Toute science suffisamment avancée est indiscernable de la magie. | Cours de sciences moldues#1
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Invité

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Ven 28 Juin - 13:49
Alors que nous discutons Athéna et moi, le professeur semble avoir terminé avec les autres élèves et s’approche de nous. Il n’a pas l’air fâché que nous ayons bavardé un peu, mais en même temps on a bien avancé et on a dérangé absolument personne. Je le regarde, curieuse, entrer le code dans l’ordinateur puis sur la clef qu’il met ensuite sur le robot. Mon regard se fixe sur le petit objet à roues en espérant que nous ne nous sommes pas trompées, Athéna et moi. Sinon, tant pis. Après tout, on a bien le droit de se tromper dans la vie, non ? Premièrement, nous sommes en cours. Donc nous sommes en train d’apprendre et de découvrir plus ou moins. C’est donc normal qu’on se trompe. Et puis deuxièmement, on est des humaines, sorcières certes, mais l’erreur est humaine. C’est maman qui m’a toujours dit ça. Le professeur se met à parler, mais le robot ne bouge pas. Je fronce les sourcils, inquiète, et me tourne vers le professeur dans le but de lui demander si c’est normal. Notre travail n’était-il pas de coder ce cher engin pour qu’il traverse le labyrinthe ? Alors pourquoi ne le fait-il pas ? Mais il parle, parle… Toutes ces paroles ne me disent pas grand-chose. C’est assez abstrait, l’espace et tout ce qui va avec. Les distances immenses dont il parle sont tels que je n’arrive pas à m’imaginer le tout. Si c’est si grand, pourquoi s’embête-t-on à faire voyager les êtres vivants ? Ne sommes-nous pas bien ici ? On est déjà en train de détruire la Terre entière mais les moldus veulent aller sur la Lune et sur Mars. Pour quoi faire ? Détruire ces pauvres planètes qui n’ont rien demandé ? En même temps, la Terre non plus n’a rien demandé. Cette planète d’eau et de terre entourée d’une atmosphère n’y peut absolument rien si ses habitants la polluent grâce à leur fameuse technologie sans cesse dite améliorée. Mais améliorée pour qui ? Pour eux, et non pour elle. En attendant, j’ai beau être sérieuse, je suis vite perdue dans tout ce qu’il dit. Une oreille à l’écoute du professeur, je laisse néanmoins mon esprit divaguer dans toutes ses pensées qui jaillissent. C’est vraiment idiot tout ça. On vit grâce à la Terre mais pourtant on la détruit petit à petit. C’est pas bien compliqué à voir et à sentir. À l’école, on avait vu que les arbres nous permettaient de respirer. Mais on coupe ceux des forêts pour faire des maisons, alors on a moins d’air. Puis les engins polluent aussi. Mécontente à ces pensées, je me note d’aller poser mes questions au professeur Anderson. La magie au moins ne pollue pas, on peut l’utiliser sans modération. Tant qu’on ne fait de mal à personne évidemment. Justement, le professeur fait un mouvement de baguette et… Pouf, une affiche arrive devant nous. Je sourie doucement, mais ce sourire disparaît vite tandis que l’image dessus me paraît particulièrement étrange. Il y a deux personnes et des traits de partout. C’est joli, on dirait qu’il y a une étoile devant les deux humains. Des Sorciers ou des moldus ? J’hésite. En fait je n’en sais rien, et je hausse les épaules : c’est peut-être inutile. En haut il y a deux ronds reliés, et je me demande si ce sont des roues de robot ou des lunettes. Mais qu’importe ? Les paroles du professeur s’orientent vers un sujet qui déjà me parle plus. Le robot ! Un robot partit sur Mars. Enfin, il n’est pas encore arrivé. Il ne va pas tarder si c’est en Janvier. Mon attention se porte sur les paroles du professeur qui sont vraiment intéressantes. Un robot avec une caméra qui va étudier Mars. Je me demande bien à quoi ça sert. Les moldus sont-ils tous des Serdaigles pour absolument vouloir découvrir la planète rouge ? Ils vont jusqu’à envoyer un petit robot, tout seul, comme ça. Pauvre Opportunity… Mais si c’est un robot il ne va rien ressentir d’être seul là-bas. Quand même je me demande…

Mes interrogations pensives s’arrêtent avec le professeur et ses paroles qui se dirigent vers notre travail. Il se penche vers le robot et… L’allume ! "Ooooh il fallait l’allumer !" je me dis intérieurement. Je sourie de ma bêtise et ce sourire s’agrandit lorsque les roues du robot se mettent à tourner et que le petit objet sort du labyrinthe. Je me tourne vers Athéna et murmure simplement «T’as vu, ça fonctionne !» tandis que M.Lemony prononce mon nom et celui de ma camarade. Je tourne la tête vers lui et le regarde avec surprise tandis qu’il nous distribue nos points. Ça fait pas un peu beaucoup 25 points chacune ? Bon je ne vais pas me plaindre bien sûr. Vaut mieux trop que pas assez. Puis au final, ce n’était pas un travail facile. Je sourie donc, contente de notre travail d’équipe. On s’est bien débrouillée. Il conclue toutes ces paroles par des possibilités de travail mais moi, en sage Serdaigle que je suis, je veux poser mes questions. Certes il y a la bibliothèque, mais ça risque d’être compliqué de trouver ce que je veux. Après tout, il a pas l’air méchant ce professeur… Même gentil ! Puis c’est un professeur. C’est son boulot donc, non ? J’hésite encore un peu avant de me décider : il faut absolument des réponses. «Monsieur ?» Je le regarde timidement et continue «J’ai une question…» Ne va-t-il pas trouver ça idiot et malvenu de ma part ? Inquiète, je demande finalement «À quoi ça sert tout ça ? Pas le cours mais je veux dire ces voyages que font les moldus dans leurs fusées, ou même le fait d’envoyer des robots comme Opportunity dans l’espace et sur d’autres planètes ?» Je me laisse quelques secondes de répit pour réfléchir avant d’essayer de mieux m’exprimer «Après tout, les moldus vivent sur la Terre. Et cette planète, bah il faut bien dire qu’ils la détruisent petit à petit avec leurs engins polluants. Alors pourquoi continuer de créer de nouveaux objets pour découvrir d’autres planètes ? Ils sont déjà en train détruire une, à quoi ça leur sert d’aller vers les autres planètes ?» Je ne suis pas sûre d’être très claire dans ce que je veux dire. J’ajoute néanmoins rapidement «Je ne les accuse pas bien sûr, moi-même j’en utilise quand je suis chez mes parents. Mais voilà je me demandais à quoi ça servait tout ça. Envoyer des petits robots sur Mars, des Hommes dans des fusées et tout ça…» Mes yeux se baissent sur le sol tandis que j’attends sa réponse. Quelle idée j’ai eu… La curiosité est parfois un vilain défaut dit ma maman. Mais là, je reste dans le thème du cours, non ?

1135 mots

Lemony Anderson

Lemony Anderson
Professeur frétillant
hiboux : 260
pictures : Toute science suffisamment avancée est indiscernable de la magie. | Cours de sciences moldues#1 - Page 3 PaleEmotionalFox-small
Ven 28 Juin - 15:50

   
Toute science suffisamment avancée est indiscernable de la magie.

Je n’ai pas quitté la table quand la jeune Noya m’interpelle. Je me retourne vers elle en souriant. « Une question ? Je t’écoute Leïlan. » Je suis toujours ravi de la curiosité de mes élèves, mais peut-être encore plus sensible face à celle des Serdaigle. « À quoi ça sert tout ça ? Pas le cours mais je veux dire ces voyages que font les moldus dans leurs fusées, ou même le fait d’envoyer des robots comme Opportunity dans l’espace et sur d’autres planètes ? » Je lève un sourcil songeur face à cette interrogation. « Après tout, les moldus vivent sur la Terre. Et cette planète, bah il faut bien dire qu’ils la détruisent petit à petit avec leurs engins polluants. Alors pourquoi continuer de créer de nouveaux objets pour découvrir d’autres planètes ? Ils sont déjà en train détruire une, à quoi ça leur sert d’aller vers les autres planètes ? » Ah, c’est donc pour cela que la question se pose. La pertinence de la remarque m’impressionne, et je me demande si je pourrais lui donner d’avantages de points si cela serait vu comme du favoritisme pour Serdaigle ? « Je ne les accuse pas bien sûr, moi-même j’en utilise quand je suis chez mes parents. Mais voilà je me demandais à quoi ça servait tout ça. Envoyer des petits robots sur Mars, des Hommes dans des fusées et tout ça… » Je m’assois à la table des jeunes filles, et je retire machinalement pour les nettoyer en réfléchissant à comment lui répondre. « C’est une très bonne question Leïlan, assez vaste cependant. En tout cas c’est très encourageant de voir des jeunes sorcières de ton âge se préoccuper de la pollution. » Je remets mes lunettes sur mon nez, croise mes mains et inspire doucement. Par où commencer ? « A quoi ça sert déjà, avant de parler des conséquences en terme de pollution. Tu es à Serdaigle, alors je pense que tu pourras comprendre. Mieux appréhender le monde qui nous entoure ? Aujourd’hui, le voyage spatial, l’envoi de rovers ou de sondes, ce n’est pas pour coloniser ou exploiter les ressources d’autres planètes (même si, on pourrait effectivement imaginer qu’à terme ce sera une des missions de ces programmes, cependant compte tenu du financement actuel des agences spatiales internationales, j’ai peur qu’il faille attendre la fin du 21° siècle ou l’arrivée du suivant pour que ce puisse être sérieusement envisagé). Aujourd’hui, si on a envoyé Opportunity par exemple, c’est uniquement dans le but de faire des découvertes et de mieux comprendre le monde qui nous entoure. Étudier l’espace, voyager dans l’espace, c’est étudier la création des planètes, leur évolution, ce qui a permis à la vie d’apparaître. De plus, la technologie qui est développée à cette occasion nous ressert ensuite pour étudier des choses sur Terre comme nous n’avions pas encore comprises. Ce qui pousse les moldus à faire tout cela, c’est la curiosité, mais la bonne curiosité. D’une façon plus philosophique que scientifique, je rajouterai que le voyage spatial pose aussi une autre question : sommes nous seuls dans l’univers ? Ou rencontrera-t’on un jour d’autres êtres intelligents avec qui nous pourrons réussir à dialoguer peut-être ? C’est un peu comme si l’espace était une grande bibliothèque, qui nous demanderait d’inventer et d’utiliser une technologie pour y accéder – il y aura toujours des gens qui voudront lire ces ouvrages. » Mon regard va distraitement à la bibliothèque mise à disposition dans mon cours, mais je fronce les sourcils quand je reprends. « Cette curiosité, elle n’est pas mauvaise en soi. C’est les sciences. Là où ta question est particulièrement pertinente, c’est que si les sciences ne sont elles-même ni morales ni amorales, ni dangereuses ou inoffensives, elles peuvent être utilisées de certaines façon. Sciences et industrie sont souvent allées de pair, mais l’industrie recherche le profit avant la découverte. Tu comprends ce que je veux dire ? Ce n’est pas la technologie que tu utilises chez toi qui pollue, c’est le fait qu’on ait produit cette technologie en masse et que pour écouler les stocks on pousse les gens racheter en permanence, et à jeter. C’est du gaspillage. De même que l’envoi d’Opportunity n’a causé qu’une infime pollution, surtout si l’on compare à celle provoquée par le domaine de l’agroalimentaire par exemple. De plus, prenons l’ISS par exemple, les astronautes qui y vivent ne peuvent absolument pas se permettre de produire autant de déchets que trois humains normaux sur Terre, par conséquent on développe pour la station des technologies de recyclage de l’eau, de l’air, ou des techniques de gestions des déchets qui pourront servir sur Terre justement. Et parmi les robots par exemple, les moldus travaillent à des sondes qui, accrochées à des filets, pourraient récupérer les objets perdus dans l’espace et éviter de le polluer. Mais ce n’est clairement pas pour tout de suite. [Note de la joueuse : la technologie est en cours de développement en 2019, mais je ne sais pas du tout si elle était déjà à l’étude en 2003 en fait. Je ferai des recherches, et je mettrai ça en sources quand j’aurai trouvé.] Certains astronautes ont aussi vécu ce qu’on appelle l’overview effect, en voyant la Terre de loin pour la première fois. C’est une sorte de choc cognitif, et c’est quelque chose à étudier parce que, entre autre, ça développe la conscience écologique de la personne qui le vit. Le voyage spatial peut potentiellement développer la conscience écologique des êtres humains, est-ce que ce n’est pas fascinant ? »

