EVENT #8 | MERVEILLES DE NOËL
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Engel Bauer

Engel Bauer
ADMINISTRATRICE
hiboux : 194
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Mar 13 Aoû 2019 - 7:40
Merveilles de Noël
ft. Hogwarts


Décembre 2003

Tiens ? Je me fais chier.

Mais quand j’y réfléchis, je n’ai jamais fait que me faire chier ici. Tout dans ce château m’ennuie depuis l’adolescence. Le cocktail immonde que je me trimballe depuis mon arrivée a réchauffé dans la main, ce qui renforce encore le côté sirupeux du mélange. Je finis par l’abandonner sur une table avant de rôder entre les invités pour trouver une place un peu tranquille et profiter des spectacles. Les premiers intervenants sont de jeunes élèves de la chorale. Le début est un peu hésitant. J’ai l’impression de me revoir à leur âge. Je n’étais pas bien plus fier, loin de là… Mais comme moi, ils se détendent au fil des morceaux et finissent même par véritablement prendre du plaisir sur les deux derniers. L’ombre d’un sourire se flanque sur mes lèvres. Cette chorale a du potentiel et je suis certain de pouvoir en faire quelque chose pour certains de mes projets. Encore faut-il trouver la bonne porte d’entrée… Nous verrons cela bientôt.

Le groupe qui suit me tape rapidement sur les nerfs. Pop insipide aux paroles plus plate que l’encéphalogramme d’une huître. Ou du môme qui est assis sur son banc là depuis une bonne demi-heure. On le croirait en plein AVC. A moins que ce ne soit la vision de cette fille avec sa robe rouge qui le mette dans tous ses états ? Pauvre gamin… A la voir comme ça, elle n’a d’yeux que pour le binoclard du fond. La vie est injuste. Quoique… Faut voir la tronche du petit, aussi. On ne peut pas trop en vouloir à la demoiselle ! Mais je m’égare…

Laissant échapper un long soupir, je parcours un moment l’assemblée du regard jusqu’à trouver la silhouette du directeur, @Severus Rogue, dans ses longues robes noires, comme ces caricatures de lui qu’on trouve dans les journaux londoniens. J’ai un sourire mauvais alors que le fixe un moment, plein de cette arrogance à me trouver ici quand je sais très bien qu’il déteste notre musique. Quel plaisir ce sera de lui en rebattre les oreilles jusqu’au cœur de la nuit. L’excitation cingle mes lombaires d’une envie qui devient criante à mesure que la pimbêche qui continue de chanter sur scène me fait sincèrement hésiter à débarquer avec le groupe en plein milieu de sa prochaine chanson. Mais nous avons promis d’être sages. Autant que faire se peut…

- Engel ? Qu’est-ce que tu fous ?
Zven vient de débarquer à ma gauche. Je lui lance un regard neutre, concentré sur le vrai spectacle que nous devons débuter dans quelques minutes.
- Tout le monde est prêt derrière. On n’attend plus que toi.
- J'arrive.
Et je le suis pour rejoindre les gars dans le couloir où ils sont planqués.

Dans nos coulisses de fortune, Andreas s’agite déjà en jouant des baguettes sur ses genoux. L’atmosphère est bien plus détendue qu’à l’accoutumée. L’enjeu est bien moins grand que pour les stades que nous remplissons habituellement. Et pourtant je reste renfermé, tendu, comme le môme que j’étais à Durmstrang. J’ai une revanche à prendre sur cet endroit. Et je compte bien la prendre ce soir.

Soudain, un coup sur mon épaule me fait sursauter et je me retrouve face à Xaver, impeccable dans son costume blanc comme chacun d’entre nous, qui me tend un shot de vodka pure après avoir fait le tour des membres du groupe. Le salaud est parvenu à faire entrer la bouteille en douce en la cachant dans la caisse claire du batteur, dans une des malles à instrument.
- Ça va, la brindille ? demande-t-il entre la taquinerie et l’attention sincère.
Je gronde un « Ça va. » presque convainquant qu’il ne relève pas, me laissant m’emparer de mon verre pour me rapprocher des gars, tous debout en cercle. Gardant une main sur mon épaule jusqu’au bout, le chanteur referme notre ronde traditionnelle avant chaque concert et lance d’une voix forte :
- Il est l’heure de réveiller ces tafioles d’Anglais ! On va foutre le feu à leur putain de kermesse !
Zven, Andreas et Jeremiah répondent d’un cri enthousiaste alors que nous levons tous notre verre avant de le vider d’une gorgée. J’avale en grimaçant face à la brûlure de l’alcool avant qu’un frisson délicieux ne me dévale les épaules. La vodka réveille mes sens et réchauffe mes muscles alors que Xaver m’assène une claque dans le dos qui manque de me déboiter un bras. L’autre conne vient d’achever son dernier morceau : je l’entends saluer les gamins et leur dire combien ils sont beaux, gentils et intelligents… Mais bien vite, je ne me concentre plus que sur la musique que je sens pulser dans mes paumes au moment de passer la sangle de ma guitare. D’un coup de baguette magique, l’installation de la chanteuse est dégagée pour être remplacée par notre matériel. Le « R » de Reißen se distingue en blanc sur le fond noir des grosses caisses de la batterie malgré les lumières éteintes. La foule se presse pour se rapprocher de la scène. Notre musique ne se danse pas et je crois que le petit groupe qui s’est précipité sur les barrières dès les derniers mots de la chanteuse précédente nous connaît plutôt bien. Leur excitation semble se propager dans la foule comme une trainée de poudre, faisant se rapprocher le reste des élèves, même ceux qui demeurent seulement intrigués. Ils ne savent pas vraiment ce qui les attend. Ils vont très vite le savoir.

Pour tes oreilles, jeune prépubère:
 

Fondu au noir. Seules quelques lumières rouges découpent les formes noires de nos instruments sur la scène et les sons cristallins de quelques notes de synthé se mettent à flotter dans l’air. Toujours aux pieds de la scène, Zven m’attrape l’épaule et me glisse à l’oreille :
- Quand tu veux, mon vieux…
Dernière inspiration. Je tire ma baguette, la fais jouer une seconde entre mes doigts légèrement tremblants avant de murmurer une formule qui fait s’échapper un immense occamy de lumière de l’acajou. La créature s’envole au plafond, ondule dans les airs au rythme des notes de musique qui continuent d’emplir la grande salle. Les visages des enfants se lèvent, captivés par le serpent lumineux qui vole au-dessus de leurs têtes, et quand toute leur attention est attirée ailleurs, nous montons discrètement sur scène, chacun à sa place. Andreas s’installe à sa batterie. Allan, à sa gauche, rejoint ses claviers. Jeremiah, le bassiste prend place à sa droite. A l’avant, Zven et moi entourons Xaver qui se place bien droit derrière le micro central. Dernières pulsations hésitantes. Il est temps de faire trembler cet endroit.

