EVENT #7 | ILLUMINATIONS LONDONNIENNES
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Regulus Black

Regulus Black
MODÉRATRICE & MJ
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Lun 22 Juil - 19:04

Illuminations Londonniennes

Event

Le vacarme dans la boutique est tel qu’il n’est pas loin de recouvrir la voix d’Edwa. Voix timide, qui laisse transparaître une gêne certaine. La petite rougit, son regard se fait fuyant. Puis elle secoue la tête et exprime le fond de sa pensée. Car bien que l’attention la touche, elle ne veut pas d’un animal. Son regard glisse sur chaque créature qui attend de se faire adopter. Mais les regards doux et les adorables mimiques de ces petites bêtes, bien qu’attendrissantes, laissent la jeune fille perplexe et mal à l’aise. Sans être legilimens, Regulus ressent le trouble de son enfant. Elle ne se sent pas proche d’un animal en particulier, n’a jamais ressenti le besoin d’en posséder un et n’a aucune idée de comment s’en occuper.
Un lourd silence plombe un instant l’ambiance. De la fille ou du père, nul ne saurait prédire qui se retrouve le plus dans la tourmente. Pauvre Regulus, lui qui pense faire plaisir à sa fille adorée, surtout après leurs disputes et la dure épreuve de l’attentat, voilà qu’il se retrouve le bec dans l’eau. Il a imaginé qu’un familier réconforterait la petite canaille, mais non.

La main chaude d’Edwa attrape la sienne et l’oblige à sortir de la ménagerie magique, où l’air est devenu étrangement étouffant. Comme dans un rêve, il se laisse guider vers la sortie et vers les étales surchargées spécialement pour Noël.
Que faire ? Ce refus n’est pas prévu, et le père essaye de ne pas le prendre mal. Cette histoire de familier, c’est son idée, et Milena l’a approuvé avec un petit sourire. Il n’y a eu que Boris pour grogner en prétendant que la gamine n’avait pas besoin de s’encombrer d’une bestiole idiote. Regulus soupire. Regulus réfléchit. Il tient vraiment à offrir quelque chose de remarquable à sa fille. Seulement, cette dernière n’a pas l’air intéressée par un cadeau « extraordinaire ». Humilité, c’est bien, mais s’il veut lui offrir quelque chose de peu commun, c’est par soucis de lui prouver qu’il a conscience qu’elle grandit, s’émancipe et qu’il souhaite lui montrer qu’il a confiance en elle, ses capacité et sa faculté de raisonner comme une adulte (ou presque!).
Des livres…
Il pince les lèvres, ennuyé. Oh, ce n’est pas qu’il ne veuille pas lui en offrir. C’est Noël, autant lui offrir quelque chose qu’elle aime. C’est une enfant sérieuse, appliquée, curieuse et qui ne recule pas à la tâche. Entre autres qualités. Aucun père ne saurait se montrer plus fier de son enfant que lui, en cet instant précis. Il réfléchit, ses yeux observe les stands qui se succèdent le long du Chemin de Traverse. Et puis, une idée germe dans son esprit.
- Des livres qui mordent, ou qui sont effrayants, ça existe, ma chérie.
Des maudits, aussi… et des mortels. Heureusement, ils sont rares à trouver et très chers. Et même Beurk ne s’aventurerait pas à vendre pareil article à une enfant mineure. Le Ministère de la magie lui causerait bien trop de problèmes avec ça, et ce serait la fin de son commerce.
- Mais tu auras des livres, si tu le souhaites, la rassure-t’il. Mais je tiens quand même à t’offrir un cadeau personnel. Des livres, tu peux en avoir quand tu veux. Non… je pensais à quelque chose de plus original. Mais puisque les animaux, ce n’est pas ton fort, optons plutôt pour un objet qui pourrait s’avérer utile.
Le père de famille pointe une boutique d’objets ensorcelés. Il SAIT ce qu’il faut à sa fille. Surtout vu les tensions actuels et les dangers qui guettent (et un terroriste en liberté!!).
- Restes ici Edwa, si tu veux, profites pour regarder les livres qui t’intéressent. Je te demande juste de ne pas excéder la dizaine de livres.
Du coin de l’oeil, il note que la célèbre (et redoutable) Rita Skeeter dédicace ses livres. Sa plume acérée a servit bien souvent les aspirations de Narcissa, semé le doute sur les réelles motivations de la politique de Potter chez les indécis. Elle sait manier les mots et n’a aucun scrupule pour « arranger » certaines vérités. Cela fait vendre, paraît-il.
Alors qu’il rentre dans la boutique, il reconnaît certains élèves. Edwa les reconnaîtra aussi. Raison pour laquelle il souhaite se hâter : sa fille voudra certainement flâner de stands en stands avec ses ami(e)s, sans parents dans les pattes, surtout. Milena sera fâchée de savoir sa fille en liberté au milieu de tout ce monde, mais mettre une laisse au cou d’une adolescente aussi vive et assoiffée de liberté qu’Edwa n’a rien d’une bonne idée. Regulus la côtoie assez dans les couloirs de l’école pour le savoir. Il expliquera à sa femme et elle se fera une raison. Ce soir, le lit conjugal risque de se révéler froid, mais le bonheur d’’Edwa vaut bien la peine de faire quelques sacrifices. La petite se montrera ingrate, peut être, aveugle face aux efforts de son père.

