Au revoir tristesse [Dahlia]
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Orion Fleury
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Dim 23 Juin - 12:31

   
au revoir tristesse, @dahlia prewett

« Vous croyez que ça vaut la peine ? » Le petit groupe de briseurs de sorts s’est réuni dans un pub qu’ils affectionnent pour le moment qu’ils aiment passer ensemble après le traditionnel repas de Noël de la banque sorcière. Certains d’entre eux partent dès le lendemain passer du temps en famille ou retournent en mission. Il s’agit d’un des derniers vendredis soir de décembre avant les festivités, cette date était celle qui leur permettait de se réunir. Les gobelins ont organisé une petite sauterie. La plupart d’entre eux se sont retirés, et ceux qui restent sont autour de la même table. Les briseurs de sort sont dans un autre coin de la pièce. Orion se sent en bonne compagnie. Il aime ses collègues. Ils ont bu quelques verres d’alcool accompagnés d’une portion de nourriture trop frugale pour qu’il ne se sente pas joyeux. Il a la tête qui tourne. « Je ne sais pas, c’est quand même au moins plusieurs années. » « Enfin, on voyage tout le temps quand même. C’est le cœur du taff. »

Depuis quelques jours, tous ne parlent que de cette offre de mutation internationale. La banque offre un pont d’or pour les briseurs de sort qui partiraient mettre leurs compétences à profit d’une autre banque sorcière. L’ancien Poufsouffle ne sait pas quoi en penser. Comme tous, il essaie de réfléchir à ce qu’impliquerait cette proposition. Partir. Plusieurs années. Est-ce si différent des voyages qu’ils passent leur temps à faire ? « Et toi, Orion ? » « Heu … » Il était silencieux jusque-là. Ce n’est pas sans ses habitudes. A vrai dire, il espérait échapper à la question. Elle le met mal à l’aise. Il n’est pas prêt, se sent vaguement nauséeux. Peut-être qu’il n’aurait pas dû boire autant. Il a pourtant prévu d’aller dormir à la librairie pour éviter de reprendre la route, il a même laissé quelques affaires propres. La situation lui semblait tout à fait sous contrôle. « Hum. »

Une telle baisse de moral, une pareille sensation de malaise lui font comprendre qu’il amorce l’une de ces périodes durant lesquelles il se replie sur lui-même. Sa famille lui dit qu’il est cyclique, pour atténuer le problème. Il se sent aussi impuissant qu’eux. Un voile sombre s’abat sur ses yeux, ternit l’éclat de toute chose. Il n’a pas de prise sur le moment où il se sentira à nouveau tout à fait utile. « Je ne sais pas trop. J’y ai pensé vite faite. Ce serait sympa mais … j’ai ma vie ici ? » « T’es célibataire, non ? » et t’es con, toi ? Le briseur de sorts est rarement de mauvaise humeur, mais cette fois-ci, le regard noir qu’il jette à son collègue parle sur lui. « J’ai quand même mes amis, ma famille et une maison que j’ai commencé à acheter. Je ne dis pas, si j’avais un appartement un peu pourri et pas de monde autour de moi … » Il hausse les épaules et prend un air détaché mais un bon observateur remarquera qu’il est toujours aussi tendu. Orion se rassure en se disant qu’il n’a fait que se défendre mais il ressort de cet échange plus mal qu’avant. Il n’aime pas la confrontation. Il estime avoir mieux à faire. Quoi ? En ce moment, il l’ignore. En temps normal, il aurait d’autres sources de motivation.

Orion profite d’un creux dans la soirée pour repartir et se traîne tout le long du chemin de traverse. Il rêverait de transplaner chez lui directement pour rester endormi plusieurs jours. Même ouvrir la porte de la librairie lui semble au-dessus de ses forces. Il s’endort presque tout habillé et repart le lendemain matin par la cheminée, comme un voleur. Tout juste a-t-il laissé un mot pour dire à sa famille qu’il les embrasse et qu’il est un peu fatigué. Il espère qu’ils le laisseront reconstituer ses forces. Tout en ignorant combien de temps il lui faudra pour être de nouveau égal à lui-même.

Le lendemain, le voilà qui se traîne d’un bout à l’autre de sa maison. Ni le grand bol de thé, ni la douche, ni le repas, ni les quelques sorts qu’il lance pour rendre la maison agréable, ni fendre du bois ne lui remontent le moral. Il commence plusieurs livres qu’il sait aimer sans parvenir à s’y plonger dedans. Les mots qui lui parlent tant d’habitude, et à partir desquels il s’est laissé tant d’annotations en marge, n’ont plus aucun sens. Il tourne les pages sans rien comprendre.

Orion traîne ses guêtres dans le village moldu voisin, sous prétexte de courses à faire. La balade en vélo sous le crachin ne le requinque pas, lui qui aime bruine et cyclisme. Il rentre tout aussi peu fatigué et tout aussi las qu’à l’aller. Il range sans conviction les ingrédients de ce qui aurait pu être une très bonne tarte s’il avait encore envie de la faire. Après avoir mis un disque sur le phonographe, Orion reste allongé sur son canapé et cherche à faire le point en regardant une fissure sur le plafond. Qu’il faudrait qu’il répare. S’il reste dans cette maison.

Qu’est-ce qui le retient en Angleterre ? Cette maison, tout d’abord. L’ancien Poufsouffle rêvait d’un endroit où recevoir sa famille. Les Fleury viennent régulièrement passer du temps chez lui, à la campagne. Il aime le temps passé en famille tout autant que les longs intervalles de calme que lui procure une habitation isolée à la bibliothèque bien fournie. Il rêvait de cette maison depuis des années et se sent toujours aussi heureux depuis qu’il y vit. Chaque retour de voyage lui donne habituellement un profond sentiment de sécurité. Il est chez lui.
Il ne lui manque qu’un peu de compagnie. Pas le genre de compagnie que procure la présence de l’elfe de maison qui prend soin de lui à intervalles irréguliers. Elfe de maison qui cherche par ailleurs tout trace de vie amoureuse dans son quotidien, avec la plus grande excitation lorsqu’elle tombe sur le moindre indice. La lecture de romans Harlequin, seul genre qu’elle affectionne, n’a rien arrangé à cette tendance. Twinkle ne manque jamais une occasion de parler des nouveaux-nés dans l’entourage amicale d’Orion, des mariages et autres évènements de ce genre. Peut-être nourrit-elle le lointain espoir qu’il se produira un déclic poussant le Maître à mettre le nez dehors et qu’il en reviendra avec une heureuse élue.  