Je fais monter l’occamy dans les airs avant de le faire fondre sur nous et nos médiators s’abattent sur les cordes de nos guitares au moment où il disparaît dans le mur de flammes que nous faisons jaillir dans notre dos. Vision d’apocalypse. Nos silhouettes se découpent devant les feux infernaux de nos sortilèges. Xaver a exigé de débuter par ce morceau, comme nous le faisions à Durmstrang. Je n’aurais pas rêvé meilleure entrée.

Les flammes disparaissent brutalement et un projecteur m’éclaire soudain, seul musicien en mouvement sur la scène. Mes doigts s’agitent sur le manche de ma guitare alors que ma tête se lance par à-coups vers l’avant, marquant un rythme que la batterie souligne sur chaque temps au charley. Et la voix rauque de Xaver gronde dans l’ombre, fait sonner ce verbe allemand qui jure avec l’atmosphère typiquement britannique des lieux. Deux coups de grosse caisse. Deux autres. Et le lever de batterie entraîne le déchainement de l’ensemble du groupe.
- FEUER FREI !

Les flammes s’élèvent de la scène, majestueuses entre les parois de pierre. Juste à nos pieds, bondissants comme de beaux diables un groupe de gamin se perd dès les premières secondes, encourageants nos accords les plus brutaux. Nos sortilèges illuminent jusqu’au fond de la grande salle alors que le refrain débridé résonne entre les murs :
- BANG ! BANG !

Concentré sur la précision de chaque note, mon masque dur de rockeur s’est emparé de mes traits. Arrogant, dominateur, j’écrase sous mon regard la foule qui se déchaîne au rythme de notre premier morceau. Chaque passage où je ne joue pas voit mes jeux de pyrotechnie et de lumière s’ajouter à ceux de Zven et Xaver. Le feu fait tournoyer ses ombres sur nos vestes blanches. La chaleur couvre rapidement nos peaux de sueur, mais nous ne baissons nullement l’allure. Aux synthés, Allan se libère, galvanisé par l’idée de jouer dans l’école qui l’a formé. Je lui lance un sourire qui lui fait dévoiler toutes ses dents quand la musique semble étrangement s’apaiser. Xaver murmure dans son micro. Je lance un nouveau sortilège qui fait apparaître quatre créatures. Un lion. Un blaireau. Un serpent. Et un corbeau. Toutes passent au-dessus des petites têtes blondes qui composent notre public, jouent sur les murs et se croisent avant de se rejoindre et de disparaître en une pluie d’étincelles quand la musique reprend, toujours aussi brutale.
- BANG ! BANG !

Les jeunes recommencent à sauter au premier rang. Ils scandent le refrain en chœur, tiennent la cadence jusqu’aux derniers accord qui s’abattent sur le château.
- FEUER FREI !
La musique s’arrête et j’entends Xaver hurler :
- POUDLAAAAARD !

La réaction des élèves ne se fait pas attendre et je cherche le directeur du regard. Mon sourire est triomphal.
Ravi de vous rencontrer, Herr Meister.


roller coaster

(1572 mots)



En italique, Engel parle allemand.
Non-germanophone, tes oreilles s'affolent !

Piers A. Elliot

Piers A. Elliot
Lucky Luke du RP
hiboux : 258
Jeu 15 Aoû 2019 - 0:04
Merveilles de NoëlPiersEvent

"J'ai toujours adoré les bals". Voilà un truc que je ne dirai très certainement jamais. Les bals, à l'école où j'étais à Poudlard, c'était le domaine exclusif de Neil. Je lui laissais volontiers la lourde tâche de représenter le clan Elliot sur la piste de danse, et de mon côté, j'étais très bien dans mon dortoir à faire semblant d'être malade. En tant qu'adulte, cela dit, je n'avais plus vraiment d'excuse, et surtout plus personne pour me couvrir... Quoi qu'il en soit, j'étais tenu de me rendre à cette petite fête au vu des drames qui se multipliaient ces derniers mois.
D'un sifflement, j'interpelle Hermès, occupé à dormir dans son nichoir. Il volette jusqu'à moi, s'installant sur le baldaquin, et attend patiemment alors que j'enfile ma plus belle robe de soie verte -ni le vert Serpentard, ni le vert McGonagall, mais bien le vert si caractéristique des guérisseurs de Sainte Mangouste. Par chance, j'avais eu le droit de conserver la garde-robe de mon ancien poste ; une fois l'os et la baguette croisés remplacés par le blason de l'école, j'étais bon pour repartir pour un tour.
Avec un soupir qui doit être au bas mot le centième de la soirée, j'ajuste mon nœud papillon, adresse un dernier regard critique à mon reflet, et me dirige enfin vers la Grande Salle. Je suis à la bourre, évidemment, il me suffit d'entendre la chorale s'égosiller à un rythme de plus en plus rapide pour le comprendre. Premier réflexe une fois arrivé : le buffet. J'attrape un fond de whisky pur feu, une part de pudding, et j'attaque une première ronde en lisière de la piste de danse. L'opération "ne pas se faire alpaguer par un collègue" est officiellement lancée. Je marche à pas mesurés le long de la salle ; Hermès, perché au sommet de l'un des sapins, grignote gaiement des fruits chipés Merlin sait où. C'est qu'il y a un sacré peuple ! Je navigue tant bien que mal entre les élèves, m'efforçant de résister à l'envie pressante d'écraser un ou deux pieds au passage. C'est puéril, et tu le sais. Je reconnais par endroits certains élèves, abonnés à l'infirmerie ; je salue d'un geste de tête ceux de mes collègues présents à la soirée, qui ont le bon goût de me fiche une paix royale. Un deuxième tour, une deuxième part de pudding, un verre un peu plus rempli de whisky. La cacophonie ambiante ne tarde pas à me peser, et plutôt que de recourir maintenant à la solution de facilité en braquant immédiatement ma baguette sur mes oreilles, je préfère m'éloigner un peu de la scène. J'hésite même à quitter la Grande Salle, mais la lueur soudaine d'un feu me retient. Tout semble contrôlé, mais peu de choses peuvent dégénérer plus vite que les flammes.
Encore un soupir. Et moi qui comptais pouvoir montrer patte blanche et retourner me pieuter, c'est loupé. Je pose à regret mon verre, conscient qu'il faudra très certainement que je sois au top de ma forme si la situation devenait -encore- hors de contrôle. Je ne suis pas le seul que la situation inquiète : ça et là, les hautes silhouettes à l’œil austère censés superviser ce joyeux bordel se redressent, plus vigilantes que jamais. A la lueur dansante des flammes, un détail attire mon attention : une baguette tenue par une main gauche tatouée, l'ensemble rattaché à un corps pas trop mal entretenu, quoi qu'accusant une très légère claudication - une tare que je reconnaîtrais entre mille : pour cause, c'est un peu moi qui l'ai provoquée. Un mince sourire aux lèvres -merde, je me rappelle encore comment on fait pour sourire ?-, je m'attelle à traverser la foule -direction l'estrade, mais eh, on peut pas tout avoir. J'hésite à lui tapoter l'épaule, mais le problème avec ces têtes brûlées d'Auror, c'est qu'il sont aussi prompts à attaquer qu'à se faire découper un membre. Opte pour une salutation plus classique, ça t'évitera de t'auto-envoyer à l'infirmerie. Je me racle donc la gorge.

