Engel Bauer | Mein hertz brennt
 :: Administration Générale ϟ :: Examen de la baguette :: Baguettes recensées

Aller à la page : 1, 2  Suivant

Engel Bauer

Engel Bauer
ADMINISTRATRICE
hiboux : 194
pictures : Engel Bauer | Mein hertz brennt  Tumblr_puuwn2eUT01srw1gho4_540
Ven 5 Avr - 6:47

Engel Bauer
plume de phénix
Nom Bauer ; Prénoms Engel ; Âge 39 ans ; Date de naissance 9 décembre 1964, 10 semaines avant le terme. Il a malheureusement gardé la taille de crevette de ses premiers mois d’existence ; Lieu de naissance Lübeck, en Allemagne, au bord de la mer baltique ; Signe astrologique sagittaire, pour ce qu’il en a à foutre ; Nationalité allemande par son père, anglaise par sa mère ; Statut Civil célibataire, une nuit sur deux ; Préférences sexuelles il les aime audacieuses, fortes et qui savent assez ce qu’elles veulent pour assumer leurs choix  ; Statut du sang désespérément mêlé ; Tradition Ordre d’Hermès, formation à Durmstrang et passage express à Poudlard, il en est sorti sans diplôme à 16 ans ; Baguette bois d’acajou, crin de licorne, 26,4cm, souple et idéale pour les sortilèges de feu et lumières. Idéale pour lui, en somme… ; Patronus peu de gens savent qu’il n’a encore jamais réussi à le matérialiser, la faute à ses démons trop nombreux qui l’empêchent d’oublier plus d’une seconde la rage qui lui tient au ventre ; Dons rien pour arranger ses piètres qualités de sorcier ; Pouvoirs ses seuls exploits sont les rares sortilèges qu’il parvient à jeter sur scène sans baguette, résultat d’années entières de travail acharné pour l’amour des effets pyrotechniques ; Particularités fumeur compulsif, coutumier des excès, il souffre d’acouphènes depuis plusieurs années à force de se bouffer le son saturé des amplis et les explosions régulières à tous ses concerts contre lesquelles il a toujours refusé de porter des protections. Avec ce sifflement permanent dans les oreilles, il a de plus en plus de mal à dormir ce qui le force à trouver des palliatifs quand il le peut et le pousse dans les bras d’une certaine poudre blanche quand ses rares heures de sommeil ne suffisent plus à le faire tenir debout Activité ProfessionnelleLeader, compositeur, guitariste rythmique et parolier du groupe de métal industriel anglo-allemand Reißen (se prononce [ˈraɪsən] qui signifie « déchirure »). Agitateur politique et provocateur acharné.
CARACTÈRE & ANECDOTES
Il paraît que j’ai une gueule à être gentil. Belle connerie quand on m’a déjà vu en vrai. Ma tronche, je la trimballe du haut de mon mètre 73. C’est pas grand. C’est même un peu casse-couille quand je dois regarder Jeremiah dans les yeux. Mais j’en ai fait mon deuil. Surtout depuis que j’ai des potes assez costauds pour qu’on ne vienne plus me péter les roustons avec ça. Je suis plus fort pour éviter les poings dans la gueule que pour en mettre, même si j’ai développé un bon crochet du droit au fil des bagarres de bar. Coup de coude au foie. Direct au plexus. L’enchaînement des traîtres, appris par cœur depuis que j’ai compris que je ne valais rien une baguette à la main. Il faut toujours parier sur ses maigres qualités…

J’aime mon café noir, serré. J’exècre le culte de cette eau chaude qu’on sert partout sur cette île. On me dit arrogant, provocateur, une réputation dont je joue au point de m’y perdre aussi parfois. Chaque vexation de la vieille Angleterre m’amuse tant que j’en oublierais fréquemment le sang britannique qui se mêle dans mes veines. Mais le masque de connard que je porte n’est là que pour cacher la trouille que je garde sans cesse comme une pierre dans l’estomac. Car je sais mes failles nombreuses et mes faiblesses criantes. Je n’ai jamais été qu’un sorcier médiocre, une condition que je suis sûr de devoir à l’impureté de mon sang, ce qui a fait naître en moi une haine et un sentiment d’injustice que je dégueule dans les paroles de mes chansons. La musique est devenue un exutoire, le seul monde dans lequel j’excelle. Et j’y vomis mes tripes, ma rage et l’alcool dont j’abuse depuis des années.

Si l’ivresse de la scène est de loin mon addiction la plus sévère, je la compte au milieu d’innombrables autres qui inquiètent les rares amis capables de supporter mes humeurs versatiles. Nicotine, caféine, alcool et narcotiques envahissent mes nuits quand aucune fille ne vient combler le vide. Mes insomnies chroniques rendent mon caractère plus incisif encore qu’il ne l’était. Le sifflement des acouphènes me rend dingue au point que même les gars ne savent plus comment m’aider. Il n’y a que Zven qui sait encore trouver les mots pour m’empêcher de perdre totalement pied. Mais combien de temps reste-t-il avant que la folie ne ronge les dernières digues de ma psyché ?

Alors, les années m’ont fait m’enfermer dans une solitude mortifère qui me protège des autres autant que je les protège de moi. L’exubérance dont je m’affuble n’est en vérité là que pour cacher ma peur de l’échec et mon manque d’assurance qui me suit depuis que je suis môme. Ma mauvaise foi m’empêche d’avouer la lâcheté dont je fais preuve face aux difficultés que je rencontre. Je n’ai ainsi que peu travaillé pour améliorer mes talents en sorcellerie, hormis pour les sortilèges de feu et de lumière dont l’esthétique m’a toujours fasciné. Il est tellement plus simple de se cacher derrière l’impureté de son sang pour s’éviter d’affronter les preuves de sa faiblesses…

Mais derrière ce personnage que j’incarne sur scène et mes coups d’éclats réguliers pour remuer la politique anglaise, je reste loyal aux quelques rares personnes que je considère comme faisant partie de ma famille. Timide en petit comité, secret et observateur, j’ai besoin de temps pour m’ouvrir et beaucoup se retrouvent découragés par mon caractère de merde avant de parvenir à percer l’armure que je porte. Mais alors que la haine qui me consume me pousse dans des positions politiques de plus en plus radicales, cette armure ne m’a jamais semblé si vitale…
CURRICULUM VITAE

novembre 2003

Il fait nuit dans le penthouse. Les seules lumières qui percent sont celles du quartier de Soho qui traversent l’immense baie vitrée du salon. Environnement moldu. Je leur ressemble plus que je ne le voudrais. La fraîcheur du verre glace mon épaule. Je suis assis à même le sol. Je n’ai pas allumé le chauffage en rentrant, pas plus que les luminaires. J’ai froid, mais je suis incapable de me lever. Mes affaires sont restées dans l’entrée, balancées dans un coin. Je suis venu m’échouer là comme une pierre, la tête remplie des sons du dernier concert d’hier. Le crâne posé sur la baie vitrée, j’ai le regard dans le vide, posé quelque part dans la rue. Ça grouille en bas. Le monde tourne autour de ma carcasse, vibrant, incandescent. Nous ne sommes rentrés de tournée que depuis deux heures. Mais j’étouffe déjà…  

9 décembre 1964

Il neige à Lübeck. Mes parents ont bien failli ne jamais arriver à la clinique, même la plus proche. Rien ne leur avait fait penser à la possibilité d’un tel voyage en plein hiver. Dans la chambre, je braille, une habitude que je semble ne jamais avoir perdue. Mais un peu plus loin, ma mère pleure elle aussi, rien qu’à me regarder. Je suis petit, rachitique. J’ai dix semaines d’avance, et les médecins commencent à préparer mes parents à l’éventualité de me perdre.

Dans un coin de la pièce, mon père m’observe, complètement en retrait. Dans sa tête s’immiscent déjà ses pires craintes, et un dégoût qui déforme progressivement les traits de sa figure. Sur le lit, ma mère cherche à capter son regard. Ses sanglots saccadent son souffle. Elle implore :
- Erhard, s’il-te-plaît…
Il ferme les yeux. Dans son cœur, il sait déjà que son épouse gagnera. Mais il ne peut acquiescer de vive voix. Il ne peut pas.
- S’il meurt, je meurs aussi…
Le seul argument qu’il ne pourra jamais contrer. L’amour d’une mère ne souffre d’aucun adversaire. Et aucun deuil ne pourra jamais lui rendre la femme qu’il a épousée si elle devait perdre son fils. Les certitudes empoignent son cœur qui saigne de ne pouvoir les contredire. Il sait la décision déjà prise depuis que les médecins lui ont dit que le petit ne survivrait sans doute pas. Mais il ne parvient pas à l’accepter.
- Appelle-la, Erhard. Je t’en supplie. Elle peut le sauver… Tu le sais.
Elle, c’est la tante de Grace, une sorcière, comme son épouse. Une guérisseuse. Voilà des années qu’il était parvenu à éviter de la fréquenter, comme tous ceux de sa nature, tous ces sorciers qui ne font que lui rappeler ses tares les plus sombres. Erhard Bauer est né cracmol. La magie est pour lui une malédiction depuis qu’elle ne l’a pas embrassé, et tomber amoureux d’une sorcière n’a en rien effacé la haine qui a purulé de sa blessure d’enfance. Toute sa vie n’a été qu’une fuite, loin de sa famille, de celle de sa femme, et de tous ceux qui leur ressemblent. Mais alors que les pleurs de son fils continuent de s’affaiblir dans la couveuse, il sait que rien ne peut justifier qu’il refuse la seule aide qui pourrait le sauver. Il finit par lever les yeux pour croiser ceux de son épouse. Quelques secondes passent sans qu’il ne dise un mot. Son souffle s’ébranle un instant et il sort finalement de la chambre, sans se retourner.

Quelques heures plus tard, le personnel moldu tenu à l’écart, j’expérimentais déjà mon premier contact avec la magie. Je n’ai jamais su ce que la sorcière m’a fait ce jour-là. Je sais seulement qu’elle m’a probablement sauvé la vie.

1964 ~ 1975

Je traverse les ans malgré ma santé fragile. Ma petite taille m’enrage mais ma mère me répète que ce n’est qu’une question de temps, que je grandirai bientôt. Vaste blague quand on sait que je continue de lever les yeux dès que je veux parler à mes potes à bientôt quarante piges… Ma mère me fait boire des mixtures étranges sur les conseils de sa tante. Terrorisée à l’idée de mettre au monde un autre enfant qu’elle ne pourrait pas sauver, elle n’a jamais accepté de me donner un frère. Je crois, avec le recul, que j’aurais été un terrible aîné… Surprotectrice bien qu’aimante, Grace peine à laisser une place à mon père, même s’il tente de jouer son rôle. Notre cocon familial n’admet que nous trois jusqu’à mes quatre ans. Car Zven est arrivé, au grand désespoir de mon père.

Je l’ai rencontré à l’école du quartier. Ses cheveux noirs tranchaient avec ses yeux clairs. Il était plus fort que moi, plus intrépide aussi. Il m’a pris sous son aile, grand frère protecteur qui m’apprenait toutes les conneries de la terre. Mais c’est son nom qui a fait tiquer mon père. Aldermann. J’entends le mot « sang pur » sans bien comprendre ce que cela signifie. Pour Ehard, le simple fait de le savoir dans mon cercle est une frustration dont je ne saisis pas encore la nature. Pourtant, la réponse est simple : Zven est sorcier, comme toute sa famille, et comme une trop grande partie de la mienne.

Les mages occupent toute une partie de mon arbre généalogique, quelle que soit la branche qu’on regarde. Sang mêlé de toute part, l’insensibilité de mon père à la magie n’aura pas influé sur ma propre réceptivité. Lorsque mes pouvoirs se déclarent pour la première fois, ma mère pleure d’une fierté non contenue. Mais pour mon père, c’est un crève-cœur. Son fils sera donc comme tous les autres : un rappel perpétuel de ce monde auquel il n’a pas accès. J’utiliserai cette magie qu’il n’a jamais pu sentir. J’apprivoiserai ces forces qui le laissent complètement étranger. Je ne serai pas comme lui, et la déception qui a envahi son regard ce jour-là ne l’a plus jamais quitté.

novembre 2003

Mes yeux passent dans le coin du salon. Posée sur le rack au milieu de toutes ses sœurs, je fixe ma première guitare. Le vernis d’un bleu criard est abîmé par endroits. Je l’ai esquintée du côté droit en la faisant tomber lors d’une soirée de répétitions trop arrosée quand j’étais môme. J’en avais pleuré des heures… Elle est encore là malgré les années. Attachement sentimental. On l’aurait pas vraiment soupçonné de ma part.

Je me souviens des tractations incessantes, des négociations chaque soir… J’en voulais une. Comme Zven. Un putain de caprice auquel mon père a mis fin un jour en me rapportant la première guitare qu’il a trouvée en rentrant du travail.
- Tu en veux une ? Alors voilà. Et mieux vaut que tu uses les cordes, mon garçon, ou c’est moi qui risque de te faire chanter.  
Il n’a jamais eu besoin de me répéter sa menace. J’ai gratté à m’en faire saigner les doigts. J’étais fasciné par les groupes de rock que je voyais à la télé. J’imitais leurs poses. Je cherchais leurs riffs. Je demandais à Zven de me montrer comment faire les accords barrés. Il ne m’a pas fallu longtemps pour devenir meilleur que lui. C’étaient des bonnes années, ouais… Des putains de bonnes années.  

juillet 1975

Les deux poings fermés, j’enrage. Ma mère n’écoute rien et mon père nous ignore. Maman veut m’envoyer à Poudlard, où elle a fait ses études. Mais Zven, lui, est à Durmstrang depuis un an. Je me fous que ma mère ait été se paumer en Ecosse pendant sept ans quand elle avait mon âge. Je veux juste rejoindre Zven.

La négociation est dure. Maman répète que Durmstrang n’a pas bonne réputation, qu’on y apprend la magie noire… Affabulations. Je sais que c’est faux. Et même si c’était vrai… Ca ne changerait rien. Je n’en démords pas. Et chaque minute de plus passée dans cette lutte attise le feu qui dévore mon regard, déjà si jeune.

Le soupir de ma mère est éloquent. Elle finit par se tourner vers son mari pour lui demander d’intervenir. Je n’ai jamais su s’il a répondu cela pour m’aider, par pur esprit de contradiction, ou parce qu’il n’en avait strictement rien à foutre. Mais je n’ai jamais oublié l’intonation glaciale de sa phrase :
- Qu’il fasse ce qu’il veut.  
Gifle en pleine gueule. Je ne sais pas ce que j’espérais. Qu’il se soucie de mes arguments. Qu’il s’inquiète de mon choix. Qu’il refuse pour que j’aie une nouvelle occasion de l’affronter. Mais rien. Pas même un regard. Le mien l’a fusillé. Je ne rêvais alors plus que de m’enfuir de cette maison.  

Ma mère s’est tournée vers moi, déjà résignée. Elle a murmuré :
- Tu es sûr ?
Et je lui ai asséné la réponse avec une fermeté implacable.
- Durmstrang.

1975 ~ 1977

En septembre, je débarque pour la première fois dans le manoir nordique. Il fait encore doux. La bâtisse paraît moins froide, moins effrayante. Et surtout, Zven m’accueille avec un autre gars. Il s’appelle Andreas Schneider. Il parle allemand avec un putain d’accent suisse et a un sourire de playboy, déjà à cet âge-là. Ainsi entouré, à l’aube de ma nouvelle vie, je me sens grand. Je me sens fort. Je me sens invincible.

Ma mère m’a laissé emmener une guitare sèche que je n’ai pas le droit de faire sortir des dortoirs. Les yeux d’Andreas pétillent. Il nous écoute jouer des heures. Zven a les doigts un peu rouillés mais il retrouve lentement ses réflexes. La musique attire l’attention d’un gars de ma promotion, une grande perche qui s’appelle Jeremiah et qui vient d’Angleterre. Tout le monde fait l’effort de parler anglais quand il est là car l’asperge ne pipe pas un mot d’allemand. Il dit qu’il est bassiste. Avec les potes, on se prend à rêver mais c’est pas les prises électriques qui courent les rues à Durmstrang. Alors on joue dans notre coin et j’écris mes premiers textes d’adolescent.

L’apprentissage de la magie fait s’épanouir Zven qui devient rapidement le favori de bon nombre de professeurs. Mais bien vite, je réalise que je n’ai aucun talent une baguette à la main. Je m’acharne à beugler des formules sans que rien de satisfaisant n’en sorte, et peu de matières me permettent de briller. Je suis une bille en métamorphose. Les potions m’emmerdent. J’crois pas une seule seconde aux conneries qu’on nous sort en divination. Et je peine en sortilèges.

Durmstrang a toujours été renommée pour ses excellents duellistes. Mais si Zven intègre bientôt la meilleure équipe de l’école, les cours de duel sont pour moi une vraie purge. Les blessures accompagnent les trop nombreuses humiliations que je subis sur l’estrade et je me renferme dans ma honte, laissant naître une amertume qui devient haine à mesure que je vais d’échec en échec. Rapidement, mes difficultés me font délaisser les cours. Je préfère me noyer dans ma musique, me cloîtrer dans le dortoir à pincer des cordes, quitte à faire preuve d’absentéisme. Les professeurs me prennent en grippe. J’éprouve un malin plaisir à m’enfoncer toujours plus loin dans l’insolence. Je suis jeune, empli de colère, et je voudrais voir le monde brûler.

Il n’y a guère que les sortilèges de feu et de lumières qui parviennent à trouver grâce à mes yeux. Très jeune, je suis fasciné par leur esthétique et je me mets en tête de les maîtriser à la perfection, de les faire toujours plus beaux, plus grands, plus brutaux… Je m’entraîne des heures à cette seule tâche dans la forêt qui entoure l’école. Mais ces rares victoires ne suffisent pas à effacer le poids de mes déceptions.

Dans son coin, Zven s’en inquiète. Je sens son regard devenir de plus en plus lourd sur mes épaules, ses sollicitations se faire plus fréquentes. Il me voit dépérir et n’imagine alors qu’un seul remède. Armé de sa gueule d’ange et de sa réputation inébranlable, il négocie pendant des mois auprès du directeur pour monter le premier groupe de rock étudiant de Durmstrang. Après plusieurs refus, ce dernier lui demande simplement à quoi il doit s’attendre s’il accepte de nous laisser jouer.
- A quelque chose qui a de la gueule, a répondu Zven.
Le directeur a souri. J’ai su alors que nous avions gagné.

Quelques jours plus tard nous sont livrés nos premiers instruments ensorcelés de sorte à pouvoir être utilisés dans l’enceinte de l’école. Deux guitares pour Zven et moi. Une basse pour la grande tige. Et une batterie pour Andreas. Le Suisse ne sait pas en jouer, mais taper sur des trucs, ça doit pas être bien compliqué.

Avec ce prétexte tout trouvé pour laisser tomber le peu de travail scolaire auquel je m’attelais encore, je ne me perds plus que dans mes compositions. Obnubilé par ma musique, j’enchaîne les nuits blanches pour écrire les partitions de tout le groupe et reprendre mes premiers textes que je rédige en allemand. Ma frénésie se fait contagieuse et les gars se prennent au jeu. Andreas m’impressionne derrière ses casseroles. Il parvient à tenir un rythme avec un minimum de gueule en quelques semaines à peine et bien vite, nous annonçons notre premier concert donné dans la salle de réception du manoir.

Les élèves sont venus en nombre. La plupart des professeurs ont aussi répondu présent et se sont installés dans les premiers rangs. Les gars s’échauffent à l’arrière. Et moi, je suis mort de trouille. Le regard fixé sur le public, dissimulé par la porte du couloir improvisé en coulisses pour l’occasion, j’arrive à peine à respirer. La sangle de ma guitare me cisaille l’épaule. J’entends les gars qui se marrent derrière, Schneider qui joue des baguettes sur ses cuisses en attendant de pouvoir frapper brutalement sur ses tomes. Tout le monde est excité. Tout le monde nous attend. Mais au moment de monter sur scène, je suis tétanisé par la peur.

Il me faut l’intervention de Zven qui me pousse sur l’estrade pour me sortir de ma torpeur. Les visages grimés d’un maquillage blafard, nous prenons tous nos places et j’ai l’impression de ne réaliser que maintenant que le micro du milieu est pour moi. Zven me regarde avec insistance, fait un signe de tête comme pour me rappeler que c’est à moi de parler. La voix balbutiante, je m’y reprends à trois fois pour présenter le groupe. Et malgré les quatre coups de baguettes de Schneider pour donner le coup d’envoi du premier morceau, j’ai l’impression de rester irrémédiablement dépourvu de cette ardeur qui me consumait jusque-là. Paralysé du haut de mes treize ans, c’est à peine si je marmonne les textes de mes chansons. J’effleure les cordes de ma guitare comme si je ne voulais surtout pas en tirer un seul son. Autour de moi, les gars paniquent, tentent de me récupérer quand je perds le rythme. J’oublie la moitié de mes propres paroles. Le public nous chahute. On gueule qu’on ne m’entend pas. Je foire trois de mes solos. Le fiasco est total. Et la gifle monumentale.

- Putain, mais qu’est-ce qu’il s’est passé ?
Zven m’a chopé dès notre sortie de scène. Il a sauvé la plupart des morceaux, récupéré mes bourdes et pris le chant principal quand je n’étais plus capable de le faire. Mais je sais que nous n’avons pas fait illusion. Nous nous sommes viandés. Je me suis viandé. Les doigts de Zven s’enfoncent dans mon épaule, me maintenant bien droit face à lui, dos au mur du couloir. La colère et l’inquiétude se mêlent dans ses yeux. Je mets quelques secondes à retrouver mes esprits avant de repousser sèchement sa main et réponds, faussement désinvolte.
- C’est notre premier concert. A quoi tu t’attendais ?
Il écarquille les yeux, incrédule. Je ne me démonte pas.
- Tu te fous de moi ? C’était quoi ça, putain ? Tu t’es jamais autant foiré, même en répet’ !
- Eh ben voilà, c’est fait…
Je tente de m’enfuir mais son bras me barre brutalement la route. Sa voix reste ferme, quoique moins agressive.
- Engel…
- Laisse-moi passer.
- Engel.  
Il m’attrape par le bras et je fais un geste violent pour me libérer.
- Lâche-moi, putain !
Hurlement. Tous les autres se figent, cessent de faire semblant de s’occuper ailleurs et se mettent à me fixer comme si je tournais dingue. J’étouffe sous leurs regards. Mais Zven ne me laisse aucune échappatoire. Mes mâchoires se serrent. J’ai les mains qui tremblent de chaque côté de mon futal. Mais je ne peux pas le contrer. Je le sais. Les secondes s’égrainent. Je soupire profondément. Et Zven finit par murmurer d’une voix basse, comme on parle à un môme :
- Qu’est-ce qu’il s’est passé, Engel ?  
- J’ai paniqué, ok ?
Aveu douloureux, craché avec violence. Je passe une main dans mes cheveux en inspirant brutalement et m’adosse au mur en pierres.
- Ils étaient tous là et… Et j’en sais rien. C’est comme si j’avais tout oublié d’un coup.  
- Tu nous a jamais fait ça en répétition.  
- J’avais jamais joué devant une marée de connards non plus, d’accord ?
J’ai la voix qui tremble. Nouveau soupir, plus fragile. Mon cœur se fracasse contre mes côtes. J’ai besoin d’air mais je n’ose plus me dérober. Autour de moi, les gars regardent leurs pompes. Je sais ce qu’ils pensent. C’est comme s’ils me le criaient dans les oreilles. Je me suis complètement foiré et personne ne sait si je saurai assurer la prochaine fois. Mais dans ma tête, la décision est déjà prise.
- De toute façon ça sera la dernière fois. J’arrête.
Zven semble se liquéfier devant moi et son frisson se transmet à tous les autres qui lèvent brutalement le regard en ma direction.
- Quoi ?
- J’arrête. Le chant. Les solos… Je fais plus ça.  
- Mais de quoi tu parles ?  
- T’as vu ce soir, non ? Je peux pas faire ça. C’est pas pour moi.
- Mais… C’est toi qui les composes ! Je sais pas écrire, moi. Personne fait ça, ici !
- T’as bien réussi à prendre le lead ce soir, non ?  
Il perd ses mots une fois encore et j’insiste avant qu’il n’ait le temps de me contredire.
- Alors t’auras aucun mal à le refaire.  
Zven secoue la tête comme pour réorganiser ses idées, puis me balance avec une fermeté terrible.
- Hey, j’ai jamais signé pour ça, moi, d’accord ? J’étais qu’à la rythmique, tu te souviens ?  
- Ouais, ben changement de programme.  
- Non…
Mais le coupe sèchement :
- Alors tu te trouves un autre guitariste parce que moi je ne retourne pas derrière ce putain de micro, c’est clair ?
Gifle collective. Je sens la trouille s’insuffler chez tous mes potes. Depuis le début, c’est moi qui mène la barque et voilà que je menace de quitter le navire. Mais l’humiliation de ce soir est trop prégnante et les accumulations d’échecs me sont devenu insupportables. La colère me brûle les paumes. Je n’ai jamais tant eu envie de tout envoyer balader. Zven a quitté mon regard. Il s’écarte pour faire quelques pas dans le couloir. Personne n’intervient. J’ai l’impression que je les effraie.
- On peut pas laisser tomber le groupe. Je me suis engagé auprès du directeur, tu te souviens ?  
- Je sais.  
Il réfléchit encore avant de faire claquer sa langue d’exaspération. Il revient à ma hauteur, le doigt dirigé bien droit sur ma poitrine.
- D’accord. Je prends le chant. Tu m’apprendras tes solos. Mais c’est que temporaire.
Je manque de le couper mais il m’arrête d’un geste.
- Je cherche un nouveau chanteur dès demain. Ce rôle-là, c’est pas le mien. J’en veux pas. Je fais ça pour le groupe, le temps qu’on trouve une autre solution. C’est clair ?  
Je ferme ma gueule et cette fois, c’est moi qui baisse les yeux.
- Tu continues d’écrire et de composer. Tu nous as embarqué là-dedans, tu t’y tiens.
Puis il se tourne vers les autres.
- Répétition demain matin. Je veux tout le monde en place à six heures. Va falloir assurer pour faire oublier ce soir.  
Puis il tourne les talons et se tire, rapidement suivi des deux autres. Andreas m’a lancé un dernier regard avant de partir. Un regard triste et mort d’inquiétude. Si semblable au mien.

novembre 2003

Je me souviens du riff. Le premier riff que j’aie jamais composé. Il sonne si clairement dans ma tête. Mélodie entêtante au rythme simpliste. L’efficacité plutôt que la complexité. La certitude de pouvoir tout maîtriser. Toute ma vie je me suis attaché à cette seule idée, cette volonté farouche de ne jamais me planter. La virtuosité technique m’a toujours fait flipper sur scène. Souvent je me revois devant la foule, tétanisé comme ce gamin de Durmstrang, terrorisé à la moindre fausse note. Je n’ai pas tant changé depuis… Si peu.

Il n’y a que ce sifflement. Cet acouphène qui résonne dans ma tête. La même note, en permanence, si discrète et pourtant si obsédante. J’avais réussi à ne pas me concentrer dessus jusque-là, à occuper assez mon esprit pour laisser le son au second plan. Mais il est revenu, plus fort que d’habitude. Je me masse la tempe dans une tentative désespérée pour le faire disparaître. Mais il ne part pas. Il ne part jamais.

octobre 1978

On a entendu sa voix de baryton depuis l’autre bout du manoir, un chant traditionnel allemand beuglé sur fond de soirée étudiante trop alcoolisée. Les autres élèves avaient beau reprendre son air à pleins poumons, on n’entendait que lui et son accent qui lui faisait rouler les « R » comme un bavarois. A dix-huit ans, Xaver Hochstrasser est le meilleur duelliste de Durmstrang. On raconte qu’il a déjà plusieurs fois remporté un duel contre notre professeur. C’est un bœuf aux épaules larges et à la voix grave. Merveilleusement grave. Il ne nous faut qu’un seul regard avec Zven pour arriver à la même conclusion. Il est exactement celui qu’il nous faut.

Le bougre n’est pas facile à convaincre : le souvenir de notre premier concert catastrophique hante encore les murs de Durmstrang bien que nos représentations suivantes aient depuis lavé notre honneur. Encore une fois, c’est Zven qui se colle à la diplomatie et ses talents de duelliste l’aident à se faire apprécier par la bête. Hochstrasser me mate avec insistance. Je ne me suis jamais senti plus frêle que face à lui. Les mains dans les poches, il se tourne vers moi, semble réfléchir un instant, puis il gronde :
- C’est l’épaule de serpent, là, qui compose ?
Je me fige. Zven acquiesce à ma place. Xaver fait quelques pas dans ma direction en passant sa langue sur le coin de ses lèvres. Je crois que je pourrais crever là rien que s’il éternuait.
- Les textes, ils sont de toi aussi ?
Je fais un signe de tête, tremblant de tout mon corps.
- Et t’es toujours aussi hargneux ?
Coup de poker. Je respire, me force à me redresser et lui balance :
- De pire en pire…
Hochstrasser sourit.
- On va peut-être pouvoir s’entendre, alors…

novembre 2003

Il est trois heures du matin quand j’attrape une guitare. La première qui vient. Je ne prends pas la peine de la brancher. Je ne veux que faire sonner les cordes. Occuper le silence. Remplir le vide. Faire disparaître ce crissement aigu qui occupe toutes mes pensées.

Je joue le premier riff qui me vient en tête, un des morceaux préférés de Xaver. Un titre nerveux, brûlant, qui fait cracher les amplis et nous fait abuser des effets pyrotechniques. Feuer Frei ! Morceau de jeunesse, toujours aussi jouissif. Il est presque étrange de l’entendre sans distorsion, dans son habit le plus simple. Mes doigts s’agitent sur le manche de ma guitare mais les gestes sont incertains. Je manque un temps. Je ne pince pas bien les cordes. J’ai les mains qui tremblent de fatigue et de rage. Le sifflement ne faiblit pas. Il ne faiblit pas…

août 1979

- C’est terminé, Engel. Je ne veux même plus en entendre parler.  
- Tu peux pas faire ça !
- Oh, si, je le peux. Et crois bien que je vais le faire.
- Je ne quitterai pas Durmstrang !
- Ca, mon fils, il fallait y penser avant de passer tes examens.
Le hibou est arrivé ce matin avec les résultats de mes notes de cinquième année, l’équivalent des BUSE, et je me suis royalement planté. Pas que ce soit une surprise. Mais pour ma mère, c’est la goutte de trop.
- J’avais dit que je ne te voulais dans cette école. J’aurais dû me tenir à mes premières impressions. Tu as insisté pour y aller et nous t’avons donné ta chance. Maintenant regarde !
Elle me tend le papier déjà connu par cœur. Des notes allant du scandale au médiocre. Rien pour plaider en ma faveur. Et surtout pas les appréciations qui suivent.
- Et si ce n’était que cela…
Elle lit à voix haute.
- « Comportement défiant et provocateur », « absentéisme », « insolence », « violence envers ses camarades de classe », un mois de retenue pour une bagarre dans un bar en compagnie de Zven Aldermann. Une bagarre dans un bar, Engel ! Tu te rends compte ?
Mon cœur bat dans mes tempes à me fracturer le crâne. J’ai l’impression d’être désarmé, humilié, et ma mère ne me laisse pas une seconde de répit.
- Cinq ans passés à sécher les cours avec toute ta clique et tout ça pour quoi ? Pour ce groupe dont tu nous rabats les oreilles depuis que la direction a fait l’erreur de vous permettre de le montrer ? Je croyais que tout cela devait finir avec le départ de Xaver !
- On s’est beaucoup moins produit que l’année dernière, exactement comme tu me l’as demandé !
- Les résultats sont très probants, Engel, je te félicite.
Le ton de ma mère est cinglant, si étranger à ce qu’elle est qu’il en est effrayant. Elle soupire avant d’asséner son dernier coup.
- Cette mascarade a assez duré. Tu iras à Poudlard dès l’année prochaine.
Haut-le-cœur. J’ai l’impression de m’étrangler.
- J’ai déjà demandé le transfert de ton dossier de Durmstrang. Le professeur Semenovitch passe dès ce soir pour le Sortilège d’amnésie.
Coup en plein ventre. Je perds complètement pied.
- Mais… Ils ne peuvent pas…
Ma mère ne me regarde même plus. Elle fait mine de ranger des papiers. Ses gestes sont secs comme ses réponses.
- Seuls les diplômés de Durmstrang peuvent savoir où se situe l’école. C’est la règle.
- Mais je suis élève à Durmstang !
Le regard de Grace semble me broyer à l’intérieur.
- Plus maintenant.

septembre 1979

La rage au cœur, je débarque en Angleterre pour repiquer ma cinquième année. Je ne suis plus considéré comme un élève de Durmstrang. Je suis incapable de me rappeler où se situe l’école. L’humiliation s’est gravée au fer rouge dans ma chair. Je n’ai rien pu faire pour convaincre ma mère de changer d’avis.

J’arrive à Poudlard le cœur plus lourd encore qu’il ne l’était. Haineux. Dédaigneux. Pétri de rancœur. L’anglais que j’ai toujours parlé avec ma mère m’évite d’avoir un accent qui attirerait trop l’attention mais je détonne dans l’univers coincé britannique. J’ai le regard dur, le teint blafard, le corps trop maigre. Je crois que j’effraie la plupart de ceux qui me croisent.

Dès les premiers instants, je choisis de détester cette école et plus encore ceux qui y vivent. L’air suffisant des Anglais me débecte. Je les trouve hautains, arrogants, vaniteux. Je me vois entouré de pédales qui n’ont jamais connu les hivers nordiques et la discipline de fer de Durmstrang. J’exècre leur parler bourgeois et leur comportement maniéré. Je m’applique à choquer dès que j’en ai l’occasion.

Le Choixpeau reste des minutes entières sur ma tête à mon arrivée. Petit comité dans le bureau du directeur. Pas besoin de cérémonie pour les trois paumés qui rejoignent les bancs de l’école en milieu de formation. Ca m’arrange plutôt. Je crois que je ne convenais à aucune maison. J’aurais rêvé que le Choixpeau balance « Il ne convient nulle part. Laissez tomber. On ne le prend pas, » rien que pour faire enrager ma mère. A la place, j’ai entendu un simple mot. « Serpentard. » J’ai haussé les épaule, pris mes fringues et je suis parti rejoindre mon dortoir. Pas de guitare cette fois-ci. Ma mère y a veillé. Seulement mes carnets où s’accumulent toutes mes compositions, et un troupeau de connards que je tiens à distance pour éviter de leur abîmer leurs jolies gueules d’aristocrates.  

Enfermé dans mon aigreur, je m’enfonce à Poudlard dans une solitude extrême. Mon niveau médiocre en magie empire de jour en jour car je mets un point d’honneur à ne rien foutre. Les professeurs désespèrent rapidement à mon sujet. Je ne suis guère remarqué que par mes frasques qui se multiplient plus vite que je ne l’aurais même espéré. J’excelle dans l’art de la provocation et me plais à violer quotidiennement les limites de la bienséance. J’écope de dizaines d’heures de retenue pour insultes et violences. Il ne me faut que quelques mois pour me forger ici une solide réputation.

Au milieu des culs serrés de la vieille Angleterre, un seul élève est parvenu à gagner mon estime. Je l’ai rencontré dans une salle étrange qui m’est apparue un jour. J’étais persuadé de n’avoir jamais vu cette porte auparavant. A l’intérieur se trouvait Allan Shacklebolt, un adolescent du même âge que moi affublé d’une cravate bleue, assis derrière un piano demi queue. On dit que la salle sur demande fait apparaître tout ce qui nous est nécessaire. Elle m’a donné ce jour-là la seule amitié dont j’avais cruellement besoin.

J’ai retrouvé Allan tous les jours pendant des mois. Il m’apprenait le piano et je lui racontais le succès phénoménal de notre groupe à Durmstrang depuis que Xaver l’avait intégré. A ses côtés, j’apprenais l’histoire de la société magique anglaise et les traditions que certaines familles continuent de perpétrer sur cette île. Allan est un sang pur et je me convaincs que cette différence entre nous est la source de tous mes problèmes. Nos débats me forgent un esprit intransigeant. Je me passionne pour l’histoire des familles de sang pur qu’il me raconte entre deux cours de piano. Ce sont les seuls bons souvenirs que je garde de cette école. Mais je n’ai plus eu à la supporter longtemps.

« Il paraît que tu viens de Durmstrang ? »
J’ai senti un frisson me parcourir l’échine jusqu’aux lombaires. Intonation défiante. Dédain assumé. Je me retourne vers le môme qui me fixe, baguette à la main, et je comprends instantanément ce qui m’attend. Durmstrang est censée former l’élite des duellistes et ce gamin de quinze ans est depuis longtemps un habitué du club de duel de Poudlard. Immédiatement, les fourmillements dans mes mains s’agitent. J’ai le cœur qui s’emballe dans ma poitrine car derrière mes airs de nordique inébranlable, je sais que je n’ai jamais su vaincre le moindre adversaire à ce jeu-là. « Alors ? On manque de couilles, Bauer ? » Mes prunelles s’enflamment. Je ne peux pas reculer. Allan tente de s’interposer mais je l’arrête brutalement. J’ai l’honneur de mon école à défendre, car Poudlard n’a jamais été la mienne. La main désespérément tremblante, j’empoigne ma baguette. Je respire mal. La pression augmente avec les regards curieux qui s’agglutinent autour de nous dans les jardins. On veut savoir ce que le pestiféré vaut face à ceux qu’il passe son temps à dénigrer. Et ils n’ont pas été déçus. Ça non…

Je m’étale au premier sortilège de mon adversaire. Le choc me cloue au sol de longues secondes sous les regards hilares des trop nombreux spectateurs. Je mets un temps infini à me relever. Sifflant entre mes dents, je lance un Expelliarmus que mon rival n’a aucun mal à contrer et sa deuxième attaque me renvoie au tapis, plus violemment encore que la première. Ma baguette atterrit quelques mètres plus loin. Je la regarde rouler sur les graviers avant de fermer douloureusement les paupières. Je suis vaincu.  

J’entends son rire narquois comme s’il me le glissait à l’oreille. Je n’écoute pas les mots qu’il me lance mais les devine aisément. Le corps engourdi, grimaçant de douleur, je me redresse pour croiser une dernière fois son regard et j’y lis toute la suffisance que je lui ai permis de nourrir. Il se retourne alors pour continuer son chemin, acclamé par tous les clébards venus lui cirer les pompes. Et mon sang ne fait qu’un tour.

Abandonnant ma baguette, je me relève fou de rage et dévore les quelques mètres qui nous séparent pour l’attraper à même le cou. Sa surprise ne lui permet pas de me contrer. Je le fais tomber au sol et le surplombe, une main plaquée sur son col pour l’empêcher de se relever. Et mon poing se fracasse sur sa mâchoire. Le coup résonne dans tout mon bras, fait vriller mes nerfs d’une douleur que je ne sens même pas. Je lui assène un deuxième coup. Puis un troisième. Le sang macule mes phalanges. Ça crie tout autour de moi. Quatre. Cinq. Je crois qu’Allan m’appelle. Six. Je hurle à plein poumons. J’ai envie de le tuer… Et ce n’est que quand un Stupéfix me propulse loin de ma victime que ma folie prend brutalement fin.

Baguette encore en l’air, le regard terrifié, Allan me fixe comme s’il venait brutalement de prendre conscience de ma nature. Son sortilège met quelques instants à se dissiper, juste le temps pour un premier professeur d’enfin arriver sur le champ de bataille. Complètement sonné, je parviens difficilement à lever les yeux vers mon rival pour réaliser ce que je viens de faire. La chemise tachée de rouge, les cheveux plaqués par le sang sur son front, il ne bouge plus. Et je sais que je viens de signer mon expulsion définitive de l’école.

novembre 2003

La guitare a fini dans le mur, encastrée à même le placo. Recroquevillé dans un coin de la pièce, la tête dans les mains, je laisse échapper des gémissements misérables alors que le sifflement crisse, de plus en plus fort, implacable. Ma respiration se saccade. Je voudrais que ça s’arrête, que ça s’arrête…

La baguette dans ma poche arrière me cisaille le dos. Je l’attrape entre deux inspirations et la fais rouler entre mes doigts. Formule à peine murmurée. Un occamy de lumière s’échappe de l’acajou et se met à onduler dans la pièce tout autour de moi. Evoluant dans le noir, il se reflète dans la baie vitrée, illumine les rares meubles qui occupent les pièces trop grandes de mon appartement. Je passe mes doigts dans ses plumes comme si je pouvais le toucher. Combien de fois les effarouchés du Ministère ont-ils pu m’avertir concernant l’utilisation de ces sortilèges ? Des créatures de flammes et de lumières en plein Londres… Et si les moldus levaient les yeux sur ce 17ème étage ? Que diraient-ils ? La vérité, c’est que je suis déjà considéré comme le rockeur excentrique de l’immeuble et que tout le monde ici, s’il ne connaît pas ma musique, a au moins une vague idée de ce que je peux donner sur scène. Les effets de lumière et de pyrotechnie nous suivent à chaque représentation. J’en ai fait ma marque de fabrique, et les moldus en raffolent. Du reste, ils demeurent, au pire, incrédules, persuadés que ces effets sont le résultat de gadgets hors de prix que seuls les artistes peuvent vouloir se payer. Caprices de stars. S’ils savaient que tout ce qu’ils voient ne sort que de ce frêle bout de bois…  

1980 ~ 2003

Sans diplôme ni perspective, je rentre à Lübeck, tout juste âgé de seize ans, et vis ce qui s’apparenterais sans doute à la pire année de mon existence. Enfermé avec mes parents, subissant le poids de cette déception permanente qui ne quitte pas leurs regards, je glande en attendant le retour de Zven qui termine sa dernière année à Durmstrang. Noyé dans ma musique et la fumée des clopes que j’ai découvertes à quatorze ans, je passe mes journées entières dans l’aquarium qui me sert de piaule, un casque sur les oreilles pour me couper des disputes de mes parents qui résonnent tous les jours dans la maison. Ma relation avec mon père ne cesse de se fracturer. Les collisions entre nous sont permanentes et les quelques forces que j’ai gagnées avec l’âge rendent nos confrontations de plus en plus violentes. De semaine en semaine, je deviens un habitué des ruelles sombres de Lübeck et touche à tout ce qui peut effrayer les parents de bonnes familles. Quand Zven rentre enfin en Allemagne, je suis plus amaigri que jamais. Il me demande de le rejoindre à Berlin où il a trouvé un emploi au Ministère de la Magie allemand. Je n’hésite pas une seule seconde et disparais une nuit sans prévenir, ne laissant derrière moi qu’un mot sur la table de la cuisine : « Je vous écrirai ». Je ne l’ai jamais fait.

A Berlin, la présence de Zven me rassérène. Toujours ferme mais sans violence, il me remet sur pied, me fait perdre quelques mauvaises habitudes, et me dégotte des petits boulots pour nous permettre de payer le loyer. Il bosse à la brigade de réparation des accidents de sorcellerie, ce qui ne m’étonne guère. Il a toujours eu un talent naturel avec les trucs abîmés…

La vie berlinoise nous fait retrouver Xaver, lui aussi employé du Ministère, et nous arrivons rapidement à la conclusion que notre rock adolescent nous manque. Sacrifiant nos dernières économies, nous nous payons deux guitares sèches avec Zven pour nous produire dans les bars de la ville, Xaver ayant définitivement pris goût aux vocalises. Certains soirs nous octroient quelques maigres applaudissements, mais ce n’est rien comparé aux acclamations qui nous accueillaient à Durmstrang. Le succès est une drogue à laquelle on succombe vite et dont le manque se supporte mal.

Après un an à Berlin, je parviens à convaincre les gars de tenter notre chance en Angleterre. Si cette terre demeure encore celle de tous mes démons, je ne peux nier son ouverture bien plus large à la musique que celle qu’on nous sert dans mon pays natal. Le cœur gonflé d’enthousiasme, je recontacte Jeremiah et Andreas qui acceptent tous les deux de se joindre à l’aventure et j’appelle enfin Allan avec qui je n’ai jamais perdu contact même après mon renvoi de Poudlard. En 1982, nous débarquons à Londres, bien décidés à dévorer toute l’Angleterre.

Soucieux de toucher le plus grand nombre, j’écris de nouveaux textes en anglais et traduis mes anciens. Xaver grommelle : il n’a jamais aimé cette langue et même s’il la maîtrise bien, il ne retrouve pas la résonnance martiale qu’il chérit dans sa langue maternelle. Mais tout le monde se plie à l’exercice. Pleins d’espoir, nous faisons le tour des pubs et des maisons de disques. J’ajoute à nos spectacles nos premiers sortilèges de pyrotechnie que je jette discrètement quand toute l’attention est portée de l’autre côté de la scène. Nous échangeons nos tours de passe-passe avec Zven et piquons la curiosité de quelques soiffards amusés par notre son qui tire de plus en plus vers le métal, mais rien qui suffise à faire vivre le groupe.

Après deux ans de galère, les finances de tous les membres sont à sec et la lassitude a gagné même les plus braves d’entre nous. Soucieux de ne pas condamner notre avenir si l’aventure devait ne jamais être couronnée de succès, nous nous laissons deux derniers mois pour percer avant de tous rentrer chez nous. Mais je sais que rien ne m’attend en Allemagne, pas plus qu’ailleurs. Retrouvant ma hargne, je me lance dans un dernier coup de poker. Nous rebaptisons le groupe en assumant nos origines à moitié allemandes. Le nom « Reißen » nous apparaît comme une évidence : incarnation de notre son brutal et des deux cultures qui composent nos membres. Dans la piaule miteuse que j’occupe avec Zven, j’oublie l’anglais et compose le morceau le plus personnel que je n’aie jamais écrit, entièrement en allemand. Le titre attire immédiatement l’attention de mes camarades. « Engel ». Ce prénom qui ne m’a jamais vraiment convenu. La symbolique se veut criante. Je mets toute mon âme dans cette chanson et compose l’instru avec l’aide de l’ensemble des gars. En pleine installation du matos, Zven siffle un jour quelques notes sans y penser. La mélodie me frappe comme une illumination et je l’intègre au titre, en ouverture. J’apprends plus tard que c’est ce sifflement entêtant qui a attiré l’attention de notre premier producteur.

L’allemand que nous braillons derrière nos micros bouscule la vieille société britannique. Nos premières salles pleines nous voient pousser des ailes et bientôt, on nous offre la possibilité de donner nos premiers véritables concerts. Le bouche à oreille fait son office. Les fosses se remplissent et nous quittons progressivement les publics de niche pour nous offrir une reconnaissance de grande envergure.

Très tôt, nous adoptons un comportement résolument provocateur qui semble coller à ce que les Anglais attendent de nous. Les prudes britanniques s’offusquent et nous leur donnons toujours plus de raisons de nous détester tant que la majorité nous adule. Planqué derrière ma guitare rythmique, je gagne en assurance, caché derrière un rôle de connard que j’adore incarner sur scène. J’assassine le public de mon regard et celui-ci s’enflamme. La sensation est grisante.

Le succès nous ouvre les portes des excès les moins recommandables et si nous plongeons tous dedans tête la première, c’est avec Xaver que nous allons le plus loin. La dogue. La fête. Les filles. L’alcool. Tout me monte à la tête et j’en redemande comme un damné qui ne saurait plus sentir que les plaisirs extrêmes. La démesure gagne jusqu’à l’esthétique de nos spectacles. Nos effets sont de plus en plus impressionnants à mesure que nous gagnons en maîtrise et ils finissent par attirer l’attention du Ministère de la Magie qui s’inquiète que nous soyons découverts. On nous demande de ne conserver nos sortilèges que devant les publics strictement sorciers. Je réponds en livrant mon plus beau dragon d’étincelles au plus grand festival de métal anglais de l’été 1987. Nous obtenons notre premier avertissement ministériel, bientôt rejoint par une floppée d’autres.

L’interventionnisme du Ministère excite une fibre contestataire dont je joue depuis mes premiers pas sur scène. Dès les premiers succès du groupe, j’ai glisse dans mes textes des interprétations à la limite de la propagande, prônant les lignées de sang pur et le traditionalisme sorcier dont je regrette le délitement. Très tôt, je me laisse fasciner par la légende qui entoure Thomas Jedusor. Son projet pour la société anglaise me séduit et les gars me laissent tirer le groupe dans ce sens. Je deviens coutumier des coups d’éclat en interview. Les journalistes nous invitent de plus en plus régulièrement, certains d’obtenir un gros titre percutant à la moindre de nos interventions. Nous devenons les chouchous de Rita Skeeter. Nous jouons tous les six de notre réputation. Nous nous croyons intouchables, même lorsque les combats se rapprochent dangereusement de nous.

Mais bien que je soutienne corps et âme le camp des mangemorts, je ne prends jamais les armes, pas plus de mes compagnons. Conscient de mes piètres qualités de combattant et terrorisé à l’idée de me voir éloigné de la scène, je ne m’engage jamais physiquement dans les rangs du mage noir. Aucun d’entre nous ne prend la marque. Nous assumons de livrer notre combat en coulisses. Nous raflons de nombreux soutiens, en particulier parmi les jeunes. Notre engagement politique nous rend difficile à ignorer dans la sphère sorcière, mais les moldus forment autour de nous un bouclier inviolable. Je répète sans hésiter à qui veut l’entendre que nous faire disparaître est un risque que le Ministère de la Magie ne peut pas prendre sans fragiliser toute la couverture du monde magique. Je ne doute alors pas un instant de la victoire du Seigneur des Ténèbres.

En 1998, la défaite de Voldemort est une gifle que je peine à encaisser. Les interviews me montrent plus hargneux encore que dans mes jeunes années. Mes coups de sang deviennent légendaires de sorte que même mes potes peinent à les gérer. Ma déception m’enferme dans une spirale mortifère. Mes démons se repaissent de ma rage. L’alcool devient un compagnon tristement régulier et les acouphènes issus des explosions qui se répètent à chaque concert me rapprochent de plus en plus du gouffre que je m’obstine à ignorer.

Je pensais que nous avions atteint les tréfonds de la décadence de notre civilisation. Mais ça, c’était avant le retour de « l’Elu ».

novembre 2003

Les premiers rayons du soleil habillent de couleurs chaudes l’intérieur du penthouse. Mes yeux s’ouvrent sur mon appartement vide. La guitare fracassée est toujours dans un coin de la pièce. Je détaille la fissure qui balafre le mur. Zven la réparera sûrement un jour, sans rien dire. C’est ce qu’il fait depuis toujours. Il répare des trucs…

Je respire lentement. L’acouphène est parti. Je crois que j’ai réussi à pioncer une heure… J’ai le dos broyé. M’appuyant sur le meuble de la cuisine contre lequel je suis resté toute la nuit, je fais une grimace en me levant. Dans la salle de bain, je me passe de l’eau sur le visage pour essayer de me sortir de cette brume qui m’embrouille l’esprit. J’observe un instant mon reflet dans la glace. J’ai une gueule de déterré. Reniflant d’un coup sec, je passe dans ma chambre pour enfiler un tshirt propre avant de sortir du penthouse et de retrouver le studio du groupe dans le quartier de Shoreditch. A six heures du matin, je ne m’attends pas à y croiser grand monde et je m’échoue au piano sur lequel je dessine méthodiquement mon premier rail de la journée. Inspiration brutale. La coke percute mes sens comme une décharge salvatrice. Je respire à pleins poumons, enfin. Délicatement, mes doigts échouent sur le clavier du piano, enfoncent une touche au hasard suivie d'un accord majeur. Reniflant le reste de coke dans mes narines, je m'installe sur le banc et retrouve avec une facilité déconcertante la mélodie d'une pièce de Beethoven. Sonate pour piano N°8, en C Mineur, Op. 13, bien nommé « pathétique ». Rictus révélateur. Je joue jusqu’à entendre la porte d’entrée s’ouvrir et que la gueule angélique de Zven passe de mon côté du studio.
- Bien rentré hier soir ?
Je le regarde un instant, puis souffle :
- J’ai dormi comme un loir.

Reiẞen

vos bien-aimés PNJ



De gauche à droite :
Engel Bauer
39 ans
Sang mêlé anglo-allemand
Célibataire
Guitariste rythmique, chœurs, compositeur, parolier

Jeremiah Home
39 ans
Sang mêlé anglais
Marié à une sang-mêlé anglaise, deux enfants
Bassiste

Allan Shacklebolt
39 ans
Sang pur anglais
Marié à une sang-pur anglaise, un enfant
Pianiste, claviériste

Xaver Hochstrasser
43 ans
Sang pur allemand
Divorcé (deux fois)
Chanteur, provocateur

Andreas Schneider
40 ans
Sang mêlé suisse-allemand
Célibataire
Batteur

Zven Aldermann
40 ans
Sang pur allemand
Marié à une sang-pur allemande, un enfant
Guitariste soliste, chœurs

FT. Paul Landers von Rrrrrrrammstein ; Pseudonyme la magistrate hyperactive ; Âge toujours 24 ans ; Comment as-tu trouvé le forum ? je suis le pire cauchemar de @Lucius A. Malefoy  :dumby:  ; Un petit mot à ajouter ? vinaigrette ? ; Ta fréquence de connexion tous les jours c’est pas bien…  :smi104:

Nasiya Abasinde

Nasiya Abasinde
Champion du RPathon
hiboux : 158
pictures : Engel Bauer | Mein hertz brennt  ORTfZdK
Ven 5 Avr - 8:59
Ohohohohoh il a l’air absolument génial ce bonhomme ! J’aime bcp le ton que tu lui donnes, hâte d’en découvrir plus


† WE'LL MAKE EACH OTHER MAD AND WE'LL BE CRAVING IT

Severus Rogue

Severus Rogue
MONSIEUR LE DIRECTEUR
hiboux : 2079
pictures : Engel Bauer | Mein hertz brennt  UQKrvcx
TEATIME is always epic with englishmen | ALWAYS in love with his dear Lily | BOOKS lover | MAGISTER es potionis
En ligne
Ven 5 Avr - 9:14
Gyaaaaaaaaah °°

Rebienvenue à la maison, très cher °°
Severus fera interdire ta musique, c'est promis <3
Comme ça tu pourras te venger en faisant un concert dans la Forêt Interdite ! Même les Acromentules swingeront °°

Blague à part, j'ai trèèèèès hâte de voir en jeu ce petit <3 Bon courage pour la fiche, et n'hésite pas en cas de besoin ^^


PUTTING DEATH IN BOTTLE

Lucius A. Malefoy

Lucius A. Malefoy
Crinière enchanteresse
hiboux : 535
pictures : Engel Bauer | Mein hertz brennt  Giphy
Ven 5 Avr - 9:39
Mon pire cauchemar, tout de suite =D
Le deuxième après les fautes de goût vestimentaires de notre petit Severus =D

Blague à part, ce personnage promet de balancer du lourd ! Viens faire trembler les fondations du manoir Malefoy =D


ARISTOCRATY

Invité

Invité
Ven 5 Avr - 21:34
@Severus Rogue a écrit:

Severus fera interdire ta musique, c'est promis <3
Mais pas grave moi je peux très certainement organiser un trafic clandestin de tes oeuvres. :smi2: :smi14:

La suiiiiiiite donc ! :smi46:

Camille Nott

Camille Nott
MEMBRE
hiboux : 1172
pictures : Engel Bauer | Mein hertz brennt  Tumblr_mwow238Zyd1qgghb8o8_250
Dim 7 Avr - 8:10
Ijaya Stone a écrit:
@Severus Rogue a écrit:

Severus fera interdire ta musique, c'est promis <3
Mais pas grave moi je peux très certainement organiser un trafic clandestin de tes oeuvres. :smi2:  :smi14:

La suiiiiiiite donc ! :smi46:

ça fera encore une bonne occasion pour nott d'embêter son sevynounet :beard:


Un coupain de fumette :smi89: Personnage intéressant petit sushi :smi83: Je sens qu'il va faire péter la baraque ce personnage! Je ne connaissais pas la bouille du personnage mais c'est plaisant de découvrir de nouveaux visages!

Rebienvenueeeeeee mon p'tit chouchou :raph: :smi79: :smi82:


Royal misanthrope

Il grogne et boude, mais ne mord (presque) pas.

Archibald Rosier

Archibald Rosier
MODÉRATRICE
hiboux : 1553
pictures :

Engel Bauer | Mein hertz brennt  1564215303-3095c565cfbdfadfb9d795d407c03d12
pour toi, je changerai l'or en fer,
& le paradis en enfer
Engel Bauer | Mein hertz brennt  Tumblr_n5esgvY5lU1rvtlumo6_250
Dim 7 Avr - 12:11
Ca rock par ici :smi2:
Voilà un personnage atypique :smi19:
Vas-tu révolutionner le monde à travers la hardiesse de ta musique? :smi29:
Il me tarde de voir ce petit chou dans les rues de Londres.
Tu connais la maison :smi37:

Edwa D. Black

Edwa D. Black
MEMBRE
hiboux : 251
pictures : Engel Bauer | Mein hertz brennt  BlondLeafyBluewhale-small
Dim 7 Avr - 15:49
Je m'étais pas posée pour lire ta fiche, mais wow wow wow ! Il nous faudra un lien avec Hermione :smi63:

J'attends de pied ferme les chansons satiriques sur Granger pour qu'elle puisse te faire une belle lettre ouverte de réponse dans la Gazette du sorcier :smi72:

(et puis Rammstein quoi Very Happy )

Engel Bauer

Engel Bauer
ADMINISTRATRICE
hiboux : 194
pictures : Engel Bauer | Mein hertz brennt  Tumblr_puuwn2eUT01srw1gho4_540
Lun 15 Avr - 13:52
HAAAAAN * -*

Je profite d'avoir enfin terminé cette fiche pour vous dire un énorme merci à tous pour vos retours depuis que j'ai posté les premières lignes ! :smi19:

Ca m'a beaucoup rassurée sur la direction que je prenais et je suis encore plus excitée à l'idée de pouvoir le jouer avec vous tous en RP à présent ! :smi37:

@Nasiya Abasinde
Merciii <3
Sache que je nous ai déjà prévu un petit lien tous les deux... Je viens te voir dès qu'Engel est validé !

@Severus Rogue
Tu sais tout ce que je pense de notre prochaine rivalité, dear...
J'ai hâte :smi46:

@Lucius A. Malefoy
Oh oui ! Dis moi que nous pourrons nous faire un show privé dans ta salle de réception ! Promis, on abusera pas sur les sortilèges pyrotechniques... :smi104:

@"Iyaja Stone"
Un trafic clandestin ? Voilà qui pourrait être très intéressant... Neutral
Merci, très chère !

@Camille Nott
Viens... On est bien... :drink: :raph2: :alcool: :smoke: :totodrink:
<3

@Archibald Rosier
Voir Archie faire du headbang à un concert de rock ? Je ne manquerai cela pour rien au monde !
Merci darling ! :smi72:

@Edwa D. Black
Ma chère... Si tu savais tout ce que j'ai déjà imaginé entre ce rockeur excentrique et ta magnifique Hermione Granger... :smi41:

Je viens te voir dès ma validation actée ! :smi37:



En italique, Engel parle allemand.
Non-germanophone, tes oreilles s'affolent !

Sorcellerie

Sorcellerie
GRAND MAÎTRE
hiboux : 442
Mar 16 Avr - 10:34
Bravo, ta fiche est validéechez les [GROUPE]
Félicitations ! Ta fiche a satisfait le staff exigeant et pointilleux que nous sommes ! Tu es désormais ajouté à ton groupe et libre d'aller et venir sur tout le forum !


N'est-il pas Rockn' Roll ce cher Engel ? Viens, viens faire la révolution à coup de hard rock allemand sur le sol anglais ! Tout le staff est surexcité ! Maintenant il va falloir tenir les promesses de campagne, madame : ON ATTEND LE CONCERT CLANDESTIN À POUDLARD, entre autre chose °°
Allez, on n'est pas chèvre, sur le forum, on te laisse partir avec la sainte-guitare rock magique que le petit Engel peut bidouiller à son gré et même utiliser dans les lieux magiques où l'artisanat moldu n'est pas censé fonctionner.


In pater nostrem et filii et spiritus sancti, Amen : te voici validé avec la bénédiction du pape ; Engel, comme tu le voulais °° (comment ça, non ?)


A présent,tu peux régler encore quelques menus détails administratifs. Songe à bien remplir ton profil, c'est important ! N'hésite pas à jeter un oeil au bottin des avatars pour vérifier que ta bouille est recensée, au registre des métiers (si tu es dans la vie active) ou au registre de Poudlard (si tu es étudiant) pour être certain que tes métiers, maisons de Poudlard, clubs et autres distinctions ont été bien enregistrées. Si ton personnage a une particularité, vérifie qu'elle a bien été enregistrée ici. Tu peux aussi vérifier que ta date de naissance est présente sur le calendrier et que ton patronus a été enregistré ! Il manque une information quelque part? hurle-le nous ici !

Ensuite, tu pourras librement ouvrir ta fiche de liens pour que chacun puisse te demander un rp ou un lien, et bien entendu... jouer et t'amuser !

A très vite en RP

Contenu sponsorisé

Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum