Cours de Sortilèges #1 | Lux Aetenam (6e-7e années)
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Lucius A. Malefoy
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Ven 25 Jan - 16:53
Sont concernés par le cours les élèves de 6e et 7e année ayant conservé cette option pour leurs ASPICS ; @Winnie Carrow ; @Connor O'Nialláin ; @Hilde Paderna Ollivander ; @Meadow A. Quinn ; @Asao Watnabe ; @Veredis S. Beurk et éventuellement @Tamara E. Volodimir (cours non précisés dans le profil) pour les 7e années ; @Siobhán O. Sullivan et @Ava Jones pour les 6e années.
Vous pouvez, naturellement, choisir de n'y pas participer et passer à côté de la chance de faire étinceler de mille feux votre maison =D




Frileuses Flambées
« L’histrion seul sait élever l'âme du spectateur en offrant contorsions et corps grimé à l'oeillade avide du mal aimé. Que chantent et dansent les inconnus dans la grande ronde macabre. Un temps, au moins, l'autre aura été diverti. »

Le masque en place, la juvénile silhouette s’est frayée chemin dans les boyaux d’une classe. Sur la tête, une boule prune à paillettes pétille de joie et d’expectative. Charles-Edward, distingué boursouflet couronne la blondeur nitescente d’une toison d’or pur. Vélanes pourraient envier cette singulière parure si le vieux mangemort ne s’était assuré que l’esclave de ses fantaisies lui offrant traits neufs et identité factice n’était purement moldu. Le gamin payé pour ses services roupillait quelque part dans une geôle dorée, attendant que le ravisseur de son existence ne vienne lui ôter précieuse mèche pour s’abreuver de l’ivresse d’un corps volé. Aux côtés du Christ mauve, trônant en majesté sur le crâne de l’hommasse, deux adorable boules de fourrure gigotent avec légèreté : Will et Whisp, charmants chapardeurs offerts par les hasards d’une loterie suspecte. Le premier colore de violet ce qui lui tombe sous le duvet, la seconde, lorsqu’elle n’est pas occupée à faire les yeux doux à Charles-Edward, agite sa toison orange sur les objets violets pour les faire disparaître. Volatilisée, cette belle chemise de soie. Volatilisé, aussi, le cours préparé pour ce jour. Par chance, l’altier artistocrate a quelque ressource dans le cortex. Heureux étudiants.

Bandit des grands chemins louvoyant entre estrades où s’installent innocentes têtes blondes, brunes, rousses. Tant de jeunes gens dont l’esprit ploie sous les conceptions de bien et de mal. Sous la morale. Sous les connaissances. Sous les préjugés. Sous les vérités. Les corps juvéniles dilapident la fraîcheur de leurs années à venir, les caboches se remplissent, les coeurs crament d’amour et d’inimitiés, les poignets démangent, avides de jeter enchantements plutôt que de comprendre. La cérulée de l’oeil accroche chaque silhouette, chaque nom, chaque couleur. Harmonie à quatre tons, à mille voix. Les Serpents et les Aigles. L’astre luisant du Lion, la placide grandeur du Blaireau. Des hommes et des femmes. Des âges et des songes. La lumière goutte d’une baie vitrée sur chacun d’eux, auréole leurs traits d’un angélisme discordant. Durant une seconde, une seule, l’assemblée pleine vibre de plénitude.

Et puis l’huis se clôt. Vient l’heure de porter le masque de drame, la coiffe de cantatrice, les cothurnes de l’acteur. Vient le moment où la toge se drape sur l’épaule et où la volubile délicatesse de l’accent anglais se délitent dans le maniérisme arrogant de l’américanisme. Foutu Potter ! A quoi le réduit-il ! Travestir si belle prononciation, défigurer si doux accents par la grossièreté venue d’Outre-Atlantique ! Mais il n’est pas temps de se faire chauvin. Les bambins quiets attendent. Un pas, torse bombé, douce résolution. « Bienvenue dans cette classe d’enchantements. Je suis le professeur Ernst Wilson et serai accompagné de mes trois amis ici-présents : Will, Charles-Edward et Whisp pour vous préparer aux ASPIC de sortilèges. Pas de tout ce fatras de convenances entre nous, vous pouvez m’appeler Ernst. Je ne suis pas beaucoup plus vieux que vous, et certainement moins coincé que mes collègues empâtés de Vieille Angleterre. » Murmures inquiètent la petite boule orange qui lorgne avec appétance le remous d’élèves ulcérés. Foutus américains, vraiment. Eux et leur pédagogie. Mais le masque tient tandis que bouillonne l’homme bien né, l’homme de goût, l’aristocrate raffiné.

