Elixir d'oubli, ô doux whisky | Nigel A. Fawley
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Nigel A. Fawley

Nigel A. Fawley
Champion du RPathon
hiboux : 68
Dim 14 Juil - 13:01

Nigel A. Fawley
PLUME DE PHÉNIX
Nom Fawley, grande famille aux pères le cul coincé, aux mères les jambes bleutées, à la fierté sèche; Prénoms Nigel, seul héritage Abbott que sa mère lui ait refilé, nom du grand-père tant aimé, douceur dans son monde d'hommes de brutes, Andrew, le rajout paternel, nom du Fawley senior ; Âge 46 ans; Date de naissance 4 janvier 1957, espoir d'une nouvelle année ; Lieu de naissance Né au domaine familial Fawley dans le quartier huppé de Kensington, Londres ; Signe astrologique Sagittaire, Helen s'en riait bien trop ; Nationalité Londonien, jamais sorti de sa ville, ne compte jamais le faire ; Statut Civil Divorcé, bague toujours au doigt ; Préférences sexuelles Hétérosexuel ; Statut du sang Sang-pur, mère Abbott, père Fawley ; Tradition Ordre d'Hermès, le seul qu'il connaisse ; Baguette 23,31cm en bois de frêne, ventricule de coeur de dragon ; Patronus n'a jamais réussi à avoir de forme définitive, foutue Helen ; Dons / ; Pouvoirs / ; Particularités Il a une longue cicatrice sur l'avant bras, issue d’une dispute avec son beau-frère, un tatouage sur le bras droit, figure en origami d'un lotus, un sur l'épaule gauche, jambes pinup croisées, son père qui s'en étouffe Activité Professionnelle, études, métier, autre Ancien avocat, a acheté un bar à l'angle du Chemin de Traverse et de l'allée des embrumes, Helen's Legs
Fils à maman La bonne femme est douce et sage, effacée, mère aimante et fatiguée, épouse esseulée et désespérée, ses caresses étaient mille et un réconforts, ton complexe d’Oedipe ne s'est jamais vraiment érodé. En grandissant, ta voix contre son père plus souvent s’élève pour défendre ce bout de femme, bien trop douce, bien trop conne ; Cancre magique Si la théorie te voyait exceller, jamais tu n’as réussi à atteindre les hautes élites magiques, au grand damn de Slughorn qui n'attendait qu’un exploit de toi pour te convier à ses dîners. Métamorphose et sortilège te déplaisent, arts inutiles, plein de grâce et de voltige que tu n’as point, quand les potions et leur rigueur, l’arithmancie et leur cartésianisme, ces matières-là savaient coller à ton esprit. Pire encore, matière qui faisait se rouler des yeux ton père, maudissant cet enfant incapable, l’Histoire de la Magie raflait tes meilleures notes. La magie du quotidien ne t'échappe pourtant pas, et dans ta vie loin de tout art magique haut placé, cette absence d'haute voltige ne se voit point ; Jeux de mains, voix de vilain À défaut de manier la baguette comme l'un des meilleurs duellistes, tes mains savent toutefois se montrer droites, fortes, ta voix sait susurrer, manipuler les âmes les plus faibles, t’assurer soutien et écoute assidue. Parfois elle se faufile trop fort, elle s’entortille autour de gens trop malléables, et ta voix se fait vilaine, profitant des autres. Malgré ces doutes quand à ta droiture, ta prestance est certaine, ta démarche sereine dans les tribunaux convainquait tout jury. L’homme de force que tu étais ne faisait aucun doute. Aujourd’hui encore, adossé à ton comptoir, tu sembles pourtant maître d'un royaume, bien trop grand pour ce simple établissement. ; Divorcé émouraché Ah, Helen. Sacré bonne femme - si ton complexe d'oedipe aurait dû te faire préférer les jolies minettes douces et assagies, ton coeur s'était emballé pour une force de caractère hors du commun, un esprit de joute et de taquinerie, des jambes — Merlin ! ses jambes ! — à en faire pâlir un prêtre. Sacrée Helen, si vite épousée, si tendrement aimée, toute ta rigueur, ta fierté mal placée, ton esprit froid de premier de famille fondait comme neige au soleil lorsque tes paumes effleuraient ses hanches, lorsque tes lèvres titillaient ses seins. Sacrée Helen, qui avait préféré se casser. Et ta bague, qui trône toujours sur ton doigt, et ton bar, hommage à ses foutues jambes. ; Jonglerie d'alcool Pour tenir le choc face à la justice, aux cas horribles qui étaient donnés à voir, certains se réfugiaient dans des bras chauds et aimants, mais la tienne n'avait pas voulu de ces étreintes d’apitoiement. Le whisky s’était glissé dans tes veines, bien plus docile, bien plus tendre, et bientôt il s'y était taillé une place. Caractère érudit était ressorti, ton amour de la boisson t'avait fait découvrir tout type d’alcool, de mélanges, et tu prenais un plaisir de potionniste à créer divers mixtures alcoolisées. ; Colère douce Il était plus facile d’être en colère qu'heureux, aussi cette dernière était devenue ta compagne la plus fidèle, tes poings toujours un peu trop serrés, tes muscles trop tendus, tes mâchoires crispées. Colère contre Helen, colère contre ton père, colère contre toi-même, colère contre le monde. C'était si facile.; Fierté froide Pas Fawley pour rien, le sang de ton père s'était déversé à torrent dans le tien, et si ton cul était un peu moins coincé que le sien, tes yeux étaient bien trop hautains, ton pincement de lèvre parfois méprisant, ta confiance en les autres caduque, et ta fierté bien trop péteuse. Chacun ses travers. ; Ô Shakespeare La faute à Helen, qui clamait du théâtre nuit et jour, t’en es tombé beaucoup trop dingue, ça se faufile dans ton cerveau, ça apaise tes colères, ça endort tes chagrins, douce catharsis. Alors tu écumes les salles de spectacles, tu te repais de la voix des autres, à défaut d'avoir la sienne qui se glisse sur ta peau ; Maîtrise en psychologie La psychologie de comptoir, c’est pas autant de la merde que tes amis s'acharnent à le dire, à voir le nombre de pèlerins qui s’accolent à ton bar et qui déversent torrents de malaise et de diatribes désespérées. Ta figure froide fait un peu se tendre les premiers arrivés, ton whisky réchauffe leur coeur, et bien vite ta voix habile met à l’aise le plus sérieux des papes. Ce sera 10 gallions la séance, je vous remercie.
CURRICULUM VITAE
Ici vous pouvez raconter l'histoire de votre personnage ~ 