Hey, Neil. Ça faisait longtemps.

Bravo, tu pouvais pas faire plus gênant comme intro. L'Auror se retourne, et je mentirais en disant que je n'ai pas eu une petite sueur froide à l'idée de m'être planté. Mais l'air radieux qui éclaire le visage de l'homme ne laisse plus de place au doute.
Piers ! Mon vieux, ça faisait longtemps ! Il m'attire aussi sec dans une étreinte d'ours, me plantant la pointe de sa baguette dans le dos. Je grimace en silence, sachant pertinemment que toute lutte est vaine.

Allez, tu devais te douter que tu me verrais en acceptant cette surveillance.

Je l'espérais, mais te connaissant, je me demandais si t'allais pas encore passer ta soirée planqué dans ta piaule. Je lève les mains en signe de reddition.

J'avoue que notre bon directeur ne m'a pas tellement laissé le choix.

Je me demande où il est passé, celui-là, d'ailleurs. J'ai à peine croisé son regard une paire de fois depuis mon arrivée -et ça n'a évidemment rien à voir avec le fait que j'aie fait de mon mieux pour l'esquiver, absolument rien. Nous continuons à échanger des banalités avec bonne humeur, profitant d'une accalmie dans la musique, mais cette pause est de bien courte durée ; bientôt la musique -enfin, soyons honnêtes, le bruit- reprend de plus belle. Machinalement, Neil lève sa baguette, nous entourant d'une bulle qui atténue grandement la cacophonie ambiante, sans pour autant nous isoler complètement -ce serait quand même con que Poudlard prenne feu et qu'on n'entende rien simplement parce qu'on papotait entre frères. Il me parle un peu de nos parents -je n'y tenais pas franchement-, de notre sœur -ce qui ne m'intéresse pas tellement plus-, de son boulot -il n'a toujours pas perdu un bras, comme j'ai pu le constater.
Bref, le bal se passe, objectivement mieux que je ne l'aurais espéré, même si connaissant ma chance, le proverbial cheveu ne va pas tarder à tomber sur la soupe.

- 1068 mots -

Remy Nott

Remy Nott
MODÉRATRICE & MJ
hiboux : 41
Mer 28 Aoû 2019 - 22:29
Merveilles de Noël



C’est un petit jeu entre nous : Winnie aime bien me tancer gentiment, et je rétorque à ma manière habituelle, c’est-à-dire de façon totalement immature. Un grognement étouffé est le seul bruit que produit ma bouche quand Winnie s’éloigne de moi dans une ultime taquinerie avant d’aller titiller la patience de  @« Severus Rogue ».
Je ne connais pas cet @« Engel Bauer », et Winnie a bien raison : l’actualité n’est pas ma préoccupation principale dans la vie. Mais l’intérêt que lui porte mon amie pique soudainement ma curiosité.
Ma camarade n’a pas à s’inquiéter des réserves du buffet. L’organisateur a bien fait son travail et la nourriture ne manque jamais. Mes papilles s’émerveillent sans cesse des nouveaux délices que j’engloutis. La ressemblance avec un hamster n’a jamais été aussi pertinente.

Une musique s’élève, un projecteur est braqué sur la scène, dévoilant un groupe de jeunes choristes dont les voix timides s’élèvent. Une musique douce, d’abord, puis le rythme change, s’accélère et je reconnais quelques airs populaires. J’entends une jeune fille chantonner derrière moi, tandis qu’un groupe d’élèves fait semblant de vomir en ricanant. Je crois que ce sont majoritairement des Serpentards. Cependant, même les Gryffondors ne semblent pas spécialement apprécier la petite démonstrations vocales du chœur.
Lorsque les choristes quittent la scène, la rumeur reprend. Qui va suivre ? Un groupe de pop acidulée monte sur la scène et invite les convives à s’élancer sur la piste de danse. J’ai naturellement un mouvement de recul en voyant les couples s’élancer. Des garçons balayent la Grande Salle du regard à la recherche d’une cavalière éventuelle, tandis que des élèves s’éloignent dans l’espoir de ne pas se faire inviter pour une danse.

Soudain, après quelques danses, l’ambiance change drastiquement. Un murmure parcours la pièce, et les élèves paraissent plus émoustillés.
- Il va y avoir du spectacle ! La rumeur disait vrai, Reißen est dans la place ! C’est trop cool !
C’est à celui qui affirme avoir vu un des membres du groupe au hasard de ses errances. Quelques photos s’échangent, l’espoir d’une séance de dédicace se dessine.
Je suis curieuse. Je n’ai jamais entendu parler de ce groupe et l’effervescence soudaine de mes camarades pique ma curiosité. Il ne coûte rien de tendre l’oreille et de m’attarder sur les paroles de leurs chansons.
Les effets de son et de lumière déchirent l’air comme un feu d’artifice. J’ai l’impression que mes iris sont brûlées et que l’on arrache mes tympans. Une foule en délire se rue sur la scène, danse, crie et reprend en chœur les paroles de la chanson. L’ambiance est explosive, dans le bon sens, et je comprends mieux que l’on parle de fièvre lorsque l’on assiste à un concert.
Le professeur Rogue doit être malade. C’est une débauche à l’état pure, à l’opposé des principes strictes du directeur.  
Le bouillonnement qui s’empare de moi me fait oublier de me sustenter. Cette chaleur animal qui émane de ces corps en liesse est contagieuse, j’ai presque envie de sautiller sur place. Ce groupe, c’est quelque chose, et je comprends très bien pourquoi Winnie m’a parlé d’eux.

Le triomphe du groupe est total. Ce ne sont plus des élèves qui se pressent à leurs pieds mais un groupe de furies en délire. Malgré moi, j’abandonne momentanément le buffet pour applaudir timidement, lâchant un « bravo » étouffé.
- C’est dingue Winnie ! J’ai vraiment cru qu’ils allaient mettre le feu à la salle.
D’un revers de la main, j’évacue la sueur qui perle mon front. C’est seulement maintenant que je remarque que cette fièvre musicale a eu raison de moi. Aucun centimètre carré de ma peau n’aura été épargné durant la prestation.
Je ne comprends pas l’allemand, mais leur interprétation est explicite. C’est fort, violent. Le but est d’interpeller. La majorité des adolescents connaît les paroles par cœur.
Si le groupe tentait d’enflammer la soirée, il a réussi son coup. Même les plus réfractaires à ce bal n’ont pas pu ignorer leur prestation explosive.
Combien de temps ai-je délaissé le buffet, oublier de goûter à tous ces délices culinaires ? Je ne sais pas. J’ai l’impression d’être un peu perdue.
Un garçon s’avance vers moi, trop sûr de lui. Je ne connais pas son visage, ou alors je n’ai jamais fait attention à lui. Il m’invite à danser pour un morceau. Effarée, je refuse aussi sec, avant de faire semblant de m’intéresser aux membres du groupe qui se repaît de son exploit musical. Déçu, il a le bon goût de ne pas insister. Mais c’est trop tard, mes joues sont certainement assorties à la couleur de mes cheveux. Les émotions se lisent sur mon visage avec une facilité vexante et ma tactique pour oublier ma déconvenue consiste à plonger sur un verre légèrement alcoolisé. Il n’y a aucun mal à se griser un peu pour s’amuser.


