EVENT #7 | ILLUMINATIONS LONDONNIENNES
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Sorcellerie

Sorcellerie
GRAND MAÎTRE
hiboux : 449
Dim 26 Mai - 1:14
ILLUMINATIONS LONDONIENNESEvent Général


Samedi six décembre. Le jour décroît lentement. Chassé croisés de pas sous la neige. La tamise flambe sous les assauts des réverbères, les places du centre-ville crament de mille feux. Partout, de la lumière. La neige scintille, se détache dans la nuit noire. A l’horizon, la lune, pâle et ronde, veille sur les festivités. Noël est à la fin du mois, mais l’air est déjà à la fête. Le Ministère s’est assuré, cette année encore, d’organiser le plus beau marché de Noël version sorcier. Ou marché de Yule pour les plus adeptes des anciennes traditions sorcières.

Voici donc le chemin de Traverse niché dans les confins du Londres sorcier, embrasé par des dizaines de lanternes suspendues ou posées à même la neige. Chaque échoppe a monté son stand, et de nombreux commerçants ambulants se sont assemblés pour l’occasion. Tout le mois durant, adultes comme élèves bénéficiant d’une autorisation de sortie extraordinaire vont pouvoir venir passer leurs soirées dans cette folle agitation. Chaque boutique semble avoir décidé de se mettre aux couleurs de Noël. Partout, du rouge, du vert, du bleu pâle, du blanc, de l’argent. L’on rit, l’on sourit.

Même l’allée des Embrumes semble plus lumineuse qu’à l’accoutumée : les échoppes les plus proches du Chemin de Traverse ont, elles aussi, choisi de donner à voir un petit stand miteux où l’on peut voir quelques objets suspects mais néanmoins parfaitement légaux. Ce serait dommage d’avoir des ennuis avec la Justice à quelques semaines de Noël, pas vrai ?

Et vous ? Qu’allez-vous faire dans ces allées toutes emplies de lumière et d’éclats de rire ? Allez-vous vous hasarder près de la boutique Weasley où farces et attrapes hivernales vous attendent en plus de la collection régulière ? Vous avez d’ailleurs cru voir @Ronald B. Weasley quelque part dans la ruelle. Allez-vous en profiter pour faire expertiser et remettre à neuve votre baguette chez les Ollivander grand-père et petite-fille laquelle @Pelagia H. Ollivander vous sourit derrière le stand ? Allez-vous vous hasarder chez @A. Josiah N'Da pour vous offrir un tatouage ou chez @Nasiya Abasinde pour acheter un peu de rêve pour ces longues nuits d’hiver ? Même chez Barjow et Beurk, on a sorti le grand jeu, quand bien même seuls les habitués le sachent.

Que vous soyez venu flâner, retrouver des amis, acheter une glace ou un chocolat chaud chez Florian Fortarôme, ayant miraculeusement survécu à ces dernières années de guerre, faire vos emplettes de Noël ou encore vérifier l’absence de contrebande ou de produits illégaux sur les stands, cette soirée au marché de Noël est votre soirée. Vous pouvez le voir affiché un peu partout : le Ministère veille sur ses commerçants. D’ailleurs, on dit qu’il y a un stand de produits dérivés du Ministère de la Magie, mais c’est peut-être une simple rumeur… Vous n’avez jamais voulu collectionner les Ministres de la Magie dans une édition spéciale de chocogrenouilles ? Ou bien vous payer la tête de @Harry J. Potter sur un porte-clefs, littéralement ? Les plus narquois indiqueront sans doute qu’une photo placardée au milieu d’une cible de fléchettes pourrait faire l’affaire !



Peuvent participer tous les adultes ainsi que les mineurs accompagnés de leur parents, d'un tuteur ou d'un professeur.

Comme tous les events, vous pouvez poster autant de fois que vous le désirez.Les achats in game sont possibles (se reporter à la boutique saisonnière post « marché de noël » pour les transactions mornilles). En outre, les gérants de stands peuvent être joués en PNJ (les MJ veillent, mais n’hésitez pas à faire des requêtes mj si vous voyez que nous n'avons pas répondu.). Notez que vous pouvez vous promener aussi bien sur le marché de Noël du Chemin de Traverse qu’aux abords de l’allée des Embrumes.




Asao Watnabe

Asao Watnabe
MJ
hiboux : 98
Lun 3 Juin - 11:36
Je bougonne un peu sous la neige, un cache-nez autour du visage, bras dessus-bras dessous avec @Charlie A. Davidson. Bon, qu’on se plante pas, il est cool, je l’adore avec son lapin… mais bordel, dix-sept heures pour « couvrir l’événement » en plein hiver, c’est rude. Je le retiens avec ses pulsions journalistiques, là ! Et encore, on a faillit ne pas pouvoir y aller. Il a fallu négocier sans fin avec @Severus Rogue, parce que Charlie n’est pas majeur et qu’il n’aurait pas dû pouvoir sortir sans être accompagné d’un adulte responsable. Et manifestement, je ne suis pas un adulte responsable, vu que je suis encore élève. Bref, des heures de paperasses et un « mais vous bridez la liberté de la presse ! » plus tard, on a pu partir. Heureusement que les parents de Charlie ont signé une décharge et soutenu leur fils, parce qu’à la gueule de Rogue, on n’était pas prêts de partir. Je frissonne encore de son œil froncé m’intimant de ne surtout pas foirer ce coup là !

Je le regarde courir dans tous les sens, son carnet dans la poche, et son drôle de lapin fourré quelque part, là. Faut-il vraiment que Civet l’accompagne partout ? Manifestement oui… Je pousse un soupir.

« Bon, la liberté de la presse mise à part, tu m’expliques au juste ce qu’on va faire là ? C’est pas que je n’aime pas être au Marché de Noël, et c’est plutôt cool de sortir de Poudlard, mais mec… sérieux, il caille ! »

Il paraît que si je suis aussi sensible au froid, c’est à cause de mon sang nagin. C’est con, mais un serpent ça a le sang froid. Alors bien naturellement, je préfère le coin du feu sous un plaid aux rigueurs de l’hiver. Si encore il y avait du vin chaud ou un truc comme ça… Mais j’ai pas le droit de le pousser à boire, le petitiot, là. Bon, allez, juste un verre.

« Est-ce qu’on peut pas au moins se démerder pour trouver un stand de boisson chaude histoire de survivre à l’exploration dans laquelle nous savons pertinemment que tu vas me traîner tous les deux ? Non parce qu’on va crever là. »

Pour le raffinement on repassera. En attendant, malgré le blouson chauffant et l’écharpe, je claque des dents. Je le savais, j’aurais dû mettre deux blousons. Quoi ? J’aime pas le froid, je l’ai déjà dit. La canicule, tu me la balances tant que tu veux, mais le froid, c’est mort. Je raffermis ma prise sur mon blouson et colle mes mains dans les poches. Portefeuille dans l’une, baguette dans l’autre, j’essaie de regarder un peu autour de moi. Bon, ok. C’est quand même vachement classe ici. Les illuminations, là, tu sens qu’ils se sont défoncés. Je veux bien le reconnaître (avec un peu de mauvaise grâce, okay). Je bougonne un peu moins quand je vois, magie des magies, un stand de bièraubeurre chaude et de vins. Y’a aussi du jus de pomme pour le petit. Ni une ni deux, je l’entraîne vers le stand. Je demande à Charlie.