Nuit noire. La lune semble s’être cachée, elle tourne le dos à ces insolents humains, qui ne savent plus apprécier sa présence. Tu ne lui as toi-même pas jeté un regard, dévalant l’allée enneigée du village sorcier en n’ayant à l’esprit que la douceur amère d’une mixture bientôt déglutie. Si tu vantes les mérites de la psychologie de comptoir, c’est parce que tu sais toi même combien elle peut être bénéfique. Pauvre âme, à siroter ton gin comme une demoiselle, avachi sur le bar de ce sacré Ableforth. Il t’offre ce même regard, un peu dépité de te voir revenir, un peu apitoyé par ta sale gueule triste, un peu touché, coeur vieillissant qui s’affaiblit devant les malheurs des autres. Sa voix est pourtant toujours aussi bourrue lorsqu’il dépose un verre devant toi, rempli à ras-bord, et qu’il grommelle :

- Tu veux pas retourner croupir dans ton bar à toi, mon garçon ?

Tes yeux se relèvent vers lui, un peu brillants d’avoir trop consommé, tandis que ta main droite glisse vers le verre offert.

- C’fermé.

De toute façon, personne ne venait les mardi après deux heures. Pourquoi Merlin serais-tu resté au creux des jambes d’Helen quand tu pouvais venir te morfondre ici, dans un presque taudis de Pré-au-lard. Abelforth se contente de te donner une tape sur l'arrière du crâne, sa main osseuse heurtant son corps.

- Y en a d'autres qui aimeraient pouvoir fermer aussi, p’tit con.

