Passé désenchanté
 :: Vivre folles aventures ϟ :: Domaine de Poudlard :: Salles de Classe

Remy Nott
MODÉRATRICE & MJ
hiboux : 16
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 29 Juil - 12:08
Passé désenchanté




Ses yeux s’épuisent sur les lettres minuscules du traité de mécanique qu’elle a acheté dans une librairie moldue, quelques semaines plus tôt. Hiver oblige, le soir tombe tôt et les heures passées à bouquiner à la lueur timide d’une petite lampe de chevet ont raison de la clarté de sa vision. La petite rouquine se frotte de plus en plus souvent les yeux, qui en deviennent rouges. La fatigue tombe quand elle lève enfin le nez de son ouvrage, et décide d’engloutir son ultime beignet à la fraise avant de se coucher. Quand elle tapote la lampe de sa baguette magique pour éteindre la lumière, un soupir de soulagement s’élève du côté de sa voisine de droite : Remy sait très bien que ses veillées lectures ne sont pas au goût de toutes ses camarades de chambrée. La fameuse voisine de droite a déjà haussé le ton contre elle à ce sujet, jusqu’au jour où, excédée, Remy lui a asséné une bonne droite. Bien qu’elle a écopé d’une soirée de retenue, Remy ne s’est plus jamais fait embêtée par cette ennuyeuse voisine. Cette dernière, embarrassée par l’histoire et trop effrayée de se retrouver à nouveau victime d’un mauvais coup, n’a plus osé hausser le ton contre la rouquine.

Le réveil, le lendemain, n’est pas glorieux. Arborant une marque d’oreiller très visible sur son minois, la poufsouffle peine à se donner bonne mine. Elle n’a jamais été du matin, mais il semble qu’aujourd’hui soit pire que tout. Le reflet que lui renvoie son miroir ferait pleurer n’importe quelle jeune fille. Pour autant, pas question de céder à cette coquette fourberie que l’on nomme « maquillage » et qui n’existe que pour tromper les yeux. Même si elle est peu flatteuse, Remy Nott préfère la réalité. De toute manière, ce n’est pas non plus comme si elle cherchait à plaire à quelqu’un.
Les couloirs de l’école sont étrangement calmes. Pas un calme serein qui appelle à la paix, non. Le genre de calme qui présage un danger caché. Un frisson glacé parcourt son échine, et elle arpente les couloirs et les escaliers de l’école avec appréhension. Cela lui rappelle l’époque douloureuse de la domination des Carrow sur l’école. Aucun élève n’osait alors faire le moindre geste, le moindre bruit, sans craindre de les attirer et de se retrouver à leur merci.
- Encore à traîner toute seule dans les couloirs, Nott ?
La voix qui s’élève soudainement dans son dos la fige sur place. Une voix qu’elle ne connaît que trop bien et qui n’a de cesse de lui faire éprouver une certaine terreur. Mais elle ne l’a plus entendue depuis des années. Alors pourquoi elle l’entend à nouveau ce matin ?
- Tu sais pourtant qu’il n’est pas encore l’heure pour toi d’aller prendre ton petit-déjeuner. Combien de fois on t’a dit que tu fais parti des derniers à manger ?
Une main l’agrippe violemment, la serrant si fort et enfonçant si profondément les ongles dans sa chair qu’elle pousse un petit cri de douleur. Remy est projetée sans difficulté contre un mur et le visage d’Alecto Carrow se retrouve alors à quelques centimètres du sien. Ses yeux sont chargés de haine et de mépris, son haleine est chargée, empestant l’alcool et quelques douceurs interdites. Les cernes sous les yeux de la sorcière indiquent qu’elle a passé la nuit à s’amuser avec d’autres mangemorts, à consommer des produits dangereux et illicites en torturant certainement quelques élèves rebelles. Leur jeu préféré quand ils ne singent pas les professeurs, à enseigner la magie noire en parfaits amateurs, et obligent les élèves plus âgés à s’exercer aux sortilèges Impardonnables sur les plus jeunes. Obliger des enfants à torturer des camarades contre leur gré est la pire forme de cruauté que Remy Nott ai jamais observé.
- Mais tu vas répondre, petite conne ? Ou bien t’es aussi demeurée que ton abruti de géniteur ?
Une gifle part, et la joue de Remy se teinte d’une éclatante couleur vermeil. La jeune fille se pince les lèvres, tétanisée et submergée par un terrible sentiment d’humiliation. Où est Severus Rogue ? Pourquoi Alecto se trouve à Poudlard ? Les Aurors sont censés protéger l’école en ce moment.
La poufsouffle cherche du regard la moindre trace de secours, mais le couloir demeure terriblement vide et silencieux. Il n’y a qu’elle, et Alecto Carrow qui vient de la coincer.
- Tssss… une vraie bécasse, grogne Alecto avant de cracher sur les pieds de la jeune Nott. Puisque tu n’es pas capable de comprendre un ordre simple, je vais te l’enfoncer un peu plus profondément dans le crâne.
Alecto attrape Remy par une touffe de cheveux et la tire à travers le couloir. Larmes aux yeux, se retenant de gémir, la poufsouffle est emmenée de force dans une autre partie du château, les cachots. Elle sait déjà ce qui l’attend.

