Que la constellation du Chasseur guide tes pas, jeune Verbena ! [Orion]
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Eirian Almasdóttir
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Mer 16 Jan - 0:32
Eirian lui avait demandé ce qu'on apprenait dans cette école, et voilà, il n'avait pas réussis à garder sa concentration ; ses démonstrations de magies ne répondaient pas réellement à sa question. Finalement... elle abandonna, dans un profond soupir et d'un doux sourire étirant ses fines lèvres. La fillette avait cet étrange regard sur son aîné, plein de tendresse et d'amour. Une lueur maternelle au fond de ses iris. Orion était un peu comme ça, à l'opposé de la petite dans un sens. Il avait beau être son aîné de quinze ans, elle le voyait surtout comme une âme insouciante, trop gentille, trop optimiste pour cette vie. Et la fillette n'avait pas le courage de lui briser ça en lui rappelant qu'il devait grandir, car la vie ce n'était pas ça, la vie c'est injuste et difficile. Malgré qu'il était difficile parfois d'avoir un sujet de conversation sérieux avec lui, ou plutôt obscur, car il voudra toujours égailler la discussion avec son optimisme, son enthousiasme, et son petit grain de folie, ces défauts étaient aussi sa force. En fait, c'est à ce moment précis qu'Eirian comprit qu'Orion n'était peut-être pas la meilleure oreille attentive ni la plus solide des épaules dans laquelle se reposait, mais il avait au moins la force de toujours vous redonner le sourire. Aujourd'hui, elle aurait voulu s'adresser à un véritable adulte, mais tant pis, ce n'est pas grave, elle le fera plus tard avec Ragnhild, Osgeir, Orion, ou même avec son parrain Aldric par correspondance... D'ailleurs, elle se souvint que Ragnhild voulait lui parler au sujet de Poudlard. Mhmm, va falloir qu'elle en parle avec la Völva en la déconseillant de faire cet échange. Ils devront se débrouiller sans Orion ou la terrible Maîtresse des Runes lui fera goûté sa colère.

La fillette descendit du lit et alla rejoindre le jeune homme au bord de la fenêtre. Elle n'osait pas lui dire que ses petites démonstrations magiques confirmaient ce qu'elle redoutait ; les Sorciers de l'Ordre d'Hermès faisaient n'importe quoi avec la magie, l'ont banalisé... Et qu'Orion agissait plus comme l'un des leurs qu'un vrai Verbena. Est-ce que cela voulait-il dire qu'elle finira elle aussi à agir comme un de ces Sorciers et en oubliant ses origines ? Ça aussi il faut qu'elle en parle aux autres adultes. Là encore elle se tût, préférant éviter le sujet. Mieux vaut se laisser entraîner par Orion pour le faire plaisirs.

C'est sympa... surtout les oiseaux, ce sont des vrais ? Ou c'est crée par la magie ? On a pas trop de créatures malfaisantes ici... On a les Centaures là bas, derrière la montagne... Ils sont gentils tu sais... Mais un peu froids et très méfiants, c'est ce que dit Ragnhild... Mais j'aime beaucoup les Centaures... Je voudrais bien visiter leur village un jour... Tu as déjà visité un village de Centaure ? Et puis... c'est quoi un Patronus ?

La petite Verbena agita sa main devant son visage pour évacuer la fumée de cette cigarette qui l'importunait. Toujours pour faire plaisirs à son Bróðir, autre que lui laisse le loisir de fumer devant elle, elle lui demanda d'une petite voix :

Dis, Bróðir... Tu m'aideras à acheter mes fournitures au Chemin de Traverse ? Et... C'est bien le Pré-au-Lard ?

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Orion Fleury
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Jeu 17 Jan - 21:25



 
@Eirian Almasdóttir  ϟ  Orion Fleury .

Sitôt qu’elle s’approche, Orion laisse son bras libre pour barrer la fenêtre en laissant Eirian s’asseoir. Il aurait peur qu’elle tombe. Ce n’est pas que ce soit si haut, mais on n’est jamais trop prudent avec des enfants, n’est-ce pas ? Quand bien même l’enfant en question se sent des velléités parentales à votre égard et se permet de critiquer votre hygiène de vie. Quelque chose lui déconseille de faire à Poudlard, personne n’a envie de se voir pointer ses mauvaises habitudes sans ménagement.