Tu n'as jamais trop compris pourquoi il ne te foutait jamais dehors, pourquoi il continuait à t’écouter, pourquoi même il prenait le temps de te servir aussi gentiment, alors que t'avais été de l'autre côté de son champ de bataille et que t'avais une sale gueule de filou trop riche. Si tes premières sorties à Pré-au-lard s'étaient faites dans les cadres, une choppe de bièraubeurre et des rires enfantins, les suivantes avaient vite été bien plus aventureuses et ton coeur avait élu domicile à la Tête de Sanglier. C’était un taudis comme jamais tu n’en avais vu, qui détonnait en tout point avec l'ordre et la propreté immaculée des précieux de ton rang. Les hommes y entraient cagoulés, drapés, pour qu’on ne les y reconnaisse pas, et les pintes étaient servies dans des verres aux traces de doigts infectes. C'était fabuleux. Tes amis n'avaient pas trop compris, et les premiers rires d’avoir pénétré dans ce lieu contestataire s’étaient peu à peu taris, remplacés par des airs empressés de s'en échapper. Tu étais revenu, pourtant — Abelforth n'était pas encore patron, mais il servait ça et là, il grognait beaucoup, il salissait tout autant. L’atout parfait pour cet endroit de crasse. Déjà, ta petite gueule de con lui avait plu : des gouttes de liqueur étaient glissées dans tes bièraubeurres, et bien vite les bièraubeurres avaient totalement disparu des verres pour laisser place à tous les autres élixirs du monde adulte. Quand tu avais amené Helen ici, presque quinze ans plus tard, elle avait ri si fort de ce décalage entre ton monde et cet endroit que les deux pauvres clients d'Abelforth avaient déguerpi. Cette affection pour ce taudis avait été, pendant les trois quarts de ta vie, le seul coup d’éclat que tu t’étais permis, la seule note contradictoire à l’ordre puriste, la seule petite tâche au gendre parfait que la famille Fawley attendait que tu deviennes.

- Allez mon grand, déguerpis tu veux ? relance Abelforth en t’attrapant l’épaule, te redressant convenablement.

Ton regard est noir, mais trop fatigué et abreuvé pour porter réelles menaces. Son sourire demi-lune est moqueur, et bien vite tu abandonnes, claquant des doigts pour appeler ton elfe de maison. Celui-ci se courbette dans tous les sens et vient t’attraper pour vous faire transplaner alors que tu baragouines un semblant de merci bonne soirée. Ton lit te réceptionne aussitôt à l’arrivée, et tes bras s’étendent le long du matelas, à la recherche du corps chaleureux de ton épouse, pour lui picorer le coup. Les draps sont vides, pourtant, et terriblement froids. Ça te dessaoulerait presque, mais si tu t’es mis dans cet état, c’est bien pour oublier ce foutu lit deux places trop grand pour toi seul. C’est aussi parce que demain, le conseil se réunit, et tu vas devoir supporter toute la haute société, tous les bienpensants, tous les petits rires effrontés de ton cocuage, qui ne semblent jamais vouloir se tarir. Tu vas devoir supporter, aussi, de la voir au loin.

Ce n’est pas que tu ne les aimais pas, ces abrutis de coincés. Tu en es un toi-même, beau sang pur, conservateur de pensées, Serpentard de coeur et d’esprit, l’exemple parfait de tout ce qui les rassemble. Seulement, leurs minauderies te lassent, leurs soirées thés et bavardages te crispent, les milliers de dîners où tu as dû faire bonne figure, l’âge de raison arrivé, te hantant sans vergogne. Souris, fils Fawley, sois sage, qu’on te trouve bonne épouse. Tu étais premier enfant de la famille, les doigts de ton père attrapait sans vergogne leur baguette pour punir le moindre écart — une faute de couvert, un ton jugé trop insolent, une note trop basse. Quel malheur cela avait été, quand tu n’avais pas été fichu d'être brillant partout. Au moins, ton père n’avait-il pas eu d’espoir insensé pour ton frère, qui t’avait suivi tranquillement, à idolâtrer une image faussée du patriarche. Il n’avait jamais subi, les punitions ; il n’avait jamais eu les doigts fins de votre mère, qui venaient panser tes blessures comme ils le pouvaient ; il n’avait jamais vu ces mêmes doigts se faire écraser par le père. Il ne fallait pas t’aider, pas incapable comme tu étais. Magie stagnante, magie cancre, à quoi bon servait-il de rédiger de la théorie parfaite et d’un niveau expérimenté si tu n’étais même pas capable de l’appliquer ? Non, il ne fallait pas t'aider, tu méritais ces réprimandes. Ce n’était rien d’important, rien de grave, enfin, arrêtez de pleurer Susan. Et ton frère, plus jeune, qui ne voyait rien, qui n’avait rien subi.

