Will C. Burbage } broken hearts break bones
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Dim 30 Juin - 18:52

Will C. Burbage
Crin de Sombral
Nom Burbage, à l'instar de sa mère qui ne prit jamais époux, un nom sorcier avec un semblant de reconnaissance accolée et étiolée ; Prénoms Will, prénom du père moldu affublé à la bambine qui s’époumonait tout contre le sein maternel. Esseulée, sans doute apeurée, Charity insuffla un peu plus d'elle-même dans la chair de sa chair en lui offrant le sien comme second prénom  ; Âge dix-sept années qui ne se devinent pas dans l'étroitesse de son bassin d'enfant et ses traits de poupon ; Date de naissance 29 août 1986, moiteur de la nuit et accouchement solitaire d'une jeune maman dépassée mais au comble de la joie ; Lieu de naissance Londres, et elle l'apprit tardivement, dans le même établissement clinquant qui avait vu naître une kyrielle d'années plus tôt la lie des Nott, notant une fois encore le sens de l'humour douteux du destin ; Signe astrologique La vierge du travail et de la minutie a fort mal choisie son oisillon, quelques jours à moins traîner dans le cocon maternel et elle aurait naquit lionne pétrie d'orgueil, signe qu'elle aurait arboré avec plus de fierté ; Nationalité Anglaise, tels en sont les témoins ses chaussettes dépareillées et son appétence toute particulière pour le célébrissime tea time ; Statut Civil La vengeance occupe et préoccupe sa jeune femme, et semble plus distrayante que le couple qui est une toute autre guerre ; Préférences sexuelles Curiosité pour les atouts féminins et masculins, goûtés lors de quelques incartades foudroyantes, faiblesse de la chair attisée par l'âge et la soif ; Statut du sang Mêlé, l'amour académique des moldus de la mère s'est étiré dans les draps, le temps de quelques semaines, le temps que l'homme réalise la magie et disparaisse comme le plus habile des lapins ; Tradition Ordre d'Hermès, et n'a jamais connu rien d'autre ; Baguette D'aubépine tourmentée et flexible, son cœur de dragon palpite le long de ses vingt-six centimètres ; Patronus N'en a jamais produit, et craint plus que tout d'en voir la forme : prendra-t-il les atours de l'élégante cigogne que produisait sa mère ? Sera-t-il canaille ou bien impressionnant ? Si elle le voyait s'hérisser de pics, son obsession revancharde concrétisée, elle aurait tôt fait de s'élancer du haut de la plus haute tour du château ; Dons Aucun ne méritant d'être qualifié de dons, même si son habilité sur un balai et sa dextérité à peinturlurer les ongles lui valent quelques sifflements impressionnés (dans des cercles d'amateurs, ne soyez donc pas méprisants) ; Pouvoirs Pas plus de pouvoir particulier que de don, même si elle brûle d'apprendre l'occlumancie. Traînailler auprès du Rosier et du Nott, experts en la matière, devraient lui faciliter la tâche mais la gamine craint trop de les inviter à fourrager dans ses pensées pour s'y laisser tenter ; Particularités Courte-sur-pattes qui déteste se le faire rappeler, elle arracherait bien les yeux des moribonds si elle parvenait à les atteindre ; Activité Professionnelle, études, métier, autre Etudiante à Poudlard en sixième année, elle a raté une année à prendre le maquis en compagnie d'un hérisson aux patounes ensanglantées.
CARACTÈRE & ANECDOTES
Déterminée déterminisme Will croit se savoir affublée d'une mission, d'un destin, d'un objectif qui fonde et cimente son existence brutalisée, comme tant d'autres, par la guerre et son injustice. Hargneuse, incapable de faire le deuil, elle vagabonde sans interroger le bien-fondé de ses choix, estimant qu'ils n'en sont pas, et poursuit sa route insensible à la tempête. C'est une enfant de la guerre interrogeant la paix, fille d'une assassinée que l'on raconta partie en vacances mais qui jamais n'en revint, sœur d'un adolescent-soldat mort pour une cause floue, et rescapée d'un Mangemort pardonné par sa tutrice - comment survivre ? ; Passionnée & indiscrète Jusqu'au-boutiste volontaire, fripouille insolente, elle s'amourache des choses et des gens avec une facilité déconcertante, tâte, palpe et ronronne sans y être invitée, certaine qu'il faut aimer avant d'être sûre, certaine qu'il faut donner avant qu'il ne soit trop tard ; Colère homérique Pendant de la franchise et du traumatisme, Will hurle, bat du poing, cherche à cogner, à mordre, à faire du mal quand son cœur hurle à la trahison et à l'injustice. Rapidement piquée au vif, débordée par ses émotions, elle exulte ses sentiments comme d'autres balancent un sort, fait claquer sa langue acide et ses injures ; Sensible bout-de-guimauve Larmes et rires sont faciles, débordent des yeux et des lèvres tels des chansons familières. Facile et libérateur que de vivre ainsi, s'absoudre des règles et de la monotonie sociale qui étouffent et qui tuent. Guimauve également, car munie d'un bec sucrée, elle rapine sans pitié les cuisines de Moira, sa bienfaitrice, et cherche à se faire pardonner d'elle d'une risette en coin. Moins amoureuse de sucreries que les Nott, elle s'y abandonne néanmoins volontiers quand l'occasion se présente ; Rieuse absurde Polissonne échafaudant des farces abracadabrantesques, Will succombe plaisamment dans les rêveries, les illusions, les "vies qui auraient pu être", et sait se faire adorable compagnonne de jeux ; Dépendante sociale Même à l'abhorré, sa petite main tremblante s'est accrochée, désespérée à l'idée de se retrouver seule. Quand bien même avait-il tué sa propre chair, elle le supplia de la recueillir, et se fit son nid dans cette maison, au sein de cette famille étrangement recomposée qui suscite chez elle des élans affectueux mal contrôlés. Cette association des plus insolites ne perdura pas, et elle trouva auprès de la droite présidente du Magenmagot un foyer, un refuge qui devient progressivement "la maison". Terrorisée par la pensée de n'être plus qu'avec elle-même, elle s'entoure constamment, cherche la compagnie, silencieuse ou non, et peine même à dormir dans une chambrée sans colocataires.
CURRICULUM VITAE
29 août 1986  – Naissance à Londres.

