DANSE MACABRE
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Archibald Rosier

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Dim 26 Aoû - 22:18
Archibald Pollux RosierCrin de sombral
Nom ROSIER, salvatrice pestilence, morfal orgueil. La mémoire d'une moribonde estafette sature encore ciboulot de moult seniors. Mais l'engeance diverge du paternel boucher. Se bande l'échine, se grime sourire, à l'entropie universelle. Piétine, mémoire, se gausse sur l'antique tombeau, le beau félon. L'échine oblique, calleuse, feignant mollesse aux sirupeuses lémures ;Prénoms ARCHIBALD, arrière goût maternel dans les augustes syllabes. POLLUX. Racines d'un oncle salutaire.  ; Âge 46 ANS. Flétrissure des chairs, corrosion de l'os. S'abîment les nuances. Du tégument à la toison charbonneuse. Le temps se tarit à l'eurythmie des boiteuses articulations. Souplesse en déroute,  la charpente grince d'une shakespearienne mélopée. Seul immuable, l'oculaire malachite dardant la plèbe d'une infernale lorgnade ; Date de naissance 20 DECEMBRE 1956. Délivrance, poupon éjaculé des putrescents boyaux. Entrelacs vermillons dans lesquels s'humectent chérubin glapissant et muse crevée. Louange à l'enfant damné ; Lieu de naissance LONDRES. Palais des horreurs, crevaison des chairs. Dans l'humble édifice des coquets quartiers, entonne le glas scélérat.   ; Signe astrologique SAGITTAIRE. Instinct autonome ; Nationalité ANGLAISE. Minauderie saxonne, génétique bourgeoise.  ; Statut Civil VEUF.  Reine déchue. Engeance raflée. Lambeaux d'esprit, néant martyr. Deux décades d'usure ne suffisent à estomper les angelots sourires, les cristallins gloussements et les mirettes pétulantes ; Préférences sexuelles PANSEXUEL. Mascarade des corps. Appétit des originaux. L'esprit s'émeut des moutons noirs, tremble pour eux, minaude plastron jusqu'à l'exuvie d'une glorieuse chrysalide. Loin des communes vacuités, loin des vénustés, les anthracites louchent clampins carcasses et s'en rive d'amour,; Statut du sang PUR.  Sang bleu, noblesse bombardant génétique. Dantesque indolence aux sempiternelles discordes. Pur, mêlé, moldu, la longueur du phallus ne s'en retrouvera influée... ; Tradition ORDRE D'HERMES. A l'aube des premiers Rosiers, mué dans le sillage d'autres hobereaux, culte des cabalistiques férules ; Baguette BOIS D'ACACIA, 31CM, PLUME DE PHENIX  ; Patronus LOUP. Filandreux, immaculé, le fauve embroche l'éther de sa liesse abattue. Les vaudevilles s'étiolent au regard d'un saumâtre sourire. Trésors dont Charon l'a dépossédé, muses jadis. Nymphe et chérubin s'embrassent sous l’œil du rescapé.  ; Dons // ; Pouvoirs OCCLUMENS LEGGIMENS. Intrusion, violation du cortex. Fébricitante volupté au pillage d'esquisses. Pathologie obsessionnelle. Le palpitant vrombit au dépouillement des êtres et dans un phonème railleur, encaisse les escarmouches dessous son inusable cuirasse  ; Particularités // Activité Professionnelle, études, métier, autre DIRECTEUR DU DÉPARTEMENT DES MYSTÈRES. Monarque, leviathan des ombres. Cleptomane des moindres secrets. Baron sanglant au crépuscule anonyme. Dans son sillage mugissent les muettes charognes. Dessus le trône de fer, il chaperonne louveteaux jusqu'aux noirceurs absolues.

caractère
Caractère

Multiple facettes, le lascar est une mosaïque où les nuances sont fonction de l’iris observatrice.

