détresse (uriel)
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Winnie Carrow
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LITTLE BAT
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Sam 3 Aoû - 14:47
Détresse



Un mois.

Un mois sans l’opacité d’un écho. Jamais il ne l’avait vivotée d'une si copieuse morbidesse. Le chaton d’une venette mignardait doucement ses profondeurs tandis qu’elle enfilait déjà ses bottillons. Opiniâtre résolution. La margoulette souquée par deux toniques masséters, dégourdissant une criarde émotion, Winnie s’agitait sur ses lacets. Cloisonnée entre humeur et appréhension, le vermillon courroucé s’était campé dans l’irrévocable idée d’aller voir le taiseux gourdiflot. Les babillardes qu’ils s’échangeaient chaque semaine s’étaient dévoyés dans l’inexplicable. @Uriel Lewis qu’elle appréciait comme un frère s’était engorgé dans le mutisme. Ce ‘vingt-deux’ absolu n’augurait rien d’euphorisant.

Ainsi s’était-elle vasouillée à la lisière de sa maison familiale, dans le Comté de Dorset. Bourg familier après moult incursions de sa part. Le crachin ambiant esquissait un portrait luctueux. Elle s’en serait émue si le tourment ne la rongeait pas depuis ‘potron-minet’. Quelques onduleux cinabres pourléchaient son minois, humectés par la pleurarde brouillasse. S’obligeant un liard d’obséquiosité, elle martelait de son poing le portillon, sonnant  le branle-bas à l’entour.

Apostée sur la devanture du domaine familial, elle n’accueillait qu’un écrasant silence en retour. Au diable les bienséances ! Elle s’enliait délicatement dans l’alcôve engourdie. C’était sur l’inharmonique créature qu’était Loky, l’ubuesque elfe de maison de la famille, qu’elle alunait en sillonnant le petit salon. «  krkrkr le maître vous attend pas ! » Grommellement revêche. L’inhospitalier goret lui dédiait exclusivement sa plus coquette baboue. « Toujours agréable ! » ricochait-elle par une langue malpropre. Puéril. «  krkrkr maître PAS là » Les sourcils s’acoquinaient dans un relief aporétique. Loky s’évertuait à l’engager dehors à coup de ’tête-de-loup’, le gosier grognonnant aussi bien qu’un moteur défraichi. « Tu mens aussi mal qu’un boursouf, Loky ! » S’exemptant d’un énième coup de balai, la jeune Carrow virevoltait autour du pisse-vinaigre pour apponter jusqu’à l’escalier. Si Uriel se clapissait quelque part, c’était assurément dans son alvéole.

« Uriel ? »

Elle loin de s’attendre à ‘ça’. La vision d’un homme harassé choyait devant ses prunelles. Là, flétri sur l’estrade des idées noires, moisissait son ami. « Uriel ? » Sans la contrariété d’une vacillation, elle se fondait dans le simulacre de son existence. C’était à tâtons qu’elle invitait sa croupe aux côtés du jeune homme. Quelques phalanges prudhommes resquillaient sur ses avant-bras, modulant doucement ses pulpes à son épiderme pour susciter son attention. « Uriel ! Que s’est-il passé ? Je suis sans nouvelles depuis un mois… » L’inflexion d’une voix préoccupée. Pétrissage d’une inquiétude à de l’intransigeance. Moulinée d’agitation, Winnie se tracassait pour Uriel. Jamais jusqu’à l’heure, elle ne l’avait trouvé dans une telle perdition.




Vocabulaire :

Vingt-deux = amener au silence
Potron-minet = depuis le lever du jour
Tête de loup = brosse pour nettoyer les plafonds




(c) AMIANTE
Uriel Lewis
vengeur (dé)masqué
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Dim 4 Aoû - 15:58