Parce qu’elle est une indécrottable goinfre qui mange tout ce qui est comestible, les Carrow ont toujours trouvé brillant l’idée de la forcer à manger dans les derniers, quand il ne reste plus grand-chose dans les plats qui sont servis à table. Remy a passé la majeure partie de sa première année à Poudlard à ne jamais manger à sa faim, et à tenter régulièrement de braquer les réserves des cuisines. La plupart du temps, elle se faisait attraper, et cela lui a souvent valu des punitions horribles.
Une porte s’ouvre par magie devant les deux sorcières, et Alecto jette sa victime dans la salle de classe reconvertie en cachot pour les punitions. Sur les murs froids et dépourvus de fenêtre, une collections de fouets, cravaches, baguettes souples, entraves et chaînes, atteste de la sombre fonction des lieux. La jeune poufsouffle tremble, elle essaye de ne pas imaginer ce qu’elle va subir encore.
La mangemort ferme à clé derrière elle, fait quelques pas à l’intérieur de la pièce sombre, éclairée uniquement par une torche au mur. Le sol est dur, un peu humide, et la moindre parcelle de pierre pue la peur et la souffrance. Remy est bien incapable de dire combien d’élèves ont subi la cruauté des Carrow entre ces murs aveugles. La main d’Alecto caresse amoureusement un premier fouet au mur, fait cliqueter une chaîne suspendue, le regard avide rivé sur sa proie. Ses doigts fins frôlent une cravache sans s’y arrêter. Cette folle adepte de la torture semble hésiter encore sur la méthode.
Finalement, après avoir tergiversé un moment, Alecto empoigne sa baguette magique et la pointe sur Remy. Avant même que cette dernière n’ai eu le temps de se laisser submerger par la peur, elle se surprend à se relever, traverser la pièce et passer les entraves à ses poignets. Malgré le péril de sa situation, son esprit était vide d’émotion, libre de toute pensée, hormis celles qu’une voix suave murmurait à sa conscience.
Imperium.
Elle a déjà subi ce sortilège un nombre incalculable de fois, et pourtant, elle n’est toujours pas capable d’échapper à son pouvoir. L’emprise d’Alecto Carrow sur Remy Nott est totale. La sensation de plénitude s’envole soudainement, remplacée par une décharge de douleur qui arrache un cri tragique à Remy. Le rire malséant de la mangemort résonne dans la sinistre pièce. Puis, la torture reprend. Quand Alecto n’use pas du sortilège Doloris, elle meurtrit le dos de sa victime avec un fouet. Le sang finit par gicler du dos délicat de la poufsouffle, se mêlant sans ménagement à sa sueur et imbibant ses vêtements de pourpre.

Quelque chose ne va pas, ne colle pas.
D’ordinaire, Winnie Carrow finit toujours par faire une arrivée théâtrale dans cet antre de le douleur, pour la tirer des griffes des membres de sa famille. Le temps passe, personne ne vient à son secours. Comme si Winnie l’avait oubliée. Chose impensable. Elle réalise soudainement que la veille encore, les Aurors arpentaient scrupuleusement les couloirs de l’école, encore sous le ressentiment de leur échec pendant les portes ouvertes de Poudlard. Et puis, cela fait des années que les Carrow sont en fuite, et avec l’attentat, tout le Ministère de la magie leur colle au train sans répit. Enfin, elle n’est plus cette minuscule première année que deux énergumènes sadiques pouvaient terroriser et maltraiter sans vergogne.

Ouvres les yeux. C’est un rêve. Réveilles-toi. ALLEZ !