Premières années – Sang-mêlé et fleuve tranquille ;

Burbage ne pouvait se targuer d’être un nom prestigieux, mais il s’agissait tout de même d’une vieille famille de sorciers anglais, d’universitaires poussiéreux traînant leurs frusques à Poudlard, au Ministère, et en tout lieu accueillant les idées sclérosées dans des têtes pourtant bien faites. Charity avait l’originalité de s’intéresser à un domaine d’études peu conventionnel : les Moldus. Et elle les adorait ! Peu importait les regards condescendants, presque compatissants, lorsqu’elle s’emmouracha de l’un d’eux. Toutefois et comme bien d’autres avant lui, l’éditorialiste bien rangé qu’elle s’était choisie ne digéra jamais complètement le choc de l’existence d’un monde magique et leur souhaita, à sa compagne et le petit bout à qui elle venait de donner naissance, une bonne continuation – cordialement, au revoir !

La déconvenue n’abattit ni la passion de Charity, ni son désir sincère d’être mère de famille, aussi elle trouva rapidement un compagnon de route – sorcier, mais personne n’est parfait – et ils adoptèrent ensemble un freluquet, de cinq ans l’aîné de la petite Will. Un Jeremy qui comment tout grand frère bien constitué, prit malin plaisir à « guider » à sa manière la gamine et à commenter le moindre de ses petits instants de vie.

Will lui offrait, il faut le dire, un certain nombre de sujets croustillants : un petit gabarit persuadée de pouvoir faire les mêmes choses « que les grands » et d’avoir une capacité à effrayer son prochain, à la manière d’un chihuahua rachitique convaincu qu’il est en mesure de terroriser un pitbull ; des petits tocs sur la propreté et l’ordonnancement des choses (quel plaisir de déranger sa collection de serre-têtes et de mélanger les chaussettes classées par couleur !) ; un cheveu sur la langue discret mais persistant ; et plein d’autres petites choses qui lui values d’être une cadette-tyran autant titillée qu’adorée.

27 juillet 1997 – Hérésie et destruction ;

Après la publication d’un article étiqueté « Pro-moldus » dans la Gazette du Sorcier, Charity Burbage disparait mystérieusement. Consciente des risques qu’elle prenait, elle avait pris la précaution d’inscrire ses enfants à Beauxbâtons et escomptait les confier à une amie française avec qui elle correspondait régulièrement. Ses projets furent avortés par sa capture et son assassinat brutal aux mains des Mangemorts. Jeremy envisagea rapidement le pire mais, ignorant les plans de leur mère, il préféra entretenir le flou et les espoirs de Will sur le destin de Charity. Les enfants demeurèrent à Londres.