Lorsqu’il ressort de la boutique, il trouve sa fille là où il se doutait qu’elle traînerait : devant les montagnes de livres que les échoppes proposent. Ses yeux brillent de convoitise. Rien de surprenant quand on sait qu’elle s’est offert une bibliothèque de poche de luxe. Sa passion réside de toute évidence entre les reliures de cuirs, tracés sur du parchemin. Une érudite, comme chacun de ses ancêtres. Un constat qui ne manque pas de faire frémir ses lèvres et entrevoir un sourire amusé.
- Ma fille, ton intelligence honore notre nom, mais en attendant de gonfler encore un peu plus la somme de tes connaissances, laisses-moi t’offrir ce cadeau, en espérant que tu en ais le moins besoin possible, ou que tu n’en fasses pas mauvais usage… ou du moins, pas trop.
Soyons honnête deux minutes. Il n’existe pas un seul adolescent au monde qui n’a pas envie, un jour, de contrevenir au règlement de l’école avec pareil accessoire à sa disposition. Edwa cédera certainement à la tentation, mais tant que cela reste une tentation raisonnable. Évidemment, Severus va le tuer. Du moins, il le tuera quand il le saura. Et si personne ne le lui dit, il n’y a aucune raison pour qu’il sache qui a offert CECI à une élève de Serpentard.
Regulus fourre un paquet dans les mains de l’adolescente. De toute évidence, la forme, la texture, la malléabilité du paquet laisse suggérer un vêtement. Lorsqu’elle défait le papier, Edwa se retrouve avec une cape d’invisibilité désillusionnée (garantie 5 ans) en main.
- Je ne peux pas être partout, mais ceci pourrait t’offrir une protection appréciable. Bon, j’imagine aussi que tu pourrais l’utiliser à des fins… dignes des plus fins Serpentards…
Sa voix se charge d’un ton ironique qui laisse entendre qu’il ne se fait d’illusion. L’usage d’une cape d’invisibilité ne sera pas toujours innocente.
- Mais je me suis dit que tu étais en âge d’être assez responsable pour en posséder une. Je compte aussi t’offrir des livres en plus et… un kit d’entretien pour des livres anciens. J’en ai vu un beau sur un des stands. Enfin… si ça te fait plaisir. Après…
Maladresse touchante d’un père qui tient à faire plaisir à sa fille. Les capes invisibles sont des objets rares, utiles, et offrant une protection intéressante. Edwa n’est pas encore en âge de briller dans des duels, mais elle sera équipée pour se protéger. Seule. L’idée qu’elle n’ai pas forcément besoin de lui pour cela lui retourne l’estomac. C’est un constat dur à avaler, mais c’est comme ça. Tout ce qu’il peut faire, c’est l’armer assez pour devenir indépendante.
- Bon, et ces livres alors ?

1265 mots

DEV NERD GIRL

Edwa D. Black

Edwa D. Black
MEMBRE
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Jeu 25 Juil - 11:43




















 ❝ SHOPPING ❞

Event Marché de Noël




   Tu es un peu embarrassée de ta réaction, et d’avoir refusé le cadeau de ton père, mais c’est pour un mieux, non ? Il vient de chanter les louanges de ta responsabilité… c’était donc la bonne chose à faire que d’être franche, pas vrai ? Tu en doutes encore un peu en le tirant par la manche hors de la ménagerie. Pourtant, tu vois qu’il n’est pas fâché. Déçu, peut-être. Tu attends les cris et les reproches. Ils ne viennent pas. A ta place, ton père plaisante sur les livres mordeurs ou effrayants. Tu sens tout ton corps se relâcher. Tes épaules s’affaissent, secouées d’un petit rire.

« Bien sur, mais il suffit de caresser la tranche du monstrueux livre des monstres pour l’apaiser ! C’est la bibliothécaire qui me l’a dit ! »

Tu as pris un air de conspiratrice, grisée par le soulagement de n’avoir pas déçu plus que ça ton père. En vrai, c’est parce qu’il est important à tes yeux que tu te montres aussi dure avec lui, tu n’en as pas toujours bien conscience, mais c’est vrai : ton père, mine de rien, c’est pas n’importe qui. Il te laisse près d’un stand de livres géré par Fleury & Bott, après t’avoir promis un cadeau personnel. Tu rougis un peu, mais tu opines. Tu ne comprends pas bien pourquoi ça tient autant à coeur à ton père, mais après le refus qu’il vient d’essuyer, tu ne te sens pas trop de t’opposer à lui une nouvelle fois pour si peu.

Et puis tu es curieuse : à quoi peut-il bien penser ? Tu le vois disparaître dans les méandres de stands un peu plus loin. Puis les couvertures t’attirent. Ton argent de poche passe généralement dans ta collection de cartes de chocogrenouilles, mais tu dévores à la moindre occasion des dizaines de livres de la bibliothèque. A tel point que le bibliothécaire de Poudlard te fait même des recommandations spontanées tant tu passes de temps dans l’endroit. Tu adores lires de nouvelles choses et apprendre plein de trucs ! Forcément, l’étape d’après, c’était de te mettre à acheter toi-même tes livres !

Tu as économisé, oh oui, tu as beaucoup économisé ! Mais voilà : la bibliothèque de poche est désormais à toi ! Surexcitée, tu n’as plus qu’à la remplir. Alors tu lorgnes à droite et à gauche dans les rayonnages de Fleury et Bott ! Les éditions de luxe sorties dans la librairie d’exception de Poudlard te vendent du rêve : livre de potions et Histoire de Poudlard annotés par Severus Rogue lui-même, Livre de sortilèges par nul autre que le très regretté Filius Flitwick, contes de Beedle le Barde traduits par Hermione Granger, livre de botanique par Neville Londubat… Vraiment, qui pourrait y résister ? Mais ils sont chers, si chers… tu ne peux décemment pas demander une telle dépense à ton père, si ? Tu as les yeux brillants devant les couvertures, le ventre tordu par le désir ; c’est décidé ! Tu vas économiser pour te les offrir !

Ton père revient pour te trouver devant ce rayonnage, un paquet dans les bras. Tu sais ce que c’est avant même qu’il n’ouvre la bouche. Tu es choquée. Non il ne va quand même pas t’offrir une cape d’invisibilité ? Eh bien si ! Tu en rosis jusqu’aux oreilles de plaisir.

« Mais… mais… Mais c’est génial ! »

Au diable la contenance, te voici au cou de ton père pour lui faire un câlin ! Tu lui poses un bisou sur la joue.