« Nous allons commencer grandement, jeunes gens ! Créer un sortilège est une délicieuse expérience que nous allons tous et toutes partager aujourd’hui. Ce n’est qu’en faisant l’expérience de la recherche, du développement, de l’innovation que vous pourrez comprendre l’intérêt de ces vieilles formules imprononçables en latin que vous étudiez depuis des années ! » Passion enorgueillit le paon. Ramage, plumage. Le phénix de la classe se satisfait de voir l’attention captée délicieusement dans l’assourdissante quiétude. Créer un enchantement. Voilà qui devrait pouvoir faire illusion : perfection d’une honnête insoupçonnablilité, car Lucius n’a jamais été homme inventif ou créatif. Qui pourrait soupçonner pareille audace de la part du trop fermé et trop conservateur dandy Malefoy ?

La voix gronde, ponctuée de ses accents maniérés. « Il y aura quelques règles bien entendu. Pas d’enchantement offensif ou destructeur, et pas de test sur vos petits camarades, votre enseignant ou ses boursouflets ! » Le ton chantonne, joyeux. L’oeil glisse sur les mines, les mains se joignent dans le dos. « Premièrement, il va falloir définir l’objectif. Que voulez-vous faire de votre enchantement ? Prenez quelques instants, réfléchissez bien. Quelque chose que vous avez toujours voulu savoir faire, même si c’est stupide, surtout si c’est drôle. Quelque chose qui vous fait envie. Que vous voulez voir devenir réalité ? » L’homme se tourne, désigne d’une phalange un élève. « Vous, que voulez-vous savoir faire ? » Un autre. « Et vous ? » Un dernier. « Et vous donc ? N’ayez crainte, exprimez-vous. Dites-moi ce que nous allons créer aujourd’hui ! » Classe, charisme et théâtralité. Malefoy n'est jamais loin.
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Veredis S. Beurk
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Lun 18 Fév - 22:02
LUX AETERNA
S’il y a une chose que tu attends avec impatience à ce moment de la semaine, c’est bien le cours de sortilèges. Tu regrettes le départ vers d’autres horizons de Filius Flitwick, bien entendu, surtout l’année de tes ASPIC, mais tu t’es très vite rendue compte que le curriculum vitae du successeur était plutôt prometteur. Maître en sortilèges, comme Flitwick, jeune prodige comme Severus Rogue… ça te plaît. C’est de bon augure. Malgré toi, tu ne peux t’empêcher d’être attirée par la puissance magique comme un papillon virevoltant autour d’une flambée. Toi aussi, plus tard, as-tu décidé, tu décrocheras une maîtrise. Et peut-être parviendras-tu même à le faire avant tes vingt-trois ans, battant ainsi le record du Directeur de Poudlard. C’est bien beau de rêver.

Tu entres dans la salle, t’installes au premier rang, et observe avec attention le beau blondinet qui te sert de professeur. Tu avais déjà remarqué qu’il avait un petit côté théâtral… voilà qui se confirme. Les américains songes-tu, amusée. Tu prends quelques notes. Les rocambolesques pépiement de Ernst laissent vite place au sujet central du cours : la création d’enchantements. C’est tout un monde qui s’ouvre à toi. Tu aimes chercher la plasticité de la magie, éprouver les limites de ta connaissance du fonctionnement subtil du monde. Tu aimes comprendre le rouage plutôt qu’obtenir l’effet. Un tel cours est taillé sur mesure pour l’assoiffée de connaissances que tu es. Oui, le choixpeau avait peut-être songé à te mettre à Serdaigle, et alors ?

La bonhomie spectaculaire de l’enseignant est contagieux. Tu peux le sentir vibrer de cette passion qui anime aussi Severus Rogue au club de potions : la flamme de l’intérêt brûle haute et fière. Aussi le dévores-tu des yeux, avales-tu ses paroles alors qu’il badine sur l’estrade. Tu le trouves singulièrement fascinant. Son doigt te désigne lorsqu’il cherche des volontaires pour proposer la création d’un sort. Tu en profites, trop heureuse de cette occasion. Tu te sens comme un disciple à qui on fait l’honneur de demander son avis.