« Bière ou Jus de Pomme ? »

Selon sa réponse, je passe commande, paie les deux consommations, récupère ma bièraubeurre chaude avec beaucoup trop de chantilly au dessus et suis désormais prêt à affronter le marché de Noël.

« Ok, c’est bon, on peut y aller ! On commence par quoi ? »


Finalement, la bonne humeur, c'est simple comme une boisson chaude !

597 mots

A. Josiah N'Da

A. Josiah N'Da
MODÉRATRICE
hiboux : 480
pictures : EVENT #7 | ILLUMINATIONS LONDONNIENNES Voodoo-ppl
Sam 15 Juin - 20:05




illuminations londoniennes
Après plus de six ans de vie londonienne, Josiah s’était fait au style des sorciers anglais, particulièrement en hiver. Il allait même jusqu’à sortir de ses malles les mêmes capes en laine noire que portaient les plus nobles des mages britanniques, et s’il n’avait encore jamais osé le port du chapeau pointu, il ne doutait point qu’une dizaine d’années de plus sur les terres anglaises lui suffirait pour s’y essayer. Toutefois, il ne fallait pas non plus qu’on puisse le confondre avec un membre de cette plèbe anglaise qui se pressait sur le Chemin de Traverse. Artère toujours bondée, toutes les capes s’y mélangeaient, mêlant tous les êtres entre eux, les rendant indiscernables les uns des autres. Josiah, pour se différencier, avait ainsi décidé d’apporter ses propres capes noires chez Madame Guipure, avec des mètres de tissu wax fraîchement reçus du Bénin. Des merveilles ressortaient de ces alliances. En cette journée du six décembre, Josiah portait une pièce fraichement récupérée chez la couturière, une longue cape qui tombait jusqu’au sol et paraissait noire si on la regardait de face, mais dont tout le dos était recouvert d’un tissu fait d’entrelacs bleu nuit et violets. Au col, elle était accrochée par une chaîne en or qui venaient relier deux têtes de jaguar, son animal totem.

Josiah donnait de l’épaule pour traverser la masse. Il avait dit à Noah et @Nasiya Abasinde de l’attendre pour la fin d’après-midi, quand le soleil se coucherait. Après avoir terminé sa dernière séance de la journée avec un fidèle client qui commençait à voir son dos se remplir de pièces dessinées par ses soins, il s’était dirigé vers Omarchand’sable. Dans une petite mallette en cuir, il transportait avec lui quelques machines et des encres. Nos trois lurons avaient décidé de travailler ensemble pour la soirée, de mêler leurs savoirs-faires dans la boutique de Nasiya pour attirer plus de monde au même endroit. L’on devait la pensée commerciale à Noah, qui n’avait toutefois pas assisté aux longues discussions entre Nasiya et Josiah qui en avaient découlé. On n’associait pas encore le créateur de potions au dessinateur de tatouages, autrement que pour les qualifier des « mages africains, noirs » qui officiaient sur le chemin de Traverse. Pas fréquent, en effet, parmi la société magique anglaise très exclusive et très blanche, que le physique de nos deux hommes. Toutefois, ils avaient d’autres vices que celui d’avoir une peau d’ébène, et on ne semblait pas le savoir. S’ils commençaient à s’afficher ensemble, dans la boutique de l’un ou de l’autre, ça commencerait à se savoir, quoi que « ça » puisse-t-être. Finalement, ils avaient décidé que ça n’avait pas d’importance, puisque de toute façon, « ça » n’était rien, n’est-ce pas ?

***

« J’suis sûr d’avoir vu le ministre (@Harry J. Potter) en remontant la rue. Ou alors, c’était peut-être un môme. Faut dire que le bonhomme n'est vraiment pas grand » dit-il, saluant Noah et Nasiya et époussetant de son la neige qui s’était accumulée sur ses épaules. Quelques clients se pressaient dans la boutique, des curieux qui avaient échappé à la foule qui se pressait sur le Chemin de Traverse. Derrière le comptoir, il alla déposer sa mallette de travail, qu’il ressortirait si un client le reconnaissait et lui demandait un tatouage. Pour mettre plus de chances de son côté, se rendant bien compte que son charmant faciès ne suffirait peut-être pas, il alla appuyer le bout de ses doigts contre la vitre glacée de la boutique, pour y inscrire les lettres qui formeraient l’annonce : « FLASH TATTOO by VOODOO’S CHILD », en dessous du nom de la boutique de son homme.
C’était drôle de voir Nasiya concentré, s’affairer entre des clients. Le regard que Josiah lui adressait, au travers de la pièce, ne laissait point de doute quant à la nature du « ça » qui régnait entre eux, au combien ils souhaitaient éviter d’y mettre des mots plus précis. Peut-être qu’un passant s’attarderait à les qualifier, mais tous les deux feraient sûrement semblant de ne rien avoir entendu …


code by EXORDIUM. | imgs by tumblr | 677 mots mots



We built sandcastles that washed away. I made you cry when I walked away, and although I promised that I couldn't stay, baby, every promise don't work out that way.
by wiise

Melchior C. Fawley

Melchior C. Fawley
Pétulant doyen
hiboux : 48
pictures : EVENT #7 | ILLUMINATIONS LONDONNIENNES 68747470733a2f2f73332e616d617a6f6e6177732e636f6d2f776174747061642d6d656469612d736572766963652f53746f7279496d6167652f32776243496b4b325f42504978773d3d2d3532393837333937312e313531303762333666656637366661623731393932303138373831342e676966
Mer 26 Juin - 17:37
grand retour
Illuminations londonniennes
Te voilà au Chemin de Traverse. Tu es partagée entre terreur et joie, mais tu t'efforces de faire comme si tout était normal. Il n'y absolument aucun problème, pas le moindre, et si tu croises de vieux amis que tu n'as pas vu depuis dix ans la conversation pourra simplement être "Bonjour, tu vas bien ? J'adore ton haut." et ça ne sera absolument pas bizarre pour personne. Bien sûr... Ta façon de t'aveugler toi même a quelque chose de très touchant, finalement. Pendant un moment pourtant, tu t'es demandé si tu irais avec Matthew, si tu ne lui laisserais pas le soin d'acheter les cadeaux pour sa famille en restant bien au chaud devant la cheminée, à composer. C'était au moins s'éviter de rencontrer qui que ce soit, ne pas avoir cette discussion obligatoire sur ce que l'on est devenu après tout ce temps. Est-ce qu'on ne pourrait pas juste être contents de se retrouver, parler de ce qu'il y a de beau dans nos vies en ce moment, ce qu'on a lu de beau la semaine dernière, ce super restaurant de mardi dernier ? Et ne surtout surtout pas penser au temps qui s'est passé depuis la dernière, ne pas y penser, ne pas se demander pourquoi. Mais Matthew t'a fait ce regard, ce regard, celui auquel tu ne peux absolument pas pas résister « Trésor, ce serait super d'aller se balader ensemble, profiter des décorations. On pourrait boire un chocolat chaud, et puis tu as toujours de bien meilleures idées que moi de cadeaux pour Artemesia... » Bien sûr que Matthew se doute de ton appréhension, il ne se ment pas sur tes défauts, lui. Seulement, sa tendresse et son calme sont un roc pour toi, et accrochée à ce roc, tes peurs ne sont plus rien. Tu vas passer un bon moment. Point.

