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« Que ta flamme chasse les ombres de nos vies et que la torche illumine nos noirs cieux » [Severus Rogue]
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Eirian Almasdóttir
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Sam 16 Mar - 20:08
Eirian... réveilles-toi...

Difficile de sortir de sa rêverie après une telle nuit. Les premiers rayons de soleil de cette nouvelle année berçaient ce petit corps endormis. Les festivités étaient derrière eux et le calme revenait peu à peu dans le village. Le grand bûcher sacré se tarissait mais offrait encore de sa chaleur à tout ceux s'étant installés auprès de lui. Il n'y avait plus de danse, de chants ou de musique, parce que la fatigue, l'alcool et les cries avait non seulement enroués les gorges, mais avaient aussi endoloris les corps et les esprits. Et il y avait la migraine. Beaucoup de migraine. Alors on terminait cette nuit, soigneusement installés près de l'âtre dans des couverture de peaux, tisanes bien chaudes en main et on discutait. On se rappelait du passer et on aspirait à un avenir meilleurs. Les plus jeunes, ou les plus soûlards, dormaient sans vergognes. Pas comme Osgeir ; l'Oncle parlait calmement avec ses compères, fumant une pipe odorante et une tasse à ses côtés. Contre son giron, sa nièce dans les vapes, bien décidé à rallonger son sommeil. Cela fit quelque peu mal à la Völva de lui arracher ainsi de l'étreinte du Colosse, mais la dame avait qu'une parole et l'enfant devait être à Poudlard lors des week-end. Décidant d'utiliser de grands moyens, elle prit directement l'enfant dans ses bras sous le regard attendri du frère paternel. Il aurait voulu la garder avec elle encore un peu...

Allez ma puce, il faut te préparer...

Un bref état de conscience où l'enfant chouina, le timbre pathétique poussait par la fatigue. La Gardienne la porta jusqu'à la demeure de la petite, là où elle pourra se changer convenablement. Faut dire, que l'enfant n'était pas dans un état très frais. A commencer par ses pieds. Le village était toujours ouvert à leur comparses Verbenae dispersés aux quatre coins du pays désireux de retrouver les festivités traditionnelles. Faut accueillir tout ce beau monde et pour les nourrir, on avait sacrifié le plus beau mouton du troupeau et on avait fait couler le sang pour offrande. Eirian s'en était mise, sans le vouloir, sous la plante des pieds. Après quoi, le méchoui avait ouvert l'appétit de tous, et la viande fut dégustée avec les légumes et les fruits de cette saison. Beaucoup de champignons et de citrouilles. Surtout des citrouilles. On les avait gardé comme lanternes aussi. Plein de lanternes bravant l'obscurité nocturne. Cela avait rendu un paysage féerique au lieu et lorsque la petite blaireautin avait dansé, tournoyé, au rythme de la musique et des chants perdus, ce fut comme si elle avait valsé à travers les étoiles dans une douce euphorie. Qu'importe si la terre avait crassé ses frêles chevilles. Et puis il y avait le grand bûcher, a qui on a brûlé offrandes, qu'on la sacralisé et les cendres avait souillé sa longue tunique de lin et sa blancheur devint grise. Cela avait recouvert la terre sur ses pieds et grisé ses jambes laiteuse. Cette pauvre tunique qui vécu aussi quelques maladresses durant le repos. Le tissus s'était imprégné de l'odeur du banquet, du bois calciné, des plantes brûlés et aussi un peu d'alcool. Un tout petit peu. Elle était une grande fille maintenant qu'elle détenait son premier set de runes. L'enfant avait le droit qu'à une petite corne de chèvre d'Ambroisie. Pas plus. Plus tard, quand elle sera plus âgée, elle aura le droit à se désaltérer de ce breuvage sacré dans une grande corne de bouc, comme son Tonton Osgeir.