Il n’est pas sûr que c’est ce qu’attendait Eirian. Ils ne se comprennent pas encore. Ca arrive. Peut-être que dans quelques années, ça ira mieux. Il se sent impuissant à agir là-dessus. Il sait qu’Eirian l’aime et pour sûr, il l’aime aussi. Ils étaient heureux de se retrouver, il l’a senti. Les choses ont déraillé à un moment qu’il ne parvient pas à comprendre. Il médite là-dessus. Y a rien à en faire. « On sait pas trop. C’est aussi la beauté de la démarche. » s’entend-il répondre. « J’ai eu un professeur centaure, une fois. Je l’aimais beaucoup. On voyait qu’il s’y connaissait. C’est aussi un bon côté de Poudlard, de réussir à recruter d’excellents enseignants. » Il se garde bien de parler de ceux qui ne sont pas fréquentables. Il n’aimait pas spécialement Trelawney et son folklore, maintenant qu’Alys est à sa place … Eh bien on peut toujours se poser des questions mais c’est mieux. « Un patronus, c’est un sort un peu complexe. C’est un esprit protecteur, bouclier contre certaines créatures ou messager. C’est un des sortilèges de défense les plus célèbres. » Il rentrerait bien encore dans les détails mais il a peur de commettre un nouvel impair. Eirian le lui dira si elle veut d’autres renseignements. Ou il lui finira un bouquin de première année. Il aurait du emmener ça plutôt que l’histoire de Poudlard, qu’il hésite désormais à offrir car il n’est plus sûr de son effet.

Il se prendra la tête là-dessus demain.

Son visage s’éclaire quand la petite parle de se rendre sur le chemin de traverse. Elle ne semble pas être une mordue de shopping (sait-elle au moins ce que c’est ?), il se doute que ce ne doit pas être pour un simple lèche-vitrine. Ce serait merveilleux de l’avoir convaincue. Poudlard lui ferait le plus grand bien, et à son clan aussi. Pas sain de vivre renfermés comme ça.
« Avec plaisir ! Par contre, je dois te prévenir, c’est très … païen, le Londres sorcier. Je pense qu’on ne conçoit pas tout à la fait la magie de la même manière ? C’est moins une religion ou une pratique personnelle qu’un outil, alors ça se ressent aussi sur le chemin de traverse. Mais c’est un bon endroit pour les sorciers. On y fait toujours des rencontres intéressantes, ils vendent des objets formidables. Je te montrerais Gringotts, si tu veux. » Il ne précise pas qu’elle doit déjà y avoir un compte, par héritage. Il a vérifié il y a quelques années de cela, sur le registre. Il n’est pas allé voir. Ce sera son héritage, si elle veut en disposer maintenant. « Tous les jeune sorciers aiment Pré-au-Lard ! Tu diras à Mademoiselle Flume que tu viens de ma part, elle te laissera des échantillons de bonbons en plus. »

Il hésite et reprend. « Si jamais tu n'aime pas Poudlard, tu sais, tu peux arrêter. Il faut un certificat des tuteurs légaux et c'est tout. » Il ne précise pas pourquoi il s'est posé cette question, lors de sa septième année.




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Eirian Almasdóttir
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Ven 18 Jan - 1:13
Ses lèvres étirèrent son sourire mi-amusé, mi-attendri. Son Orion chéri semblait heureux à l'idée qu'elle rejoigne Poudlard. Pourquoi d'ailleurs ? Était-ce si important d'aller dans cette école de Sorciers ? Pourtant, quand la fillette observait son entourage, ils ne semblaient pas peinés d'avoir raté l'occasion de passer une scolarité au sein de la prestigieuse école de l'Ordre d'Hermès. En fait, ils semblaient très bien le vivre. Peu étaient curieux de connaître l'extérieur de ce village. Du moins, pas la ville. Parfois, Ragnhild et Orwenn se rendaient au Chemin de Traverse pour des affaires. Eirian, quant à elle, avait peu de souvenir de cette période. Elle se souvint vaguement de Londres, ville Moldue cachant sous son ombre tout un réseau magique. Le Chemin de Traverse était plus frais dans sa mémoire, peut-être parce que les sentiments y étaient si forts qu'ils s'étaient profondément ancré dans son esprit : l'émerveillement à chaque coin de rue, les devantures mirifiques, les animaux dans la Ménagerie Magique, les mains chaudes de son père et de sa main enroulés dans ses doigts... Trop douloureux. Eirian n'a plus jamais voulu y remettre les pieds depuis la mort de ses parents. L'ironie du sort, c'est qu'elle allait devoir y retourner, pour le commencement de sa nouvelle vie, sa vie de demi-Sorcière, demi-Verbena, à l'endroit où lui inspire ses derniers souvenirs familiaux. C'en était presque symbolique. Mais la fillette ne se sentait pas prête à affronter ces visions du passé.

Je n'aime pas le Chemin de Traverse... murmura-t-elle en fixant l'horizon. Ça fait très mal de se souvenir... Ragnhild et Tonton Osgeir vont m'accompagner aussi... Ils disent que c'est très important. Ils veulent assister à... « mes premiers pas »... Je crois que ça fera mal à Tonton aussi... Tu sais, il n'est plus allé au Chemin de Traverse depuis la mort de Papa et Maman... Moi non-plus... Ça nous fait mal à tout les deux... Mais on ne connait pas trop Poudlard... Et on est un peu perdu avec la liste... Toi tu sais. Toi t'es allé à Poudlard. Tu m'aideras à choisir et tu me conseilleras, hein ? Et puis... Je veux aussi que tu « assistes à mes premiers pas »... Et on verra papi Aldric !