Tu n'étais pas revenue au Chemin de Traverse depuis quoi ?... Neuf ans ? Ça t'a fait quelque chose quand même, de fouler ces pavés, de retrouver ces boutiques familières, ces noms... Bien des choses ont changés bien sûr, mais l'esprit du lieu en quelque sorte, pour toi est resté le même. Tu as refermé ton manteau coloré, remis ton écharpe rouge autour de ton cou, et serré le bras de ton mari en t'engageant d'un pas léger dans la rue animée. C'est le stand du ministère qui a d'abord attiré vos regards. Vous avez pouffé ensemble devant les accessoires Potter (Potter en ministre à son âge, est-ce que tu aurais imaginé ça en partant ?). C'est devenu nettement moins amusant quand après avoir posé le réveil matin incassable, il s'est mis à feuilleter l'abrégé des lois sorcières d'un air soucieux. Tu as continué à regarder le reste, tu as trépigné d'impatience jusqu'à ce qu'il te lâche « Attends, je lis ça... Je... On se rejoint au glacier fortrhum ou quelque chose comme ça... Essaie de trouver un cadeau pour ma sœur à la limite. » Et il t'a fait signe de partir d'un geste de la main sans même te regarder. Voilà, c'est dans ce genre de moment que tu détestes le plus Matthew. Tu as articulé FortArôme, et voyant qu'il ne réagissait pas, tu as tourné les talons prestement. Tant pis pour lui s'il préfère lire ça plutôt que de venir se balader avec toi.

Tu commences par t'approcher de la boutique de feux d'artifices et farces et attrapes. Weasley, tu n'as même pas besoin de regarder la pancarte pour reconnaître les rouquins qui la tenait. L'un des  jumeaux et Ronald, si ta mémoire est bonne. Impossible de les oublier, surtout en les ayant croisé élèves à Gryffondor (tu as été dans la même promotion que Percy à l'époque, mais tu as vu ses frères et sa sœur être reçus dans ta maison). Une sympathique petite famille que celle-ci, même si Percy était... particulier ? Tu te demandes où se trouve le jumeau manquant, mais tu préfères tourner les talons avant de risquer une rencontre pour poser la question. Tu flânes, tu glisses entre les stands, tu fixes souvent très haut ou très bas, pour ne pas avoir à croiser un regard familier, pas tout de suite. Juste quelques rêveries d'abord, juste un chocolat chaud et n'importe quoi pour ne pas avoir à s'expliquer sur pourquoi tu es partie si longtemps et finalement pourquoi tu es revenue.

Tu as atteint le glacier florian fortarôme alors que Matthew n'est pas encore en vue. Bon, ce n'est pas grave. Tu cherches dans tes poches. « Un chocolat chaud aux noisettes à emporter s'il vous plait. » La boisson entre tes mains, tu t'adosses contre un pan de mur pour contempler la joyeuse activité de la rue passante. Tu fermes les yeux, et tu visualises le bruit des pas autour de toi comme une musique, semblable à celle de la pluie sur les pavés. Oooh, mais c'est une idée qu'il faut noter ça, et tout de suite ! En fouillant tes poches, tu ne trouves rien, et ton chocolat est rapidement englouti pour que tu puisses te jeter vers la papeterie la plus proche, de laquelle tu ne ressortiras qu'un journal et une plume à papote sous la main. Tu ne dois pas oublier cette mélodie. De toute façon, tu te serais inquiétée pour rien si tu avais songé que Matthew ne pourrait pas te retrouver : il n'est toujours pas là quand tu ressors. Tu hausses les épaules en soupirant. Une boutique attire ton attention, Omarchand’sable, que tu ne penses pas connaître. Alors que tu fixes la devanture, des lettres apparaissent sous le nom principal sur la vitre glacée FLASH TATTOO by VOODOO’S CHILD. Tu lèves un sourcil, vérifie si ton époux n'est pas enfin entré dans ton champs de vision, et tu t'approches de la boutique en tentant de voir l’intérieur en plissant des yeux. Un regard autour de toi. Bon. Matthew, si tu n'es pas là dans trois minutes, je rentre.
L'enfance c'est de croire qu'avec le sapin de Noël et trois flocons de neige toute la terre est changée.
Pando - 990 mots



Dieu je Vous offre cette prière

De tout mon cœur et sans détour
Pour Vous demeure un livre ouvert
Qui ne sait que parler d'amour
Toujours je fus Votre instrument
Toujours en fûtes le musicien
Accordez-moi qu'entre ses mains
Mon cœur n'en devienne que plus grand

Une prière - Rose des Vents

Yolanda Yeabow

Yolanda Yeabow
MEMBRE
hiboux : 104
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Jeu 27 Juin - 0:04
 
 

Illuminations londoniennes

Event #7   


    
    
      
            Certaines années, le chemin de Traverse irritait Yolanda en période de fêtes. Quelques Noël avaient été, certes, moins pénibles que d’autres — notamment à partir du moment où Owen lui avait proposé de les passer avec lui. Elle n’avait pas accepté la toute première année, refusant de s’imposer entre lui et Carys, mais par la force des choses, leur relation devenant de plus en plus sérieuse au fil des mois, elle avait fini par passer les dernières fêtes de fin d’année avant la mort d’Owen en compagnie des Vaughn. Ces fêtes-là avaient été parmi les plus agréables de son existence, elle devait se l’avouer. Oh bien sûr, il y avait eu cette année — c’était vraiment étrange ! — où Cassandra Crewe, la mère de Jonathan et Théodore, leur avait proposé de se retrouver tous ensemble, avec Ariane, chez elle. Elle ne savait pas par quel miracle tout le monde avait accepté, et par quel second miracle les festivités s’étaient déroulées de manière plus ou moins civilisées. C’était sans doute la première ou la deuxième année après que Jonathan et elle étaient passés en garde partagée, et tous deux voulaient profiter d’une occasion de la voir, donc ils avaient dû finir par faire cet effort-là. Bien sûr, Yolanda se rappelait très bien des regards désapprobateurs que Cassandra lui lançait quand elle voyait des signes de tendresse de Théodore à son égard, par exemple. Ou de la gêne de Jonathan. Mais globalement, tout le monde s’était tenu de manière correcte et rien n’avait explosé. Tout de même — les Noëls avec Owen avaient été définitivement plus agréables. Ou les simples soirées seule avec Théodore, au Manoir.
 