Tu le lui en voulais pas, à ce pauvre bougre. Paul était un frère idéal, il rétorquait aux disputes, il se lançait dans les aventures, il ne rapportait pas aux parents. Peut-être que si ton père lui avait autant tapé dessus qu’il ne l’avait fait sur toi, peut-être alors qu’il aurait été moins con. Paul avait deux ans de moins que toi — quand tu sortais des ASPIC, les théories brillamment réussies, il terminait ses BUSES. Déjà, à cet âge, sa fascination pour les Mangemorts étaient extrême. Le goût du pouvoir, l'envie de trôner à table près de votre père, d’être sa digne suite, ça lui faisait mouiller le pantalon d’envie. Ça n’avait jamais trop été ton truc, toi, l'embrigadement suspect. T’étais pas assez con pour ça. Pas assez assoiffé de pouvoir, non plus. Pas grand chose à prouver à qui que ce soit, de toute façon. Tu faisais déjà bien assez de misères à la formation au barreau de justice. Ton père te l'avait toujours dit, après tout, un jour tu te rendrais utile à la famille. Tu étais le meilleur avocat, la meilleure défense, même des cas les plus infâmes. Ta voix possédait un rythme, ton allure avait une cadence, l'ensemble était d’une telle prestance que tous les jurys t’accordaient mère et père sans concession. Tu montais les échelons si vite que rien n’aurait pu t’être reproché. Tu apportais ton soutien, dans l'ombre, aux forces Mangemorts, rapportant certaines informations des tribunaux ou de la justice qui auraient pu être utiles, mais ton bras ne fut jamais marqué, et tes aptitudes magiques aurait de toute façon été d’une inutilité dans les combats à haut-risques que les compagnons menaient. Ton frère, lui, avait su être plus doué. Pas très futé, mais agile, et puissant, malgré tout. Une recrue de choix, malgré son jeune âge. Son joli bras marqué fut fièrement exhibé aux repas de famille, ta mère se signant Marie Jésus Joseph à chaque fois.

La mascarade avait bien vite pris fin. Le bras avait été emmitouflé sous masses de tissus, les repas bien moins jouasses. Le Seigneur était mort, vive le Seigneur. T’aurais bien ri, toi, mais ça t’avait fait chier quand même. Les tribunaux s’infestaient de tous ces gens que tu côtoyais, que t’appréciais pour certains, et Croupton les condamnait tous sans hésitation. Tu sentais peser, quelque fois, un regard plein de supplications — pitié, interviens, demande grâce. Tu savais que tu ne pouvais pas, que tu ne devais pas. C’était trop tard, bien trop tard, pour prendre la défense des Mangemorts. Tu tentes certains cas —Malfoy, Avery, Nott, c’était des cas faciles. Tu ne pouvais rien pour Bellatrix ou Dolohov. Tu défends aussi, évidemment, ton frère, et sa foutue marque. Tu plaides un enfant facile, une fragilité, Paul se gonfle d'horreur du portrait de gamin minable manipulé que tu dresses de lui, mais il est bien obligé de ployer. On le surveille un peu, les premiers temps, et puis il refait sa vie, tranquillement. Les autres, tu ne pouvais pas les aider. C’aurait été t’effacer à vie du monde judiciaire, ta haute carrière à peine débutée. Ça ne fait que deux trois ans que ta formation est achevée, et tu sais que ton père compte sur toi pour garder la famille bien placée.

Sacré Nigel Fawley, ce pauvre type défend tous les procès, même les plus fous ! Les premières années sont laides, ça te torture l’esprit, tu défends des gens malades, des gens affreux, mais ta carrière monte, le public s’affole de ton talent, ta prose est acclamée, tes procès deviennent spectacles. Bien vite, les Fawley sont tout autant conviés partout, chez toutes les familles. On te présente des filles, des jolies filles à papa, sages et dociles, qui ne t’apporteront pas de soucis, et surtout, une jolie dot. Tu butines, ça et là, tu voles des baisers, tu voles certaines fleurs, tu laisses des éplorées. Bientôt, ta carrière est si bien faite que tu choisis tes procès, tu sélectionnes tes clients. À qui paiera le mieux, à qui la fille sera la plus jolie, à qui le cas est le plus passionnant. Tu as bientôt trente ans, déjà, et le regard de ton père pèse sur toi.