« Merci papa ! Promis, je ne ferai pas de bêtise avec ! Merci, merci, merci ! »

Tu bats des mains, les yeux luisants. En vrai, tu programmes déjà une expédition nocturne dans la réserve de la Bibliothèque de Poudlard, mais ça… ton père n’a pas besoin de le savoir, si ? Il n’en a pas fini puisqu’il te propose en outre de te payer des livres et un kit d’entretien des livres. Tu as les yeux qui brillent tellement que tu pourrais illuminer la nuit et les bras chargés de ta nouvelle cape que tu serres contre toi.

« Mais tu es fou, c’est trop ! Merci papa ! »

Bon, ok… il n’a vraiment pas que des mauvais côtés ton père ! Tu le savais déjà, bien sur, mais là… C’est le meilleur Noël de ta vie ! Tu ranges soigneusement ta cape dans ton sac en la pliant nettement. Tu as tellement hâte de l’essayer celle-là ! Les livres n’ont qu’à bien se tenir. C’est la mine réjouie que tu entraînes ton père d’un stand à l’autre, en l’éloignant de la librairie d’exception de Poudlard qui te faisait tant rêver : tu n’oses définitivement pas lui demander de se ruiner comme ça pour toi ! Et puis quelque chose capte ton attention. Tu désignes le stand du doigt.

« Hey ! Papa ! T’as vu là ? »

Tu entraînes ton père sur le stand du Ministère de la magie et désigne le catalogue de l’exposition ainsi que les livres sur l’histoire sorcière de Hermione Granger.

« Tu y étais allé à cette exposition, finalement ? »

La fameuse exposition ayant connu un attentat le jour de son inauguration. Heureusement, à ta connaissance, ni toi ni ton père n’y étiez.

« Tu sais si on peut encore la visiter ? Ça a l’air intéressant ! »

Et dans tes yeux, une flamme de convoitise envisage les livres posés sur la table.

   



:copyright: Code de Phoenix O'Connell - 912 mots

Regulus Black

Regulus Black
MODÉRATRICE & MJ
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Mar 13 Aoû - 20:32

Illuminations Londonniennes

Event

Le visage parfait d’Edwa se met à rosir sous le coup de l’émotion. Regulus sait qu’il vient de faire mouche. Mais que va dire Milena quand elle se rendra compte qu’au lieu d’un mignon petit animal, Edwa s’est vue offrir une cape d’invisibilité ? L’homme imagine bien son épouse partagée entre la réprobation et l’envie, et va critiquer ce choix avant d’accepter l’idée en grommelant. Et puis l’incident finira oublié.
Elle lui promet aussitôt qu’elle ne fera pas de bêtise avec, entre deux sautillements et quelques bises affectueuses. Il sait qu’elle lui ment gentiment. Connaissant sa fille, elle doit bien avoir déjà en tête deux ou trois utilisations illicites de cette cape. Mais qui n’a pas fait de bêtises dans sa jeunesse ? Il n’en dit rien. Quand il est à Poudlard, il fait taire en lui le père protecteur, mais quand il se retrouve en famille, qu’il peut reprendre son rôle de patriarche, il laisse volontiers de côté son rôle de professeur. Et le papa se dit qu’il faut bien que jeunesse se passe.

Regulus ne sait pas ce qui fait le plus plaisir à sa fille : la possession d’un artefact aussi incroyable qu’une cape d’invisibilité, ou bien le fait qu’il compte lui offrir de quoi faire prospérer sa bibliothèque personnelle ? Il a l’impression que sa fille en a la tête qui tourne.
Il est parfois un père sévère, mais de temps en temps, il aime bien gâter sa progéniture, surtout quand celle-ci se montre méritante. L’émerveillement de sa fille lui arrache un sourire bienheureux et la suit silencieusement dans sa quête d’ouvrages à posséder. Elle s’arrête régulièrement devant des livres avec envie, ses yeux embrassent amoureusement des éditions de luxe. Il en possède une, rédigée par Neville Londubat. L’amour des livres de la jeune fille est si visible que désormais, son père sait quoi lui offrir la prochaine fois. Une montagne de livres. Il se retient de pouffer de rire.

Comme le ferait un chien de chasse, Edwa s’arrête net et fixe un stand en particulier avec une attention envieuse et prudente. Le regard de Regulus suit naturellement celui de sa fille. Elle désigne le stand du Ministère de la magie. C’est la douche glacée. Il connaît l’affection que porte son enfant pour le Ministre de la magie et ses proches collaborateurs. Mais surtout pour Potter. Un jour, il lui faudra expliquer à Edwa que tout héros a une face cachée, sombre, secrète et peu amène. Mais dans son esprit de jeune fille en recherche de modèle, Potter est une légende, quelqu’un à qui on peut faire confiance.
Regulus a un moment d’arrêt, et se retient de justesse de lâcher une grimace dégoûtée. Ne rien montrer. Ne pas décevoir la jeune fille, en cette période de l’année où tout n’est que félicité, et où il a réussi à réconcilier sa fille avec les réunions de famille.
- Mmmmm… j’ai vu.
Avant qu’il n’ai eu le temps de faire diversion pour réorienter sa fille vers des livres, cette dernière le tire vers le stand qui lui fait horreur. Comme il le redoute, c’est un temple à la gloire de Potter et de la Toute Puissance du Ministère de la magie.
En bonne place, au milieu des breloques frappées de la tignasse agaçante du Bébé Ministre, le catalogue de l’exposition qui s’est tenue plus tôt dans l’année sur un millénaire d’histoire de la magie et qui a été endeuillée par un premier attentat mortel. Le corps de Regulus se tend. Le souvenir du second attentat est encore très présent.
- Non, je n’ai pas pu y aller, marmonne-t-il d’un air sombre. L’inconvénient quand on est professeur, c’est qu’on fait passer l’avenir de ses élèves avant ses petits plaisirs. Mais je crois savoir que ce n’était pas plus mal.
Il détourne les yeux. Il n’aime pas qu’Edwa le surprenne quand la douleur et la colère s’emparent de lui. Rien de bien méchant cependant, mais il y a tout de même des blessures qui peinent à se refermer. Quand il se reprend enfin, il ajoute :
- L’exposition a duré tout le mois de septembre, ma chérie. J’ai bien peur qu’il ne soit trop tard. Mais si tu veux, tu peux prendre le catalogue, papa te l’offre.
L’histoire de la magie… cela reste encore innocent. Ce n’est pas comme si elle a souhaité l’intégralité de la biographie officielle de Potter, approuvée et applaudie par le Ministère de la magie. D’ailleurs, maintenant qu’il y pense, Rita Skeeter, en pleine session de dédicace en ce moment, n’a-t-elle pas écrit sa propre biographie sur le grand héros de la guerre ? L’ouvrage est controversé, et bien qu’il a bénéficié d’une Une élogieuse dans les pages de Sorcière Hebdo, il a subit un violent pamphlet dans les pages de la Gazette du Sorcier. Il se murmure dans les hautes sphères de l’aristocratie magique que Skeeter s’en est félicitée, arguant que cette feuille de choux et les autorités Ministérielles ne pouvaient pas lui faire meilleure publicité.
« Le public aime les héros, mais s’enivre volontiers du parfum du scandale. »
Elle n’a pas tord. Et Potter n’est pas un saint. Tout le monde le sait, et la plupart des gens voient Hermione Granger comme LA figure d’autorité qui cherche à préserver l’auréole de grâce qui rayonne autour de son ami. Certains murmurent qu’ils seraient plus que cela. Surtout depuis que cette demoiselle se serait séparé du plus jeune fils Weasley…
Regulus se pince l’arrête du nez. Stop, assez ! Voilà que des pensées malsaines, qui lui font peu honneur, s’immiscent dans son esprit et empoisonnent son jugement. Rien de surprenant, ces rumeurs malveillantes sont sûrement signées Narcissa dont les manœuvres de désinformation ont fait leurs preuves. Et il sait qu’elle ne s’est pas appropriée que les bonnes grâces de la presse indépendante, il a entendu dire que des artistes se sont rapprochés de son mouvement. Et Potter ne peut rien censurer au risque de passer pour un dangereux tyran.