EMPLOYE DU MINISTERE ) Embesogné dans sa croisade, le roitelet est de ces bougres, tantôt méprisable, tantôt estimable. Bien sourd aux piaillements de ses sujets. Exigeant le meilleur, déboutant l’échec, les sous-sols du ministère évoluent en catacombes où ahanent les assidus compagnons. Coiffé d’une vaporeuse tiare, il est de ces augustes moulinant les âmes d’un fugace regard. Et tous, happés par cet émétique charisme, courbent l’échine jusqu’à flatter sol du bout du pif, extasiés de crainte, de fiel et d’ivresse. Que ne donneraient-ils pour soustraire risette de cette ophite gueule ? Les palpitants s’accablent d’ambition à la perspective de plumer boniments du bourreau enchanteur comme inopinés ronronnements de Citrouille, illustre compagnon du sang pur. Chatte de Birmanie, traînant son immaculé pelage à la suite de l’humain. Aussi diable que lui. Concierge du corbeau, elle n’octroie égards que bien rarement et se fait cerbère des éhontés secrets tapissant l’énigmatique maître. Lacune, impéritie des employés aux fêlures pâlissant sous l'onéreux tailleur. Élucubration d'un vierge tyran, éduqué dans l'opulence et la flatterie. Un de ces altiers paons dont le ministère se roue à défaire de quelques orgueils. De ces médisances, Archibald sourit, narquois, pensif. Crétins d'agneaux...

ELFE DU MINISTERE ) Qu’ont-ils, tous, à japper comme des martyrs ? Le maître est bon. Le maître est bienveillant. Monsieur Rosier est de ceux guignant avec attention les plus anodines figures. Bénissant corvées sans bavures, il nous affranchit d’un byzantin sourire. Dur mais juste, nous sommes les fieffés dévots d’un débonnaire seigneur.  Autour d’une improbable tasse de thé, croquant timidement quelques pancakes, nos mirettes sont les illustres témoins d’un homme bien en peine. Alors, malgré l’abolition, nous étreignons cette complicité et préservons sous notre modeste étoffe les crevasses du noble quidam.

MEILLEUR AMI  (@Camille Nott) ) Corniaud du palpitant. Que n’ai-je survécu à ses frasques ? Par quel miracle suis-je encore ici haut, loin du moribond royaume ? Ecroulé sous l’insolent boyard, ma bonace est vouée à l’imposture  des princiers caprices. Sous l’effectif talent de m’assujettir à moult distractions, se muche pourtant boiteuse porcelaine.  Grand garçon enquinaudant la syncrétique foule d’un contenu faciès, il ne me leurre pas, moi, après tant d’années à se coudoyer dans le meilleur comme le pire. Tendresse dessous la roideur, amertume clapée par liesse chimérique, passion exacerbée pour la vie. Adulte chancelant dont je suis l’unique à flairer mortifère vulnérabilité. Il s’engoue, il gambille, le captieux polisson. Et moi, doux Fenrir, je me sacrifie dans le sillage du louvart, comme le plus facétieux des chaperons. Un précautionneux émoi me contraint à endiguer ces quelques folies, mais je serai bien agneau de m’y résoudre. Alors, malgré tout enrichi d'un fragment de sagesse, j'amasse les morceaux d'une âme éraflée des pernicieux confins violés et enjôle l'oiseau d'un sincère amour.

VOISINE ) A défaut d’engeance, le voisin – ma foi fort joliet - fait office de badinage et sa peuplade féline, de bonne camaraderie. Du haut de mes septante balais, je me complais dans une contadine routine. Pliant rachis dans la courbure d’une rocking chair, je boulotte, fort benoîte,  l’opéra éructé depuis l’édifice riverain et, me brimbalant au rythme de lénitifs grincements, scelle paupières aux réminiscences de nos engagements. Apprentissage culinaire en gage de concerts quotidiens. Au crépuscule, la quiétude se cristallise de partitions et enchante mon âme usée. A l’aube, j’entreprends de transmettre à ce féru des petits plats les moindres secrets de la gastronomie européenne. Bénigne collaboration. Méconnue et dépareillée,  j’oblitère avec aisance la noirceur qui exhale parfois du voisinage et feint d’ignorer l'horreur absolue saupoudrée dans le vestige du grandiloquent  freux. Que n'ai-je auditionné cris, que n'ai-je aperçu sanglantes traînées, sous l'opale muette. Bouche scellée, je veille au monstre comme l'esseulée gardienne.