La voisine de droite bondit lorsque Remy sort de son sommeil en hurlant, sa chemise de nuit collée à son corps par sa sueur abondante.
- Non mais t’es vraiment folle !
La fille empoigne son manuel de métamorphose avancé, une écharpe et franchit la porte du dortoir sans un regard pour Remy. La rouquine a le temps d’entendre « casse-pied », « fouteuse de merde » et « connasse de fille à papa ». Aussi surprenant que cela peut paraître, cette fille est l’une des rares personnes au sein de Poudlard qui n’arrive pas à apprécier l’excentrique héritière Nott. Les mots n’atteignent pas le moral de la jeune fille. Les Carrow se montraient infiniment plus blessant qu’elle.
Le petit brontosaure se lève, l’humeur dans les chaussettes. Même un passage dans la salle de bain pour se rafraîchir les idées n’est pas suffisant pour lui rendre toute sa verve habituelle. Quel rêve abominable ! Et le pire, c’est qu’elle peut deviner pourquoi elle a rêvé d’Alecto Carrow : l’attentat des Portes Ouvertes de l’école a ravivé des souvenirs qu’elle s’est efforcé d’oublier depuis la bataille de Poudlard. Le nom des Carrow est sur toutes les lèvres depuis, et le sort de Meadow Quinn rappelle à quel point le frère et la sœur se sont montrés cruels durant leur année à « enseigner » à Poudlard.
Hors du dortoir, Remy se précipite au seul lieu susceptible de lui offrir le meilleur réconfort ce matin : la Grande Salle. Heureusement, cette fois-ci, les couloirs abondent d’élèves vaquant à des occupations variées. Un couple s’embrasse par exemple derrière une statue, tandis qu’un trio de première année sursaute quand une armure grince sur leur passage. Deux serdaigles sont en grande conversation avec le portrait d’un ancien guérisseur, et un groupe d’élèves se fait vertement réprimandé par Nick-Quasi-Sans-Tête parce qu’ils viennent de lui passer au travers par étourderie.
- Faites attention, alerte un élève en se pressant de s’éloigner d’un couloir, Peeves est dans le coin, et il a apparemment dépouillé le placard à balais de toutes ses serpillières.
Remy n’a d’autre choix que d’emprunter un chemin détourné, un peu plus long. Mais au moins, l’ombre d’Alecto s’éloigne. Sur son chemin, il lui semble détecter la silhouette furtive d’un Auror qui fait sa ronde habituelle.

Dévorant ses croissants, Remy rumine de sombres pensées, encore perturbée par son cauchemar. Elle n’a jamais évoqué cette pénible période de sa vie avec son père. Déjà, entendre les déboires de son enfant pendant son exil aurait plongé Camille dans une dépression innommable, mais en plus, Remy ne se sentait pas fière d’avoir agit en simple victime, sans jamais avoir réussi à se défendre convenablement. Elle n’a jamais su se défaire de l’influence d’un sortilège d’imperium, et sa répartie ne s’est développée que sur le tard, lassée de devoir sans cesse justifier les actes passés de son mangemort de père, et la raison pour laquelle il n’a pas fini à Azkaban.
Son regard tombe sur quelques joueurs de Quidditch qui se chamaillent gentiment à la table à côté. Le prochain match est pour bientôt, et les équipes s’entraînent d’arrache-pied. Leur entrain fait plaisir à voir, et parvient à arracher un sourire à la rouquine. Un jour, elle a tenté des essais pour faire partie de l’équipe de sa maison mais son vertige est demeuré un obstacle insurmontable. Ses amies se sont payées sa tête pendant plusieurs semaines. Et sa bouderie infantile n’a pas arrangé les taquineries.
Le Temps de la Terreur imposé par les Carrow n’est que poussière du passé. Remy retourne à sa rêverie coutumière, réfléchissant à son prochain détournement d’objet, à sa prochaine invention. Étrangement, Rowena Serdaigle est devenue sa dernière source d’inspiration, et l’histoire de son diadème perdu a titillé l’inventivité de la jeune fille. Et si elle bidouillait un diadème ou un chapeau qui permet de bloquer l’intrusion mentale des legilimens ? Dans ce climat de tensions permanentes, où une nouvelle guerre des sorciers menace d’éclater à tout moment, c’est exactement le genre de gadget dont les gens risquent de raffoler. Il se peut même que cela éveille l’intérêt du Ministère de la magie. Les frères Weasley ont bien leurs chapeaux désillusionnés, pourquoi elle n’aurait pas son diadème anti-intrusion mentale ?
La dernière bouchée de son petit déjeuner a un agréable goût de victoire, et c’est rassérénée qu’elle quitte la grande salle pour rejoindre les couloirs de l’école. Finalement, elle tient son idée, mais il lui faut encore comprendre les mécanismes d’intrusion et de protection de l’esprit avant de tenter de créer un premier prototype. Elle ne sait pas si un occlumens ou un legilimens accepterait de discuter avec elle de ce genre de magie.
Mais en attendant de pouvoir aller à la bibliothèque pour amorcer quelques recherches, elle doit d’abord se rendre au club de duel. Winnie l’y a traînée dès la première semaine, en arguant que nul n’est jamais assez prêt contre un ennemi. Elle a certainement raison, et ce qui est arrivé à Meadow Quinn en est l’illustration parfaite. Pauvre Meadow… Elle n’a entendu que des brides de conversations sur ce qui est arrivé à la jeune fille, et elle ignore dans quelle mesure tout ce qui ce raconte est vrai, mais cela a l’air si… horrible ! Remy frémit, presse le pas et entre dans la salle dédié aux duels. Personne. Quoi de plus normal, aucune réunion n’a encore été décidé pour le moment, mais des mannequins et des manuels ont été laissé à la disposition des élèves pour des entraînements. Remy se rappelle du désespoir ressenti dans son rêve, quand Alecto Carrow a fait d’elle sa marionnette avec l’Impero et qu’elle a été incapable de résister. Elle en garde une espèce de honte, une souillure.