Premiers fils de cette branche, il te faut te marier. Elle s’appellera Katherine, elle viendra de Vienne, elle sera blonde, fine, et sage. Tu ris au nez de ton père, et la gifle se perd sur ta joue. Quand tu reviens, le lendemain, des jambes des plus suggestives sont tatouées sur ton épaule, et tu t’appliques à ne porter que des tenues qui les rendent visibles par tous. Tatouage annonciateur de ton fantasme premier à débarquer, tatouage annonciateur aussi de la première crise cardiaque de ton patriarche. Avec ceci, jolie Katherine se détourne et vieux papa se tait. Il s’occupe plutôt de ton frère, ce sacré Paul, qui tient une petite boutique d’ensorcellement et de désensorcellement sur l’allée des embrumes. De temps à autres, tu vas traîner chez lui. Tu donnes quelques conseils juridiques à sa clientèle, pas famée pour un sou, parfois pitoyable. C’est là-bas que tu la rencontres.

Quand tu dis ça à ton père, tu vois tout le sang quitter son visage. Son fils ainé, amoureux d'une gueuse. Ton air narquois le fait douter, pourtant, et bien vite il comprend : jolie Helen a le bon goût d’être de sang pur, et d’être l’amie de la compagne de Paul. Jolie Helen est un peu endiablée, elle n’en fait un peu qu’à sa tête, mais elle fait sourire ton père, elle fait rire ta mère, et Paul daigne lui parler ouvertement, c'est beaucoup. Jolie Helen, après tout, elle ferait sourire un homme à la guillotine. Jolie Helen, elle t’avait transformé, sale gueule de con qui se prenait plein d’importance, en un pauvre gamin bafouillant, qui tentait de séduire comme il le pouvait la plus jolie femme qu’il lui avait été donné de voir.

Helen avait joué la difficile, elle s’était faite coquine, n’avait plus donné de signe de vie, t’avait ravi tes lèvres, t’avait marqué le cou, avait dédaigné ton invitation à dîner, puis, enfin, à l’aube de tes trente-cinq ans, elle avait saisi ta main. Ça t'avait paru être une éternité et, pourtant, en six mois, vous étiez mariés.

Ta carrière en suspens, quelques cas par ci par là, tu avais suffisamment en fond pour t'offrir la vie dont tu rêvais sans puiser dans quelconque rentes, votre vie amoureuse s’était vue balancée entre vie londonienne et escapade en bord de mer, escapade en forêt, au gré des envies de la maîtresse de maison. Vos lèvres se liaient sans fin, vos corps se trouvaient avec tendresse, ton âme bougonne semblait s’être adoucie, presque. Ensemble, vous avez goûté les plaisirs des lettres, ceux plus nobles à ton goût des rondeurs d’alcool, ensemble la vie semblait douce et tendre.

Et puis, il y a l’Amant. Tu ne sais pas qui, tu n’as jamais su. Peut-être l’as-tu imaginé. Comment aurais-tu pu l’imaginer. Tu sais qu’il existe. Tu as des racontards qui te remontent à l’oreille. Tu as des preuves qui se glissent dans votre couple. Tu sais qu’il existe. Tu le sais bien — et pourtant, la guerre approche. Tu n’as pas le temps de te préoccuper de ses bassesses. Allons bon, ta femme a un amant. De l’autre côté, le Seigneur est de retour, ton frère sent sa marque le brûler, et ton incompréhension est totale.

Comment diable était-il revenu à la vie ? Où Merlin alliez-vous prendre place ? Tu sens déjà le regard de ton père poser sur toi, et tu soupires de cette place de chef de famille qu’il t’octroie. Tu n’aurais jamais dû faire carrière — a-t-il oublié, combien il y a si peu de temps encore, tu n’étais qu’un foutu incapable à ses yeux ? Bien vite, pourtant, tu acceptes l’inévitable : et ton fessier trône aux côtés de Malfoy et des autres fous furieux autour des tables de décision. Tu n’es jamais là quand le Seigneur y est, tu ne fais pas parti des grands cercles de décision non plus, ton bras vierge t’éloignant de cet honneur suprême. Ton frère assiste à certaines retrouvailles, lui, et tu sens à son souffle fébrile quand il te les raconte que son enthousiasme de gamin n’a en rien perdu de sa hargne. Tu proposes, comme à l’époque, toutes les informations que tes contacts peuvent t’offrir, mais tu ne t’impliques jamais. Pas de sang sur tes mains — pas directement, en tout cas. Helen t’aurait craché à la gueule, si tu te l’étais permis. Elle n’appréciait pas ces magouilles, ces violences qui s’annonçaient, elle voulait que vous partiez. Quitter Londres, et puis quoi encore. Tes gènes étaient faites de la pollution de cette ville, de ses emmerdes, des foutus moldus qui y mettaient les pieds, des sangs purs qui devaient y trôner. Alors tu restes, tu aides comme tu peux, tu n’es pas une figure publique, pas terriblement impliqué, on ne pourra jamais rien te reprocher, mais aux yeux des puissants, aux yeux des puristes, tu as fait le nécessaire. Qu’importe l'avenir de cette guerre, ton avenir est sauf. Londres restera tienne.