« Et pour finir jeune fille... » Je baisse d’un ton, je ne voudrais pas que certains élèves entendent ce que je m’apprête à dire et ne le répètent à leurs parents. « La magie ne pollue pas, et la population sorcière ne pollue pas vraiment non plus. Déjà il faut remettre à l’échelle. Il n’y a rarement plus que cinquante élèves par promotion à Poudlard, donc on peut estimer que chaque année environ quarante enfants de sorciers naissent en Grande Bretagne. En 1995 par exemple, plus de 730 000 enfants moldus sont nés en Grande Bretagne. La quantité de nourriture qu’il faut pour nourrir ces enfants, et la pollution que va engranger cette production sera bien sûr bien plus élevé pour la population moldue. Et surtout et bien… La magie permet une production d’énergie propre, la magie permet de détruire définitivement les déchets créés par les sorciers. Les moldus travaillent à trouver des technologies propres, à produire de l’énergie qui ne polluerait pas, à réduire leurs déchets et ceux de leurs industries… Et la magie pourrait tout à fait régler une grande partie des problèmes de pollution, après tout, les sorciers vivent sur la même planète. Alors, est-ce qu’il ne serait pas hypocrite de juger aussi durement les scientifiques moldus, qui sont allés plus loin dans la compréhension de l’espace, de la matière et de l’apparition de la vie sur Terre, quand nous pourrions sans la moindre difficulté empêcher les conséquences néfastes de ces recherches sur notre environnement ? » J’adresse un sourire à la jeune Serdaigle. « Et après, oui, il reste la question éthique. Les moldus doivent continuer à utiliser ces technologies polluantes en attendant d’en trouver des propres ? Technologies qui sauvent des vies, permettent de mieux appréhender le monde qui nous entoure, et une transmission de l’information peut-être même plus rapide que les moyens magiques. Ce serait un excellent sujet pour un cours sur la pollution… Peut-on les juger parce que nous ne polluons pas de rechercher un confort de vie que nous avons déjà ? Peut-on se détourner complètement du monde moldu même s’ils causent des dommages que nous pourrions très simplement éviter ? » Mais ce sont peut-être des considérations que je pourrais passer à mes élèves de quinze ans. « C’est clair pour toi ? Tu peux me dire si tu n’es pas d’accord tu sais, l’avantage de ce genre de questions éthiques, c’est qu’il n’y a pas de réponse parfaite. D’autres questions peut-être ? »

   (1338mots)
   
code by bat'phanie


NOTE

La participation au cours n'est pas obligatoire, mais elle rapportera des points pour votre maison. De même, le travail demandé pour le cours n'est pas obligatoire, mais rapporte des points (après, si vous voulez passer le cours à poser des questions et interagir avec les autres, c'est aussi possible).

A partir de maintenant, vous pouvez gagnez des points en répondant aux questions en gras dans le texte que je poserai dans mes messages. A chaque fois qu'une question est soulignée, c'est pour signifier que Lemony prendra le temps d'écouter la réponse et d'y réagir avant de passer à la suite.

Questions qui attendent encore une réponse : (points à la clef)
- Est-ce que l’un d’entre vous peut me dire quelle est la différence entre astronautes et cosmonautes ? (page 2 de ce sujet)

- Labyrinthe en cours :

clique droit + afficher l'image pour la voir en grand

- Si vous le souhaitez, vous pouvez réfléchir à un comportement qui permettrait au robot de sortir tout seul du labyrinthe (il a pour cela le droit de revenir sur sa route).


SOURCES
Si vous voulez vous renseignez sur l'overview effect, je vous invite à aller jeter un coup par ici et (en anglais malheureusement).



   



   Nam et ipsa scienta potestas est

Eirian Almasdóttir

Eirian Almasdóttir
MEMBRE
hiboux : 301
pictures : Toute science suffisamment avancée est indiscernable de la magie. | Cours de sciences moldues#1 - Page 3 190218090309833479
Ven 28 Juin - 21:13
Bon, dans quel fumier (Fumier, plante, vous voyez ? Bref !) elle s'était mise avec cette activité ? Eirian n'était pas sûr de comprendre ce qu'on attendait d'elle. Elle prit quand même le temps de bien regarder ce qui se trouvait sous son nez le temps que @Lemony Anderson vienne la voir pour lui expliquer les directives à suivre. Et écouter un peu le cours aussi, non ? Bon, allez, écoutons en faisant des petits dessins sur la marge de son carnet. Elle s'amusa à dessiner un homme casqué perdu au beau milieu de l'espace et donc : c'était un astronaute ou un cosmonaute ? Mettant un peu de bleu dans ce ciel étoilé, elle rajouta d'un petit murmure amusé, qu'un astronaute c'est lié aux astres et le cosmonaute au cosmos... Non ? Ha pourtant, elle était fière de sa petite blague de merde. Enfin fumier. Bref ! Elle ne connaissait pas la réponse et ne lèvera pas la main pour y répondre, ne voulant pas attirer l'attention parce qu'il fallait déjà se concentrer sur son sujet test quand elle aura fini ses croquis. Au fil des paroles de son professeur, le dessin prend un peu plus d'ampleur et de forme sur sa page de notes. Une planète, des fleurs et arbres singuliers poussant à sa surface, des petits bonhommes vivant sous un dôme. Lorsqu'elle sentit les pas du professeur s'approcher dans son dos, elle tourna la page et déposa ses crayons, levant son regard pétillant sur Lemony.

Bonjour Lemony !

Oui, oui, les Islandais et leur relation avec le nom de famille, bref ! Mais faut pas oublier le lien particulier qu'elle avait envers ce jeune homme : c'était l'ami d'Orion. Ami comment, elle n'était pas sûr de savoir la teneur exact de leur amitié : est-ce qu'ils étaient camarades, amis par politesse, réel frères d'arme ? Orion ne l'avait pas bien expliqué, mais il fallait avouer, Lemony avait l'air sympa. Il était « cool », même si la matière n'était pas très facile pour Eirian. Elle l'aimait bien et éprouvait de la sympathie pour lui, plus en sachant qu'il était un ami de son Bróðir. En plus, il lui parlait comme une grande fille ! Ça c'est bien !

Donc, les règles à suivre ; faire une hypothèse du comment évoluer une plante sans gravité. Ok. Bon, jusque là, finalement, c'était facile à deviner ce qu'il attendait d'elle. Et pourquoi pas en gagnant des points sur les poissons et l'être humain ? Eirian observa Lemony avec de grands yeux perdus, cerveau en surchauffe sous l'amas d'informations à assimiler. Des questions ? Oui... Qu'est-ce qu'une « conjecture » ? Mais l'enfant ne pipa mot, ça serait comme rallonger la séance de torture et se contenta ainsi d'hocher vigoureusement la tête. Bon, c'était pas gagné. Face à une telle épreuve, la jeune Verbena souffla quand le professeur ne fut plus à porter et tourna à nouveau la page de son carnet pour retrouver ses petits dessins. Qui reprirent à nouveau pour illustrer le grand discours scientifique de Lemony : une ligne qui entoure le globe terrestre appelé Kármán - bien noté car elle sent que ça pourrait tomber en examen ce truc -, des bonhommes dans un vaisseau spatial - à 400km au dessus de leur tête - et qui... tombe... Attendez, quoi ?