« Cela dépend, pro… euh Ern… non, j’y arrive pas… Professeur. » Les habitudes ont la vie dure. « Est-ce qu’on peut créer n’importe quoi comme sortilège ? Par exemple si je voulais créer un sortilège qui crée des flammes refroidissantes plutôt que réchauffantes, cela n’irait-il pas à l’encontre des lois de la physique ? Ou si je veux créer un sort pour transformer un livre en papillons, cela ne rentre-t-il pas plutôt dans le domaine de la métamorphose ? Considérez-vous la métamorphose et la défense contre les forces du mal comme une sous-discipline de la vôtre ? »

Tu te dis que s’il y avait Minerva McGonagall dans la salle, elle t’étriperait probablement pour avoir osé poser cette question… Et elle se fera sans doute un collier avec les viscères éventées du gars s’il répond par l’affirmative.

« Mais le sort que j’aimerais faire… ce serait un enchantement permettant de lier un plan à son lieu physique de façon à pouvoir surveiller ce qui s’y passe sans y être soi-même… Qui est présent, par exemple, ce qui se dit, les actes de magie qui y sont accomplis, ce genre de choses. »

(c) Vere - 529 MOTS

Invité

Invité
Jeu 21 Mar - 20:57
Cours de sortilège.

Habitude. Je m'installe en fond de classe. Oui comme tous les cancres, loin du professeur. Loin des yeux, loin de la question devons-nous croire. J'ai passé là de longues heures sur cette chaise, à cette table, l'air songeuse. Pourtant je ne songeais pas. Pourtant je n'était pas inattentive. Non je suivais chaque geste de mon professeur avec précision, presque passion. De mon poste je pouvais observer l'un ou l'autre de mes camarades. Douces heures de plénitude. Ce cours ! Oh oui ce cours je l'adore malgré mes notes catastrophiques. Tant et tant de flux magiques dansant dans les airs. Quel meilleur endroit pour apprendre à les ressentir, à les voir. Même si c'était pour échouer plus souvent que je ne l'aurais aimé.

Longues furent les heures à passer mes doigts sur le parchemin, à y dessiner des arabesques invisibles en réfléchissant à ce sort que le professeur tentait de nous apprendre. Comment le lancer, pourquoi, ses effets, l'incantation, l'effet qu'il aurait sur moi, sur mon corps, dans mon être... Imagination. Imaginer aussi comment le lancer d'un geste, d'un pas, d'une danse, d'un coup de pinceau... Ne plus, ne pas utiliser la baguette ou l'incantation. Mais autre chose. Quelque chose de plus... plus personnel, peut-être.

A la demande du professeur je levais alors docilement ma baguette, plaçais mes gestes et mes mots avec précision. Mais n'appelais pas à moi la magie. Elle était là telle une fontaine où, presque assoiffée, je refusais pourtant de boire. Les préceptes de ma mère comme tatouée sur mon âme ; mes pensées ; ma volonté. La voie des Euthanatoï avant toute autre. Et cette voie demandait patience et rigueur. Alors le sort ratait, toujours. Alors ma baguette se retournait contre moi, parfois. Au grand rire des autres. Au grand désespoir du professeur.

Nouveau professeur. Je souris en moi-même. Nouvelles capacités. Non. Nouvelle volonté. On croira peut-être que c'est grâce à lui si maintenant je réussis. Pourquoi pas. Cela aura au moins le mérite d'attirer moins les regards. Le blond professeur me servira d'alibi. Pas une mauvaise idée.

Voyons... Quel sort aimerais-je jeter ? Je voudrais pouvoir créer une illusion de ma mère en train de danser. Ainsi tous en verrait la beauté. Je souris de nouveau toute seule. Trop ambitieux pour la quasi cracmol Ijaya voyons ! Mais l'idée d'illusion me plaît, alors quand ses yeux se posent sur moi, je sais.

"J'aimerais créer une illusion qui ferait croire qu'il y a une nouvelle fenêtre dans ce mur. Une fenêtre qui donnerait sur un autre paysage."

J'entends dans les rangs de devant un "Ba tient ! Tu devrais créer une illusion qui ferait croire t'es une vraie sorcière ! Mais comme tu en es incapable !"

Gloussement d'un petit noyau d'élève ne m'appréciant pas tandis que ma voisine toujours aimable se rapproche de moi avec un sourire. Que je lui rend avec un haussement d'épaule. Nous nous comprenons, ce n'est pas la première fois. C'est d'ailleurs à son tour de parler.

...

