Vulnéraire {Augustus}
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Pelagia H. Ollivander
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Ven 3 Mai - 17:54
VULNÉRAIRE



Ombres et lumières. Noirceur et clarté sépulcrales d’un jour mort. Les étoiles seules guident mes pas jusque dans ces terres où j’ai mes entrées sans les avoir. Prétexte. Mon grand-père est ici chez lui, ou presque. Peu s’en faut que la matriarche Malefoy ne lui baise les pieds de reconnaissance de s’être joint à son combat. Avoir le maître des baguettes dans son camp n’est-il pas comme avoir une main truquée au poker ? Tout le monde passe par la boutique Ollivander. L’échoppe est si bien installée dans le paysage commercial de l’Angleterre que pas un seul sorcier anglais ne s’aviserait d’aller lorgner sur les étals d’autres fabricants. Je les comprends, ceci dit. Mon grand-père a parachevé l’œuvre familiale en choisissant avec soin des matériaux de qualité, en en dédaignant certains, préférant d’autres. Le tout allié à un savoir-faire et à une expertise que l’on ne présente plus.

J’ai donc mes entrées dans les Terres de Feu. Je n’y viens cependant jamais par plaisir. Il y a quelque chose d’oppressant. Si loin, si proche de Poudlard. Balai sur l’épaule, j’ai traversé la forêt interdite après avoir fait le mur pour le revoir. La dernière fois que je me suis aventurée ici, je ne cherchais qu’à échapper qu’aux dernières flambées de courroux inspirées par un camarade de Gryffondor un peu trop frondeur, un peu trop stupide à mes yeux. A présent, l’escapade est différente. Elle a doublement le goût de l’interdit. Âcre et doucereuse saveur sur l’arrière de la langue. J’affronte le courroux de Severus Rogue pour lui.

Cet énigmatique énergumène est là, sous le clair de lune, promenant sa carcasse hors d’âge à la face du monde. Prédateur guettant le moindre faux-pas de ses victimes. Notre première rencontre a été fortuite, pourtant. Oisel échoué sur le sol, chu de son balais volant. Malaise passager, me voici rattrapée par un vampire.
Par un ancêtre.

Meredith Rowle. Son portrait garde la boutique de ma famille. Je lui ressemble, paraît-il. J’ai été bercée par les récits de cette femme formidable au caractère affirmé des Black et des Rowle. Première de ces familles à aller à Poudlard. Fille brillante, passionnée de sortilèges. Elle a craché au monde la fierté de son nom, la grandeur de son pouvoir. Mon grand-père me dit toujours que je suis son portrait craché. Et c’est vrai. Lorsqu’on nous met côte à côte, la réalité est confondante.

Je suis une Meredith aux cheveux blonds, roses, bleus, violets. Je vieillis ou rajeunis parfois mes traits en marquant davantage la mâchoire et les pommettes. Je suis une métamorphomage, et comme tous ceux de mon pouvoir, j’en oublie, parfois, quel est mon vrai visage. L’ai-je connu un jour ? Mon grand-père ne cesse de s’émerveiller de ma ressemblance avec la famille. Depuis toute petite, je sais que j’ai hérité de leurs traits, et mon visage s’est constitué avec ces mythes, ces légendes.

Augustus a un talent certain, celui de me faire baisser la garde. Vampire. Dangereux hère s’il en est. Pourtant, dans son étreinte de glace, je me suis laissée aller à toutes les confessions. Que ne lui ai-je raconté ? Je lui ai parlé de mon goût pour les enchantements, de mon agacement vis à vis de cet imbécile de gryffondor, de ma haine de la guerre, de mon angoisse pour mon grand-père. De souvenirs en impressions, il m’a arraché toutes les confessions dans un demi-sommeil. Entre ses bras, je me suis allégée de la peur. De la haine. De la douleur. Et j’y reviens, en quête de lénifiante sensation, d’abandon, d’oubli.

Le nez dans les étoiles, je gambade dans le camp. Il saura bien trouver sa poupine, après tout.

