatrice et, en plus, le programme scolaire de l'école est assez "violent" (duels, arts obscurs, etc.), je pense donc que l'on envoie surtout les hommes là bas, et que les filles doivent être plutôt scolarisées à domicile quand elles le sont ^^ Wilh' aura donc probablement été plutôt en minorité féminine.


PUTTING DEATH IN BOTTLE

Engel Bauer

Engel Bauer
ADMINISTRATRICE
hiboux : 220
pictures : La somme de leurs faiblesses ♦ Wilhelmine Igorovna Karkaroffa Tumblr_puuwn2eUT01srw1gho4_540
En ligne
Mar 13 Aoû - 3:28
Voilà miss ! Tu as donc toutes les infos ! Tu es donc une des rares élèves féminines de Durmstrang ! Voilà qui a dû te forger un caractère flamboyant ! Engel en est tout intrigué… Neutral

J’en profite pour te souhaiter officiellement la bienvenue par ici malgré notre longue discussion d’hier ! Si tu as encore besoin de quoi que ce soit, n’hésite pas à me contacter moi ou un autre membre du staff.

Bisous du rockeur ! <3



En italique, Engel parle allemand.
Non-germanophone, tes oreilles s'affolent !

Veredis S. Beurk

Veredis S. Beurk
MEMBRE
hiboux : 487
Sam 17 Aoû - 8:29
Bienvenue à toi sur le forum :smi1:
Elle est toute mignonne cette jeune bulgare ! J'ai hâte de voir ce que tu vas en faire :smi11:

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