807 mots

Codage par Libella sur Graphiorum

Severus Rogue

Severus Rogue
MONSIEUR LE DIRECTEUR
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En ligne
Jeu 29 Aoû 2019 - 13:51
MERVEILLES DE POUDLARD
Event



Si je m’étais attendu au flot rageur de la petite je me serais abstenu. Ne fais pas de mauvais esprit, Severus, tu aurais fait exactement le même geste. Au moins la jeune Almasdottir met-elle le nez dans son verre d’infusion pour y prendre quelques lampées. La soirée n’est pas foutue ! Je laisse ses récriminations s’envoler dans le silence d’un couloir désert. Sa petite voix croît et décroît. Flambe. Se brise. Que puis-je répondre à pareille détresse ? Je deviens trop vieux pour ces conneries. Soupir.

« Mademoiselle Almasdottir, je comprends votre situation : je n’ai jamais été féru de bal moi non plus. Contrairement à vous, cependant, je suis obligé d’être présent pour superviser l’événement. »

@REGULUS BLACK… tu as beau être un frère à mes yeux, si jamais tu reproposes un truc comme ça… Évidemment que je dirai oui parce que tu ne me laisseras pas le choix et que tu es au mois aussi têtu que ta vélane d’épouse, mais tout de même. Nouveau soupir.

« Vous savez, l’amusement est quelque chose de très personnel : ce qui amuse les uns n’amuse pas forcément les autres. Ce qui constitue une expérience plaisante pour les uns ne constitue pas forcément une expérience plaisante pour les autres… Je suis à peu près certain que la plupart des enfants ici seraient incapables de survivre à un hiver dans votre village. Vous ne pouvez pas mettre sur un pied d’égalité votre expérience de vie et un divertissement frivole comme celui de ce soir. L’une est votre quotidien, ce qui a forgé votre personnalité, l’autre n’est qu’un passage, un événement ponctuel qui ne changera pas votre vie que vous veniez ou non. Pensez-vous que toutes les filles ici aient acheté leurs tenues et roulent sur l’or ? Non : certaines ont reçu les robes de leurs mères ou de leurs sœurs qu’elles ont transformé avec un peu de magie. Ce qui compte pour toutes, ce soir, c’est, un temps, d’oublier leurs quotidiens, d’oublier leurs tracas, et se perdre dans un monde de lumière. »

Je ne peux que trop imaginer l’inconfort de la petite : je n’ai jamais été un fondu de festivités et pourtant, Merlin sait que je suis né dans cette tradition de l’Ordre d’Hermès, dans un foyer qui maîtrisait tant l’électricité que le confort sorcier. Je n’ose imaginer les conditions de vie sans doute autrement plus rigoureuses dans lesquelles la jeune fille a pu naître et grandir. Les sorciers de l’Ordre d’Hermès sont plus conservateurs que les moldus… « en retard » dirait sans doute l’audacieuse mademoiselle Granger. Mais les Verbenae traditionnalistes parmi lesquels est née Eirian Almasdottir sont sans doute infiniment plus rustiques que le plus passéiste des membres de l’ordre d’Hermès. Son oncle et la chamane de son village n’ont, en tous cas, jamais fait quoi que ce soit pour dissiper cet a priori qu’est le mien.

« Mademoiselle Almasdottir, je ne puis croire que vous n’avez trouvé personne dans cette école auquel vous lier. Je vous concède bien volontiers que les enfants de votre âge sont peut-être un peu insouciants, mais dans les années supérieures ? Vous venez au club de potions, n’est-ce pas ? Que diriez-vous, à la prochaine séance, d’essayer de parler à l’un des étudiants présent ? A force de rencontrer de nouvelles personnes, vous finirez par vous constituer un cercle d’amis et vous sentir moins seule. Vous n’êtes pas la seule élève ne venant pas de l’ordre d’Hermès, vous savez : @VEREDIS S. BEURK a de la famille islandaise verbena… à la réflexion, vous connaissez peut-être son oncle, @VALUR FJALARSSON qui est un fabricant de sets de runes. Il y a aussi @MINGJUE LIN, un fils de diplomate chinois qui n’avait jamais utilisé de baguette magique avant de venir ici, il y a quelques semaines… »

La tête oscille, gravement.

« Vous n’êtes pas seule, Mademoiselle Almasdottir. Cela demande du courage d’aller vers les autres, mais si vous trouvez en vous la force de le faire, vous y gagnerez des amitiés précieuses. »

Minois pensif. Severus Rogue qui fait un discours sur l'amitié... Il y a bien une jolie rousse qui doit se gausser de moi six pieds sous terre. Le front s’est plissé, la main se tend jusqu’à la gamine pour la hisser sur ses pieds.

« Venez, Mademoiselle Almasdottir, ne restons pas dans le couloir, allons à un endroit où je pourrai surveiller au moins que personne ne fait de bêtises : j’ai vu miss Nott lorgner dangereusement sur les petits fours et je ne voudrais pas expliquer à son père pourquoi cette jeune fille est à l’infirmerie avec une crise de foie. »

Père d’ailleurs absent des réjouissances. Ce n’est peut-être pas un mal, songé-je.

Je la guide jusqu’à la grande salle, prélève un nouveau thé glacé pour elle, un autre pour moi et l’installe à une table laissée vacante, un peu à l’écart du buffet, loin, trop loin de la piste de danse pour se rendre compte de ce qui va arriver. Quelques uns des élèves de la chorale de Poudlard ouvrent les festivités avec des chants traditionnels sorciers, musique connue, rassurante.

Et puis tonne l’apocalypse.
Si.
Ou un solo de guitare.
C’est à peu près la même chose.

Les doigts se crispent sur le verre. Un marmottement m’échappe alors que Reissen se lance dans la danse.

« … Putain, je les avais oubliés, ceux là. »

Car oui, le directeur ferait bien, parfois, de se laver la bouche au savon : lui aussi profère des insanités. Et soudainement, il me semble que j’aurais bien besoin d’une boisson beaucoup plus forte que du thé glacé. Enfin… il y a au moins une personne qui semble partager mon désarroi : je vois @PIERS A. ELLIOT passer en faisant grise mine.

« Je suis fier de votre sacrifice à la cause de ces réjouissances et de l'esprit de Noël, Piers. Venez donc vous asseoir à la table des lassés de ces festivités ! »

Parce que je le répète.
Je ne cautionne pas ce bal.
Foutu Regulus Arcturus Black, pensé-je presque avec amusement.

