Être ou ne pas être Mangemort (Lawrence)
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Orion Fleury
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Jeu 21 Fév - 20:42

   
to be or not to be a deatheater, @lawrence fawley
Difficile de ne pas se sentir ému lorsque Lawrence évoque ces souvenirs de Poudlard. Orion a chéri ces années dorées, même si le souvenir est devenu plus amer. C’était l’époque merveilleuse où il a rencontré les personnes les plus proches de lui, à part sa famille. Il s’est senti accueilli, heureux. Lawrence a-t-il eu autant de chance chez les vert et argent ? Orion persiste à penser que la situation n’était pas aussi tragique que ce que Potter et ses amis en disaient. Et Dahlia lui a déjà dit qu’elle aurait pu y être envoyée. Peut-être serait-elle encore en couple avec Lawrence ? Il n’ose pas en parler.

« Il paraît qu’il va y avoir des retrouvailles au Château. Je crois que ce sont les elfes qui organisent. Je ne me souviens plus. » Orion recule un peu vite, il se demande si ce n’est pas Dahlia qui lui en a parlé et qu’elle doit s’occuper de la sécurité. C’est complètement idiot de le dire à un potentiel mangemort. Mais les inquiétudes du briseur de sort s’émoussent comme un couteau rouillé.

Il garde la tête baissée. L’évocation du Tournoi a jeté un froid. Il aurait du mettre son nom dans la coupe. Il aurait été perdu des points et n’aurait pas eu la coupe en premier … Mais alors c’est Harry qui y serait passé. Orion ne le lui souhaite pas. Il ignore ce qu’il serait advenu de leur monde. Il a toujours eu la chance, être sang-mêlé lui aurait permis d’échapper aux pires persécutions. Pour les nés moldus qu’il connaît, en revanche … La pensée de Cédric a suffi à assombrir l’ambiance. Il se sent reconnaissant envers Lawrence qui change de sujet. La conviction que ce type-là ne peut pas être un mangemort commence à émerger. Qui aurait ramené le sujet sur le tapis volontairement avant de changer par politesse ?

Les épaules d’Orion sont secouées d’un éclat de rire. Il se tourne vers Lawrence et espère qu’il ne s’inquiète pas de ses yeux un peu humides. Qu’on puisse lire en lui comme un livre ouvert a toujours été la plaisanterie que lui faisaient les membres e sa famille. Quel est le comble pour un libraire … ? Ce n’est pas seulement une preuve de faiblesse, Orion a décidé qu’il n’avait aucune envie de consacrer la moindre énergie à se cacher quand ce n’était pas nécessaire. Né moldu pendant une montée au pouvoir des mangemorts = nécessaire. Sensible = pas nécessaire. Rien de plus, rien de moins. Il aimerait en parler à Lawrence, parler de la vie mais il n’ose pas. C’est encore trop tôt dans leur amitié. Lance risquerait-il de se moquer de lui ? Ca n’a pas l’air d’être le genre. Il verra bien.

« Ah, le Moine Gras. Il est vraiment sympa. C’est quelqu’un qui m’a aidé. J’aimais beaucoup Chourave, Flitwick, Mac Gonagall … Je ne les connaissais pas forcément mais je pense que ça m’aidait à me projeter dans ce que c’est qu’être un excellent sorcier. » Il se rend compte qu'il a laissé de côté les Serpentard. Il se sent coupable de rejeter cette maison. Pas systématiquement mais disons qu'aujourd'hui il se montre particulièrement fermé à leur égard. Il ne voudrait pas donner à Lance l'impression de le juger. C'est qu'il commence vraiment à le trouver sympa. « Mes parents sont … Plutôt normaux là-dedans. Pas extraordinaires, juste des sorciers normaux. » Il hausse les épaules. Lawrence n’a jamais du entendre parler des Euthanatoï du côté maternel. Orion n’en a parlé qu’à une poignée d’élus. On s’interroge peu sur le côté grec de sa famille. Le nom de Fleury suffit à détourner l’attention, tous les sorciers de Grande-Bretagne en ont entendu parler.

« Et si tu lui faisais des oreilles ? Il y a un sort pour rendre les corps inanimés plus mous. Comme ça, tu creuserais les oreilles pendant que c’est moins dur. On décollerait les oreilles. Ou tu peux aussi tenter comme ça. Laisse parler ta fibre artistique. » conclut-il en poussant la citrouille vers Lawrence. Il lui tend le couteau par le manche et retourne s’asseoir confortablement, reprenant sa tasse de thé et un nouveau cupcake.




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To dream the impossible dream
To fight the unbeatable foe ; to bear with unbearable sorrow ; to run where the brave dare not go ; to right the unrightable wrong ; to love pure and chaste from afar ; to try when your arms are too weary ; to reach the unreachable star
Lawrence Fawley
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Mer 20 Mar - 22:10
Il était reconnaissant envers Orion de changer de sujet. Il constatait maintenant que c’était une erreur d’évoquer les souvenirs de Poudlard. Même si Lance avait plein de bons souvenirs, il réalisait pour la énième fois qu’il y en avait aussi des mauvais. Et ils étaient étroitement liés. Chaque souvenir en appelait un autre, piochant aléatoirement dans sa mémoire sans distinction entre les bons et les mauvais.

Il avait rencontré plus d’une fois les parents d’Orion, principalement sur le quai du Poudlard Express, mais aussi à la librairie. Le nom de Fleury était loin d’être inconnu en Angleterre, mais malgré ça, ils étaient des gens tout ce qu’il y avait de plus normaux. Les Fawley en revanche – et Lance ne cessait de le constater – n’avait rien de normaux. Ce n’était même pas qu’ils étaient des sorciers exceptionnels… c’était qu’ils s’étaient laissé entraîner du mauvais côté.