La pointe de sa baguette magique vise le cœur d’un des mannequins et celui-ci explose sans ménagement. Elle n’aime pas particulièrement la violence et affectionne les sortilèges de défense, mais depuis l’incident des portes ouvertes, elle a prit conscience de l’importance de savoir faire plus. Un second mannequin vole à travers la pièce pour aller se fracasser sur le mur opposé, tandis qu’un troisième se prend un sortilège de désarmement. Enfin, la jeune fille tente un Patronus.
Un Orang-outan, on ne peut pas faire animal plus ridicule. La jeune Remy a horreur de montrer son Patronus devant tout le monde, elle ne trouve pas l’animal assez noble, malgré sa bonne bouille sympathique et la force tranquille qui transperce dans chacun de ses mouvements. Mais voilà, c’est roux… comme elle. Et elle n’ose plus pratiquer le sortilège depuis qu’un garçon se soit moqué d’elle et de cette similitude pendant une leçon de Défense contre les Forces du Mal. C’est stupide, elle le sait, mais Remy est parfaitement consciente de ses faiblesses aussi. La forme de l’animal vacille car les pensées de la jeune sorcière s’embrouillent et ne sont plus aussi positifs.
Finalement, l’orang-outan s’évapore, tel un souvenir argenté qui s’estompe avant de disparaître de la mémoire, laissant la rouquine avec un grand vide dans le cœur.
Soyons honnête, elle qui pensait encore récemment que l’école était un lieu protégé d’une potentielle guerre, la tragédie des Portes Ouvertes la fait douter, et l’avenir lui fait maintenant peur.  



2575 mots

Codage par Libella sur Graphiorum
Edwa D. Black
MEMBRE
hiboux : 239
pictures : Passé désenchanté BlondLeafyBluewhale-small
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 2 Sep - 13:23




















❝ Désenchantement ❞




Tu as besoin d’un peu de calme pour ouvrir des chocogrenouilles. Tu n’as pas revue Veredis, absorbée qu’elle est à juguler l’hystérie collective. Depuis les attentats de Poudlard, les préfets et préfets en chef ne sont pas de trop pour aider les professeurs à gérer les crises de larmes, de paranoïa, les soi-disant artefacts ensorcelés, les mauvaises blagues, les cauchemars. Tu vois Veredis courir partout et s’effondrer épuisée dès qu’elle le peut. Alors forcément… avec tout ça, tu n’as même pas pu ouvrir les chocogrenouilles que tu t’es achetées, ou bien celles que tu as gagné à la pêche aux cadeaux des portes ouvertes de Poudlard. Tu as donc décidé, ce jour là, d’y remédier. Comme la salle commune était déjà pleine des pleurs d’une première année effondrée sur l’épaule de Veredis, tu as agité le bras pour saluer la préfète en chef, et tu t’es esquivée.