L’heureuse élue dont Orion rêve, c’est Dahlia. Il a développé ce qui semblait être un simple béguin dès leur première année à Poudlard. Le fils Fleury était un adolescent mesuré, il a d’abord mis ce regain d’attention pour tout ce qu’elle faisait comme une simple marque d’intérêt. Mais force était de constater qu’il ne ressentait pas la même émotion lorsque quelqu’un d’autre parlait d’un sujet, quel qu’il soit. Même Cédric ne bénéficiait pas de cette même qualité d’attention, et c’est ce qui a commencé à lui faire comprendre qu’il devrait creuser le sujet. Il lui avait jusque-là semblé qu’il accordait la même affection à ses meilleurs amis. C’est lorsque d’autres élèves ont commencé à flirter avec la rouquine qu’il a été impossible de se leurrer plus longtemps. Orion lui-même avait déjà eu béguins et amourettes, et sa vie amoureuse lui semblait extrêmement normale. Tous les élèves en arrivaient-là, n’est-ce pas ?

Il avait eu vraiment mal au cœur la première fois qu’il avait vu Dahlia tenir la main d’un de leurs camarades. Il n’était pas préparé à en souffrir autant. Il était content pour elle, mais comment expliquer alors qu’il se sente à ce point délaissé ? Ils ne sortaient pas ensemble. Se répéter inlassablement la même chose ne l’avait pas aidé à être plus à l’aise.

Des années avaient passé avant qu’il ne soit de nouveau malheureux. La période où Dahlia et Cédric avaient formé un couple avait été très dure à vivre. Encore une fois, les grandes théories, les hauts principes moraux auquel il aurait pu s’accrocher avaient été autant de fardeaux à porter. Il aurait dû être heureux pour eux, et cette pensée l’empêchait de parler de ses sentiments. A qui aurait-il dit qu’il était jaloux de ses meilleurs amis et se sentait indésirable dans le trio qu’ils avaient formé ? L’infirmière ? Des amis ? Sa famille ? Il aurait eu le sentiment de trahir ses amis, et peur qu’on lui dise à quel point il était égoïste de se plaindre du bonheur des autres.

Jusque-là, Orion avait jugulé sa peur de l’abandon autrement. Lors des entraînements de Quidditch de Poufsouffle, il trouvait toujours une autre activité à faire. Voir des amis, réviser des cours … Il n’était même pas mécontent d’avoir été en retenue une fois ou deux. Il en oubliait qu’il était seul. Il s’était beaucoup remis en question. Prendre de la distance avait été le plus simple.
Prendre de la distance. Cela revenait presque à fuir. Qu’avait-il fait d’autre, la veille, pour éviter une épuisante confrontation ? Il s’en était sorti avec une remarque désagréable puis en prenant la tangente dès qu’il avait pu. S’il partait plusieurs années faire cette mission pour Gringotts, ne serait-ce pas une nouvelle fuite en avant ?

Le soleil décroît lentement avant qu’Orion ne trouve l’ombre d’une solution. Peut-être n’est-il pas en mesure de prendre un tel choix. Il vaut encore mieux dormir. Il emporte avec lui différents livres qu’il a l’habitude d’adorer, sans se rendre compte qu’il devrait s’abstenir de lire Sylvia Plath lorsqu’il est déjà déprimé. Le jeune homme emporte un verre d’eau. Il ne manquerait plus qu’en plus d’être déprimé, il finisse déshydraté. Il se débarrasse de ses vêtements, ne gardant que t-shirt et caleçon. La fraîcheur des draps et d’une bonne lecture le détendra peut-être. Il a laissé le feu de cheminée du salon s’éteindre doucement, le froid glacial ne rafraîchit pas cette maison isolée grâce à plusieurs sorts. Son propriétaire en a lancé bien d’autres pour améliorer son confort. Il laisse deux livres et en essaie un troisième qu’il repose presque aussitôt également. Fatigué, déboussolé, il ne lit que quelques pages sans s’y intéresser comme à l’ordinaire.

Orion s’endort d’un sommeil tortueux. Le briseur de sorts rêve de paysages lointains, de cascades, de chutes interminables. Il croit tomber et se réveille au beau milieu de la nuit, assoiffé, en sueur. Il ôte son t-shirt et tâtonne pour trouver quelque chose à boire. Groggy, Orion s’empare du verre d’eau laissé sur son chevet au milieu du plus complet désordre littéraire. Il retombe sur l’oreiller et s’apprête à se rendormir. Un bruit lui fait rouvrir les yeux.

Il n’identifie pas ce bruit, mais il ne l’aime pas. Lorsque son elfe de maison, Twinkle, transplane … ce n’est pas avec ce bruit-là. Orion reconstitue le son qu’il a entendu. Quelqu’un a utilisé la cheminée pour venir ici. Il n’attend personne. Impossible de se rendormir. Il y a quelqu’un. La guerre n’est pas lointaine pour qu’il ait oublié les raids de Mangemorts. Il n’a aucune idée de qui pourrait lui en vouloir au point de venir l’agresser en pleine nuit mais ce n’est pas une raison pour attendre naïvement que les choses se passent.

La maison est entourée d’un sortilège d’imperméabilité qui repose sur la confiance. Ne peuvent passer par la porte, utiliser la poudre de cheminette pour s’y rendre, transplaner, que ceux en qui elle a confiance. La demeure se fie à ceux auxquels Orion fait confiance. De nouvelles connaissances ne peuvent pas venir. Des personnes avec qui il se serait disputées sont interdites d’accès. Tout juste le sortilège peut-il être ralenti quelques heures si la personne possède une clé, mais elle se sentira mal à l’aise tout le long de cette visite non autorisée. Quand bien même, Twinkle a l’habitude de veiller sur la demeure. Il se souvient que l’elfe de maison est partie plusieurs jours. Il est seul, avec l’inconnu. Il ne voit pas dans ses amis, dans ses proches, qui pourrait venir en pleine nuit sans s’annoncer. La protection a dû échouer, d’une manière ou d’une autre.
Le briseur de sorts sort précautionneusement du lit, n’attrapant que sa baguette et ses oghams pour faire le moins de bruit possible. Il faut qu’il se défende mais il espère que les choses pourraient bien se passer s’il neutralise le rôdeur. Le rôdeur ? Pourvu que ce ne soit pas les rôdeurs. Tout se passe rapidement. Il ouvre la porte de la chambre rapidement et lance presque aussitôt un sort sur la silhouette qu’il vient d’apercevoir en mouvement. Bien vu, ce n’était pas l’elfe de maison, bien trop petite. Il a reconnu une silhouette humaine.  « Expelliarmus ! » Il entend tomber une baguette et un autre bruit, plus massif. Qu’est-ce que cette personne tenait, au juste ? « ]Lumos. » annonce-t-il en s’approchant de l’inconnu.