[HRP : Je me suis invitée cher professeur, vous m'en voyez ravie. :smi12: ]
Pelagia H. Ollivander
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Jeu 18 Avr - 16:44
LUX AETERNAM



L’un de mes cours préférés a toujours été celui d’enchantements. Est-ce que cela a à voir avec le métier de mon grand-père ? Mon amour inénarrable pour les baguettes magiques ? La fierté du nom ‘Ollivander’ ? Le fait que Filius Flitwick soit l’ancien maître de choeur de la chorale de Poudlard où je jouis d’une intense activité ? Sans doute un peu de tout ceci. Aussi ai-je fais partie des peinés d’apprendre le départ vers d’autres horizons professionnels du petit enseignant.

Et qu’avions-nous en remplacement ? Je laisse mes iris caresser la silhouette du professeur immobile dans la classe. Longue chevelure blonde, allure aristocratique, corps élancé, mine avenante, grands yeux bleus… ça, sur la plastique, il faut le reconnaître, l’Ernst Wilson était un élégant spécimen. Mais son apparat n’a que peu d’importance à mes yeux. Ce qui compte bien davantage est son aptitude. Magister en enchantements, son curriculum vitae est presque aussi flamboyant que les ridicules boules oranges, violettes et roses qui lui ceignent le crâne. ridicules et mignonnes.

Après une première charge contre la « vieille Angleterre » qui m’arrache un sourire à mi-chemin entre l’indignation et l’amusement, je le laisse déployer avec toute sa fraîcheur juvénile le programme du cours. Sitôt les prmeiers mots égrenés, ils sont recueillis par l’oreille d’une jeune femme à l’acuité auditive parfaite. Créer ses propres sortilèges. il a toute mon attention… et celle d’un certain nombre de mes condisciples aussi, si j’en juge par les grands yeux sombres de @Veredis S. Beurk écarquillés de fascination. La serpentarde n’a, dans mon souvenir, jamais rechigné à la tâche lorsqu’il s’agissait de magie.

Prise de notes rapide, ma plume voltige sur le parchemin ; toute information, toute consigne est bonne à prendre. La première interrogée est la jolie rousse des orvets. Je suis assez fascinée par l’idée de son sortilège et par ses réflexions. La deuxième désignée est @Ijaya Stone, une élève de Pouffsouffle que je ne connais pas beaucoup… Elle est en sixième année, je crois. Là encore, une idée amusante et poétique. Le doigt tombe sur moi. Un demi-sourire.

« J’aimerais perfectionner un sortilège existant professeur. Les fabriquants de baguettes magiques utilisent certains enchantements d’analyse pour identifier les bois et coeurs des baguettes magiques… Ne serait-il pas intéressant d’avoir un enchantement permettant de lancer des diagnostics plus complets sur la baguette ? Ses usages, son ou ses propriétaires, et pourquoi pas des informations complètes sur ses composants ? Je suppose que cela nécessite des connaissances préalables du lanceur de l’enchantement et que tout le monde ne pourrait pas l’employer, mais… »

… comme dirait Asao, cela ne serait-il pas « démesurément rock » que d’accomplir cela ? J’ai une petite lueur dans l’oeil témoignant de mon intérêt enflammé pour le cours. Non, vraiment, le Wilson, là, en dépit de sa ridicule manie de vouloir faire ami-ami avec ses élèves – la familiarité américaine, je présume... – il part bien.

Je jette un coup d’oeil autour de moi, m’étonnant presque du silence et de l’apathie du reste de la classe. Je m’attendais à un peu plus d’enthousiasme !

506 mots


Asao Watnabe
MJ
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Mar 23 Avr - 12:06


Merde, merde, merde ! MERDE ! Je suis en retard, comme d’hab’. Un préfet-en-chef pas foutu de régler un réveil, vous y croyez, vous ? Je suis certain que c’est Pour ça que Rogue m’a nommé préfet-en-chef : pour m’apprendre la ponctualité ! Eh bien je dois dire que….

ça marche pas.

Mais alors pas du tout.
Du tout.

Dérapage contrôlé dans un couloir, biscotte dans la bouche, miettes sur la robe de sorcier. A quoi ça ressemble, ça ? Je prends un virage serré, je choppe un escalier. Hop hop hop ! En petites foulées ! Non mais à force de courir partout tout le temps, je finirai bien par arriver à l’heure un jour. C’est ma-thé-ma-tique…. Ou pas. On n’est jamais trop surs. Une dernière glissade qui manque de me faire saluer un mur d’un peu trop près et arrache un cri de frayeur au portrait que j’ai faillit embrasser, et me voilà devant la porte de la classe de sortilège, mâchonnant la dernière bouchée de ma biscotte. Je frotte les mains, époussette la robe de sorcier. Je rajuste la cravate, et hop, me voici prêt ! Je pousse la porte juste à temps pour entendre claquer la voix de l’enseignant. Un « n’ayez crainte, et dites-moi ce que nous allons créer » plus tard et me voici qui me faufile en tapinois vers le banc le plus proche en formant un silencieux « excusez-moi de mon retard » à l’adresse du professeur.

