ventriculaire (pavel)
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Archibald Rosier
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pour toi, je changerai l'or en fer,
& le paradis en enfer
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Mar 5 Mar - 13:08


VENTRICULAIRE
Au gibet noir, manchot aimable, dansent, dansent les paladins, les maigres paladins du diable, les squelettes de Saladins.

Paradis noir.
Infini cacochyme.
Dans l'écume d'un tyran, les pierrots harpignent, gringottent à leur office. Salive déssechée, céphalée à la binette et mouillure sous l'aisselle, c'est une journée noire qui brosse les âmes en peine. Saboulés de bon matin dans le méphétique suaire, les omoplates déboîtées, le caillou hébété et le coeur pusillanime, les tâcherons gondolent truffe sur torrent de paperasse, à la crainte de pernicieux tatouif. Constellation d'angoisse flagorne les cervicales, éclanche la courbe dorsale, gravite jusqu'au croupion. Et l'ocelle virevolte d'ellipses fugaces jusqu'à l'herse du bureau directorial. Belzebuth y journoie depuis un tour de pendule. Qu'y fait-il? Mieux vaut décocher l'énigme de ses pensées et débusquer l'andrinople escarboule. Bijou des arcanes, diamant des recettes. Giboyer le carat qui saura tempérer le fiel du maresque crotale. Alors les cheminots burinent et pilonnent moindre chaussée d'indices. Et l'éther s'alourdit à l'eurythmie des heures oxydées.

L'antre de Maufait.
Par delà la porte boisée, dans la médullaire infernale, sous cieux glacés, phagocytent derniers lopins d'euphorie. Oui, Archibald Rosier n'est pas de bonne. Une graine sauvage sous le sein, un embryon de colère au ventricule. Depuis la veille au soir, l'épigastre bombille à l'écueil. Sous la marmoréenne bidoche, l'entropie mouchette la Dure-Mère, courroux éclabousse les artères. Le noyau du couac? Une lettre. Une calligraphie d'aveux sous plume anonyme. Canular ou tortille à fleurer? Inflammation, cancer de sapience aux rogatons d'identité encroûtés dans le vélin. Épouse et fille, chairs disparues, champignonnant putrescence sous vastes tombeaux. Poignée d'êtres à peine avisés de sa quinteuse histoire, de son inopinée romance et de sa dramatique conjoncture. Alors qui? Serait-ce le peccant scélérat, le coupable insaisissable? Qui s'ébaudit, qui enjôle l'ennui à ravigoter désuets tourments? Si racle-denier de lumières pendant ces deux dernières décades, pourquoi aujourd'hui?

C'est la fureur aux boyaux, la flambée aux synapses que gigantal python s'est impatronisé sous les coyaux du ministère. Venin au labre, omnipotence aux chicots, à vociférer d'un flegme vénéneux au moindre grison écroulé à ses savates. Depuis, régentin s'embesogne à lénifiante récréation dans la noirceur de son trône. Rose criard s'évaltonne entre paluches. Monsieur tricote. Qu'il n'est plus narcotique occupation que boursicoter myrmidons haillons pour son nabot d'oursin? Croquignolet guenilles, collection unique et intime pour @Camille Nott. Raccoisé par le moulinet des aiguilles entre ses doigts, un audacieux poinçonne finalement l'hayon de la félone tanière. Qui ose? Laine et pointe rejoignent tiroir, musse l'outrage à son enseigne.

"Entrez"

Rocaille au timbre, laideur à l'invitation.
Archibald accueille sans jouissance ni ardeur. A l'embrasure, c'est la bobêche de @Pavel D. Monroe qui s'invite dans les ténèbres.

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Pavel D. Monroe
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Sam 16 Mar - 14:06
VENTRICULAIRE



L’épine dorsale frissonne sous le poids d’une crainte. Chaton effarouché. Les choses commencent à dépasser les épaules d’un seul homme. Est-il temps de disparaître ? L’accointance avec Rowle a éveillé de redoutables craintes. Entrevue dangereuse. Le croquemitaine démoniaque hante les couloirs du Ministère. Terreur bien légitime que celle de n’y pas survivre. La rencontre prochaine pourrait être décisive et sanglante. Et qu’en dire ce ce coup de sang qui me poussa jusque dans les bras d’un monstre ? Suspicion. @ARCHIE n’est pas homme qu’il semble être. Monstre noir, tour d’ivoire. Qu’est-ce que ce singulier patron ?

La curiosité a flambé sous le derme, me conduisant sur de hasardeux chemins. L’audace s’est déployée, corolle carmine, jusqu’à me faire choir dans les bras de l’objet de mes attentions. Chat mignardant sous les caresses. Geste malheureux, et voilà la couverture grillée. Ou presque. Mais il faut toujours redouter le pis. Les rouages d’un esprit trop prévoyant s’alignent pour maugréer l’inconscient. Que n’est-il resté bien à sa place, œil et oreille dormants dans les bas-fonds du Ministère, cet avorton inconscient ? Mon pas claironne délicatement sur le marbre des couloirs. Brassées de dossiers empesantissent les jabots. Me voici, en outre, tenu désormais, de ramper devant un vampire, devant cette intrigante figure du Département des Mystères en plus de mon nouvel employeur. Claquement de langue agacé. Scélérats sclérosés ! Le seul lien commercial qui unissent deux âmes en ces murs est digne d’intérêt. Ni Rowle, ni Rosier… Rosier, peut-être, un peu. La fleur bardée d’épines intrigue le museau fouineur. L’intrigue-t-il cependant assez pour risquer le vif écorchement ?

Agacement clame son empire sur la caboche houleuse du prétendu Cracmol. Quand me suis-je fourré dans une telle situation pour la dernière fois ? Les occurrences flagornent à la mémoire mais aucune ne semble pis que l’heure présente. Claquement de langue nouvellement courroucé. C’est décidé, il se faut opérer une retraite stratégique. Le soir même, les guenilles sont empaquetées et la tête brune quitte le pays. La somme démesurée promise, sonnante et trébuchante, ne vaut certes pas le raccourcissement de ma personne d’une tête. Il faudra être prompt. Famille amputée d’un oncle. Père suspect. Prendre la tangente est une nécessité. Aveuglement sot. Voilà ce qui m’a empêché de prendre la poudre d’escampette à la minute où ce lustre a explosé sur le sol poli et policé d’un Ministère de la magie desquamant le complot et la roublardise. Je suis un honnête assassin, moi, certainement pas l’un de ces politiciens véreux. Il faut exécuter, je m’exécute, et les troupeaux de boursouflets s’en trouvent mieux gardés !

Les phalanges heurtent le bois, la mine a composé une neutralité courtoise. Les accents rêches s’échappent du labre régalien. L’ordre claque de la sécheresse des mauvais jours. Rester à bonne distance. Je m’approche prudemment pour déposer sur le bureau ma charge.

«  Pardonnez moi de vous interrompre, Monsieur le Directeur. Arthur Weasley m’a demandé de vous faire parvenir les rapports d’activité des équipes qu’il pilote ainsi que le budget prévisionnel demandé pour l’année à venir. Il m’a dit que c’était une urgence. »

Prière silencieuse : que les cieux m’accordent de survivre à cette ultime journée de travail avant la grande disparition. L'impassibilité ne recouvre qu'à grand peine l'angoisse d'un faciès emprunté.

523 mots


SWEETNESS & MURDER
Archibald Rosier
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Sam 13 Avr - 11:14


VENTRICULAIRE
Au gibet noir, manchot aimable, dansent, dansent les paladins, les maigres paladins du diable, les squelettes de Saladins.


Monroe.
L'agneau noir.
Une tare dans le berceau des songes, une rixe des arcanes, un paupérisme de normalité. Quelle génétique s'entérine donc sous la pulpe satinée? Un sentiment de mascarade, une anomalie sur l'écume quotidienne. Avoir la berlue. Dans la rondeur de son siège, Archibald dissèque le galbe hésitant, la dégaine tenue. Des chairs et des os sous lesquels se bousculent quelques innommables. Une cage aux anonymes. Dans sa pantagruélique ambition, il escompte bien autopsier l'embryon de mystères qui se crayonne à l'horizon de ses draconiennes orbites.

« Posez ça ici »

Épigrammatique.
Ferme et sémillant.
Oukase gondole hors du pharynx.  
Une paluche pianote sur un angle de bureau pour marier géographie à l'ordre. L’aubaine d’exhumer l’auxiliaire de sa pudibonderie. Timide ? Apeuré ? Larbin jusqu'alors effemellé dans la bave sombre du seuil, liasses aux bras. Mais l’écho despotique oblige, exige astreinte. L’atonie s’étiole des muscles, distille gerbes électriques aux synapses. Des foulées jusqu’à l’autel. Jusqu’à lui. Avec ses odeurs subtiles. Un bouquet de sueur et de bois qu’il flaire, pensif. Pétrichor, faguenas de détergents ne sont plus qu'un vague souvenir.

« Dites moi » Entremets qui inhibe, endocyte moindre pantalonnade. Potron-minet d'une riotte ou d'un bénin ergotage? Risorius contre jonction des paumes, trochlée sur résine de liber, roi des Carognes visse onyx dans insondables gémeaux. « En tant que Cracmol »  Suée lugubre. Il n'y a pourtant ni couleuvre ni outrage dans l'intonation. Rosier est renommé pour s'en moquer comme de colin tampon des ichors, des genres et des sexes. La psychologie des grands singes est seule facule d'intérêt. « Vous devez avoir bonnes connaissances des technologies moldues? » Quoiqu’on en dise, le stéréotype s’avère souvent confirmé. « J’ai récemment fais l’acquisition d’une petite merveille » Mielleux nectar. Mais qu’est-ce donc ? Félon se démacadamise du trône, invite salarié à s'étirer jusqu’au coin du salon. Dans l'encoignure d'un voltaire, jusqu'alors endormie, léchée par fraisils, bercée par flammes aux chablis dans l'âtre victorien, l'impératrice s’ébroue et glaviote croquignolet ronron. Citrouille se gauchit et quémande obole. Ce à quoi il s’exécute, au passage de l’immaculée sultane, glissant caresse libellule sur rouflaquette.  La mignonnette se ravine, bienheureuse, contre charitable scaphoïde. Mais revenons à notre souris…

« Assoyez-vous »

Invitation ou semonce ?

Une octave hachée d’onction et d’énigmes. Une carnation putride. Mais le daguet n’a choix que d’obédience. La pesanteur du timbre l’exige sous les coutures d’une ésotérique risette. Dans les crachins d’un fieffé tison, gamahuchés par quelques douces chaleurs, Archibald colle séant sur cuir voisin. Les hanches se frôlent à peine, d'une abrasion arachnéenne. Peut-être assez, ou trop, à l’échelon d’un ventricule bilieux ? Côtes à côtes sous coyaux enfumés, dans la galerne d’une tension cosmique, les pupilles ne peuvent que s’affamer à la vue de géométrie technologique. Un scanner branché à un ordinateur historient la sculpture d'aubier faisant office de table.

« Permettez ? »

Un geste tendre et soigneux.
Une main dévalisée entre ses paumes larges et voraces.

« Voyez-vous, j’ai récemment subi une infraction à mon domicile »

Platonique boutade.
Comment ? L’insaisissable sérail du Dragon lardé, empalé par quelques téméraires ribauds ? La révélation aurait de quoi faire jaser ! Dans cet écrin de bagous, la chaude patoche est acheminée jusqu’au scanner.  Un doigt collé sur l'écaille de verre, puis délié de l’insolite étreinte. Colosse agrafe l’interloqué d’un oblatif sourire.

« Si par malheur, le garnement m’a filé entre les doigts, par chance, il a laissé empreinte dans son sillage »

Gigantale erreur.
Où voulait-il en venir ? A yoyoter de la cafetière. Veloutes imprécises, trame occulte. Dans ce Cluedo revisité, l’aîné scelle boîtier, presse bouton et fait fulminer bluettes de prasine sous l’opercule d'acier.

« J’ai donc décidé de soudoyer la police moldue pour utiliser l’une de leurs machines à identification d’empreinte humaine »

Encore faut-il trouver empreinte qui concorde ?

« Vous n’ignorez pas que chaque individu possède une empreinte unique… »

Au grand dam des criminels.
Au malheur des godichons.
Corps judas.

Bip Bip!
La conclusion dégueule.
99.7% de concordance.

Ouate morbide, dantesque charisme.
Python s’humecte suçoir et tord prunelles jusqu’à jumelles dans un salve pyromane. Un malsain chergui creuse la gorge.

« Alors  très Cher...allez vous m’expliquez  ce que vous faisiez chez moi l’autre soir ? »

Saint Diable croise gigots, épluche minot d’un famélique arsin. Godinette pilonne artères au rideau qui tombe. Sur le qui-vive dessous brocards, prêt à s’émouvoir aux moindres tricots de ruade. A quel genre de menuisaille devait-il s'attendre? Sigmoïde des articulations, flanc tourné vers germain, corneille s'étire sur fauteuil pour mieux ronger Poucet d'un pandémoniaque soupirail.

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Pavel D. Monroe
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Sam 13 Avr - 18:24
VENTRICULAIRE


Pénombre étouffe. Pénombre avale. La nuit ne semble embrasée que de la seule brillance d’un feu de bois. Antre. Encre. Je suis toujours aussi mal à l’aise en la présence du seigneur sanglant des lieux. Invitation à s’en venir jeter dans la gueule du fauve, au fin fond de l’antre noire. Je préfèrerais ne pas venir ‘poser ça ici’ non… Quelle excuse ai-je pour décliner ? Pas l’ombre d’une parole pour contrer requête.

Je m’approche vivement, dépose soigneusement les piles et me recule un peu. Sur le départ. Si l’on n’a plus besoin de mes services, peut-être puis-je… Le bec s’ouvre à nouveau. Rosier piaille d’une voix basse où roule un sirupeux danger. Frisson sur l’échine. Merde. Demande incongrue. « En tant que Cracmol, vous devez avoir bonnes connaissances des technologies moldues? J’ai récemment fais l’acquisition d’une petite merveille » La surprise m’enflamme quelques secondes les prunelles. Le temps de me recomposer une mine. J’opine modestement à la question.

« Je sais me servir de la technologie moldue, oui. En quoi puis-je vous aider ? »

La mine est vaguement suspicieuse tandis que la trogne louche vers l’ordinateur trônant en majesté. Qu’est-ce qu’un homme comme Rosier pourrait bien avoir à faire de pareille machine ? Son logis m’avait semblé plutôt dépourvu de ce type d’objet, aussi ne m’étais-je pas spécialement figuré qu’il s’intéressât à la technologie… Me souvenant que le bureau de recherche sur l’artisanat moldu fait partie du département des Mystères, je suppose que cela fait toutefois sens. Je détaille l’objet tandis que je suis entraîné jusqu’à un canapé à proximité avec l’impérieux ordre de m’y installer. Je présume que l’objet a dû être enchanté pour pouvoir fonctionner sans interférence dans ce lieu chargé de magie.

« Permettez ? » La demande est incongrue. La chaleur de paumes environne l’une de mes mains. Les muscles se crispent sous le contact. Je tâche de rester immobile, séant posé aux côtés de celui du directeur du département des Mystères. Tétanie guette. Le ventre s’agite. L’estomac gronde de l’ivresse d’un bateau. Sentiments clamsent dans la tête. Confort étrange de la douceur des mains d’Archibald Rosier. Inquiétude extrême qui gueule à la raison de se carapater de ce bureau et vite. Certitude étrange. Quelque chose lui a mis puce à l’oreille. Peur irrationnelle. Me voici découvert. Le crâne gueule tandis que l’inflexible voix d’Archibald Rosier déroule procès.

Exposition des faits.

« Voyez-vous, j’ai récemment subi une infraction à mon domicile… Si par malheur, le garnement m’a filé entre les doigts, par chance, il a laissé empreinte dans son sillage. J’ai donc décidé de soudoyer la police moldue pour utiliser l’une de leurs machines à identification d’empreinte humaine. Vous n’ignorez pas que chaque individu possède une empreinte unique… »

Nausée chavire. Chaque mot creuse davantage le malaise. Le cerveau se vide quelques instants avant que pure terreur ne vienne chanter au large de conscience comme autant de Sirènes. Le coeur s’alarme, l’instinct de survie reprend le dessus. La mine s’est fermée, l’oeil calcule, cherche échappatoire. Demi-vérités se succèdent les unes aux autres. Laquelle est plus crédible ? Laquelle susciterait le moins de controverse ?

« Alors  très Cher...allez vous m’expliquez  ce que vous faisiez chez moi l’autre soir ? »

Le questionneur revient à la charge. Demander poliment d’abord. Exiger réponses dans la torture ensuite. Je ne crois pas qu’il soit homme à rechigner au jeu. Jeu mental, jeu physique. Me défera-t-il d’abord de ma contenance ou de ma peau ? Écorchement vif. Souffle s’exhale d’entre les lèvres. Par où commencer ? Par où finir ? Fils ténus d’idées s’entrechoquent, se brisent, se nouent, se dénouent. Trouver une explication. Essoufflement que d’avoir trop cogité.

« Eh bien… J’étais curieux de connaître la vie intime d’Archibald Rosier, l’homme qui terrorise tout le Ministère. Vous m’avez offert ce poste. Je voulais savoir pourquoi. »

A Vérité, vérité et demie. Les phalanges son au repos sur les cuisses, les muscles se sont déliés. Tensions délités cavalcadent dans le dos. Shot d’Adrénaline. Le monde tangue un peu, le coeur pulse les lentes caresses de ses battements. Mes tempes s’en font l’écho, crâne vibre. La conscience du temps se fait aiguë. Chaque seconde semble dérouler son infinité de promesses et de possibles. Un fin sourire s’étiole, appréciateur. Provocation. Donner un os à ronger au maître. Qui est le cabot ? Qui est le loup tapi dans les bois.

« Et puis vous avez de jolies fesses à regarder, aussi. »

740 mots


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Jeu 20 Juin - 20:48


VENTRICULAIRE
Au gibet noir, manchot aimable, dansent, dansent les paladins, les maigres paladins du diable, les squelettes de Saladins.


L’œil farouche, le zénith brûlant, la chair avide.
Il s’outille d’un évangile sans-fard. Son rond-de-cuir, son jeune daguet, son bellot larbin.  Au cabinet des curiosités, Satan et Gabriel, Goliath et David. Serait-il prédestiné à être l’hélianthe et son cadet Icare ? Une curiosité élastique, un écrin de périls où prunelles jaugent et dissèquent. Où les adages colonisent les synapses jusqu’à mouillage des parfums.

« Voici donc l’explication »

Est-il repu ?
Rassasié des gloses de l’hobereau ?
Wendigo dévisage le mirliflore, soupçonne les chemins de liberté sous l’ osseux pariétal.

« Vous devriez filer monsieur Monroe, il se fait tard... »

Bénigne sommation ou tumorale alerte ?
Niellé d’une véreuse alacrité,  napalmisé d’un arsin sous blanc nombril, l’Empereur invite à l’exode, l’énigme des mille et unes nuits. Et mecton concède, et minot gasconne loin de la fouarre aux écueils. Loin de l’ogre pétrit d’accalmie. Mais pour combien de temps ? Soupçon de pépasme où tressaillent cauchemars. Bambi gobé dans la noirceur d'une artère, l'obusite au bedon, la folette aux guiboles.

Satan glousse dans son pandémonium.
Serait-il là demain?

- FIN -


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