ANCIEN PROFESSEUR ) Élitisme. Des insaisissables génies, il se pâme, sagace et curieux, béat d’hardiesse. Une âme polie d’une incommensurable soif pour le monde. Rarement j'’ai croisé pareille jeunesse. Gourmand, avide, impatient de couleurs et de sons. Un monstre avec lequel on s’étourdit volontiers, enjambant quelques frontières, faisant tournoyer vinasse et confidences auprès d’un brasier crépitant, perdus entre la Théorie du Chaos, ingrédients botaniques et histoire sorcière. Si désinvolte, si émerillonné, qu’on soupçonne le diablotin au premier regard, et nullement le mouflet prodige.  Catalyseur de nos cœurs, la fringale ressuscite au désir d’acculer le mioche jusqu’à l’orée nébuleuse. A l’obsession d’emprunter hasardeuses venelles, nous nous oublions volontiers, exultant au toucher d’un incendiaire feu follet.

ANCIENNE CONQUETE ) Les phalanges s’égarent sur la peau rougie, trébuchent contre lambeaux de chair.   Au souvenir, l’entrecuisse s’attise d’une l’ambivalente opinion. Les lippes s’humectent d’une langue chaude et boulimique. Tumultueuse soirée dont il ratisse moindre esquisse. Rencontre d’un grisant chacal. Un prédateur disloqué, duquel on souhaite être pris tout comme l’indicible appétit de prendre. Retourner le féroce jusqu’à s’en gratiner l’échine. Boléro de chairs verni de sacrosaint jus et de sève rubescente. Erodé d’une fiévreuse passion, on salive plaies saillantes, frissonnant, doutant de perdurer à une seconde expérience.

MORTS ) Malaise. Subtile légèreté. Minorant l’écueil, discréditant le diable, aurions nous pu deviner l’horrifique audace à nous déchaumer l’âme sans vergogne ni compassion ? Certains pour ratiboiser le sanglant cerf, d’autres simplement trop malotrus pour se soucier du corollaire de leur propre impolitesse. Dans la coupole écarlate du noble boucher, naufragent les émules ahuris, transgressant le voile et bouleversant Charon dans son indolente barque.  

CHATS ) Odalisque suprême. Peut-on rêver plus discipliné valet? Esprit docile à nos revendications félines, nous faisons ployer l'échine et le gracions de cajoleries. Car au delà d'une inflexible obédience à nos moindres caprices, le bipède est vénérable bienfaiteur et empathique à notre cause. Rougissant sous nos douces patounes, l'homme devient majordome exemplaire et nous offre gîte opulent à nos pauvres mendigots. N'est-t'il pas normal, en retour, de se dévouer au plaisir de l'oiseau, comme à sa protection? Sournois gardiens de l'ogre draconien.

CAMARADES ) Dessous une habile courtoisie, éprouvons nous la complexité du captivant lascar. Forme de misanthropie, désintérêt exacerbé pour le nœud social des relations humaines. C'est maladroit, presque adorable. Irrégularité parmi la tourbe anthropienne, l'avidité nous racle la poitrine à l'opportunité de s'en faire bon compagnon. Besogne acrobatique. Narcissisme d'être atypique au reste des autres. Face à l'adoration féline, nous sommes bien bas dans l'échelon affectif du damoiseau.  

 


histoire


AVORTEMENT. Cacochyme éventration. Déliquescent néant. Calice molesté au saillie du cannibale chérubin. Prisonnière d'un ensanglanté suaire, l'égérie aboie moribondes jaspures, cuisses évasées au cagneux petiot, vacillante sur le poisseux linceul tandis que s'extirpe la gueule de ses entrailles désunies. Dans le folâtre écueil, Charon moire humble voracité, cahotant d'un pernicieux moulinet sa grandiloquente faux dessus la femelle en disgrâce, fin prêt à récolter pauvre mânes en son méphistophélique fatum. Ainsi naquit le désenchanté marmot... Dans le vierge orbite d'une taciturne dépouille et la lucarne incendiaire de l'époux débaptisé. Promesses édentées. Enfance naufrage.

ENFANCE. Dans l'écuelle de fétules disséminées à la ronde du marécage, gît Pan, latent, ensuqué dans quelques vaporeuses chimères. Navire de chairs envasé dans un plumard de jade. Coque meurtrie, errodée. Vélin tavelé de contusions, des orteils au ciboulot. Se distille dolente ivresse le long de l'échine incurvée.  Blotti sous la voûte sylvestre, dans l'air moite d'un crépuscule alourdi, les phalanges pétrissent fourrage au tempo d'une  ritournelle psalmodié au gouffre charnu des lippes lézardées. Des bornes l'éloignent du luciférien foyer. Malgré tout, les patibulaires sommations se conglobent jusqu'en son tambour auditif dans une baudeuse bagatelle. Carne souffreteuse qui n'oublie. Ne peut, même au fervent désir. Des parricides branlées, délestées dès la rosée du matin jusqu'aux astres baroudeurs. Le poupard retrousse membres à la saveur phantasmée du fouet rudoyant sa candide écorce. Evan Rosier n'éprouve que modique affection pour l'engeance meurtrière. Et inconsolable lypémanie depuis les obsèques de la fugace mère. N'est-il pas naturel de rédimer  au centuple la rançon du crime? D'écrouer le mouflet dans un solitaire pandémonium, loin du moindre contact? Archibald, le morveux sans amis. L'idée sonne roide et creuse. Le calamiteux suppure mélancoliques promesses dessous la cime. Seul? Pas tout à fait. Ombres furtives qui, depuis l'épaisse frondaison, serpentent jusqu'à la débâcle du corps pour y frotter moelleux pelage. Le juvénile ermite et sa rocambolesque compagnie. Le muscle se dégourdit au contact félin. Ronronne en coeur avec eux, bienheureux. Non, il est pas seul. Pas vraiment. Et dans la mousson nocturne trémule voeu infernal : un jour, il le tuera..

ADOLESCENCE. Poudlard. Désuet sérail cisaillant le firmament de sa caduque pierraille. Colosse culminant dessus le coteau d'un parfum sempiternel. Derrière la vitre embuée, le marmot cambre prunelle pour mieux saisir la médiévale architecture. Le sang bouillonne, loin de la pandémoniaque ergastule. L'endocarde s’émoustille, tel un pétulant oiselet. Grisé d'une immodeste anarchie, Archibald se tourmente sous la lumière crue, la dégustant tel un millésime français d'une décade antérieure. Promesses de rocambolesques latitudes. Loin du joug paternel et d'un sommeil fugace. Dépouillé de son funeste carcan. De vert et d'argent, la bouge à péliades ne pouvait que l'accueillir - de bénignes écailles - tout vermoulu d'ambition.  Ainsi fulgure, sous l'ophidien blason, l'insolite popularité aux lendemains des premiers jours. Petiot narguant l'auguste potentat d'une acrobatique désinvolture. Évincer les avances de Lucius Malefoy? Parjure! Et pourtant, du haut de son mètre avorton, se gausse t'il avec indolence, sous les mirettes interdites d'un infatué blondin. Savoureux triomphe. Pensait-il sincèrement être en mesure de s'approprier le rocailleux rejeton d'un estimé mangemort? Dans l'houache purpuracé d'un mortifère lignage, Archibald n'a que fiel pour le torrentiel daron. Alors, au diable les représailles. Les mois s'étiolant démasquent le jouvenceau. Dans la fraîche marmaille se distingue le tortueux louvart. Éduque aux croisades familiales teintées de sanglantes giboulées, se déshabille le pugnace maroufle. Les barouds écoliers transpirent la douceur à côté du patriarcal Tartare. Aussi ripaille t'il d'avanie pour moult condisciples, bien languissant aux pâteuses offensives dont se targuent les volubiles étourneaux. Entre l'ire des uns et le culte d'autres, chaloupe le lardon téméraire. Pourtant, la liesse se creuse d'une routine fade et insipide. Sous l'imberbe poitrine trémule un inavouable sentiment. Une moribonde solitude, fruit d'une nature réfractaire. Une grandiloquente tiédeur pour les énamourées vipères polissant dalles dans le vestige de ses litanies. Il fallut attendre l'aube d'une seconde cuvée pour pêcher le Saint Graal. Désaxé des usuels layons, trébuchant charpente jusqu'à l'antre de reliures, reposait le sacrosaint misanthrope de ses rêves. Sans concession, ferraillant contre vent et marées - non sans quelques suaires - se couronnant de patience et d'espièglerie jusqu'à voir le beau félon s'abraser avec pétulance, la domestication portait lentement ses fruits. Loin des fariboles, dyade sulfureuse, Nott et Rosier, Charybde et Scylla, dans un infernal bacchanale. Lacérant grisaille de rocambole et de gouaillerie. Inabordables, les petits rois oscillent au vent comme des épicuriens malandrins, trop parpaillots pour s'embéguiner d'autres camaraderies, engraissant volontiers cancanières médisances sur leur viscérale promiscuité. Avec allégresse, les cuvées roulèrent d'une insouciante euphorie, occultant les enfers - presque - et ravissant professeurs au culmen de leur débrouillardise. L'acuité serdaigle sous la verdoyante parure, le magnétique tandem labourait l'auguste bastille dans l'appétit d'en marquer les esprits.

MIROIR. "Tu veux apprendre ça? Tu sais qu'il faudra du temps pour maîtriser pareille capacité..." Bougeonne Camille, dilettant juge de la gésine en cours sous ses ébaudis calots. Acculé contre un pan de mur, il étudie la virtuosité avec laquelle le maître tatoueur - grassement payé pour commettre son art sur mineur - griffonne détails sur la chair abîmée de son camarade. "Ça ne te fait pas mal?" Sévices par-dessus d'autres. Il imagine avec peine l'aiguille trouver ravin des zébrures émaillant le corps hâlé par moult siestes sous l'azur flamboyant. Fresque ébranlée. Des stigmates scarifiant la carne par centaine. Bien trop pour un jouvenceau à peine sorti de l'enfance. Si Archibald se terre dans quelques silences à ce sujet, il faut être dinde pour ne pas élucider l'origine de pareille ignominie. "Donc tu veux que je sacrifie des heures de lecture lucrative pour me faire violer l'esprit?" Nott capture un regard espiègle et malicieux. Le genre adorable, qu'on ne peut éluder d'une excuse. Se mordant un bout de lèvres, il soupire, résigné. "Je te déteste" Le tatoué jubile et miaule un sourire. "Tu comptes te recouvrir tout le corps ainsi?" Un silence traduit comme une affirmation. Oui bien sûr. Au besoin de musser l'horreur et d'imprimer mémoire à jamais. Muette crainte de recevoir, entre deux usuels endoloris et quelques torgnoles, un sort d'oubliette. Phobie d'une perte d'identité et d'une amnésie permanente. Au-delà de ça, c'est aussi l'appétit de sceller ses pensées. D'inhaler les intrusions paternelles - et celles d'ailleurs - à travers la caboche fendue et traumatisée. Plusieurs cuvées seront nécessaires pour maîtriser l'art obscur de l'occlumencie et de la legimencie. A l'aube de leur cinquième année, les flâneries sont sacrifiées au profit de pénibles labeurs. Camille s'arrête dans l'exercice, préférant maîtriser une autre aptitude, alors qu'Archibald persévère, croisant des sorciers de tout horizon pour l'entraîner sur toutes les facettes des remparts de l'esprit, dans la pénible quête d'inflexibles murailles.

IDYLLE. Opalescente. D’une caresse pensive, l’iris épluche les rondeurs nacrées du minois vivace. Les joues potelées hissées dessus les rosaces lèvres. Un museau retroussé, presque mutin, disloquant deux cabalistiques mirettes. Mirifique ébauche ceinturée d’une toison rousse exhibant boucles impétueuses. Maxyme. Truculente nymphe. Mais au-delà du croquis physique, la muse est fort intrigante. Loin de la tourbe jouvencelle prude et oisive. Une lionne parmi les gazelles. Nébuleuse et bestiale. Qu’il n’est plus séduisante épure. Une déviation. Coyote parmi les brebis. Walkyrie naufragée du firmament pour brandiller justice au bout de sa féroce égide.  Au premier coup d’œil, le palpitant s’étrille d’une émotion inédite et râpeuse. La reine de cœur. La première,  la dernière. Une ivresse régalienne rondement menée pendant six cuvées. Pouvait-il un jour espérer, du trône de son monarchique flegme, débusquer seconde âme sœur ? Jusqu’à ce jour, Camille Nott a toujours été seule passion de son odalisque appétit. Béguin fraternel, candide fleurette, vierges étreintes. Imperméable à l’appétence primitive qui éduque tout vivant au moindre exploit libidineux, il s’est cru jusqu’alors agame.  Pourtant, flanqué face à méduse, il ne put nier. La respiration lourde et incertaine. Des papillons réchauffant le râble. Le derme tournant moite et suant. Collision félonne de deux alphas. Serpent et lionne s’enchevêtrent dans une entropie charnelle. Huit années de promesses. Pour le meilleur et – surtout – pour le pire. Après deux années de bénédiction, un chérubin exhumé des entrailles de l’ardeur et du plaisir. Munificent tendron. Ambroise. Le prénom roule au bord des lèvres, dans une quintessence paternelle.


TOMBEAU DES LUCIOLES. Diane écarlate. Gargouille figée en dessous, humant l’empyreume fleurissant depuis le morne foyer. Atypique accalmie. Bouquet acerbe et caustique nimbant l’air d’un soir estival. Dans l’empire hostile de l’humanité, gravite l’horreur, se griffonne l’émoi. Une hégémonie d’insanités dont Archibald est pantin parmi d’autres. L’échine se plie pour mieux saisir le shéol. Au seuil d’albâtre, articulation moribonde, arantèle de carcasses. Fresque mortuaire dédiée à son compte. Facture d’une opaque besogne. Reine et princesse surinées dans une patibulaire saccade. Ambroise et Maxyme. Prénoms coincés dans la gorge. Et pour la première fois, le colosse faillit. Naufrage du cœur. La rétine se dévisse de perles cristallines. S’étiolent les heures sous la sanglante lune. D’excessifs sanglots dans l’inflexible tourmente. Les corps atones corsetés entre ses bras dans un étau affligé. Il pleure le gueux. Une nouveauté pour lui. Il pleure de hoquets maladroits et de spasmes démesurés. N’osant les délaisser. Les monarques adulées. Le museau se niche dans l’encolure des sempiternelles muettes. Inhale la mort, désireux de mots, de subtils gestes. Corde davantage les doigts dans la chair blafarde. Sous l’odyssée des astres, Archibald végète dans une gravure mortifère. L’aube pointe rougeur timide par-delà la croupe sylvestre, éclaboussant la Langue de Plomb muselée à ses femmes. Inconsolable. Malgré son arrivée à lui. Un timbre familier, une étreinte chaude. Frère enlaçant la charpente retroussée du malheureux. « Lily… » Erodée, la voix chevrote d’un phénomène distendu.  Appelle au secours, impotent. Tendrement, Camille force son compagnon à dénouer attaches aux cadavres. Le cueille contre son buste, dans un étau fraternel, soufflant narcotique oraison au creux de l’oreille. Et malgré l’immatériel antidote, Archibald sombre, rompu, éreinté par un flot de larmes intempestif. Camille est là. Tout ira bien. Un mauvais cauchemar, n’est-ce pas ? Non ?