Lorsque les agents du Ministère de la Magie se présentèrent à leur porte, Jeremy, à qui sa mère avait conté les risques de corruption des instances politiques en temps de troubles (que les nouvelles colportées par la Gazette et faussement rassurantes sur sa mère « partie en vacances » ne venaient que confirmer) prit peur et transplana.

12 août 1997 – Cache et mort ;

Dans le placard pelotonnée, les doigts tremblants et glacés, secoués d’interminables spasmes, accrochèrent ses lèvres blanchies dans une esquisse désespérée. L’expression convulsée, le corps étendu du frère gît à quelques pas de là, à portée d’une main qu’elle n’ose étirer. Ils sont encore là. La respiration erratique, ses yeux de biche cherchèrent à déchiffrer les ombres, à l’affût du couple de chasseurs mortifères venus abattre la progéniture d’une traitre à son sang. Ils en ont eu un, fier cabotin d’à peine dix-sept ans, sortit brusquement de sa cachette pour venger la mère disparue, pour occire les fidèles du Seigneur Noir et les tenir loin de sa cadette. Dissimulée parmi les vieux manteaux rapiécés, la gamine aux portes de la mort ne sent plus que l’odeur âcre du renfermé – ses pensées désordonnées sont bien incapables de lui dicter une attitude judicieuse. Survivre. C’est un concept distant et abstrait, pour une enfant de onze ans. Tout lui semblait d’ailleurs irréel. Les cris de son aîné, les coups qu’on lui a porté, les rires que son agonie provoqua – tout cela n’est pas vrai. Ils sont deux et ils ne partent pas. L’un s’est amusé, l’autre a mis fin au jeu ; comme agacé, pressé d’en finir, il avait prononcé des mots dont elle ignorait le sens et la pièce s’était brusquement illuminée de vert. Le corps de Jeremy, son frère, avait fait un bruit étonnant dans sa chute. Lourd, pataud, comme un sac de farine mollement propulsé au sol. Un son presque comique.

« Nott ! J’avais pas fini ! » Se plaignit l’un des chasseurs, la lèvre retroussée, menaçante. Si l’autre répondit, elle n’en saisit rien. Il semblait résolu à quitter promptement cet appartement miteux, cette planque mal choisie par un adolescent dépassé. Tellement mal choisie qu’il avait suffi de remonter la piste des propriétés de la modeste famille Burbage : les rejetons de Charity s’étaient cachés dans l’ancienne bicoque de la grand-mère. Toutefois, des rejetons, il n’y en avait qu’un. Il était impossible qu’ils ne songent pas à fouiller la maison pour débusquer le second lapin… Même si l’un des deux hommes avait l’air singulièrement abruti, l’autre avait le regard vif, l’échine droite, et n’inspirait en la petite qu’un intense sentiment de désespoir. Ses yeux se fermèrent, et ses paupières se pressèrent si fort que l’une de leur perle roula vivement, dégringola le long du menton et s’écrasa sur le plancher – dans un son sourd qui lui sembla être un véritable coup de tonnerre. Sa respiration s’arrêta net. Il l’avait entendu. Elle en était sûre. L’abruti jacassait toujours dans sa barbe, pestant qu’il aurait « pu faire parler le gamin », mais l’autre s’était immobilisé. Comme elle, il lui parut qu’il avait arrêté de respirer. La traque. Il allait définir l’origine du bruit, de ce tout petit son insignifiant d’une larme heurtant le bois, et tout serait fini. Il y aurait un nouvel éclair vert, et plus de Burbage pour raconter cette triste histoire. « Allons-nous-en. Cet endroit me dégoûte ; et le Seigneur des Ténèbres attend. »

L’injustice de la mort et la vanité de la vie s’ouvrirent grand devant les yeux écarquillés de la petite Will Charity Burbage, qui s’extirpa de son placard l’instant d’après. Ses menottes froides vinrent enserrer celles encore plus froides de son aîné, et dans son délire elle lui conjura de se lever. Il fallait partir avant qu’ils ne reviennent. Avant qu’il ne soit vraiment trop tard. Aucune supplique ne pouvait tirer Jeremy de son sommeil auquel elle l’avait abandonné, incapable de le secourir durant sa torture, incapable de le rejoindre dans l’étreinte de la mort. Elle l’avait laissé mourir, seul. N’était-ce pas une poésie cruelle, une justice quasi-divine qu’elle se retrouve à son tour esseulée, plus abandonnée que jamais ? Le chagrin fut vif mais éphémère dans ce petit corps convulsé, pénitence se transforma bientôt en colère, en ressentiment, et dans sa bonté infinie le Sort lui avait donné un nom à maudire et pourchasser : Nott.