Et les années s’ensuivent, et les deux Grands disparaissent, et les années s’ensuivent, et la terreur prend toujours Helen à la gorge. Tu ne sais pas comment, mais vous survivez tous. Paul a arrêté de combattre, quand les Grands ont disparu — il s'est réfugié, lui, dans votre manoir secondaire, caché dans les hauteurs écossaises. Tu sais qu’ils le retrouveront, qu’ils le tueront. Paul a fait trop de malheur, trop d’horreur, son petit bout de petit frère, beaucoup trop con. Alors tu traficotes, c'est ce que tu sais le mieux faire — tu murmures ça et là quelques petites phrases magiques, qui t’ouvrent quelque portes juste à temps, juste avant que tout le Ministère ne bascule à nouveau du bon côté, et tu fais disparaître ton frère. Paul, décédé, administrativement. Tu sens dans les yeux d'Helen qu’elle ne sait pas quoi en penser. Dans ceux de ta mère, la douleur de devoir mimer les adieux d’un fils, la joie de le savoir enfin sauf à vie. Dans ceux de ton père, encore trop de confiance, trop de pression.

Bordel de famille.

Cette fois-ci, il est temps. C'est enfin l’heure de ton coup d’éclat. Celui qui t’attendait depuis toujours, tu l'as su à l'instant où tu as rencontré la Tête de Sanglier. Tu fais tomber les papiers d’achat signés sur la table de la salle à manger, au repas dominical, et tu annonces ta retraite judiciaire, pour de bon. Tu ne veux prendre part à aucun des foutus procès de Mangemorts, à défendre des gens que tu as vu tuer pour tes idées. Tu n'avais jamais dit être droit et juste, pauvre Helen. Non, tu t’arrêtes, c’est terminé. Tu as racheté un local, à l’angle de l’allée des embrumes. Ton père s’étouffe, une fois encore. Helen lève les yeux au ciel - et voilà, jolie crise de la quarantaine qu’il me fait.

Tu ne sais plus ce que tu lui rétorques, exactement, mais elle se lève furibonde, et tu sens les mots “sale putain” flotter dans les airs. Son frère s'est levé de table et s'est lancé sur toi, baguette à la gorge, mais ton père vous sépare et son maléfice n’érafle que ton bras, il n’y laissera qu'une cicatrice blanchâtre. Helen tourne les talons, et sa bague trône sur la table, cruelle. Tu as acheté ta seconde vie, ce midi-là, et celle-ci s’est défaite de la seule personne que tu voulais garder de ton vécu. Foutu karma.

Alors demain, il faudra que tu ailles à ce Conseil, ce foutu conseil où ton père ne veut pas trôner, soi-disant que tu as plus de pouvoir que lui, maintenant, ce foutu conseil où un quart de la pièce se rit encore de ton cocuage, de ce divorce célèbre de la haute société, cet unique divorce de leur génération. Et si ta prestance écrase la plupart des moqueries, certains abrutis demeurent inéluctablement abrutis, et continuent à grogner de rire à ta vue. Demain, tu iras pourtant la tête haute, la tête bourdonnante de tout ce whisky vomi, mais la tête haute, le regard glacial, cette saleté de fierté Fawley, et tu écouteras l’Enchanteresse parler.

Puis, le soir, enfin, tu prendras refuge au seul endroit où tu te sens un peu moins con, un peu moins perdu, un peu plus en paix. Entre les jambes d’Helen. Ta belle famille avait hurlé au scandale au nom de ton bar, mais aucun avocat n’avait osé défendre leur plainte en justice. Qui donc oserait se monter contre ta sale gueule, ton sourire carnassier, ta petite voix enjôleuse, dis-moi, qui donc ? Alors tu t’adosseras au comptoir d’Helen’s Legs, tu regarderas ta clientèle se faire des messes basses, rires à grand éclats, et consommer le pourcentage brut des revenus de Londres dans ton bar cinq étoiles. Ceux qui entrent depuis l’allée des embrumes verront une petite salle au fond, invisible aux autres, où clientèle moins belle vient glisser paquet empaqueté sous la table, quand les équipes de Quidditch fortes de leur victoire, les couples transis d’amour, les groupes d’amis hurlant de rire, et les pauvres esseulés qui viennent s’échouer au bar, ces gens-là, proprets comme tout, entreront par sa belle entrée principale, les deux jambes d’Helen les accueillant dans ton petit bout de bonheur.