DÉTRESSE
Feat Winnie Carrow

Isolation en seule échappatoire à la pitié ambiante qui l'assaillait de toute part. Uriel se terrait avec application dans son trou, ignorant soigneusement les missives de condoléances qui lui étaient adressées par le peu de personnes ayant connaissance de la perte brutale qu'il avait vécu. C'est qu'il était fier Lewis, apparaître vulnérable n'était pas dans ses habitudes, alors à défaut de pouvoir se donner contenance il avait purement et simplement fuit son appartement, Londres, la populace.
Ses derniers contacts sociaux remontaient aux funérailles auxquelles il n'avait convié personne, bien trop remué par la découverte du testament et la déflagration qu'il contenait. Dans quelle merde il se retrouvait franchement ?
Loky n'avait pas été d'un grand secours, étant du genre méprisant avec tout ceux qui n'était pas ses maitres lorsqu'il lui avait annoncée la nouvelle et réclamé conseil l'elfe n'avait rien trouvé de mieux que conseiller de gracier sont père d'un avada. Solution des plus extrême, vous en conviendrez. Uriel ne pouvait décemment pas ajouter un parricide au palmarès de ses exploits, ce serait acte des plus contradictoire avec sa profession.

Avachi sur le king size qui lui faisait office de nid, il fixait un plafond dont on se surprenait qu'il n'ait pas été troué à force d'intérêt. La chambre était impeccable, d'une propreté immaculée, pourtant, on devinait à l'état de l'adonis que sans la présence de Loky, les cadavres de bouteilles seraient légions. Les rideaux étaient ouverts, chose rare au cour des dernières semaines, on ne devait leur non-utilisation qu'à la présence de la bruine qui obscurcissait le ciel au dehors.

Incartade au rez de chaussé lui indique la présence d'une flamme sauvage bien avant qu'elle ne passe le pas de la porte de sa chambre. Winnie. Il ne s'inquiète même pas de la tornade à venir, courroucée par son absence de nouvelles, quelle importance désormais ?
Mais nul éclair ne s'abat sur lui cependant. Savant cocktail d'inquiétude et d'incompréhension résonne à ses oreilles. Oh, il doit vraiment avoir ce qu'on appellerait familièrement « une sale gueule » pour que la nymphe incandescente pour calmer à sa simple vision une éruption menaçante.

Les prunelles dévient sur le minois tacheté au contact sur son épiderme. La main se lève pour se poser sur la joue roussie, pouce passe brièvement sur la pommette dans un geste réconfortant tandis qu'il cherche ses mots, incapable de la gratifier du sourire chaleureux au soupçon d'indolence dont il l'abreuve en temps normal.
Il finit par se redresser difficilement, le corps ankylosé par l'absence de mouvement. Etirement qui fait craquer ses os, il s'en va quérir un peu plus loin une bouteille de whisky dont il verse une lampée dans un verre.

« Sur la table de nuit. »

Le meuble mentionné était vide de toute fioriture, seul y trônait un parchemin. Le texte qui y était gravé à l'encre était parlant par son contenu et non sa longueur. Des mots à portée sismique qui annonçait une mort conséquente et un héritage mastodonte du nom de Lucius Malfoy.

:copyright:️FRIMELDA



Spoiler:
 
Winnie Carrow
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LITTLE BAT
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Mar 27 Aoû - 21:36
Détresse


La carcasse séchée dans un relief regrettable, Uriel flétrissait. Le contour d’un imbroglio flagornait sur son entité. La paréidolie d’un véritable fantôme.

Falot portrait qu’il lui décrivait pour la première fois. La ceinture de ses phalanges sur les avant-bras du dameret découpé. La fougasse de le morigéner pour son mutisme s’était déprimée sous une patente inquiétude. Le prurit de le rudoyer, de l’écorcher de son épouvantail, de le mornifler à coup de tapette à mouches (objet moldu invincible contre les mouches. Merci @Archibald Rosier) lui grattait l’échine. La féline rubigineuse étranglait son essor sous coton. L’inassouvissement lui ruginait le gosier. L’évidence perceptible de son trouble devant la dissolution de son ami, son frère, l’émouvait de jure. La mainmise de ses mains se contractait finalement sur les poignets du jeune homme.

