Être ou ne pas être Mangemort (Lawrence)
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Orion Fleury

Orion Fleury
MEMBRE
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Sam 12 Jan - 20:55

   
to be or not to be a deatheater, @lawrence fawley
Orion a décidé d’utiliser ses quelques jours de repos entre deux expéditions Gringotts pour une bonne cause. Lorsqu’il est rentré, son elfe de maison s’est empressée de préparer un repas gargantuesque pour deux et de demander des nouvelles du Maître. Il a été peu loquace, devinant dans son regard qu’elle avait très envie qu’il lui pose des questions sur ce qu’il s’était passé. « Le jeune Fawley est revenu d’Azkaban », l’informe Twinkle. Il sait de qui il s’agit. Lawrence. L’un des serpentards qu’il préférait, même si la compétition n’était pas rude. L’elfe l’informe qu’il est rentré au manoir, une bâtisse qu’Orion ne connait que de nom mais dont il demande la localisation. « Juste comme ça, Twinkle. » essaie-t-il de la rassurer. Elle n’est pas dupe. « Le maître doit me dire quand il ira, pour que je puisse prévenir le ministère s’il ne revient pas à temps ou blessé, ou … Twinkle irait casser la gueule du jeune Fawley pour défendre le Maître. » Il bredouille que c’est très gentil mais pas nécessaire, avant de changer habilement de sujet.

Certains moldus sont superstitieux ou prennent très à cœur leur engagement religieux. C’est aux logigrammes que, pour sa part, Orion accorde une grande foi.  La plupart des situations peuvent être appréhendées en partant d’un point commun et en suivant les différentes possibilités.

Lawrence Fawley est-il un mangemort ?

Si non, c’est un homme qui a purgé une longue peine de prison. Orion aurait tenu bien moins longtemps. Cinq ans de bagne. C’est quoi, ça, Le Comte de Monte Christo ? Il n’est pas très friand des peines d’emprisonnement, sans même en avoir fait les frais. Ca reste mieux que le baiser du détraqueur, mais quelles sont les statistiques de réinsertion dans la vie active ?

Si oui, alors tout est perdu, Lawrence est un mangemort et Orion peut tirer un trait symbolique sur leur amitié. Symbolique parce qu’il ne va pas écrire le nom de Lawrence dans son carnet pour le barrer, c’est ridicule, on n’est plus à Poudlard.

Reprenons la première hypothèse. Si Lawrence n’est pas un mangemort, a-t-il besoin qu’on vienne le soutenir ? La réponse est évidemment positive. Orion imagine mal qu’on puisse frapper à la porte d’une ancienne connaissance et annoncer qu’on vient justement de rentrer d’Azkaban, si on prenait un café ensemble pour se donner des nouvelles, mais à sens unique ?  Même lui serait sans doute devenu mutique après Azkaban, ce n’est pas peu dire.

Orion revient à l’hypothèse Lawrence Fawley est un mangemort, et décide que cela vaut le coup d’être vérifié. Il ne poursuit pas le logigramme plus loin.

Comment renoue-t-on contact avec une vieille connaissance ? Il s’est contenté de lui envoyer une carte assez impersonnelle à chaque nouvel an. Il aurait du lui souhaiter quoi, la santé ?

Il reprend l’étude de la carte plusieurs heures après. Le manoir n’est pas si loin que cela. Il pourrait utiliser la poudre de cheminette, mais cela supposerait de s’annoncer. Or, si Lawrence est un mangemort, il vaut mieux ne pas lui donner le temps de planquer les cadavres dans le placard, les vampires dans le cercueil, les horcruxes et les exemplaires de l’œil d’Argon, prétendument l’un des pires romans existants, et qui rejoint la notion personnelle de malveillance dans l’esprit d’Orion. Il ne va pas pouvoir transplaner jusque là-bas et décide de s’y rendre au volant de sa voiture désillusionnable. Le sorcier calcule qu’il devrait arriver en milieu d’après-midi. Pour ne pas venir les mains vides, il décide d’emmener une citrouille. Est-ce une bonne idée de ramener un objet qui suppose de sortir un couteau pour partager un moment de complicité ? Pas le temps de faire un logigramme.

Au sortir d’une forêt, Orion peut apercevoir le manoir Fawley. Belle bâtisse. Rien à voir avec sa propre bicoque ou l’appartement du chemin de traverse. D’accord, mais ça doit être une ruine à chauffer, tempère-t-il pour se rassurer. La vraie question est ailleurs, formulée dans le logigramme de la veille. Mangemort, pas Mangemort ? Être ou ne pas être Mangemort, telle serait la question ?

Il gare la voiture un peu plus loin et en sort, la citrouille sous le bras. Il traverse le jardin et monte les quelques marches quatre à quatre. Plus question de se défiler, s’il y a quelqu’un, on aura entendu la voiture. Il se fait connaître en utilisant le heurtoir de la porte. Lorsque celle-ci s’ouvre, c’est avec un sourire qu’il s’exclame « Bonjour ! Des bonbons ou un sort ? Blague à part, je ne passais pas du tout par là, mais je me suis dit que je te trouverais peut-être. » Il précise. « J’ai apporté une citrouille. C’est la période. »

code by EXORDIUM. | nb perso : 787 mots, deux refs littéraires (monte christo, hamlet), peut-être le défi des bonbons


   


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To fight the unbeatable foe ; to bear with unbearable sorrow ; to run where the brave dare not go ; to right the unrightable wrong ; to love pure and chaste from afar ; to try when your arms are too weary ; to reach the unreachable star

Lawrence Fawley

Lawrence Fawley
MEMBRE
hiboux : 192
Dim 13 Jan - 2:10
Être ou ne pas être mangemort
avec Orion Fleury
Il était en train de rédiger une lettre lorsqu’il entendit un bruit inhabituel venant de l'extérieur. Le crissement des graviers de l'entrée. Ou plutôt, il était en train d’essayer de rédiger une lettre, car au lieu d’écrire, il était distraitement en train de regarder par la fenêtre. Il se leva pour avoir une meilleure vue et constata qu’une voiture venait de s’arrêter dans l’allée. Il leva un sourcil. Il fallait dire que les visites étaient devenues de plus en plus rares, jusqu’à devenir presque inexistantes après la guerre. Il était dans l’escalier lorsque le porte fit entendre son heurtoir. Il arriva à l’instant où l’elfe de maison allait ouvrir la porte. Cette dernière n’avait pas l’air spécialement à l’aise et elle s’interrompit dans son geste en entendant Lance arriver dans son dos.