Bref, ni Poudlard, ni sa famille n’étaient des sujets particulièrement joyeux. Il rebondit sur le sujet de l’évènement à Poudlard, tout en se penchant sur la citrouille.

- Des retrouvailles ? Comme une soirée des anciens élèves ? demanda-t-il, curieux.

Il n’avait jamais entendu parler qu’un événement similaire se soit déjà déroulé à Poudlard. Mais peut-être ce n’était pas une mauvaise chose. Il avait la sensation que la guerre avait éloigné beaucoup de gens et la communauté sorcière avait besoin d’unité. Il lui semblait que la situation politique n’allait pas en s’améliorant. Certes, la guerre était finie, mais un fossé séparait toujours les deux mêmes camps… ou presque.

- Des oreilles, répéta-t-il distraitement, je suppose que c’est à la hauteur de mes moyens, conclua-t-il en se servant un dernier muffin.

Il se reconcentra, pour essayer de trouver une idée potable. La citrouille la regardait maintenant avec des yeux malins et un sourire édenté. Alors… lui faire des oreilles donc. Il n’était pas sûr de se souvenir exactement pourquoi il s’était proposé pour cette tâche, considérant qu’il n’avait littéralement aucune idée d’une forme d’oreille. Il se décida pour commencer par lui dessiner un nez. Ou plus exactement, un petit trou rond en forme de nez. Seul bémol, la lame du couteau était légèrement trop grande pour ça. Il aurait pu demander à Misky de leur en apporter un autre, mais il n’était pas un sorcier pour rien. Il sortit sa baguette de sa manche, la pointa sur le couteau et murmura la formule du sortilège de ratatinage. Il eut un sourire satisfait. Le couteau avait maintenant la taille parfaite. D’une main précise – des années de découpage d’ingrédients de potions – il découpa un petit nez rond à la citrouille. Avant de s’attaquer aux oreilles.

Le conseil d’Orion n’était pas une mauvaise idée du tout. Mais il allait garder son idée pour plus tard. D’abord, il découpa une forme d’oreille des deux côtés de la tête de la citrouille – en essayant de rester à peu près égal – mais sans évider la forme découpée qui resta accrochée. D’un coup de baguette magique, il ramollit la partie accrochée et avec le couteau, écarta la forme d’oreille. Il recula pour admirer son travail. La citrouille avait maintenant des oreilles d’éléphant qui lui annulait complètement son côté effrayant. Il tourna la citrouille dans la direction d’Orion.

- J’espère que tu ne la voulais pas effrayante, s’excusa-t-il avec un petit rire.

Il ne restait plus qu’à placer une bougie à l’intérieur, mais il faudra probablement attendre la nuit pour admirer le résultat.

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Lawrence Fawley
Orion Fleury
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Dim 7 Avr - 21:52

   
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« C'est exactement ça, un genre de soirée des anciens élèves. Je ne crois pas me souvenir qu'il y en ait eu avant. Ou alors, j'étais en mission pour plusieurs mois. J'y aurais pointé mon nez sinon. Même si j'ai pu garder contact avec presque tout le monde. » Il ne précise pas ce qui n'a pas besoin d'être dit. Hormis ceux qui ont viré de plein gré du côté des mangemorts, Orion avait connu suffisamment d'élèves de sa génération pour toujours trouver quelqu'un prêt à partager un verre avec lui lorsqu'il rentrait de voyage. Toutes ses relations amicales ne sont pas aussi fortes, il vit en paix avec cette idée d'avoir différents degrés d'amitié. Il y a des gens avec qui il ne partagera que des moments superficiels, mais très agréables. Il y en a d'autres qu'il contactera un soir de profonde déprime ou après une peine de coeur, des scénarios hautement probables chez lui, et qui ne lui tiendront pas rigueur de cette détresse émotionnelle.

A Poudlard déjà, le fait d'être vulnérable et de vivre avec ses sentiments, en ne cherchant pas trop à les masquer derrière une carapace, avait fait le tri parmi ses connaissances. Il n'accrochait pas avec ceux qui prenaient cela pour de la faiblesse. Lawrence n'était pas rentré avec lui dans ce genre de conversations, mais son attitude polie et ouverte à la différence avaient mis Orion en confiance. Lawrence avait un très bon potentiel d'ami proche.

Mais voilà, Azkaban avait hissé comme une frontière entre eux. Le briseur de sorts avait été atterré et n'avait plus su à qui se vouer. De mission en mission, il avait repoussé le moment d'écrire à l'ancien Serpentard. Jusqu'au moment où il avait été capable de lui écrire. Des futilités, mais c'était mieux que rien. Les réponses étaient épisodiques. A toutes fins utiles, il se souvenait avoir envoyé un jour un stylo et du papier à lettres, sous prétexte qu'il n'avait pas l'utilité de celui-ci qu'il avait acquis dans un lot. Un sacré bobard. Mais il ne lui semblait pas que les pensionnaires d'Azkaban pouvaient acheter de la papeterie.

« Tu as encore le temps de voir bien sûr, mais ça me ferait plaisir de t'y voir. Je pense qu'on retrouvera nos amis communs. » Orion glisse sur le non-dit. Tu sais, Dahlia avec qui tu as eu une histoire, et Carys avec qui j'ai eu une histoire. Disons que cela n'apporterait rien à la conversation, et que c'est quelque chose de commun entre jeunes gens qui avaient des atomes crochus. C'est une meilleure idée de laisser Lawrence officier avec son couteau. L'ancien Poufsouffle reconnaît les idées d'un des anciens élèves préférés du cours de potions de Rogue. Lui-même n'avait pas à se plaindre, faisant partie des élèves consciencieux de sa maison. Il rapportait des points en répondant aux questions théoriques. Il cachait son dégoût devant l'utilisation de certains ingrédients. Pas étonnant que des moldus trouvent la culture sorcière dégoûtante. A l'inverse, cette citrouille lui plaît déjà. Aurait-il un appareil photo qu'il l'immortaliserait.