Les lucarnes se répandaient d’une induline accablée, dégueulant leur cafard à la lisière de ses prunelles. Papillonnement suspendu.  Embrassement déferré de sourcils. Le bourgeon vermeil se recoupait dans les pourtours vallonnés d’un volcan. Explosif.  « Nom d’un boursouf maléché ! Une femme t’a brisé le cœur ? Un homme ? Un centaure ?! On dirait que tu as vu Voldemort surgir de l’au-delà pour t’annoncer les joies des retrouvailles père et fils ! » Elle n’en était pas loin.

‘Il a vraiment mauvaise mine Croquette’ Le calque de Charley tintinnabulait dans sa boîte crânienne. ‘Croquette’ était le sobriquet qu’il avait imparti à Uriel. ‘Il devrait prendre des vitamines, ou des gifles ? Il est plus pâle qu’un cul de blanc’. Aisance et butorderie dégrossissaient le personnage ‘imaginaire’ qu’était Charley. Winnie assibilait silencieusement entre ses lèvres une improbation à l’encontre de son cher et tendre chimérique. Résurgence de son follet sur les lagunes évasives du guérisseur aux égards de quelques phalanges musardes sur sa  pomme carminée. Tendresse écorchée de chaleur.

La charpente déciduale arrachée de sa paillasse dans une acoustique criarde pour éterniser le rince-cochon, une articulation s’était dévoyée sur un bout de paperasse. Elle calquait l’influence de sa phalange éparse sur le parchemin, puisard de minon-minette. Il allait sans dire que la lionne était pour le moins, pour ne pas dire drastiquement, ourdie de curiosité. Une appétence obombrée par sa turpitude. Sans l’égard d’une mignardise, elle cahotait son régalien séant du King Size pour le ravir de son tord-boyaux d’une main catégorique. « Tu te mettras la tête à l’envers, si tout du moins elle ne l’est pas déjà, quand je ne serai pas là ! Tu ressembles à un elfe de maison (pour ne pas dire Lorky) passé dans une machine-à-laver ! »  Réprimande sous une gutturale grogneuse. Le poussin grenat honnissait les poivrots. « Tu sais ce qu’est une machine-à-laver ? » Parenthèse échouée dans laps d’oscillation.

« Enfin peu importe ! Appelle Lorky pour t’amener de l’eau. Moi, il m’enverrait balader non sans une myriade de malédictions » ponctuait-elle avec instance avant de ratisser la commode de l’équivoque parchemin. Ses quelques jointures boursicotaient contre l’étoffe raboteuse, les pupilles heurtées contre le sceau à présent bien apprivoisé des Malefoy pour sa familiarité avec Draco. « Par les froufrous roses de Severus ! »  Carambolage mental. Sa bienséance l’engrangeait de cuistrerie, bien qu’elle s’en cogne réellement. Les syllabes se dégueulaient en vomissure sur une vraisemblance insoupçonnée. « Non mais j’y crois pas ! » @Lucius A. Malefoy, oiseau de Junon, serait le daron d’Uriel ? Elle n’avait jamais eu de critiquable ressenti à son égard, même si elle connaissait ses démérites paternels au sujet de son cher Draco. De sa soupape ne s’étaient jamais affranchis des génuflexions pour son géniteur. Le croquis qu’il en dépeignait était effectivement loin d’être laudatif.

Elle concevait maintenant la marmelade qui clapotait en lui. Percluse face à cette exclusivité, Winnie sifflait une clampée lapidaire du whisky avant de l’éructer à tout berzingue de son goulot. « Beuuurk mais comment peux-tu boire ça ? Je préfère encore la bièraubeurre » Frimousse écorchée de simagrées. Labres boudinées de déplaisir. Le whisky n’avait guère fléchi ses bonnes grâces.

« Je comprends maintenant ton silence depuis tout ce temps…Enfin c’est quand même dingue cette histoire…Comment prends-tu la nouvelle ? Si on oublie cette mine affreuse qui te sied aussi bien qu’un string sur la tête de Lorky »  Déréliction du casse-poitrine sur la commode où seyait un peu plus tôt le parchemin saillant de confusion. Les pas pendillaient silencieusement dans l’ouate tandis qu’elle frôlait son brouillard, inquiète.

Vocabulaire :

À tout berzingue = vite
Tord-boyaux, Casse poitrine = alcool






(c) AMIANTE


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