1001 mots


PUTTING DEATH IN BOTTLE

Piers A. Elliot

Piers A. Elliot
Lucky Luke du RP
hiboux : 258
Jeu 29 Aoû 2019 - 16:42
Merveilles de NoëlPiersEvent

Les banalités se poursuivent durant ce qui me semble être une éternité. Le bon côté des choses, c'est que c'est principalement Neil qui meuble ; de mon côté, il me suffit de faire semblant d'écouter en hochant la tête et en émettant un grognement compréhensif quand il a l'air de guetter une réaction de ma part. Croyez-le ou non, le service d'urgences de Sainte Mangouste et son lot d'abrutis m'ont rendus très fort à ce petit jeu. Oh, évidemment, Neil est parfaitement au courant que je ne l'écoute qu'à moitié. C'est mon frère, après tout, il me connaît suffisamment bien pour ça. Nous faisons quelques pas, alternant entre silence et banalité, quand une voix que je ne connais que trop bien finit par infiltrer notre petite bulle de tranquillité. Je force mes lèvres à s'étirer dans un rictus qui n'atteint pas mes yeux.

Monsieur le Directeur. Quelle... surprise de vous voir ici.

Malgré le ton mordant, la remarque est partiellement sincère ; je ne m'attendais vraiment pas à le voir faire semblant de s'enjailler à ces festivités. Cela étant... je soupçonne qu'il n'a pas plus le choix que moi. Ce serait logique.
J'adresse un geste de la main à Neil. Une petite pause dans sa ronde ne le tuera pas, après tout, et autant que j'en profite pour faire les présentations. Je m'approprie une chaise sans plus d'états d'âme.

La table des lassés, hein ? Ça me va.

Un nouveau rictus, franchement amusé cette fois. Neil s'installe à côté de moi, légèrement en retrait. Je ne l'empêcherai pas de garder un œil sur la foule, on dirait.

@Severus Rogue, je vous présente mon frère aîné, Neil. Neil... eh bien, je suppose que je n'ai pas besoin de te présenter le directeur de cette illustre école.

Neil lui adresse à peine un signe de tête convenu. Bizarrement, mon Auror de frère ne semble pas outrageusement à l'aise en présence d'un ex-Mangemort, fut-il agent double pour l'Ordre du Phoenix. Ça doit bien être la première fois que je ne l'entends pas piper mot en faisant la connaissance d'une nouvelle personne, lui, d'ordinaire si sociable ! Et là, il fait semblant d'être absorbé par les ados qui dansent. Insupportable.

L'esprit de Noël, j'aurais deux mots à lui dire, si vous voulez tout savoir.

D'un signe du menton, je désigne la scène qui, pour mon plus grand bonheur, ne semble pas avoir décidé de flamber jusque là.  Neil, soit par vengeance de me voir fricoter avec une personne dont il désapprouve les affiliations passées, soit simplement pour faciliter la discussion, a détruit notre petite bulle de calme. J'ai heureusement eu la présence d'esprit de prendre des anti-inflammatoires sur moi au cas où -certes, la magie fait aussi bien le travail, mais c'est bien plus simple de s'envoyer un cacheton que d'agiter une baguette en scandant des formules compliquées. Ils ont quand même inventé des trucs pratiques, ces moldus.
Je lorgne sur le verre de Severus. Boisson ambrée, mais trop sombre pour qu'il s'agisse de whisky pur-feu. A l'odeur, je dirais du thé glacé. Pas forcément ma boisson hivernale préférée, mais un choix solide. Tant qu'à être installé là, autant jouer les lèche-bottes jusqu'au bout : je m'en sers un verre également. Dommage que ce soit pas ça qui m'aidera à oublier le bruit ou l'agitation ; mais je dois reconnaître qu'il n'est pas mauvais.

Bon, je vous ferai pas l'affront de vous demander si vous passez une bonne soirée. J'espère quand même que vous ne regrettez pas trop de l'avoir organisée.

Jusque là, j'ai encore croisé aucun gamin avec le nez en sang ou à deux doigts du coma éthylique, on est donc sur ma définition personnelle de la bonne soirée. Bon, de ce que j'en vois, y a quand même quelques élèves qui ont pris de sacrés râteaux... mais si un cœur métaphoriquement brisé est la pire des choses dont j'hérite demain matin, ma soirée aura été une réussite totale.
Une nouvelle gorgée de thé glacé. Je commence à comprendre l'amour de mon supérieur pour cette boisson, dont le froid ralentit les élans douloureux de mes tempes.

Juste une question, histoire de savoir si je dois regretter d'être venu maintenant au lieu d'attendre encore quelques heures dans mes quartiers : vous avez prévu d'autres surprises que les piaillards de tout à l'heure pour mettre l'ambiance, ou je peux rebrancher mes tympans ? Pas que j'aie quelque chose contre la musique, hein. Mais j'ai déjà entendu des patients hurler de manière plus mélodieuse avec des créatures diverses et variées agrippées à des parties... diverses et variées de leur anatomie.

Un sourire en coin convenu, le regard perdu dans le vide alors que je me replonge avec une délicieuse nostalgie dans mes souvenirs -avant de revenir à l'instant présent. Pour une fois que je m'efforce de discuter avec un autre membre du personnel qui ne soit ni mort, ni en consultation, autant essayer d'être réellement attentif.

- 885 mots -

Winnie Carrow

Winnie Carrow
MEMBRE
hiboux : 662
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LITTLE BAT
EVENT #8 | MERVEILLES DE NOËL - Page 3 Eb35f7bfe2771b91097188d5f871a33c
Dim 15 Sep 2019 - 18:24
Ambiance édulcorée


Croquade de résonance sous laquelle l’arcade frissonnait déjà tel un tendron.(1) Les premières répercussions coulaient sur ses craquelures, s’enlisant sur la caillasse qui léchait le sol. La couenne mordue par les frémissements d’un émoi fébrile, Winnie étudiait le chanteur @Engel Bauer avec application. Pour avoir déjà été le témoin de ses boulevaris, mitonnait dans le cloup un delirium tremens en tressaillement.

Le squelette de quelques carcasses s’ébrouait sur l’estrade, gamahuché par des baisers cinabres. L’affinité des vibratos et des loupiotes éclaboussaient la salle d’une confusion haletante. Prunelles papillonnantes et chevilles guillerettes, la pupille du directeur étouffait les abois cois de l’alacrité.

L’esquisse d’une raillerie chatouillait sa commissure droite devant l’hure pantoise qu’elle devinait déjà chez son tuteur @Severus Rogue. Le cachet mélodieux du groupe Reißen  ne diluait assurément pas dans son digeste.  ‘hi hi j’imagine déjà ses cheveux s’hérisser !’

Soudain, l’écho éclatait dans une pétarade tranchante. Le branle-bas vultueux qui dilatait naguère les corsages et poitrails déferlait dans une patente déliquescence.  Labres du chanteur s’épanchaient d’haros. Jeunes cabochards aboyaient devant les syllabes qui grondaient sous le dais de la grande salle. Ils s’égosillaient tous, ainsi que Winnie qui ne pouvait taire son intime débandade. Dans une égale bourrade ils dodelinaient, le goulot échancré par des jappements hyperboliques.

Carcasse torsadée, elle s’éprenait de l’étuve ambiante. L’apostume de marasme qui grignotait son barathre éclatait dans une dégoulinade d’abandon. Grisante aperception.

