Dagàz | pv. Veredis
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Valur Fjalarsson
duelliste rebelle
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Mer 3 Juil - 17:23


DAGAZ | @VEREDIS S. BEURKLes liens familiaux ne peuvent être dissolus irrévocablement. L’auror le sait mieux que personne. Sa femme flotte toujours à l’arrière de ses pensées. Leur enfant occupe ses jours comme ses nuits. Sa sœur, sa nièce, son neveu. Jamais son beau-frère. Il n’est qu’une pièce rapportée, qu’une tache d’huile enflammant la mer nourricière de nefs. Et ces coques noires de fendre les eaux. Et ces entrechocs de boucliers sur le rivage. Vraiment, Caractarus Beurk n’inspire guère à l’islandais que du mépris et une vague soif de sang.

Manteau sur les épaules pour s’abriter du froid et de la neige fine qui s’est mise à tomber, l’homme fend la foule d’élèves venus se ressourcer à Pré-au-Lard. Oh, il n’est pas descendu par hasard dans ce petit village. Il y vient retrouver Veredis, sa chère nièce, la précieuse chair née des entrailles d’Edda. Après sa mésaventure avec un vampire, l’homme a résolu de la surveiller d’un peu plus près. Ladite aventure s’est d’ailleurs déroulée dans ce même petit village, aux abords de Poudlard. Valur n’est pourtant pas venu enquêter. Il l’a déjà fait après une conversation plus qu’houleuse avec @Severus Rogue. Encore une, songe-t-il. Il semblerait qu’à chaque fois qu’il croise Rogue, l’un et l’autre finissent invariablement par s’envoyer les insultes les plus vertes qu’ils connaissent. Salaud d’Hermétique. L’Ordr d’Hermès est, de loin, l’ennemi numéro un de Valur. Il faut dire qu’au cours de siècles d’histoire, ces fils de chiens ont été si prompts à massacrer les siens.

C’est pour protéger sa nièce de toutes ces mauvaises influences qu’il lui a donné rendez-vous aux Trois Balais. Par chance, il a pu trouver une petite table à l’écart de la foule d’élèves dans la baraque saturée de gamins. Une place libre face à lui, il sait que Veredis ne sera pas trop longue à moins d’un problème. Il s’adosse à sa chaise et détaille les lieux. Dans le brouhaha, il arrive à discerner des groupes, des tensions, des amitiés, des attractions étranges. Cette petite à la troisième table à gauche lorgne un élève plus vieux de sa maison. Un jeune professeur blond (@Lucius A. Malefoy) assis au milieu de ses collègues de Poudlard se fait reluquer par un groupe de filles aux uniformes ornés de bleu et de rouge. Un garçon en vert et un autre en rouge se regardent en chien de faïence. Deux élèves se ressemblant trait pour trait, la différence d’âge mise à part, font tout pour s’ignorer. Les week-ends à Pré-au-Lard sont toujours une aventure pour les élèves de l’école, lui a-t-on dit. Pour lui, c’est quelque chose de gentiment agaçant. Qu’est-ce que Poudlard avait comme nécessité d’être un pensionnat ? Pour un homme qui tient tant à sa famille, c’est un crève-coeur que de devoir s’en séparer pour contenter ces foutus sorciers de l’Ordre.