589 mots


Augustus Rowle
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Sam 15 Juin - 12:35


VULNÉRAIRE
« Enfant jetée en pâture aux fauves. Suppliciée dans l’arène qui tient à bonne distance le sauvage animal par la pureté de sa foi et la tendresse de son visage. Sincérité dans les larmes de la martyre écartelée par les féroces désirs du Diable. Chaotique mélodie d’un hurlement. »



Les nuits dégueulent leur acrimonie sous un ciel de plomb. A défaut d’astre diurne, le stryge contemple les étoiles lorsque nuées ne lui gâchent la vue. Blafarde Manie illumine faiblement cumulonimbus de mauvais aloi. Froidures rigoureuses s’invitent en ce mois de décembre à peine entamé. Dent grignote pensivement un cou chaud duquel naissent soupirs. Le corps sous le monstre se tord de volupté tandis que s’enflamme une gorge du divin breuvage. En temps normal, l’être alangui s’abîmerait à l’ivresse de sanglantes noces. Pas ce soir. La morsure s’est faite cruelle de brièveté. L’entremêlement des carcasses attendra. La luxurieuse victime papillonne des cils, presque surprise de voir la créature déjà relevée, l’encoignure d’un labre déjà net de toute souillure. Chemise se défroisse sous l’expertise d’agiles phalanges. Peau de glace, cœur de marbre. « Vous devriez rentrer. » Murmure esquissé dans la quiète nocturnelle.

La magie fuite loin de cette vieille coque. Organisme zombifié avide de saignées impies. Les débris d’une éternité se collectent sur l’échine. Huis claque avec fracas tandis que l’humain alité a porté la main à la jugulaire où s’efface les traces d’un plaisir inassouvi. Chairs frissonnent. Le maître des lieux se faufile dans les ombres nivéales. Claque la talonnette sur le carrelage. Avertissement. Minuit sonne. L’heure du crime claironne. Quelle chance, vraiment, pour l’éphèbe candide d’avoir été épargné par de morbides jeux et de funestes étreintes. Pourquoi diable le vieillard s’est-il épargné le luxe d’une consentante victime à égorger comme un porc ? Pourquoi le bellâtre respire-t-il encore ? C’est que l’ogre n’était d’humeur à jouer avec sa nourriture. Quelque chose titille les fibres de son être. Famille. La pouponne a bien grandi, vieilli, pondu mômes qui ont grandi, vieilli, donné à leur tour une descendance. Nom s’est hybridé d’autres sonorités, le visage reste, rejaillit quelques générations plus tard. En tous points semblables à la jeune beauté brune qu’il a bercé, poupon, dans ses bras, vu, de loin, grandir, s’affermir, embellir. Le père privé de son enfant a veillé comme il a pu sur sa destiné. Elle avait quinze ans la dernière fois qu’il la vit. La révolution grondait. Elle a dix-neuf ans, à présent. Meredith faite Pelagia. En tous points semblables.

Quel monstre pourrait préférer l’ignominie de jeux apostats à la préciosité d’une famille à chérir ? Les siècles se sont écoulés, les blasphèmes succédés. Années profanatrices de sépulcres. Les crocs se firent clous dans de trop nombreux cénotaphes avant qu’une éclaircie ne vienne décharner la nuit de ses capes de ténèbres. Écorchée vive, la noire existence d’un renégat s’embrasa d’un désir. Chérir. Posséder. Régner. Cette fille est sienne. Qu’importe les décennies : Ollivander n’a sur elle aucune revendication. Déposséder le vioc de ses prérogatives paternelles. Comme il serait aisé de lui arracher la gorge, à cette fille, pour l’enlever au flux du temps. S’en emparer.

Le voilà coulé près de la marcheuse solitaire. Solaire. Son visage doux illumine le campement, bourgeonne d’une sorgue noctambule. La paume glaciale s’égare sur l’épaule en visite, la fait se retourner. Sous le chapiteau de nuages, entre les yourtes de fortune, d’étranges retrouvailles se jouent. « Douce Pelagia, vous voici revenue me voir. » Arrogance de croire l’enfant là pour soi. Morgue le poussant à câliner cette échine frissonnante d’une étreinte mortelle. Le corps pressé contre le sien. Gestes de retrouvailles heureuses.

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Sanglantes rencontres
Pelagia H. Ollivander
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Ven 28 Juin - 13:46
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Les toiles tendues se sont parées de fumerolles de couleurs. Ombres et lumières. Quiètes silhouettes s’effacent dans les ténèbres d’un sommeil lorsque les falots s’éteignent. La nuit se fait, s’effraie de tant de tranquillité. Je marche sous les étoiles et les nuages. Hagarde hère venue fouiller les confins des ténèbres. Il faut dire que je m’aventure dans de dangereuses contrées. Pas les Terres de Feu, non. Mon grand-père a, ici, suffisamment de soutiens et de pouvoir pour que sa petite fille puisse évoluer librement. Mais cette rencontre, cette quête inassouvie. Rencontrer l’autre. Cet autre est résolument étranger à tout, même à la vie. C’est un vampire, un monstre de la nuit. Une de ces créatures qui, vieillissant, se dépenaillent du bien, du mal, du sens moral. Et Augustus Rowle n’est pas exactement un jouvenceau.

Mon aîné d’approximativement deux cent-dix ans, il arpente ces terres depuis si longtemps qu’il doit bien avoir abandonné toute traces de ses anciennes considérations. L’humanité ne doit probablement être plus pour lui qu’un lambeau s’étiolant dans l’oubli. Et cela me fascine. Me révulse. Me captive. Presque autant que le font les mystères ancestraux de la magie. Les êtres de la nuit sont fascinants. Lui, l’est encore plus. Mon ancêtre. Me savoir liée par le sang à cet être ne rend que plus attrayante sa compagnie.

Une main se pause sur mon épaule voilée, l’enserre de sa froide prise. Il est là. Le coeur rate quelque battements. Pas beaucoup. Deux ou dix. Le temps se suspend, silence empesanti d’expectative. Sa haute figure se découpe au clair d’étoiles, luit sous la lune pleine et ronde. Masque d’argent coulé sur des traits immobiles qui, même lorsqu’ils se meuvent pour former des mots et expression, gardent cette glace toute rigoureuse. Un buste de marbre, raide, roide. Splendeur inhumaine qui ne peut que mimer à grand peine l’inperfection humaine. Et il est là. Le stryge des lieux. Le terrible Augustus Rowle.

Me voici dans ses bras, précipitée par la précision d’un geste de sa part, contre un torse froid sous le vêtement. Dur. Peau d’albâtre. Chairs de craie. Les bras entourent pourtant la taille, comme pour se blottir dans l’étreinte de la mort. Fascinant. Mon sourire s’enflamme à l’écho de ses retrouvailles. Même sa voix paraît lointaine, pétrie d’outre-tombe. Je me dégage en douceur de son étreinte, unit ma paume à ses phalanges glacées. Contact létal.

« Allons, ça nous manquerait à tous deux si je ne venais pas vous voir ! Je devais retourner à Poudlard demain matin, mais j’ai pris un peu de temps pour faire un détour. Vous n’avez jamais pensé à vous exiler dans les pôles, Augustus ? Là bas, la nuit dure six mois, vous pourriez vous passer de sommeil diurne et faire une longue sieste en été ! »

Pépiement curieux. Je ne peux jamais m’empêcher de le questionner avec toutes les interrogations qui peuvent me traverser l’esprit. Il y avait eu, en vrac, comment décririez-vous vos sens de vampires par rapport à ceux des humains ? Ça ne vous manque pas, la magie ? Vous étiez dans quelle tradition ? Vous êtes allé à Poudlard ? Ça a quel goût le sang ? Vous pouvez vous nourrir de sang animal ? Je ressemble vraiment à Meredith ? Et puis bien d’autres, sur la Révolution Française, la magie, la chevalière passée à son doigt, sa vie, sa mort, son sire. Ce dernier semble avoir disparu de la circulation, mais je ne sais rien de son destin, en vérité. Encore une question.

« Dites, Augustus, vous m’aviez expliqué que pour être transformé en vampire, il fallait être mordu, n’est-ce pas ? Celui qui vous a mordu, que devient-il ? Quel âge a-t-il ? Vous vous fréquentez de temps à autre ? »


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