L’éclat de leur ardeur diluait l’induline de ses alcôves dans une houache débridée. L’espace d’un égarement devant l’agouante sarabande des flammes. Elles chaloupaient telles des gourgandines dans une fantasmagorie affolante.
La charogne chevrotait d’une fièvre inébriative, moite et ruisselante. Les amandes chatoyaient devant les goguettes qu’acquittaient Remy de ce qui lui servait à l’accoutume d’entonnoir. « Ah ah moi aussi ! Je parie que Severus est encore plus pâle que d’habitude ! Si tenté que ça soit possible… » Pulpeuses arsouilles.

C’est alors qu’un ‘intrépride’, pour ne pas dire imprudent, s’était compromis sur les berges de sa petite goulafre. Elle compatissait pour le guignard lorsqu’il s’emberlificotait devant le détachement de son amie. ‘Pauvre garçon’  Ses badigoinces roussies aguichaient l’inclination de Winnie pour la taquiner.

« Eh bien eh bien on rougit mon petit choufleur ? Tu as encore fait un malheureux ce soir ! »

Le nez retroussé, elle considérait non sans délassement son amie mollir devant quelques bulles capiteuses. « Tu as raison. Buvons petit troll ! Brisons cette timidité ! Avec un peu de chance, tu ramèneras un futur beau-fils à papa Nott hé hé » Verre bouclé par de coquettes phalanges s’acoquinait contre son jumeau déjà bien piqué par les ourlets gourmands de Remy. « Santé ma petite Remy ! »  


Vocabulaire:

(1) tendron : pucelle

(c) AMIANTE

Sorcellerie

Sorcellerie
GRAND MAÎTRE
hiboux : 442
Mar 17 Sep 2019 - 20:09
Vous pensiez que

c'était la fin ?
Erreur fatale ! La nuit ne fait que commencer !
Ah, le bal de Noël ! Quelle délicieuse occasion pour… presque tout le monde ! Il y en a qui râlent, c’est vrai, mais il faut surtout reconnaître le succès époustouflant de la manifestation lorsque @Regulus Black prend les commandes des festivités ! Car comme on dit : lorsque Black se mouille le maillot, ça dégouline sec ! (expression officielle des groupies de Monsieur Black… oui, on vous a vues les septièmes années de Serpentard planquées derrière une statue de glace !) A coup sûr, il a marqué des points en invitant un groupe aussi jeune, branché et politiquement incorrect que Reissen !

Même le directeur est d’accord…
Enfin…
on croit…
Personne n’a vraiment osé l’approcher pour lui demander son avis !

Tandis qu’il boude dans son coin, les élèves et personnels de l’établissement se déchaînent sur la piste de danse ! On s’agite, on bouge, on hoche la tête ! Tout le monde est prêt à danser jusqu’à ce que sommeil s’en suive (parce que oui… mort s’en suive, c’était un peu trop extrême!)

Mais la fête n’est pas finie !

Eh non ! La fête est loin d’être finie ! On dirait qu’il va se passer quelque chose sur scène !


Félicitations aux danseurs ! Votre déhanché est récompensé, mais… les réjouissances ne sont pas finies ! Allez-vous poster à nouveau pour tenter de débloquer une surprise de Noël ?

Asao passe au niveau 28 et remporte une vipère de compagnie (race + nom à communiquer)
Edwa passe au niveau 18 et remporte un exemplaire des Contes de Beedle le Barde, nouvelle traduction du runique par H. Granger
Remy passe au niveau 19 et remporte un miroir de poche à l’ennemi (rayon 10m.)
Pelagia passe au niveau 23 et remporte une oreille à rallonge de lutin
Eirian passe au niveau 15 et remporte un exemplaire de contes et légendes scandinaves traduit par Oda Psaldottir
Engel passe au niveau 46 et remporte des enceintes portables ensorcelées
Lemony passe au niveau 57 et remporte un ordinateur portable moldu… réussira-t-il à le bidouiller pour le faire fonctionner à Poudlard ?
Bianca passe au niveau 81 et remporte une fiole de larmes de phénix
Athéna passe au niveau 12 et remporte un exemplaire de luxe de l’Histoire de Poudlard, édition augmentée par S. Rogue
Winnie passe au niveau 24 et remporte une oreille à rallonge de lutin
Severus passe au niveau 97 et remporte un pin’s en or de Gryffondor (saleté de Minerva !)
Leilan passe au niveau 16 et remporte un journal à verrouillage magique avec une plume à papote Serdaigle auto-rechargeante
Piers passe au niveau 66 et remporte un modèle anatomique ensorcelé (qui peut servir à faire peur aux enfants grâce à son rire démoniaque pré-enregistré en plus d’indiquer la place des os, muscles, et tendons)


Gryffondor gagne 30 points pour l'activité de ses membres
Serpentard gagne 60 points pour l'activité de ses membres
Pouffsouffle gagne 70 points pour l'activité de ses membres
Serdaigle gagne 60 points pour l'activité de ses membres

Note : l'event sera clôturé le 1er octobre 2019 ; il vous reste une quinzaine pour achever les interactions en cours sur le sujer ou ouvrir un rp privé pour continuer à jouer la suite de ces festivités si vous le désirez

Hekate R. Murphy

Hekate R. Murphy
MEMBRE
hiboux : 356
pictures : EVENT #8 | MERVEILLES DE NOËL - Page 3 1569190336-tumblr-o01dtrbddu1rftd23o4-500
Lun 23 Sep 2019 - 2:24
Jingle Bell Rock !


ft. / ( 854 mts )

L’hésitation de sa venue avait eu pour conséquence de creuser dans le cadran de sa montre un retard qui sans être considérable, serait passé pour tout bonnement impoli dans n’importe quelle réception mondaine. C’était d’ailleurs bien pour ça qu’elle n’y foutait jamais les pieds. La dernière datait de l’époque où elle fréquentait encore officiellement son employé ministériel de mari, et  presque vingt ans après, le souvenir des visages figés en de cordiaux sourires revenait hanter ses cauchemars.

Le bal de Poudlard avait toujours été une institution, et comme pour beaucoup d’élèves, avait rythmé sa vie d’étudiante entre les murs du château, cette époque bénie où elle ne considérait pas encore que boire du jus de citrouille sans y déverser préalablement une bonne dose de gin était une ignominie sans nom. Mais désormais, l’engouement qui l’envahissait alors s’était échappé, noyé dans un flot d’autres souvenirs, remisé bien au fond de sa mémoire, dans ces moments définitivement révolus. Visiblement, assister à l’événement de l’autre côté de la barrière professorale l’enchantait un peu moins. Sans le regard rempli de jugement de Selkkie honteusement couché dans le pot de son ficus Lyre et la petite voix de sa conscience qui, non content d’avoir emprunté le timbre grave et légèrement voilé de @Nasiya Abasinde, lui avait murmuré quelque chose qui ressemblait diablement à “ Bouge toi le cul, grognasse”, il était fort à parié qu’elle n’aurait pas quitté ses appartements.