- Si tu veux, je t’emmène à la prochaine exposition si elle t’intéresse.
Voilà, changeons de sujet. Un compromis contre un peu de paix, ce n’est pas trop cher payé. En plus, notre homme est curieux de connaître le point de vue d’une née-moldue sur l’histoire de la magie. Il ne doute pas une seconde que ça va le faire rire jaune. Il a horreur de ces gens, nés de familles sans pouvoirs magiques, qui déboulent et s’approprie l’héritage des vieilles familles magiques et s’imaginent qu’ils sont en droit d’en changer l’histoire sous prétexte qu’il existe des inexactitudes ou des injustices. Il ne s’agit en fait qu’une histoire de point de vue.
Mais Edwa observe le monde avec des yeux encore innocents. Et elle aura l’occasion de voir encore bien des versions sur l’histoire de la magie. Avec sa grandeur et sa laideur.
- Je vous prend le catalogue et le coffret des tomes illustrés de Communautés sorcières au Royaume Uni : mille ans d’histoire, de H. Jean Granger.
L’argent change de main. Des mornilles qui enrichissent les caisses du Ministère de la magie et qui retourne l’estomac de Regulus. Mais que ne ferait-on pas par amour pour ses enfants ? Edwa a intérêt de se rendre compte à quel point son père l’adore.
Le vendeur offre le catalogue et le coffret à Edwa. Maintenant, si les objets vendus en stand l’intéressent, elle n’a qu’à dépenser son argent de poche et veiller à bien cacher ses acquisitions. Faire des concessions ne veut pas dire céder sur tout !
Soudain, acheter le livre de Rita Skeeter paraît séduisant. Scélérat pour Edwa, mais terriblement tentant quand on voit avec quelle dévotion elle admire cet homme. Non. C’est puéril. Et ça ferait trop plaisir à Narcissa.
Et soyons honnête : payer 400 mornilles pour un catalogue et deux livres, c’est de l’arnaque ! Le père de famille estime qu’il convient de faire cesser l’hémorragie.
- Bon, il est temps de te lâcher dans la nature. Si je ne le fais pas maintenant, tu n’auras jamais la possibilité de profiter de ta liberté pour dépenser, voir tes amis et faire des bêtises. Dans une heure au Chaudron Baveur, d’accord ? Moi, pendant ce temps, je vais tenter de raisonner ton papy sur la quantité d’alcool qui compte engloutir. Il a beau avoir une bonne résistance à l’alcool, ta mère va hurler s’il rentre complètement ivre. Et je le crois capable de vider les réserve du Chaudron Baveur.

Après un clin d’oeil et une bise, le papa généreux quitte sa fille. Pas la peine de répéter les recommandations d’usage, Edwa les connaît par cœur et elle aura tôt fait de lever les yeux au ciel dès qu’il commencera à faire son énumération.
Il la laisse, ravie, à ses petites affaires personnelles, tandis qu’il fend la foule en sens inverse pour repérer sa femme, son fils, mais surtout son beau-père imbibé. Et si ses oreilles ne lui jouent pas des tours, Boris est à l’origine de ce chœur de choristes aux voix dissonantes. Jamais chants de Noël n’auront autant été massacré.

 1509 mots

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Orion Fleury

Orion Fleury
MEMBRE
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Mer 14 Aoû - 15:37

 
event commun - illuminations londoniennes

Le froid crée des volutes de fumée lorsqu’il ouvre la bouche. Du reste, Orion s’en garde bien et s’emmitoufle dans son cache-nez. Un cache-nez d’un jaune moutardé qui trahit son appartenance à la maison du blaireau. Il n’a jamais cherché à s’en cacher non plus. Londres prend de belles couleurs froides cette saison-ci, et il lui semble que les illuminations sont particulièrement réussies. Sans doute est-il simplement heureux de revenir passer les fêtes en famille dans la perfide Albion, même s’il y perd en degrés depuis qu’il est rentré. Cela ne l’empêche pas de savourer cette ambiance de marché de Noël.