Quelques semaines plus tard… – Destin et échec ;

Elle l’avait trouvé… Elle l’avait trouvé. C’était une chance inespérée, un miracle, la preuve irréfutable qu’elle était destinée à accomplir sa revanche et à venger son frère. Il était , à quelques pas d’elle, seul, plongé dans ses pensées – à quoi pouvait donc songer un Mangemort comme lui ? Quelles sombres manœuvres pouvaient hanter son crâne malade ? Les questions voltigèrent dans son esprit épuisé, mais Will les balaya promptement. Peu importe. Un mort ne pense pas, et Nott était en sursis… Il avait été plus simple à trouver qu’elle ne l’aurait cru. Les partisans de Voldemort ne se présentaient pas comme tels, mais ils n’étaient pas cachés. Il suffisait d’un nom, et ce nom, elle l’avait… Nott, Nott, Nott. Nott. Litanie crachotée, une prière dans le noir. Le poignard entre les doigts, elle le saisit à deux mains, et ne tremble plus. Elle doit le faire. Il le mérite.

Alors elle s’élance, de toutes ses maigres forces, contre l’échine du bourreau, du chasseur finalement chassé. L’espace d’un instant, elle entrevoit un éclair de surprise dans ses yeux, un désarroi, et ils basculent tous les deux au sol dans un grand fracas. Ses genoux s’écorchent et elle est certaine de s’être fracturée la cheville dans son élan, mais le grand « clac » parvient à peine à ses oreilles, et la douleur ne l’atteint pas. Son cerveau fait le travail de tri à sa place, et l’adrénaline pulse, comme un poison, de son cœur à chacun de ses muscles. Ses doigts crispés elle brandit la lame bien haut, juchée à califourchon sur le torse de sa victime que ses cuisses malingres emprisonnent. La rage déforme ses traits, et pourtant elle tremble – tout devient si réel, et lui a moins des airs de démon que d’homme effaré, et terriblement normal. Et bien sûr, il est plus fort qu’elle. En une poignée de secondes il prend l’avantage et lui retire son arme, mais ne la tue pas. Elle se débat comme un beau diable et s’époumone, jusqu’à ce qu’une clé de bras l’immobilise face contre terre. Elle a perdu.

« Je suis Will Burbage et je.vais.te.tuer ! Tout est de ta faute, sale..sale… !! » Les mots lui manquent, elle n’a que onze ans. Les quelques repas qu’elle a rapiné ça-et-là depuis plusieurs jours ne lui permettent pas de soutenir longtemps l’effort, et ses forces l’abandonnent. Elle songe vaguement qu’il pourrait lui trancher la gorge d’une main, si l’envie le prenait. Est-ce que c’est douloureux ? Est-ce que Jeremy a eu mal, avec la lumière verte ? « Si tu veux vraiment me tuer, c’est là que tu dois me poignarder. » Sa voix est terriblement calme, presque douce. Lentement elle tourne son minois pour l’apercevoir, et ne sait déchiffrer son expression. Il n’est pas en colère, mais plutôt… Préoccupé. Sévère. De l’index, il lui montre l’endroit où elle aurait pu… Et dû frapper. « Tu te moques de moi… ? » Elle n’a guère le temps de s’offusquer réellement car au loin, des échos de discussions leur parviennent, et se rapprochent d’eux. Un dilemme semble alors s’emparer de lui, bien qu’il ne relâche pas sa prise sur son bras.

C’est soudainement qu’il prit sa décision. Tout aussi brusquement qu’il la souleva du sol, elle et sa guibole en compote, pour l’emmener elle ne savait où… Loin d’ici. Loin de Londres et du fantôme de Jeremy. Loin des Mangemorts et, elle l’ignorait encore, loin de Remy, Archibald et Moira.