Veredis est la seule qui sait. Elle sait que tu étais aux première loges lors de l’attentat. Bon… ok. Tes parents aussi, savent. Tu te remémores les lettres adorablement étouffantes de ta mère à ce propos, d’ailleurs. Du coup, tu as cherché une salle de libre pour te poser : la salle de collection de cartes était squattée par une réunion du club d’échecs, lui-même évincé de sa propre salle par le club de bavboules. Tu n’as pas pu accéder à la salle de musique, fermée, et tu t’es retrouvée, Merlin seul sait comment, dans la salle de Duel, déserte. Les mannequins sont inquiétants. Tu t’es donc faufilée derrière une armoire. Dos contre le pan de bois, tu as entrepris de faire tes petites affaires, à savoir, disposer les paquets de chocogrenouille autour de toi. Quoi ? A quelles autres petites affaires pouvait-on penser ? Tu as commencé, comme de coutume, par ouvrir les chocogrenouilles normales et enfermer le chocolat dans ta boite de conservation des aliments : tu as tellement distribué de chocolat à de jeunes Serpentards qu’il ne t’en reste presque plus. C’est l’occasion de refaire les stocks ! Tu croques un bout de chocolat pour te donner du courage. Tu empiles les cartes, face cachée, à côté de toi. Comme d’habitude, tu veux te donner la possibilité de les découvrir à la toute fin. Tu plisses le nez sur les emballages et murmure 

« metamorphosis »

Est-ce que tu réussiras à faire des feuilles de papier parfaitement rectangulaires, bleu pâle avec un liserai doré, cette fois-ci ? Oui, pour certaines, mais pas pour toutes. Mais tu aimes ce sort et, plus que tout, tu adores la métamorphose.

Tu passes ensuite aux chocogrenouilles en or. Tes mains tremblent. Tu les as reçues lors d’une virée chez Honeydukes, récompense pour la cent-cinquantième chocogrenouille achetée, qu’ils ont dit. Tu caresses les boites dorées comme des trésors. Tu sais. Tu sais qu’à l’intérieur il y a une carte en or. Cela fait des jours et des jours que tu les observes avec révérence. Mais cette fois, go ! Tu les ouvres ! Tu as besoin de réconfort, de toute façon. Tu es enchantée de découvrir que même les grenouilles en chocolat noir sont recouvertes d’une fine pellicule d’or comestible. Tes yeux étincellent. Tu sens des shots d’adrénaline parcourir tout ton corps. Méticuleusement, une après une, tu ouvres les grenouilles, préserves le chocolat, mets les cartes de côté. A nouveau, tu les vises de ta baguette et re-tente.

« metamorphosis »

Tu vois que les feuilles demeurent dorées sur le verso… comme recouvertes d’une pellicule de métal. Tu ne pourras qu’écrire sur le recto, mais quelle classe ! Tu bats des mains, toute joyeuse. Décidément, cette matinée est exactement ce dont tu avais besoin : une activité futile mais satisfaisante.

Que te reste-t-il ? Des chocogrenouilles de Poudlard, mais également les très select chocogrenouilles édition ministère et édition d’Hiver ! Tu as pu les obtenir en avant-première grâce au club des collectionneurs de carte de Poudlard : elles ne sortiront que début décembre pour le grand public. Et ça… ça… c’est la super classe ! Évidemment que tu vas les ouvrir en dernier pour savourer ce moment ! Tu attrapes donc le paquet de chocogrenouilles de Poudlard : Gryffondor, Serpentard, Pouffsouffle et un double lot de Serdaigle. Tu te remontes les manches en te demandant si les chocolats seront parfumés ? Bingo ! Framboises, myrtilles, citron et menthe. C’est bien foutu ces chocogrenouilles, quand même. Tu préserves le chocolat non sans grignoter un bout de chocolat aux myrtilles. Miam, Serdaigle n’a jamais été aussi délicieux ! A nouveau, les cartes sont empilées, et les feuilles métamorphosées.

« metamorphosis »

Tu as des petits ratés sur certaines qui conservent les armoiries de la maison ainsi que la marque des chocogrenouilles en filigrane sur le papier, mais tu parviens à avoir des feuilles sur lesquelles tu pourras écrire. Parce que oui, tu le dis et le répètes : tu es une sorcière écolo et végane ! … Sauf quand il y a du bacon au petit dej. Oui, bon, zut ! Faire attention à ton environnement est un petit pas pour toi, un grand pas pour le monde de la magie.
Na !