Il aperçoit plusieurs têtes blondes dans la foule. Une bonne chose que les gamins n’aient pas peur d’être dans une foule après les événements de novembre dernier. On ne sortait pas autant du château lorsqu’il y était élève, c’est une bonne chose qu’ils ne soient plus claquemurés dans la bâtisse. La sécurité n’en était pas mieux garantie. La pensée de Cédric, feu Cédric Diggory, redevient pesante. Il s’efforce de changer d’idées comme un chien qui s’ébrouerait. Les illuminations. Les stands. Très bien, tout ça, distrayant. Il n’a pas quartier libre à ne pas aider la librairie familiale pour passer son temps à ressasser des souvenirs tristes. Si c’est pour ça, comme dirait son père, il peut aussi bien faire des paquets cadeau.

Orion est venu avec l’idée de trouver les cadeaux de Noël qu’il espère offrir cette année. Il a pu rajouter des noms à la liste de personnes à fêter. Quelle bonne chose qu’il ait renoué avec @Lawrence Fawley ou avec @Uriel Lewis. Reste à trouver quoi leur offrir. Il n’est jamais embêté pour ses sœurs qui ont toutes manifesté des préférences très marquées pour diverses choses, ou avec ses parents dont il connaît les goûts. Il est certes régulièrement embêté pour Dahlia. L’idée lui vient de demander conseil à ce cher béninois qui l’écoute s’en plaindre sans se moquer de lui. En plus d’être un bon confident, Josiah saurait-il proposer une suggestion ? Orion se soupçonne de n’être guère plus objectif lorsqu’un sujet touche de près ou de loin à la rouquine. C’est déjà une belle preuve d’objectivité que de savoir qu’on n’en possède plus, n’est-ce pas ?
Il se fraye un chemin dans la foule pour retrouver l’échoppe du tatoueur magique. Le briseur de sorts n’a jusque-là pas franchi le cap d’un tatouage magique. Il y pense régulièrement, avant de se rassurer : maîtriser une baguette magique et des oghams devrait être suffisant pour sa sécurité. Aucune envie non plus de vérifier que ce soit aussi douloureux que ce que disent les moldus de leurs tatouages. Dans un livre ou deux, il a lu que ça faisait un mal de chien. Il ne sait plus dans quel roman, il faudra qu’il tire au clair cette question une fois rentré chez lui.

Il s’arrête sur le seuil de la porte, ayant cru apercevoir sa presque filleule, Eirian. Eirian ? Seule ? Vers l’allée des embrumes ? Le temps qu’il essaie de la retrouver, elle a disparu. Si elle était ici, elle ne serait pas seule. Il franchit le seuil de la boutique, lançant un bonjour à la cantonade.

Il y a une chevelure d’un roux flamboyant qui le laisse interloqué l’espace d’une seconde. L’espace d’un dialogue intérieur : Dahlia ? Pas Dahlia ? Pas Dahlia. Tout va bien. Reprenez votre activité normale. Il ne connaît pas la demoiselle aux tâches de rousseur, ou seulement de vue. Idem pour les autres tenanciers de boutique, dont @Nasiya Abasinde. A moins que celui-là soit … Il se tourne vers @A. Josiah N'da, à qui il vient serrer la main en demandant « Et pour les petites natures qui n’ont pas envie d’un tatouage ou qui veulent offrir quelque chose, que trouve-t-on ici ? »


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To dream the impossible dream
To fight the unbeatable foe ; to bear with unbearable sorrow ; to run where the brave dare not go ; to right the unrightable wrong ; to love pure and chaste from afar ; to try when your arms are too weary ; to reach the unreachable star

Edwa D. Black

Edwa D. Black
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Mer 14 Aoû - 18:02




















 ❝ SHOPPING ❞

Event Marché de Noël




   Bon… Ok. Tu dois le reconnaître, ton père c’est le meilleur.
Voilà.
Et tu le sais bien. C’est pour ça que tu ne refrènes pas ton grand sourire lorsque tu vois ton papa gambader à côté de toi. Tu as soigneusement rangé ta nouvelle cape d’invisibilité dans ton sac. Bizarrement, tu préfèrerais que ta maman ne la voit pas. Ou pas tout de suite. Tu adores ton papa, mais sur ce coup là, tu le laisses en première ligne de l’ire maternelle. C’est que tu tiens à ta vie. Quel chemin vous avez parcouru avec ton père depuis sa nomination de professeur, quand même… C’est en marchant près de lui que tu y penses, satisfaite.

Le monde est rose, mignon, gentil. Et pas seulement parce que tu as vu passer dans la foule la crinière d’"ASAO WATNABE" dont la roseur (si, ça se dit) n’a d’égale que la sympathie. Il est cool Asao… mais pas autant que ton papa !

Tu l’as traîné vers le stand du Ministère, les yeux brillants. Pourtant, tu as senti une infime résistance. Le « Mmmmm… j’ai vu. » froid de ton père n’a pas tempéré tes ardeurs, mais il a éveillé tes suspiçions. Soupçons bien vite balayés pourtant lorsque de magnifiques livres te tombent dans les mains en sus de la promesse d’aller voir une prochaine exposition.

« Oh oui ! Génial papa ! Merci ! »

Si tu n’avais pas les bras chargés, tu pourrais battre des mains et sautiller sur place, mais au lieu de ça, tu vois les mornilles changer de main avec un sourire. Sacré somme, tu le sais. Sans doute plus que ton argent de poche des derniers mois. Tu adresses un sourire éclatant à ton papa, débordante de reconnaissance. Cela te fera de la lecture, comme tu es contente ! Pour un peu, on pourrait presque voir des petits coeurs et un halo de contentement flamboyer autour de ta petite tête. Non, vraiment, cette sortie était parfaite !

Mais la sortie n’est pas finie, non, non, non ! Te voici lâchée dans la nature, comme promis. Tu as rangé avec encore plus de soin tes livres dans ta bibliothèque de poche, satisfaite.

« D’accord Papa ! Dis à Papy que c’est pas bien de se rendre ivre, et que maman sera pas contente qu’il montre l’exemple d’une vie dissolue à sa petite fille ! »

Un éclat de rire danse dans tes yeux : c’est la phrase exacte que tu avais doctement sorti à ton papy à l’âge de huit ans, répétant les mots et même les intonations de ta maman. Depuis, à chaque fois que tu vois ton papy boire, tu le lui rappelles… pas que cela ait beaucoup d’effet sur la descente impressionnante de pépé Boris ! Tu bombes néanmoins le torse.

« Je serai là à l’heure ! Merci encore papa, t’es le meilleur ! »

Et pour une fois, ce que tu lui balances au nez, tu le pense !

Te voici désormais seule, dans le marché de Noël. Tu as trop peu d’argent de poche pour réellement t’acheter beaucoup de choses, mais tu furètes à droite et à gauche jusqu’à t’échouer près de Fleury et Bott. Une queue impressionnante s’est formée devant la librairie. Tu demandes à la femme près de toi ce qui se passe et apprends la dédicace du dernier Rita Skeeter : L’Armée de Dumbledore : le côté sombre des vétérans. Tu réfléchis rapidement… Est-ce que ton papa préférerait te voir lire ça plutôt que les livres qu’il t’a achetés ? Tu te souviens, maintenant, de sa réticence… Allez, dans le doute, tu reviendras à la librairie plus tard ! Tu fais un crochet par un stand de confiseries honeydukes ! Merci Merlin : ils se sont exportés jusqu’au marché de Noël ! Tu en profites pour faire le plein de chocogrenouilles un sourire aux lèvres : tu prends même un peu de ce chocolat glacé qui a l’air si bon et qu’on te propose de goûter. Conquise, tu en achètes un peu pour ton papa et le reste de la famille : il devrait aimer, ça, non ? Et c’est moins risqué qu’un bouquin de Rita Skeeter !

Un détour plus tard par le stand du glacier, te voici avec une boule de glace chaude cookie chocolat et un thé noir agrumes à emporter dont tu aurais bien pris un peu de rab tant il est bon. Tu déambules jusqu’à trouver un endroit un peu bizarre : l’Allée des embrumes ! Ton papa t’a bien dit de ne pas y aller, et tu ne comptes certainement pas y mettre les pieds. Pourtant, glace dans une main, thé dans l’autre, tu vois deux jeunes filles portant l’uniforme de Poudlard s’y aventurer. Elles ont l’air plus jeunes que toi. Tu te souviens confusément que l’un des deux est fille de prof… Selwyn ! Tu ne connais que le visage de l’autre, mais tu as oublié son nom et son prénom… Qu’importe ! Tu fais immédiatement les gros yeux à @ATHÉNA P. SELWYN et @Eirian Almasdóttir.

« Hé ! Vous deux ! Qu’est-ce que vous faites là ? Où sont vos parents ? Ou les professeurs ? Il ne faut pas aller dans l’allée des embrumes, c’est dangereux, vous pourriez être blessées ! »

Tu es abasourdie par l’inconstance de ces deux petites. Tu essaies de te souvenir comment Veredis fait pour avoir l’air autoritaire quand les gens font des bêtises : ah oui, froncer les sourcils et mettre les mains sur les hanches. Bon, tes mains sont occupées, mais froncer les sourcils, ça, tu peux faire !

« Vous êtes venues avec l’école ? »

Tu te souviens qu’il y avait une visite de prévue aujourd’hui. Tu secoues la tête et tâche de paraître assurée. En réalité, tu n’en mènes pas large, et tu n’as pas envie de recourir à la menace « je vais le dire à mon père qui est prof ». Bon, avec Athéna, tu peux toujours menacer de le dire à sa mère, éventuellement…

« On va toutes les trois revenir en sécurité sur le Chemin de Traverse avant que vous ne nous fassiez tuer ! »

Ou pire… expulser !

   



:copyright: Code de Phoenix O'Connell - 1023 mots

Athéna P. Selwyn

Athéna P. Selwyn
MEMBRE
hiboux : 141
Dim 8 Sep - 9:27

Event | Illuminations Londoniennes

Le geste d’Eirian, aussi attentionné qu’inattendu, prend la petite Serdaigle par surprise. Incertaine, elle la laisse l’envelopper de sa cape, remarquant à son tour à quel point elle frissonne. Est-ce vraiment le froid, ou est-ce la proximité inquiétante de l’allée qui la rend si fébrile ? Sa cape runique, bien enroulée autour d’elle et d’une efficacité remarquable, la fait plutôt pencher vers la deuxième option, mais elle ignore ce détail dans un élan de fierté, préférant maudire en silence la neige, la tombée de la nuit et le vent qui siffle entre les bâtiments.

Un moment de silence tandis que les deux petites restent blotties l’une contre l’autre, la brune tentant de réchauffer une rousse moins frigorifiée qu’elle n’aimerait l’admettre. Athéna, plus vraiment habituée à autant de contact humain, y trouve un drôle de réconfort, et les frissons s’atténuent finalement, plus par chaleur humaine que par chaleur tout court.

La voix du petit blaireautin résonne finalement, sévère mais pas tout à fait, et la fillette s’interroge. Elle pourrait partir, c’est vrai. Mais maintenant qu’elle est assise là, après avoir bravé l’interdit en compagnie d’une petite Poufsouffle plus-vraiment-inconnue, l’obscurité de l’allée des Embrumes ne lui semble plus si oppressante, et elle n’est plus si sûre de vouloir s’en aller. Il y aura d’autres sorties au marché, d’autres occasions de faire des achats et de profiter de l’ambiance. Eirian l’intrigue, et Athéna ne souhaite pas terminer la conversation sur sa précédente indélicatesse, pas plus qu’elle ne souhaite la laisser seule, aussi près d’ennuis potentiels. Par peur de la voir se retrouver seule en difficulté, ou par crainte de la culpabilité qui ne manquera pas de l’envahir s’il lui arrive quelque chose après l’avoir laissé ? Sûrement les deux.