            Théodore était parti, Ariane avait disparu, Owen était mort. C’était la rengaine qu’elle se rappelait souvent. Souvent pour se signifier que les choses n’étaient plus pareilles, qu’on était passés dans un monde nouveau où tout ce qu’elle avait essayé de bâtir pour sa stabilité, pour avoir une vie en quelques sortes comme les autres, s’était épuisé, écroulé.
 
            Mais qu’importait. Yolanda longeait le Chemin de Traverse, en tentant de se vider la tête. Elle venait là chercher un cadeau à Carys. Sans doute que ça excuserait son comportement du mois dernier, si elles venaient à se revoir comme Yolanda l’avait suggéré dans sa lettre. Ce n’était pas la première fois qu’elle lui offrait quelque chose, vu les quelques Noëls qu’elles avaient passés ensemble, du vivant d’Owen encore. Elle touchait souvent juste, et c’était une occasion d’apaiser les rapports entre elles. Yolanda priait pour que cette attention marche, cette fois encore, et prouve sa bonne volonté comme son envie d’éponger ce qui avait été fait.
           
            Elle se dirigea vers Fleury et Bott, y entra, mais n’y trouva pas son bonheur, et ressortit vite. Cela la frustra. Elle avait l’habitude de tomber plus rapidement sur ce qu’elle cherchait, mais en l’occurrence elle était trop confuse, elle ne savait même plus si c’était une bonne idée, si cela valait le coup, si Carys le prendrait bien. Elle marchait, un peu hésitante, sur l’allée principale, lorsqu’elle se retourna brutalement. Dans la foule qui l’entourait, elle avait cru reconnaître quelque chose, quelqu’un. Une chevelure blonde et des traits parfaits, des yeux bleus pétillants — tout ça venait de s’imprimer du même coup sur sa rétine. C’était trop perturbant… Mais ce n’était pas elle, c’était sûr. Seulement… depuis tout ce temps, elle ne pouvait pas s’empêcher de se retourner, de tourner la tête, de…
 
            Seigneur. C’était elle.
 
            Ou alors c’était une apparition. Et elle perdait la tête.
 
            Forcément en dix ans on changeait mais la silhouette et l’expression du visage et puis ces nouveaux traits  
 
            Il n’y avait pas vraiment le temps de réfléchir à ce qui était juste, ce qui était délicat, ce qui était la chose à faire. Elle sentait un poids la tirer vers le bas, sa gorge était sèche et ses jambes menaçaient de la lâcher dans l’allée du chemin de Traverse.
 
            Mais elle puisa l’énergie de faire quelques pas silencieux et fébriles en direction de la jeune blonde.
 
            Yolanda s’approcha doucement et glissa timidement : « Ariane ? »
600 mots. 


CODES BY RAINBOWSMILE 

Severus Rogue

Severus Rogue
MONSIEUR LE DIRECTEUR
hiboux : 2140
pictures : EVENT #7 | ILLUMINATIONS LONDONNIENNES UQKrvcx
TEATIME is always epic with englishmen | ALWAYS in love with his dear Lily | BOOKS lover | MAGISTER es potionis
Jeu 27 Juin - 11:59
ILLUMINATIONS LONDONIENNES
Event



Le soir tombe alors que le marché de Noël s’ouvre joyeusement. Accompagné d’Ernst Wilson (@Lucius A. Malefoy) et de @Bianca H. Selwyn qui ont courtoisement accepté de se plier avec moi à cette corv… pardon, cette immense joie de faire découvrir le marché de Noël aux plus jeunes gens de Poudlard, je vérifie une fois de plus le groupe devant moi. Stevenson, Almasdottir, Andrews… ou est Andrews ? Je fronce les sourcils, trouve la tête blonde dissidente.

« Andrews, soyez attentif, je vous prie ! J’enlève cinq points à Pouffsouffle ! Et maintenant, tenez vous à carreau ! »

C’est à @Winnie Carrow que j’aurais dû dire de se tenir à Carrow… Carreau, Carrow… Un léger sourire amusé filtre sur mes lèvres. Heureusement que je ne fais pas de stand-up, je me ferais lyncher par le public. Le dos droit, je toise les élèves.

« Bien, les professeurs Wilson et Selwyn sont venus aujourd’hui pour vous permettre de visiter le marché de Noël : soyez sages, ne volez rien, n’achetez rien d’illégal, et n’allez pas dans l’Allée des Embrumes ! Si j’en vois un seul se perdre là-bas, il est privé de bal de Noël et en retenue jusqu’à fin février ! »


La glace de prunelles noires permet d’assurer chacun de mon profond sérieux.

« Nous nous retrouverons tous ici à vingt heures, près du Chaudron Baveur. Ne soyez pas en retard ! En cas de problème, vous utilisez votre baguette pour faire des étincelles, un de vos professeurs ou moi-même arriverons au plus vite. »

Ne pas leur dire que nous leur avons collé un enchantement de pistage aux miches pour être certains de ne pas les perdre. Surtout ne pas le leur dire.

« Si vous n’avez pas de questions, vous pouvez y aller ! N'oubliez pas : Vingt heures devant le Chaudron Baveur ! »

Que c’est difficile, parfois, d’être enseignant… Enfin, au moins aurai-je ici l’occasion de faire quelques emplettes. Il faut toujours que je trouve quelques cadeaux, pour @Moira A. Oaks notamment. Est-ce que je prendrais quelque chose pour @Camille Nott ? Les dernières semaines ont été éprouvantes depuis notre dispute et mon petit passage chez @Archibald Rosier auquel j’ai, dieu seul sait comment, survécu. Frisson à la remémoration de ce dérangeant épisode. Les rues sont bien remplies : stands et échoppes se mêlent tandis que l’on se presse à leurs abords pour y faire emplettes de Noël. La nuit est encore jeune. Je surveille avec attention les alentours, gardant à l’oeil les groupes d’élèves encore dans mon champ de vision. Démarche souple fendant la foule, j’ai vu Bianca s’éloigner vers d’autres horizons, est-elle avec sa fille ? Ces deux-là ne peuvent passer que si peu de temps ensemble… C’était un peu à dessein, je l’avoue, que je lui ai demandé de m’accompagner.

Je me suis approché du stand d’Ollivander et de sa petite-fille, @Pelagia H. Ollivander. Quelques échanges cordiaux, nouvelles prises de l’avancée de la formation de la nouvelle génération de fabricant de baguette magique. Dans mon souvenir, Miss Ollivander était piètre en potions mais prometteuse en enchantements et métamorphose. Je me demande soudainement comment elle s’en sort au cours de @Regulus Black… Mais Miss Ollivander n’est pas la seule des septièmes années à être fille de commerçant. Et mes songes de vagabonder vers Miss @Veredis S. Beurk et son frère cadets. Ces deux-là sont comme le jour et la nuit, et je ne puis m’empêcher de songer à Edda et son allumé de frère. Foutus Verbenae.

En parlant de Verbenae... Que devient Almasdottir ?