Il manque de lâcher sa propre baguette en reconnaissant ce visage, ces cheveux, cet air apeuré. « Dahlia ?» Il la reconnaît sans mal. Comment pourrait-il s’y tromper ? « ]Je … Gosh, je t’ai fait mal ? Tu … Tu vas bien ? » Il s’approche. La jeune femme semble … Différente. Pas dans son état. Sans être redevenu lui-même, il parvient à détecter que quelque chose ne va pas. Il s’éloigne pour allumer la lumière et revient aussitôt vers elle. Sa fatigue s’envole aussitôt. Il faut qu’il s’occupe de Dahlia. Qu’il la protège si elle en a besoin, tout le reste passe après. Dire qu’il lui a lancé un Expelliarmus ! « Qu’est-ce qui s’est passé ? Tu vas bien ? Est-ce que … quelqu’un … t’as blessée ? » demande-t-il en regardant son visage. Visage, mains, pas de traces de coups. Elle a juste l’air assez mal. C’est bien trop pour lui. Il ramasse maladroitement la baguette qu’elle a fait tomber. Par sa faute. Idiot. « Tiens. » Elle avait un autre objet, il a entendu un bruit plus lourd. Il finit par apercevoir un coffret qu’il ne connaissait pas et qu’il ramasse. Ce n’est pas habituel. Qu’est-ce que Dahlia vient faire avec une boîte joliment ouvragée ?

En pleine nuit.

Dans sa maison.

Il vient de lui lancer un sortilège de désarmement.

Il n’était pas vraiment présentable non plus.

Orion n’a pas le sentiment de comprendre ce qu’il se passe. Il se sent vaguement mal à l’aise. Fichu pour fichu, il croise les bras pour se donner une contenance. Au point où il en est, il vaut mieux qu’il la laisse parler.

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Dahlia Prewett
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Jeu 11 Juil - 19:09

   
au revoir tristesse
Une boite, un coffret surement maudit que tu as récupéré lors d’une mission, tu ne sais pas trop quoi en faire, tu ne sais pas ce qu’il contient, tu sais juste que tu en as hérité et que tu dois te débrouiller pour l’ouvrir. Poser sur ton bureau, tu l’observes du coin de l’œil en te demandant quoi en faire, un de tes collègues t’as suggéré d’aller voir le briseur de sortilège rattaché au ministère et ta seule réponse fut un haussement de sourcil moqueur. Bien sûr, tu en crèves d’envie tiens, aller voir un collègue d’Orion avec un coffret maudit pour tenter de l’ouvrir et voir ce qu’il contient, tu as retenu une insulte de fuser de tes lèvres, te contenant de fourrer le coffret dans ton sac avec précaution et de te diriger chez toi. Là, tu as pose l’objet sur une table avant de te préparer à manger, ignorant délibérément la lettre trainant sur le canapé, lettre reçu la veille et que tu laisses trainer sachant pertinemment le sujet qu’elle évoque. Tu es allé voir ton grand-père, tu lui as parlé pour la première fois de ton idée de malédiction, tu lui as tout déballé ne te supportant plus, tes actes envers Orion, ton amour qui te détruisait de l’intérieur sans que tu puisses lui dire. Comme à son habitude, Thésée t’a écouté, il t’a conseillé ensuite, te posant une question importante qui était mieux placé qu’un briseur de sortilège, un professionnel en ce qui concernait les malédictions pour briser une potentielle malédiction. Tu as passé la soirée avec lui, la nuit même dans la demeure familiale et au petit matin, tu t’es rendu compte que ta mère avait tout entendu de votre discussion, qu’elle souhaitait encore intervenir dans ta vie, la contrôler comme elle l’entendait. Tu avais fui la demeure familiale sans prendre un bout à manger et quand ta mère sans été rendue compte, elle t’avait envoyé un hibou, surement bourré de sa vision à elle, une vision que tu ne voulais pas écouter. Après ta colère pour finir à Poudlard, tu n’avais pas réussi à recoller les morceaux avec elle, la guerre n’avait pas aidé non plus, ta mère refusant toujours tes choix, évoquant la perte de ton père, refusant de te perdre aussi. Elle ne s’était pas rendu compte qu’elle t’avait déjà perdue depuis longtemps avec sa volonté d’étendre son emprise sur elle, de te garder dans ses griffes.

La lettre s’enflamme au bout de tes doigts avant que tu ne la lâches dans l’âtre de cheminée, tu ne sais pas comment tu as fait pour rentrer jusqu’à ton appartement en un seul morceau. Après ton repas, d’humeur morose, tu t’es rendue dans les bars de Londres, côté moldu, tu as bu plus que tu n’aurais dû, tu le sens et pourtant tu ne peux pas t’empêcher de te servir un nouveau verre de vin. Tu avais décidé de sortir prendre l’air pour te changer les idées, oublier la lettre toujours cachetée et le coffret, trouver peut-être une idée lumineuse ailleurs. Le retour à la case départ est douloureux, tu as ouvert la lettre et regretter de ne pas l’avoir simplement brûlée sans la lire, ton regard dévie sur le coffret, les cendres de cette maudite lettre et le petit pot au-dessus de la cheminé. Tu es ivre, tu tiens à peine sur tes jambes, tu sais que c’est dangereux, une voix te souffle que tu puisses te foirer dans la prononciation et finir perdue dans le conduit de cheminée mais tu t’en fiches. Tu veux le voir, lui parler, tout lui dire, la vérité, tu ne veux pas être comme ta mère, faire souffrir en voulant surprotéger, te donner une chance de goûter au bonheur. Ta mère a admis ses torts, elle a admis qu’elle avait eut tort de vouloir t’enfermer dans une tour d’ivoire protégée par le dragon qu’elle a été, elle te pousse à suivre les conseils de ton grand-père mais tu trembles encore de peur. Et si tu le tuais simplement en lui disant tout ? Et s’il n’arrivait pas à briser cette malédiction ? La poudre de cheminette dans une main, le coffret callé contre un de tes bras, ta baguette glissée dans une poche, tu hésites entre deux adresses, ton cœur battant la chamade. Le collègue de jour devenu amant la nuit ou l’être aimé dont tu brise un peu plus le cœur à chacune de votre rencontre. Ta main s’ouvre, la poudre tombe doucement sur l’âtre de la cheminée alors que ta bouche s’ouvre, pour la première fois, ton cerveau imbibé d’alcool rend les armes face à ton cœur qui parle, crie plutôt pour t’emmener vers ta destination.

Le voyage te rend malade, tu titubes à l’arrivée et sors de la cheminée doucement, ta main se saisit de ta baguette, comme si elle pouvait t’être utile. Vu l’état dans lequel tu es, tu risques surtout de te blesser et de te faire mal plus qu’autre chose avec elle. Tu n’as pas le temps de faire plus de quelques pas que tu te retrouves désarmée, sans possibilité de te défendre, le coffret t’échappe autant que ta baguette mais ce n’est pas l’important. Tu espères que la malédiction du coffret ne va pas se déclencher alors que tu entends le bruit sourd qu’il fait en tombant sur le sol, tes yeux s’écarquillent en voyant Orion, en caleçon fasse à toi. Avec ta tenue moldue, simple jean sous un chemisier et une veste, tu fais trop habillé face à lui vêtu simplement d’un bout de tissu, tes yeux s’accrochent à son torse avant de remonter alors qu’il s’active autour de toi. Tu récupère ta baguette sans t’en rendre réellement compte, prends le coffret l’observe et note qu’il ne semble pas abimé, alors tu le reposes sur une petite table et te tourne vers lui. Ses yeux bleus te happent dans un océan rapidement et tu as juste le temps de noter qu’il a croisé ses bras comme un barrage contre toi, comme pour dresser un mur entre toi et lui sauf que tu sais que c’est faux. Il n’a jamais été comme ça, ton Orion, il a toujours été prévenant et tu te doutes qu’il veut juste se donner une contenance, ne pas laisser son inquiétude pour toi éclater, tu le vois dans le bleu de ses yeux.

