CLUB DE POTIONS #1 | potionniste bougon
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Severus Rogue
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Dim 17 Fév - 23:09
CLUB DE POTIONS



Le bouillonnement gracieux du chaudron. Volupté des fumerolles dansant dans la pénombre des cachots. La salle de club est vaste. La pénombre est hachée, fracturée par les faisceaux de pâle clarté tombée de hautes vitres où croisillonne le fer sur un verre teinté. Jaune et vert et bleu. Le damier de vitrail jette sur la dalle de pierre noire l’éclat d’une journée de printemps. Soleil bas, rasant. L’automne frappe aux portes du château en cette après-midi. Quatorze heure. Le temps des soupirs. Qui voudrait s’enclore dans les cachots un sixième jour ? Samedi soupire, élèves libres profitent du parc ensoleillé de Poudlard. Sol art la cérulée de son écrasante lumière.

Pourtant, il en est pour revenir, inlassablement, année après année, dans ces cachots. Territoires glaciaux, austral. L’air y est froid, humide. Une fine buée emperle les carreaux. Diffuse clarté, pénombre jetée à même les pans de murs nus. Quelques livres sur des étagères. Chaudrons, surtout, fioles et ingrédients. Le club de potions a été, jadis, un amusant prétexte d’Horace Slughorn pour réunir ses élèves favoris. Avant lui, les professeurs de potions se sont fait un devoir de guider les élèves les plus prometteurs. Encourager l’exploration de nouvelles patries du savoir et de la pratique magique. Terreau de découvertes exaltantes. Je me souviens.

Je me souviens des heures passées avec Lily à décortiquer les minuscules caractères gravés à même le parchemin. Je me souviens des volutes flambant dans les ténèbres et de l’arôme capiteux des philtres bouillonnants. Je me souviens de ces carreaux jaunes et vert et bleus qui embrasaient déjà les pavés de marbre noir tapissant le sol. Je me souviens des heures anémiant les querelles, les peines, les désarrois, dans l’absolue attention requise par l’art difficile de la potion. Je me souviens de l’exigence de cette discipline, amante intraitable ne souffrant ni l’approximation ni les hasardeuses hésitations de la main. Je me souviens de chacune des potions que j’ai réalisées dans cette salle.

Les premiers élèves arrivent. Des têtes connues pour la plupart. Les nouveaux au club de Potions sont peu nombreux cette année. Généralement, on y rentre sur un tard, lorsque le spectre des examens plane sur la conscience. L’heure est à l’entraide. Les plus âgés conseillent fréquemment les plus jeunes, toutefois, le club n’usurpe pas sa réputation d’élitisme. Les moins doués se découragent souvent et la pression y est pèse plus durement que dans de nombreux groupes. Slughorn avant moi instillait cette exigence par des remarques glissées sur le ton de la bonhomie. Insidieuses impulsions qui voyaient souvent sa voix de grand-père paternaliste glisser « mais enfin, mon cher, pourquoi êtes vous encore ici si, manifestement, vous ne savez pas... ». Combien ont été démantelés par ces remarques…

Mon approche est autre. Plus frontale, sans doute. Lorsqu’il devient clair que les élèves sont là, je sors des ombres pour leur faire face.

« Jeunes gens, bienvenue au club de potions pour les nouveaux, bon retour aux autres. Les anciens le savent, les nouveaux vont l’apprendre : rigueur et respect sont de mise ici. Rigueur dans vos préparations car je vous déconseille de faire exploser cette salle, respect du travail de vos condisciples. Le club de potions vous permettra de travailler les points qui vous plaisent. Ce n’est pas un cours mais une activité extra-scolaire. Si vous êtes ici, c’est que le sujet vous intéresse. Si vous n’êtes venus que pour bâiller aux corneilles, je vous conseille d’abandonner de suite. »

A ce stade du discours, il y a souvent quelques rumeurs incrédules, quelques sourires forcés, voir un départ ou deux.

« Quelques règles sont de mise : vous ne pouvez commencer à préparer une potion sans avoir inscrit sur le tableau derrière moi ce que vous allez préparer. Vous pouvez tout à fait laisser en stase vos chaudrons pour les préparations demandant plusieurs jours, semaines, mois. Bien entendu, toutes les substances illégales telles les poisons sont interdites ici aussi, et vous ne pourrez vous essayer aux substances réglementées comme le veritaserum. Si vous avez un doute, par ailleurs, vous pouvez toujours me poser vos questions. Vous pouvez aussi venir ici – et je pense surtout aux plus jeunes ou à ceux ayant des examens à la fin de l’année – pour y travailler la théorie, avoir accès à des livres sur le sujet, faire vos devoirs de potions, réviser vos cours. Enfin, vous pouvez aussi expérimenter. Toute expérimentation pratique doit cependant être précédée d’une demande écrite de votre part : comme je vous le disais tantôt, je ne vous laisserai pas faire exploser cette pièce et le travail de vos petits camarades par des tentatives hasardeuses. Vous pouvez avoir accès aux armoires à ingrédients courants. Pour les ingrédients en réserves, il vous faudra me demander ce que vous désirez. Si vous cherchez un ingrédient ne se trouvant pas à Poudlard, vous pouvez en faire la demande écrite auprès de moi. Nous verrons ensemble ce que nous pouvons faire. Si vous avez des questions sur le fonctionnement du club, n’hésitez pas, dans le cas contraire… vous pouvez vous mettre à vos activités. »

836 mots


PUTTING DEATH IN BOTTLE
Veredis S. Beurk
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Mer 20 Fév - 9:55
POTIONNISTE BOUGON

Le club de potions, tu y viens depuis deux ans. Depuis ton retour du Japon, à dire vrai. Tu sais que le professeur Rogue a été d’un grand soutien pour ta mère lorsque, voyant que tu tournais mal, elle t’a envoyée à l’autre bout du monde. A ton retour sur les terres anglaises, il t’a aussi astucieusement permis d’être dans la même classe que Hilde, vous sachant très proches en te proposant innocemment de redoubler ta cinquième année.
Cela fait donc deux ans.

Deux années que tu viens, en signe de gratitude, peut-être, de curiosité, sans doute, traîner tes sandales dans les cachots de Poudlard. Comme chaque année, encore, le professeur Rogue, terrible gargouille des cachots, s’affaire à terroriser tout le monde. Tu connais le speech aussi le laisses-tu déblatérer, lancer des regards sévères, et apeurer les jeunes élèves. Tu as toujours trouvé cela très amusant de voir ton enseignant jouer les grands méchants.

Lorsqu’il a fini son speech, répondu aux questions, tu t’installes tranquillement dans un coin de la pièce, là où les vitraux peuvent illuminer la page que tu t’affaires à déchiffrer. C’est du latin. Coup de chance, ton père a eu au moins cette présence d’esprit là que de t’offrir une éducation correcte. Tu termines le chapitre, laisses chacun reprendre le cours de sa vie, puis tu vois du coin de l’oeil l’enseignant seul, lorgner les membres du club, surveiller qu’ils ne fassent aucune catastrophe. Tu en profites pour te glisser près de lui, livre dans les mains, petit flacon enclos dans une paume. La tresse rousse cascade sur ton épaule… C’est Hilde qui t’a coiffée ce matin, et elle a – tu cites – refusé catégoriquement que tu ailles jouer avec des mixtures dangereuses sans prendre toutes tes précautions. Tu soupçonnes que c’était surtout une excuse pour te taquiner de bon matin.

« Professeur, euh… j’aimerais vous soumettre un projet de recherche et j’aurais besoin de vos conseils pour le protocole expérimental.. »

Cela ne te ressemble pas d’hésiter autant, mais tu sais l’affaire importante.

« Voilà… vous vous souvenez des tickets à gratter du mois passé, n’est-ce pas ? » Comment les oublier, il faut dire. « J’ai gagné ça. »

Tu lui tends une petite fiole de cristal où dorment trois gouttes claires.

« C’est de l’elixir éternel si je crois l’étiquette du flacon, mais ce pourrait aussi être un faux, je suppose… L’esprit frappeur d’Halloween avait l’air assez facétieux. Quoi qu’il en soit, j’aimerais étudier cette mixture. Nous connaissons sa recette grâce aux travaux de Nicolas Flamel » tu tapotes le livre que tu as sous le bras « Et nous savons que nous ne pouvons plus synthétiser ce produit tant que nous n’avons pas réussi à recréer une pierre philosophale… Ne pensez-vous pas que nous puissions y parvenir grâce aux dernières traces qui restent de la pierre précédente : cet elixir ? »

Oh, tu sais bien que tu n’as pas les épaules pour faire ces recherches seules. Pas tout de suite, en tous cas. Mais tu caresses l’espoir de pouvoir trouver les premiers jalons de ta recherche.

« J’aimerais donc consacrer mon année à la mise en place d’un protocole expérimental pour parvenir à isoler les propriétés de la pierre philosophale dans ce liquide et avancer ainsi dans mon projet de recréer cet artefact. »

Tu as toujours été ambitieuse, après tout.

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Edwa D. Black
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Sam 2 Mar - 21:10




















   ❝ POTIONNISTE BOUGON ❞
 

CLUB DE POTIONS

 

 


   Tu as les mains tordues d’angoisse en arrivant dans la salle de Potions. C’est la première fois que tu viens assister au club de Potions. Oh, tu connais sa réputation : un club d’élite où seuls les meilleurs peuvent frayer leur bout de chemin. Tu n’es pas là en raison d’un amour démesuré pour les potions (même si ça t’intéresse beaucoup) mais plutôt par souci d’ordre relationnel. Ton père est prof de potions et ça… c’est vraiment la loose. Oui. Complètement et parfaitement la loose. Tu n’as pas manqué de le lui faire savoir et tu ne sais plus vraiment quoi penser de ton père maintenant que tu l’as en tant que prof. Tu es effrayée, agacée, en colère. Bref, il te faut un autre moyen de travailler tes potions.

Et ce moyen, tu l’as trouvé dans la salle commune des Serpentards sous forme d’une note épinglée sur un panneau de liège. Le club de potions. Première séance à la fin de la semaine. Tu t’es sentie obligée de t’y rendre. Oh, tu es déjà dans le club de collectionneurs de cartes, mais il n’y a pas grand monde en ce moment et c’est surtout un moyen facile d’y retrouver tes amis. Le club de potions, d’un autre côté, c’est du sérieux. On y est pour travailler, pour progresser. Ta curiosité et ta peur se disputent l’empire de ton p’tit crâne lorsque tu t’y rends.

Tu arrives dans les premiers. Il n’y a qu’un ou deux élèves, des septièmes années, lorsque tu te glisses dans l’endroit. Tu devines, au milieu des rayons de lumière obliques, la haute silhouette du Directeur. Il n’y a pas : il a le chic pour paraître impressionnant en toutes circonstances. Lorsqu’il se met à parler, ça ne rate pas : il est littéralement flippant. Il irradie de tellement de prestance et d’assurance que tu ne peux pas t’empêcher de te sentir vraiment petite.

Le Directeur, pourtant, ça fait déjà deux ans qu’il est une figure familière de ta vie à Poudlard. Mais tu ne l’as jamais eu comme professeur. Tu n’en sais que ce que racontent les années les plus avancées. Et ce qui se dit est ambigü : à la fois héros de guerre et criminel. Maître de Potions, Directeur, professeur de défense contre les forces du mal. Tant de cordes à son arc… Et tu es sûre que tu n’en connais pas le dixième. Malgré toi, tu sens des élans de fangirl monter. Vraiment, le bougre est impressionnant.

Tu regardes les élèves se disperser. Certains vont lire dans un coin, d’autres vont demander des questions au professeur. Tu commences à jeter un œil dans les lieux. La bibliothèque attire ton attention. Tous les ouvrages sont consacrés aux potions. L’un d’entre eux attire ton œil : le manuel avancé de préparation de potions. Tu as vu des étudiants des années supérieures l’utiliser, donc tu sais que, toi aussi, tu finiras par l’avoir entre les mains. Ta curiosité l’emporte et tu commences à lire, préférant attendre la prochaine réunion du club avant de toucher à une potion, bercée par le bouillonnement des chaudrons et les chuchotis tranquilles des élèves.


   
 


 

 
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Severus Rogue
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Dim 10 Mar - 20:18
CLUB DE POTIONS



L’accueil fait, les pépiements des élèves emplissent la salle quiète. Conversations à voix basse ronronnent tandis que les aînés trouvent leurs repères bien lestement. L’on commence à préparer des ingrédients et à s’accaparer les plans de travail. Certains reprennent le chaudron rempli qui les a attendus tout l’été durant, d’autres commencent à ouvrir de volumineux codex. La vie suit son cours avec une étonnante facilité. Comme il est satisfaisant de voir ces brillants esprits s’adonner à divers travaux. Du coin de l’oeil je devine un jeunot effrayé qui s’en va. Il en est chaque année pour se rendre compte que l’aventure n’est faite pour eux. Je n’ai jamais retenu sous la bienveillance de ces voûtes une âme qui ne fut immodérément gagnée par la passion d’apprendre. Quiconque n’est présent qu’en dilettante curieuse n’a pas sa place dans ces bas-fonds baignés de la sapïente clarté du jour. Etirement narquois de la lèvre.

Chacun vaque. Je serpente entre les tablées jusqu’à rencontrer une silhouette rousse altière que je ne connais que trop bien. La préfète-en-chef que j’ai vu grandir de la pouponne mine carmine à la magnifique jeune femme devant moi entame désormais son ultime année entre ces murs. Un coup d’oeil suffit pour découvrir l’ouvrage en latin entre les paumes de la poussinette. Son père, au moins, n’a pas totalement raté son éducation. Presque un miracle quand on sait de quel ladre il s’agit…

« Professeur, euh… j’aimerais vous soumettre un projet de recherche et j’aurais besoin de vos conseils pour le protocole expérimental.. Voilà… vous vous souvenez des tickets à gratter du mois passé, n’est-ce pas ? J’ai gagné ça. »

Un hoquet de surprise s’exhale d’un labre étonné. Le petit flacon dans la main de la jeune femme est labellisé « élixir éternel »… Ce doit être une mauvaise facétie.

« C’est de l’elixir éternel si je crois l’étiquette du flacon, mais ce pourrait aussi être un faux, je suppose… L’esprit frappeur d’Halloween avait l’air assez facétieux. Quoi qu’il en soit, j’aimerais étudier cette mixture. Nous connaissons sa recette grâce aux travaux de Nicolas Flamel. Et nous savons que nous ne pouvons plus synthétiser ce produit tant que nous n’avons pas réussi à recréer une pierre philosophale… Ne pensez-vous pas que nous puissions y parvenir grâce aux dernières traces qui restent de la pierre précédente : cet elixir ? J’aimerais donc consacrer mon année à la mise en place d’un protocole expérimental pour parvenir à isoler les propriétés de la pierre philosophale dans ce liquide et avancer ainsi dans mon projet de recréer cet artefact. »


Les phalanges sont venues taquiner l’arrête du nez, pinçant la peau au milieu du froncement de sourcils carapatés au dessus d’orbes d’onyx brûlant. Il me faut penser à la plus efficace des solutions, et la plus efficiente que que puis envisager a le minois d’un ange, les mèches brunes virevoltantes et de grands yeux bruns.

« Je pense que ma collègue Bianca Selwyn doit pouvoir vous aider »
admets-je après un temps. « Elle est meilleure alchimiste que moi et a étudié son art pendant une vingtaine d’années sous la tutelle de Nicolas Flamel lui-même. S’il est une personne qui peut vous guider dans ces travaux, c’est bien elle… Toutefois je puis bien entendu vous accompagner dans cette voie, Mademoiselle Beurk. Permettez moi, quelques instants... »

Claquement de doigts. Un elfe de maison portant l’uniforme du personnel de Poudlard se matérialise dans un discret « pop ».

« Doris, pourriez-vous aller demander à @Bianca H. Selwyn si elle accepterait de venir quelques instants au club de potions pour aiguiller une élève ? »

Sourire étiole le labre sévère qui ne se courbe que trop rarement sous ces indulgences.

« Attendons la ici. Madame Selwyn et moi-même vous aiderons tous deux dans ce projet si cela lui agrée… vous faites, je crois, partie de ses élèves, n’est-ce pas ? »

L’extrémité d’un doigt effleure ma propre joue, mine pensive. Écoute attentive de la réponse de la jeune fille tandis que l’oeil alerte glisse sur les autres participants, avisant les activités des uns et des autres. Tous semblent sereins. Après quelques instants de discussion avec Veredis Beurk, lorsque Bianca arrive auprès de la jeune fille, je m’esquive pour m’approcher de la fille de Regulus. Je n’ai jamais fréquenté beaucoup la petite haute comme deux pommes et demi, mais je sais que Regulus se soucie assez de sa progéniture pour être en lutte perpétuelle contre ses pulsions de « papa-poule » couvant poussin même échappé de la coquille.

Un coup d’oeil avise la couverture de l’ouvrage. Borage. Surprenant pour une fillette si jeune.

« Vous avez des lectures intrigantes, mademoiselle Black. L’ouvrage de Libratius Borage est peut-être un peu exigeant pour vous si vous n’avez de solides bases dans l’art de préparation des potions. Horace Slughorn ne tarissait d’éloges sur vous. Votre père vous a-t-il formée ? Peut-être me permettriez-vous de vous suggérer de quoi vous entraîner ? »

Curieux, je le suis, il me faut l’admettre. Avide de savoir quelles compétences cache cette petite frimousse angélique.

882 mots


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Bianca H. Selwyn
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{Ancienne disciple de Nicolas Flamel} {Ex-Mangemort} {Ex-détenue d'Azkaban} {Allergique au Veritaserum} {Agent de l'Ordre d'Hermès}
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Mer 24 Avr - 10:33


POTIONNISTE BOUGON




L’Alchimiste a le nez dans ses recherches. Les livres s’empilent sur son bureau. Certains prennent un peu la poussière car elle ne les a pas touchés depuis quelques temps, d’autres, au contraire, sont aussi nets qu’au premier jour, quoi qu’un peu racornis à force d’usage. Bianca sort un peu trop rarement le nez de son laboratoire. Il faut dire que feu son maître a laissé tellement de travaux inachevés derrière lui…

Revenir à Poudlard après toutes ces années est comme d’étranges retrouvailles après un long exil. Tout a commencé quand elle a fui lâchement sa famille à peine quelques heures après avoir achevé ses épreuves d’ASPIC. Une disparition, rien de très inhabituel par temps de guerre. La Serdaigle s’était évanouie dans la nature. Libre, c’était une nouvelle vie qui commençait. Alchimie à portée de doigts, émancipation du poids familial. Quelle adolescente ne rêverait pas de ça ?

Et puis elle est revenue. Bianca a ressenti un pincement au coeur quand elle a appris que ce poste d’enseignante d’Alchimie ouvrait à Poudlard. C’était comme un signe du destin, une main tendue. Elle l’a saisie. Bien sur qu’elle l’a saisie. Et chaque jour, elle remercie mentalement Severus Rogue de lui avoir offert cet asile.

Enseigner n’est pas toujours évident, mais les classes sont peu nombreuses (sixièmes et septièmes années), ce qui lui laisse un temps conséquent pour la recherche et une vie sociale assez libre. Même si Bianca est assez secrète, elle croise tout de même de temps en temps quelques traces de son ancienne existence. Narcissa en est une. Les circonstances ont rapproché ces deux femmes que tout opposait dans leur jeunesse sinon leur milieu social. Et quoi ? Les voici meilleures amies, comme diraient les jeunes. Proches, en tous cas.

Un « pop » sonore tire Bianca de sa rêverie. Un elfe de maison est venu lui indiquer que le directeur lui demandait si elle avait un peu de temps à consacrer au club de potions. Ma foi, pourquoi pas, se dit-elle ? Ce n’est pas comme si elle avait un chaudron ou un alambic sur le feu. Rien ne l’occupe sinon de vieux livres dont elle peut reprendre à toute heure la lecture. Poussée par une curiosité dévorante, elle accepte. Un élève a besoin d’elle, hein ?

₪  Merci Doris, dis au Directeur que j’arrive.

Elle aurait pu voyager par cheminette ou tout autre moyen de transport, mais elle ne dédaigne pas une petite course le temps de se dérouiller les gambettes. La professeure traverse les couloirs d’un pas léger. Rapide, discrète, efficace. Elle aurait fait un bon assassin, lui disait souvent Pernelle Flamel pour s’amuser. Bianca parvient sans encombre dans les cachots où se tient la réunion des potionnistes de l’établissement. Aussitôt, elle s’y sent à son aise : les élèves travaillent, parlent à voix basse. Quelques chaudrons bouillonnent tranquillement. Il y a des élèves de tout âge, et une ambiance studieuse reposante.

₪  Severus ? Vous m’avez demandée ?

On lui indique Veredis Beurk, une de ses élèves. La professeure esquisse un sourire amusé. Elle aurait du le deviner.


₪  Miss Beurk ? Besoin d’un œil d’alchimiste sur l’un de vos projets, paraît-il ? Racontez-moi donc cela.

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Edwa D. Black
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Jeu 25 Avr - 12:56




















   ❝ POTIONNISTE BOUGON ❞
 

CLUB DE POTIONS

 

 


   Tu as le nez dans ton livre, occupée à déchiffrer ses petits caractères. Tu tiques parfois sur des mots techniques, mais dans l’ensemble, tu arrives à comprendre où l’auteur veut en venir… enfin, tu crois. Tu es tellement plongée dans le bouquin que tu n’entends pas le professeur Rogue approcher. Tu sursautes donc lorsque tu entends sa voix toute proche, une main sur le coeur. Tu n’es pas cardiaque pourtant.

Il est bien là, devant toi, grand, austère, un peu flippant sur les bords. Pourtant, il ne t’a pas l’air malveillant, quoi qu’en disent les mauvaises langues (de gryffondor notamment, mais les gryffondor le sont souvent). En fait, il est passé en troisième position de ta liste de gens flippants, c’est dire. Le premier, bien sur, c’est ton papa quand il fait ses trucs de nécromancie. La deuxième, c’est ta maman, quand elle s’énerve. Il ne faut jamais énerver une Lepchenko, jamais. Il y a des gens qu’on a jamais revus après. La légende ne dit cependant pas si ta maman les a découpés et réduits en ingrédients de potions après ou avant les avoir tués.

« Professeur ! »

Les battements de ton coeur s’apaisent tout doucement pendant que tu reprends un peu de contenance. C’est qu’il ne faut pas te faire des frayeurs comme ça quand tu lis. Ton frère l’a appris à ses dépends à force de se prendre des oreillers au visage pour le chasser.

« Ma mère et mon père nous ont donné des bases à mon frère et moi, mais je suis sûre que le professeur Slughorn a du exagérer. »

Tu admets avec réluctance. Tu n’as pas envie de reconnaître la bonne éducation que t’as donnée ton père, même si, en toute bonne fi, tu ne peux pas dire le contraire… Mais zut, tu boudes quand même. C’est d’ailleurs bien pour ça que tu es venue au club : pour te donner l’occasion d’apprendre les potions ailleurs que sous la houlette de ton père. Flûte à la fin ! Il ne pouvait pas prendre une matière moins passionnante à enseigner ? Ou une option ? Tu es sûre qu’il aurait été super convaincant en Divination, ton papa… Ou pas !

N’empêche, il te manque, Slughorn. Il était quand même plus cool que ton papa, et il aimait les ananas confits en plus d’animer le très sélect club de Slugh !

« J’accepte volontiers toutes vos suggestions, monsieur le Directeur. C’est pour ça que je suis venue au club de potions, je voudrais apprendre, vraiment apprendre. »

Voilà, donc le tacle boudeur sur le boulot de ton père, c’est fait, et en gonflant imperceptiblement les joues en plus. Tu sais bien que tu es un peu puérile (bon, ok, complètement puérile, c’est bon, tu vieux bien le reconnaître en ton for intérieur. Mais c’est bien parce que c’est ton for intérieur), mais il est difficile de reconnaître la valeur de ton père. Ou plutôt, il aurait été bien plus facile de la reconnaître si ton père, n’était pas aussi ton prof…

Ah… l’adolescence !


   
 


 

 
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Eirian Almasdóttir
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Jeu 25 Avr - 16:46
Clap clap clap font les petits pas de Verbena. Son premier cours de club de Potion va commencer et l'enfant sentait bien là, au fond de son estomac, une certaine impatience qui la poussait à se hâter. Elle n'était pas en retard, juste à l'heure, mais elle voulait savoir impérativement à quoi ça ressemblait un Club. D'après les dires de ses camarades, c'était comme un cours classique, sauf qu'il y avait plus de liberté et on s'entraidait tous, sous la tutelle d'un Professeur bien évidement. Puisque cela ressemblait à ce qu'elle faisait avec Monsieur Regulus Black, elle pensait qu'il en était de même pour le Club de Potion, mais qu'elle n'était pas sa surprise, une très agréable surprise, de savoir qu'ils seraient sous la surveillance du Directeur en personne ! Monsieur Severus ! Ses camarades lui avaient aussi dis qu'elle était quelque peu maso sous les bords, mais qu'importe, puisqu'elle ne savait même pas ce que c'est « être maso »... Et à la vu de son Directeur grognon, dans toute sa prestance et sa terrible aura, un sourire étira ses petites lèvres, relevant son regard pétillant de malice. La fillette voulait accourir vers lui pour lui dire bonjour, de son petit minois éclatant et de son « Bonjour Monsieur Severus ! » mais ce n'était peut-être pas très respectueux envers le vieux Serpent devant ses élèves ?

Petit hochement de tête pour elle-même ; oui, ça serait plus sage. Bon, pour commencer, trouvons une place. Sans réfléchir d'avantage, Eirian prit toujours la même : la plus reculée de tous, bien au fond. N'étant toujours pas très à l'aise avec ses camarades, il semblerait qu'elle marquera cette table de son nom pour le restant de l'année, même en club ! Déposant ses affaires, elle s'installa confortablement et sortit son petit carnet de cours. Même là, elle prenait des notes, sur une nouvelle page. Récapitulons donc au sujet de club de potion : Pas d'explosion (Logique) Rigueur et Respect (Pas de Monsieur Severus donc) Marquer la potion qu'on va faire au tableau (On va bien entourer cette consigne pour ne pas l'oublier) Pas de poisons (Dommage) On peut poser des questions au Professeur (Heureusement !) et on peut faire des expérimentation (Voir aussi la règle sur les explosions).

Bon, ben ça a l'air simple finalement ! Et maintenant... Que faire ? Et là, Eirian fut bien hébétée, sa plume suspendu au-dessus de son carnet et le regard figé. C'est vrai quoi... Quoi faire ? L'enfant posa sa plume et observa autours d'elle. Certains feuilletaient déjà leur manuel de Potion, d'autre sont directement partis écrire leur projet sur le tableau noir. Le manuel était peut-être un bon début. La petite Verbena ouvrit les pages et chercha quoi faire mais... Mais quoi choisir ? Déjà, en première année, pour sûr. Parce qu'Eirian n'avait pas la fougue nécessaire, ni le courage, pour se lancer dans un projet fou ou essayer une potion d'un niveau au-dessus. Petite sorcière peut-être trop sage, elle préférait gravir les échelons un à un que de tenter de les enjamber. Peut-être parce qu'elle ne se sentait pas encore très à l'aise avec cette matière, voir même quelque peu intimidée, mais au moins elle éviterait de faire une bêtise... Par ailleurs, quelle était sa capacité ? Mine boudeuse, la petite blaireautin chouinait devant son manuel ; elle ne savait pas quoi choisir et toutes ces potions semblaient bien difficiles pour la petite débutante qu'elle était.

C'est en voyant ses camarades s'adresser à Monsieur Rogue que l'idée lui vint : si Eirian ne savait pas ce qui était bon pour elle, alors peut-être que le Professeur, spécialiste dans les potions, pourrait trouver pour elle. Manquait plus qu'à attendre le bon moment, quand les élèves n'auront plus de questions à lui poser et là, hop ! Refermant le livre, elle le tint contre elle et glissa hors de son bureau. Clap clap clap... Ha, trop tard. Le voilà en pleine discussion avec une autre élève. Un petit soupir, resserrant la manuel contre sa poitrine, petite Verbena recula dans l'ombre, contre le mure et attendit, encore. Les roulement de ses labradorites dans sa main l'accompagnaient dans son silence.

694 mots


Between Two Worlds
Veredis S. Beurk
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Ven 3 Mai - 10:08
POTIONNISTE BOUGON


Tu te sens rassurée par les mots de Severus Rogue. Déjà, il ne t’a pas envoyée sur les roses en te disant que c’est impossible. Combien l’auraient fait ? Combien auraient confisqué le précieux flacon dans tes mains ? Ta poigne se resserre un peu sur l’objet. Tu l’as toujours avec toi, contre ton coeur. Tu es terrorisée à l’idée de le perdre. Quelque chose d’aussi précieux ne doit pas te quitter, même de nuit. Le flacon est enchanté, incassable. Tu serais sans doute prête à te montrer particulièrement farouche pour défendre ce bien-là en particulier.

Tu n’avais pas osé aller demander de l’aide à Bianca Selwyn ; tu la connais depuis bien moins longtemps que Severus Rogue, et c’est lui qui t’a tiré de mauvais pas. Il a soutenu ta mère pour ce qui était de te garder loin de ton père, des mangemorts, là bas, dans tes montagnes japonaises. Tu lui en as un peu voulu au début, tu lui en es infiniment reconnaissante à présent. Tu lui dois sans doute une grande part de ta stabilité psychologique. S’il fait confiance à Bianca Selwyn, le peux-tu aussi ? Tu la connais mal. A peine sais-tu qu’elle a fait de la prison. Tu ignorais son lien avec Nicolas Flamel, elle ne s’en vante jamais. Elle le pourrait pourtant.

C’est la peur au ventre que tu attends l’élégante professeure d’Alchimie. Ses cours t’éblouissent. Elle a dans le maintien quelque chose d’aristocratique. Contrairement aux Malefoy, cependant, elle n’a pas cette froideur élitiste qui te les rend tout bonnement antipathiques. Le raffinement de la Lady Selwyn t’impressionnerait bien un peu. Et que dire de son enseignement ? Tu n’as jamais douté de sa compétence, et voilà que tu la découvres apprentie du plus grand génie des siècles passés. C’est avec une admiration renouvelée que tu la vois entrer dans la pièce après avoir admis auprès du directeur, les pommettes emperlées de rose, que « Oui, je suis les cours d’Alchimie ».

Te voici dans tes petits souliers lorsqu’elle s’avance. Tu sais que toi-même, tu impressionnes la jeune Edwa lorsque tu lui parles… tu te fais l’effet d’être la jeune Black en face de l’objet de son admiration. Mais la petite blondinette est entre de bonnes mains avec Severus Rogue, et te voici laissée seule à seule face à l’impressionnante et affable Bianca Selwyn dont, en réalité, tu ne connais rien.

« Madame Selwyn, oui ! »


Que confirmes-tu par ce « oui » ? Tu n’en es pas sûre. Oui, elle aurait pu le deviner, oui, c’est bien toi, oui, tu as des choses à lui raconter. Tu recomposes un brin de contenance et tu lui tends la fiole brûlante de ton étreinte.

« Vous avez sans doute su qu’il y avait eu, au mois d’octobre dernier, un esprit frappeur, @Jack O'Lantern, distribuant des prix à coup de tickets ensorcelés. L’un de ces prix était ceci. Je ne sais si l’étiquette est correcte, vous le saurez peut-être mieux que moi... »

Ton assurance quant au contenu de la fiole a fondu. Tu te mets à douter, toi qui était si certaine qu’il s’agissait bien là du produit alchimique.

« Mais j’aimerais mettre sur pied un protocole expérimental pour recréer la pierre philosophale à partir de ces gouttes… Si c’est possible ? »

Ta voix s’est envolée dans les aigus, d’angoisse. Intérieurement, tu pries encore plus que tu n’avais prié en allant demander de l’aide à Severus Rogue. Il est impressionnant, c’est sûr… mais mince, c’est l’élève de Flamel, Madame Selwyn. En terme d’impression, elle écrase même le Directeur !

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