572 mots


PUTTING DEATH IN BOTTLE

Eirian Almasdóttir

Eirian Almasdóttir
MEMBRE
hiboux : 305
pictures : EVENT #7 | ILLUMINATIONS LONDONNIENNES 190218090309833479
Mar 2 Juil - 15:56
Eirian ne connaissait pas un seul de ses petits camarades n'étant pas impatient de retrouver le Chemin de Traverse. Depuis que la nouvelle de cette sortie était tombée, sous la direction du Professeur Rogue, les premières années n'avaient que ce mot à la bouche, bien plus que le fameux bal en approche. Faut dire que de se retrouver à faire du shopping dans un Chemin de Traverse sous la neige et illuminé de merveilleuses décorations de Noël avec des marchants ambulants remplis de marchandises de spécialités hivernales... Oui, il y a de quoi rêver ! Alors pourquoi cela ne touchait pas la petite Verbena ? En réalité, plus le jour de la sortie s'approchait, plus elle ressentait une terrible boule à l'estomac ; ça tordait, ça faisait mal, ça faisait courir le coeur et serrait sa gorge. Pourtant, malgré les signes avant-coureur, elle refusa d'y prêter d'attention. La fillette entretenait un déni à coups d'excuses, de « ça va aller, c'est rien » ou « j'ai juste attrapé froid » et refusa catégoriquement de s'y dégonfler, malgré tout son désirs de rester dans sa chambre. Elle ne voulait pas le faire, elle ne devait pas le faire et elle voulait croire. C'est ça, croire. Croire qu'elle pourrait refaire les souvenirs et que ça se passera bien, parce que c'était il y a trop longtemps, que ça ne pouvait ainsi que bien se passer. La preuve en est : c'était une sortie particulièrement désirée chez ses camarades et elle s'y accrochait la petite Verbena à l'idée que ce n'était que positive, que ça apportait excitation et joie. Elle voulait y croire et croire en eux. À leur propre bonheur...

... Qui ne devint guère siens. Là, à cet instant, au milieu de ses camarades face au Grand Monsieur @Severus Rogue, elle n'était plus sûr de rien. Si, que c'était peut-être une mauvaise idée finalement. Les premiers années étaient intenables, attendant impatiemment la seconde où le Directeur leur offrirait la liberté pour se disperser aux quatre coins du Chemin de Traverse. Pas Eirian. Blême et tendue, elle jetait des regards nerveux aux alentours. Cela n'avait plus rien à voir avec la période estivale. Tout était à présent... si familier. Horriblement familier. Et elle n'était pas prête. Alors quand tout le monde se dispersa au signal, l'enfant eut une expression de terreur. Figée sur place, elle observa un instant les autres s'éloigner avant de comprendre que cela pourrait entraîner son abandon ; elle sera toute seule, à la merci du Chemin de Traverse. Horrifiée à cette idée, elle s'avança de quelques pas vers un groupe d'élèves, ouvrant la bouche pour les appeler, mais rien ne sortit... Elle fut comme frappée par cette vérité : elle n'était pas leur ami. Déglutissant difficilement, elle se retourna, tendit la main vers un autre groupe mais les doigts se refermèrent dans le vide ; il riait entre eux et sans elle. Un pas sur le côté, ils étaient déjà partis. Un mouvement de tête, leurs silhouettes se perdaient dans la foule. Un regard sur la droite et il n'y avait plus personne...

Seule. Au milieu de l'allé. Laissée derrière. Eirian ravalait encore et encore cette salive pour y enfoncer cette boule qui oppressait sa gorge. L'enfant se rapetissait : le dos se voûte, les jambes se serrent, la tête entre les épaules et les bras se croisent contre son torse. Petit animal terrifié, démuni et sans protection, dont les yeux humides menaçaient de lui priver sa vue à tout moment. Son souffle se fit plus rapide, plus bruyant, ça manquait dans les poumons, elle voulait encore plus d'air. Mais où était-il quand on faisait de l'hyperventilation ? Peut-être en marchant, ne pas rester au milieu, au risque de se faire bousculer. Marcher pour chercher de l'air, pour avancer et se donner l'illusion d'être en mouvement, de ne pas se laisser abattre ! Alors que, clairement, l'enfant semblait errer comme une âme en peine ; cela se voyait par cette gestuelle d'inconfort, d'insécurité et ce visage blafard et terrifié. Elle ne savait pas où aller, où trouver un endroit qui sera lui offrir asile et paix. Pourtant, elle essayait réellement de faire un effort, en cherchant à profiter, comme tous ce beau monde présent dans le Chemin de Traverse. Osant tout juste de relever les yeux suffisamment pour ne pas rentrer dans quelqu'un, Eirian prit une grande inspiration fébrile et s'essaya à se changer les idées, à voir le lieu à travers les yeux de ces Sorciers.

Dans cette nuit encore jeune, les illuminations relevaient ces soirées hivernales, féeriques, magie d'un Noël qu'Eirian ne fêtait guère, mais synonyme dans le collectif populaire d'un bon moment en famille avec un repas difficile à digérer et de cadeaux sous le sapin. Ces illuminations qui, dans cette nuit, firent briller cette neige d'un doux scintillement presque céleste. A moins que ça soit dû aux lueurs lunaires ? Sourire amère et morose face à un tel enchantement. Le coeur n'y était pas. Un reniflement et l'odeur du chocolat chaud et du pain d'épices s’imprègnent dans l'air avec les rires et les cries des marchands. Beaucoup de monde autour des stands, on achetait pour se faire plaisirs et faire plaisirs aux autres.  Tout inspirait une nuit paisible, merveilleuse, enjouée, gourmande et de générosité... Rien n'avait changé, même dans ses souvenirs. Il ne restait pourtant que des bribes, des fragments dispersés dans sa mémoire et l'oublie. Ces odeurs, ces jeux de lumières, la neige immaculé, les commerçants et les cadeaux, ça, c'était toujours là...

Et si elle rendait visite à son parrain ? Au moins, elle pourra enfin le voir, déjà qu'il ne pouvait lui rendre souvent visite, ça serait l'occasion parfaite, non ? De plus, elle ne sera pas toute seule, elle serra en famille ! Oui mais, voilà, quand elle se trouva enfin devant Fleury et Bott, la filleule déchanta rapidement et son plan de retrouvaille surprise s’effondra comme un château de cartes ; la librairie était plein à craquer. Mais quoi de plus normal pour la période de Noël ? Un monde fou dévalisait peu à peu les étagères et, face à la vitrine, Eirian observait son pauvre parrain courir dans les sens entre téléphone, la caisse, les conseils clients, les papiers cadeaux... La Verbena baissa misérablement la tête, attristée de ne pas pouvoir aller à sa rencontre, se retrouver dans ses bras et l'embrasser. Mais clairement, elle ne ferait que le déranger dans son travail et il n'était pas question qu'elle embête ainsi son parrain chéri. Même si, clairement, il ne la jetterait pas à la porte et serait même très heureux de la retrouver, elle en était sûr. Mais elle le dérangerait quand même et le pauvre ne pourra pas lui accorder du temps même s'il le voudrait. Ravalant des larmes amères, Eirian s'éloigna silencieusement de la librairie et reprit son errance.