1998 – Cavale impossible ;

Si elle l’avait voulu, Will n’aurait pas pu imaginer de pire scénario. Non seulement elle n’avait pas pu assouvir sa vengeance, mais voilà qu’elle se retrouvait en déroute en compagnie de l’assassin qu’elle avait juré d’abattre… Comment en être arrivé là ? Le pire était sans nul doute qu’elle se sentait, et était, entièrement dépendante de lui. C’est lui qui établissait le camp. Lui qui évitait leurs nombreux ennemis. Lui qui leur trouvait de quoi manger. Lui qui la guérissait, quand bien même elle tentait systématiquement de lui crever les yeux quand il faisait preuve d’une seconde d’inattention. Elle avait besoin de lui, pour survivre, et cela lui était tout bonnement insupportable. Ses tentatives de meurtre étaient de plus en plus désespérées, et de plus en plus… Inefficaces. « Essaie le cyanure mais n'en mets pas trop, j'en reconnaîtrai le parfum. » Les regards noirs qu’elle lui lançait étaient le plus souvent accueillis avec froideur, un haussement d’épaules. Il était bien rare qu’il se mette en colère, même s’il lui arrivait à son tour de cracher son impatience. « Tu crois que j'ai quitté les mangemorts pour une balade de santé ? Tu veux qu'ils nous retrouvent ? Alors tais-toi et suis-moi. Tu auras toutes les occasions pour me haïr quand nous serons en sécurité !
_Arrête ! Arrête de faire comme si t’en avais quelque chose à faire ! »
La vérité, c’est sans doute qu’elle ne souhaitait plus réellement le tuer. Pourtant, dès qu’elle sentait sa colère se tamiser, son ressentiment à son égard diminuer, la panique s’emparait d’elle immédiatement. Elle redoublait alors d’aigreur et de mots durs à son égard, ce à quoi Nott ne pouvait toujours rester de marbre. Ils vivaient ainsi, dans un équilibre des plus précaires, s’apprivoisant à distance et dans la douleur. Est-ce qu’il ne l’entendait pas, ou avait simplement le bon goût de ne pas relever, lorsqu’elle pleurait dans son coin ? Est-ce qu’à une seule seconde, elle a envisagé qu’il puisse sincèrement regretter ses actes et vouloir se racheter ? Ses réponses appartiennent au noir de leurs nuits de fuite.

1999 – Vie civile et choix ;

Comment reprendre une vie normale, après tout ça ?
Comment continuer, quand tout est devenu si sombre, et vain ?
Will suivit Nott à la fin de la guerre, parce qu’elle pensait n’avoir nulle part où aller. Elle rencontra ses proches, sa fille. Il avait une enfant, une vraie, de son âge. Ce n’était pas une invention. Elle se tenait là, à côté d’un homme grand aux traits taillés à la serpe et au regard intense. Remy. Archibald. Des inconnus pour elle, des aimés pour Nott. La guerre était terminée, et il retrouvait les siens… La précarité de sa situation lui revint comme une vague, l’engloutit toute entière. Elle avait trouvé refuge dans sa haine envers lui, et se complaisait dans cette relation malsaine, c’était son moteur, son oxygène. Elle savait que c’était mal. Elle savait aussi, au fond… Qu’elle usait et abusait de sa culpabilité pour qu’il accepte ses colères, ses défauts, sa faiblesse. Elle était en vie, il s’était racheté… Et maintenant ? Est-ce qu’elle allait se retrouver seule, dans la maison de sa mère ? Est-ce qu’il allait falloir apprendre à vivre sans elle, sans Jeremy…et sans Nott ?

Elle ne put empêcher ses larmes de monter et de couler le long de ses joues sales. Dans l’embrasure de la porte de cette maison, confrontée à la fin annoncée d’une vie moche mais rassurante, Will craqua. Ses jambes fragiles la portèrent jusqu’à lui et sa main se referma désespérément sur sa robe de sorcier, tremblante comme au premier jour de la fin de l’enfance.

« Ne me laisse pas… ! S’il te plaît… Camille ne me laisse pas ! » C’était la toute première fois qu’elle prononçait son prénom, et le reconnaissait « lui », sans son masque du Nott Mangemort et assassin.

Elle ne saurait dire ce qui l’a convaincu… Ses larmes ? La pitié ? Ou était-ce quelque chose qu’il avait envisagé à la seconde où il avait sauvé sa vie ? Camille garda ses raisons pour lui, mais, avec l’accord d’Archibald, lui permit de rester dans cette maison où ses habitants formaient une bien insolite famille.