Elle réajuste sa position avec un petit sourire et hoche la tête, s’installant plus confortablement dans l’amas de tissus que forment leurs capes entremêlées. Le message est clair ; elle ne va pas partir, pas tant qu’Eirian n’en formulera pas clairement la demande. A la place, elle répond à la question de sa nouvelle peut-être-future-amie, tentant cette fois de montrer plus de tact.

« Je cherchais un cadeau pour ma mère. C’est bientôt Noël, et je me suis dit que j’allais lui offrir quelque chose avec mes économies, mais jusque-là, je n’ai rien trouvé. » Elle soupire légèrement, et reprend d’une voix un peu plus amère qu’elle ne l’aimerait. « Je ne sais pas vraiment quoi lui offrir, en fait. Je ne sais pas ce qu’elle aime. On n’est pas… on est plus très proches. »

Avec un petit froncement de sourcil, elle écarte les pensées peu joyeuses qui commencent à l’envahir et cherche comment lui retourner la question ; mais ses réflexions sont rapidement interrompues lorsqu’elle aperçoit un mouvement du coin de l’œil. A quelques mètres de leur duo improvisé s’approche une jeune fille aux cheveux blonds, les mains chargées de victuailles et le regard promettant milles remontrances. Son visage lui est vaguement familier, mais elle ne s’y attarde pas ; d’un léger mouvement de tête, l’enfant indique la nouvelle venue à sa camarade, accompagné d’un chuchotement précipité.

« Elle nous a vu, on fait quoi ? »

Athéna n’a pas le temps d’entendre la réponse que la plus grande est déjà sur eux, les interpellant avec un air de reproche. La jeune Serdaigle, bien qu’intimidée, tente de se défendre d’une petite voix, tout en cherchant sans succès une excuse à leur présence ici.

« Techniquement, on est toujours sur le chemin de Traverse… Je veux dire, l’entrée de l’allée des Embrumes est à quelques mètres mais on ne l’a pas franchie et… »

La tentative, bien qu’accompagnée d’un regard se voulant adorable, ne semble pas convaincre @Edwa D. Black dont le froncement de sourcil fait rapidement mourir la voix de la petite. Sans autre argument, elle baisse un peu la tête, tel un bambin pris la main dans un pot de confiture, et hoche simplement la tête à la question qui lui est posée. Intérieurement, elle prie pour ne pas être dénoncée au corps enseignant ; la punition serait exemplaire, tout comme la réaction de @Bianca H. Selwyn en apprenant que sa fille a joué avec le feu dès sa première sortie.

Du coin de l’œil, elle observe Eirian, incertaine. La petite Verbena, elle l’a bien compris, ne souhaite pas retourner au cœur du marché, mais la situation ne laisse que peu de place à la discussion. L’envie de s’excuser lui vient un instant, mais son esprit rationnel la chasse : ce n’est pas vraiment de sa faute, et la petite brune aurait sûrement finit par se faire remarquer avec ou sans elle. A la place, elle se relève tant bien que mal, quittant la chaleur supplémentaire de la cape d’Eirian. Les jambes engourdies d’être restée assise aussi longtemps, elle piétine un peu sur place, tentant de chasser le fourmillement de ses pieds, puis observe à nouveau la blondinette qui lui fait face.

« On voulait juste être au calme. On ne voulait pas faire de bêtises. »

Une sacrée simplification, mais Athéna ne voit pas comment formuler plus précisément la chose sans pointer Eirian du doigt, et le mensonge ne fait pas partie de ses talents.

865 mots
code by EXORDIUM.

Nasiya Abasinde

Nasiya Abasinde
Champion du RPathon
hiboux : 158
pictures : EVENT #7 | ILLUMINATIONS LONDONNIENNES - Page 3 ORTfZdK
Mar 10 Sep - 15:02

Marché de Noël, marché de l'horreur

Fête païenne, tantôt clamée par Jésus, que je te hais



Le regard de Josiah (@A. Josiah N'Da pesait indubitablement sur moi alors que mes pas me traînaient à nouveau vers ce client bien-aimé, qui venait se délester joyeusement de sa bourse bien garnie. Je m’occupai de l’enrouler autour de mon petit doigt, tout rieur et taquin, la bonne humeur apparente. Les prunelles de mon aimé semblait me brûler la nuque, comme si elle cherchait à y graver un message, et je me contenais de ne pas l’observer à la dérobée, comme lorsque Noah nous observait avec lassitude, adolescents, pendant que nous faisions nos devoirs obligatoires. Bien vite, pourtant, la liberté me revient, et je m’échappe des mains du client qui s’agrippaient à mon bras. Mes sourires courtois le re-dirigèrent vers Noah, qui s’occupe de lui avec fausse bonhomie.

Mon pas se fait aussitôt plus léger lorsque je dévore des yeux mes deux préférés en train de s’acoquiner autour du carnet de dessin de Josiah. Mes sourcils se froncent, évidemment, et taquinerie pointe le bout de son nez. Je n’ai qu’à me mordre la langue, pourtant, regrettant aussitôt d’avoir cherché ses deux bougres d’animaux, qui sont bien trop prompts à réagir. Je lève les yeux au ciel et mes deux mains s’élèvent en signe de retrait, de drapeau blanc, m’avouant vaincu face à ses accusations. Qui étais-je pour reprocher à Josiah de bien dessiner et de se faire trop tentateur quand le doux minois de la petite Carrow (@Winnie Carrow) venait parfois se glisser trop près de certaines vapeurs, quand ses mains venaient se faufiler sur ses planches de travail, curieuses, dans cet atelier si peu approprié aux mineurs — ou, tout du moins, au non-professionnel. Comment rejeter, seulement, ce visage si candide, aux yeux qui ont si lourdement vécu ? Faussement grognon, ma main vient ébouriffer ses cheveux, et déjà grommellement mécontent s’élève de son gosier. Un rire m’échappe alors que ma main retombe :

- Mon caillou t’es inatteignable tant que tu restes ce petit gnome. Tu te nourris bien, dans ton école d’anglais, là ? On devrait aller manger un morceau, après ça, de la vraie nourriture.