Allez, tenez, me cherchez pas de noises, et buvez mon bon whisky, on fera bons amis.
FT. Tim Roth (c)odistole ; Pseudonyme   :smi14: Ju ; Âge 22 ans ; Comment as-tu trouvé le forum ?  :smi10: (céunTCbientôtDC) ; Un petit mot à ajouter ?  :smi19:  ; Ta fréquence de connexion souvent

Winnie Carrow

Winnie Carrow
MEMBRE
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LITTLE BAT
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Dim 14 Juil - 14:09
Bienvenue? (Re) bienvenue? ce smiley : " :smi10: " émet trop de mystère :kwua:

Brefouille brefounette : j'adore ton choix de famille & ton avatar! Les deux s'associent à merveille :smi63: TIM :kwua:
@Camille Nott risque fort d'être un de tes habitués...ton bar m'a l'air fort appétissant :smi6:

Je me régale déjà de tes mots! J'en veux pluuuuuus :hamster1: :smi15: :smi19: Bonne chance pour la suite de ta fiche petit brocolis & encore une fois bienvenuuuuueee :smi10:

Severus Rogue

Severus Rogue
MONSIEUR LE DIRECTEUR
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TEATIME is always epic with englishmen | ALWAYS in love with his dear Lily | BOOKS lover | MAGISTER es potionis
Dim 14 Juil - 14:39
Hey =)

Bienvenue à toi sur le forum ^^ (j'allais dire ou re-bienvenue, puisqu'une de nos membres a récemment évoqué l'idée d'un DC, mais je doute °°)

J'ai hâte en tous cas, de découvrir le petit loustic °° Ce nom de bar, sérieux xD

N'hésite pas aussi à aller faire main basse sur @Lawrence Fawley pour vous accorder sur un lien de famille =3

Bon courage pour la rédaction de fiche =)


PUTTING DEATH IN BOTTLE

Regulus Black

Regulus Black
MODÉRATRICE & MJ
hiboux : 667
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Dim 14 Juil - 14:49
Bienvenue sur le forum ^^

Un Fawley qui ouvre un débit de boisson ! Connaissant certains de nos membres, tu vas vite te retrouver avec quelques habitués. Le nouveau lieu branché de Londres, c'est là !

Si tu as besoin d'aide pour ta fiche, le staff est à ton service ^^

Nigel A. Fawley

Nigel A. Fawley
Champion du RPathon
hiboux : 68
Dim 14 Juil - 15:14
Hehehe voui c'est un re-bienvenue, j'suis Dr. Flash des présentations  :smi10:

@Winnie Carrow a écrit:

@Camille Nott risque fort d'être un de tes habitués...ton bar m'a l'air fort appétissant :smi6:

:smi17: Si hâte que Nott vienne déverser son amour de Rogue à mon loustic   :smi11:


@Regulus Black a écrit:
Un Fawley qui ouvre un débit de boisson ! Connaissant certains de nos membres, tu vas vite te retrouver avec quelques habitués.

Je connais la fréquentation d'alcoolique de TE t'inquiète pas que c'est bien réfléchi :smi28:


@Severus Rogue a écrit:
J'ai hâte en tous cas, de découvrir le petit loustic °° Ce nom de bar, sérieux xD

Son ex avait qu'à pas avoir de jambes aussi belles, qu'est-ce que tu veux que je te dise  :smi20:  :hilare: J'ai mpotté le cher Fawley, j'avais raté ce lien familial, merci de me le rappeler !

Des poutous merci de votre re-accueil j'espère que le loustic vous plaira  :smi63:

A. Josiah N'Da

A. Josiah N'Da
MEMBRE
hiboux : 457
pictures : Elixir d'oubli, ô doux whisky | Nigel A. Fawley Voodoo-ppl
Dim 14 Juil - 22:49
Jveux te souhaiter la bienvenue avant que tu sois validée (pcq en plus d'être une ninja, nous avons un staff-ninja What a Face) mais du coup j'ai pas entièrement lu ta fiche.