Il y avait une petite foule devant une certaine boutique qui attira l'attention de la jeune Poufsouffle. Sourcils froncés, elle s'avance prudemment de la devanture et levant son regard sur la pancarte. Weasley & Weasley. Boutique de farces et attrapes, bondée d'enfants hystériques. C'était coloré, plein de vies, cries et rires assourdissants, l'antre des jeunes sorciers. L'enfant déglutit, mal à l'aise. Ça dépensait et ça s'amusait. Normalement, ne devrait-elle pas les rejoindre, faisant ainsi comme tous les enfants sorciers de son âge ? Eirian plongea sa main dans une deuxième bourse en cuir, à côté de son set de runes et ressortit quelques pièces de Noises. Elle avait en tout et pour tout une petite cinquantaine, soit en équivalence un peu plus de deux mornilles sur elle. Le reste, elle l'avait reposé à Gringotts. Trop précieux pour le perdre et le dépenser aussi... futilement. Deux mornilles, ça suffit à acheter une dose de poudre de cheminette si la situation devait mal tourné. C'était amplement suffisant. Alors pourquoi, au fond d'elle, elle se sentait bien plus lamentable et exclue encore ?

Eirian inspira une grande bouffée d'air, faisant quelques pas en arrière pour s'en éloigner et là, au milieu de l'allée, tournant sur elle-même pour avoir une vue dégagée du Chemin de Traverse, l'enfant sentit à cet instant qu'elle avait fait une grave erreur en venant ici. Elle ne parvenait pas à partager ce moment d'extase du marché de Noël qui, au contraire, lui avait volé toute gaieté qui lui était propre pour une douloureuse nostalgie. Elle ne pouvait même pas prétendre d'en profiter et c'était pour ça qu'elle se sentit aussi stupide à cet instant ! Parce que, bien sûr, le but premier en allant à ce genre d’événement, c'est de faire des emplettes ! Mais elle ne pouvait se le permettre alors, pourquoi ? Pourquoi s'était-elle forcée à y aller ? Pour faire comme les autres ? Avoir l'impression d'être une Sorcière normal parmi tant d'autres et pas juste une bizarrerie ? Elle qui était mal-vue par son titre d'apprenti Garde-Chasse où elle étripait de pauvres petits animaux tous gentils et innocents ? Ou pour juste aider à oublier ce que ce lieu avait ancré comme souvenirs ?

Un nouveau râle, un gémissement, et l'enfant se tint la tête entre ses mains fébriles, ses doigts s'accrochant à sa tignasse. Elle se matraqua la tête d'insultes, pour elle-même, pour sa bêtise, faisant monter des larmes de colère et de chagrin. Ne supportant plus cette festivité dégoulinant de bonheur qui n'avait aucune grâce à ses yeux, la fillette prit la fuite, cherchant un endroit pour se réfugier, loin de ce foutu marché, de ce Chemin de Traverse sous la neige, de ses hantises. Si seulement elle pouvait rentrer à l'école, dans sa salle commune bien douillette ! Maintenant il faudra qu'elle supporte les heures qui suivent jusqu'à l'heure du rendez-vous ! Alors elle chercha, dans le désespoir, un endroit où les illuminations ne pouvaient l'atteindre et la laisseraient en paix.

Et il y avait qu'un seul endroit, une ruelle sombre à la dérobée. Humide et dont le chemin s'enfonçait dans l'obscurité. Cette noirceur, cette saleté et ce silence... Impressionnée, Eirian fut comme figée à l'entrée de cette rue, son souffle se perdant comme en écho dans les briques noircies. Quel était cet endroit si obscur qui lui arrachait une sueur froide ? Elle leva son regard : l'Allée des Embrumes. C'était donc ça ? La Verbena déglutit, reprenant son souffle après cette course et fut hésitante. C'était clairement malfamée, ça empestait une aura sombre qui se dégageait dans chaque centimètre de la pierre et, clairement, si Severus Rogue les avait interdit de s'y rendre, elle avait une petite idée du pourquoi. Mais en même temps...

Voilà, coupons la pomme en deux : Eirian fit deux pas, juste deux, pour se réfugier dans l'obscurité de la ruelle et se laissa glisser le long du mur pour enfin se poser sur la neige. Là, elle était à portée de bras de l'allée principale du Chemin de Traverse et, techniquement, elle y était toujours, et pourtant, elle sentit clairement d'être à la frontière entre deux mondes : mouvement de tête sur la gauche et les festivités de Noël l'attaquaient à coup de belles illuminations, des marchandes, des visiteurs, de bonnes odeurs alléchantes. Sentiment d'inconfort de ne pas appartenir à leur monde... Mouvement de tête sur la droite, et la ruelle sombre s'assombrissait et se perdait dans le silence. Dangereux et fascinant...

L'enfant ramena ses jambes contre elle pour y poser sa tête, le regard toujours perdu dans l'horizons de l'Allée des Embrumes. Qu'est-ce qu'il y avait là bas ? Pas assez suicidaire ou stupide pour s'y aventurer, ayant confiance aux avertissements de son Directeur, l'enfant trouva quand même un certain réconfort à observer l'interdit, parce qu'il lui permettait d'oublier sa mésaventure, son malaise, ses angoisses, au profit de l'imagination de la petite Poufsouffle. Et le premier sourire d'Eirian apparu enfin. Qu'est-ce qu'elle pouvait s'imaginer de ce qu'il se tramait dans cette Allée des Embrumes ? Sans nul doute le repère d'antiques Svartalfar conspirant contre leur alter-ego lumineux ? Des ateliers de Dvergr préparant d'obscurs artefacts ? Ou le terrain de jeux des Jötnar qui est à l'origine de cette brume épaisse ? Allez savoir...
2 021 mots


Between Two Worlds

Regulus Black

Regulus Black
MODÉRATRICE & MJ
hiboux : 693
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Dim 7 Juil - 10:57

Illuminations Londonniennes

Event

S
ortie en famille organisée pour la famille Black. C’est dans le contrat : Les enfants sont obligatoirement présents chez leurs parents pour les vacances de Noël, afin de vivre une petite fête dans la chaleur de la famille. Même le vieux Boris a consenti de quitter sa tanière en bord de mer pour migrer en ville le temps des festivités. Le vieux bougon n’en est pas spécialement ravi, mais pour ses petits-enfants, il est capable de faire n’importe quoi.

Unanimement, la petite famille a décidé de son lieu de promenade pour cet après-midi. Le Chemin de Traverse s’étant paré de ses plus beaux atours et les commerçants ayant sortis leurs meilleurs articles, dont des raretés uniquement présents pour cette période de l’année, les Black ont décidé d’un portefeuille de dépenses exceptionnels.
A peine un pied est posé sur le Chemin de Traverse que le jeune fils Black se précipite dans la boutique de Quidditch. Sa mère, Milena, se rue à sa poursuite, en pestant. Elle a horreur quand l’impatience de son fils se manifeste de la sorte et qu’il faille lui courir après. Dire qu’elle vient justement de donner ses directives pour éviter de se disperser inutilement.
Mais même la mère de famille la plus avisée et compétente peut difficilement grand-chose pour contrer le besoin de liberté et d’indépendance de deux adolescents au mieux de leur forme. Regulus sourit en voyant la blonde chevelure de son épouse tressauter au rythme de sa course. La connaissant, la première chose qu’elle fera sera de sermonner leur progéniture avant de se lancer dans les achats de Noël. Évidemment, leur fils voudra plus qu’il ne peut réellement en dépenser, et il sera soumis au fameux stress du choix de crucial.
Dans un regard en arrière, Regulus observe son beau-père lorgner une chope de bière, cuvée spéciale Noël, dont le barman lui vante copieusement les qualités. Le professeur de potions sait que le vieil ours ne tardera pas à céder à l’appel d’une petite pinte. Inutile d’espérer voir ce vieil homme bourru se joindre à eux pour se mêler à la foule et traîner devant des devantures dont il n’a pas grand-chose à faire. Le professeur soupire.