Mes yeux vont rouler jusqu’au fond de mes orbites alors que ses lèvres de chenapan viennent faire semblant d’être la plus sage des images. Très vite elle abandonne pourtant ce cinéma et sa voix se fait plus douce, moins surjouée, alors qu’elle admet que je lui ai manqué. Sourire doux se cale sur mes lèvres, mais il se transforme en grimace peu étonnée lorsqu’elle se sent obligée d’ajouter un tacle plus sincère derrière. Forcément ! Cette sacrée gosse, être un semblant polie et mignonne plus de cinq secondes ? La suite de ses paroles me figent sur place et, bien vite, je secoue la tête, franchement peu emballé.

- Tu ne veux pas réserver tes… surprises pour Archibald et Nott, hm ? Tu sais quoi, ce qui me ferait plaisir, c’est que la prochaine fois que tu mettes tes pattes ici, tu aies maitrisé la potion de sommeil, je rajoute aussitôt, levant un sourcil pour la mettre au défi.

Puis, reposant mon regard sur ses mains qui s’agitent sur le book de Josiah, je pose un coude sur les épaules de mon amant et, d’une voix théâtrale, comme forcée par une pression insoutenable, je rajoute :

- Et puis, pour ton cadeau, parce que je ne suis pas un moooonstre d’enseignant, tu veux peut-être un flash de ce maître du tatouage ? Attention, ses mains sont addictives, conclus-je avec un petit clin d’oeil pour la gamine.

Après tout, l’ironie de mes mots venant éloigner ce petit bout du book de Josiah était si perceptible qu’elle en devenait tangible, tant mes premiers tatouages avaient été faits jeunes — et, bien que je m’acharne à rajeunir la jeune femme, elle demeurait petit bout majeur qui avait tout pouvoir de décision sur son corps.

- Pas trop grand, pas trop puissant, sinon Rosier va venir m’arracher la peau avec les dents, par contre, c’est compris ? Enfin, si tu es d’accord, si tu te sens d’attaque à tatouer ?

Ma question reste suspendue en l’air alors que mes yeux se posent sur Josiah, mon coude se relevant de son épaule alors que je me glisse derrière lui, les mains massant tranquillement ses épaules. Ah, peut-être que des amis et connaissances ne se touchent pas autant, ici— ils feront passer cela pour des us et coutumes étrangères, ils n’étaient plus à ça près de choquer les gens. Mes mains retrouvaient la familiarité de son corps, le confort de ce geste intime mais si quotidien, pour une fois sans arrière-pensée, juste dans la simplicité.

Le moment est pourtant interrompu lorsqu’un jeune homme (@Orion Fleury, trop blond, trop doux, trop tendre, vient s’approcher d’eux, les dévisageant avec intérêt, et son sourire fleurissant sur ses lèvres lorsqu’il semble reconnaître Josiah. Il vient lui serrer les mains, enquêtant sur les bonheurs à trouver ici lorsqu’on ne souhaite pas se faire tatouer. Mes mains tombent du dos de Josiah, et je me décale sur le côté, me rapprochant de Winnie, sourcils froncés.

- Des potions, des tatouages, quelques cristaux. Vous cherchez quelque chose pour quelqu’un en particulier, Mr... ?

Mon sourire est poli, mes yeux un peu moins. Entrer dans ma boutique en m’ignorant ainsi, et s’accaparer mon tendre. Belle rencontre, que celle-ci.
Event commun 866 mots
Awful


† WE'LL MAKE EACH OTHER MAD AND WE'LL BE CRAVING IT

Sorcellerie

Sorcellerie
GRAND MAÎTRE
hiboux : 442
Mar 17 Sep - 17:36
ClôtureRewards
Quelle meilleure période que celle de Noël, vraiment ? Les yeux des grands et des petits brillent, les familles se réunissent… Et il y a même des cadeaux qui s’échangent ! Oh, il y a des heurts aussi… Comme ces jeunes demoiselles un peu trop proches de l’allée des Embrumes retrouvées in-extremis par un passant lequel s’est empressé de les ramener sur le Chemin de Traverse auprès du professeur Wilson. Bon bougre, ce dernier a fait les gros yeux mais n’a pas transmis l’information aux parents des petites ! Chance… A coup sûr, elles ne recommenceront pas de sitôt… espère-t-on !


Félicitations aux participants, vous montez d’un niveau sur l’échelle de Yaxley ! Vous êtes désormais un peu plus puissant !

Asao passe au niveau 27 et remporte une déflagration d’hiver
Josiah passe au niveau 71 et remporte l'ouvrage "le tatouage rituel chez les pictes"
Elvire passe au niveau 51 et remporte un set d’artificier en herbe des frères Weasley
Yolanda passe au niveau 61 et remporte un flacon d’amortancia (bisous Camille, tout le forum te soutient)
Severus passe au niveau 96 et remporte un Mug incassable Harry Potter (foutue Minerva!)
Eirian passe au niveau 14 et remporte un pot à lait et un sucrier Pouffsouffles
Regulus passe au niveau 81 et remporte le livre des morts : édition annotée par les chercheurs égyptologues d'Ilvermorny
Winnie passe au niveau 23 et remporte un lot de baguettes farceuses des frères Weasley
Athéna passe au niveau 11 et remporte un journal à verrouillage magique ainsi qu’un flacon d’encre invisible à révélation lunaire.
Nasiya passe au niveau 63 et remporte un antitdote aux poisons courants
Leïlan passe au niveau 15 et remporte un assortiment de chocogrenouilles
Edwa passe au niveau 17 et remporte l’Histoire de Poudlard, édition augmentée par Severus Rogue
Orion passe au niveau 63 et remporte la collection complète des ouvrages de Greta Catchlove, ouvrages idéaux pour la préparation d’un dîner aux chandelles pour sa chère et tendre ! (Ou ça, un MJ qui essaie d’aider la vie sentimentale de son chouchou ? Je nie!)

Gryffondor gagne 0 points pour l'activité de ses membres
Serpentard gagne 50 points pour l'activité de ses membres
Pouffsouffle gagne 40 points pour l'activité de ses membres
Serdaigle gagne 60 points pour l'activité de ses membres



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