Rebienvenue, du coup, avec ce personnage qui m'a tout l'air extra ! Avoue, tu nous as entendu sur la CB quand on murmurait qu'il manquait un psy sur le forum What a Face Ton loulou va en entendre des vertes et des pas mûres, ça promet :smi68:

Hâte de te voir le jouer :smi46:


We built sandcastles that washed away. I made you cry when I walked away, and although I promised that I couldn't stay, baby, every promise don't work out that way.
by wiise

Archibald Rosier

Archibald Rosier
MODÉRATRICE
hiboux : 1553
pictures :

Elixir d'oubli, ô doux whisky | Nigel A. Fawley 1564215303-3095c565cfbdfadfb9d795d407c03d12
pour toi, je changerai l'or en fer,
& le paradis en enfer
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Lun 15 Juil - 7:48
cette trogne :kwua:
le clan des fossiles s'agrandit :beard:
j'ai ri au nom de ton bar :smi50: archie viendra y traîner la couenne pour tirer l'oreille à @Camille Nott :smi29:  :smi92:
Quelle délicieuse reconversion Carys :smi15:
Hâte de voir ce moustique en jeu  :pavel:

Moira A. Oaks

Moira A. Oaks
ADMINISTRATRICE
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pictures : Elixir d'oubli, ô doux whisky | Nigel A. Fawley 2a81f2d9648eea69cede3e41fb250de1
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Lun 15 Juil - 10:55
Mais ce personnaaaaage !! * -*

Depuis le temps que je rêve de trouver une bonne idée de personnage pour y coller la gueule de Tim Roth. C’est fabuleux !!

Je viens de finir ta fiche et il nous faut définitivement nous croiser ! J’adore ton personnage…
Et oui, Engel est très intéressé, évidemment…….. Neutral
Mais Moira aussi a quelques idées…. :smi40:

Hâte de te voir validée de nouveau avec ce TC\DC de toute bôté ! <3


Sorcellerie

Sorcellerie
GRAND MAÎTRE
hiboux : 442
Mar 16 Juil - 18:24
Bravo, ta fiche est validéechez les PLUMES DE PHÉNIX
Félicitations ! Ta fiche a satisfait le staff exigeant et pointilleux que nous sommes ! Tu es désormais ajouté à ton groupe et libre d'aller et venir sur tout le forum !


Mais c'est qu'il est diablement cool ce Monsieur Fawley ! Bienvenue à notre premier patron d'échoppe de l'allée des embrumes (c'est une performance, GG !) Nous comptons sur toi pour répandre l'ivresse et les bons mots dans ces allées par trop moroses !
Voilà que tu pourras fêter ça grâce à l'obtention d'un familier à nous réclamer (race, nom aux choix)



A présent,tu peux régler encore quelques menus détails administratifs. Songe à bien remplir ton profil, c'est important ! N'hésite pas à jeter un oeil au bottin des avatars pour vérifier que ta bouille est recensée, au registre des métiers (si tu es dans la vie active) ou au registre de Poudlard (si tu es étudiant) pour être certain que tes métiers, maisons de Poudlard, clubs et autres distinctions ont été bien enregistrées. Si ton personnage a une particularité, vérifie qu'elle a bien été enregistrée ici. Tu peux aussi vérifier que ta date de naissance est présente sur le calendrier et que ton patronus a été enregistré ! Il manque une information quelque part? hurle-le nous ici !

Ensuite, tu pourras librement ouvrir ta fiche de liens pour que chacun puisse te demander un rp ou un lien, et bien entendu... jouer et t'amuser !

A très vite en RP

Nigel A. Fawley

Nigel A. Fawley
Champion du RPathon
hiboux : 68
Mar 16 Juil - 19:21
:smi17: :smi105:

Merci pour votre rapidité et bienveillance les petits loups, j'ai hâte de jouer le bonhomme <3

Pour l'animal si possible, je veux bien foxhound anglais, du nom de Talisker ! Merci tout plein :smi19:

@A. Josiah N'Da, psychologie bac +whiskybienentamé, c'est un atout sûr pour TE ça :smi20: merci choupie !

@Archibald Rosier, j'ai fort hâte de voir vos deux loustics faire grogner mon bonhomme :smi19:

@Moira A. Oaks, pour une fois j'ai monté le perso autour d'une gueule, j'ai immédiatement craqué sur la dégaine de Tim Roth, il me le fallait :smi10: Si hâte de voir à quoi tu as pensé, tu sais comme tes idées me plaisent ! :smi17:


Oh, Helen's Legs

Legs that would make a priest cross Jesus, legs that would bring word peace, legs tastier than the best of whisky, my friend

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