J’aime pas des masses être en retard (alors pourquoi le suis-je aussi systématiquement ?), parce qu’il faut rattraper les wagons en marche. A l’oreille, je comprends assez vite ce qui se trame : apparemment, le but du cours est d’apprendre à créer un sortilège, c’est bien, ça, c’est rock’n roll ! Je me creuse les méninges. Qu’est-ce que je pourrais faire ? Un sort qui convertit la magie en électricité pour alimenter une guitare et donner un concert rock à Poudlard ? Noooon, ça doit déjà exister… Un sort qui hypnotise l’auditoire au son d’un instrument ? Le joueur de flûte de Hamelin doit l’avoir fait avant moi… Et les choristes célestes aussi… Tiens ? Y’a peut-être un truc à creuser là. Je me gratte distraitement le sommet du crâne en réfléchissant. Distraitement, je remarque la coiffe de boursouflets sur la tête de Wilson… Est-ce que je pourrais faire un sort pour les attirer ?…. Nooooooon ! On va pas commencer les bêtises et être un peu sérieux. Revenons-en au joueur de flûte de Hamelin !

Je note mes idées sur un coin de parchemin tout en regardant avidement le prof. Wilson a l’air plutôt de connaître son affaire. Je ne crois pas qu’un cours de création de sorts ait été tenu avant à poudlard. Comme quoi, avoir du sang américain dans les murs, ça change la donne. Il a quand même ouvert son cours aux potentiels fauteurs de trouble qui pourraient vouloir créer des enchantements dangereux ! Audacieux… ou irresponsable, ce bonhomme !


500 mots
Ava Jones
MEMBRE
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Mar 7 Mai - 0:45
Sortilèges. De bon matin. Non vraiment, ce n'était pas humain. C'était même de la cruauté à l'état pur, un peu comme ce réveil magique incassable qu'on m'avait gentiment offert à mon arrivée à Poudlard. Non mais sérieusement... Pas moyen de faire taire cet engin de malheur. Enchantements. Non, là décidément, il n'y avait pas de quoi être ravie. Bon d'accord, j'aimais la magie et j'aimais ce cours... en général. Sauf quand il s'agissait de la première leçon de la journée. Là, comme qui dirait, I hate Mondays... et les mornings également.

En attendant l'arrivée de notre nouveau professeur - bel éphèbe débarqué du Nouveau Monde, Ganymède brillant au firmament, Apollon parmi les mortels, s'il fallait en croire les rumeurs - je promenai mon regard maussade sur la classe et les camarades qui m'entouraient. Certains, comme moi, ne devaient pas être du matin... Etrange d'ailleurs, je ne voyais pas la chatoyante tignasse de notre préfet-en-chef adoré... J'aurais peut-être dû songer à offrir mon réveil honni à @Asao Watnabe.

Une voix assez juvénile, aux accents d'outre-atlantique, me tira de ma rêverie. Mon regard en cherchait la source quand je me figeai... Il fallait avouer qu'il était bien fait de sa personne, son charme amplifié par l'ondoyante chevelure blonde qui se déployait sur ses épaules. Le ton chaleureux, le visage ouvert, le professeur Wilson avait tout pour s'attirer la sympathie du monde entier. Eût-il eu dans ses veines du sang de Vélane que cela ne m'aurait pas étonnée. Toutefois, ce qui acheva de me conquérir - et de me distraire - ce fut le spectacle des trois adorables petites boules juchées sur son chef majestueux.

Pas le temps, pourtant, de me laisser aller à la contemplation de ces charmants petits êtres - pas maintenant du moins, même si je ne perdais pas espoir de questionner ultérieurement l'adonis sur ses petits amis à fourrure . "Ernst" nous annonça que nous allions, aujourd'hui, travailler à la création de nouveaux sortilèges. Génial ! Tout ce qu'il me fallait alors que j'avais les yeux en trous de biscuit.

La proposition sembla tout de même enthousiasmer certaines de mes camarades et, tandis que le professeur interpellait ses étudiants tour à tour, les idées fusèrent. Je me pris à espérer qu'il ne me remarquerait pas, tapie comme je l'étais dans mon coin.