Cette fois, la petite Poufsouffle leva un regard bien froncé dont l'angle des sourcils était égal à l'incompréhension total de la fillette sur ce domaine qui devenait beaucoup trop pointu à son goût. Elle comprit la moitié des informations et ne les traita qu'à nouveau sous forme de dessins quand ça dériva sur le thème des robots. Bon, ça, elle sait dessiner : c'est tout gris généralement. Et là, donc, sur une planète rouge, un petit robot roule sur les terres de Mars et prend une photo de... de... un géant tout vert avec quatre bras et deux jambes ? Un humain et une sorte de... Martienne rouge ?

Hein quoi ? Quelqu'un à gagner des points ? Ha ! C'est vrai, le travail l'attendait ! Donc, tournons la page pour avoir une feuille toute blanche et hop, machouillons notre crayon ! Finalement, le dessin c'était pratique pour mieux comprendre. Le sujet de son exercice, elle n'était pas sûr de le comprendre ni d'être capable de trouver une réponse au problème. C'était tout désordonné dans sa tête, et à la fois totalement vide, peut-être qu'elle devrait continuer sur cette voie de représentation de ses idées. Oui, voilà, elle pouvait toujours essayer, ça aiderait à organiser tout ça.

Tandis qu'elle faisait des croquis pour appréhender le sujet, elle laissa traîner une oreille sur le sujet en cours qui était, ma foie, assez divertissant ! La pollution, les méchants humains et leurs machines. Un sourire cynique se dessina sur les lèvres de la fillette tant elle trouvait ces questionnements... presque innocentes. Encore une fois, Eirian pensait sincèrement que la science, et l'évolution technique, n'étaient ni « bonnes », ni « mauvaises » mais du peu qu'elle lisait de traités scientifiques dans sa bibliothèque du village ou sous l'éducation du grand Devin Orwenn qui, malgré son statut antique, était un homme de savoir et ouvert à tous les savoirs, elle ne pouvait que donner raison à Lemony. Orwenn, lui qui avait tenté d'expliquer le raisonnement de la science à cette petite Verbena désintéressé par le sujet, a finalement réussi à lui trouver une réponse dont elle était amplement satisfaite et qu'elle estime rejoindre l'avis du professeur :

Il faut connaître le passé pour comprendre le présent et construire l'avenir...

Ha ! Comme elle aimait ce raisonnement ! C'est pour ça qu'elle l'avait bien retenu, la lâchant ainsi dans le silence, sans prêter attentions aux regards de ses camarades à ses côtés tant elle semblait concentrer sur son dessin.

J'ai fini, Lemony !

Oui, nom de famille, blabla, vous connaissez la suite. Tout triomphante en posant ses crayons, elle attendit qu'elle le rejoigne pour présenter... son oeuvre d'art ? Son hypothèse ? Une hypothèse illustré ?

Ça, c'est une plante normal, elle fait ses racines dans la terre et pousse vers le haut... Et ça, c'est une plante suspendu dans l'espace, car, il n'y a pas de gravité, donc, elle flotte ! Me suis dis, que puisqu'elle flotte, ça doit beaucoup la perturber, elle sait pas où est le sol, et elle pousse n'importe comment, comme une plante mutante alien ! (Hop, on rajoute un peu de feuilles violettes pour que ça soit plus joli, et oui, violettes, car n'oubliant pas que c'est une plante mutante alien !) Et après, j'ai regardé les images et j'ai vu qu'une jeune pousse sans gravité, ben c'est moche, comme mon dessin ! Sauf que c'était pas violet... Mais j'aime bien le violet, ça fait Science-Fiction... Donc, une plante, quand il y a la gravité, elle cherche à pousser où il y a de la terre (elle entoure son premier schéma) et là, j'ai compris que, c'est normal, puisque la gravité, c'est le truc qui nous attire au sol. Donc ! Une plante fera toujours ses racines vers le sol ! Donc ! S'il y a pas de gravité, ben la pauvre, elle va pousser n'importe comment puisqu'elle ne sera plus attiré vers le sol... enfin un truc du genre... Vous comprenez ? Et donc ! (Hop, nouveau dessin sur la page d'à côté avec un poisson rouge dans une rivière). Si le poisson nage toujours avec le dos vers la lumière, ben alors... (Elle montre du crayon une bulle d'eau dans l'espace, avec pleins de petites étoiles, et un poisson rouge nageant à l'envers) Il va nager n'importe comment, car il ne sera pas, comme la plante, attiré par le bas ! Ça serait marrant ! Ha, et pour l'être humain, je sais ! Mais je savais pas comment le dessiner... Mais en gros...

Enfin, elle tourna la page, là où elle avait dessiné les explications de Lemony plus tôt dans le cours.

Orwenn, notre Devin, il m'a dit que tout être vivant s'adapte au fil du temps à l'environnement et donc, parfois, il va se transformer pour s'y adapter ! Donc, je pense qu'un humain, après plusieurs mois, va avoir des modifications ! Comme dans le Cycle de Mars ! Les aliens ils sont comme ça pour s'adapter à l'environnement de Mars ! (Elle montre fièrement son dessin du Martien vert, rouge et de l'être humain à leurs côtés, semblant être le héros en question). Il faudra peut-être des années pour que l'humain soit modifié, ou peut-être quelques mois, je sais pas... Mais en tout cas, le corps va se modifier ! La princesse de Mars, elle, elle a dit que John Carter, il a les os trop fins et qu'il est trop léger par rapport à la population martienne ! Donc, peut-être que nos os vont s'élargir ou un truc comme ça pour qu'on reste près du sol et qu'on évite de flotter ? Ça serait bien si on avait une autre paire de bras comme les Martiens verts ! Ils sont vachement sympas en plus, et ils sont fort, très forts, et ils font plus de quatre mètre ! Vous imaginez ?

Enfin le souffle se termine et l'enfant aux yeux pétillants d'une malice à crever la rétine, dévisageait Lemony d'un grand sourire aveuglant de sa jovialité et son innocence plein d'énergie. Alors, que pensait-il de tout ça ? Finalement, les sciences moldues, c'est marrant parfois !

1587 mots


Between Two Worlds

Invité

Invité
Dim 30 Juin - 11:07
Le professeur ne semble pas en colère contre ma question. Au contraire d’ailleurs, il a même l’air content ! Du moins il sourie. C’est certainement positif. J’aime bien quand les adultes sont contents, car ça veut dire qu’ils sont satisfaits de notre travail ou de nos paroles. Or en ce moment, ce sont plutôt mes paroles, ma question et ma tentative d’explication, qui le rendent content. Mais la réponse ne sort pas tout de suite. J’imagine bien que c’est pas forcément facile d’expliquer ça. Et ça doit être super compliqué parce qu’il s’assoit à la table du codage du robot. "C’est mauvais ça" je me dis avec inquiétude "il va pas nous faire un malaise au moins ?" Je n’ai aucune expérience en secourisme… L’infirmière devrait suffire à le sauver. Mais heureusement, il ne semble pas malade car très vite il prend la parole. Je suis soulagée mais je n’en montre rien, l’écoutant parler avec attention. C’était une question tout à fait sérieuse, et monsieur Lemony semble lui-même… Impressionné ? Contente de moi, je le regarde réfléchir. Ça doit être bien compliqué d’être professeur lorsque les élèves posent des questions pas forcément prévues pendant le cours. Pourtant il explique, et je passe tout mon esprit à l’écoute du professeur. La bulle revient tandis qu’autour tout disparaît pour ne plus entendre que la voix de l’adulte qui répond sérieusement à ma question.

Et dans ma tête je m’imagine. Des bonhommes multicolores à douze pattes sur la planète rouge. Je sourie en imaginant la réaction des moldus -et même la mienne- face à ce genre d’images envoyées par notre petit Opportunity. Je vois aussi ces hommes de Mars dans des gros vaisseaux qui partent à la découverte d’autres planètes. Je les imagine débarquer sur Terre en disant dans leur langue "Bonjour on vient découvrir votre planète !" Et je trouve ça ridicule. Pauvre humains, face à ces créatures qu’ils nommeraient des monstres. Ils vont tous se mettre à hurler à l’attaque et la guerre va se déclencher. C’est ainsi pour les humains. Comment réagir autrement lorsqu’on voit débarquer des êtres inconnus ? Il y aura ceux qui sont pour la guerre, ceux qui sont pour discuter, ceux qui sont pour faire des expériences sur ces nouveaux venus. J’acquiesce doucement aux paroles du professeur qui parle de curiosité. Oh oui, la curiosité est un bon moyen d’expliquer tout ça… Mais serions-nous ravis, nous, êtres humains, Terriens, de voir débarquer sur Terre de purs inconnus pour prendre des photos de notre planète ? Je n’en suis pas sûre. Certes, ce n’est pas pareil. Nous, nous sommes là, bien vivant, et à la vue de tous. Tandis que ces possibles drôles d’extraterrestre sont cachés. Enfin, s’ils existent.

Et à la curiosité des moldus semble s’ajouter l’espoir d’un développement des sciences et de l’industrie. Je fronce les sourcils lorsqu’il explique la différence entre les deux. Je me souviens de ça, quand j’étais plus petite maman m’en parlait à chaque fois qu’on allait aux courses. C’est… Comment ça s’appelle déjà ? Un truc de consommation je crois que disais maman, je ne me rappelle plus le terme exact. Et oui et bien j’étais vraiment petite lorsqu’elle m’en parlait. Je hoche donc la tête en continuant de l’écouter. Ça fait pas mal d’informations. Très intéressantes. Elles se rangent tranquillement dans les différentes cases de la mémoire de mon cerveau qui se plaît à tout trier pour être ordonné. Mes yeux seuls s’ouvrent grand en l’entendant parler de ces fameux "Hommes de l’espace" comme j’aime les appeler. Le fait qu’on fabrique pour eux des moyens de recyclage spéciaux m’étonne beaucoup. Pourquoi eux et pas les autres ? Je suis sûre qu’on aimerait tous pouvoir autant recycler. Quoique, certaines personnes s’en fichent certainement. Ceci est autre chose.Mais il faut le temps que ça se fasse. C’est pas facile de tout créer ainsi, après tout il faut du matériel… et du temps, et de l’argent ! Gros problème qu’est l’argent en effet.