Septembre 1999 – Entrée pour la première fois à Poudlard en tant qu’élève, en deuxième année (elle y visitait parfois sa mère pendant les vacances scolaires).

Juin 1999 – Raison et famille ;

L’année se terminait étonnamment bien… L’adaptation au nouvel environnement fut bien sûr délicate, mais constitua également une grande leçon d’humilité pour Will. Elle comprit qu’elle n’était pas la seule à avoir souffert de la Seconde Guerre des Sorciers. Elle trouva, parmi ses camarades, des dizaines d’autres jeunes de son âge ayant vécu des situations traumatisantes, et avec qui il était possible, à demi-mots, d’échanger. C’était mieux que rien. C’était même… Réconfortant. Elle s’était fait des amies rapidement, de vraies amies. Des gens auprès de qui se confier, des gens avec qui elle pouvait rire de tout et de rien, oublier et simplement profiter : Pelagia était de ces personnes rares et uniques, avec qui Will se sentait immédiatement en confiance.

Elle trouvait un semblant d’équilibre à l’école, mais celui-ci menaçait toujours de s’effondrer pendant les vacances scolaires. Elle insistait néanmoins pour rentrer auprès d’Archibald et Camille, mais il s’agissait toujours de retrouvailles que l’on pourrait qualifier pudiquement d’en « demi-teinte ». Elle voulait les revoir. Elle pouvait même s’égarer parfois à leur sourire. L’exercice demeurait toutefois compliqué.

D’innombrables fois elle se faufila dans l’alcôve d’Archibald, une fois la nuit tombée et, en silence, lovée dans un coin, resta simplement en sa présence et celles de ses visiteurs nocturnes. A écouter, lire, échanger quelques mots parfois. Elle trouvait un réconfort certain dans sa présence, et un écho dans la mélancolie qu’il semblait habiter comme une seconde peau. Ce qu’elle préférait, c’est quand Remy se joignait à eux : vive, drôle, lunaire, il n’était pas rare que la rejeton Nott lui arrache des rires, et elle appréciait sincèrement les temps passés ensemble.

C’était évidemment plus délicat avec le père. Elle l’observait très souvent – et sans nécessairement échafauder des plans sanguinaires – et s’installait même, parfois, près de lui lorsqu’il était plongé dans une quelconque lecture.

Progressivement les choses auraient pu se normaliser… Ou tourner au cauchemar. C’est en tout cas un pari que la présidente du Magenmagot ne fut pas prête à prendre. Will ignorait les détails : Moira s’était-elle toujours opposée à cet étrange arrangement, ou bien estimait-elle, après une année, qu’il valait mieux trouver un nouveau foyer pour l’orpheline Burbage ? Elle fut en tout cas exceptionnellement pédagogue lorsqu’elle expliqua la situation à Will qui, pour toute réponse, se contenta de murmurer « Si je ne peux pas vivre avec eux… Où est-ce que je vais aller ? » Car, au fond, qui voudrait d’elle ? Elle avait l’intime conscience d’être dérangée, abimée et instable. Les Nott l’avaient accepté malgré tout. Archibald l’avait accepté. Tous les reproches qu’elle pouvait formuler n’étaient pas en mesure de remettre en cause la formidable abnégation de cette famille à son égard… Et Will savait pertinemment qu’elle avait, ne serait-ce qu’un peu, de la chance.

Et contre toute attente, Moira proposa l’impensable. Will, d’ordinaire volubile et la langue agile, s’en trouva coite un long moment. « Moi… Vivre avec vous ? » Elle connaissait un peu Moira, c’était une amie de la famille, une femme douce et gentille mais pour qui elle nourrissait un grief qui ne ferait que grossir avec les années : elle représentait la Justice, la droiture, l’ordre, et elle ne faisait rien contre Nott. Ses yeux noisette plongèrent alors dans les prunelles claires de la jeune femme, flanchant entre ses doutes et ses espoirs naïfs de gamine de douze ans. Elle pourrait tout lui raconter, si elle osait… Tout expliquait à quelqu’un, enfin, mettre des mots sur tous ces cris étouffés, ces larmes dissimulées. Et puis, même si elle commençait doucement à apprécier les journées passées dans le manoir Rosier, peut-être que ce serait plus facile avec Moira ? Peut-être qu’elle aurait… Une vie normale, si cette chose-là existait encore ? « D’accord… » Ses doigts s’entortillèrent, la gêne flua le long de son épine dorsale. Si elle n’osait pas maintenant, elle ne le ferait jamais, alors : « Est-ce que je peux récupérer des affaires dans ma…mon ancienne maison ? »