Attiré par son regard, tu t’approches, franchis la distance entre vous, tends les mains vers lui pour te blottir contre lui alors que ta bouche s’ouvre. Les mots sortent sans que tu les contrôles, la tempête de ton cœur s’exprimer dans un tourbillon de mots s’enchainant aussi rapidement que le ressac d’une mer déchainée. Tu évoque la perte de ton grand-père, de ta mère, ta certitude d’être maudite, que de te laisser aller à l’aimer lui, tu le tuerais mais ton impossibilité à le laisser partir, ton envie de le garder prêts de toi. Au milieu de tout ça, tu évoques la rumeur qui circule au ministère que la moitié des briseurs de sortilèges de gringotts va quitter le pays pour des années, tu demandes, exiges plutôt qu’il ne fasse pas partis de cette moitié, tu ne veux pas le perdre. Le sujet dévie à nouveau sur ce coffret, maudit, à croire que tu attires toutes les malédictions et dont tu ne sais que faire. Les mots s’enchainent rapidement, tu ne trie rien, exprimant juste ce que ton cœur n’a jamais pu exprimer et qu’il fait enfin sous l’effet de l’alcool, de la terreur de la perdre réellement et l’envie de l’avoir prêt de toi pour ce soir. Tu t’approches encore, rompt définitivement la distance entre vous, te hissant sur la pointe des pieds pour l’embrasser ou du moins tenter de l’embrasser parce que tu te recules rapidement. Ton estomac a décidé de prendre la place de ton cœur, le voyage a fini de le retourner définitivement après avoir été brûlé par l’alcool qui remonte et ressort. Le liquide chaud, qui vient de te pousser à te confesser, à faire éclater la vérité échoue sur le sol dans des bruits peu ragoûtant. Si tu étais encore lucide, tu te serais insultée de tous les noms pour le spectacle pitoyable que tu offrais et tu aurais aussi espéré tout oublier de cette nuit mais tu n’avais encore jamais été assez ivre pour vivre un blackout total. Tout juste t’arrives-t-il de temps en temps d’avoir que des souvenirs brumeux d’une soirée alcoolisée mais jamais une perte définitive de mémoire.
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astra; bb — I'd rather choke on my bad decision Then just carry them to my grave You're in my head Always, always, always. ;; @Gavin James
Orion Fleury
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Jeu 25 Juil - 22:09

   
au revoir tristesse, @dahlia prewett

Dahlia, Dahlia.

Dahlia complètement bouleversée. Son ami de toujours n’a pas le temps de comprendre grand-chose. Il voudrait rester sur la réserve, ce serait plus pratique, plus confortable. Il n’a jamais su résister à une marque de tristesse ou de vulnérabilité. Il paraît que ça le perdra. Ses proches s’en moquent gentiment, ravis au fond d’eux de savoir que cette réserve de bienveillance sera toujours disponible pour eux également si nécessaire. Les marabouts et autres charlatans, qu’il rencontre en voyage et à qui il donne une pièce par charité plus que pour se faire lire les lignes de la main, ces mystiques à la manque lui président de grands bonheurs ou de grands périls. Il note dans un coin de son carnet fétiche combien prédisent le grand amour et combien l’imaginent dépressif. Une statistique qui se maintient à une parfaite égalité. Il trouve cela fascinant mais il n’a jamais osé en parler à Dahlia, pas alors qu’il la soupçonne de pouvoir le faire basculer de l’une à l’autre de ces extrémités.

Déboussolé mais compatissant, il l’accueille dans ses bras. Nulle complicité physique, ça n’a pas sa place, elle est dans tous ses états. Il n’est pas tranquille, bien sûr qu’il ne faut pas la brusquer mais elle va lui dire, hein, si quelqu’un est à l’origine de cela ? Qu’il aille faire un grand geste romantique qui serait un grand geste désintéressé à défaut d’être une bonne idée. Genre casser la gueule de l’affreux qui la met dans cet état. Si c’est le collègue avec qui elle couche, l’autre tocard d’Auror, ce sera d’une pierre deux coups. Il se raccroche à ce qu’il peut dans le discours de la femme aimée.

Et il tombe.

C’est en tout cas l’effet d’une dégringolade dans quelque chose de terrifiant et de grisant. Comment ça, une malédiction ? Comment ça, elle ne lui en parle que maintenant alors qu’il lui a sans cesse seriné son ambition d’être briseur de sorts ? Sa famille, les drames qui en ont fait celle qu’elle est, il a à peine le temps de formuler en pensée des paroles rassurantes qu’il est question de l’aimer, lui. Les mots lui manquent. Dahlia, Dahlia ? Sa Dahlia, son Dahlia qui s’intéresse à ce point aux briseurs de sorts et a peur que, lui, parte ? Et ces malédictions … Il reste figé, saisi de stupeur et complètement égaré. Lorsqu’elle se détache de lui, il n’a pas tout à fait repris ses esprits. Il y a beaucoup de questions en suspens. Il n’aime sous-entendus et non-dits que dans ses romans. Dans ses relations … disons qu’on s’accorde à le trouver organisé, à s’étonner de ses élans de sentimentalisme comme de sa volonté de décortiquer la relation amoureuse et son fonctionnement.

Dahlia l’aimerait. Il a envie de lui demander si elle est sérieuse car c’est forcément une blague. Ou le plus beau jour de sa vie. Mais ça ne peut pas être vrai, trop beau pour ça. Elle n’est pourtant pas cruelle, pas son genre de faire une blague qui serait si cruelle. Il n’a plus le temps de s’atermoyer, elle s’écarte de lui et son bonheur furieux fait place à une nouvelle inquiétude. Angoisse, compassion. Que lui arrive-t-il donc ? Il s’écarte, gêné, subitement pataud.

« Oh, darling … » reprend-il. En quelques instants, sa bienveillance reprend le dessus. Il emmène la jeune femme et la fait asseoir d’autorité dans un fauteuil. Bon, par où commencer ?