Et lorsque le professeur baisse la voix, je le contemple un instant avec surprise. C’est un secret ? C’est dangereux ? La tête sur le côté, je reste bien concentrée. On passe des moldus à la magie. Un thème sur lequel je m’y connais beaucoup moins. Mais ce qu’il dit est une des choses les plus importantes à retenir. Les Sorciers, par leur magie, pourrait donc aider les moldus à réduire la pollution, si j’ai bien compris ? Ça c’est pas mal ! Mais bon, même moi je sais que les Sorciers veulent rester cacher des moldus. Une chose compréhensible certes, mais la planète a besoin d’eux, non ? La question du professeur, qui certainement n’attend pas de réponse puisqu’il continue après un sourire, m’interpelle. Il n’a pas tort. Ou même raison. Les scientifiques moldus font ce qu’ils peuvent. Et si les Sorciers ne veulent pas les aider… Ça ne va pas être pratique ! À quoi ça sert une magie capable de tout ça si l’on ne l’utilise pas à bon escient ? Fronçant les sourcils à nouveau, j’essaie dans ma tête de répondre à ses questions. Questions intéressantes mais vagues également. Il y a des points positifs et d’autres négatifs pour chaque chose. Chaque idée, chaque geste, chaque parole a des bons comme des mauvais côtés. Je sourie, soulagée, lorsqu’il me dit qu’il n’y a pas de réponses parfaites. Alors j’essaie d’expliquer, non pas pour le contredire mais simplement pour exprimer mon point de vue car il me semble que c’est ce qu’il attend : «Et bien… Il y a des bons et des mauvais côtés pour chaque chose, non ? Peut-être les moldus devraient-ils faire des listes pour voir ce qui va et ce qui ne va pas, pour ainsi trouver dans quoi il faudrait travailler.» C’est bien les listes, super pratique et toujours bien organisé. J’ajoute avec un sourire «Mais c’est dommage je trouve que les Sorciers cachent leur magie. Même c’est comme tout, j’imagine qu’il y a des explications à ça. Mais dans ce cas, on ne peut pas en vouloir aux moldus. Après tout, pourquoi nous vivrions sans vraiment de difficultés tandis que eux devraient continuer de vivre comme ça ? Oui je comprends.» J’ai l’impression de réfléchir à voix haute en disant ça. Mais réfléchir est une chose importante, donc je ne vais pas m’empêcher de le faire. Mais après quelques secondes de réflexion, je remarque «Mais monsieur, l’Homme au début ne vivait-il pas avec ce qu’il avait ? Ils ne polluaient pas avant. Est-ce que vous croyez que… La magie des Sorciers aurait pu engendrer cette envie de vivre facilement ? C’est venu petit à petit, avant les gens vivaient comme ils pouvaient. Mais c’était difficile.» Mais à peine ai-je parlé que je me rends compte que je suis complètement sortie du thème… Bien embêtée, je reviens comme je peux sur le sujet «Est-ce que les Sorciers sont déjà allés dans l’espace ? Grâce à la magie ? Dans un livre que j’ai lu, ils disaient que dans l’espace sans combinaison ni fusée, on éclatait. Donc un Sorcier… ça ferait pareil ? Alors s’il y en a déjà eu, ça voudrait dire qu’ils y sont allés dans les engins avec des moldus. Est-ce que vous croyez que la magie fonctionne dans l’espace ?» Les idées arrivent et se suivent. Sans s’arrêter. Olàlà Leïlan, c’est pas pratique ça. Je soupire doucement, exaspérée par moi-même, tout en me disant que c’est assez amusant ces idées qui arrivent. Sans ce cours, jamais je ne me serais demandé ça ! Je sourie joyeusement, contente. C’est vraiment génial.

1262 mots

Lemony Anderson

Lemony Anderson
Professeur frétillant
hiboux : 260
pictures : Toute science suffisamment avancée est indiscernable de la magie. | Cours de sciences moldues#1 - Page 3 PaleEmotionalFox-small
Lun 1 Juil - 14:09

   
Toute science suffisamment avancée est indiscernable de la magie.

Alors que je finis mon explication, j’entends la jeune Eirian m’appeler depuis sa table. Je me mords la lèvre inférieure. J’ai compris que la jeune fille avait des soucis à appeler ses professeurs par leurs noms de famille, cependant j’ai toujours l’impression que laisser passer cela pour elle est une profonde injustice pour les autres. Bon, on verra ça plus tard. « J’arrive, quelques minutes. » Je me retourne vers Leïlan qui réfléchit à ce que je viens de lui dire. Des listes ? Ils appellent ça des programmes politiques… Je me vois difficilement cependant aborder la question des sciences politiques moldues avec mes élèves sans me prendre une retombée de bâtons des parents qui n’étaient déjà pas ravis que mes cours soient obligatoires. Il faut que je me contienne quand j’entends la jeune Serdaigle me dire que les sorciers ne devraient plus se cacher pour ne pas ni me mettre à crier MAIS OUI BIEN SÛR, ni éclater de joie. En fait, dès que ma joie a passé, je regarde machinalement autour pour voir qui nous a entendu. Si certaines personnes apprennent que c’est ce que j’apprends à mes étudiants, je ne donne pas cher de ma peau. Cependant, Leïlan est d’un raisonnable qui sied à sa maison, et modère ses propos en donnant des raisons qu’elle admet ne pas connaître à la société sorcière – et je me sens presque un peu bête de ne pas toujours savoir faire preuve de cette sagesse sur ce sujet en particulier. « Mais monsieur, l’Homme au début ne vivait-il pas avec ce qu’il avait ? Ils ne polluaient pas avant. Est-ce que vous croyez que… La magie des Sorciers aurait pu engendrer cette envie de vivre facilement ? C’est venu petit à petit, avant les gens vivaient comme ils pouvaient. Mais c’était difficile. » C’est dans ce genre de moments je crois que j’aime le plus mon travail. Je n’ai cependant pas le temps de lui répondre qu’elle enchaîne, comme pour se raccrocher au thème de ce que nous étudions : « Est-ce que les Sorciers sont déjà allés dans l’espace ? Grâce à la magie ? Dans un livre que j’ai lu, ils disaient que dans l’espace sans combinaison ni fusée, on éclatait. Donc un Sorcier… ça ferait pareil ? Alors s’il y en a déjà eu, ça voudrait dire qu’ils y sont allés dans les engins avec des moldus. Est-ce que vous croyez que la magie fonctionne dans l’espace ? » Je me gratte la tête, un peu gêné. « A ma connaissance, il n’y a aucun moyen magique qui permette de se rendre dans l’espace. Le transplanage, à la limite, mais le soucis c’est qu’il faut visualiser la destination et l’espace qu’on va y occuper (difficile donc de se rendre dans des endroits inconnus). On pourrait peut-être utiliser les travaux des moldus pour transplaner à un point de l’espace bien connu, mais ça me semble très compliqué. Et je n’ai pas souvenir que ça ait été fait. De même qu’à ma connaissance, aucun sorcier n’est encore parti dans l’espace. Par conséquent, je ne peux pas te dire si la magie y fonctionne, puisqu’il n’y aucun cas documenté de magie dans l’espace. Je ne peux faire que des hypothèses, que je serais cependant bien en mal d’étayer par des preuves. Et on éclate pas, quand on part dans l’espace. Pas littéralement, en tout cas. » Je ne sais pas si la nuance n’était pas de trop là. « Pour en revenir à ta première question d’abord, qui était très intéressante.. Qu’est-ce que tu appelles au début ? Est-ce que ce n’est pas la spécificité de l’Homme d’utiliser les ressources autour de lui pour se rendre la vie plus simple ? Les premiers outils, la maîtrise du feu, l’invention de l’écriture, de l’agriculture… Je n’ai pas l’impression que l’humanité ait un jour juste vécue avec ce qu’elle avait, qu’elle a toujours cherché plus. Le fait est qu’au fur et à mesure de Histoire, l’humanité a commencé à maîtriser toujours plus de techniques, et donc de technologies, pour se simplifier la vie. Si les usines d’aujourd’hui polluent, contrairement aux Homo Habilis qui fabriquaient des outils, c’est parce que les matériaux que les moldus savent aujourd’hui utiliser polluent (mais ils ont aussi leurs avantages face à cela), et que la population mondiale est beaucoup beaucoup plus importante qu’à l’époque. Mais je ne pense pas que ce soit lié au monde sorcier. Si la moitié de ta famille meurent de maladie bénignes avant d’avoir vingt ans, et que simplement pour fabriquer des couverts pour manger il faut un travail qui peut durer des heures, tu n’as pas besoin de savoir que ton voisin n’a plus ces problèmes pour vouloir y remédier. Tu comprends ? » Je devrais sans doute revoir mes métaphores. Enfin… « Pour ce qui arriverait aux sorciers dans l’espace, ce devrait être sensiblement la même chose que pour les moldus. Du coup, si ça t’intéresse, je t’invite à me suivre à la table d’Eirian, cela faisait parti des hypothèses que je l’ai invitée à formuler. »