Elle n’avait jamais trouvé la force de demander une telle chose à Camille.
Et maintenant, un nouveau départ…

Août 2001  – Elle suit attentivement les procès à l’encontre des anciens Mangemorts. Sans surprise elle n’y voit pas figurer le nom de Nott, et vilipendera à la moindre occasion Moira sur le sujet pendant des semaines. Malgré tout, elle se rapproche considérablement de sa tutrice et se réfugie bien souvent dans ses jupes quand les choses lui échappent. Leur passion commune pour le Quidditch – même si la petite Gryffondor est une affreuse mauvaise perdante, et l’intérêt sincère de Will pour les affaires de justice, contribuent à la création d’un lien de confiance sincère, seulement érodé quand le sujet des Nott revient sur le tapis. En parlant d’eux, Will continue de les visiter, le plus souvent avec Moira, et se montre progressivement de plus en plus bavarde et ouverte – voire moqueuse quant aux attributs épineux d’un certain hérisson. Les affres de l’adolescence aidant, d’aucun dirait qu’elle flirte même de temps à autre avec Remy – énième farce du destin ?

Octobre 2003  – L’Insurrection et les mesures du gouvernement Potter questionnent et ébranlent foncièrement Will : les décisions du Ministère sont-elles justes ? Plus que tout, Will sent le frisson des conflits renaître et ne saurait dire si leur familiarité est rassurante, effrayante – ou les deux. En sixième année, elle réfléchit sérieusement à son avenir sans pour autant se projeter quelque part. Ministère ? Tous pourris (sauf Moira, qui est seulement semi-pourrie, et Archibald, qui est principalement mystérieux et un peu étrange). Quidditch ? Education ? Elle partage facilement ses doutes avec Pelagia, qu’elle a la chance de toujours compter parmi ses amies (et à qui elle obéit sans trop ronchonner lors des matchs !). Sa seule certitude sur le moyen terme, c’est que la notion de « réserviste » lui fait de l’œil…
FT. Millie Bobby Brown ; Pseudonyme Camille ; Âge 27 ans ; Comment as-tu trouvé le forum ? J'ai eu le plaisir d'y passer un court moment sous les traits de Minerva. Ayant de nouveau du temps, j'ai tout de suite eu envie de revenir ; Un petit mot à ajouter ? Le forum est toujours aussi chaleureux et agréable, merci :smi40: ; Ta fréquence de connexion Principalement les weekends.




Dossier scolaire
Poudlard


Gryffondor
6ème année
Présidente du club de duel
Poursuiveur


BUSES & ASPICS
Cours suivis : Sortilèges, Défense contre les forces du mal, Sciences Moldues, Potions, Arts obscurs, Alchimie

Résultats aux BUSE :
- Sortilèges – E
- Métamorphose – E
- Potions – E
- Botanique – E
- Défense contre les Forces du Mal – O
- Sciences Moldues – O
- Histoire de la magie – E
- Astronomie – T
- Divination – D
- Soins aux créatures magiques – T

Archibald Rosier
ADMINISTRATRICE
hiboux : 1393
pictures :

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pour toi, je changerai l'or en fer,
& le paradis en enfer
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Dim 30 Juin - 19:31
:hamster1:
Qu'il est délicieux de te voir revenir parmi nous :smi19:
Avec une si jolie trogne, ce poupon, ce bambin :leuv:
Ce choix de descendance, je suis joie et curieuse de voir comment tu vas la développer au sein de toutes ces intrigues familiales :smi15: L'avatar est qui plus plein de fraîcheur :smi79:

Tonton Rosier t'apprendra à développer bouclier mental :smi83:
Tu connais la maison :bath:
Camille Nott
MEMBRE
hiboux : 1099
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Dim 30 Juin - 19:33
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH TU ES LA :hamster1: :hamster1:


Re bienvenue à la maison petit poussin :smi19: :smi19: :leuv: :leuv: :smi56: :smi56: :smi62: :smi62: :smi63: :smi63: :smi63: Je suis tellement contente de te revoir! Sérieusement j'étais tristounette quand tu étais partie BUT YOU'RE BACK :smi1: & avec ce charmant personnage & joli minois! Strangers things :kwua: :kwua:

Il me tarde de nous concocter des rps de folie ! Ton personnage se croque déjà exquis :smi19: Tu ne vas pas t'embêter sous notre toit. Attention aux chats! Ils sont féroces Neutral Neutral Neutral n'aime pas les chats


Bonne chance pour la suite de ta fiche! Si tu as des détails à combler pour leur relation, rencontre etc, n'hésite pas à me mp :leuv:

Bisou poutou petit chou :smi82: :smi83: :smi85:


Royal misanthrope

Il grogne et boude, mais ne mord (presque) pas.
Severus Rogue
MEMBRE
hiboux : 1945
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TEATIME is always epic with englishmen | ALWAYS in love with his dear Lily | BOOKS lover | MAGISTER es potionis
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Dim 30 Juin - 20:06
Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii <3

Trop contente de te voir revenir parmi nous <3
J'étais trop triste quand on a supprimé Minnie, c'était toujours un plaisir de te lire : donc te voir revenir, c'est la fête °°

J'ai tellement hâte de découvrir ton personnage : je ne connaissais pas du tout la bouille que tu as kidnappée, mais je l'adore déjà °°

Tu connais la maison : si tu as la moindre question, n'hésite pas à nous demander ^^


PUTTING DEATH IN BOTTLE
Lemony Anderson
MEMBRE
hiboux : 225
pictures : Will C. Burbage } broken hearts break bones PaleEmotionalFox-small
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En ligne
Dim 30 Juin - 21:35
ELEVEN :smi19:
Une magistrale étudiante en sciences moldues en plus :smi41:

Rebienvenue sur le forum :smi46:



   



   Nam et ipsa scienta potestas est
A. Josiah N'Da
MEMBRE
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pictures : Will C. Burbage } broken hearts break bones Voodoo-ppl
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Dim 30 Juin - 22:48
J'ai attentivement suivi ton parcours en zone d'invités, et je crois donc que c'est une re-bienvenue qui est de rigueur, même si nous ne nous étions pas croisées à l'occasion de ton premier passage sur le forum :smi40:
J'ai un instant songé à te proposer d'intégrer ma large famille, mais c'était un peu trop capillotracté, et qui plus est, je crois que tu as trouvé chaussure à ton pied :smi46: J'ai hâte d'en lire plus sur ta jolie lady, bon courage pour la rédaction de ta fiche :smi57:


We built sandcastles that washed away. I made you cry when I walked away, and although I promised that I couldn't stay, baby, every promise don't work out that way.
by wiise
Regulus Black
MODÉRATRICE & MJ
hiboux : 600
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En ligne
Mar 2 Juil - 19:55
(re-) bienvenue à celle qui a, un instant, souhaité être Remy Nott, et dont j'ai ravi le scénario quelques temps avant.
Sans rancune, je te souhaite d'avoir une riche histoire avec les Nott et Rosier. Si besoin, tu sais comment faire... t'as déjà agressé ma boite mp (et serais ravi de te voir récidiver en cas de doute(s)).

Bonne continuation de fiche et au plaisir de te voir tourmenter les Nott en rp ^^
Valur Fjalarsson
MEMBRE
hiboux : 69
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Mer 3 Juil - 15:29
Honte à moi, je ne suis pas passé te souhaiter la (re)bienvenue !

Bon courage pour ta fiche ! La miss a l'air de détonner, je suis trop curieux de voir ce qu'elle donnera en jeu :smi56:
Athéna P. Selwyn
MEMBRE
hiboux : 129
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Mer 3 Juil - 17:48
Rebienvenue à toi !! :smi56:

Contente de voir que tu aies trouvé quelque chose qui te plaît :smi62:

Ce petit minois est adorable. :smi4:
Archibald Rosier
ADMINISTRATRICE
hiboux : 1393
pictures :

Will C. Burbage } broken hearts break bones 1564215303-3095c565cfbdfadfb9d795d407c03d12
pour toi, je changerai l'or en fer,
& le paradis en enfer
Will C. Burbage } broken hearts break bones Tumblr_n5esgvY5lU1rvtlumo6_250
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Ven 12 Juil - 7:47
@Will Burbage

Coucou je viens aux nouvelles,
t'en sors tu avec ta fiche?
:toto: :toto: :toto: :toto:

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