Orion reprend le coffret et le pose sur la table basse, intrigué par l’objet mais préférant s’occuper de la jeune femme. Un tour de magie, incantation ménagère et maniement de baguette, nettoie le sol. Bon, et maintenant ? Il faut qu’il s’occupe de Dahlia. Il lui fait enlever sa veste, trop épaisse alors que la maison est encore chaude. Pas la peine d’aggraver un coup de chaud. Un coup au cœur ? Il n’ose pas trop lui demander. « Tu me suis ? » demande-t-il avec douceur, se penchant vers elle et la soulevant dans ses bras. Ils traversent le salon puis la chambre, pendant qu’Orion éprouve une pointe de gêne ou de pudeur, il l’ignore. Il lui semble n’avoir jamais montré cette pièce à Dahlia que lorsqu’il venait d’acheter la maison. Sans meubles, sans rien. Ce n’était pas personnalisé, il n’y avait pas choisi les couleurs qu’il préfère, les meubles qu’il a toujours rêvé de chiner et cette haute pile de livres à son chevet. D’ailleurs, elle n’a jamais entendu en entendre parler que par ses proches, à commencer par ses camarades de dortoir de Poudlard qui suivaient avec passion la toise sur laquelle la hauteur augmentait toujours. Trente centimètres de lecture, quarante huit centimètres de lecture, soixante-seize centimètres de lecture … Et tout recommencer à la nouvelle année. Orion ressent un léger picotement dans la nuque. Il va falloir qu’il s’occupe de se couvrir, aussi. Cette proximité n’est-elle pas un peu trop ? Et Dahlia qui a laissé entendre qu’elle avait des sentiments pour lui ? Il se sent sur une pente glissante, son cœur s’emballe. Il faut vraiment qu’ils en parlent, mais il faut d’abord s’occuper de Dahlia.

Précautionneusement, il l’entraîne jusqu’à la salle de bain et la remet sur pieds. Il lui sert un grand verre d’eau dans un coupe de verre finement ciselée, ramenée de voyage. Un luxe complètement décadent si l’objet en question n’était pas le dernier d’un lot brisé, acheté à des moldus qui s’étaient débarrassés des autres. Après l’avoir laissée prendre un verre et recracher dans le lavabo – il a très aimablement feint d’être absorbé par sa recherche d’un flacon dans le meuble attenant, il dégotte une petite fiole. Les explications se veulent rassurantes, il dilue dans une bonne quantité d’eau le liquide violet. Dans le verre rincé sur lequel perle un peu d’eau s’étend une tâche colorée sentant le bois de santal, peut-être la cannelle, un mélange d’épices qui lui permettra de se requinquer et d’avoir un goût plus frais. « Ca va mieux ? » Son sourire se veut rassurant. Il aimerait la prendre dans ses bras, mais peut-être est-ce trop tôt. Une part de lui, pas encore convaincue qu’il ne s’agisse pas d’une illusion, préfère se tenir un peu à distance. Il retourne dans la chambre attenante, attrape les premiers vêtements qui lui tombent sur la main, hésite. Il revient et son regard parle pour lui. Comme s’il était mieux protégé de ses sentiments par la couche de tissu qu’il a revêtu, il écarte une mèche rouge d’un visage qui lui plaît comme au premier jour et prend la jeune femme dans ses bras. Pour une fois, il préfère être silencieux. La chaleur qu’il met dans cette étreinte et qui n’a rien à voir avec les quelques embrassades qui jalonnaient leur amitié parle pour lui. « Quand je pense que tu as porté ça seule ... je n'ai pas peur de cette malédiction. Je t'aime. [/color] » Et pour bien prouver qu'il n'en a aucunement peur, il se penche pour l'embrasser.


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Mer 7 Aoû - 22:27

   
au revoir tristesse
Tu as la tête en vrac, ton cerveau bourdonnent d’une douleur sourde qui commence doucement à poindre le bout de son nez. Tu tiens bien l’alcool en règle générale mais là, tu as un peu trop abusé de l’alcool pour ton propre bien, il n’y a plus aucun filtre, ton cerveau a rendu les armes et c’est ton cœur qui prend les commandes. Un cœur trop longtemps censuré, maintenu en exil pour l’empêcher de s’exprimer au grand jour et dévoilé le secret de ton âme. Les digues sous le flot de l’alcool ont lâchées et il n’y a plus aucun moyen de neutraliser son envie de parler, de tout dire alors les mots sortent alors que tu es au creux de ses bras. Des bras que tu quittes rapidement pour finir assise sur un fauteuil sans vraiment comprendre ce qui t’arrives. Tes neurones ont du mal à connecter pour former des pensées cohérentes et construites, tout juste tu notes que le sol, la pièce même, semble plus propre que quelques minutes avant. Tu suis les demandes ton ami sans réfléchir, retirer ta veste pour ne garder que ton chemisier et ton jean avant de finir dans ses bras. La proximité te fait monter le rouge aux joues alors que tu t’agrippes pour ne pas tomber. Tu comprends avec un temps de retard qu’il t’emmène dans sa chambre, lieu où tu n’as jamais pénétré avec lui ou sans lui, tu n’as jamais osé pénétrer dans les lieux même quand tu squattais ici sans ton Orion. Tu te contentais du canapé pour dormir avec un de ses vêtements trainant dans la pièce pour être proche de son odeur et cela te fait étrange de pénétrer dans ce lieu sacré dont tu as entendu parler sans jamais le voir. Tu te souviens encore de Cédric et des autres garçons du dortoir discutant de la toise de livre ne cessent de monter et leurs paris à ce sujet. Petit jeu amical, rien de méchant contre Orion, juste de l’amusement face à sa manie d’entasser les livres, de cet amour pour ces précieux ouvrages, ces manuscrits anciens, un amour né de sa famille.

Ton regard dévie de la toise que tes yeux ont immédiatement captée pour observer les lieux, découvrir cette espace avant de finir dans la salle du bain où tu retrouves le sol. Doucement, mal habile sur tes pieds comme un tout petit enfançon, tu t’accroches un peu à Orion avant de pouvoir te stabiliser à nouveau et le lâcher. Le verre d’eau dans la main, tu bois sans réfléchir avant de recracher le liquide dans le lavabo, le goût n’est pas infect mais ton estomac se rebelle contre le liquide après tout le poison alcoolique dont tu l’as inondé. Une remontée acide le long de ton œsophage fini à son tour dans ce lavabo et tu te rinces la bouche avant de prendre le liquide violet tendu. Les sourcils froncés, tu n’arrives pas à décrypter l’odeur et encore moins réunir tes souvenirs sur ce que peut représenter ce liquide semblable à une potion. Tu l’avales pourtant sans te poser de questions et l’effet se fait sentir assez rapidement, tu clignes des yeux avant de comprendre l’étendue des dégâts que tu as fait. Ta bouche reste pâteuse et ton cerveau embrumé, loin de récupérer tout tes réflexes comme cela peut être le cas quand tu n’es pas embibé d’alcool. « Oui… » Faible mot pour exprimer le fait que tu te sens un peu mieux, que tu récupères un peu de tes facultés ce qui est une bonne chose même si la douleur dans ton crâne reste encore un peu présente comme l’engourdissement. Tu le laisses s’éloigner tentant du mieux que tu peux de te reprendre, de te soigner afin de pouvoir gérer au mieux la situation compliquée dans laquelle tu t’es fourrée toute seule comme une grande idiote. Tu fermes les yeux pour éviter de continuer à voir tanguer la pièce et te recentrer sur toi pendant qu’Orion s’active dans sa chambre. Le bruit de ses pas sur le sol te fait rouvrir tes yeux pour l’observer, habillé, tes sourcils se fronce un instant, perdue.

Tu as pu admirer le torse d’Orion tout à l’heure ainsi que ses jambes et cette vision te manque, ce n’était pas la première fois que tu voyais son torse mais la première fois où tu le détaillais. Tu as ainsi pu noter pour la première fois le grain de beauté sur son torse, proche d’un de ses tétons que tu n’avais jamais remarqué auparavant sans vraiment savoir comment tu as pu faire ne jamais le voir avant. Tu n’as pas vraiment le temps de t’appesantir sur cela que ton aimé revient au contact avec toi malgré le tissu, tu l’observe, dévore du regard son visage, ses yeux pour ne jamais l’oublier et profite du contact sur son visage. Quant il t’attire contre son torse, tu fermes les yeux, tente d’écouter son cœur, respire son odeur pour ne jamais oublier ce moment, l’inscrire profondément dans ta mémoire pour toujours et à jamais. Ses paroles te portent un coup au cœur mais tu n’as pas le temps de réfléchir qu’il t’embrasse, te happe dans un moment de bonheur à l’état pur. Les regrets de ne pas avoir pu partager un tel moment plus tôt avec Orion remontent assez rapidement et te font rompre le baiser doucement pour l’observer. Tu t’en veux de ne pas avoir su profiter plus tôt ainsi de son amour dont tu connaissais l’existence pour lui sauver la vie, ton cœur s’emballe doucement et pas seulement à cause du baiser. Tu cherches dans les yeux d’Orion de la douleur, une trace de vie qui s’éteint pour laisser place à la pâle froideur de la mort, tu tentes de t’assurer qu’il est toujours là et qu’il ne va pas mourir d’un coup dans tes bras. Sa peau, à travers le tissu, sous tes mains est chaude, ses yeux toujours si expressifs et pleins de vie, ton cœur s’apaise peu à peu face à ses cette vision et doucement ta main droite remonte vers son visage. Tu caresses sa joue, glisse derrière sa tête pour te perdre dans sa chevelure, ton regard perdu dans l’océan des siens avec un sourire tendre. « Je t’aime aussi, Orion. » Un aveu qui sors enfin, à nouveau dans la soirée alors que tu te mets sur la pointe de pieds pour l’embrasser à nouveau gardant une de tes mains dans ses cheveux alors que l’autre reste poser contre son torse, au niveau de son cœur.
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Orion Fleury
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Mar 20 Aoû - 17:46

   
au revoir tristesse, @dahlia prewett

Il y a le je t’aime aussi qui est répété presque mécaniquement, vestige d’un amour dont l’intensité a passé comme les couleurs d’un tissu au soleil. Le je t’aime aussi est ordinairement moins appréciable que le je t’aime tout court, celui qui est éloquent, qui porte en lui-même toutes les promesses. Il reste bien supérieur au je t’aime bien, qui est une fin de non recevoir, polie mais brutale.

Orion s’estime très heureux de ce je t’aime aussi. Dahlia est bouleversée, il n’attend pas d’elle une grande déclaration. De quoi parlait-elle ? La promesse d’envoyer des briseurs de sorts loin de Gringotts, une malédiction familiale, son dragon de mère … Orion n’a rencontré que quelques fois cette future belle-mère, en se souhaitant bien du courage pour l’avenir. Il a toujours voulu rentrer à Gringotts et n’a jamais laissé cet espoir de côté : il a toujours espéré qu’il y ait quelque chose avec Dahlia et on peut lui demander de sortir tous les plans romanesques qu’il avait échafaudés, aucun problème : tout est prêt à servir au cas où. Il a imaginé les variantes possibles de leurs noms de famille, car il ne la voit pas abandonner le sien, et Dahlia Prewett-Fleury sonne agréablement. Il s’est posé des questions sur le fait d’abandonner sa maison lorsqu’il l’a acheté, car si jamais Dahlia lui demandait de venir vivre avec elle ? Ca se pourrait. On ne sait jamais. Quand même, il n’a pas envie de vendre cette maison, dans laquelle ils pourraient se mettre au vert s’ils ont des enfants. Il s’est renseigné sur ce que la banque sorcière fait en termes de social pour accompagner les familles, discrètement, à toutes fins utiles.

Cela ne l’avait pas empêché de tomber amoureux et de s’épanouir dans des relations qui se bâtiraient sur un mode de communication sain, sans chaud-froid. Il s’y épanouissait la plupart du temps. Mais une partie de lui n’avait jamais renoncé à l’espoir de compléter cette profonde amitié en possibilité de vivre ensemble amoureusement avec Dahlia.

L’embrasser procurait une sensation presque nouvelle tant elle semblait plus forte que ce qu’il avait connu jusque-là. Une grande chaleur qui le réchauffait tout entier, un peu de désir mais une très profonde affection qui lui donnait envie de prendre soin d’elle, tout simplement. L’impression qu’ils avaient toute la vie devant eux. Voldemort aurait-il fait planer son ombre qu’il ne se serait pas senti inquiet outre mesure, ce genre d’amour rend presque insensible au reste. Il était heureux d’une manière tout à fait nouvelle et presque délirante. Son étreinte se resserra un peu, sans devenir étouffante pour autant. Incroyable, ces possibilités qui s’ouvraient devant eux. Il s’emballait et rêvait de tous les moments – extraordinaires parce que passés ensemble – qu’ils allaient passer ensemble. Une soirée d’hiver, un simple petit-déjeuner, qu’importe. Il se sentait follement heureux. Capable d’écarter les questions qui l’ennuyaient. Cette histoire de malédiction. Leurs familles respectives qui n’étaient pas de grandes supportrices de cette relation, ses parents se souvenant d’épisodes de tristesse chez lui chaque fois qu’il avait été repoussé par sa jolie rousse. Le dangereux travail d’Auror et celui tout aussi périlleux de briseur de sorts, quoi que la menace soit différente.

Il était heureux, et ils allaient être heureux ensemble. Que demander de plus ? Lui si prolixe ne put prononcer quelques mots entre deux embrassades (c’était vraiment merveilleux de s’embrasser, pourquoi tant de livres se contentaient-ils de parler pudiquement du coup de foudre par le regard ? Non parce que vraiment, il se souvenait avoir éprouvé un sacré béguin pour elle mais c’était bien mieux de se tenir dans les bras). « J’aurai des dizaines de questions à te poser demain, mais je te promets de ne pas t’embêter avec ça maintenant. Je te promets qu'on va être follement heureux ensemble. »

Si toute cette histoire de malédiction s’avère fondée, ce qu’il n’exclut pas sans en faire une véritable source d’angoisse, ils ont du pain sur la planche pour la démonter. Follement heureux, il espère que la malédiction ne fait pas référence à une perte de mémoire ou quelque chose comme cela. Il va ressortir ses livres. Sans parler de ce coffret mystérieux posé sur la table du salon. Orion imagine mal quelqu’un qui lui est aussi proche et qui était aussi chamboulé venir avec un objet dont il n’a jamais entendu parler. Pas le portrait du grand-père qu’on sauve des flammes lors de l’incendie de sa maison. La famille de Dahlia a-t-elle quoi que ce soit à dire là-dessus ? Il n’exclut pas de contacter le grand-père (sérieux comme pas deux) et le grand oncle (loufoque mais ils s’aiment bien) pour en savoir plus.

« Je me renseignerai sur la malédiction dès demain. Je crois que tu as besoin d’un peu de repos avant cela. » Ca ne me fera pas de mal non plus car vois-tu, j’ai l’impression d’être dans des montagnes russes émotionnelles et je me félicite de ne pas être cardiaque, ajoute-t-il pour lui-même. Il la ramène doucement jusqu’à la chambre, l’incite à s’asseoir sur le lit par des gestes précautionneux, et se met en quête de lui trouver de quoi passer la nuit. Non pas qu’il ne s’enflamme pas à l’idée qu’elle dorme en tenue d’Eve – la pensée suffit à le faire rougir et il est soudain très content de la pénombre, encore qu'elle a pu le voir changer de couleur – mais ce n’est pas le moment. « J’ai ça, ça devrait être confortable. » propose-t-il en tendant un t-shirt aux effigies de Poufsouffle, le genre qu’il portait ado par-dessus ses vêtements quand il allait tomber malader en assistant à un match de Quidditch pour jouer le jeu et soutenir sa maison. C’est un vêtement qui lui rappelle de bons souvenirs et dont il a toujours pris soin. Peut-être le tend-il inconsciemment aussi, car il rêve de poser la question fâcheuse, la question jalouse, porteuse d’insécurités, l’innoncente « que représentait Cédric pour toi ? » Histoire d’être sûr ou de se trouver de nouvelles névroses. Bref, une mauvaise idée.

Il hésite bien quelques fractions de seconde à proposer, galamment, d’aller dormir dans le canapé pour lui laisser plus de place. Il n’en a aucune envie et il se fait la réflexion qu’il est bien scrupuleux. Il y a eu un « je t’aime aussi » échangé, il n’en demande pas plus. Il éteint la lumière de la salle de bain, souhaite une bonne nuit à Dahlia et pose sa baguette sur sa table de chevet, juste à côté de la toise de livres qui penchait dangereusement tout à l’heure et qui ressemble désormais à une statuette protectrice de leur amour. Il se sent très, très heureux.

Orion dort d’un sommeil profond, comblé. Il maintient un contact fréquent et plus ou moins conscient. Dahlia pourrait disparaître comme si tout n’avait été qu’un songe, mais chacun de leurs mouvements dans ce sommeil partagé lui rappelle que ce n’est pas le cas. Il se découvre plus possessif qu’il ne pensait l’être. Passe un bras autour de Dahlia, frôle sa main dans un demi sommeil, murmure des je t’aime réguliers. Il s’éveille pourtant parfaitement reposé.
Un soupçon d’inquiétude, était-ce un rêve ? Il se penche très précautionneusement au-dessus du visage qu’encadrent habituellement les cheveux roux répandus sur l’oreiller comme une bannière, et qu’il a déjà reconnus. Non, c’est bien elle. Il se pince pour s’en assurer et c’est toujours Dahlia. Merveilleux. Le voilà qui l’embrasse dans les cheveux. « Ne te dérange pas, dors encore si tu veux. »

Il s’empresse de retrouver les vêtements qu’il a posés la veille à côté de l’unique chaise, et de sortir de la chambre à pas de loup.

Orion fait chauffer de l’eau pour du thé – plein d’antioxydants dont elle pourrait avoir grand besoin. Il dispose des fruits dans des assiettes, commence à cuire des œufs, envisage d’apporter le petit-déjeuner au lit mais seulement à une heure respectable.

Pendant ce temps, mettant en péril les œufs, il s’absorbe dans les rayonnages de sa bibliothèque. Voyons. Des maléfices et malédictions, un vieux traité sur le sujet. Peut-être. Désenvoutêment et vaudou, un autre plus récent. Le voilà qui épluche la bibliothèque, sortant des étagères les livres qui pourraient l’aider et dans lequel il est certain d’avoir pris des notes. Le voilà qui jette de fréquents coups d’œil à la boîte qu’elle a ramené hier, convaincu qu’elle cache quelque chose. Quelque chose, mais quoi. Il faut qu’il s’en inquiète. L’idée que Dahlia soit maudite, et lui condamné, le préoccupe quand même un peu plus que le coffret. Tant que ledit coffret ne bouge pas, naturellement.

Le briseur de sorts se laisse entraîner d’une lecture à une autre idée de lecture. Il a acheté et lu tous ces ouvrages plusieurs fois, parce que c’est un bon lecteur et pour prendre des notes qui le préparaient à l’examen d’entrée de Gringotts. C’était obsessionnel mais payant. Il n’aurait pas pensé qu’on puisse venir le voir pour lui déclarer sa flamme et l’existence d’une malédiction, mais il se surprend à trouver tout cela très, très cohérent. C’était la raison pour laquelle Dahlia le repoussait. Il n’a rien fait de mal, il n’est pas qu’un second couteau encore dans l’ombre de Cédric. Faudra tout de même le lui demander. C’est important de savoir. Peut-être pas immédiatement. Titillé par les odeurs de cuisine, il s’approche du feu pour l’éteindre, sans pour autant lâcher cet ouvrage sur le bis de malédictions qu’il emporte en lisant. Il sait lire dans presque toutes les circonstances si besoin. Il commence à échafauder une méthode pour déterminer la solidité de cette malédiction, mais tout cela demandera de poser quelques questions. Il sort d’un tas de papier quelques feuilles et une plume, prêtes à l’emploi.

Orion s’installe sur le canapé avec une tasse de thé. Il attendra que Dahlia se réveille pour prendre son repas à proprement parler. En faisant de la place pour la tasse et la pile de livres, il prend dans les mains la boîte. Mais oui, ce truc est bourré d’énergie magique, il le sent. Ca sent la même odeur que dans les tombeaux magiques, encore qu’il sache qu’il ne faut pas trop approcher le nez d’un objet qui exhale ce fumet. « Qu’est-ce que tu me caches ? » demande-t-il au coffret comme s’il en attendait une réponse.


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To dream the impossible dream
To fight the unbeatable foe ; to bear with unbearable sorrow ; to run where the brave dare not go ; to right the unrightable wrong ; to love pure and chaste from afar ; to try when your arms are too weary ; to reach the unreachable star
Dahlia Prewett
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Sam 31 Aoû - 19:02

   
au revoir tristesse
La tête dans le brouillard, tu hoches la tête face aux paroles d’Orion sans trop savoir quoi lui répondre, tu es un peu perdue. L’alcool, ce poison insidieux t’empêche d’avoir des pensées claires et la présence d’Orion n’aide que peu puisqu’il t’emmène sur un petit nuage de bonheur loin de la terre ferme sous tes pieds. Sa promesse d’être follement amoureux ensembles t’arrachent un sourire et un petit rire, tu aimes Orion avec ses grandes déclarations et son côté romantique que certains pourrait trouver niais. Tu le suis doucement dans sa chambre, restant près de lui ayant peur de le voir disparaître ou s’écrouler sur le sol, raide mort, tu as peur de la malédiction et ne souhaite pas le perdre alors que tu viens de tout lui dire. Tu attrapes le haut sans comprendre réellement le lien avec Cédric, tes neurones sont beaucoup trop attaqués de toutes façons pour pouvoir comprendre les sous-entendus possibles ou les non-dits d’Orion. D’habitude, tu peux lire assez facilement en lui mais l’alcool ne t’aide pas à comprendre et tu attrapes le haut avec un sourire de remerciement avant de te changer maladroitement, tes gestes étant gourd à cause de l’alcool. Tu ne gardes que ta petite culotte avant de passer le haut et de t’effondrer sur le lit pour t’endormir rapidement non pas dans les bras de Morphée, tu délaisses ce dieu pour les plus bras remplis d’humanité d’Orion.

Tu n’as jamais eu le sommeil léger, la guerre et l’entrainement d’auror n’ont pas aidé dans ce domaine aussi malgré l’alcool, tu sens les mouvements d’Orion dans la nuit, entends aussi ses mots doux. Loin de lutter contre le contact, tu te rapproches, te blottis au creux de ses bras, fait tout pour rester près de lui, de sa chaleur, de la vie qu’il dégage, une manière de t’assurer qu’il est toujours vivant. Tu as peur, peur des conséquences de ce que tu as fait, ta nuit est loin d’être paisible malgré la présence rassurante de ton ami, amant, futur mari. Tu ne sais pas vraiment ce qu’est Orion maintenant, tu es un peu perdu et dans tes rêves tu le vois mourir, dans des flammes, s’effondrant sur le sol, se prendre un sortilège de mort, avaler par un tombeau s’écroulant, étouffer par les bandages mouvants d’une momie. La chaleur d’Orion, sa présence contre toi à chacun de tes réveils dans un demi-sommeil te rassure, t’aide à te rendormir avant le prochain réveil agité avant que des rêves ne viennent finalement te cueillir. La lumière de l’aube ne te réveille pas, c’est ses mouvements qui doucement s’éloigne, la sensation de son regard sur toi, sa bouche dans tes cheveux, tes yeux qui papillonnent pour l’observer avant de grogner face à la luminosité. Tu te retournes sur ses paroles, te rendors tranquille, il est vivant et tu as besoin de sommeil sans parler que la lumière t’agresse beaucoup trop pour que tu te lèves.

L’odeur alléchante du petit-déjeuner, la luminosité plus forte dans la chambre aussi ainsi que ton estomac qui gronde te tire finalement du lit. Te levant, tu te diriges doucement vers la salle d’eau nauséeuse pour prendre un verre d’eau avant d’entendre ton ventre grogner. Tu soupires en te demandant comment tu peux avoir faim alors que tu souffres définitivement du trop d’alcool ingurgitée de la veille. Passant ta main dans les cheveux, tu tentes d’y mettre un peu d’ordre avant de renoncer pour simplement te faire une queue de cheval rapide grâce à un chouchou trainant dans une de tes poches. Délaissant le pantalon sur place, tu attrapes ta baguette et observes la chambre d’Orion, un sourire heureux sur le visage malgré les battements de ton cœur trop rapide en repensant à ce que tu as fait, dit, dévoilé à ton ami hier. Tu ne peux pas reculer à part tenter de lui lancer un sortilège d’oubliette, ce qui n’est pas ta spécialité et vu ton état risque de faire plus de dégât qu’autre chose, tu dois faire face maintenant. Orion est un bon briseur de maléfice, tu comptes sur ses capacités pour y arriver et tu descends doucement pour le rejoindre bien qu’un peu apeuré sur la suite de votre relation et te raccroches à sa promesse d’être follement heureux ensemble de la veille.

Si tu t’attendais à faire un arrêt cardiaque en descendant, tu serais surement resté dans le lit au lieu de suivre l’odeur alléchante du petit-déjeuner. Les yeux écarquillés, tu fixes l’ancien Poufsouffle tenir le coffret maudit que tu t’es trimballés comme une imbécile pour venir tout déballer hier soir. Lâchant ta baguette sur le sol, tu te rues sur Orion pour arracher le coffret des mains, le poser sur la table et fusiller le propriétaire de la maison des lieux. « Mais t’es complètement inconscient de tenir ce truc aussi près de ton visage ! Tu te rends compte que tu aurais pu être le plus rapide à mourir à cause de la malédiction de ma famille ! Tu veux établir un record ou quoi ? » Tu paniques clairement, tu es aussi en colère, ce crétin est censé avoir eu une formation pour briser les maléfices non ? Alors pourquoi il a collé son visage sur le coffret ? A tous les cas, il est devenu inconscient ou suicidaire à cause de ce que tu as fait hier et il va continuer à se mettre en danger jusqu’à mourir, comme ton père, comme les autres personnes que ceux de ta famille aiment. Tu n’aurais pas dû tout lui déballer, c’était une monstrueuse erreur et tu ne peux pas t’empêcher de te dire que tu dois modifier sa mémoire, tes yeux cherchent ta baguette, la trouvent et tu renonces. Tu t’effondres sur le canapé à côtés d’Orion en te rendant compte que tu étais prête à l’attaquer simplement sous l’effet de la panique, tu es définitivement irrécupérable. « Je suis désolé… J’ai paniqué mais est-ce que tu pourrais éviter de tenir des choses maudites trop près de ton corps pendant que je suis là, pour quelques heures… Le temps qu’on clarifie déjà ce qu’il y entre nous. Je… Je ne veux pas te perdre, pas maintenant Orion, pas après hier soir… » Tu l’observes, tu trembles toujours de peur, d’angoisse aussi qu’il te rejette après ta crise, qu’il meurt aussi parce que le coffret s’ouvrirait pour l’avaler. Tu regrettes d’avoir amené cet objet chez lui, c’était définitivement aussi idiot que d’amener un troll dans les cachots de Poudlard ou de laisser Cédric déposer son nom dans cette fichue coupe. Tes yeux se baissent sur le tee-shirt que tu portes et tes joues s’empourprent en réalisant le tee-shirt qu’Orion t’as donné la veille, ce qu’il sous-entends et tu te rends compte qu’il va falloir tirer ça au clair aussi, que tu le rassures définitivement.
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