GUEULE BÉANTE Charon reluque, de son ébaudi mutisme, l’ambulant rôdant sur le flanc des tombeaux.  Tendu raide sous l’étoffe dispendieuse, Archibald dénude mine blafarde à son auditoire. Soupçonnant quelques mânes s’abîmant à l’exercice de médisances à son égard.  Peut-être s’y joignaient ses deux muses ? Cour des miracles, royaume des malemorts. Lacérant babines du bout de ses fielleuses ratiches, le huit clos de ses pensées louvoie sans relâche le moindre indice. Deux années rognées dans le flot d’une ire savamment dissimulée. Mascarade, théâtre des voiles sous lesquels s’embusque l’horreur. Le sang invoque le sang. Dans une valse trop pourprine. Au carnage des siens, le félon s’est dilaté jusqu’à l’étroit dessous le tégument. Monstre étriqué, revendiquant ses droits. Escamotant impendimenta jusqu’à l’ovation. Raclant la glèbe des infâmes. Encore faut-il la couronne pour régner. Lauriers qu’il moissonne à la force de quelques ruses. Quelques mois,  des inopinés scandales. Il n’en faut plus pour varapper les échelons jusqu’au trône lorgné d’un soupirail. De langue de Plomb, le quidam ratiboise le diadème et se mute seigneur des cachotteries. Dans la rafale temporelle d’une première décade, du haut de son trône pestilentiel, au pêcheur insaisissable, Archibald s’encroûte dans un aven de sacrilèges. Verni de bile au quotidien, le département des mystères s’est abîmé d’affres et de labeur. Dans la pesanteur masculine du grand félon, les tributaires halètent, morflent et se galvanisent dans le régalien courroux s’ils s’avisent des moindres paresses. Régime totalitaire, absolutisme. Théâtre crépusculaire de la glorieuse Angleterre. Muselières au bec, les anonymes ratissent le globe jusqu’à déjucher enténébrés fraudeurs et leurs secrets les plus vils.

THÉÂTRE DES HORREURS. Au culmen de sa gloire, il lorgne son empire se faire piétiner sous la bidoche des mangemorts. L’inéluctable prise du ministère. Voldemort sur le trône. Fresque rebutante. Purge à laquelle il s’élude, graciant l’unique bénéfice de son ascendance parasite. Patronyme familier dans le despotique prétoire. Belzébuth est absout de tout péché mais essuie sortilège d’imperium pour miroiter docilité. Tartuferie à laquelle il se prête. Apathie de moult sortilèges. Jeunesse famélique et ambitieuse, à  l’emplanture de moult ripostes. Rosier et Nott dans un indocile boléro. Il doit, aux suaires cupides et impatients, l'apprentissage de nombreuses aptitudes, aux côtés du rayonnant camarade. Éprouvantes années à éponger corvette pour aboutir, aujourd'hui, à la caricature du parfait occlumens leggimens. Sous le joug des grands faquins, s’intronise une routine durant laquelle le folâtre corbac distille  fiévreuse cohue. Stérile de toute vassalité, il se délinée sans couleurs telle une épaisse brume.

NOUVEAU TESTAMENT. Passé la Grande Guerre, après une cuvée d’ignorance et de nébuleuse, Potter surgit de l’ombre tel un petit roi, revendiquant trône. Et voilà qu’en l’espace de quelques flopées, un poussin binoclard se trouve juché sous la couronne du ministère. Flanqué d’une spirituelle pintade, la dyade se fait monarque d’un vent de nouveautés. Tapis dans l’ombre des grandiloquents, Archibald cueille la houppe de protestations et d’admirations se coudoyer au rythme des mois. Dans l’échauffourée de sommations, il sème graines dans moult camps, glisse trophée aux flavescents déchus comme au petit lion. Point de favoritisme quand, du haut de son échiquier, l’ogre des mystères ébroue la moindre pièce, blanc comme noir, dans une mascarade qui ne lui déplaît. Thanatos astique la patrie de crimes méconnus, laissant à d’autres le soin d’en porter le chapeau. Orchestre de moult naufragés, il rogne, dépèce et dévore les verrues humaines. Féroce nocturne, quant lambine le peuple, éjaculant curieuse ferveur au rythme des singularités. Monstre insoupçonnable déguisé sous gentilhomme. Au départ d’une indicible promesse, la besogne est devenue distraction et l’obsessionnel s’est muée en espièglerie.