Enfin, tu arrives aux fameuses Chocogrenouilles qui te font trembler les mains. Edition hivernale ou Ministère ? Le choix est difficile. Edition hivernale. Tu peux presque sentir le chocolat glacé entre tes mains. La boite est enchantée pour les garder bien au frais. Heureusement que ta boite à conservation de nourriture a un sort de stase qui préserve exactement chaque aliment dans les conditions initiales de son placement dans la boite. Les boites sont bleu pâle avec de jolis liserais irisés ; c’que c’est beau ! Tu adores définitivement la firme qui commercialise les chocogrenouilles ! Il y a des moldus qui collectionnent des cartes, mais c’est nul : ces cartes là ne sont pas livrées dans de jolies boites avec une friandise !

D’un geste expert, les boites sont désossées, le chocolat au lait glacé fourré à la glace vanille enfermé dans la boite, et les cartes retournées. Tu as désormais autour de toi une, deux, trois, quatre, cinq, six, sept piles de cartes. De tailles variables, elles te font de l’oeil. Tu t’astreins cependant au calme. Tu as si hâte de découvrir les cartes ! Tu lances encore :

« metamorphosis »

Et les emballages se contorsionnent pour devenir de belles feuilles toutes plates et irisées. Bon, l’une d’entre elle est restée un peu octogonale… Tant pis, ça sera mignon et original !

Allez, allez !
Les dernières.

Tu as si hâte que tu en applaudis des mains. Cette fois, c’est sur : rien ne vaut une bonne séance d’ouverture de cartes pour te remonter le moral. La joie déferle sur ton échine. Tu es si contente. La société de consommation dans le monde de la magie a du bon aussi. Et en pensant ça, tu essaies de ne pas penser à l’inquiétant article sur l’écologie dans le monde moldu que tu as lu la semaine passée dans une vieille coupure de 2001 de la Gazette du Sorcier à la bibliothèque. Tu te demandes s’il y a des sorciers écolos, ou si l’écologie est, comme l’article le précisait, spécifiquement une préoccupation de moldus incapables de magie et donc bien plus pollueurs que les sorciers… Est-ce que ça pollule la magie ? Il faudrait que tu poses la question à ton père : où vont les objets à qui on a fait subir un evanesco ?

Pensive, tu ouvres les dernières chocogrenouilles et réitère ton petit manège. Un « metamorphosis » plus tard, te voici enfin prête à découvrir les cartes. Tu as rangé soigneusement le chocolat et le papier, tu as étendu les jambes, et tu attrapes une carte, puis une autre. Tu t’extasies sur celles que tu n’as pas, tu t’amouraches des cartes en or, tu effleures tes doubles du doigt. Et tu les classes avec amour. Tu peux enfin les contempler dans ton album. Tu tournes les pages, un sentiment de profonde satisfaction sur le coeur.

Et tout à coup.
Tout bascule.

Tu sursautes en entendant un pas derrière toi dans la salle. Tu te redresses juste à temps pour entendre un mannequin exploser à côté de toi. C’est une attaque. Un deuxième. Tu es tétanisée. Les souvenirs de l’attentat flashent devant tes yeux. Tu trembles. Tu as lâché l’album, t’es repliée dans un coin. Tu agrippes ta baguette. Tu sais que tu vas devoir défendre chèrement ta vie, car il n’y a aucun Harry Potter pour se jeter entre le danger et toi, cette fois-ci.

Silence.

Tout est silencieux autour de toi. Tu raffermis ta prise sur la baguette, encore. Jusqu’à t’en faire blanchir les phalenges. Tu te redresses juste à temps pour entendre un expecto patronum. Tu dépasses la tête de l’armoire et observe la salle. Un orang-outan s’efface, et tu reconnais la silhouette. Remy Nott. fille de prof. Ouf, sauvée ! Elle n’a pas essayé de te tuer, on dirait.

 « Tu m’as filé une de ces trouilles ! »

Tu t’es exclamée malgré toi. Tu espères un peu secrètement la faire sursauter autant qu’elle t’a fait sursauter.

 « J’étais venue chercher de la tranquillité ici, je ne m’attendais pas à ce que des gens viennent aussi tôt : il y a des entraînements du club de duel à cette heure-ci ?  »

Tu vas peut-être devoir changer de lieu. Mais tu remarques surtout le teint blême de Remy.