J’invite mon élève à me suivre et me dirige à la table de la plus jeune Pouffsouffle. Je m’assoie à la table pour regarder les dessins qu’elle me montre, en écoutant ses explications pour le moins… enthousiastes. Je note, elle a bien formulé son hypothèse, elle l’a vérifiée, et elle a remarqué les différences avec ce qu’elle avait prévu. Ses conjectures pour les poissons sont aussi assez justes, même si je ne lui avais donné aucun moyen de les vérifier. Formidable ! Pour une aussi jeune étudiante, elle assimile très bien la méthode. J’en tire une fierté presque personnelle, vu son lien avec Orion. Je ne sais pas qui est Orwenn, mais ce que la jeune fille a retenu de son enseignement sur le fait de s’adapter est très juste. Je n’ai pour le coup cependant pas le temps de trop y réfléchir, car dans son enthousiasme mon étudiante me parle du Cycle de Mars. Je souris franchement – je ne pensais pas qu’une de mes étudiantes connaîtrait les œuvres de Burroughs, mais que ce soit la filleule d’Orion qui me le cite la première ne me surprend pas tant que cela au final. La suite de ses idées n’ont plus grand-chose de scientifique, mais elle a fait un excellent travail et son enthousiasme me réchauffe le cœur. « Très bon travail pour les plantes Eirian. Si tu avais nommé tes dessins, et que tu les légendes en indiquant dessus ce que tu as représenté : » Je montre en même temps que je parle « Ici les racines, ici les feuilles par exemple, tu aurais même fait ce que l’on appelle un dessin scientifique. Le principe du dessin scientifique, c’est que tout le monde doit comprendre ce que tu as représenté sans que tu ne sois là pour le leur expliquer. Mais si tu es plus à l’aise qu’à l’écrit, je peux te donner une méthode, les devoirs de sciences moldus peuvent tout à fait être rendus sous forme de dessins scientifiques quand le sujet s’y prête. En tout cas, je te donne 20 points pour ton travail, et dix points supplémentaires pour avoir essayé de devenir en te servant de tes connaissances et de ce que tu venais de voir pour les poissons et les humains. »  Je souris. « Ce que t’a dit Orwenn est très sage, tout être vivant s’adapte avec le temps (ou essaie) à son environnement. Mais, c’est le cas pour le poisson aussi. Les moldus ont voulu étudier la désorientation des poissons dans un environnement sans gravité, alors ils ont envoyé le premier poisson à bord de la précédente station spatiale, Skylab, en 1973. Pendant premiers jours, le poisson se comportait exactement comme sur ton dessin, désorienté il faisait des loopings, et tournait sur lui-même. Mais petit à petit, son comportement change, et quand on l’observe après vingt-deux jours dans l’espace, il nage normalement, dos vers la lumière. Ils ont aussi fait naître des poissons dans cet environnement, qui dès la naissance semblaient s’être adaptés et nageaient normalement. Ce qui est intéressant, c’est qu’il existe ce qu’on appelle le mal de l’espace, qui serait comme une forme de mal des transports, qui touche la quasi totalité des astronautes, et qui dure quelques jours – à peu près autant que le comportement désorienté des poissons qui y sont amenés. Contrairement aux humains, les poissons ne vont pas vomir, mais la nage en tournant sur eux-même pourrait être une expression de ce malaise. » Je me tourne vers Leïlan, comme pour lui indiquer que je reviens aux sujets que nous avons abordés ensemble plus tôt. « Pour les humains… C’est plus complexe d’avoir tous les détails, parce qu’on ne disséquera pas un humain pour comprendre ce qui s’est passé dans son corps après le voyage. Mais il y a plusieurs choses que l’on sait déjà. Déjà, l’absence de gravité fait que les astronautes n’utilisent pas ou très peu leurs muscles pour se déplacer, par conséquent ils sont obligés de faire deux heures et demi de sport par jour pour que leurs muscles ne s’atrophient pas (s’atrophier, ça veut dire qu’ils fondent en gros). C’est déjà une adaptation en soit, à laquelle il faut être extrêmement attentif parce que sinon, en revenant sur Terre, les astronautes ne seraient plus assez musclés pour se tenir debout (ou simplement maintenir leur tête droite) à nouveau soumis à la gravité. Ce qui est très juste dans ton exemple, c’est la densité osseuse qui diminue. En effet, sur Terre, nos os subissent en permanence des petits coups (quand on marche ils s’entrechoquent par exemple). Cela les stimulent, et ils passent leur temps à s’auto-réparer. Comme à bord de l’ISS, les astronautes flottent, les os ne subissent plus ces coups, cessent de se réparer, et donc la densité de leurs os diminue. Le sport est à nouveau une façon de limiter ça, on attache l’astronaute à un tapis de courses, et en courant collé au tapis, il va faire s’entrechoquer des os et provoquer leur réparation. Par contre, leur colonne vertébrale n’est plus tassée par la gravité, et ils gagnent jusqu’à 3 % de leur taille, en d’autre terme, dans l’espace, on grandit de trois à cinq centimètres. Autre point encore, sur Terre, notre cœur doit beaucoup travailler pour envoyer notre sang dans notre tête, et donc lutter contre la gravité – alors dans l’espace, il est un peu perdu. Les premiers jours, les astronautes ont le visage très rouge et gonflé, parce qu’il y a un trop fort afflux sanguin vers le haut de leur corps – mais ça finit par s’estomper un peu. Cependant, cette pression sanguine dans la tête continue dans une moindre mesure, et elle entraîne une baisse de la vue et une petite perte de l’odorat. Et comme le cœur n’a plus besoin d’être aussi actif, il devient paresseux en quelque sorte, il travaille moins, et cela peut poser des problèmes. Après, il y aussi les effets des radiations, mais c’est un sujet que j’aborde plutôt avec les étudiants qui préparent leurs ASPICS. Tout ce que je viens de décrire, c’est en fait le processus de vieillissement sur Terre (le cœur qui travaille moins, les os qui cessent de se réparer, la perte de la vue…). En quelque sorte, partir dans l’espace, c’est vieillir beaucoup plus vite. En revanche, en revenant sur Terre, les astronautes reviennent plus ou moins à leur état normal en quelques mois (et donc les moldus commencent à étudier les changements dans leurs corps pour essayer d’en tirer des leçons dans le traitement des maladies liées à l’âge). Après, Leïlan, la question que tu me posais tout à l’heure, c’était plus ce qui arriverait aux corps dans le vide spatial. Comme aucun sorcier n’y est jamais allé, pour le moment de ce que l’on sait, les effets seraient les mêmes que chez un moldu. Sans combinaison, les chances de survie sont de quinze secondes. Déjà, et ça c’est l’expérience qui était proposée avec la cloche à vide, la pression a une influence sur la température d’ébullition de l’eau. Ici, c’est 100°, mais dans l’espace, c’est 20°. La température moyenne du corps humain étant supérieure à cela, ça signifie que dans le vide spatial pour commencer, tous les fluides à l’intérieur de notre corps se mettraient à bouillir. L’autre expérience avec la cloche, celle du ballon, a pour but de montrer que, si le ballon garde la taille qu’il a ici, dans notre atmosphère, c’est parce qu’il est subit à la pression de celle-ci. Donc dans le vide spatial, tout l’air qu’il y a notamment dans nos poumons pourrait prendre bien plus de place, et donc, on gonflerait. Donc on éclate pas vraiment, comme tu le suggérais Leïlan, on gonfle, et on cuit. Je ne pense pas que l’on puisse s’adapter à cela, puisqu’il faudrait survivre. Cependant, on peut imaginer que si un enfant naît dans un environnement sans gravité mais contrôlé, comme une station spatiale, ses os seraient plus léger, son cœur fonctionnerait différemment pour lui éviter la baisse de la vue et la perte d’odorat, et il serait légèrement plus grand. Après, on ne peut faire que des hypothèses, parce que pour le moment, la procréation est absolument interdite à bord de l’ISS et qu’on est même pas certain qu’une grossesse puisse y être viable. » J’adresse un sourire à Eirian. « Par contre, il n’y a pas de grands martiens verts sur Mars, si la planète comporte encore de la vie, ce serait sûrement plus des micro-organismes en dormance dans la glace. D’ailleurs, l’ESA (l’agence spatiale européenne a envoyé une sonde photographier autour de la planète, et on devrait entre autre pouvoir voir certains cratères remplis de glace grace à cette sonde. Elle est partie en juin dernier, et elle arriver à destination ce mois-ci. » Je croise mes mains devant moi. « Est-ce que vous avez des questions ? »

   (2321mots)
   
code by bat'phanie


NOTE

La participation au cours n'est pas obligatoire, mais elle rapportera des points pour votre maison. De même, le travail demandé pour le cours n'est pas obligatoire, mais rapporte des points (après, si vous voulez passer le cours à poser des questions et interagir avec les autres, c'est aussi possible).

A partir de maintenant, vous pouvez gagnez des points en répondant aux questions en gras dans le texte que je poserai dans mes messages. A chaque fois qu'une question est soulignée, c'est pour signifier que Lemony prendra le temps d'écouter la réponse et d'y réagir avant de passer à la suite.


Questions qui attendent encore une réponse : (points à la clef)
- Est-ce que l’un d’entre vous peut me dire quelle est la différence entre astronautes et cosmonautes ? (page 2 de ce sujet)

- Labyrinthe en cours :

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- Si vous le souhaitez, vous pouvez réfléchir à un comportement qui permettrait au robot de sortir tout seul du labyrinthe (il a pour cela le droit de revenir sur sa route).


SOURCES
Infographie : ce que l'espace fait au corps
Pourquoi grandit-on dans l'espace ?
Fishes in space (en anglais)
Retour sur Proxima B #1 A 11:10, ils répondent à la question "Est-ce que des humains nés en impesanteur supporteraient de débarquer sur une planète ?"
Le cratère Korolev
Comme je l'évoque à la fin de mon rp, Mars Express s'est positionnée en orbite autour de la planète en décembre 2003. Je ne sais pas quand a été pour la première fois partagé ce cliché, mais il est ressorti à l'occasion des 15ans de son arrivée en décembre dernier.

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   Nam et ipsa scienta potestas est

Eirian Almasdóttir

Eirian Almasdóttir
MEMBRE
hiboux : 301
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Lun 1 Juil - 18:05
Eirian rayonnait comme un petit rayon de soleil ; les mirettes brillants, un sourire radieux... Nul doute, elle était ravie que l'ami de son Bróðir chéri la complimente sur son travail. Et elle avait même gagné trente points pour sa maison ! Qu'on la félicite ainsi pour sa bonne conduite et son travail ça, ça réchauffaient son petit coeur d'une grande fierté, gonflant un peu sa poitrine sous un souffle fier et assuré. Pourtant, elle n'était pas sûr d'avoir emprunté la bonne voie quand elle avait entamé ces... dessins scientifiques. Elle s'y était lancé plus dans le feeling, nourri d'une part par la jovialité d'avoir un professeur, outre proche d'elle, qui était sympa avec elle, et d'autre part par la fainéantise, l'ennuie et le désirs d'égayer un peu ces expériences proposées. Non parce que, il faut être honnête, Eirian avait bien grimacé à l'idée de faire des activités de groupes sur une matière qu'elle n'appréciait pas des masses et qui ne l'intéressait pas réellement. Mais finalement, la jeune Verbena avait passé un très bon moment en utilisant cette nouvelle technique au dessin. On pourrait même jusqu'à dire qu'elle s'était un peu rabibochée avec les Sciences Moldues, ce qui en soit, un exploit, quand on sait qu'Orwenn vit un calvaire pour lui faire apprécier les sciences en général. Donc, choisir entre les dessins scientifiques et un truc tout compliqué à faire à l'écrit, le choix était vite fait pour la fillette qui s'empressa de garder son carnet contre elle de peur qu'on lui retire ce nouveau petit plaisir coupable.