C'était peut-être pour ça qu'Eirian gémit sous la migraine, à moitié endormis, tandis que Ragnhild lui défaisait sa longue tunique de lin. Quelqu'un lui avait préparé un bon bain bien chaud. Elle entendit une autre voix dans la pièce, ce qui força l'apprentie Sorcière, en plus de l'eau chaude dans laquelle on plongea son corps, d'ouvrir les yeux. Elle connaissait cette dame, c'était une Völva aussi. Elle était proche de Ragnhild. Cette dernière entreprit, avec des gestes d'une tendresse maternelle, à aider la petite dans sa toilette. A commencer par lui retirer les marques sur son visage, d'étranges symboles faites à partir de cendres, que la fillette n'en connaissait la signification. Mais elle en avait toujours lors des Sabbats, c'était sa Völva qui lui faisait et doucement, elle entreprit à les effacer tandis qu'elle discutait avec sa comparse adossée contre le mur. Eirian, assommée par la chaleur, presque somnolente tandis qu'elle retirait l'empreinte de Samhain sur son corps, crut comprendre qu'elles abordaient le sujet de la succession. Leur art était sacré, bientôt disparu, et Ragnhild devra bientôt faire une choix.

Épurée en cette nouvelle année, on enroula l'enfant dans une grande serviette aux senteurs forestières ; ici on gardait les serviettes au sec avec quelques branches de plantes. Et cette odeur, la blaireautin avait oublié que cela lui avait manqué et enfouit son visage dedans, inspirant profondément. Ragnhild l'aida aussi à enfiler son uniforme jaune et noire et la différence vestimentaire frappa l'enfant qui chouina d'une voix presque brisée :

C'est serré...

La Völva soupira, essayant de lui offrir un sourire qui se voulait réconfortant. Eirian avait oublié à quel point cet uniforme l'enserrait, dans ses mouvements, mais aussi dans ses pensées, loin de toute sa famille :

Je ne veux pas y aller...

Les mains de la dame prirent son visage en coupe, caressant ce minois cerné et déformé par le chagrin. Avec la fatigue, nulle doute qu'elle était à deux doigts d'éclater en sanglot. Elle le voyait à ses yeux brillant.

Vois le bon côté des choses, Trésors... Au moins, tu as pu venir pour Samhain...

L'apprentie Sorcière ravala ses larmes ; c'est vrai, alors que le Directeur était très stricte au sujet des sortis de ses élèves. Pourtant, non seulement Tonton Osgeir et sa Völva pouvaient venir le week-end pour lui apprendre le maniement de ses runes, mais en plus elle pouvait assister à ses Sabbats. Il était très gentil Monsieur Severus. Alors, hochant doucement son petit visage avec abdication, elle finit de s'habiller. On rassembla rapidement ses affaires. Surtout des pâtisseries. Et des tisanes. Beaucoup de tisanes. Elle en but une par ailleurs, en prenant calmement son petit déjeuner aux côtés d'Osgeir, afin de l'aider à étouffer cette vilaine migraine. Tous ses sacs étaient devant la cheminé, il ne manquait plus qu'un petit détail. Accompagnée de son Oncle chéri et de sa Völva, elle se présenta à Orwenn qui veillait avec un comparse sur le grand bûcher.

Tu viens récupérer une braise, ma petite ?

L'enfant hocha doucement la tête et le Druide lui remit ce feu dans un petit contenant prévu à cet effet. Eirian se perdit dans la contemplation de ces flammes sacrées et ses pensées se tournèrent vers Poudlard.

Il faut avouer ; la poudre de cheminette était une belle invention quand même. Eirian déposa ses affaires devant la cheminée de la salle commune de Poufsouffle et sécha rapidement ses larmes d'un revers de manches. Elle détestait les au-revoir, surtout en sachant qu'elle n'allait pas les revoir ce week-end ; encore trop de chose à préparer et il faut s'occuper des invités. Voyons le bon côté des choses, oui comme le disait si bien Ragnhild, au moins elle pourra rattraper son sommeil et la blaireautin s’effondra sur le canapé. Si seulement elle pouvait s'endormir, là. En plus, personne ne la dérangerait ; il est bien trop tôt pour un samedi matin. Mais Eirian avait des affaires à régler avant. Son regard se perdait dans l'âtre mourant. Il faudrait lui redonner du bois. Allez, motivé et l'apprentie sorcière dut faire appel à des forces supérieures pour se lever et s'asseoir devant la cheminé.

Pour la première fois, le feu du grand bûcher ne brûlera pas dans sa demeure, ne lui promettant pas une nouvelle année dans un foyer qu'elle chérissait tant. Mais... C'était aussi son foyer ici. Pour une année. Quoi qu'elle en dise. Alors, elle entreprit à mettre du bois et, y versa la braise. La jeune Verbena prit le temps de raviver la flamme, qu'elle se gonfle et s'installe dans son nouveau foyer. Ce foyer que le nouvel âtre aller devoir veiller. Cela lui soutira un léger sourire ; elle n'avait aucun regret d'offrir à Poufsouffle ce feu sacré. Il ne restait plus qu'une chose à faire.

La fillette se releva et sortit de la salle commune, avec un cadeau particulier dans sa main. Elle marchait un peu en tanguant, mais qui de la fatigue ou de la migraine lié à l'Ambroisie en était la cause ? Le pire, vraiment, c'était les escaliers. Déjà, grimper des marches dans un tel état, c'était un supplice. Mais alors des foutus escaliers de Sorciers, c'était une torture. Faut vraiment qu'elle aime Severus Rogue pour s'administrer une telle épreuve. Mais en parlant du Directeur, comment faire pour rentrer dans son bureau ? Pas de mot de passe, pas de visite. Frapper ? Toc toc toc ? Ça a marché ou bien... ? Eirian soupira, se laissant glisser le long du mur. Elle attendra ici ; il faudra bien qu'un jour il en sorte et puis, a ce qu'il parait, ça sortait tôt un Directeur. Alors, profitant du silence dans les couloirs déserts et ramenant ses jambes contre elle, la jeune Verbena somnola un peu, rallongeant son sommeil de quelques minutes.

1 557 mots


Between Two Worlds
Severus Rogue
Roméo alangui
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Mar 23 Avr - 18:54
FLAMME



La main passe presque paresseusement sur le visage. Gueule de bois. Comme tous les premier novembre depuis 1981. C’est presque devenu un rituel… On pourrait croire que la vieille carcasse directoriale se mettrait à encaisser mieux les deux… trois ? Bouteilles d’alcool ingérés après être allé se recueillir sur la tombe de Lily et la fleurir de souples corolles blanches… Non. Cela fait pourtant vingt-deux ans que cela dure, à présent… Deux heures du matin, fin du banquet d’Halloween. L’ombre d’un vieillard s’esquive avec douceur du château, affronte le vent glacial et disparaît dans les ombres.

Godric’s Hollow. Le lieu où tout a commencé. J’ai toujours un pincement au cœur lorsque vient le temps de descendre ces vastes allées, passer devant les ruines d’une maisonnée qui a abrité la famille Potter, contempler le mémorial, s’égarer devant les tombes. La sienne. Lily. Le pousse caresse le marbre froid, l’effleure comme on se perdrait sur la joue d’une amante. Les doigts virevoltent dans les crevasses d’un nom doré sur la pierre blanche, pensifs. Regrets s’égrènent. Colère afflue et reflue. Désespérance de n’avoir jamais été pardonné. Cela n’avait pourtant pas été faute d’essayer avec toute la maladresse de sa jeunesse. un mot. Un seul mot. Oh combien il fut regretté. Papillon mortifère voletant sempiternellement dans l’esprit. Les nuées s’écrasaient sur le sol au moment où je me suis relevé après avoir brisé jusqu’à mes derniers sanglots dans l’abîme noire du silence. Et j’ai bu. Plus que de raison, comme chaque année jusqu’à m’écrouler.

Ivresse du désespoir. In vino veritas. Les heures ont défilé, le jour s’est levé. Paupières closes, tenace mal de crâne me fracasse les tempes. Comme chaque année. Un immortelle et immuable agonie. Et chaque année, une part de moi espère que ce sera la dernière. Que fait la faucheuse quand on a besoin d’elle ?

Quiète piaule déroule ses clartés et ses noirceurs à la pupille aventureuse. Les ombres et les lumières se mêlent dans le silence. Immobilité totale. Le chaton roupille sur l’oreiller, le phénix s’est absenté. Pile quand son ramage pourrait être d’un certain réconfort. Âme à la dérive, bateau ivre. Le sol tangue sous mon pas. Je n’ose me lever tout à fait. Par chance, un flacon de potion anti-gueule de bois m’attend. Je prévois le coup, maintenant. Le contenu est descendu, cul-sec. Arrière-goût sirupeux flotte quelques secondes avant un retour d’arômes insipides. Il faudra vraiment que j’améliore la recette… Le goût d’un médicament est-il un garant de son efficacité ? C’est la bouche pâteuse que je me fais une note mentale de rosir la joue d’une mandale du prochain qui me sort cette ineptie. Comme tous les ans.

Qu’importe l’ivresse pourvu que la potion soit efficace. Les brumes du sommeil se dispersent et avec elle les vestiges de l’explosion de douleur. Le corps est las, las est l’esprit. Que la tombe n’a-t-elle encore clamé sienne le fardeau de ma vie ? Pied nu traîne sur le parquet. Une théière m’accueille. Au moins les elfes de maison ont-il quelque sens commun… Plus que l’imbécile qui a eu la bonne idée de se bourrer la gueule au whisky pur-feu en tous cas

Tasse prise, descendue. Le liquide me fait sentir, comme à l’accoutumée, tout le poids de mon propre corps. Les muscles crient grâce, l’échine s’est voûtée. Un putain de vieillard quand Lily est morte si jeune. Il y a, dans ma poitrine, cette douleur oppressante qui refuse de s’en aller, qui dure, qui dure. Peut-être durera-t-elle tant que mon coeur oubliera de battre ? La voix d’Albus Dumbledore s’élève dans le bureau. Silence obstiné. Tout à ma douleur, je n’écoute pas le bruit de fond de ses pépiements. L’absence de Fumseck me pèse plus que j’aurais pu le croire. Vide. Comme ma tasse.

« Vous m’écoutez, Severus ?
- Pas le moins du monde, Albus. »

Je croasse. La voix est rauque d’avoir trop picolé.

« Et donc, qu’allez vous faire pour la petite Almasdottir sur le pas de votre porte ? »

Soupire de lassitude. Je n’arrive même pas à être agacé. La carcasse se déploie en crissant son mécontentement. Je disparais par l’embrasure de la porte.

« Severus ? …. Severus ? Vous n’êtes quand même pas reparti vous coucher ? »


Le silence seul lui répond.

« Severus ?
- Non mais il est vraiment reparti se coucher.
- Oh, regardez, Albus, c’est le chaton.
- Severus ? Ne déconnez pas enfin ! C’est peut-être impor... »

Me voilà sur le pas de ma porte de chambre, habillé, des cernes beaucoup trop lourdes sous les yeux, me massant mécaniquement une tempe.

« Quoi ? Je n’allais tout de même pas recevoir une élève en robe de chambre, si ? »

La porte s’ouvre sur une petite Eirian recroquevillée dans le couloir. La mine fatiguée, je m’enquière du motif de sa présence un miroir de lassitude dans la voix.

« Je peux faire quelque chose pour vous, Mademoiselle Almasdottir ? »

Un empire pour le luxe d’une journée de sommeil oublieux de tout, et du calendrier en particulier.

805 mots


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Eirian Almasdóttir
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Mar 23 Avr - 19:48
Le bois grince et Eirian fut déchu du Royaume de Morphée, son petit minois déformé par une expression de petit animal apeuré surpris durant sa petite sieste. Avait-elle fini par s'endormir, là, recroquevillée dans ce couloir désert à l'entrée du bureau du Directeur de son école ? Non, non, bien sûr que non... Bon, peut-être cinq petites minutes. Mais quoi de plus normal avec la soirée qu'elle avait passé la veille, hein ? Quoi que... En voyant la tête du vieux professeur grognon, il semblerait que ce dernier eut une nuit fortement mouvementé et alcoolisé. Comme elle dans un sens, sauf que la jeune Verbena n'avait eu droit qu'à une petite corne de chèvre d'hydromel. Le Professeur Rogue devrait en faire de même s'il n'était pas capable de boire comme son Tonton Osgeir.

C'est Eirian, Monsieur Severus...

Le ton était donné ; innocence mêlée à une malice endormi. Ce jeu de la politesse est peut-être le commençant de cette complicité que lui offrait l'enfant. Qu'importe si le Serpent n'en voulait guère, il était déjà trop tard pour sa pauvre âme. Trop tard pour reculer. Surtout à cet instant précis maintenant qu'il lui avait ouvert la porte. Avec des gestes un peu maladroit, elle se redressa, se massant l'arrête du nez en baillant. Ça tournait un peu autour d'elle. Le lit bien chaud l'attendait dans la cachette des blaireautins, mais avant, elle avait une mission à accomplir. Petit pas qui résonnent dans la pierre, elle s'avance et se présente à lui, une étrange lanterne à la main, qu'elle lui tend à bout de bras. A l'intérieur, une faible flamme survivait dans ses braises rougeoyantes.

Un feu sacré... C'est notre Druide qui l'a nourri cette nuit... Chez nous, à chaque nouvelle année, on fait un grand bûcher et nous brûlons des offrandes aux Dieux pour qu'ils bénissent cette nouvelle année. A la fin de Samhain, après les bénédictions des Druides, on récupère une braise et on la met dans notre foyer. Si la flamme vit jusqu'au prochain Samhain, alors elle vous protégera, vous, votre maison et ceux qui vivent sous votre toit et vous apportera une année paisible... Vous pouvez ne pas y croire, mais... C'est pour vous, Monsieur Severus... C'est pour vous remercier... Grâce à vous, je n'ai pas choisi... je peux être Sorcière et Verbena...

L'enfant prit la main de l'homme épuisé par son temps et déposa la lanière de la lanterne au creux de sa paume. Ses doigts fins lui firent refermer le poing dessus et ses grands yeux se levèrent, fatiguée, mais apaisée. La reconnaissance avait lissé son visage et éclairci sa petite voix endormis :

Merci, Monsieur Severus... Puisse les Dieux et Kenaz chasser le ombres de votre vie et que la torche illumine vos noirs cieux....

Ses petits doigts chauds glissèrent de la main souillé par le sang et les ténèbres de l'ancien Mangemort. Un doux sourire flottait sur le coin de ses lèvres gercés et un regard étonnamment doux couvrait le professeur grognon. Une petite lueur étincela vivement dans ses iris. Sa main fouillait déjà sa besace de cuir et, prenant la dernière main libre de Severus Rogue, l'enfant y déposa quelque chose au creux de sa paume. Un chocolat de chez Honeydukes à la châtaigne.

Mangez, ça fera passer la gueule-de-bois... Et buvez beaucoup d'eau et de tisanes, pour éliminer les toxines... Et puisque c'est fête, profitez aussi pour dormir un peu, d'accord ?

Pas de doutes, elle avait été couverte quand elle était jeune et agissait, malgré ses onze ans, en miroir avec les attentions qu'elle reçu durant toute sa jeunesse. Fais ce que tu aurais voulu qu'on te fasse.

Bonne nuit, Monsieur Severus...

Et le sourire qui déchira ses lèvres illumina ce petit minois enfantin.

627 mots


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Sam 15 Juin - 16:11
FLAMME



Les oreilles bourdonnent d’un sifflement qui m’indique que le plus sage serait de retourner au lit. Grognon et bourru, je le suis : c’est une tradition. Le premier novembre, fête des morts, je cuve en son honneur. Cette année, pourtant, il me semble qu’un peu plus que les autres années, le crâne tambourine d’un joyeux tintamarre. La voix de la gamine pépie dans le silence. Si j’avais été sobre, j’aurais pu noter sa mine fatiguée, foutus sabbats verbenae, mais je ne vois rien sinon l’horizon de ma propre migraine.

« C'est Eirian, Monsieur Severus... »

Le gazouillis de la petite me vrille les tympans. Un empire pour que sa voix perde les arpèges enfantinsou qu’elle la ferme. Automatisme reprend le dessus. Voix basse roule dans une rauque dégringolade de syllabes lasses. Je n’ai même plus la force de la reprendre vertement.

« Les usages sociaux anglais voudraient que vous m’appeliez ‘Professeur Rogue’ ou ‘Monsieur le Directeur’, Mademoiselle Almasdottir.  »

Le piaillement laisse place à l’éclatante offrande. Petit bocal emprisonnant une braise flambant. La lanterne se balance au bout du bras de l’enfant tandis qu’un de mes sourcils flirte avec les hauteurs du front. Que diable suis-je censé faire de ce truc ? Par chance la réponse vient du petit bout de chou rosissant et s’exprimant presque avec aplomb.

« Un feu sacré... C'est notre Druide qui l'a nourri cette nuit... Chez nous, à chaque nouvelle année, on fait un grand bûcher et nous brûlons des offrandes aux Dieux pour qu'ils bénissent cette nouvelle année. A la fin de Samhain, après les bénédictions des Druides, on récupère une braise et on la met dans notre foyer. Si la flamme vit jusqu'au prochain Samhain, alors elle vous protégera, vous, votre maison et ceux qui vivent sous votre toit et vous apportera une année paisible... Vous pouvez ne pas y croire, mais... C'est pour vous, Monsieur Severus... C'est pour vous remercier... Grâce à vous, je n'ai pas choisi... je peux être Sorcière et Verbena... Merci, Monsieur Severus... Puisse les Dieux et Kenaz chasser le ombres de votre vie et que la torche illumine vos noirs cieux....

Les petits doigts de l’enfant me font fléchir. Me voici noyé par une marée d’explications décousues ou trop complexes pour un esprit aviné à neuf heures du matin , un lampion à la main, incapable de savoir qu’en faire sinon grommeler un remerciement hasardeux. Et ce mal de crâne qui continue de se faire symphonie sous mon cuir chevelu. Lanterne à la main, je me masse une tempe du bout des doigts.

« Merci, mademoiselle Almasdottir »

La voix est un peu pâteuse. Mais la gamine n’en a pas fini, non.

« Mangez, ça fera passer la gueule-de-bois... Et buvez beaucoup d'eau et de tisanes, pour éliminer les toxines... Et puisque c'est fête, profitez aussi pour dormir un peu, d'accord ? Bonne nuit, Monsieur Severus... »

Et me voilà, comme deux ronds de flan, une lanterne dans la paume gauche, un chocolat entre les phalanges de la main droite, à regarder un peu stupidement le petit gnome qui pépie avec insouciance. Une partie de moi s’agace de se faire infantiliser par un nain de jardin – vous ai-je déjà dit à quel point je détestais les enfants ? – l’autre n’aspire qu’à retrouver le chemin du lit et penser plus tard à toute cette aventure. Ce sont finalement les brumes du sommeil qui ont raison de moi. L’hébétude cède la place aux sirènes d’une nuit réparatrice.

« A vous aussi, Mademoiselle Almasdottir. »

Et voilà que la porte s’est refermée avec douceur sur l’enfant. Avant que je ne puisse réagir, un tourbillon d’or et de vermeil s’est emparé du chocolat. Fumseck.

« Alors Severus, que voulait la petite Almasdottir ?
- Une histoire de feu sacré, si j’en juge par ce qu’il a dans la main.
- Vous croyez Phinéas ?
- Oui, mais il faudrait peut-être dire à Severus d’en prendre soin avant d’aller se recoucher.
- Ne trouvez-vous pas ce petit chaton irrésistible.
- Armand, au lieu de vous extasier, essayez plutôt de réveiller Severus, je crois qu’il s’endort debout.
- Severus, hé ! Oh ! Mon vieux : mettez la braise dans le foyer, voilà, comme ça. Vous pouvez la confier à Fumseck, il veillera dessus pendant que vous vous euh… remettez.
- Votre potion contre la gueule de bois est dans votre chambre, Severus.
- Je crois qu’il est au courant, Albus.
- On ne sait jamais, il n’a pas l’air bien réveillé. »

Concerto est interrompu par une porte fracassée contre l’embrasure. De retour dans ma chambre, le poignet crochète le petit flacon, l’ouvre malhabilement et laisse son contenu imbiber ma gorge desséchée. Le corps chute dans la moiteur du matelas. Tout habillé, pieds nus, me voici recouché. Les tempes massées s’allègent des concerto douloureux qui y résonnaient encore cinq minutes plus tôt. Me voici capable de réfléchir plus posément, libéré de la tempête sous crâne. Dans l’âtre voisine, le feu du village de la gamine crépite et le phénix, gardien du temple, se baffre de chocolat. Que ne faut-il endurer lorsqu’on est Monsieur Se....

Je me redresse.
Elle a osé.

« Et je retire vingt points à Pouffsouffle ! » Tonné-je dans le silence de mes appartements.

874 mots


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