« Et vous donc ? N’ayez crainte, exprimez-vous. Dites-moi ce que nous allons créer aujourd’hui ! »

Et merde ! Le doigt pointé dans ma direction et le regard plongé dans mes pupilles hagardes ne laissaient aucun doute le destinataire de cette question.

« Eh bien... Je ne... »

Avant que j'aie pu terminer ma phrase, la porte s'ouvrit et une tête familière aux vifs épis apparut. Voilà pourquoi je n'avais pas vu Asao. Il était à la bourre ! Sans se départir de son assurance, il adressa de silencieuses excuses au magister et s'installa rapidement. Bien que bienvenue, cette intervention ne réglait pas mon problème. Je n'avais gagné qu'un peu de temps pour organiser mes idées. Pourvu que je parvienne à les formuler correctement.

« J'ai toujours été intéressée par la maîtrise de l'espace. Il est possible de relier deux espaces entre eux avec un Portoloin. Transplaner nécessite également une certaine maîtrise de la chose. Mais peut-on créer une nouvelle dimension, un nouvel espace-temps ? Mieux encore, peut-on le relier au nôtre et disposer ainsi d'un jardin secret, ou d'un lieu de stockage extensible à l'infini ? »

Les mots se bousculaient dans ma tête et je me sentais fébrile. J'avais toujours voulu avoir un lieu rien qu'à moi, un endroit hors du monde et de ses atrocités. Craignant tout de même de m'être couverte de ridicule, je retins mon souffle, attendant une réaction, quelle qu'elle fût.
(655 mots)
Lucius A. Malefoy
MODÉRATRICE & MJ
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Mer 8 Mai - 23:42


Frileuses Flambées
« L’histrion seul sait élever l'âme du spectateur en offrant contorsions et corps grimé à l'oeillade avide du mal aimé. Que chantent et dansent les inconnus dans la grande ronde macabre. Un temps, au moins, l'autre aura été diverti. »

Mistral et Zéphyr clamsent dans les couloirs. Tournoiement de voix et d’effluves, de rires, de larmes. A la vie comme à la scène, donner un cours grise l’esprit le plus accroché. S’immerger dans son propos, vibrer sous les vivats du public. Récompenses verbales de questions, de participations, silence des œillades avides et curieuses lorgnant le seigneur coiffé de son diadème pelucheux. Tout sacrifier pour une couverture. Les victimes désignées d’un crochu doigt de marâtre blonde s’empressent de balbutier réponse.

Première à oser baragouiner. Rouquine mignonne. Tendre Beurk. Son patronyme est un oxymore pour ce svelte minois couronné de joliesse. Les questions clapotent. Ivresse d’un débat passionné avec une jeune âme. Sang bouillonne, s’agite. Réminiscence des jeunes années passées sur ces mêmes bancs à dévorer livres et montrer crocs au monde. Plier à sa merci les plus impies connaissances. Réponse sans équivoque à la jolie demoiselle. « N’en déplaise aux esprits les plus arriérés de cette bonne vieille dame Anglaise, vous ne serez, dans ce cours, limité qu’à la seule flamme de vos esprits. Métamorphose, défense, enchantements. Tant de disciplines si proches, sœurs en réalité. Seule l’intentionnalité change, mais demeurent le mot et le geste de baguette. Quant aux lois de la physique... » Songe papillonne sur le bout d’un labre délicat. Hespérides virevoltent dans le silence. « Vous êtes, je crois, familière de la loi de Gamp : il est cinq éléments que la magie ne peut faire ex-nihilo. Donner la vie. Créer la richesse. Vous offrir le savoir. Conjurer de la nourriture. Imposer un sentiment amoureux. Des flammes refroidissantes ne sont donc pas impossibles, seulement retorses à mettre sur pied. »

D’un hochement de tête, le gonze prend acte du gazouillis d’idées de la mignonne muse. « Jolie idée, très jolie… Splendide et ambitieuse, miss. » Le titre est glavioté avec une pointe d’agacement. Politesse anglaise semble étouffer l’excentrique. « Commencez donc à songer à la façon dont vous pourriez concevoir l’action de votre sort, décrivez-la à l’écrit, vous nous ferez part de vos cheminements intellectuels ensuite. »