Non, je préfère les dessins... chouina-t-elle d'une petite voix en lui faisant des yeux de chiots battus.

Et promis, elle refera tout au propre pour le cours, maintenant qu'elle a les réponses nécessaires à ses sujets tests ! Bon, il fallait s'accrocher quand même aux explications de Lemony et la petite Poufsouffle salua rapidement Leïlan d'un mouvement de main dans le dos du Professeur. Elles se sont rencontrées il y a quelques jours et pourtant la Verbena ne s'étonnait même pas des questions de la petite Serdaigle ; cela lui ressemblait bien ce genre de questionnement un peu écologique après la discussion qu'elles avaient eu au bord du lac. Maintenant il fallait assimiler les réponses de l'ami de son Bróðir et le visage de l'enfant perdit quelque peu de sa superbe, affichant des sourcils froncés et une petite moue ; fallait se concentrer pour comprendre les informations, c'était un peu ardu pour elle ! Cependant... C'était intéressant ! Bon, les humains n'auront pas une deuxième paires de bras comme les Martiens Verts de Burroughs, mais l'idée qu'un enfant naissant dans l'espace a de fortes chances de naître avec des modifications physiques ça égayait quelque peu la petite lectrice de Science-Fiction en la personne d'Eirian... Un maigre réconfort quand on lui rappelait que, non, il n'y avait pas de civilisation antique dans notre bonne petite planète rouge !

C'est plus marrant dans les romans d'Edgar Rice... chouina-t-elle encore d'une petite mine attristée.

Et oui, la vie réelle est parfois remplie de désillusions, loin de ces histoires épiques avec de grands méchants, le tout dans différente planète de notre système solaire. Est-ce qu'elle avait d'autres questions ? Eirian y réfléchit un instant ; elle avait bien compris les explications scientifiques de Lemony pour une fois, donc...

Non... Je vais refaire mes dessins pour vous !

Et l'enfant s'apprêtait à retourner au travail quand une pensée vint illuminer son petit minois d'un sourire des plus enthousiasme :

Vous avez lu d'autres romans d'Edgar Rice ?

Ben quoi ? Ça reste dans le thèmes des Sciences Moldues, non, hein ? Non ? Bon... Mais en même temps, c'est rare pour elle de trouver quelqu'un ayant lu ce vieil auteur de Science-Fiction, donc, maintenant qu'elle a trouvé un autre lecteur... En plus, l'ami d'Orion, si ce n'était pas être chanceux, ça !

649 mots


Between Two Worlds

Invité

Invité
Mar 2 Juil - 3:46
Je ne comprends pas pourquoi, mais je lis sur le visage du professeur une joie qui me surprend totalement. J’ai dit quelque chose de bien apparemment. Et cette idée me rend assez fière de moi. Bah oui, comment ne pas être fière lorsque vous voyez que vos paroles, qui pourtant sont incertaines et hasardeuses, rendent plein de joie le professeur ? Et bien je ne peux pas. Et cette joie que je vois, même si elle ne dure pas longtemps et se termine par un coup d’oeil inquiet autour de nous, me remplit d’une fierté que je cache néanmoins. Que penserait le professeur sinon ? Je ne laisse entrevoir qu’un sourire pendant qu’il réfléchit à ce que je viens de dire. Je me suis bien rattrapée en revenant au thème du cours… La magie dans l’espace ne semble avoir été très approfondie par les Sorciers car le professeur émet plus d’hypothèses que d’affirmations. Mais qu’importe ? Cela me donne déjà une idée de ce qu’un adulte imagine. C’est intéressent puisqu’un adulte est plus âgé, donc a étudié plus longtemps. Qui plus est l’adulte devant moi est professeur, donc il a fait beaucoup d’études et a appris pleins de choses ! Il a donc pu rencontrer un grand nombres de scénarios pendant lesquelles beaucoup de questions étaient posées et auxquelles il se devait de tenter de répondre le plus correctement possible. Et des hypothèses ne sont pas fausses. Ce sont des idées qui naissent, germent dans l’esprit. Je ne comprends pas trop la différence entre éclater et ne pas éclater littéralement. Soit on éclate, soit on éclate pas, non ? Mais je laisse ça se côté : de toute façon, je n’ai pas prévu d’aller dans l’espace, et encore moins sans protections. Je préfère rester concentrée sur la suite de ses paroles qui partent finalement sur mes premières questions plutôt hors sujet. Mais si le professeur souhaite y répondre, c’est que cela ne le dérange pas. Il les a même trouvées intéressantes ! Je sourie, à nouveau fière de moi. C’est une nouveauté. Ou alors je n’y avais jamais fait attention, moi qui ne parle que rarement en cours… Sa question sur le début m’interpelle et me bloque complètement. Heu… L’époque où les humains vivaient dans des grottes ? Ou celle du Moyen-Âge où ils étaient un peu plus… développés ? En fait c’est un peu vague comme idée. Mais M.Lemony y répond lui-même. D’une façon précise et réfléchie que j’apprécie. Bon d’accord, c’est un professeur, donc c’est normal qu’il réfléchisse, mais c’est agréable à écouter. Ses explications sont claires et compréhensible, et les exemples concrets et précis. C’est bien comme ça, car ça m’aide à visualiser les choses. Et puis, c’est réaliste aussi. Finalement, l’Homme a toujours voulu innover. C’est juste que maintenant, ça pollue plus qu’avant. Je hoche donc la tête, satisfaite. Son dernier exemple, quoique absurde à mes yeux, me plaît bien. C’est totalement ça ! À sa question je réponds avec un sourire joyeux «Oui je comprends ! En fait, c’est comme si l’Homme était né pour créer de nouvelles choses avec ce qu’il trouve.» Je penche la tête sur le côté, réfléchissant un instant. Est-ce vraiment cela ? Oui, je pense. J’ajoute doucement «Parfois, il doit chercher loin, mais il invente, il améliore. Parce que ça lui plaît et que ça li paraît important certainement.» Je cherche confirmation chez le professeur qui semble être content de mes interrogations.

Après cette petite discussion, je suis le professeur vers la table d’Eirian qui, si j’ai bien compris ce qu’il a dit, travaille sur les effets de l’espace. Je sourie en réentendant parler d’hypothèses. En fait, l’espace n’est pas vraiment très bien connu. J’ai l’impression que c’est encore un sujet sur lequel les scientifiques moldus doivent beaucoup travailler pour mieux le connaître. Mais c’est forcément normal, après tout l’espace c’est géant ! J’écoute les explications joyeuses de la jeune fille qui parle sans s’arrêter. Les petits dessins sur les feuilles posées sur la table semblent illustrer ses propos. Une partie "sur Terre" et une autre "dans l’espace". Je n’avais pas souvenir que les plantes devenaient violettes dans l’espace, mais c’était une hypothèse avant de regarder dans les livres. Je sourie, ravie par l’idée, tout en me disant que je n’aimerai pas être une plante dans l’espace. Ça doit pas être agréable de ne pas savoir comment pousser ! C’est comme si nous on grandissait les jambes sur le côté et les bras en l’air avec la tête en bas. Après la plante vient le poisson, qui le pauvre ne sait plus nager dans l’espace, avant que l’Homme arrive. Accompagné par un bonhomme vert à quatre bras. Pourquoi pas ? Moi je les voyais plutôt avec 12 bras pour complètement changer, mais on peut tout imaginer !

L’idée que les humains changent dans l’espace me fait grimacer. Ça veut dire que on part on est comme ça, mais quand on revient on a changé ? Non non, l’idée qu’un voyage dans l’espace nous transforme ainsi ne me plaît pas. Ça doit faire super mal en plus ! Lorsque la jeune fille a terminé ses explications, le professeur commence à expliquer tout ce qu’il faut. Je sourie à Eirian en voyant sa main s’agiter dans le dos du professeur. Après notre conversation de la dernière fois, je n’aurai pas cru qu’elle serait si joyeuse en étudiant ce genre de chose. Elle avait eu l’air un peu… Méprisante du monde moldu et de sa technologie. Mais nous sommes en cours alors il faut travailler. Même si n’a pas l’air de lui déplaire. Portant mon attention sur le professeur, j’écoute ses explications avec attention. Toute nouvelle information est utile pour appuyer ce que l’on pense. L’expérience sur le poisson ne me plaît pas. D’accord pour découvrir des choses, mais le poisson c’est bien dans un aquarium, daans la rivière, dans la mer ou dans l’assiette. Le petit animal à écailles n’a jamais donné son autorisation pour être ainsi envoyé dans un monde complètement inconnu ! Mais comme c’est pas sûr qu’il aurait répondu si on lui avait posé la question, je préfère ne rien dire. Le professeur se tourne vers moi, revenant au sujet que j’avais abordé plus tôt. Je me concentre pour tout enregistrer. Certaines choses me paraissent plutôt étranges, quoique parfaitement logique au final. C’est l’attraction de la Terre qui nous fait tenir debout à sa surface solide. Cette même attraction qui tient les objets au sol et nous fait faire du sport. Ce cours de sciences moldues nous permet en même d’étudier le fonctionnement de notre corps et tout ceci est intéressant. Surtout le fait que le sang se mette à bouillir dans l’espace. Ce n’est donc pas vraiment éclater, mais gonfler. Mais au bout d’un moment, la peau éclaterait, non ? Elle est élastique mais quand même pas tant que ça. En attendant c’est certainement un bon moyen de cacher un corps. Je me mors la lèvre en pensant ça. Heureusement que personne ne lis dans mes pensées… Sinon je serais en prison depuis bien longtemps. Ce n’est pas que je veuille tuer quelqu’un, c’est juste que les questions qui viennent dans ma tête sont parfois bizarres. C’est ça de lire et d’avoir de l’imagination… Le fait de vouloir faire naître un enfant dans l’espace est complètement idiot. Enfin, pour moi. Sérieusement, qui voudrait aller dans l’espace pour que son enfant y naisse ? Sans même savoir s’il va pouvoir vivre ? Ce serait de la torture ! L’idée est absurde et inconcevable pour moi, aussi je la repousse immédiatement, préférant me concentrer sur sa proposition de questions. Ai-je des questions ? Je crois avoir tout posé. J’ai plein de réponses déjà, et même la réponse à quelques questions que je ne m’étais pas posé. Je fais réfléchir mon cerveau à tout vitesse avant de secouer doucement la tête. «Je ne crois pas monsieur ! J’ai toutes mes réponses, merci beaucoup.» Je sourie, sincèrement ravie d’avoir pu demander ce qui me passait par la tête. Je reste encore un peu, pour voir si Eirian a des questions, elle. C’est toujours bien de récupérer de nouvelles informations, non ? Et puis à vrai dire je ne sais pas où aller. Je cherche du regard ma camarade Serdaigle avec inquiétude. Je l’ai un peu abandonné en posant mes questions au professeur, et notre déplacement n’étais pas prévu. Mais la jeune fille aux dessins de Martiens pose une question, et je tourne la tête avec curiosité. Je ne connais pas cet auteur. Enfin, j’en ai déjà rapidement entendu parler mais je n’ai pour l’instant lu aucun de ses livres. C’est que l’espace n’est pas un sujet que j’approfondis beaucoup. Mais je crois qu’il a écrit un autre truc, une histoire avec un monsieur qui vit dans la nature. Enfin, j’en sais rien donc je me tais et j’écoute. Ce serait dommage de dire des bêtises après avoir si bien commencé ce cours… Mais je note quand même dans un coin de ma tête d’aller me renseigner à la bibliothèque. S’il y a dans les livres de cet auteur des Martiens verts à quatre bras… Ça ne peut qu’être intéressant !

1528 mots

Athéna P. Selwyn

Athéna P. Selwyn
MEMBRE
hiboux : 141
Lun 8 Juil - 18:25

Cours | Sciences moldues

« Oui je me souviens ! Au magasin, les vendeurs en faisaient souvent. Mais moi, je me débats assez rien qu’avec le papier, donc je rajoute pas de boucles. C’est trop compliqué, même si c’est joli, c’est vrai. »

Le coup du cadeau semble avoir été une bonne comparaison, Athéna s'en félicite, bien que ça ne règle pas cette histoire d'élastique. Sa proposition de comparer les deux, heureusement, fait mouche, et Leïlan approuve rapidement, au grand soulagement de la petite sorcière qui s'attendait plus à un refus.

Les deux élèves finissent leur travail rapidement, codage et vérification à la suite, chacune monopolisées par ses propres pensées. Elles sont, comme la petite le remarque fièrement, les premières à terminer, et la discussion recommence en atten-dant l'arrivée du professeur Anderson, repartant une fois encore sur leur sujet du jour. Leïlan semble si convaincue de l'utilité de ses étranges rubans moldus que 'Théna s'interroge. Si c'est si pratique que ça, ça pourrait m'être utile. Peut-être qu'elle me laisserait en essayer un, si je lui demande gentiment ? Elle garde l'idée pour plus tard, et se reconcentre sur la Serdaigle qu’elle écoute avec attention. La réponse qu'elle attendait depuis quelques minutes vient finalement, et tandis que Leïlan évoque le reste de sa famille, la petite sorcière sent un énorme poids s'envoler de ses épaules. Si son père ne lui parlait pas beaucoup de la magie, ça veut dire qu'il la connaissait. Donc son père est un sorcier. Et donc c'est une sang-mêlée ! Elle en aurait presque ri. Ça m'apprendra à paniquer avant de savoir. Et quand son interlocutrice ajoute son opinion sur la magie avec un sourire d'excuse, elle ne peut qu’acquiescer vivement en retour, parfaitement d'accord.

« C'est vrai, la magie c'est génial ! C'est pas si grave que tu ne connaisses pas tout, l'important c'est que ça t'intéresse et que tu fasse l'effort d'apprendre. Je peux t'aider si tu veux, si tu as des questions. Je ne connais pas tout, bien sûr, mais j’ai quelques bases. » Elle hausse les épaules. « Je ne connais pas beaucoup de monde non plus. C'est fatiguant d'être toujours avec des gens, je trouve. Je préfère faire les choses toute seule. »

Le professeur arrive finalement, mettant un terme à leur petite discussion ; à son approche, Athéna se redresse et lui signale rapidement qu'elles ont terminées. Mais, alors que Mr. Anderson se retourne, dans le but manifeste d’attirer l’attention de la classe, une inquiétude saisit la petite sorcière. Il ne va pas vérifier leur travail devant tout le monde, si ? Et si on a fait une erreur ? Je n'ai même pas vérifié correctement ! Mal à l'aise, elle écoute, un peu perdue, le discours du professeur ; et quand celui-ci montre la plaque, et hausse un sourcil perplexe. C'est ça qu'ils ont envoyés dans l'espace ? A part la partie avec les humains, je n’y comprends rien du tout. Bonne chance à ceux qui la retrouveront, parce que là…

Après encore quelques instants, leur enseignant se penche pour activer le petit robot, et la petite fille se tend légèrement, prête à encaisser les chuchotis et regards en coin que provoquerait un éventuel échec. Pendant une très longue seconde, elle fixe d’un regard plein d’attente le petit robot, puis soupire de soulagement lorsque celui-ci se met enfin en marche, traversant sans une hésitation le labyrinthe jusqu’à la sortie.

« T’as vu, ça fonctionne ! »

Le chuchotement joyeux de Leïlan la fait retrouver le sourire qu’elle a perdu un instant plus tôt, et elle se tourne vers elle, en gardant une oreille pour le professeur qui les félicite.

« Ouais, j’ai cru qu’il n’allait pas marcher pendant un moment ! »

Son sourire s’agrandit encore à l’annonce des points qui leur sont accordés. Elle s’apprête à interroger Lemony sur leur prochain exercice lorsque celui-ci la prend de vitesse, proposant aux deux élèves de changer d’atelier ou d’attendre la fin du cours près de la bibliothèque. La deuxième option tente bien Athéna. Après tout, et bien que le cours se soit très bien passé jusqu’ici, cela reste des sciences moldues ; et la petite sorcière estime avoir largement rempli sa part du contrat pour ne pas en plus faire du travail supplémentaire. Pas dans cette matière, en tout cas. J’ai mes limites. Cependant, elle n’est pas toute seule à décider. Alors qu’elle se tourne vers Leïlan pour lui demander son avis, celle-ci commence à poser tout un tas de questions, pour la plus grande joie de Lemony.

Athéna n’a rien contre les questions, se trouvant plutôt curieuse de nature. Mais les sciences moldues ne l’intéressent pas assez pour qu’elle en encombre un peu plus son esprit déjà saturé, et elle se contente de faire profil bas, écoutant poliment l’échange élève-professeur dans un silence total. Très vite, Mr. Anderson est appelé par une autre élève, et celui-ci se dirige vers sa table, faisant signe à Leïlan de l’accompagner pour continuer la conversation. Peu désireuse de les suivre, elle les laisse s’éloigner, la plus âgée semblant avoir complétement oublié sa camarade dans sa soif de réponses. Celle-ci ne l’en blâme pas ; combien de fois a-t-elle assommé de questions certains de ses professeurs, négligeant de prendre en compte le monde autour ? A la place, elle les observe un instant, puis décide de se diriger vers la bibliothèque, en prenant soin de ne déranger aucun étudiant. Distraitement, elle regarde sans les voir les ouvrages exposés et laisse son esprit vagabonder, décidée à attendre la fin de l’heure ou le retour de son amie. Mon amie ?

Cette simple interrogation interpelle la petite sorcière, dont les réflexions repartent soudain à cent à l’heure. Leïlan est-elle son amie ? Il est vrai qu’elles ont beaucoup discuté, et qu’elles ont prévu de se revoir dans la salle commune. Mais cela suffit-il à faire naître une amitié ? Après un instant à peser le pour et le contre, ‘Théna décide que non. On ne se connait pas encore assez. Mais peut-être qu’elle pourrait le devenir. L’idée lui plaît autant qu’elle la perturbe. Elle n’a jamais couru après les amis, préférant s’amuser seule. Non pas qu’elle ait vraiment eu le choix avant son entrée à Prima Sapientia ; ayant grandi entourée d’adultes, elle n’a jamais développé le besoin d’être en compagnie d’autres enfants. Et pourtant, la voilà en train d’envisager une amitié avec Leïlan, une relation qu’elle n’a jamais vraiment considéré avoir. Une première pour la petite sorcière ; tout comme sa participation en sciences moldues.

Ça fait beaucoup de premières pour un seul jour.

Laissant de côté ces drôles de pensées pour l’instant, l’enfant se reconcentre sur son environnement immédiat, les yeux traversant plusieurs fois la salle. Assise de biais sur une chaise, un bras posé sur le dossier, elle observe les différents groupes travailler avec plus ou moins de sérieux. Après un moment, elle aperçoit sa partenaire – l’est-elle encore ? – s’éloigner de la table et du professeur, son flot de questions manifestement tari. Son regard semble scanner la salle un instant, et la petite fille devine qu’elle la cherche ; elle relève donc la tête et lui fait un rapide signe de la main pour attirer son attention. Une fois Leïlan suffisamment proche, elle l’aborde à voix basse, pour ne pas perturber les autres.

« Tu as eu les réponses que tu voulais ? »

Elle penche un instant la tête sur la gauche, étudiant la réponse de la brune avec curiosité ; puis elle réajuste sa position sur la chaise, quittant son assise en biais pour une posture plus adaptée à un cours.