Que lui dira-t-il, à Veredis, lorsqu’elle viendra s’asseoir à sa table ? L’homme se le demande, comme à chaque rencontre. Ils sont proches et éloignés dans le même temps. Valur lui a servi de modèle paternel lorsque l’incapable qu’a épousé sa sœur ne pouvait donner un honnête exemple à la petite. Il s’est inquiété pour elle lorsque Poudlard l’a changée après ses premières années. Il a vu dans ses yeux la folle frénésie s’emparant de ceux qui ont goûté au sang et au meurtre. Et depuis, il guette dans son regard l’extinction de la clarté, le retour des ténèbres pour l’en mieux protéger. Que lui dira-t-il ?
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Veredis S. Beurk
MEMBRE
hiboux : 483
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Mar 9 Juil - 13:09
DAGAZ
Tu as réussi à t’échapper de ton groupe d’amies lors de la sortie à Pré-au-Lard. Profitant que @Winnie Carrow était partie accompagner à"Remy Nott" chercher quelque chose à manger et qu’ @Asao Watnabe avait enfin réussi à attirer l’attention de @Pelagia H. Ollivander (des années qu’il lui faisait les yeux doux, c’était à se demander s’il y arriverait un jour), tu t’es esquivée dans le petit village. Oh, cette fois-ci, tu n’as pas prévu de remettre la folie des mois derniers qui te fit rencontrer l’intrigant @Augustus Rowle, vampire de son état. Mue par quelque chose de profond, de noir, tu avais voulu voir si tu pourrais défaire un vampire blessé. La réponse fut non, et tu te sais chanceuse d’avoir survécu à la rencontre. Tu passes nerveusement la main à la base de ta gorge. Certaines nuits, tu as l’impression de sentir encore les crocs du monstre sur ta jugulaire. Et loin de t’effrayer, la sensation te fascine. Tu as vraiment dû tomber sur la tête quand tu étais enfant, tu n’as pas d’autre explication pour ce goût pour l’auto-destruction.

Tu essaies de le repousser pourtant. Tu essaies de t’en sortir. Mais à chaque nuit tombée, les ombres reviennent, t’étouffent. Et tu suffoques. Tu pleures parfois, trop consciente de ta part de ténèbres. De ces noirceurs qui s’agitent en toi. Tu avais aimé torturer ces élèves. Tu as aimé la morsure d’un vampire. Qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez toi ? Depuis quelques temps, tu as l’impression de suffoquer à Poudlard. Tu as trouvé dans la compagnie d’@Edwa D. Black un petit rayon de soleil. Tu peux jouer avec elle les grandes sœurs sans arrière pensée. La petite est tellement adorable. C’est elle, ces derniers temps, qui te raccroche à la lumière. Ni Pelagia, ni Winnie ni Remy. Toutes ont leur propre part de ténèbres à gérer. Toutes ont leurs plaies laissées par la guerre à panser.

A qui pourrais-tu te confier sinon celui qui t’a donné rendez-vous ? La lettre de ton oncle est arrivée comme une providence. Un message divin. Lui a toujours été stable. Un repère dans la tourmente. Et ça te fait du bien. Tu sais que tu en auras, des choses à raconter. Tu te souviens encore de son courroux (non sans raison, il faut dire) lorsqu’il a appris que tu avais été attaquée par un vampire… Bon, tu as dû lui raconter toute l’histoire pour qu’il arrête d’essayer d’envoyer @Severus Rogue ad patres. Tu ne sais toujours pas comment il a accueilli le fait que tu avais essayer de tuer à nouveau. Vous n’en avez pas vraiment reparlé… Peut-être est-il temps ?

C’est d’un pas sur, le cœur tambourinant que tu te rends aux trois balais. Tu es sincèrement contente de le voir, mais tu crains aussi un peu sa réaction. Ce n’est pas toujours facile de savoir ce que ton auror de tonton a derrière la tête. Tu entres dans le bar : tout de suite, le bruit te fait tourner la tête. C’est qu’il y en a, du monde, un jour de sortie ! Tu regardes autour de toi, une comparse de septième année te fait signe, tu lui rends son salut mais te dirige vers le fond de la salle : tu as repéré ton oncle, assis, la mine imperturbable, Hvitur à ses pieds. Tu as toujours adoré ce chien. Tu aurais pu ne pas le remarquer si sa queue n’avait dépassé de sous la table.

« Salut » Que tu lui dis avant de t’installer face à lui et de caresser le chien à côté de vous. Tu l’as gratifié d’un sourire un peu timide. « Comment vas-tu ? » Tu n’es pas trop sûre de toi, tu ne sais pas par où commencer, tu ne sais pas pourquoi tu es là dans l’esprit de Valur. Mieux vaut lui laisser mener la danse de la conversation dans un premier temps. C’est, après tout, lui qui a demandé à te voir.

(c) Vere - 604 mots
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