Nouvelle intervenante. Minois inconnu, racé. L’accent est parfaitement anglais. Aucune prise sinon la face souriante d’un trombinoscope. Stone. Hochement de tête. « Voici qui est poétique et bien pensé, Miss. Même requête qu’à Veredis. » Mouvement de foule. Ainsi donc, le mecton était sérieux dans sa volonté de casualité. Voilà qu’une touffe de roses fleurit dans les rangs. L’oeil caresse la gracile silhouette du rejeton Ollivander. Mauvaise herbe mêlée s’est faite terreau d’une efflorescence divine. Fascinant. Et intelligente avec ça. « Vous avez raison, Pelagia. » Le prénom sucre le bout d’une langue roulée d’américanisme. « Cet enchantement ne pourrait être employé que par un connaisseur de ces merveilleux petits instrument tout comme les sortilèges de diagnostic médicaux nécessitent une formation médicale théorique. » La baguette tournoie entre phalanges. « Mais vous le pourriez sûrement. Votre illustre grand-père vous forme, je crois ? Tentons donc cela. Même exercice que les autres. »

Silence est rompu par une nouvelle voix. Jones. Prunelles inconnues, obscures incertitudes dansant dans un balbutiement tandis qu’un hochement de tête accueille sans mot dire le retardataire, un asiatique élancé à la coiffe rose et noir. Qu’ont donc les jeunes avec ces extravagances ? Le jeune homme en place avec une moue d’excuse, les clairs lacs dégueulent chaleureuse curiosité. Invitation à poursuivre. Caresse d’une phalange sur maxillaire pensive. « Les sortilèges d’expansion existent déjà ; c’est ainsi que les tentes magiques ou les sacs sans fond sont créés. Il s’agit littéralement d’étendre l’espace. Cela a généralement une incidence sur le poids, c’est pourquoi des enchantements d’allègement sont de rigueur. De même, comme vous le soulignez, Ava, les portoloins lient deux points dans l’espace. Quant au temps, il y a déjà certains enchantements qui permettent de le ralentir : les sortilèges de stase appliqués sur certains placards ou boites pour conserver la nourriture, par exemple. Et il y a bien entendu les retourneurs de temps pour revivre un instant déjà écoulé. Ce que vous proposez semble plus proche, cependant, du mode de fonctionnement des malles multi-caches : plusieurs compartiments ; selon la clef que l’on tourne dans la serrure, le contenu de la malle change, avec possibilité d’y appliquer des enchantement d’expansion. Vous vous attaquez à un domaine fascinant de la magie. Songez avec attention à quel aspect vous souhaiteriez travailler à l’écrit, comme les autres, et nous y pourvoirons. »

Joviale claque. Deux paumes s’entrechoquent. Will, le boursouflet violet batifole dans les airs. Le voilà qui flotte jusqu’à un bureau et s’y pose. Aussitôt, le bois se teinte de violine. Insensible à la transformation, l’élégant enseignant reprend la parole. « Je vais passer dans les rangs pour m’entretenir avec vous de votre enchantement. Plus vous circoncirez avec précision ses effets, mais surtout le processus qui amène à ces effets, plus il vous sera aisé de le créer. Listez le résultat final, décrivez une méthode pour y parvenir. Si je prends un enchantement aussi simple que l’incendio par exemple : vous obtenez une flamme par hausse de la température de l’air, votre énergie magique faisant office de carburant. C’est pourquoi, une fois crées, vos flammes peuvent vous échapper et faire un départ de feu. » Explication flotte. Le pas léger entame sa lente danse tandis que Will jette son dévolu sur une latte de parquet désormais de la plus belle pourpre.
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Pelagia H. Ollivander
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Jeu 13 Juin - 11:27
LUX AETERNAM



La plume gigote sur le parchemin, gratouille sa surface en de suaves arabesques. Les mots se délitent dans mon esprit pour s’incarner sur le parchemin dans d’élégants pleins et déliés. Le conservatisme qui enjoignit mon grand-père à me donner quelques leçons de calligraphie afin que mon écriture manuscrite soit irréprochable a quelque mérite après tout. Je songe tout en couchant sur la peau les arcanes d’un tel enchantement.