« Tu plaisantes, elle est superbe comme ça ! C'est aussi bien qu'elle ne soit pas effrayante, parce que c'est surtout ta famille et toi qui en profiterez. Et l'elfe. Miskey, c'est ça ? » sourit-il.

Il faut bien en venir au sujet qui les intéresse tous les deux. Ou qui en tout cas éveille l'intérêt d'Orion. Ils passent un bon moment, mais il faut qu'il ose. Il se penche vers la table, plus sérieux.


« Lawrence, c'est un peu gênant mais il y a quelque chose dont je voulais discuter avec toi. On n'a pas vraiment pu en parler par lettre. Est-ce que ... Qu'est-ce qui s'est vraiment passé au moment de ton arrestation ? Mais ... Enfin, si tu n'as pas envie d'en parler, ou pas maintenant, je comprends. Même si tu trouves que ce ne sont pas mes oignons, d'ailleurs. »

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Lawrence Fawley
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Lun 8 Avr - 23:30
Une journée des anciens élèves lui semblait une bonne idée, mais surtout, aussi loin que sa mémoire allait, une première pour Poudlard. Tout du moins, officiellement. La communauté des sorciers était un petit monde. A part pour ceux qui choisissait de s’expatrier, vous finissiez toujours par croiser des visages connus où que vous alliez. Ça avait des avantages, mais aussi des inconvénients. Le droit à l’oubli était quasiment inexistant. Après tout, pourquoi pas. Il n’y avait rien à risquer à aller jeter un coup d’œil.

- Si je n’ai pas d’autres obligations, commença-t-il par répondre, ce serait avec plaisir.

C’était la vérité, il était curieux d’apprendre ce qu’étaient devenus ses anciens amis et de revoir Poudlard de ces propres yeux. Evidemment, il avait vu le résultat des travaux d’après-guerre dans les journaux. Mais ce n’était rien comparé à voir le château en vrai. Il préférait ne pas s’engager. Il ignorait ce qu’il voulait faire… ou s’il serait le bienvenu. Il ne doutait pas qu’avec Severus Rogue comme directeur, tout le monde – peu importe son camp durant la guerre – serait invité. Il sourit à la remarque d’Orion sur les oreilles de sa citrouille, tout en hochant de la tête à l’évocation du nom de l’elfe. Il déposa le couteau, admirant le résultat non sans une certaine fierté. C’était vrai qu’elle était plutôt réussie.

Il sentit le changement de sujet avant de comprendre de quoi il allait réellement être question. Il n'aurait pas dû être surpris de la question. Tout le monde allait lui poser, à un moment à un autre. Il avait même suffisamment anticipé ce moment. Mais soudain, il réalisa qu’il hésitait à raconter la vérité. Après tout, Orion ne lui semblait pas être une mauvaise personne et la vérité, aussi difficile qu’elle puisse être, était parfois plus simple à raconter qu'une histoire fabriquée de toute pièce.

- Il n'y a pas de mal, dit-il en s’enfonçant dans son siège, tout en tentant d’afficher un visage serein.

Il se perdit dans ces pensées, pesant le pour et le contre, mais sa paranoïa reprit rapidement le dessus. Ce n’était pas tellement qu'il ne faisait pas confiance à Orion en particulier, mais il suffisait que son histoire tombe dans l'oreille d'une personne malintentionnée pour qu'un seul moment de confidence se retourne contre lui. Et il ne faisait pas confiance au Ministère pour assurer sa protection. Tout le monde avait constaté de quoi ils avaient été capables durant la guerre – soit pas grand-chose – et il ne faisait pas plus confiance à Saint Potter. Presque à contrecœur, il opta finalement pour la version officielle. Rien de plus, rien de moins que ce que les journaux ou les ragots avaient racontés.

- J'ai été dénoncé, dit-il en omettant qu'il s’était dénoncé lui-même, et arrêté.

Il tentait de présenter un visage calme, mais en réalité, il se sentait fébrile. Il avait pourtant répété mentalement ce discours des centaines, voire des milliers de fois et c'était maintenant presque un réflexe. Mais il n’aurait jamais anticipé que le fait de mentir à quelqu’un qui pouvait aisément redevenir un ami, le mettrait aussi mal à l'aise.

- J'ai avoué mes crimes, ajouta-t-il en passant sous silence ses propres dénonciations. La guerre était déjà finie et les Mangemorts avaient perdus, conclut-il en s’excluant de par sa formulation, des partisans de Voldemort.

Il n'avait jamais vraiment adhéré aux idées des disciples de Vous-Savez-Qui et certainement pas à leurs méthodes, il n'allait certainement pas continuer à s'associer avec eux maintenant qu'ils avaient été rayés de la vie politique. Il haussa les épaules dans une tentative d’avoir l'air détaché, mais il avait conscience que l’atmosphère dans la pièce était devenue brutalement sérieuse. Il avait depuis longtemps fait la paix avec le fait qu’il passerait pour un lâche, un traître ou un vendu. Depuis que l’idée de cette porte de sortie avait germé dans son esprit, il avait parfaitement eu conscience des implications. La suite, les journaux l’avaient raconté. Il n’avait pas été une cible particulièrement intéressante, fort heureusement, mais tous les procès avaient été chroniqués quotidiennement par la Gazette des Sorciers.


Lawrence Fawley
Orion Fleury
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Mar 16 Avr - 22:32

   
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Presque aussitôt, Orion regrette d'avoir posé la question. Il meurt d'envie de savoir, bien sûr, mais Lance a l'air si mal. Il ne voulait pas faire ça. Il ne voulait pas lui faire de la peine. C'est presque une pulsion enfantine, Orion aimerait se précipiter vers Lawrence pour l'arrêter. Pour l'empêcher. Empêcher quoi, au juste ? Que se réalise ce dont il avait peur.

Il voulait bien savoir, mais il ne voulait pas savoir ça.

Le briseur de sorts a une grande capacité de résilience, mais il est presque dénué de ces barrages émotionnels qui vous permettent de rester stable face aux coups du sort. A l'injustice. A l'indignation. A la peur. A la déception. Il ne peut pas mettre de mots sur ce qu'il ressent. C'est bien trop tôt. Orion a la sensation que le sol s'est ouvert sous ses pieds. Il est aspiré dans une spirale de questions, au point que la voix de Lawrence lui paraît lointaine. Si lointaine.  Il est crispé, il pâlit.

Si ça se trouve, Lawrence a participé à des bastonnades de nés moldus.
Si ça se trouve, Lawrence a dénoncé des gens sur lesquels Voldemort et ses sbires ont mis la main.
Si ça se trouve, Lawrence a prononcé un sortilège impardonnable.

Ses crimes ? Mais quels crimes ? Orion rêverait d'une réponse s'il ne la redoutait pas tant. Il voulait savoir. Il sait. L'idée que Lawrence puisse mentir, pour le protéger ou pour se protéger lui passe totalement au-dessus de la tête. Le briseur de sorts se rend compte qu'il n'avait pas sérieusement imaginé que son ami puisse avoir commis des crimes (Quels crimes?!). Il s'attendait à de l'arbitraire, un effet de groupe, un pacte quelconque avec le gouvernement. N'importe quoi. Il aurait gobé un mensonge de cet acabit.

Orion a un idéal très pur. Le bon comportement serait de rassurer Lawrence. Le remercier de sa franchise. Passer poliment à autre chose, non sans s'excuser d'avoir remué le couteau dans la plaie. Sa gorge est sèche, ses épaules crispées. A coup sûr, il aura le haut du dos bloqué quelques heures, si ce n'est quelques jours. Toute son angoisse, toutes ses émotions vives se sont toujours manifestées par des symptômes physiques évidents. Il ne parvient pas à formuler ce qu'il voudrait dire.

C'est un peu comme un coup de poing, ça le laisse désemparé, avec mal à la gueule et une sensation de ne pas s'être attendu à ça.

« Je ... »

Il referme le bec aussi vite. Ca lui cloue le bec, justement. Que devrait-il répondre ? Tous ses scénarios s'effondrent. Tout est moins romantique, plus sale, à la lumière de ce qu'il pense être une sordide vérité.

« Je suis désolé. » La phrase n'a a priori aucun rapport mais, les yeux dans le vague, Orion décortique une pensée comme il s'y prendrait avec la coque d'un fruit sec. « Je suis désolé parce que je devrais sûrement te dire que tu as purgé tes crimes ... » Quels crimes ? Quels crimes ? «  et tout est oublié. Mais ça ressemblerait à un genre de bénédiction et c'est ridicule, je n'ai pas à te bénir. Je veux dire … Ca me regarde pas, tout ça. C'est une histoire de contrat social, de tort fait à la société … C'est pas à moi de te dire … Quoi ? Que c'est ok pour moi ? C'est ridicule. Ridicule. »

« Je suis un peu perdu. »

Sans ce grand idéal, Orion prendrait ses affaires, dirait quelque chose comme à la revoyure et partirait sans demander son reste. Mais il avait tout étalé à plat dans sa tête et sur papier avant de venir. Si Lawrence a été un Mangemort, il a purgé sa peine. C'est un homme nouveau. Il doit le considérer comme tel. Le mettre au ban de la société le pousserait vers de sombres desseins. Ce ne serait pas sympa, juste, charitable, chrétien, humain, décent.

« J'ai pas l'air mais ça va » plaisante-t-il comme une excuse. Lawrence, le gentil gars de Poudlard aurait commis des crimes ? Le Lawrence qui les a poussés dans les bras l'un de l'autre avec Carys, la fille qui a illuminé son quotidien lors de cette année de deuil de Cédric ? Le Lawrence toujours prêt à aider en potions ? Ce serait le même homme ? Le gamin de Poudlard, le criminel, le type sympa avec qui il sculpte une citrouille ? Orion s'éclaircit la voix, bien mal. Il tire d'une main tremblante une cigarette de sa poche, et un paquet d'allumettes. « Tu fumes ? » demande-t-il presque pour la rhétorique car Lawrence n'a guère le temps de lui répondre. Manquerait plus qu'il fume, se dit-il. Ridicule, ce réflexe de penser ça. Il s'y prend à trois fois avant d'enflammer une allumette tant ses mains tremblent. Il range la dernière avec les autres, en faisant mine d'avoir un compartiment secret. « Celle-là fonctionne, je la garde. » Plaisanterie dérisoire. Même pas drôle.

Un peu chancelant, Orion se lève, va faire quelques pas. Qu'il est raide ! Il a même du mal à ouvrir la fenêtre. « J'ai pris un genre de résolution, ça consiste à moins être désolé, ce qui entraîne une spirale négative, et à plus remercier la vie des cadeaux qu'elle me fait. C'est un peu perché mais je ne suis pas à ça près. Alors merci d'avoir été sincère avec moi. Vraiment. »

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Lawrence Fawley
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Mer 17 Avr - 1:45
Le silence qui accueillit son explication ne présageait rien de bon. Il avait deviné, à l'instant où la question avait été posé, où la réponse allait les mener. Il regarda Orion se décomposer de minute en minute, à partir de l'instant où il avait prononcé le mot « crime » et, comme s’il était en dehors de son propre corps, il observait le panel d’émotions qui défilait sur le visage de son ancien ami, sans être capable d'en identifier une seule.

Oui, ses crimes. Il luttait contre l'envie nerveuse de rire. C’était probablement déplacé, considérant la situation. Orion avait brusquement pâli et arborait désormais un visage horrifié. Ou peut-être désillusionné. Qu'est-ce qu’il croyait ? siffla une voix cynique du fond de son esprit. Qu'il avait passé cinq ans à Azkaban à cause d’une erreur de procédure ? Elle fut rapidement remplacée par une profonde lassitude. Quelque part, il aurait aimé pouvoir lui dire que la naïveté de la jeunesse l’avait laissé se faire séduire par un idéal, influencé par un père tout puissant. Mais qu’il avait vite déchanté lorsqu’il avait réalisé que les tortures et les meurtres étaient le moyen de prédilection des Mangemorts.

Il aurait pu. C’était une histoire que les gens pouvaient comprendre, ou même s'identifier jusqu’à un certain point. Mais ça aurait été un mensonge. Un mensonge supplémentaire. Il avait conscience que garder le silence sur ces motivations le faisait paraître plus coupable que d'inventer un mensonge. Mais tiraillé entre une volonté de ne pas se parjurer et une conviction de devoir continuer à payer pour des crimes, il préférait garder son histoire pour lui. Cet état de fait était probablement temporaire, car le jour viendrait où il pourrait se confier à ses amis sur la véritable raison de son entrée dans les Mangemorts. D'un côté, il était sûr sur le jour où il se déciderait de le faire, ce serait avec des personnes qui l’acceptait pour ce qu’il était, avec son passé. Qui peut le plus, peut le moins.

Il s’attendait presque à ce que Orion prenne ses jambes à son coup. Mais pour l'instant, il n'était pas encore parti – de toute manière, il avait l'air trop surpris pour tenir sur des jambes – et il semblait vouloir essayer de dire quelque chose. Lance n'avait jamais été aussi incertain sur la conduite à adopter. La tristesse se disputait au malaise, qui lui-même dansait avec l'agacement alors qu'il restait sidéré. Pourquoi posait-il la question alors que tout se passait bien ? Pourquoi avait-il demandé ? Que se passait-il dans sa tête ? Pourquoi demandait-il s'il n’était pas prêt à entendre la réponse ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Autant de questions sans réponse.

Mais il n'ajouta rien. Ce n'était plus à lui de parler, pour l'instant. Pour dire quoi, de toute façon ? S'il ne pouvait pas en dire plus sur ses motivations... Il n’allait pas non plus commencer à faire la liste de ces crimes. Pour sûr, Orion ne le supporterait pas. Ce dernier finit par arriver à dire ce qu'il a sur le cœur. Ce qui laisse à Lawrence plus de questions que de réponses. Est-ce que ça voulait dire qu'il ne le jugeait pas ? Ou qu'il ne lui pardonnait pas ? Il haussa les épaules en guise de réponse. Lui aussi, il était perdu.

Il se retient d’ironiser lorsqu’Orion annonça qu’il va bien. Il aurait bien tenté d’alléger l’atmosphère en plaisant qu’il avait tout sauf l’air d'aller bien, mais il n’était pas sur que ce soit très bien pris. Il préféra rester silencieux, puis déclina la cigarette d'un signe de la tête. Il avait déjà entendu parler de cette chose en papier, allongée et fourrée de tabac que les mordus fumaient. Il n'avait en revanche jamais essayé. On l’avait cependant prévenu que ça n’était ni bon pour la santé, ni vraiment agréable.

Il se mordit la lèvre. Sincère… le mot le frappa en pleine poitrine. Ce n’était peut-être pas le mot clef de cette histoire. Après tout, aussi proche de la vérité qu'elle était, elle reposait sur un mensonge. Mais il ne fit aucune remarque, se contentant du fait qu'Orion semblait le prendre moins mal qu’il avait eu l'air les premières minutes.

- Merci à toi, répondit doucement Lawrence avec une voix qu'il ne se reconnu pas.

Il ne savait pas bien pourquoi, mais il ressentait une profonde gratitude soudaine à l’égard de Orion. Pour se pas s’être encore enfui, pour avoir été là, à travers ses lettres ou pour ne serait-ce qu'avoir pris la peine de lui demander sa version de l'histoire. Ou sans doute, les trois en même temps. Il hésite à lui demander ce à quoi il s'attendait, mais il n'osa pas formuler sa question à voix haute. Il ne sentait pas capable de poser la question sans qu’elle ne sonne cynique. Et puis Orion avait l'air d'avoir besoin de temps pour réfléchir et il ne préférait pas interrompre le flux de ses pensées pour l'instant.

Au fond de lui, il espérait tout de même que ses révélations n’aient pas gâché la visite. Car après tout, jusque-là, tout s’était très bien déroulé. Et Lance pouvait même dire sans aucun doute qu'il avait passé un bon moment en compagnie d'un ancien ami.

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Orion Fleury
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Mar 7 Mai - 23:56

   
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Dire qu'ils passent un aussi bon moment que tout à l'heure serait sans doute présomptueux. Le briseur de sorts se sent au moins libéré de quelque chose. Un poids s'est envolé, un monde de questions s'est approché de lui en vrombrissant. Quels crimes, quels crimes ? Il a toujours envie de savoir, mais à l'instar d'un gamin qui vient de se brûler les doigts, il regarde les flammes avec une lueur de défi et d'appréhension dans les yeux. La vie de Lawrence ne lui appartient pas, mais il lui semble normal de vouloir savoir quel degré de confiance il doit placer en lui.

La voix émue de son ancien ami suffirait à le convaincre de fermer les yeux et s'abandonner. Il se souvient de Lawrence avant. Il a envie de faire confiance. Il devrait lui faire confiance.

Orion s'est toujours fait la réflexion qu'il perdait plus à vivre dans le secret et la dissimulation. Il a ainsi toujours avoué ses béguins, quitte à essuyer des refus plus ou moins francs. Il s'y est repris à plus d'une fois avec Dahlia, sans succès pour le moment. Il a formulé à d'autres gens qu'il les aimait, ou au contraire qu'un comportement le blessait. On s'est parfois joué de ses sentiments, même s'il se souvient qu'une de ses sœurs a empoisonné une fille qui lui avait brisé le cœur. Rien de grave. Elle s'est en sortie avec les cheveux verts, ce qui ne lui allait pas du tout. A tout prendre, le pari pascalien de la sentimentalité était toujours une bonne chose. Bien sûr, Lawrence pourrait se servir de lui, mais pourquoi tout gâcher pour cette éventualité ? Et que pourrait-il en gagner ? Orion a conscience de ne pas avoir le plus beau patrimoine d'Angleterre, et il sait ce qu'il doit confier de son travail à Gringotts. Le reste sera obtenu par la force, et il ne veut pas vivre en hermite pour si peu.

Il reprend un reste de contenance, accoudé à la fenêtre. C'est sans l'anticiper qu'il se sent pardonner à Lawrence tout ce qu'il y aurait à pardonner. Orion redevient vulnérable. Envolées, les résolutions de ne pas tenir sa baguette et ses oghams bien loin de lui ! «  Tu sais pourquoi je me suis mis à fumer ? C'est vraiment triste quand j'y pense, un vrai truc d'ado. J'étais complexé, je me trouvais la voix trop aigue. Faut dire que Cédric avait mué, moi je me sentais encore comme un grande perche à mi-parcours. Donc je me suis débrouillé pour me procurer des cigarettes et j'ai commencé à crapoter dans le château. J'avais vraiment peur de me faire choper, donc j'ai cherché mes premiers passages secrets. J'ai fini par muer naturellement et connaître pas mal d'endroits. » Il s'interrompt, laissant le fil de ses pensées dériver. C'est la première fois qu'il partage ça. Il est heureux d'avoir confié un secret. C'est une sorte de cadeau, et son instinct lui dit que Lawrence saura l'apprécier même si ce n'est rien à côté de ces grandes révélations. « Après ça, j'ai arrêté assez longtemps. Et puis ça me donnait une contenance, ça calmait des fringales … J'ai repris en dilettante. » Il garde en revanche pour lui les histoires cachées. La peur d'être anorexique ou quelque chose comme ça. Cette peur enracinée d'avoir une maladie, d'être anormal. Qu'on finisse par le découvrir. Le rejeter. Il se cache derrière son humour pour ne pas se cacher tout court.

« C'est vrai ce qu'on dit, c'est pas très bon pour la santé et ça ne détend pas tant que ça. Je ne suis pas toujours cohérent avec moi-même. » Il aspire une dernière bouffée qu'il rejette en petits cercles. Pas assez longtemps pour que ce soit un talent caché dont il se vanterait dans des bars, assez pour qu'un non fumeur se pose des questions. « Tu te diras sans doute que j'ai une hygiène de vie déplorable, mais est-ce que tu as quelque chose à boire ? Et est-ce que tu as déjà été à la foire des plantes de Brighton ? C'est une foire botanique moldue, mais il y a un corner sorcier dans lequel on peut voir des plantes sympas. Et acheter des ingrédients. Pour tes potions. »

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Lawrence Fawley
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Mar 14 Mai - 22:20
Il observait Orion du coin de l’œil, se demandant à quoi il pouvait bien penser. Si le jugement des inconnus lui était parfaitement indifférent, il n’en était pas de même avec ses amis. Ou ses anciens amis. Il n’était pas sûr de ce qu’ils étaient l’un pour l’autre. Il aurait difficilement pu en vouloir à Orion de ne pas vouloir redevenir son ami… Même si la guerre n’avait été simple pour personne, il était indéniable que son camp – même s’il avait du mal à l’appeler comme ça – avait indéniablement commis les plus grandes horreurs.

- Je me doute que tu ne t’attendais pas à ça, je suis désolé, dit-il sincèrement.

Il aurait aimé pouvoir dire qu’il était innocent, qu’il avait été emprisonné à tort et qu’il n’avait jamais rien eu à voir avec les Mangemorts. Il aurait aimé ne jamais avoir à rejoindre un camp durant la guerre. Il aurait aimé que la guerre n’ait jamais eu lieu. Mais avec des si, on ferait devenir un dragon végétarien. Il était inutile d’essayer de refaire le passé. Aucun retourneur de temps ne serait jamais assez puissant. Et quand bien même il n’aurait pas été obligé de garder ses raisons secrètes, ça ne changeait pas ce qu’il avait fait et le tatouage de serpent qu’il avait sur le bras. Toutes les bonnes raisons du monde n’excusaient pas les crimes, ils les expliquaient au mieux.

Il répondit par la négative d’un bref signe de tête. Il se souvenait vaguement quand Orion avait commencé à fumer, mais il ne semblait pas qu’il n’ait jamais connu la raison. Il sourit mélancoliquement et compris à la minute où Orion mentionna Cédric. Il n’était pas tellement surpris, l’amitié entre Orion et Cédric avait toujours été tumultueuse. Dahlia n’y avait pas été étrangère. Cédric avait un peu été leur modèle à tous. Il était sympathique, sportif et intelligent pour ne rien gâcher. Ce qui l’avait rendu plutôt populaire… jusqu’au Tournoi des Trois Sorciers. Voldemort avait ruiné l’enfance et l’adolescence d’une génération entière. Et pour des histoires de suprématies et de traditions ? C’était pour ça que Lance était bien décidé à ne pas se laisser entraîner dans les conflits politiques qui menaçait à l’horizon.

- Je pense surtout que je serais mal placé pour donner des leçons, dit-il en se tournant sur son fauteuil, un faible sourire aux lèvres. Je t’accompagne.

Derrière lui, sur la bibliothèque, côtoyant les livres, il y avait quelques bouteilles. Certaines d’entre elles étaient presque vides, mais de mémoire, il y avait une bonne bouteille de Whisky Pur Feu, donc il devait rester de quoi servir deux verres.

- J’ai une bouteille de Whisky Pur Feu et du vin d’ortie. Une préférence ? demanda-t-il en se levant.

En temps normal, il aurait fait appel à sa baguette pour récupérer les boissons et les verres, mais il ressentait brusquement le besoin de se dégourdir les jambes à son tour. Probablement dans une tentative de dissiper la gêne qui s’était brutalement installée entre eux.

- Je ne suis jamais allé à Brighton, non, répondit-il, presque soulagé que la conversation change de direction. Je me fournis une grande partie des ingrédients sur le Chemin de Traverse et l’autre partie, par correspondance. J’essaye de faire pousser les plantes les plus communes dans la serre du parc.

Il nota mentalement l’endroit. Certains produits étaient relativement communs et pouvait sûrement être déniché dans n’importe quel marché, les moldus devaient sûrement les utiliser pour d’autres applications. Il avait lu, une fois, que les moldus basaient une partie de leur science de la guérison sur les plantes. Sûrement, il devait utiliser certaines espèces.

- Tu sais, je peux sûrement t’aider, glissa-t-il l’air de rien, si tu veux arrêter de fumer, je veux dire. Enfin, si tu veux. Il n’existe pas de potions en particulier, mais il ne serait pas très compliqué de dériver une recette existante pour l’appliquer à la cigarette.

L’idée lui était soudainement venu naturellement. Rien d’étonnant considérant la transition soudaine entre la cigarette et les potions, sans doute. Et Lance ne disait jamais non à un challenge, même s’il faudrait sûrement faire plusieurs essais avant. Peut-être même que la potion pourrait être commercialisée s’il réussissait.

- Je ne peux pas faire grand-chose pour la contenance et les fringales, par contre, s’excusa-t-il presque, non sans un demi-sourire.

Non pas qu’il se moquait, loin de là. Mais il préférait être honnête. En fait, techniquement, il existait des potions pour tout. Mais il avait certaines potions dont il ne valait mieux pas abuser. La meilleure médecine avait ses limites et remplacer une addiction par une autre n’était jamais une bonne idée. Inutile d’être guérisseur pour deviner ça. Il retourna à son étagère de boissons alcoolisées, attendant la réponse d’Orion. Il avait personnellement une petite préférence pour le Whisky, mais il laissait son invité faire le choix.


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Mar 11 Juin - 22:36

   
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Lance est un chic type. L'espace de quelques instants, Orion se demande ce qu'il leur serait arrivé s'ils étaient devenus amis dès le premier jour. Notamment en atterrissant dans la même maison. Mais l'ancien poufsouffle écarte bien vite cette idée. Il n'a jamais manifesté la moindre velleité compétitive. Gringotts était son plus grand objectif, il s'est entraîné pour dès qu'il en a ressenti l'évidence. Le reste n’était que très lointain. Gringotts n’était pas, de près ou de loin, un concours ; il ne lui en fallait guère plus. Lawrence aurait-il pu se retrouver vêtu de noir et or ? Orion en doute, sans parvenir à savoir pourquoi. Peut-être que, plus de la compétition, il y a une forme d’ambition différente chez son ami.
Tout ce qui lui importe pour le moment, c’est de savourer cette amitié. Comme s’ils avaient une nouvelle chance, maintenant que de l’eau a coulé sous les ponts. Le visage du briseur de sorts s’éclaire d’un grand sourire lorsque son ami s’approche. Ce sont les petites marques de sympathie qui construisent quelque chose de plus vaste. « Le whisky sera parfait. Ne te faisons pas ouvrir une bouteille de vin pour rien comme je rentre en voiture. Mais la prochaine fois que tu viens manger à la maison, ramène le vin d’ortie. » Volubile, joyeux, il se voyait déjà partir dans des plans sur la comète, avant de se souvenir qu’il n’y a pas de prochaine fois, car Lawrence n’a jamais pu voir cette maison dont il n’a parlé que plus tôt dans la journée. S’il était habitué à rougir, il piquerait un fard. Cette naïveté lui fait l’effet d’un gouffre béant à ses pieds. Chaud-froid désagréable dans la colonne vertébrale. Par chance, ils passent bien vite à autre chose.

L’idée d’arrêter sa vieille addiction est diablement séduisante. Certes, il se donne un genre avec ses cigarettes et ses angoisses soudaines bénéficient d’aussi soudaines descentes de stress lorsque l’odeur caractéristique revient dans l’air. Reste que les gobelins le regardent avec méfiance, que sa famille lui rappelle qu’il devrait arrêter cette mauvaise habitude. Même Dahlia le regarde avec insistance. En sachant en son for intérieur que c’était aussi pour l’épater qu’il s’y est mis – avec un succès plus que mitigé, comme toute idée d’adolescent. « J’aimerais vraiment bien essayer d’arrêter la cigarette. De moi-même je me dis toujours que je maîtrise mais bon … On sait comment c’est quand on a … » une addiction ? Lawrence n’a pas du en prendre tant que ça en prison. Et avant … quels crimes, déjà ? Orion est persuadé que quelque chose, cette folle envie de savoir, vient de traverser son regard. Il détourne les yeux. Ne pas poser cette question. A quoi bon ? Il veut préserver cette amitié.  « une mauvaise habitude. Et je pense que j’utilise. Utilisais. Déjà la cigarette pour calmer autre chose. Des angoisses, un manque. En tout cas, je sais que je ne fume pas de manière linéaire. On dirait pas, j’ai du recul pour la question. Je manque juste d’un petit coup de pouce. Peut-être une potion, oui. » Il revient vers Lawrence. « C’est vraiment sympa de ta part, Lawrence. Merci. » Il n’ose pas dire l’évidence, même s’il se dit qu’elle n’est jamais mauvaise à formuler : je suis heureux qu’on soit amis.

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Lawrence Fawley
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Jeu 4 Juil - 0:30
A la demande d’Orion, il attrapa la bouteille de Whisky Pur-Feu sur l’étagère d’une main et deux verres à fond plat d’une autre. La bouteille était presque vide, mais ça n’était pas du fait de Lance. Sa mère ne buvait plus depuis longtemps maintenant. Il n’y avait que lorsqu’ils recevaient qu’il était éventuellement amené à servir un verre aux invités. Se retournant, Lance ne put s’empêcher de sourire. La prochaine fois… cela semblait prometteur. Il devait bien avouer qu’il était curieux de voir à quoi la maison d’Orion pouvait ressembler.

- Je me souviendrais d’amener cette bouteille, répondit-il presque précipitamment, comme s'il avait peur qu'Orion change d'avis.

Il se fit une note mentale, bien qu’il doutât pouvoir oublier une chose pareille. La perspective d’une invitation chez Orion, à déjeuner ou dîner, l’avait soudain rempli d’un espoir fugace. Que les choses puissent redevenir comme avant, ou en tout cas, approcher le plus possible de ce qu’elles avaient été… l’idée plaisait à Lance. Il se rendit maintenant compte qu’il s’était résigné à ce que la solitude soit sa seule amie, mais même s’il pouvait s’accommoder de cette vie, entrevoir un autre chemin possible était un soulagement. Il n’était pas une personne de nature particulièrement sociable, plutôt introverti et relativement peu bavard, mais aucun être humain ne pouvait vivre sans un minimum de contact humain.
Il revint s’asseoir dans son fauteuil, posa les verres sur la table avant de les remplir d’un geste machinal. Il ne buvait que rarement, car il s’astreignait à ne pas boire de l’alcool seul. Ce n’était pas que l’idée n’était pas tentante parfois, mais il craignait de ne pas savoir respecter des limites floues. Aucune molécule d’alcool lorsqu’il était seul était une règle facile. Lorsqu’il avait besoin d’arrêter son cerveau de réfléchir, il s’enfermait dans son laboratoire du sous-sol, ouvrait son livre de potion le plus avancé par la fin et tentait la première potion. Rapidement, la potion lui demandait toute sa concentration et le détournait de ses pensées sombres.


Il haussa les épaules tout en tendant un verre au briseur de sort, l’air de dire que ce n’était vraiment rien. Après tout, c’était censé être le rôle d’un ami… d’être sympa et il aimait l’idée de pouvoir se rendre utile. Il faisait des potions de toute manière et même s’il vendait ce qu’il pouvait vendre, son objectif principal était de s’occuper.

- Je vais voir ce que je peux faire, répondit-il avec un sourire.

Il était certain qu’il avait plusieurs recettes de potions contre des addictions diverses et variées. Mais il doutait cependant que les auteurs des livres de potions se soient penchés spécifiquement sur une potion contre un mal moldu. Peut-être quelques guérisseurs à Sainte-Mangouste, mais Lance n’avait aucun contact – à part sa sœur, qui ne travaillait pas du tout dans ce service – et ils refuseraient sans doute de partager les instructions. Cela dit, une dérivée d’une potion existante était moins difficile à faire que de créer une recette de toute pièce.

- Il me faudra peut-être plusieurs tentatives, expliqua-t-il au principal intéressé. Mais il n’y aura aucun risque, s’empressa-t-il d’ajouter.

La dernière chose qu’il veuille, ce soit qu’Orion se sente comme un cobaye. Même si bon, techniquement… c’était ce qu’il allait être. Mais le pire qu’il puisse arriver, c’était qu’il soit immunisé contre une addition qu’il n’avait pas. En conséquence, rien de bien grave.

- Je te ferais parvenir les potions par hibou, si c’est possible.

Après tout, Orion n’avait-il pas dit qu’il habitait dans un village moldu. Est-ce qu’il avait des règles concernant la circulation des hiboux aux abords des villages moldus ? Lance n’était pas certain. Sans compter que beaucoup de lois avaient changés récemment… pour le meilleur ou pour le pire. Prenant son verre en main à son tour, il fit légèrement tourner le liquide, observant comment une fine pellicule restait accrochée au bord du verre, avant de porter le verre à ses lèvres. Le Whisky Pur-Feu portait bien son nom et le liquide lui irrita légèrement la gorge avant de sentir la chaleur caractéristique d’un alcool fort.

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