Ne reste que la petite @Edwa D. Black, qui n’est en fait plus si petite que ça, et qui le revendique sans mal. La jeune fille n’est pas partie en courant commencer son lèche-vitrine. Un peu plus digne que son frère, ou peut être ayant déjà passé l’âge de ce genre de fantaisie, Edwa s’avance à la fois avec sobriété et dignité. Seul son regard trahit ses pensées : celle d’une adolescente encore bercée par l’enfance qui apprécie découvrir les délices des fêtes de fin d’année, et s’émerveille encore de ses beautés. En brave père ému, Regulus ne peut s’empêcher d’étreindre sa fille avant de l’entraîner dans la foule.
- Ne le dis pas à ta mère, mais je compte te lâcher en tout liberté dans le Chemin de Traverse. Bien entendu, pour une heure seulement, le temps que nous achetions tous ce que nous avons envie et dans la mesure où tu sauras te montrer responsable. Je te donne l’occasion de me prouver que tu es à présent une jeune fille et non plus une enfant.
Il lui fait un clin d’œil. Après quelques nombreuses discussions houleuses, père et fille se sont promis de s’améliorer. Dotés chacun d’un caractère bien trempé, la compréhension et la confiance n’a pas été au beau fixe ces derniers mois, leur relation ayant pâti de la décision de Regulus de se mêler des affaires de Poudlard.
- Mais avant, il y a quelque chose que je souhaite faire. Ta mère s’occupe d’offrir notre cadeau à ton frère, j’ai la tâche de t’offrir le tien. Suis-moi.
Se frayant difficilement un chemin dans la foule dense qui s’agglutine autour des échoppes et stands, Regulus et sa fille remontent l’allée pour finalement atteindre une animalerie magique. Là, une myriade de créatures attendent d’être adoptés. Regulus tire sa fille à l’intérieur.
- Vu que tu as d’excellents résultats scolaires en ce moment, y compris en potion, ta mère et moi avons décidé de t’offrir un familier. Je te permets de choisir l’animal de ton choix. C’est ton cadeau de Noël et ta récompense pour les efforts que tu as fourni.
Un grand sourire illumine le visage un peu fatigué de Regulus. Il est grand temps pour lui de profiter des vacances, et il est sincèrement heureux de pouvoir profiter d’un moment en famille. Même s’il est présent à Poudlard, il ne peut pas vraiment prétendre profiter de ses enfants dont il tente de laisser le plus de liberté possible. Et il ne peut voir Milena que pendant les week end. Il profite donc de ce moment avec grand plaisir. Il espère aussi qu’avec Milena, ils fassent réellement plaisir à leur fille avec cette attention. Ils ne savent pas toujours le dire avec les bons mots, mais ils sont fiers de leurs enfants. Noël est le bon moment pour leur faire savoir, pour leur montrer.
Le professeur soupèse sa bourse : Suffisamment lourde pour qu’Edwa puisse vraiment choisir le familier qui lui convienne.

  854 mots

DEV NERD GIRL

Winnie Carrow

Winnie Carrow
MEMBRE
hiboux : 680
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LITTLE BAT
EVENT #7 | ILLUMINATIONS LONDONNIENNES Eb35f7bfe2771b91097188d5f871a33c
Dim 7 Juil - 14:12
Magie ambiante


Vermeil s’inclinait dans le borgnon. La truffe se retroussait sous la rigoureuse chatterie du froid. Tricot cotonneux étreignait son échine, l’étau tiède. Une fois l’hiver à la lisière de l’école, Winnie éployait tout le faste de son lainage dans les aplats émeraude.  Alacrité manifeste devant l’esquisse d’une divertissante vêprée. Liquéfiée parmi ses labadens, les pavillons trémulaient sous les monitions de son tuteur. @Severus Rogue lui infusait un avant-goût maternant sous le ronron guttural de son gosier. Quelques prohibitions clapies sous un paillasson d’obligations.

Devant ses mirettes se dépliait le chemin de Traverse dans un étal de vitrines toutes plus affriolantes les unes que les autres. Elles déballaient leurs plus coquets arrois tels des gourgandines. Les phalanges ouatées dans le lainage boursicotaient contre son foulard dans une émulation non feinte. Coquelicot s’articulait parmi les lis.

L’heure était aux étrennes ! Elle avait thésaurisé sa pelote toute l’année pour mignoter ses intimes d’une surprise sous les pins. Un usage obsolète sous le faîte Carrow, mais que @Remy Nott avait tôt fait de lui faire déculotter.
Viscères londoniens onduleux. Sérénade jacasse. Winnie s’engraissait du frémissement ambiant, les guiboles chaloupant jusqu’à l’ombilic du marché.  Severus les acquittait de son instance après un prêche mesuré. Ses camarades s’émiettaient dans une imprécise perspective pendant que ses mandorles musardaient sur les échoppes moirées.

L’ébauche d’une excursion auprès de son marchand de rêve préféré, @Nasiya Abasinde, filtrait les brumeuses de son bourrichon. L’ardeur qu’elle avait témoignée pour sa boutique l’avait acheminée sur le raidillon de l’initiation. Arpète, padawan, alimentée d’une friande curiosité pour son labeur.

C’est ainsi qu’elle s’était enlisée au passepoil de la boutique Omarchand’sable. Commissures échancrées d’émoi, l’instant d’un sourire benoît. ‘Tiens, il faudra que je trouve un cadeau pour Nas’ Laps songeur. Vague dans un flot d’agitation, elle ne prenait conscience de l’entité de cette inconnue, @A. Elvire Jones qu’une fois houspillée contre son flanc.  « Oups pardonnez ma maladresse ! J’ai deux trous à la place des yeux ! » Les pommettes plus vermillonnes que sa toison, Winnie piétinait de confusion. « Tenez des chocolats ! Ils sont excellents ! » Quoi de plus accort qu’une confiserie pour diluer ses âneries ? Prière d’un régal en perspective devant une main tendue, bondée de quelques mignardises. L’éclat d’un sourire primsautier. « Brrrr je serais bien restée avec vous dehors mais je vais me transformer en glaçon ! Peut-être à tout de suite ? »  Croquade d’une invitation devant le semblant d’ambages qui ankylosait la jeune femme devant la boutique de son précepteur.  

Après un dernier regard engageant à l’énigmatique, Winnie nageait distraitement dans ses nuageuses avant de couler dans la gouache dépaysant de la caverne. Le croquis de @A. Josiah N'Da se gribouillait à tribord, épars du bétail qui s’ameutait sans doute près de Nasiya. Les labres pétrissaient déjà les syllabes pendant qu’elle se chargeait d’alester la mandibule de son lainage d’une délicate fugitive. « Qui regardes-tu tendrement comme ça ? » Pupilles nacraient d’asticotage. Rictus turlupin.  « Coucou Josiah ! Il y a déjà du beau monde ici. Je voulais faire coucou à Nas mais je vois qu’il est déjà bien occupé…» Les lucarnes soulignaient d’intérêt la devanture fraîchement agrémentée. « Mhhh… Je serais intéressée pour passer un jour sous ton coup de pinceau … »

 




(c) AMIANTE

Athéna P. Selwyn

Athéna P. Selwyn
MEMBRE
hiboux : 141
Mar 9 Juil - 0:28

Event | Illuminations Londoniennes

Le nez en l'air, Athéna dévisage de ses grands yeux boutiques et étals qui s'étendent devant elle. Perdue dans une masse frémissante de premières années, elle s'est enroulée de sa cape préférée, et prête une oreille un peu distraite au petit discours du directeur. Pour faire bonne mesure, celui-ci est accompagné de deux autres adultes. À sa gauche, le professeur Wilson, dont elle distingue facilement la chevelure blonde ; à sa droite, une tête brune aux yeux sombres qu'elle reconnaîtrait entre mille comme appartenant à sa mère. Athéna en fronce un peu les sourcils, mais ne dit rien. @Bianca H. Selwyn ne semble pas l'avoir remarqué dans la masse, et pour l'instant, ça l'arrange.

Rapidement, elle note les consignes et l'heure de rendez-vous dans un coin de sa tête. Puis, alors que les élèves s'éparpillent en piaillant, elle profite de l'agitation ambiante pour s'éloigner de la vue des professeurs à grandes enjambées. Sa mère est sûrement déjà en train de la chercher, d'un œil vigilant ; avec ses boucles folles et sa jolie cape runique, Athéna est facile à repérer parmi les élèves. C'est pourquoi il lui faut bouger, et vite. Et quand les derniers retardataires s'éparpillent enfin, la fillette est déjà hors de vue, mettant à profit sa petite taille pour louvoyer entre les passants.

Plusieurs coups d'œil derrière elle finissent de lui prouver qu'elle n'a pas été suivie ; et, après quelques minutes, elle s'autorise une petite pause, et reprend son souffle en s'adossant contre un mur. Son comportement fuyard peut lui attirer des ennuis, et elle le sait. Une élève esquivant volontairement ses gardiens, n'est-ce pas suspect ? De plus, Athéna sait que sa disparition soudaine risque d'inquiéter sa mère plus que de raison, et elle s'en trouve un peu embêtée. Mais son projet du jour nécessite que l'alchimiste ne soit pas présente dans ses pattes.

Après tout, il ne fallait pas qu'elle la voie acheter son cadeau.

D'un air sérieux, l'enfant tapote le petit sac sans fond qui pend à sa hanche. Dedans se trouvent toutes ses économies ; pas grand-chose, mais, elle l'espère, suffisamment pour acheter un joli quelque chose à Bianca. L'idée lui est venue quelques jours plus tôt, en surprenant une conversation dans la salle commune. Mère et fille n'ont pas la meilleure des relations, il est vrai - et souvent, Athéna ne sait trop comment se comporter en sa présence, ou quoi penser. Mais, malgré tout ce qui peut les séparer, elle continue à l'aimer de tout son petit cœur d'enfant. Ce sera le premier cadeau qu'elle achètera de sa courte vie ; et il sera pour maman. Et quel meilleur moyen, après tout, pour renouer le contact, quand les mots viennent difficilement ?

Bien sûr, la petite n'avait pas prévu que "maman" soit dans les chaperons du jour. Et la voilà obligée de feinter, la fourbe. Avec un soupir, elle se remet en route, analysant méthodiquement les environs. Trouver une boutique, entrer, trouver un joli cadeau pas trop cher, sortir. Revenir sur ses pas, et faire mine de rien. Sur le papier, ça semble simple. Dans les faits, un peu moins. Le nombre de boutiques potentiellement intéressantes est incalculable, et 'Théna, perdue au milieu de la foule, ne sait où donner de la tête. Où rentrer ? Où aller ? Comment trouver un objet suffisamment intéressant sans qu'il ne soit trop cher ? Son plan, jusqu'alors sans faille, s'effrite un peu plus à chaque seconde qui passe, tandis que ses frêles épaules s'affaissent. Et puis d'abord, qu'est-ce qu'elle pourrait bien lui acheter ?

Son furetage fébrile est soudainement interrompu lorsqu'une personne file dans son champ de vision périphérique. Surprise du mouvement brusque, elle se retourne vivement, s'attendant à moitié à trouver sa mère devant elle ; mais la tête brune qu'elle remarque en train de fendre la foule appartient à beaucoup plus jeune. C'est une première année, l'air chagrin et le pas pressé. La jeune Serdaigle, dans une inquiétude croissante, l'observe se rapprocher rapidement de l'allée des Embrumes dont elle arrive vaguement à distinguer l'entrée. Mais qu'est-ce qu'elle fait ? Une hésitation de la part de l'autre, et la voilà engagée, suffisamment pour qu'Athéna la perde de vue. Stupéfaite, elle en oublie instantanément ses projets, fixant la ruelle sombre où l'enfant vient de disparaître.

Les consignes du directeur lui reviennent en mémoire alors qu'elle fait à son tour un premier pas, hésitant, vers l'allée mystérieuse. « N'allez pas dans l'allée des Embrumes ! Si j'en vois un seul se perdre là-bas, il est privé de bal de Noël et en retenue jusqu'à fin février ! » Oui mais voilà, l'une de ses camarades s'y trouve, dans cette allée. Que doit-elle faire, passer son chemin ? Et si elle a des problèmes ? Elle n'avait pas l'air dans son assiette. Et si elle n'a pas fait attention à l'endroit où elle est entrée ? Elle chasse rapidement cette hypothèse ; l'autre a hésité avant d'entrer. Très peu de temps, mais elle l'a vu. Mais alors, pourquoi ? La question, lancinante, tourne dans son esprit pendant quelques secondes. Athéna ne veut pas de problèmes, mais le comportement de la fillette l'inquiète autant qu'elle l'intrigue. De plus, elle est presque sûre de l'avoir déjà vue quelque part ; ce qui est peut-être le cas, puisque l'inconnue semble avoir à peu près son âge. Une dernière hésitation, puis, presque à regrets, la petite fille cède à l'appel de la curiosité. Rapidement, elle vérifie qu'aucun professeur n'est visible aux alentours, puis, d'un pas un peu trop tremblant à son goût, elle se rapproche à son tour de la ruelle interdite, dans un mélange d'appréhension et d'intérêt.

Je vais le regretter.

1006 mots
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