Son talon droit claque un peu plus violemment que nécessaire sur le granit poli qui s’étendait au bas des escaliers. Dans un froissement de tissu écarlate, Hekate repend sa marche rapide vers les portes de la Grande Salle où vient de s’achever, elle en est certaine, les derniers remerciements d’une donzelle qu’elle ne reconnaît pas. L’atmosphère est différente ici, et la Sorcière ne sait dire si le frisson qui court le long de son dos nu provient d’un courant d’air glacé, monnaie courante au château, ou de la tension grandissante qui bourdonne dans l’immense salle, résonnant dans son crâne en vibrato plutôt agaçant. A présent, seules les conversations s’élèvent dans l’enceinte de pierre, recouverte brutalement d’une obscurité fébrile, tranchée de quelques lumières rougeoyantes.

Deux pas encore, et voilà la retardataire qui se glisse entre les immenses battants de chêne.

Feu. Lumière.

L’espace d’un instant, elle ferme les paupières.

Dans un timing impeccable, coïncidant à son entrée, éclot sous le plafond enchanté la silhouette éclatante et reptilienne d’un occamy. Par surprise ou par adoration, Hekate s’arrête et ses yeux désormais habitués à l’étincelante explosion suivent les mouvements de la créature dont le réalisme époustouflant la laisse rêveuse. Son trajet la conduit à baisser le regard sur la scène, où six silhouettes habillées de blanc règnent, maîtresses des lieux pour les minutes, l’heure à venir.

Reißen.

L’étrangeté de la vision lui arrache un sourire amusé, tant la présence en ces lieux d’un groupe aussi décrié est comique et tant la brutale pulsation des guitares qui vient de s’abattre sur la salle lui rappelle les nombreux concerts où elle s’est invitée. Elle reconnaît le rythme, incendiaire et implacable du métal allemand et en automatisme, sa tête s’agite deux fois, d’avant en arrière, en un léger headbang qu’il lui faut bientôt arrêter.

La salle s’anime, les élèves s’agitent en réponse et les murs millénaires tremblent sous l’assaut du plus grand bordel qu’ils n’aient jamais connu. Quittant le seuil où elle était restée jusqu’à présent, Hekate se faufile dans la foule en longeant les murs, se rapprochant un peu plus de la gigantesque estrade dressée en lieu et place de la table des professeurs. Devant elle, à moins d’un mètre, elle reconnaît la silhouette de @Severus Rogue, vénérable directeur de Poudlard et qui doit être, à en juger par son air, absolument ravi que l’intrusion. L’idée fait glousser l’Irlandaise qui ne cherche plus a réprimer les mouvements légers de saccadés de sa tête qui font onduler ses cheveux noirs, en rythme du morceau.

Se rapprocher lui permet à présent de le distinguer nettement. @Engel Bauer. Elle n’avait pas tort. La scène le transpose différemment. Ses traits sont durcis, luisants de sueur et ses lèvres où autrefois se sont posées les siennes sont pincées en une ligne fine. Il fallait bien l’admettre, il était impressionnant. Si loin du Engel rencontré auparavant. Pendant une seconde il lui vient à l’esprit de savoir si sous son beau costume de scène, l’empreinte de ses doigts s’étend toujours sur sa peau tatouée. Une seconde. Avant que - Morrigan est une pétasse - il ne vienne croiser son regard.

Le sourire d’Hekate s’étire un peu plus, tirant légèrement sur la commissure droite de sa bouche peinte de vermeille. Si elle n’avait jamais formulé l’idée même de le revoir, le recroiser ici, à faire trembler les gamins dont elle est responsable l’enchante. En était-ce de même pour lui ? Elle osait l’espérer. Alors, par pure provocation ou par volonté de s’assurer que le souvenir de leur nuit commune est aussi vivace dans son esprit que dans le sien, la sorcière lui décoche un clin d’oeil alors que résonne à ses oreilles la voix de stentor du chanteur qui vient d’achever de gueuler son “ POUDLAAAAARD.”


lumos maxima


GEALACH DUBH

You'll never beat the Irish
©️️ FRIMELDA

Spoiler:
 

Engel Bauer

Engel Bauer
ADMINISTRATRICE
hiboux : 194
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Lun 30 Sep 2019 - 13:18
Merveilles de Noël
ft. Hogwarts


Décembre 2003

Existe-t-il instant plus exaltant, sensation plus galvanisante que les corps fiévreux d’un parterre d’anonymes transporté par sa musique ? Ma musique. Mes textes. Mes riffs. Et l’énergie de tout le groupe pour les porter. Pressés devant la scène, les yeux remplis de ces lumières qui illuminent la grande salle, les élèves bondissent, marquent chaque temps appuyé par la grosse caisse et dressent le poing en répétant le refrain avec nous. Ici, derrière ma guitare, entouré de mes gars, admiré par la foule, je me sens pousser ces ailes sans lesquelles je ne saurais plus avancer. L’adrénaline pulsant dans mes veines, le stress du premier morceau s’atténue note après note rien qu’à voir la réaction du public. Sur mon piédestal, je laisse courir mon regard sur ces visages qui nous observent, incarne ce rockeur sévère qui les écrase sous la brutalité de sa musique. Le bleu de mes iris fait s’enflammer les jeunes filles qui le croisent, effraie quelques-uns parmi les plus jeunes, agace des professeurs qui semblent s’offusquer de notre présence. Je me délecte de toutes les réactions, m’en nourris pour donner chaque cri que je livre derrière mon micro. Tout sauf l’indifférence. Tout sauf l’indifférence.

Les têtes se balancent. Les guitares se violentent. Et le tempo se maintient jusqu’à une pause toute aussi brutale. L’accalmie illusoire au cœur du morceau me permet de délaisser un instant nos rythmes effrénés pour donner vie aux animaux des quatre maisons. Les corps de lumière pale s’élèvent dans le noir. Devant moi, tous les regards des spectateurs s’élèvent, observent les formes lumineuses qui ondulent entre les murs de pierre. Le cœur gonflé de cet orgueil qui me prend quand je sens poindre notre triomphe, je balaye de nouveau la foule des yeux. Et c’est alors que je la vois.

Immédiatement, mon regard s’aimante au brun profond de ses prunelles et mes pulsations s’arrêtent, comme prisonnières d’une seconde qui s’étire jusqu’à la déraison. Je me tétanise un instant, cligne des paupières pour m’assurer que la vodka de Xaver avant le concert n’a pas altéré mon jugement. Mais c’est bien elle, majestueuse dans sa robe rouge, et le regard planté sur moi comme s’il pouvait m’atteindre en plein cœur. Mon souffle s’alarme, troublé par les souvenirs qui se précipitent tous ensemble, et cette certitude qui me frappe maintenant alors qu’elle ne m’avait pas une fois effleuré cette nuit-là : @Hekate R. Murphy est une sorcière, et professeure à Poudlard, de surcroît.

L’incongru de la situation dessine un drôle de sourire sur mes lèvres avant que son clin d’œil ne vienne raviver toutes les ardeurs que ses doigts ont ancré sous ma peau il y a quelques semaines. Une nuit qui m’a troublé plus que je ne parviens encore vraiment à le comprendre. Une nuit que j’étais certain de ne jamais réitérer. Et pourtant, à la regarder ce soir, je me surprends à sentir au creux de mon ventre un désir que l’étincelle dans ses yeux ne cesse de raviver.

Perdu dans mes pensées, j’en oublie presque le concert qu’Andreas me remet dans la gueule en un levé de batterie. Recouvrant mes esprits, je me remets à maltraiter les cordes de ma guitare avec une hargne décuplée par le seul fait de savoir Hekate dans la pièce. La fin du morceau se veut épique jusqu’à son arrêt brutal et le cri de Xaver auquel répondent les élèves qui font trembler les murs de Poudlard. De nouveau dans mon rôle, j’assène au directeur mon regard le plus provocateur avant de me lancer dans la suite du concert. Car je n’ai pas encore fini de marquer cet endroit.

Morceau après morceau, nous nous accaparons près d’une heure à nous seuls, laissons tomber les vestes après trois titres pour cesser de cuire sous les projecteurs installés pour l’occasion. Manches relevées sur les coudes, nous suivons à la lettre la setlist décidée avec les organisateurs du bal. Nos morceaux les plus engagés ont été écartés, comme mes textes les moins prudes. Mais nous avons accepté sans rien dire pour le seul intérêt de nous voir jouer à Poudlard, car être invités ici est de loin la plus belle publicité que nous pouvons nous faire.

Le concert m’embarque avec une facilité déconcertante. Les réactions des gamins m’électrisent et je leur rends chaque ardeur qu’ils font irradier vers moi. Pourtant, je ne peux m’empêcher de revenir à Hekate et de chercher trop fréquemment dans la foule le drapé de sa robe rouge qui fait ressortir la noirceur de ses cheveux. Sans jamais me perdre dans des gestes explicites, je la gratifie d’attentions nombreuses. L’ombre d’un sourire. Un plissement de paupière. Des dizaines de regards, surtout que je pose incessamment sur elle, me rappelant ses formes que j’ai gravées au creux de mes paumes, fait frissonner sous la douceur de mes lèvres. Je me souviens de chaque souffle, de chaque geste, de chaque envie qu’elle ravive ce soir rien qu’à se tenir devant moi. Devrais-je m’inquiéter de cette tension qui me prend à m’imaginer l’approcher une nouvelle fois ?

Soudain, Xaver lance un dernier cri. L’explosion finale signe la fin de notre dernier morceau et le spectacle grandiloquent s’achève sur un triomphe que je n’espérais même pas si grand. Les applaudissements résonnent dans toute la grande salle, rebondissent dans les couloirs jusqu’à l’autre bout du château. Le corps en sueur mais le sourire aux lèvres, je me tourne vers le reste des membres pour partager avec eux cette liesse qui s’enhardit dans nos poitrines. Le regard de Zven luit d’une joie que je n’avais plus vue depuis longtemps. Je tente de ne rien laisser paraître mais j’exulte à l’intérieur. Il se passe quelque chose ce soir, quelque chose que je n’ai même pas osé souhaiter. La réaction de ces gosses est trop belle. L’occasion est inouïe et notre pouvoir sur eux décuplé pour un soir. Juste un soir…

Andreas, derrière sa batterie se lève, baguettes en l’air, pour saluer la foule. Les applaudissements redoublent et les sourires de tout le groupe leur répondent. Pourtant, mon visage à moi s’est déjà refermé.

- Ich will.
Ma voix grave résonne dans toute la grande salle, faisant s’arrêter presque net les acclamations qui continuaient. Sur la scène, tous les gars se tournent vers moi, posté bien droit derrière mon micro. La surprise se lit sur leurs visages, leur incompréhension dans ces mots qu’ils ne disent pas. Mais je ne les regarde pas.
- Ich will.
Stupeur parmi les organisateurs. Tous savent très bien ce que je m’apprête à faire. Je les ignore autant que les regards interrogatifs des autres membres du groupe qui comprennent lentement ce que je suis en train de faire.
- Ich will.
Ce morceau nous a été interdit. Trop engagé. Trop tendancieux. Trop politique. On n’y parle pourtant ni de guerre, ni de sang. Mais il n’a pas sa place dans un bal de Noël. Pas sa place, disent-ils ? Alors pourquoi invitent-ils l’un des groupes les plus politisés du monde sorcier au cœur de Poudlard ?
- Ich will.
Je tourne le regard vers Zven qui s’est mis à me suivre et bientôt, ce sont les notes du clavier d’Allan qui percent dans le silence ambiant. Un demi-sourire étire le coin de mes lèvres alors que je croise les yeux de Xaver qui semble approuver plus encore que les autres cette rébellion à peine voilée. Seuls les organisateurs du bal savent qu’un rappel n’était certainement pas prévu, et encore moins via cette chanson. Mais pour les enfants, ce n’est que la suite logique de notre spectacle.

Chanson "Ich Will":
 

Coups de caisse claire. Nos médiators s’abattent de nouveau sur les cordes. Rythme presque martial. Voix basses et rauques. L’ambiance s’alourdit légèrement et pourtant, le groupe de fans aux pieds de la scène semble s’embraser avant même le premier refrain. Oh, ils connaissent le titre… Ils l’attendaient même sûrement tant il est devenu indispensable à chacun de nos concerts. Et je ne laisserai pas Poudlard me l’enlever. Pas quand je vois les réactions de ces jeunes.

Xaver se dépasse, joue sur scène à enflammer le public, attiser la fièvre qui se diffuse petit à petit jusqu’au fond de la salle, faisant signe des mains pour que les gamins chantent plus fort pour ce dernier morceau. Et le refrain fait s’écrouler la dernière digne qui les retenait.
- Könnt ihr mich hören?
- Wir hören dich!
- Könnt ihr mich sehen?
- Wir sehen dich!
- Könnt ihr mich fühlen?
- Wir fülhen dich!
- Ich verstehe euch nicht!


Jusqu’à la dernière note, la dernière gerbe de flammes, nous gardons les élèves au creux de nos mains, tenus dans cette emprise que nous ne relâchons qu’une fois le dernier accord achevé. Acclamés comme quelques minutes plus tôt, nous abandonnons nos instruments pour nous rejoindre tous les six sur le devant de la scène et applaudir les enfants à notre tour. Alors, Xaver lève le poing en l’air et nous l’imitons, héroïques, au cœur de Poudlard. Une dernière fois mon regard se pose sur Hekate, s'attarde sur elle quelques instants, flamboyant de cette ardeur qui ne me quittera pas pendant des jours entiers. Un sourire triomphal étire les commissures de mes lèvres alors que je reprends une dernière fois mon masque avant que les lumières ne nous replongent dans l'ombre. Que @Severus Rogue nous fasse taire après un cri de cette ampleur ! Le nom de Reißen ne quittera plus jamais cet endroit.

roller coaster

(1566 mots)



En italique, Engel parle allemand.
Non-germanophone, tes oreilles s'affolent !

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