FT. mads mikkelsen  ; Pseudonyme passe miroir  ; Âge 27 ; Comment as-tu trouvé le forum ?  Neutral   ; Un petit mot à ajouter ?  :smi16:  ; Ta fréquence de connexion  :smi29:

Pavel D. Monroe

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Dim 26 Aoû - 22:39
Et voilà le plus beau directeur du département des Mystères :smi2:

Hâte de lire ta fiche :smi36:

Archibald Rosier

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Lun 27 Aoû - 7:25

:smi19:

Hieronymus P. Vasiliev

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mj
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Mar 28 Aoû - 22:59
Le fameux directeur du Département des Mystères ! Bienvenue à ce Monsieur Rosier si prometteur. :smi2:

Ce début de fiche se dévore extrêmement bien, hâte de voir cet énigmatique personnage en jeu, qui, je pense, fera des étincelles. Entre Thorn et Archie... T'aime bien Mads, toi, non ?

Veredis S. Beurk

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modératrice & mj
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Jeu 30 Aoû - 15:41
Ne suis-je pas même venue saluer le plus bel amoureux des chats du forum ? Fichtre ! :smi2: Bienvenue par ici, collègue adorée, et bonne chance pour la fin de cette fiche qui augure déjà du plus que bon ! Hâte de le voir en jeu !

Archibald Rosier

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Jeu 6 Sep - 7:40
@Amelia Windsor
Mads est un dieu :smi19:
Je l'ai toujours apprécié, mais la série Hannibal m'a conformée dans l'adulation de ce charismatique faciès :smi98:
Le fameux, le ministère à fort à faire avec les cadavres disséminés dans l'enchanteresse patrie   :smi90:


@Veredis S. Beurk
Merlin, tu oserais m'oublier, moi le majordome des augustes félins?

Merci les petits moustiques d'amour :moustache: :mylord:

Sorcellerie

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grand maître
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Jeu 6 Sep - 12:56
Bravo, ta fiche est validéechez les [GROUPE]
Félicitations ! Ta fiche a satisfait le staff exigeant et pointilleux que nous sommes ! Tu es désormais ajouté à ton groupe et libre d'aller et venir sur tout le forum !

Bravo pour cette fiche magnifique, Archie ! Le directeur du département des mystères promet d'être plein de surprises (et de chats, beaucoup de chats !)  :smi79: Pour célébrer la fin de l'écriture de ce personnage plein de jolis mots et de masques, l'équipe se fait fort de t'offrir une Citrouille, petite princesse Sacrée de Birmanie qui, à n'en pas douter, sèmera le chaos dans les couloirs du Ministère. Attention, c'est territorial, un sacré de Birmanie !  :smi82:

A présent, tu peux régler encore quelques menus détails administratifs. Songe à bien remplir ton profil, c'est important ! N'hésite pas à jeter un oeil au Bottin des avatars pour vérifier que ta bouille est recensée, au Registre des métiers (si tu es dans la vie active) ou au Registre de Poudlard (si tu es étudiant) pour être certain que tes métiers, maisons de Poudlard, clubs et autres distinctions ont été bien enregistrées. Si ton personnage a une particularité, vérifie qu'elle a bien été enregistrée ici. Il manque une information quelque part ? Hurle-le nous ici !

Ensuite, tu pourras librement ouvrir ta fiche de liens pour que chacun puisse te demander un rp ou un lien, et bien entendu... jouer et t'amuser !

A très vite en RP  

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