 « Euh… ça va ? Tu veux un bout de chocolat ? »




:copyright: Code de Phoenix O'Connell - 1588 mots


Sorcellerie
GRAND MAÎTRE
hiboux : 412
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 2 Sep - 14:03
INTERVENTION MJCHOCOGRENOUILLES
1 : Merlin, bon état
16 : Mopsus, excellent état
7 : Carlotta Pinkstone, bon état
5 : Morgane, excellent état
11 : Alberta Toothill, excellent état
13 : Harry Potter, un peu cornée
8 : Xavier Rastrick, excellent état
10 : Sacharissa Tugwood, bon état
5 : Morgane, excellent état
4 : Miranda Fauconnette, excellent état
3 : Albus Dumbledore bon état


INTERVENTION MJCHOCOGRENOUILLES EN OR
13 : Harry Potter
19 : Salazar Serpentard
18 : Godrick Gryffondor
5 : Morgane
3 : Albus Dumbledore
19 : Salazar Serpentard
6 : Paracelse
20 : Rowena Serdaigle
19 : Salazar Serpentard
17 : Helga Pouffsouffle
2: Gédéon Miette
Toutes les cartes sont dorées et en parfait état.


INTERVENTION MJCHOCOGRENOUILLES D'HIVER
27 : Gilderoy Lockart état correct
29 : Cliodna bon état
28 : Andros l’Invisible excellent état
30 : Havelock Sweeting excellent état
27 : Gilderoy Lockhart bon état
28 : Andros l’invisible excellent état
29 : Cliodna excellent état
29 : Cliodna bon état
30 : Havelock Sweeting excellent état
29 : Cliodna bon état


INTERVENTION MJCHOCOGRENOUILLES SERPENTARD
SP 1 : Salazar Serpentard
SP 1 : Salazar Serpentard
SP 3 : Circé
SP 1 : Salazar Serpentard
SP2 : Le Baron Sanglant
Toutes les cartes son en excellent état, vertes avec impression argentée ; elles portent à l’arrière les armoiries de la maison Serpentard.


INTERVENTION MJCHOCOGRENOUILLES SERDAIGLE
SD1 :Rowena Serdaigle
SD2 : Helena Serdaigle, la Dame Grise
SD2 : Helena Serdaigle, la Dame Grise
SD3 : Ulric le Follilingue
SD1 : Rowena Serdaigle
SD3 : Ulric le Follilingue
SD2 : Helena Serdaigle, la Dame Grise
SD1 : Rowena Serdaigle
SD3 : Ulric le Follilingue
SD2 : Helena Serdaigle, la Dame Grise

Toutes les cartes sont en excellent état, bleues avec impression couleur bronze. Les dos sont aux armoiries de Serdaigle.


INTERVENTION MJCHOCOGRENOUILLES POUFFSOUFFLE
P3 : Hengist de Woodcroft
P3 : Hengist de Woodcroft
P3 : Hengist de Woodcroft
P2 : Le Moine gras
P1 : Helga Pouffsouffle

Toutes les cartes sont en excellent état, jaunes à impressions noires. Au dos, les armoiries de la maison.


INTERVENTION MJCHOCOGRENOUILLES GRYFFONDOR
G2 : Sir Nicolas de Mimsy-Porpington
G3 : Albus Dumbledore
G1 : Godric Gryffondor
G1 : Godric Gryffondor
G3 : Albus Dumbledore

Toutes les cartes sont rouges à impressions dorées et en parfait état. Au dos, le blason de la maison, et derrière son écran, une MJ satisfaite d’arriver au bout °°


INTERVENTION MJCHOCOGRENOUILLES DU MINISTÈRE
M4 : Kingsley Shaklebolt
M9 : Dobby
M10 : Regulus Black
M7 : Moira A. Oaks
M6 : Severus Rogue
M1 : Harry Potter
M5 : Hermione Jean Granger
M10 : Regulus Black
M2 : Alastor Maugrey
M3 : Sibylle Trelawney
M8 : Minerva McGonnagall
M3 : Sibylle Trelawney
M8 : Minerva McGonagall
M6 : Severus Rogue
M1 : Harry Potter

Toutes les cartes sont en excellent état, blanches à impression noire & blanc : les dos sont ornés du sigle du Ministère doré.


PS de Sevy : Edwa, je t'aime et je te déteste en même temps °° ; inventaire mis à jour =3

Contenu sponsorisé

Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum