Est-il trop tard pour fuir ? | pv. Ronald
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H. Jean Granger
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Mer 20 Mar - 10:47




















 ❝ FUITE ❞




   Ton petit pas claque dans les couloirs du Ministère. Dos droit engoncé dans ton tailleurs, tu parcoures les degrés qui te séparent de ta pause avec avidité. Tu as passé la matinée dans tous les dossiers possibles et imaginables pour @Harry J. Potter. Une inspiration mystérieuse lui a fait faire marche arrière sur son idée de réserviste… A-t-il une idée de la paperasse que ça te demande ? Tu souris avec indulgence en te souvenant de votre discussion houleuse. Tu t’es rangée à son avis après avoir tonné un « Harry James Potter, tu abuses ! » du meilleur ton.

Tu n’es plus à un défi près. Aider Harry à accomplir ses ambitions politiques en est un, mais ce n’est pas le seul. Tu as aussi de grandes aspirations académiques. Tu as toujours été réputée pour ta capacité à apprendre et à savoir… Vient désormais l’heure de créer. Tu t’es abondamment renseignée. La maîtrise nécessite de l’inventivité, de la clairvoyance. Du génie. Et cela tombe bien. Toi, l’éternelle dévoreuse de livres, tu as toujours été cataloguée comme une oie savante, incapable de te montrer créative. Tous tes enseignants t’ont toujours vu comme une bonne élève, mais certainement pas comme la nouvelle égérie du monde magique. Il est temps que cela change ! Tu as des choses à prouver, toi, la petite née moldue : tu as à prouver la vanité du combat de tous ces sangs purs. Et tu les mettras à tes pieds lorsque tu te feras un nom dans l’Histoire. Granger is the new sexy !

Tu t’engouffres dans les jardins couverts du Ministère. Lieu de détente entre tous des employés du Ministère. On y rencontre aussi parfois des visiteurs venus attendre un proche travaillant dans les locaux. Le cadre est agréable. Un vent artificiel fait bruisser les feuilles toujours vertes. Tu prends une profonde inspiration, heureuse de revenir dans ce havre de paix le temps de quelques poignées de minutes. Ici, tu peux respirer, souffler, réfléchir. Ta carrière au Ministère te plaît, mais tu aspires aussi à d’autres achèvements. Tout mener de front est impossible, il faut que tu fasses des choix, tu le sais. Aider Harry est une évidence. Même lorsqu’il prend ses conseils de sources anonymes. Si tu devais deviner, tu supposerais qu’il a dû s’agir de Moira Oaks… mais tu n’en es pas sûre. Tu es de toute façon bien décidée à tirer les vers du nez à ton patron et ami : un bon café dans le Londres Moldu devrait y pourvoir ! Tu le connais depuis tant d’années que tu sais exactement sur quels leviers appuyer pour le faire flancher et tout te dire.

La mine réjouie, tu fais quelques pas sous les frondaisons. L’endroit est presque printanier… une gageur au cœur du mois de novembre. Tu as le nez tourné vers le ciel artificiel d’un bleu pâle. Tu regardes autour de toi, oubliant quelques instants les affres du Ministère. Tellement de choses à gérer… Heureusement que tu peux t’octroyer quelques balades ici. Tu salues l’idée d’Harry d’avoir créé cet endroit lors de sa prise de fonctions.

Au détour d’un bosquet tu te figes en tombant nez à nez avec un visage que tu ne reconnais que trop bien. @Ronald Weasley. Ton ex-fiancé. Tu recomposes rapidement une mine neutre, le détaille du regard comme pour t’assurer que c’est bien lui. Un frisson te dévale le dos. Tu t’es toujours arrangée pour ne pas le croiser, préférant apaiser les choses après que tu l’aies… abandonné à deux mois du mariage. Tu sais que tu es la grande méchante de l’histoire. Le regrettes-tu ? Non. Définitivement pas. Ta carrière avant tout. Depuis que tu t’es lancée à corps perdu dans tout cela, tu t’es sentie pousser des ailes. Cela ne t’empêche pas de ressentir pourtant, des élans de tendresse pour celui qui a partagé ta vie pendant plusieurs années.

« Bonjour Ronald. »

Ta voix tremble peut-être un peu mais ta mine est impassible. Tu es allée à la bonne école pour apprendre à maîtriser ton apparence et ton esprit. L’occlumencie n’est, après tout, pas si difficile que cela, songes-tu, bien que n’étant pas maître en la matière.


   



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Ven 26 Avr - 13:57
Est-il trop tard pour fuir ?
@h. jean granger
Une journée comme une autre à la boutique. Pour ne pas changer, dès mon lever aux aurores, un simple café dans l'estomac, je décide de descendre au magasin pour vérifier les comptes de la veille. Evidemment, je l'ai déjà fait hier, après la fermeture, jusqu'à ce que la fatigue ferme mes yeux. Le chiffre d'affaires ne fait que monter, ce qui me réjouit plus que de raison.

La vérité, c'est que je suis épuisé, mais je suis incapable de passer une nuit convenable. Mon monde part à vau l'eau depuis cette foutue guerre. Les nuits tranquilles m'ont quitté en même temps que mon ex-fiancée. La cassure dans la famille Weasley ne fait rien pour arranger les choses. George m'a laissé la boutique et est parti avec maman chez les Malefoy. Je leur ai dit que je restais pour faire marcher la boutique, mais c'était un mensonge éhonté. Je suis resté parce que je ne peux pas me résoudre à trahir Harry et Hermione.

Je tape du poing sur le livre de comptes, faisant sauter ma plume de l'encrier jusque sur le bureau. Peu importe la tâche d'encre. Je dois avoir fait une micro-sieste, puisqu'il est presque l'heure d'ouvrir la boutique. J'enfile l'uniforme, costume marron à rayures blanches, chemise élégante à carreaux, veston de velours orange, cravate et bien sûr le pin's "W" sur la boucle.

Je prends une dernière rasade de café, arbore mon plus beau sourire et vais ouvrir la porte aux clients, déjà rassemblés et pressés d'entrer dans la boutique. Les gens cherchent à rire, Fred et George l'ont toujours dit. Je pense que ça n'a jamais été aussi vrai qu'aujourd'hui, surtout pour moi.

Je passe ma journée comme celle d'hier et celle de demain : entouré de gens mais désespérément seul. J'aurais tant aimé que mon frère soit là pour voir le bonheur dans les yeux des clients, et pour m'aider un peu aussi. Je n'ai confiance en personne d'autre pour m'assister et faire tourner la boutique. Je ferme la porte pour le déjeuner. Je n'ai pas faim. Il faut que je fasse quelque chose pour débloquer cette situation. Maman et George sont partis suite à la dispute avec Papa. Je vais aller le voir tiens, discuter pendant sa pause déjeuner.

Je n'ai pas le temps de me changer. Juste le temps de faire un sandwich au poulet que j'emballe dans une serviette, et je pars direction le Ministère de la Magie. L'entrée des visiteurs, la vérification d'identité, le badge "Ronald Weasley, Visiteur". Un frisson me parcourt, je ne sais pas trop pourquoi. Je commence à me diriger vers le service de mon père, d'un pas assuré. Je travers les jardins couverts, nouvellement installés.

Cet endroit est particulier, une sensation étrange de mensonge m'envahit. Mon regard se balade un peu partout, tout est faux ici. Soupirant, je reprends mon chemin, sandwich à la main. Mes pieds décident d'arrêter de marcher avant que mon cerveau ne m'en transmette l'information. C'est Hermione qui vient d'apparaître face à moi. Je ne dis pas que l'éventualité de les rencontrer ici, elle ou Harry, ne m'a pas traversé l'esprit, juste que je pensais que voir mon père valait le coup de prendre le risque. En fait, il s'avère que je m'étais trompé.

Hermione.

Je ne suis pas sûr de ce que je ressens. Une partie de moi est comme surexcitée à l'idée de la voir, en chair et en os, bien réelle devant mes yeux. Si belle avec ses lèvres pincées, si classe dans son tailleur. L'autre partie de moi me dit de prendre mes jambes à mon cou, que tout cela ne va pas bien se terminer. Comment cela se pourrait-il, vu la façon dont ça s'est fini la dernière fois.

Je me rends compte que ma respiration a un peu accéléré. Elle a l'air tellement épanouie, comme si ce qu'il s'est passé entre nous l'avait soulagée, alors que la dernière fois que je me suis vu dans un miroir je ressemblais plus à un cadavre sur qui ont aurait placardé mon visage qu'à moi-même.

T'as l'air en forme.

"T'as l'air en forme" ? C'est tout ce que tu trouves à dire ? Pathétique, Ronald Bilius. Pourquoi ne pas lui faire la scène qui t'a été volée la dernière fois, quand elle est partie avant toute amorce de dispute ? Pourquoi ne pas hurler sur son lieu de travail qu'elle a mangé ton âme en partant, mais que ça va, t'en as plus besoin ?
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H. Jean Granger
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Ven 24 Mai - 12:09




















 ❝ FUITE ❞

ft. @"Ronald Weasley"




   Un frisson glacial te parcoure l’échine tandis que tu envisages l’homme devant toi. Oh, tu l’as bien connu, Ronald Weasley. Amis depuis l’enfance, sa bouille joviale expressive, ses taches de rousseur et sa crinière d’or rouge te sont familiers. Un coup de pinceau coutumier dans ton paysage. D’amis, vous êtes devenus un peu plus. Presque un peu trop.

Tu ne saurais pas vraiment mettre le doigt sur l’instant où vos fiançailles ont capoté. Peut-être était-ce quand Harry est revenu ? Ou quand il est devenu ministre ? Ou quand tu as décidé de l’aider, quoi qu’il puisse t’en coûter ? Ou bien c’était peut-être avant, quand ces maléfices ont marqué ta peau pendant les combats. Ce moment où tu as cru y passer. Des nuits durant, tu as cauchemardé. Et puis tu t’es accoutumée à avoir un peu d’aide de potions de sommeil et de philtres de paix. C’est ce qui te permet, aujourd’hui, de rayonner comme au premier jour malgré ton crâne en vrac et ton esprit fracassé.

Malgré tout, tu t’es crispée à la vue de Ronald. Cela fait longtemps que tu ne l’as pas vu. Plusieurs mois. Années ? Tu ne saurais dire. Tu prends une inspiration imperceptible et tu détends les épaules, redresse un peu le dos. Tu sais que l’attitude joue beaucoup, et tu la cultives depuis le premier jour dans ce panier de crabes. A l’inverse, tu ne peux pas nier l’air perdu, presque penaud de Ronald. Tu vois les cernes sous ses yeux, la pâleur de son teint, sa mine défaite. Tu n’arrives pas à savoir quelles sont les expressions qui passent sur son visage tandis qu’il pointe le fait que tu sembles aller bien.

Est-ce un reproche ?
Peut-être un peu. Il est vrai que tu t’es efforcée de paraître rayonnante, jour après jour, comme si rien ne t’atteignait. Ta carapace, tu l’as construite avec soin. Presque trop de soin. Tu esquisses un sourire doux. Parfaitement maîtrisé. Le genre que tu sers aux officiels, aux médias. Le genre de sourire affable qui ne dit rien, ni dans un sens ni dans l’autre. Un sourire poli.

« Je vais bien, oui. »

La délicatesse de la situation ne t’échappe pas. Même si tu n’as plus d’amour pour Ronald – en as-tu jamais eu ? Tu n’en es plus si sûre, et c’est un sujet duquel tu prends soin de ne jamais parler avec Harry – tu ne cherches pas à sciemment le blesser. Cela pèse sur ta conscience de façon un peu lointaine. Comme si tout ceci n’avait été qu’un rêve. C’est peut-être ça le déni. Tu as voulu t’éloigner de tout ce qui te rappelle la guerre. Ron en a fait partie. Et Harry ? Quand as-tu cessé de l’associer à la pire période de ta vie pour lui dédier toute ta force de travail ?

« … Et toi? »

‘Et toi ?’ … oh pitié, Hermione ! Tu ne pouvais pas faire plus cliché ? En même temps, qu’aurais-tu d’autre à lui dire ? Cela fait si longtemps que vous ne vous êtes plus recroisés… Et si tu es parfaitement honnête en ton âme et conscience, tu aurais peut-être préféré que les choses en aillent ainsi. Tu cherches déjà une échappatoire… Vite, trouver quelque chose…

« Je… je vais devoir retourner au boulot. »


Est-ce que tu as rosis d'embarras ? Disons que c’est un défaut d’éclairage et n’en parlons plus !

   



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Mer 10 Juil - 18:36
Est-il trop tard pour fuir ?
@h. jean granger
C'était la femme de ma vie. Enfin c'est évidemment ce que j'imaginais. Apparemment elle était pas de mon avis ...

La voir aussi jolie, belle même, aussi sûre d'elle aujourd'hui, alors que je suis si misérable. C'est comme si rien ne s'était passé et ça me rend fou de colère. Et de jalousie aussi. J'ai l'impression de ne plus la connaître, comme si la jeune femme que j'ai aimée avait été avalée par cet ersatz, cette statue, cet auto-portrait affiné et parfait d'elle. Alors que moi, je passe mes journées à bosser et mes soirées à essayer de ne pas penser à elle, elle semble presque avoir oublié qui on était l'un pour l'autre. On était beaux, on était grands ensemble. Aujourd'hui elle est grande avec Harry.

Tu vas bien, évidemment que tu vas bien, c'est toi qui est partie ! J'avoue au fond j'aurais aimé qu'elle me confie avoir quelques problèmes, même rien de personnel, d'ordre professionnel, quelque chose auquel je puisse me raccrocher pour me dire que sa vie n'est pas si parfaite finalement. Mais évidemment qu'elle l'est. Sa vie est parfaite, elle l'est également, et je ne l'étais sans doute pas assez pour elle ...

Si je vais bien ? Mais excellemment ma chère, je tente un nouveau look, ça s'appelle "Hispster zombie". Quelle blague. Et en même temps je peux pas lui dire que depuis qu'elle est partie, je vis un véritable enfer. Que j'essaie à tout prix d'éviter de penser à nous. Que je reste loin de certains endroits qui ont pu faire notre histoire d'amour. Que j'ai même peur de parler avec certaines personnes parce que je veux pas qu'ils me prennent en pitié. Que depuis qu'elle est partie aider Harry, ma vie est un carnage et que même parfois, j'ai envie de boire assez pour m'endormir et ne plus jamais me réveiller.

Le magasin est rempli tous les jours.

Ou comment ne pas répondre directement à la question. Je peux pas non plus lui dire que tout va bien, d'une part ce serait mentir, et d'autre part ma détresse se lit sur mon visage. Je le sais, j'ai des miroirs quand même. Je dois faire peur à voir entre ma tête de cadavre et mes vêtements de travail, un sandwich emballé dans une main, l'autre au fond de ma poche. Je sens mes oreilles rougir et je dois avouer que c'est bien le cadet de mes soucis.

Vous avez pas de pause déjeuner au Ministère ?

Bien, continue Ronald. c'est parfait comme ça. Elle te donnait un échappatoire, et toi tu continues à parler. Pourquoi j'ai pas juste dit "Ok, à la prochaine" sans le penser du tout, ça aurait terminé la conversation, j'aurais pu aller voir mon père et voilà, mais non.

Et euh ... Comment va Harry ?

Il a quand même été mon meilleur ami. J'ai pas à l'appeler Monsieur le Ministre. Peu importe. J'aurais pas du poser cette question de toutes façons. Je sais bien que je ne suis plus que le mouton noir, que tout est terminé entre eux et moi. Je pince les lèvres de gêne, un court instant, et je sens mes oreilles rougir encore plus fort. Foutu corps qui me trahit.

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H. Jean Granger
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Mer 10 Juil - 22:11




















 ❝ FUITE ❞




   Tu savais bien que c’était une mauvaise idée de ne pas décamper de suite sans même l’avoir salué. Tu te le notes mentalement : cette sensation de gêne qui te déchire les entrailles n’est pas un expérience que tu souhaites renouveler de sitôt. Tu es la grande méchante, dans l’histoire, tu le sais. L’infâme briseuse de ménages. D’un seul ménage. Le tien. Tes doigts effleurent machinalement l’annulaire où aurait dû se glisser ton statut de femme mariée. Rien. Pas un seul cerceau de métal. Cette liberté te broie le coeur : regrets et soulagement se mêlent.

La voix de Ronald, son timbre défait, sa mine sombre t’en apprennent plus que le contenu de sa phrase. Si le magasin est rempli tous les jours, son maintien et ses paroles te disent surtout l’absence  que tu lui as imposée. La tienne. Ton refus de te marier. Et pour quoi ? Voler de tes propres ailes. Fuir la guerre. Être quelqu’un d’autre. Le coin de ta bouche est agité d’un bref tic. Il est évident que tu n’es pas à ton aise face à ton ex. Qui le serait, après tout. Mais il enchaîne. Au lieu de te laisser partir, voilà que sa voix s’élève à nouveau, à ton grand dam. Tu espérais un « ok, salut », te voici bien déçue. Tu joins tes mains pour les occuper, là, sagement posées devant ton ventre, doigts entremêlés. La pose est presque hiératique.

« Si… si, on a des pauses déjeuner, mais on est sur un gros dossier, en ce moment, alors tout le service est un peu à fil tendu. J’étais juste venue prendre un peu l’air entre deux réunions avant d’y retourner. »

Et trouver un autre endroit pour manger. Voilà que tu l’entends poser une nouvelle question qui te surprends mais à laquelle tu peux te raccrocher. Un sujet qui ne soit pas miné immédiatement pour toi. Tu te souviens de la jalousie qui pouvait étreindre Ron, parfois, bien sur, mais tu ne te sens pas le coeur d’y prêter attention. Harry. Ton frère de coeur au cours de ces dernières années. Tu lui as sacrifié un parcours possible. Une destinée possible. Tu as choisi d’embrasser ses rêves d’un monde meilleur plutôt que de suivre la voie qui paraissait pavée d’évidence. Est-ce que tu le regrettes ? Non. Oui. Peut-être. Tu cesseras de le regretter quand tu auras pu t’entretenir avec @Severus Rogue" à propos de ce fameux apprentissage en potions. Tu te sentiras peut-être enfin satisfaite de ta vie. Involontairement, tu te relaxes un peu à la mention d’Harry.

« Il va bien. »

Tu souris doucement.

« Il a récupéré Square Grimmaud et a réaménagé la maison, je ne sais pas si tu étais au courant… ça nous fait un point de chute proche du Ministère avec les journées que l’on fait en ce moment. »

Ce « nous », tu l’as laissé filer à dessein. Tu n’es pas en couple avec Harry. Il n’y a rien d’amoureux ou de charnel entre vous. Pourtant, il est indéniable qu’en ce moment tu habites plus souvent au Square Grimmaud que dans ton propre appartement. Tu l’as laissé entendre pour mettre un électrochoc à Ronald. Tu espères presque que s’il en vient à te détester, au moins, il ira de l’avant et arrêtera de se morfondre. Maladroit ? Oui. Qui a dit que tu étais faite pour les relations sociales?

« Tu es venu voir Arthur ? »

   



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