Les sortilèges de diagnostic existent dans le corps médical : ils prennent l’allure de lettres flottant dans l’air, de plumes à papote ensorcelées écrivant sous la dictée de l’enchantement, de parchemins s’auto-complétant, d’auras environnant un patient. C’est ceci qu’il me faut viser. Je note une première série d’effets désirés :

- génération d’un parchemin à auto-complémentation sur lequel s’inscrivent des informations.
- infos suivantes :
=> bois
=> coeur
=> taille
=> matériaux supplémentaires
=> fabricant
=> année de fabrication
=> derniers sortilèges employés
=> désignation du ou des propriétaires de la baguette
=> historique de réparations


Les phalanges se perdent dans une cascade florale de roses et d’aurores. Je ne peux m’empêcher de me demander comment diable je pourrais forcer ce sortilège à fonctionner. Je suppose qu’il serait un peu comme ces dispositifs moldus permettant de voir à travers les choses… Des rayons X ou Y je ne sais plus trop. Un enchantement permettant d’enregistrer des données, d’explorer leurs variables. Qui eût pu croire que la création d’un enchantement fût aussi technique ?

Je griffonne encore quelques remarques sur la feuille : Sortilège de détection : penser à se documenter sur chaque paramètre de façon à avoir les connaissances préalables. Et puis c’est à peu près tout. Je pense avoir la logique intrinsèque à l’enchantement, avoir compris comment il fonctionne. A dire vrai, je devrais sans doute pouvoir le faire fonctionner avec un specialis revelio. L’intention, voilà ce qui compte. J’ajoute quelques mots sur mon cahier :

Peut-on imaginer une sorte de « focuum revelio » qui, lancé sur un sorcier, permettrait d’identifier son focus et les différents éléments qui le composent ?

Les phalanges pianotent dans le vide, je lève les yeux pour réfléchir un peu lorsqu’une mare violacée attire mon attention. Une petite boule duveteuse pépie, teinte de violet tout ce qu’elle touche. Je réfléchis rapidement. Jamais je n’ai vu un tel boursouflet… peut-être une expérience du professeur Wilson qui a mal tournée ? Une farce de chez Weasley ? Un cadeau piégé ? Et pourquoi le boursouflet orange lorgne avec envie le boursouflet violet, ou plutôt, la traînée violacée qu’il laisse sur son passage ? Bureau, feuilles, plumes, encrier, livres, lattes de parquet, la pourpre gagne du terrain. Je sors ma baguette magique de la manche et murmure un « wingardium leviosa » pour immobiliser le malandrin dans les airs. Le petit pépie et s’agite pour essayer de toucher sol. Je lève la main sans quitter la boule duveteuse des yeux : il est quand même trop mignon.

« Euh… professeur : c’est normal que tout ce que votre boursouflet touche devienne violet ? »

On ne sait jamais, c’est peut-être un terrible piège après tout. !

506 mots


Lucius A. Malefoy
MODÉRATRICE & MJ
hiboux : 519
pictures : Cours de Sortilèges #1 | Lux Aetenam (6e-7e années) Giphy
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Mar 10 Sep - 15:07


Frileuses Flambées
« L’histrion seul sait élever l'âme du spectateur en offrant contorsions et corps grimé à l'oeillade avide du mal aimé. Que chantent et dansent les inconnus dans la grande ronde macabre. Un temps, au moins, l'autre aura été diverti. »

Circonvolutions des cerveaux échauffés. Les étudiants travaillent, semblent éprouver quelques difficultés. Le jeune professeur évolue entre les rangs, soulève sourcil en lisant par dessus l’épaule de certains étudiants, indique du bout des doigts des modifications, pose des questions. Guide patient, il s’arrête finalement à la hauteur de Pelagia lorsqu’elle le hèle. Minois penché sur la page de parchemin. Impressionnant. L’héritière Ollivander semble singulièrement futée. Ses indications sont fines, ses intuitions justes. Pourra-t-elle aller jusqu’à la difficile étape de la création d’un enchantement ? L’homme se surprend à se le demander. Phalanges caressent le bois du bureau, l’encoignure du parchemin. La voix de la petite Ollivander lui cause surprise. Tressaillement Minois levé vers la zone pointée. Will flotte dans les airs au bout de la baguette de la petite. Sourire amusé. « Ce petit boursouflet a quelque facultés, en effet. Rien qu’un finite incantatem ne puisse corriger, toutefois. » Et comme pour prouver ses dites, d’un coup de poignet, le maître des sortilèges met fin à l’enchantement, au grand dam du petit Will avide de repeindre le monde.

Voilà que la cloche sonne, interrompant ce cours. L’enseignant est passé dans les rangs, et seule Miss Ollivander semble être parvenue à finir avec succès cette première étape. Il opine gravement de la tête et accorde vingt-cinq points à la maison de l’élève et dix points à chaque personne étant intervenue en cours. Chacun d’entre eux pourra continuer la réflexion sur son enchantement au cours de la semaine avant de passer à l’épreuve pratique du prochain cours…
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