- Ah, monsieur Lawrence, une voiture est entrée dans la propriété. La personne a sonné à la porte, monsieur Lawrence.
- Merci Miskey, je m’en charge.

L’elfe de maison ne se fit pas prier et détala vers la cuisine en trottinant. Lawrence marqua un temps d’arrêt avant d’ouvrir la porte.

- Bonjour ! Des bonbons ou un sort ? Blague à part, je ne passais pas du tout par-là, mais je me suis dit que je te trouverais peut-être. J’ai apporté une citrouille. C’est la période.

Lawrence remarqua qu’il avait suspendu sa respiration tout le long de la tirade. Les informations arrivèrent à lui dans le désordre. Il remarqua d’abord la citrouille, avant d’intégrer pleinement ce que l’individu venait de lui dire. Enfin, il reconnut Orion Fleury sur son pas de porte. Le tout pour finalement comprendre que ce dernier venait spécialement pour lui… et non par hasard, malgré ce que la citrouille semblait lui indiquer en premier lieu.

Son regard fit plusieurs aller-retours entre son visage et la citrouille, incertain de la réaction à adopter. La situation était pour le moins… cocasse, lui souffla alors son cerveau. Il s’écoula une seconde – qui sembla une éternité – avant que le sens des convenances ne se rappelle à lui. Mémoire musculaire ou volonté, il esquissa un sourire et s’effaça pour laisser entrer Orion. Avant d'hésiter à nouveau. Que dit-on à un ancien camarade d’école que l’on n’a pas vu depuis plus de cinq ans lorsqu’il se pointe chez vous avec une citrouille ? Lance n’avait pas la réponse. Il repoussa la réflexion pour une prochaine, bien qu’il doutât sérieusement d’être en mesure de trouver une idée satisfaisante. Entre temps, il pouvait toujours se retourner vers les formules d’usages. Peut-être en commençant par un bonjour, compléta une petite voix dans son esprit.

- Excuse-moi, j’ai été… surpris, dit-il en cherchant ses mots avec un sourire, à croire que celui d’Orion était contagieux. Entre, je t’en prie. Je n’ai pas de bonbons en revanche.

Lance prit la citrouille que ce dernier lui tendait, avant de s’effacer pour le laisser passer. L’idée étant de laisser à Orion les mains libres pour enlever sa veste.

- Si tu veux déposer ta veste, dit-il en essayant de faire signe vers le porte-manteau de l’entrée, ce qui s’avéra plus complexe que prévu avec une citrouille dans les mains.

Ce qui avait été une bonne idée à l’origine semblait maintenant une contrainte. Il n’avait aucune idée de quoi faire de la citrouille. Veillant à ce qu’Orion était derrière lui, il continua dans le couloir pour entrer dans le salon principal, tout au bout. Ce dernier donnait sur un jardin d’hiver. Dans l’âtre, les braises craquaient par intervalle. Les meubles semblaient avoir été agencés au millimètre près. C’était « carré-carré » comme lui avait un jour dit quelqu’un. Il posa la citrouille sur la table basse, regarda l’horloge qui indiquait qu’il était presque l’heure du thé. A la réflexion, il ne se rappelait pas si ce dernier était déjà venu. Probablement. Il connaissait l’adresse en tout cas. Lawrence prit place dans un des fauteuils, invitant Orion à faire de même d’un geste de la main. Il présentait le silence gênant arriver.

-Ça faisait longtemps, dit-il dans une volonté manifeste de ne pas laisser le silence s’éterniser plus que nécessaire. Qu’est-ce que tu deviens ?

Il regretta soudainement d’avoir posé la question. Il réalisa qu’il avait assumé que c’était la visite d’un ancien ami à un autre. Mais tellement d’amis étaient devenus des ennemis. Sans compter que les menaces adressées à sa famille avaient été certes rares, mais choquantes. Il se ressaisit rapidement. Définitivement, c’était stupide. D’abord, il n’avait rien à craindre dans sa propre maison. Et puis, il n’avait – à sa connaissance – aucune querelle non résolue avec Orion.


Lawrence Fawley

Orion Fleury

Orion Fleury
MEMBRE
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Dim 13 Jan - 15:29

   
to be or not to be a deatheater, @lawrence fawley
Un ange passe tandis qu’ils se regardent l’un et l’autre. Lawrence lui fait l’effet d’avoir été ébloui et de ne pas savoir ce qu’ils font là. Orion a bien conscience qu’il s’immisce, mais tout serait tombé à l’eau. Enfin, Lawrence semble se décrisper un peu. Orion n’était pas sûr qu’il ait gardé la capacité de sourire. Cinq ans, même sans Détraqueurs … Il ne faut pas qu’il reste obsédé par cette idée, il craint de faire une gaffe tôt ou tard s’il garde en tête le sujet qu’ils devraient éviter. « C’était pas vraiment sérieux » explique-t-il à propos des bonbons. Il remercie Lawrence de lui libérer les mains et s’empresse de suspendre son caban au porte-manteau. La guerre lui a appris à garder ses affaires dans ses poches et ne pas les poser, ou seulement sur son chevet le soir. Il garde sa baguette dans la poche droite de son pantalon, les oghams dans la poche gauche. Il n’est pas le meilleur duelliste de sa génération mais a un rien d’instinct de survie. Il va garder ces affaires sur lui, encore incertain de l’attitude à adopter. Lawrence a sûrement sa baguette sur lui, et Orion ne doute pas qu’il doit y avoir des elfes de maison dans les parages.

Sans se départir d’un sourire – dans l'optique que Lawrence n’est pas un mangemort, etc – Orion le suit dans la demeure. Il ferait bien une réflexion sur la beauté du lieu et le fait que la maison est assez impeccable mais préfère se taire, n’étant pas certain de parvenir à faire comprendre que c’est un compliment et non une critique quelconque. Il prend place dans un fauteuil et il est à peu près certain que maintenant, Lawrence a du voir dépasser la baguette dans sa poche. Le savoir vivre élémentaire implique de garder ses mains loin de ses poches, pour bien montrer qu’on ne compte pas lancer promptement un sort, et Orion choisit de croiser les mains devant lui.

« Ca fait un petit moment … Je ne sais pas depuis quand on n’est pas donné de nouvelles ? Je bosse toujours à Gringotts, et dans l’ensemble, j’adore. Je dis dans l’ensemble, parce que je ne suis pas sûr que je t’avais parlé de la fois où j’ai pris une insolation et de la fois où je me suis perdu en plein blizzard. Des expériences que je ne recommande pas vraiment, hein, c’est vachement mieux dans les récits de voyage, que sur mon carnet de santé. A part ça … » il est parti d’un trait sur quelque chose d’anodin. Les anecdotes de voyage permettent toujours de meubler la conversation, et il se sent d’autant plus obligé de parler qu’il se doute que Lawrence ne doit pas avoir la même envie de parler de ce qu’il a fait dernièrement. « Je suis devenu propriétaire aussi. J’ai acheté une maison dans la lande, bon, j’ai encore beaucoup de travaux à faire. Je me suis fiancé aussi, mais ça remonte et ça n’a pas trop trop marché, donc … » il marque une pause. Lawrence sera peut-être plus réservé mais il faut bien qu’il lui demande des nouvelles, ce serait d’une impolitesse flagrante de ne pas le faire. « Tu as … tu t’es lancé dans des projets dernièrement ? »

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Lawrence Fawley

Lawrence Fawley
MEMBRE
hiboux : 192
Jeu 17 Jan - 0:00
Être ou ne pas être mangemort
avec Orion Fleury
Il sourit en écoutant Orion s’enflammer sur ses souvenirs de voyage. C’est toujours aussi étrange pour lui de constater que les gens ont continué avec leur vie pendant que la sienne était en pause. Mais au fond, il est heureux pour lui. Il a changé cependant. Comme tout ceux que la guerre a fait grandir trop vite sûrement. Lance refoule rapidement ces pensées et se recentre sur la discussion tandis qu’Orion enchaîne.

- Je suis devenu propriétaire aussi. J’ai acheté une maison dans la lande, bon, j’ai encore beaucoup de travaux à faire. Je me suis fiancé aussi, mais ça remonte et ça n’a pas trop trop marché, donc...

Fiancé ? Son premier réflexe est de penser à Dahlia. Lance savait qu’il avait eu des sentiments pour elle. Ce qu’il en était maintenant, voir même ce qu’était devenu Dahlia était un autre sujet. C’était une chouette fille, pour sûr. Lance en savait quelque chose puisqu’il était sorti avec à Poudlard. Couple, oui. Amoureux, c’était sans doute un bien grand mot. Leur histoire avait fini comme elle s’était terminée, sans effusion, avec amitié. Et en partie parce que Lance avait pris conscience des sentiments d’Orion. Il avait ensuite espéré que l’histoire se termine avec eux deux.

- Je suis désolé, dit-il sincèrement. Quelqu’un que je connais ?

Il réalise rapidement qu’il était peut-être un peu trop curieux et tente de faire marche arrière.

- Je suis trop curieux, s’excusa-t-il un peu embarrassé avant de changer de sujet. Les félicitations sont de rigueur pour ton acquisition alors !

Il n’ose pas demander si la pendaison de crémaillère a déjà été organisée. Bien qu’il aimerait avoir l’occasion de revoir ses anciens amis, il n’aimerait pas s’imposer.

- Tu as... tu t’es lancé dans des projets dernièrement ?

Il ne fit aucune remarque, mais il apprécia la sollicitude d’Orion. A moins que le sujet le mît aussi mal à l’aise. Mais dans tous les cas, il préférait laisser ses pensées le plus loin possible d’Azkaban. De toute façon, il n’y avait rien à en dire qui n’ait pas déjà été écrit dans les journaux.

- J’ai repris les affaires familiales. Elles ont majoritairement été gérée par les avocats, supervisés par ma mère et mes sœurs, ces dernières années. Correctement, il me semble. Mais sans aucun risque, commença-t-il avant de couper court, ayant peur d’ennuyer Orion. En toute honnêteté, je suis trop expérimenté pour l’instant, avoua-t-il.

Bien gérés, les différents placements et actions que possédait la famille en Angleterre et à l’étranger, permettrait facilement à Lance de vivre sans travailler pour le restant de ses jours. Mais son père ne lui avait presque rien appris, alors il tentait de faire avec ce qu’il savait.

- Et à côté, je commercialise des potions par correspondance. Rien de bien fou pour l’instant, mais ça occupe les journées.

Il n’avoua pas que ce n’était que principalement pour s’occuper plutôt que d’être rentable. Même si leur aisance financière n’était pas un secret, il jugeait inutile de rabâcher le sujet en continu. Ce qu’il ignorait – bien qu’il en ait eu un vague aperçu – c’est que la fortune familiale avait connu des moments difficiles durant son séjour en prison. Il songea soudainement qu’il n’avait rien proposé à son hôte, malgré son intention de le faire à l’origine.

- Tu veux boire quelque chose ? demanda-t-il d’un coup. Je pensais faire servir le thé, dit-il en jetant un coup d’œil à l’horloge, ou autre chose si tu préfères ?


Lawrence Fawley

Orion Fleury

Orion Fleury
MEMBRE
hiboux : 426
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Sam 19 Jan - 21:31

   
to be or not to be a deatheater, @lawrence fawley
Le sorcier tourne la tête. « Non. Tu ne l’as pas connue. Elle n’est pas britannique. Cela dit, ça a vraiment … raté peu de temps après les fiançailles, donc je n’ai pas eu le temps de l’annoncer à tant de monde que ça. T’en fais pas. Ca me dérange pas trop d'en parler, mais ça m'est plus facile avec un coup dans le nez. » Orion n’en avait parlé qu’à sa famille et Dahlia, quoi qu’avec du recul il se demande si c’était sa meilleure idée. Elle avait semblé singulièrement jalouse, en colère. Pour des raisons qui lui échappaient encore, quelqu’un avait dû mener une petite enquête sur la fiancée en question car ils s’étaient retrouvés interrogés par la justice pour recel d’objets de magie noire. Orion était ressorti lavé de tout soupçon, pas sa fiancée. Il n’y avait pas cru, il se serait trompé à ce point ? Il n’y avait pas eu de sentiments et il n’aurait été qu’un passeport pour l’Angleterre ? Quelques années plus tard, il n’envisageait pas que Dahlia ait pu tirer les ficelles pour s’assurer qu’il ne convole pas en justes noces.

Il semble que Lance reprenne des projets et Orion s’en réjouit. Le sourire qu’il lui adresse est sincère. Il se creuse la tête pour se souvenir de ce magazine moldu sur l’immobilier. Un truc qu’il a déjà feuilleté plusieurs fois avec une curiosité assez anthropologique. Il ne veut rien comprendre à ces histoires, préférant de loin sa petite maison pour seul patrimoine. Un coin sur la tête, bourré de livres, avec le confort qu’il apprécie. Il ne court après rien d’autres, préférant l’idée séductrice de l’autosuffisance aux trésors d’une gestion de grand domaine.

« Des potions ? C’est une bonne idée. C’est vrai que t’as toujours été bon là-dedans, Rogue avait l’air de t’apprécier, c’est quand même pas peu dire. »

Il s’accorde quelques instants de réflexion. Il a déjà aidé Alys dans une mauvaise passe. Lorsqu’elle est revenue en Angleterre et peinait à joindre les deux bouts, il a eu recours à ses services plus que de raison pour se faire lire les lignes de la main, et comme, par hasard, passer justement avec de la nourriture pour deux. Elle a fini par se douter que c’était moins une charmante coïncidence qu’une manière de l’aider. Ils n’en ont pas parlé ouvertement, Orion n’étant pas tout à fait certain qu’elle avait vu dans son jeu. C’est tout de même Alys. Avec Lawrence, il faudrait faire plus attention. Orion n’aimerait pas le vexer, il peut imaginer que des camarades de vue perdus qui vous font la charité, ça ne fait pas rêver et c’est même intrusif.

« Tu sais quoi, si tu as une brochure, ça m’intéresse. Je peux avoir besoin de quelques potions. Rien d’illégal, je te rassure. » Il se ravise. Trop tôt pour ce genre de blague, non ? Comme à chaque fois qu’il est stressé, Orion s’empresse de changer de sujet. « J’ai rarement le temps de préparer les potions longues qui mijotent plusieurs jours. J’ai conclu un marché avec mon elfe de maison, qui est un peu grabataire entre nous, pour qu’elle se repose. Si je commence à lui confier une potion qui a besoin de soins, elle va s’en rendre malade et je ne suis pas sûr du résultat final non plus. »

Il éprouve déjà de l’enthousiasme à l’idée d’une tasse de thé. Il vérifiera que Lawrence en boive aussi, juste pour être sûr que ce n’est pas une tentative d’empoisonnement, mais à part des bouquins dans lesquels il a griffonné, Orion voit mal pourquoi on pourrait s’en prendre à lui. « Hé, c'est la blague de tout à l'heure qui te fait proposer ça ? Je plaisantais. Un thé, ce serait parfait, merci. Tu attendais du monde, d’ailleurs ? Je te dérange dans ta journée ? Ca me semblait … Aussi bien de passer sans m’annoncer sur le coup. Mais c’est peut-être impoli de ma part. »



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Lawrence Fawley

Lawrence Fawley
MEMBRE
hiboux : 192
Jeu 24 Jan - 0:30
Être ou ne pas être mangemort
avec Orion Fleury
Ainsi, il ne connaissait pas l’ex-fiancée. Elle n’était pas britannique, ce qui signifiait sûrement qu’elle n’était pas allée à l’école avec eux. Si les fiançailles avaient tourné court, il y avait de toute manière peu de chance qu’il la rencontra. Il hésita entre déception et soulagement. Il était déçu que ce ne soit pas Dahlia. Peut-être était-il bloqué à l’époque de Poudlard, mais il devait bien avouer qu’il croyait encore à une fin heureuse. D’un côté, cela voulait aussi dire qu’il y avait encore de l’espoir pour ce peut-être futur couple. Il hésita. Peut-être devait-il lui proposer un verre de bieraubeure plutôt qu’un thé ? Quoiqu’il ne fût peut-être pas assez tard pour commencer à boire de l’alcool.

- Des potions ? C’est une bonne idée. C’est vrai que t’as toujours été bon là-dedans, Rogue avait l’air de t’apprécier, c’est quand même pas peu dire.

C’était sans doute vrai que Rogue l’appréciait. Après tout, il l’avait visité en prison, non ? Il ne s’en était pas tellement rendu compte à Poudlard. Rogue ne faisait pas tellement de traitement de faveur à quelque élève que ce soit… mis à part qu’il n’enlevait jamais de point à un élève de sa maison.

- Je me débrouille. Mais je crois que Rogue était surtout content que j’évite à Alys de faire exploser ses chaudrons, minimisa-t-il.
- Tu sais quoi, si tu as une brochure, ça m’intéresse. Je peux avoir besoin de quelques potions. Rien d’illégal, je te rassure.

Une brochure ? C’est vrai qu’à la réflexion, il devrait peut-être en faire faire une. Il se sentit soudainement un peu bête de ne pas avoir du tout pensé à ça. Mais bon, d’un côté, même s’il avait du temps à tuer, il doutait de pouvoir se permettre d’accumuler les commandes. Ce n’était après tout qu’une activité secondaire.

- Je n’ai pas de brochure, dit-il en se passant la main dans les cheveux pour masquer sa gêne. C’est sans doute une bonne idée. Pour l’instant, je me suis contenté de faire publier une petite annonce dans la Gazette du Sorcier, ça a suffi à amener quelques clients, conclut-il avec un rire nerveux. Tu crois que je devrais faire une brochure ? demanda-t-il finalement après un petit temps d’hésitation.

Rien d’illégal ? Il n’était pas sûr que ce soit une blague, il s’abstient donc de répondre que c’était pourtant ce qu’il savait faire le mieux. Ce n’était pas tout à fait faux, considérant certaines des préparations qu’il avait fait chez les Mangemorts. Même si la majorité du temps, il s’était juste contenté de petites tâches sous la supervision de Rogue, voir d’un autre potionniste. La seule potion un peu douteuse qu’il produisait pour l’instant, c’est du Polynectar. Ce n’était pas une potion dont la fabrication et la vente était contrôlé, mais en pratique, Lance préférait ignorer à quoi elle servait.

- Envoie-moi un hibou avec ce dont tu as besoin à l’occasion. Si ça n’est rien d’extravagant, ça devrait être dans mes cordes. Pour les amis, je charge juste le prix des ingrédients. Je n’ai pas vraiment besoin de l’argent, précisa-t-il sur un ton égal.

Il n’y avait qu’à regarder la demeure pour le constater. Certes, elle avait connu des jours meilleurs, mais elle était toujours dans un état irréprochable. Lance savait – pour avoir vu les factures – que sa mère avait fait faire des menues réparations et entretenir le jardin ces dernières années. Mais le toit était en piteux état et les sortilèges de protections devaient être renouvelés. Lance attendait le retour des beaux jours pour pouvoir s’en occuper. Il écouta son ami parler de son elfe de maison en hochant la tête. Il comprenait son hésitation à confier ses potions à son elfe et il était, de toute manière, ravi de pouvoir aider d’une quelque façon que ce soit.

- Absolument pas, dit-il en secouant la tête. Je venais de terminer l’embouteillage de ma potion, donc tu es arrivé à point nommé.

Il garda le silence sur le fait que le manoir ne recevait de toute manière que très peu de visites. A l’exception de son cousin, qui habitait là depuis quelques semaines déjà, la maison était toujours très calme. Trop calme même. A tel point que le bruit de la sonnette avait effrayé le pauvre elfe de maison. Lance songea que son cousin devait être sorti, où il aurait probablement déjà débarqué pour voir ce qu’il se passait.

- C’est juste l’heure, enchérit-il en faisant un signe de tête vers la pendule qui indiquait cinq heures passées de vingt minutes. Et j’avais moi-même envie d’un thé.

Il se saisit de sa baguette dans sa manche gauche et d’un léger mouvement, fit tinter une petite clochette au-dessus de la cheminée. Il ne s’écoula pas dix secondes que l’elfe de maison apparu devant eux dans un petit pop. La baguette de nouveau inutile, elle disparut aussi vite qu’elle était apparue.

- Monsieur, dit-il en s’inclinant légèrement devant Orion, avant de se tourner vers Lance. Monsieur Lawrence, je peux faire quelque chose ?
- Sers-nous le thé, s’il-te-plaît, Miskey, demanda Lawrence.
- Bien sûr, Monsieur Lawrence, ça sera tout ?

Lance répondit d’un hochement de tête, mais l’elfe ne repartit pas tout de suite. A la place, il regardât la citrouille avec un regard en coin. Il hésita avant de continuer.

- Vous voulez que je m’occupe de la citrouille aussi ? demanda-t-il en bégayant.

Le regard de Lance alla de l’elfe à la citrouille avant de revenir sur l’elfe. Il avait complètement oublié la citrouille, mais hocha la tête. Sans demander son reste, l’elfe disparu aussi vite qu’il était apparu et la citrouille disparut dans le même pop quelques secondes plus tard, ayant probablement atterri à la cuisine.

- A ce propos, dit-il en revenant en arrière dans la conversation, tu es toujours en contact avec les autres ? demanda-t-il avant de préciser. Dahlia ? Livia ? J’ai croisé Alys sur le Chemin de Traverse, il y a quelques jours. Mais nous étions tous les deux pressés et nous n’avons pas discuté bien longtemps.

C'était bizarre de penser que cinq ans s'était écoulé. Pour lui, le temps avait semblé terriblement long. Et en même temps, maintenant qu'il était de retour chez lui, il essayait de faire comme ces années n'avaient pas existées. Ses contacts avec le monde extérieur s'étant résumé pendant longtemps aux visites et au journal - à l’occasion - il n'avait qu'une vague idée de ce qu'il s'était passé. Et aucune idée de ce qu'était devenu ses amis.


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Orion Fleury

Orion Fleury
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Lun 28 Jan - 22:44

   
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Le rire nerveux de Lawrence a réussi à faire mal au cœur d’Orion. Mais il sait qu’il a aussi tendance à vite s’attendrir, vite s’émouvoir, vite faire confiance et avoir le cœur brisé en deux temps trois mouvements. Ca arrive à tout le monde. Sauf que cela lui arrive beaucoup. Il met de côté cette histoire de brochure et hoche la tête de manière confiante lorsqu’il est question de la gazette du sorcier. C’est une très bonne idée qu’a eu Lawrence. Il lit peu le quotidien, préférant les grandes étendues d’un roman aux colonnes étriquées d’un journal qu’il aurait du mal à suivre. On peut se faire livrer la gazette n’importe où, mais il aime se laisser dépayser en voyage. Pas moyen de garder ce genre de fil à la patte. Il se comporte en bon britannique en buvant du thé plusieurs fois par jour, mais il laisse les journaux anglophones dans la Perfide Albion.

Il se le tient pour dit quand Lawrence explique ne pas avoir besoin d’argent. Soit c’est vrai, soit il ne tient pas à ce qu’on lui fasse la charité. Le briseur de sorts peut comprendre. Il a sa fierté lui aussi, même si elle se manifeste autrement. Il se renseignera sur les potions de Lawrence et en parlera autour de lui, une fois qu’il aura testé la qualité. Orion s’accorde le temps de la réflexion. Que pourrait-il demander qui ne soit pas louche ? Il a recouru à quantité de tranquilisants, somnifères, anxiolitiques quand il était en dernière année à Poudlard. Préparés par Rogue, que Pomfresh avait mis sur le coup pour qu’il ait des chances de finir son année, au lieu de pleurer toutes les larmes de son corps sur la douleur d’avoir perdu son meilleur ami. Alors ça ne paraît pas être si malin que ça de demander ce genre de potions maintenant. Pas tout de suite.

L’elfe de maison se volatilisa avec la citrouille, sans que le briseur de sorts ait pu intervenir. Il aurait peut-être dû proposer maintenant de découper cette citrouille. Ca se faisait ? Bon, il était toujours passé pour un doux marginal, et quelqu’un sortant juste d’Azkaban n’avait pas du potasser le manuel du savoir-vivre récemment pour éprouver des doutes. Il y reviendrait après et décida de se concentrer sur la question sur leurs amis communs. Ou leurs amies communes.

« On ne s’est pas trop quittés, avec Alys et Livia. On se voit parfois, on ne parle pas forcément de sujets sérieux, on se donne des nouvelles, on veille un peu les uns sur les autres. Je suis content, ça va mieux pour Alys. Et Dahlia … Eh bien on se voit beaucoup. Mais c’est parfois… Je ne sais pas trop, c’est parfois compliqué. Elle n’était pas très fan de l’ex copine dont je te parlais, par exemple. Ou d’autres relations. Ca met forcément un peu de distance. » Une idée commence à se former dans son esprit. Dahlia serait-elle jalouse ? Il ne peut y voir qu’une peur d’être écartée de sa vie. L’aurore n’a jamais revendiqué de droit de propriété sur son cœur, ou pas explicitement. Pour un littéraire, Orion est décidément fermé au sous-texte. Dahlia doit être un peu possessive et avoir peur qu’il ne l’oublie sitôt marié. Ca peut arriver. « Mais de mon côté, je ne suis pas forcément fan des Aurors avec qui elle traîne. » Il s’arrête net. Manuel du savoir-vivre ou pas, ce serait déplacé de parler d’Aurors. « Au fait, je sais pas si ça te tente, et puis après le thé si tu préfères, mais j’avais apporté la citrouille en me disant qu’on pouvait la découper pour décorer. Tu sais, citrouille d’Halloween. Mais si tu trouves ça vilain, et c’est vrai que c’est peut-être pas trop en accord avec ta déco, ou si t’es allergique aux citrouilles, n’en tient pas compte. » Il s’arrête à nouveau rapidement. On pourrait croire à de la course fractionnée. Orion sait qu’il s’emballe vite et cherche à combler par des mots la distance qu’il ressent avec un interlocuteur. Il faut qu’il y soit vigilant. Il compose son meilleur sourire.

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To dream the impossible dream
To fight the unbeatable foe ; to bear with unbearable sorrow ; to run where the brave dare not go ; to right the unrightable wrong ; to love pure and chaste from afar ; to try when your arms are too weary ; to reach the unreachable star

Lawrence Fawley

Lawrence Fawley
MEMBRE
hiboux : 192
Lun 4 Fév - 15:45
Être ou ne pas être mangemort
avec Orion Fleury
Lance avait l’impression que la relation entre Dahlia et Orion avait toujours été compliqué. Il avait bien connu Dahlia, mais il n’avait jamais pu savoir si elle avait des sentiments pour Orion. Mais d’après ses propos, leur relation en était toujours au stade de “je t’aime, moi non plus”. Il fut cependant soulagé d’apprendre que ses anciens amis se portaient bien. Mais il fut plus surpris par la tirade d’Orion sur ce à quoi il destinait la citrouille.

- Ah... fut tout ce qu’il fut capable de répondre.

Il devait bien avouer que la possibilité de découper la citrouille ne lui était même pas venu à l’idée et il se sentit un peu bête. Il espérait cependant qu’il ne soit pas trop tard. Il allait sortir sa baguette de sa manche, afin de rappeler l’elfe de maison, lorsque ce dernier réapparu dans un petit pop. Lance ne put s’empêcher de remarquer qu’Orion n’avait pas sursauté, avant de se souvenir que ce dernier avait lui aussi un elfe de maison chez lui. Miskey, l’elfe de maison, s’inclina légèrement avant de claquer des doigts. Un plateau apparu sur la table basse devant eux. Il contenait une théière, deux tasses et des petits muffins délicatement orangés. Il fit claquer ses doigts à nouveau et la citrouille, évidée, apparu à côté. Elle avait apparemment servi à la préparation des muffins, il ne lui manquait que les yeux et la bouche. Lance plissa les yeux en direction de l’elfe. Est-ce que ce dernier avait écouté aux portes ? Ou l’idée lui était venu de lui-même. Il lui semblait que Miskey prenait beaucoup d’initiative ces derniers temps. Il allait laisser passer pout cette fois, après tout, c‘était son intention de le faire revenir avec la citrouille. Mais il se mit une note mentale de faire plus attention au comportement de l’elfe.

- Vous avez besoin d’autre chose ? demanda Miskey, visiblement mal à l’aise.
- Monte une tasse de thé à ma mère, dit-il en congédiant l’elfe d’un geste de la main.

Ce dernier ne se le fit pas dire deux fois et disparut aussi vite qu’il était arrivé. Lance se tourna vers Orion. Il se redressa légèrement et avança dans son fauteuil pour atteindre le plateau. D’un geste assuré, il servit le thé avant de pousser une tasse vers Orion ainsi que l’assiette de muffins. Il y avait bien une chose pour laquelle Miskey était doué, c’était définitivement la cuisine. En particulier la pâtisserie.  

- A toi l’honneur, dit Lance incertain en faisant un geste vers la citrouille.

Il n’avait pas découpé une citrouille depuis... il n’était plus sûr. La dernière fois remontait probablement à ses dix ans, soit le dernier Halloween avant qu’il n’entre à Poudlard. A bien y réfléchir, le boulot avait sans doute été fait par sa mère. Mais il se souvenait avoir tracé les formes à l’encre sur la citrouille. Il avait passé tous les Halloweens suivants à Poudlard, dont la décoration saisonnière était toujours impeccable.

- Ça me fait penser au banquet d’Halloween, dit-il soudainement nostalgique.

Les années qui avaient suivis Poudlard n’avait pas tellement été propices à la fête. Et les détraqueurs n’étaient pas des grands fans de décorations, même à base de citrouilles. C’était donc à Poudlard qu’il avait fêté son dernier Halloween. Pensif, il trempa ses lèvres dans le thé chaud.


Lawrence Fawley

Orion Fleury

Orion Fleury
MEMBRE
hiboux : 426
pictures : Être ou ne pas être Mangemort (Lawrence) Tumblr_p4ken0PLur1sx1fcmo2_400
Mar 19 Fév - 23:05

   
to be or not to be a deatheater, @lawrence fawley
L’elfe de maison réaparaissant dans un bruit sonore, le plateau sur la table basse et les muffins. Que demander de plus ? Le sourire d’Orion s’étendit à vue d’œil. Il commençait à réellement croire que Lawrence n’était pas un mangemort. On n’apporte pas des muffins à la citrouille aux mangemorts, non ? L’elfe lui paraissait bien portant, il exécutait sa besogne parce qu’il en avait envie et pas parce qu’il craignait un châtiment … Non ? Au fond de lui, le Verbanae hésitait. Il avait encore peur de plaquer son propre cadre de référence. Il ne lui serait pas venu à l’idée de hurler sur son elfe de maison, mais certains sorciers se permettaient bien de passer leurs nerfs sur leurs serviteurs. Lawrence aurait-il pu en être ? Que se passait-il chez les Serpentard, à l’époque ? Il imaginait sans peine la compétition permanente, la crainte de perdre la face et devenir sujet de moquerie pour les autres. Les gryffondor avaient déjà une mauvaise ambiance, testostérone et ambitions, auxquelles la présence de Potter n’avait rien arrangé. Alors chez Serpentard … Il fallait qu’il trouve un moyen de s’assurer de qui il avait à faire. Il se voyait mal poser la question de but en blanc : alors, qu’est-ce que tu penses des droits inaliénables de l’être humain ou sentient en général ?

« Ta mère est là ? Mince, je suis peut-être impoli de ne pas la saluer … Elle préfère être seule ? Tu lui passeras le bonjour au pire ? Je ne voudrais pas déranger … »

Arriver comme un cheveu sur la soupe chez un condisciple, soit. Mais chez une dame d’un certain âge (d’après un calcul mental), alors là … Il s’efforça de se rappeler que chez les Fleury, la porte était toujours ouverte. Un état de fait grandement aidé par la perspective économique de la librairie juste en dessous. Les amis devenaient des clients ou vice-versa.

Orion croqua un bout de muffin avant de se dire que s’il avait s’agit de poison, il aurait été un peu tard pour retenir son geste. Tant pis. Il vivrait dangereusement, aujourd’hui. Aussi haussa-t-il les épaules quand Lance lui tendit le couteau. « Chiche. Mais ne va pas croire que je passe mon temps à découper des trucs. Encore que c’est partiellement vrai – je cuisine beaucoup quand je suis à la maison. Ca me détend. Si j’étais moldu, je pense que ça me détendrait moins. »

Fichu pour fichu, il reprit un bout de muffin. « Il connaît son affaire, ton elfe de maison. Ca fait longtemps qu’il est parmi vous ? » demanda-t-il sur le ton de la conversation mais avec des petites envies d’interrogatoire. Parce qu’il n’était pas venu ici que pour manger des muffins. Encore que …

Il s’approcha de la citrouille et se tint à croupetons, le couteau à la main. Lawrence étant moins loquace, et Orion préféra meubler le silence d’un flot de paroles. « Je ne sais pas pour toi, mais j’aimais beaucoup le banquet d’Halloween. Noël me déprimait un peu, c’était comme choisir entre ma famille et mes amis, à chaque fois. Je savais bien que je devais rentrer en famille mais qu’est-ce que j’aurais donné pour faire apparaître Dahlia et Cédric dans l’appartement au-dessus de la librairie. Ca te le faisait aussi ? .. Je crois que nos familles ne s’entendaient pas trop de toute manière, ça aurait sûrement été très différent. » Il n’osa pas préciser qu’Amos Diggory semblait légèrement déviant et que les Prewett vivaient dans l’inquiétude permanente. Cela dit, ses parents non plus n’aimaient guère Dahlia. A l’époque, ils prenaient encore pour une erreur de jeunesse le comportement inexplicable qu’elle avait envers leur fils, visiblement affectueuse ou glaciale selon son bon plaisir. Depuis quelques temps, l’énoncé du prénom de la jeune femme – ou de la fleur éponyme – creusait les rides sur leurs fronts soucieux. « J’ai fêté Halloween plusieurs fois depuis qu’on est adultes. Les gamins moldus du village près de ma maison s’arrêtent parfois, ça leur fait une trotte à pied, mais je crois qu’ils ont compris qu’on leur donnerait toujours des friandises. Mon elfe de maison adore, elle se déguise en ogresse, en sorcière … Elle a même tenté un déguisement de riche héritière au début mais je lui ai dit que ça n’effrayait pas grand monde. L'essentiel, c'est qu'ils la prennent pour une vieille dame un peu toquée.  » Il évoque sans y réfléchir le fait que cette elfe est libre, puisqu’elle peut se grimer comme elle l’entend. Leur premier vrai contact a été le jour où il lui a fait cadeau d’un t-shirt. Il préférait qu’elle soit libre. Il n’aimerait pas qu’on se sente obligé d’être en sa compagnie. « Je lui fais un regard machiavélique mais je l’édente un peu pour lui enlever son air malin, d’accord ? » redemanda-t-il en désignant la citrouille. Il avait tracé des lignes de découpage à la pointe du couteau. On aurait cru qu’il y passait ses dimanches.



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Lawrence Fawley

Lawrence Fawley
MEMBRE
hiboux : 192
Mer 20 Fév - 21:00
Être ou ne pas être mangemort
avec Orion Fleury
Il attendit qu’Orion se serve d’un muffin avant de tendre la main vers l’assiette à son tour. Il croqua dedans, non sans un certain plaisir. Comme toujours, ils étaient délicieux. Il avait essayé de garder le silence autour de la mauvaise santé de sa mère durant la guerre, pour la simple raison que leur famille était suffisamment en péril. Mais ce secret n’avait plus lieu d’être maintenant. Il ne savait pas comment formuler ses pensées. Il prit un instant pour peser ses mots.

- Ne t’inquiète pas, dit-il en s’avançant dans son fauteuil. Elle serait descendue si elle avait pu. Sa santé est fragile depuis le début de la guerre.

Elle n’était pas si âgée, même pas la cinquantaine, mais elle n’avait jamais eu une santé de fer. Les temps de guerre, l’inquiétude, la mort de son mari, l’emprisonnement de son fils étaient autant d’évènements qui avaient achevé de fragiliser son cœur. D’après les médecins, il n’y avait rien à faire, autrement que de ménager ses efforts. Bien que le Manoir soit bien chauffé, l’hiver était la période la plus difficile. Le manque de lumière et la météo n’aidant pas.

- Aujourd’hui n‘est pas une bonne journée, mais je lui dirais que tu es passé. Elle sera ravie de savoir que j’ai eu de la visite.

Elle était toujours la première à essayer de la pousser dehors à la première occasion. Mais surtout à essayer de lui faire reprendre une vie sociale. Et elle avait beau avoir une santé physique défaillante, elle avait une volonté d’acier et obtenait généralement gain de cause.  Lance esquissa un sourire. Dans un sens, il découpait, hachait, écrasait, éminçait et autres termes culinaires assez fréquemment. La confection des potions voulait ça. En un sens, ça le détendait aussi. Quand il travaillait sur une potion, il ne pensait pas au reste. C’était toujours ça de pris. Il ne cuisinait pas en revanche, quoique à la réflexion, ça n’avait pas grand-chose de bien différent de l’art des potions. Il laissait la pâtisserie à Minsky, cependant, qui s’en sortait parfaitement bien.

- Depuis cinq ou six ans, répondit-il avec un petit temps de réflexion. Il est maintenant attaché au Manoir, dit-il sur un ton plat, sentant que la question n’était peut-être pas totalement anodine, à son grand désespoir d’ailleurs.

Lance était indifférent à la nouvelle législation. Il s’était simplement exécuté pour ne pas avoir de problème. Ce n’était pas comme si sa famille risquait de perdre le Manoir incessamment sous peu, donc finalement, ça ne changeait pas grand-chose à ses yeux. L’elfe, en revanche, l’avait plutôt mal pris au début. Ce n’était qu’au prix d’une longue explication que ce dernier avait accepté son nouveau statut. Il était loin d’être bête, mais il était légèrement effrayé par tout ce qui sortait de l’ordinaire. C’était probablement lié à son éducation, songea-t-il. Ce n’était pas un secret que les elfes de maison étaient élevés pour être servile.

Il observa Orion se mettre en position pour découper la citrouille. Il avait effectivement l’air de connaître son affaire et d’avoir une certaine aisance avec un couteau.

- C’est toi le chef, dit-il en souriant. Je t’avoue que je n’ai pas trop la fibre artistique, mais je dessine bien les oreilles, conclue-t-il avant de réaliser la stupidité et l’inutilité de cette information.

Il se sentit soudainement un peu bête et retomba dans le mutisme, plongeant dans ces souvenirs de Poudlard. Il avait lui aussi une préférence pour Halloween, même s’il adorait rentrer chez lui à Noël. Le petit village sorcier qui était accolé au Manoir était entouré d’un sortilège repousse-moldu particulièrement efficace, en plus des sortilèges de protection qui entourait la propriété. On n’était jamais trop prudent. Lance savait qu’il donnait au Manoir l’apparence d’une bâtisse délabrée, en plus de les inciter fortement à ne pas approcher. Même s’il était arrivé que certains moldus téméraires s’approchent un peu trop près, c’était extrêmement rare. Ils repartaient généralement après un Oubliette rapide et efficace.

- La meilleure soupe à la citrouille que j’ai jamais mangée, se remémora-t-il en fermant les yeux. Il n’y a pas à dire, les elfes de Poudlard ont quand même un talent certain pour la cuisine.

Il n’avait cependant jamais passé un Noël à Poudlard, mais on lui avait toujours dit que l’école était toujours particulièrement déserte à cette période de l’année.

- Tu te souviens l’année où un troll a débarqué dans les cachots ? dit-il pensif. Je ne crois pas qu’on ait eu un seul Halloween calme après ça.

A la réflexion, il avait régné un certain chaos à Poudlard à partir du moment de l’arrivée de Potter. Comme si la guerre s’était annoncée, lentement mais sûrement. Songeant que le souvenir n’était si heureux que ça, il changea de sujet.

- Et le Tournoi des Trois Sorciers, trois ans après.

Et la mort de Cédric Diggory. Lance l’avait assez peu fréquenté, mais il savait qu’Orion avait été un peu plus proche de lui. Ne serait-ce que parce qu’il avait été dans la même maison. Le sujet n’était pas beaucoup plus joyeux. Incertain, il continua.

- Le plus grandiose, c’était l’orchestre des fantômes en première année. Et le Moine Gras qui s’était mis en tête de chanter. C’était terrible !

Et ce n’était pas dans le bon sens du terme. Mais c’était à peu près tout ce qu’il s’était passé de vraiment horrible en première année. Et surtout, c’était le premier banquet auquel il avait eu l’occasion d’assister. Même si ce n’était pas la première fête de Lance, il devait bien avouer que l’abondance de nourriture et la décoration l’avait particulièrement impressionné. C’était sans doute son meilleur souvenir. Rien que de penser au banquet, il en avait l’eau à la bouche. Il reprit un muffin, qu’il croqua avec appétit, avant de boire une gorgée de thé.

-Tu as la main pour ça, constata-t-il, légèrement impressionné.

Ce n’était sans doute pas une compétence particulièrement utile au jour le jour, mais quand même. Lui qui n’avait pas un talent artistique très développé ne pouvait s’empêcher d’être admiratif.


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