« Tu veux faire quoi maintenant ? Je ne sais pas combien de temps il reste pour le cours. Le professeur Anderson a dit qu’on pouvait changer d’activité ou rester ici. » Elle montre la bibliothèque d’un vague geste de la main. « Tu as vu une activité qui te plaît? »

Le ton est un peu morne, mais Athéna n’exprime pas ouvertement son manque d’enthousiasme, se contentant d’espérer que la jeune fille n’ait rien repéré parmi les autres tables.

1344 mots
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Invité

Invité
Mer 17 Juil - 12:23
J’ai pleins d’informations. Pleins, beaucoup, énormément. Peut-être aurai-je dû prendre quelques notes, mais j’ai une bonne mémoire auditive donc j’ai retenu tout ce qui m’intéressait. Enfin, le problème c’est que tout m’intéresse donc j’ai retenu l’essentiel. J’aurai pu continuer d’écouter la conversation, mais je préfère rejoindre la jeune Serdaigle que d’écouter parler de littérature. Non pas que ce soit inintéressant, mais je l’ai laissé toute seule pour poser mes questions au professeur. Or après notre discussion et notre réussite au codage du robot, cela ne se fait pas. C’est bien malpoli, et puis au final j’ai posé mes questions. Après un nouveau «Merci» à l’attention de M.Lemony, je me tourne, cherchant autour de moi Athéna que j’aperçois près de la bibliothèque, la tête levée vers moi, qui me fait un signe de la main. D’un pas joyeux je la rejoins, la tête remplie de nouvelles informations. Je lui adresse un sourire en l’entendant me parler à voix basse. Le respect du travail des autres est une chose importante, et Athéna semble le savoir. Ça ne fait que renforcer mon sourire content. Elle est vraiment gentille cette Serdaigle, et travailler avec elle est agréable. «Oui ! Il a vraiment toujours pleins de réponses à donner le professeur. C’était très intéressant. Et bien expliqué.» Je me demande si elle a posé cette question par pure politesse ou parce qu’elle était vraiment curieuse de savoir. L’un dans l’autre, ça ne change pas la question. Ni la réponse. Quoi qu’il en soit, j’aurai pu faire une réponse plus longue et décrire ce que M.Lemony nous a dit, mais d’après ce que j’ai compris, le sujet de l’espace n’intéresse pas vraiment Athéna. Alors je ne vais pas l’embêter avec toutes mes pensées réfléchies.

Après ma réponse, je regarde autour de nous en écoutant Athéna. Je ne saurai moi non plus dire combien de temps il nous reste avant la fin du cours. Non pas que je sois pressée, mais je n’ai jamais su dire combien de temps passait à chaque chose que je faisais. Le temps paraît long à certains moments, courts à d’autres. Chez mes parents c’était facile de savoir l’heure, on avait une horloge. Mais ici je n’en vois pas, et maman m’a toujours dit que c’était particulièrement malpoli de lire l’heure en cours. Ça fait "Je ne veux pas être là" d’après elle. Mais lorsqu’on a des activités comme ça à faire, c’est bien de savoir l’heure pour ne pas se lancer dans quelque chose de trop long s’il ne reste pas beaucoup de temps. Quoi qu’il en soit, je pense qu’on a bien travaillé, et comme on forme une équipe je ne veux pas forcer Athéna à faire quoi que ce soit. Ce n’est pas comme si on avait passé tout le cours à rien faire, on a fait gagner beaucoup de points à Serdaigle, assez pour être satisfaites. Et puis sans savoir l’heure, autant ne pas se mettre à commencer une activité. Secouant la tête, je lui adresse un sourire «Non, on peut rester ici. Tant qu’on n’embête personne bien sûr, et si ça te va.» Je pense pas que ça l’embêterait, sinon elle m’aurait proposé une activité. Enfin, je crois. J’avance un peu dans la bibliothèque remplie de livres, tous certainement moldus. Autour il y a pleins de portraits, des portraits moldus aussi j’imagine puisqu’ils ne bougent pas. Sous certains sont accrochés des résumé de vie, une biographie quoi. Mais pas tous. Je me tourne vers les livres, dont certains portent le nom de gens très connus dans l’astronomie. Mélangeant les livres et les portraits, je retrouve le nom d’une des personnes. Montrant un des tableaux, je me retourne joyeusement vers Athéna «Tu connais lui ? C’est la première personne à avoir marché sur la Lune !» Je ne sais pas beaucoup de choses sur cet homme, mais suffisamment pour savoir qu’il a été envoyé dans l’espace par les États-Unis avec un seul but : marcher sur la Lune. Le plus fort est qu’il a réussi. La date me revient, c’est maman qui m’en a parlé une fois alors j’ajoute, plus pour moi-même que pour Athéna «En Juillet 1969. C’est Neil Armstrong.» Je ne sais pas prononcer son nom, ce n’est certainement pas comme j’ai dit. Mais qu’importe ? Je sais reconnaître une des personnes, c’est pas mal déjà ! Maman serait contente de savoir que j’ai retenu ce qu’elle m’expliquait. Finalement, je vais m’asseoir à côté de la jeune Serdaigle en lui demandant avec une curiosité sincère «Est-ce que les Sorciers en parlent de l’espace ? Je sais pas si ça les intéresse, aller dans l’espace et tout ça.» Je réfléchis un instant avant d’ajouter «Peut-être que ça dépend des gens.» Mes épaules se haussent tandis que je réfléchis avec sérieux. Puis soudain je me dis que peut-être elle n’en n’a rien à faire de ça, alors avec un sourire d’excuse je lui dis «Heu, si je t’embête dis-le moi. Peut-être que tu t’en fiches. C’est pas grave hein, on peut parler d’autre chose !» Bien embêtée, je me tais rapidement. Ça suffit maintenant, je fais pire que mieux

852 mots

Athéna P. Selwyn

Athéna P. Selwyn
MEMBRE
hiboux : 141
Mar 3 Sep - 0:28

Cours | Sciences moldues

Leïlan semble sincèrement ravie de sa discussion improvisée avec le professeur. Athéna s’en réjouit ; tous les goûts sont dans la nature, et ses sentiments plus que mitigés sur la matière n’ont pas à être partagés par tout le monde. D’une certaine manière, l’engouement de la plus âgée lui rappelle sa propre excitation à manier une baguette, et la petite fille en sourit. Hé, chacun ses goûts.

Même si la magie c’est mieux.


Autour d’elles, la plupart des autres élèves sont encore en train de travailler sur leur projet ; Athéna observe sa camarade étudier les tables du regard en croisant mentalement les doigts. Elle n’a vraiment pas envie de travailler sur un autre sujet de sciences moldues, mais ne se voit pas non plus rester seule près de la bibliothèque si Leïlan décidait de se greffer à un autre groupe. Heureusement, l’argument de l’heure semble avoir convaincue la plus âgée, et sa décision de ne pas commencer d’autres activités est accueillie par un hochement de tête un peu trop vigoureux pour être honnête de la part de son binôme.

A la place, la cinquième année se dirige vers la bibliothèque, tandis qu’Athéna se contente de jeter un œil aux ouvrages, de loin ; elle n’a jamais regardé les livres et autres biographies de la classe, trop occupée à attendre la fin de l’heure avec une impatience grandissante. Un comble pour une Serdaigle. Aucun des visages présents ne lui est familier, et elle suppose donc qu’il s’agit de moldus célèbres.

Ladite hypothèse est très vite confirmée lorsque Leïlan se retourne vers elle, pointant du doigt le portrait d’un homme d’âge moyen qu’elle n’a jamais vu de sa vie. Elle se penche un peu en avant, détaillant l’image tandis que sa camarade lui explique de qui il s’agit ; le nom sonne familier, et elle se rappelle l’avoir déjà entendu quelques fois en classe.

« Non, désolée. Je ne connais pas. Je crois que le professeur Anderson a déjà parlé de lui, par contre. »

La deuxième question de Leïlan, cependant, lui fait marquer un temps d’arrêt, et elle fronce les sourcils en réalisant ne pas savoir quoi répondre. Du haut de ses presque douze ans, elle ne s’est jamais vraiment penchée sur l’astronomie, lui préférant les sortilèges et enchantements ; ses connaissances sont vagues, trop éparses pour être réellement utiles, et le fait de ne pas connaître une information aussi importante la fait grincer des dents. Mal à l’aise devant sa totale ignorance du sujet, elle se trémousse un peu sur sa chaise, cherchant ses mots.

« Je ne crois… pas ? Je ne sais pas, je ne suis vraiment pas bonne là-dessus. Je sais juste qu’on fait des cartes des étoiles - non attend, ça s’appelle des cartes du ciel je crois. Enfin bref, c’est pour la divination ou des rituels très compliqués. On est peut-être allé dans l’espace, mais… je n’en ai pas entendu parler. »

Son petit minois se froisse un peu plus tandis que les questions fleurissent dans son esprit. Est-ce que les sorciers sont déjà allés sur la Lune ? Si oui, pourquoi est-ce que je n’en ai jamais entendu parler ? Si non, pourquoi personne n’a essayé ? Est-ce qu’on peut transplaner sur la Lune ? Est-ce qu’on peut faire de la magie dans l’espace ? Est-ce que...

Une énième fois, la voix un peu gênée de sa camarade la sort de ses réflexions. Leïlan semble inquiète d’avoir fait un faux pas, sans que la jeune sorcière ne sache vraiment pourquoi. De son point de vue, l’interrogation est légitime.

« Non, non, c’est une bonne question. Je ne m’en fiche pas du tout, c’est juste… Je ne sais pas. C’est énervant de ne pas savoir… » Elle laisse échapper un soupir. « Peut-être que je pourrais demander à un adulte ? Ou chercher un livre sur le sujet à la bibliothèque. Mais, » elle ajoute un peu moins fort « si aucun sorcier n’est allé dans l’espace, il n’y aura pas de livre dessus… »

Un moment de flottement, puis Athéna secoue la tête, se faisant une note mentale de passer voir le professeur Anderson à la fin du cours. Lui saura sûrement.

« Tiens au fait, comment il est allé sur la Lune, Neil Armstrong ? Est-ce que c’est avec ces "fusées" dont le professeur Anderson parle en classe ? »

728 mots
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