Elle leva son nez sur son grand-frère de coeur. Ses yeux semblaient quelques peu rougis et brillant. Une poussière dans l'oeil, sans nul doute ? Ses petites jambes se balançaient nerveusement dans le vide ; le sujet la mettait mal à l'aise.

Oui, je sais que je peux arrêter quand je veux... De toute façon, c'est seulement pour cette année... Je vais essayer la première année. Si ça me plait, je continuerais. Sinon, j'arrêterais. Ragnhild et Tonton Osgeir disent que je ne dois pas m'en faire, c'est eux qui s'occuperont des papiers... Ça me rassure un peu...

En plus, si son Bróðir dit qu'il suffisait d'une simple lettre, alors ça lui allégeait un poids dans sa conscience ; si elle changeait d'avis, ça ne portera pas préjudices à son Oncle et à sa Völva. L'enfant soupira, regardant ses petits pieds, toujours aussi mal à l'aise. Cela ne lui plaisait pas de parler de Poudlard. Du tout. Mais elle se sentit obliger de se renseigner au maximum au sujet de cette école, même si cela lui faisait naître une boule d'angoisse au fond de sa gorge.

Parles moi de ces maisons de Poudlard, Bróðir. Qu'est-ce que c'est ? Et à quoi ça sert ? C'est comme un clan ? Il ressemblait à quoi ton clan ?

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Orion Fleury
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Sam 19 Jan - 22:18



 
@Eirian Almasdóttir  ϟ  Orion Fleury .

« Je suis désolé, mon chou. J’espère que ça t’aidera à te faire de meilleurs souvenirs sur le chemin de traverse. Bien sûr que je vous aiderai. Tu auras un bon chaudron, les ingrédients qu’il faut et la papeterie qui va avec. Et on choisira ta baguette, aussi. Ca va vraiment être bien. Bon, c’est la baguette qui choisit le sorcier, hein. Même si tu as une affinité avec une essence de bois, ça ne veut pas dire qu’elle sera dans ce bois-là. Les significations des baguettes sont toutes un peu compliquées. Mais ça reflète bien le porteur. Plus qu’on ne le croit au début. »

Il trouvait ça très amusant d’avoir une baguette de cèdre et que le premier ami qu’il se fasse à Poudlard s’appelle Cédric. Cela l’avait poussé à considérer qu’il y avait un signe, un tour du destin à l’origine de leur rencontre. Le crin de licorne, idéal de pureté, paraissait un rien trop idéaliste … Sauf qu’il l’était vraiment, idéaliste. Ancré dans ses convictions. Incapable de se résoudre à la morosité et de sombres calculs pour des questions d’argent ou d’influence.

Il se sent incroyablement attendri qu’elle veuille qu’il assiste à ses premiers pas. « Tu vas a-do-rer la librairie. En tout cas, moi, je l’adore. Il faudra que tu nous dises si des livres feraient plaisir à Ragnhild. Je ne crois pas qu’Osgeir soit trop un lecteur ? » Il lui aurait bien fait lire des Agatha Christie. Lecture facile, toujours divertissante. Mais Osgeir ne semblait pas être un lecteur facile. Raghnild non plus, pour ce qu’il en savait, mais un traité d’herboristerie lui aurait sûrement plu. « C’est très sage, comme décision. Laisse-toi le temps. Tu pourras m’écrire pendant l’année si tu veux, et je crois que je pourrais venir te rendre visite, mais ce n’est pas encore sûr. »

Il ne précise pas qu’il y a plusieurs passages secrets. Elle le découvrira en lisant l’Histoire de Poudlard, qu’il a truffée de petites annotations pour lui mettre la puce à l’oreille. Il faut qu’elle les découvre elle-même. C’est tout l’intérêt du jeu. Parce que Poudlard, ce sont aussi les belles années d’expérience, le dernier grain de folie pour ceux qui visent des carrières prestigieuses, encore qu’ils se tiennent souvent à carreaux tout le long de leur scolarité. Il n’a jamais craint de se trouver dans le bureau de Rusard, un sale type, mais ça valait la peine devant la joie éprouvée à chaque fois qu’il explorait le château. Il vivait son propre roman d’aventures pour adolescents. Mieux que Frances Hogdson Burnett, mieux que Jules Verne, mieux que Jack London.  Qu’auraient-ils écrit s’ils connaissaient le monde magique !

Son sourire s’éclaire lorsqu’elle lui demande des précisions sur les maisons de Poudlard. Il oublierait ce début de soirée en dents de scie. Il ne faut plus qu’il s’emballe, mais ce n’est pas l’envie qui lui manque. « Les élèves de Poudlard ne voient leur famille que quelques fois par an, et les lettres ne sont pas pareilles. Chaque première année est réparti dans une maison qui lui correspond, que ça lui semble évident ou pas. Je ne vais pas te gâcher la surprise de te dire comment on sait qu’on ira là ou là, mais je te rassure, c’est inodore et pas du tout dangereux. Et une fois que tu es dans cette maison, tu y passes toute ta scolarité. Au littéral ou pas. Chaque maison a un emblème et partage une partie du château. Nous, c’était dans les sous-sols, près des cuisines. On pouvait étudier, parler, rester au coin du feu le soir dans la salle commune. D’un côté, il y avait les dortoirs des garçons et de l’autre ceux des filles. Les garçons ne peuvent pas aller dans les dortoirs des filles. Je l’avais bien dit à ton oncle, mais je pourrais lui redire. »

Il se lève pour prendre deux verres d’eau et revient vers Eirian. Il n’a pas osé la quitter des yeux pendant l’opération, ce qui explique qu’il se soit tu quelques instants. Il se rassied avec satisfaction, la petite n’étant pas tombée. Machinalement, il prend une gorgée d’eau mais ses mains fouillent déjà ses poches pour la prochaine cigarette. « Et donc, les maisons correspondent aux caractères. Il y a quatre maisons. Gryffondor, où vont les hardis et les courageux. Serpentard, pour les ambitieux et les roublards. Serdaigle accueille les érudits en tout genre. Moi, j’étais chez Poufsouffle. La maison des patients et des travailleurs. Je ne sais pas comment c’était ailleurs, mais on formait un groupe très soudé, même quand on n’était pas dans la même promotion. Quand Cédric a été sélectionné par la coupe de feu, on s’est tous organisés pour le soutenir. Je crois qu’on n’est pas très compétitifs, pas moi en tout cas, mais c’était vraiment important pour lui, alors ça l’était pour nous. Poufsouffle était ma famille. Ca l’est toujours un peu.  » Penser à Cédric a formé cette pierre de regrets dans sa gorge. Il prend une autre longue gorgée d’eau avant de poursuivre. Eirian le couve d’un œil curieux, mais elle n’a pas l’air de lui reprocher de s’emballer. « Il y a quatre fantômes qui s’occupent chacun d’une maison. Nous c’était le Moine Gras, il est vraiment très gentil. Même si tu n’es pas Poufsouffle, tu pourras lui demander conseil. Qu’est-ce qu’il y a aussi, voyons. Chaque maison a un emblème, un blaireau pour Poufsouffle. Tu connais la symbolique ?  » demande-t-il en écartant le pan de sa veste. Il a gardé agrafé un petit emblème du blaireau. Pas qu’il n’assume pas au grand jour d’être sorti des jaune et noir, mais il le garde contre son cœur comme un talisman.

« Quatre enseignants sont directeurs de maison. Quand j’y étais, voyons … Monsieur Rogue s’occupait des Serpentards. Professeur de potions, très très bon, mais un peu effrayant. Plutôt strict. Les Serdaigle avaient Monsieur Flitwick, il paraît qu’il a du sang de gobelin, il était très gentil, je l’adorais. C’était mon professeur de sortilèges, il est vraiment bon dans ce qu’il fait. C’est une forme de magie qui peut être très subtile, je pense que tu aimerais. Pour Gryffondor, l’incroyable Madame Mac Gonagall. Professeure de métamorphose. Elle est assez incroyable. Elle était là pendant la bataille de Poudlard, elle a animé les statues … C’était vraiment impressionnant. Pour Poufsouffle, c’est Madame Chourrave qui s’occupait de nous, notre professeur de botanique. Ca n’a pas l’air aussi impressionnant, comme ça, la botanique. Pourtant, elle connaît beaucoup de choses sur les plantes rares ou dangereuses, et sans elle, on aurait été bien embêtés quand … Quand des gens en voulaient à Harry Potter, quoi. » Il ne va pas parler des élèves stupefixés. Estimant qu’il a déjà assez tenu le crachoir, Orion s’accorde une cigarette de récompense, en veillant à souffler la fumée le plus loin possible d’Eirian. Il se penche par la fenêtre de manière soit grotesque, soit gracieuse. Il ne sait pas encore.





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Eirian Almasdóttir
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Jeu 31 Jan - 18:51
Bon, déjà, qu'Orion lui rappelle qu'elle ne verra sa famille que quelques fois par an plomba le morale de la fillette ; son visage s'assombrit d'une triste mine, amère et chagrineuse. Heureusement que le sujet devenait plus intéressant. En fait, Eirian aurait du faire ça dès le début avec son Bróðir : lui arracher les informations en lui posant des questions très précises. Une manière de le cadrer dans ses longs monologues qui partaient, bien souvent, dans tous les sens. Pour ce qui est de Poudlard, elle avait entendu de sa Ragnhild que les enfants étaient répartis avec un chapeau... qui parle... Autant dire qu'à l'époque, l'enfant avait fait les gros yeux. Sont fous ces Sorciers de l'Ordre d'Hermès... Et pourquoi un chapeau ? La Völva lui avait confié que c'était surement dût au symbolisme : le chapeau pointu étant la panache de la branche de ces Sorciers. Il y avait pas de ça du côté des Verbenae. Par contre, la Maîtresse des Runes n'a jamais pu lui expliquer l'organisation de la vie quotidienne chez les élèves. Alors ses petits sourcils se froncèrent à l'évocation de salles communes réparties dans les quatre coins du château. L'enfant déduit ainsi que les clans ne se mélangeaient pas. Pourquoi d'ailleurs ? Qu'est-ce qui se passerait ? Était-ce mal ? Cette perspective effraya quelque peu la fillette, pas très rassurée à l'idée qu'il y ait comme ça une division entre les maisons : ça sentait les tensions à plein nez ça. Et déjà qu'il était difficile pour elle de quitter son foyer pour rejoindre une autre tradition qu'elle ne connaissait pas, n'appréciait pas beaucoup et loin de son Tonton adoré, alors si en plus elle devait gérer les discordes entre les différents clans, ça serait le pompom tiens ! Ainsi, dans cette petite caboche brune, Eirian préparait déjà un plan pour passer sa scolarité en paix sans se retrouver au milieux de tout ce bazar, la base de tout étant de ne pas se retrouver dans une des maisons semeuses de provocations.

Le visage de la petite Verbena se fit plus sévère ; nul doute qu'elle enregistré chaque informations et caractéristiques des quatre clans. Gryffondor, ça pue : hardis et courageux, ça sentait les emmerdes de « C'est moi le plus fort ! ». Serpentard, pas mieux : ambitieux et roublard. Tout était dans leurs caractéristiques. Serdaigle ? Les érudits, généralement, sont des êtres assez posés qui ne cherchent pas la gué-guère, ça devrait être assez calme chez eux. En plus, c'était la maison de sa mère adorée... Son coeur se serra un instant, à l'idée qu'elle puisse reprendre les pas maternels, revivre son parcourt. Serait-ce une bonne chose ? Ou vivra-t-elle dans son ombre, en oubliant sa propre identité par désirs de la rendre fière et de retrouver son fantôme ? Poufsouffle ? C'était la maison de son Bróðir ça, elle s'en souvenait. Sa deuxième maison comme il lui rappelait si bien. Si Orion s'est autant plut chez eux, n'était-ce pas le signe d'un clan paisible ? Sur les quatre, c'était nul doute le meilleur endroit où elle puisse tomber durant cette scolarité. Mais encore faut-il que cet étrange chapeau parlant lui accorde l'accès. Est-ce qu'elle cacherait un blaireautin sous ses runes ?

Son regard vide s'éveilla au timbre de son cher Bróðir ; elle aussi ça faisait ça quand elle parlait de ses parents. Cela lui faisait mal quand même de voir son grand-frère de coeur souffrir de la mort de son meilleur ami. Plein de compassion, l'enfant lui couvrit d'un regard tendre, presque maternel. Les « Toutes mes condoléances » n'avaient plus leurs places dans la discussion depuis très longtemps. Bon, par contre, son petit minois aimant perdit toutes ses couleurs à l'évocation des fantômes. Elle avait cru comprendre, oui, que ça en grouillait dans ce château. Mine rembrunis, reprenant sa soupe entre ses mains - la chaleur avait quelque chose de rassurant - elle marmonna d'une voix entre dégoût et horreur avant de reprendre une gorgée de son breuvage :

J'aime pas les Skrømt...

Faut dire que les revenants et autres joyeusetés n'étaient jamais représentés comme quelque chose de très positifs dans le Folklore Nordique. Espérant que les Skrømt anglais soient plus... sympathiques. Les Moine Gras donc ? Autre que le nom assez sympathique, elle le retint d'un coin de la tête comme le seul représentant de son espèce pouvant, peut-être, être un allié... En plus d'être une autre raison de rejoindre les Poufsouffles et son regard se fit pensif en observant l’emblème de la veste de son Bróðir. Elle secoua la tête : elle n'en connaissait pas la signification.

Néanmoins, l'intérêt de la discussion s'affaissa quelque peu face aux présentations des directeurs ; ça, elle préférait se faire son propre avis sur leurs personnes, car on n'avait pas tous les même visions. Par exemple, elle savait que peu appréciait Ragnhild, mais Eirian, elle, l'aimait beaucoup beaucoup beaucoup, presque comme une tante. Cependant, elle retint des éléments importants, comme les différentes matières cités. Si les sortilèges lui arracha une grimace mécontente - car nul doute, c'est une matière des Sorciers de l'Ordre d'Hermès avec leurs baguettes, pas de runes donc - son regard exprima un vive intérêt à l'évocation des potions et de la botanique. Elle reposa son bol sur la table de chevet, désirant avoir les mains libres.

La botanique et les potions vont m'aider à devenir une grande guérisseuse ? Je pourrais guérir les gens avec ? Et les animaux ? Même les créatures ?

Il y avait dans sa voix, dans ce regard, cette innocence de l'enfant désirant faire de grandes choses, bercé par des rêves dont il craignait qui ne pourraient se réaliser. Alors, on cherchait à trouver l’approbation de l'adulte, celui qui sait, celui qui pourra lui confirmer si tout ceci n'était pas que chimères. Eirian en avait que faire de maîtriser une baguette, mais peut-être que cette école pourrait lui permettre d'atteindre l'idéal d'une grande chamane qui viendra en aide à son prochain, à sa famille principalement, mais aussi à tous les êtres qui peuplaient cette sombre forêt perdus dans un recoin de l'Ecosse. Et puis, Ragnhild et Orwenn lui avaient toujours dit à quel point un guérisseur était un être d'une grande importance dans leur tradition mais aussi dans son lien avec la nature : il puisait dans ces ressources, avec respect, était proche de la Toute Mère, pour guérir tous maux. Mais ce savoir tendait à disparaître, tout comme les Verbenae, et Eirian, du haut de ces onze ans, désirait plus que tout reprendre ce flambeau ancestral.

Et tu crois que j'ai une chance d'être chez les Poufsouffles, Bróðir ?

Après tout ce qu'Orion avait dit sur eux, il semblerait qu'il était le clan idéal pour la fillette si elle voulait accéder à ses rêves et une certaine sérénité entre ses deux héritages.

1 144 mots


Between Two Worlds
Orion Fleury
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Dim 10 Fév - 19:49



 
@Eirian Almasdóttir  ϟ  Orion Fleury .

Skromt … Seul le contexte permet à Orion de déduire qu’il doit s’agir de fantômes. Il regrette fugacement de n’avoir pas appris quelques notions des langues parlées par Eirian. Ou au moins d’en savoir plus que le vocabulaire habituel qui lui permet de rouler sa bosse en étant peu pris en défaut. Orion sait négocier un prix, demander le chemin d’un hôtel, se faire servir une boisson locale (ou sinon, une bière, valeur à peu près sûre pour un britannique), et comprend lorsqu’on lui parle de malédictions, périls, plaies physiques sur toi et ta descendance sur huit générations. Le nécessaire du briseur de sorts, quoi. Il ne demande pas si ces Skromt sont des fantômes au sens traditionnel ou si le terme englobe des doppelganger, poltergeists et autres.

« Je ne vois pas comment on pourrait être un grand guérisseur sans s’y connaître en botanique et potions. Je crois que ceux qui suivent la formation à Sainte-Mangouste – le grand hôpital sorcier de Londres, tu sais ? – sont aussi assez bons en sortilèges. Mais on ne soigne pas tout d’un coup de baguette. Voyons … Je me rappelle que quand Harry Potter est tombé lors d’un match de Quidditch … »

Orion ralentit le débit mais réfléchit à vive allure. Pas besoin de dire que certaines chutes ont été plus ou moins provoquées. Il ne veut pas affoler la petite. Inutile également de parler du professeur calamiteux qui prétendait enseigner la défense contre les forces du mal. Orion se souvient très bien des cours de Lockhart. Pas du contenu apporté par l’enseignant mais du fait qu’il contait fleurette à sa voisine de table, d’une autre maison que la sienne. Dahlia faisait équipe avec Cédric, qui étaient installés derrière eux. Il se souvient que son amie se plaignait abondamment du piètre niveau des cours, qui l’inquiétait pour ses perspectives de carrière. Lorsqu’il ne faisait pas le joli cœur, Orion n’avait pas volé sa place dans sa maison. Il empruntait des livres à la bibliothèque et suivait le programme qu’il s’était élaboré, en suivant d’un œil discret mais méfiant l’autre olibrius qui prétendait toucher un cachet de professeur. « L’infirmière lui a fait boire une potion qui faisait repousser les os. Quelqu’un qui était nettement moins habile qu’elle pour être guérisseur lui avait fait disparaître les os. Pardon, poussin, j’aurais peut-être dû attendre que notre repas soit loin de nous. »

Le regard enflammé d’Eirian le rendait heureux. Elle pourrait vraiment se plaire à Poudlard, il y avait de quoi stimuler les jeunes curieux comme elle. Il faudrait qu’il trouve un moyen de venir au Château. Les passages secrets n’auraient pas tous été refermés, ce qui lui semblait désormais une très mauvaise chose pour assurer la sécurité des bambins. A moins que le Château n’ait eu de nouveaux sortilèges de défense ? Pour sa propre habitation, Orion avait utilisé un sortilège dont le créateur était semble-t-il égyptien. L’enchantement ne laissait entrer que les personnes en qui la maison avait confiance. Lorsque ses parents avaient parlé d’abattre un mur pour libérer de l’espace, ils avaient été bloqués devant l’entrée pendant trois mois, le temps que l’envie leur passe. Mais le briseur de sorts lui-même avait toujours pu entrer. Et Dahlia, qui avait un double des clés à toutes fins utiles, ne lui avait jamais remonté le moindre problème. Le désordre qu’elle mettait dans sa vie n’inquiétait pas la chaumière.

« La botanique, c’est génial aussi. Quand j’étais plus jeune que toi, j’avais commencé à confectionner des herbiers. Ma mère me ramenait beaucoup de plantes de ses voyages. Ca te ferait plaisir, si je t’en apportais aussi ? » Orion a jugé qu’il était mieux d’éviter de parler de liens familiaux à Eirian, mais que cette politesse ne devait pas les forcer à tourner autour du sujet. Au risque de lui faire de la peine, il jugeait malgré tout plus respectueux de ne pas lui mentir. Quel genre de type aurait-il été pour faire ça quand elle le regardait avec cet air si plein d’espoir ? Il avait presque peur pour elle. Eirian connaîtrait forcément des déceptions, et il ne pourrait pas l’en empêcher, il risquait même d’être incapable de la consoler. C’était donc ça, l’angoisse dans le regard de ses parents lors de sa dernière année – l’année suivant la mort de Cédric et augurant une période vide de bonheur pour lui.

« Je te vois bien chez les Poufsouffle. Bon, je te sais assez franche pour aller chez les gryffondor et je suis sûre que tu caches des trésors de vaillance dans ton petit cœur. Mais je ne crois pas que ce soit chez Gryffondor que tu arrives. Peut-être Serdaigle … Je me suis demandé pourquoi je n’y étais pas. J’ai plusieurs explications, à commencer par le fait que pour une raison ou une autre, le … celui qui choisit aurait préféré que je sois dans une … zone … où je puisse rencontrer mes amis les plus proches. Cédric aurait fait un bon gryffondor aussi, mais pas moi je crois. Et Dahlia … Oh je pense qu’elle aurait pu avoir sa salle commune aux sous-sols dans tous les cas. » Parce que Dahlia, ambitieuse de première et un rien prête à tout, lui avait toujours semblé flirter discrètement avec la maison vert et argent. Pas de quoi l’empêcher de la regarder d’un air doux et de lui accorder cette totale confiance depuis le début de leur relation amicale.

« Certains disent que les différences de maison viennent d’une idée très subtile de ceux qui nous répartissent. Ce serait comment nous voyons la magie. Pour moi et pour beaucoup de Poufsouffle, c’est parce que nous y voyons un don, un cadeau, quelque chose qui se partage et offre de très belles possibilités. Pour les gryffondors, ce serait plutôt une arme, un outil. Il y a une idée de … défiance ? Pour les serpentard et les serdaigle, ce serait quelque chose qui se cache un peu, qu’on ne divulgue pas trop. Pour moi, c’est aussi pour cela qu’ils ont eu certains mages qui étaient contre les moldus. Une vision d’ensemble. Que je ne partage pas trop. » Il laissa mourir cette phrase. Il avait senti qu’il s’éloignait, petit à petit. « Poufsouffle, ça me semble cohérent. Ta … Ta mère, c’était serdaigle, non ? »





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To dream the impossible dream
To fight the unbeatable foe ; to bear with unbearable sorrow ; to run where the brave dare not go ; to right the unrightable wrong ; to love pure and chaste from afar ; to try when your arms are too weary ; to reach the unreachable star
Eirian Almasdóttir
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Mar 26 Mar - 19:39
Ok... Ce n'était pas rassurant de savoir qu'un Sorcier pouvait vous faire disparaître un os à cause d'un sort foireux et qu'il existe des potions capable de faire repousser la structure osseuse d'un corps humain... Essayons d'oublier cette information mais dans un sens, cela confirme bien que la petite devra bien étudier l'étude des potions et de la botanique. Pas sûr qu'elle puisse faire l'exploit de maîtriser la repousse d'un os, mais si cela peut permettre de sauver des vies... Travailler dans un Hôpital, la fameuse Sainte-Mangouste ? Eirian retint un mouvement de tête de désapprobation ; non, quand elle sera grande, elle continuera à vivre dans les profondeurs des forêts écossaises, loin de toute civilisation, et sera considérée comme une Sorcière mystique et farfelue, qui parlera en énigmes, proposera du thé infâme bon pour le corps et l'esprit, avec des corbeaux à la fenêtre et des feuilles dans les cheveux... Comme Mamie Hedda et Elin ! Ça c'était le rêve ultime ! Voilà ! En plus, si Orion pouvait l'aider à remplir un herbier, elle ne pourrait qu'avancer dans son travail ! Ses petits yeux pétillèrent et l'enfant hocha vigoureusement sa tête, attrapant la manche de son grand-frère de coeur d'un sourire rayonnant :

Oui s'il te plait ! Tu peux trouver des plantes rares dans tes voyages ? Tu pourras aussi me prêter ton herbier, s'il te plait ?

Petits yeux de chiot ; après-tout, si elle pouvait profiter du vieux herbier d'Orion, ça pouvait toujours aider ! C'est officiel, elle ira chez les Poufsouffle, eux pourraient l'aider en tout point sur ses projets personnels. Elle ne pensait pas être à sa place chez les Gryffondor ou les Serpentard. Serdaigle ? Non plus... Ce n'était pas ce qu'elle cherchait chez eux, la connaissance ultime. Non, c'était tout autre chose, qu'elle partageait, dans un sens, avec son Bróðir.

Je pense que Poufsouffle est mieux pour moi, surtout si je veux devenir une grande guérisseuse... Mais aussi, si tu dis que les maisons nous choisissent pour une bonne raison, je pense que j'aurais besoin... de tranquillité ? Je m'en fiches de la gloire et des jeux de pouvoirs, moi je veux juste travailler tranquillement sans qu'on m'embête... Ou juste, avoir des personnes... gentilles avec moi ? J'ai... du mal avec la magie de ces Sorciers... Je vais faire n'importe quoi, je le sais... Alors... J'ai peur, tu sais Bróðir... J'ai peur qu'on soit méchant avec moi parce que je suis... Différente...

Sa petite mine qui avait pris des couleurs jusqu'à présent, s'étais ternis d'angoisse. Ses boyaux se tordaient douloureusement au creux de son petit ventre. Le petit minois qu'elle leva sur son grand-frère de coeur se fit d'une inquiétude larmoyante :

J'ai peur d'aller à Poudlard, Bróðir... J'ai peur qu'on me fasse du mal... J'ai peur qu'on soit méchant... J'ai peur de ne pas être en sécurité... Je sais que l'école n'est pas bien... Il y a toujours des choses graves là-bas...

Elle fit taire la remarque au sujet de Cédric, mais le pensait bien fort.

J'ai aussi peur de ne pas... De ne pas être une bonne Sorcière... Comme Maman... Elle était à Serdaigle, oui, mais... Et si je n'étais pas une vrai Sorcière ? Ça serait... comme trahir Maman et... J'ai peur d'avoir mal de marcher dans ses pas... Mal parce qu'elle n'est plus là... et j'aurais voulu qu'elle soit là...
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Orion Fleury
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Dim 31 Mar - 18:42



 
@Eirian Almasdóttir  ϟ  Orion Fleury .

« Je te l'amène la prochaine fois qu'on se voie, et peut-être avec des plantes pour ton propre herbier. Il faut t'en trouver un, d'ailleurs. Ce sera peut-être au Chemin de Traverse, parce qu'il va bien falloir acheter les livres dont tu aurais besoin, même si on sait tous les deux quelle est la meilleure librairie, pas vraie ? » plaisante-t-il. Difficile de se projeter sans avoir l'air de presser la gamine de rentrer à Poudlard. Il tient à lui laisser encore le choix, il n'aimerait pas la brusquer ou la contraindre. « Mais oui, parfois je trouve des plantes rares en voyage. J'essaie de ne pas rester trop souvent enfermé à l'intérieur de ce qu'on visite. Quand ce n'est pas trop long ou compliqué de revenir en arrière, j'essaie de planter ma tente à l'air libre.  » Eirian lui a toujours semblé peu curieuse de ce qu'il faisait de ses journées. Sans doute s'en remet-elle au strict minimum :  Bróðir.. voyage beaucoup et se promène au milieu des vieilles pierres. Ce serait un résumé succinct mais assez fidèle à la réalité.

Il sort un carnet d'une de ses poches pour noter ce seul mot, « herbier ». Il saura bien se souvenir qu'il doit le ramener à Eirian. Dès qu'il sera revenu à Londres, il en profitera pour fouiller sa vieille chambre d'enfant et y retrouver l'herbier. Il a laissé de nombreuses affaires à ses parents, même après avoir acheté à sa propre maison. Sans doute les Fleury tiennent-ils à ce qu'il sache qu'il peut toujours revenir à la maison, sans oser préciser les hypothèses de ce cas de figure. Tous s'attendent à ce qu'il revienne tôt ou tard, le cœur brisé. Ca s'est déjà produit. Aussi Orion se sent-il tout prêt à compatir devant les angoisses de l'enfant. Que ne donnerait-il pas pour lui insuffler son propre optimisme !

« C'est vrai qu'on ne choisit pas. Ca me paraîtrait … Disons cohérent que tu ailles chez Poufsouffle avec tout ça en tête. Mais si jamais le … test révèle autre chose, tu sais, tu découvrirais autre chose quand même ? Avec mes meilleurs amis, on s'était demandé un jour où nous aurions été répartis si ce n'était pas Poufsouffle. Je pense que j'aurais atterri chez Serdaigle. Lui chez Gryffondor et elle chez Serpentard. Ca ne veut pas dire qu'elle est trop ambitieuse pour être gentille, ou qu'il ...  » le mot qui fâche « … était bien plus courageux que moi. Dans un sens oui. Mais il y a différentes formes de courage. Tous les Poufsouffle sont venu lors de la bataille de Poudlard, ça n'en fait pas des têtes brûlées, mais ce n'est pas comme cela qu'on les voit en général. Mais je suis en train de m'égarer, c'est pas vrai ?  »

Il a été bien assez explicite sur le fait que toutes les maisons se valent. Il redevient silencieux pour écouter la fillette lui confier ses angoisses, avec l'idée que cela reste un privilège d'être choisi comme confident.

«  Il y a des sorciers bien plus différents et puis … Tu trouveras toujours une personne attentive à tes problèmes sur place. Que ce soit un enseignant, un fantôme … Sauf peut-être le fantôme des toilettes des filles, du deuxième étage, mais ne me demande pas comment je suis au courant.  » plaisante-t-il avant de revenir grave. « Si ça se passe mal, tu peux toujours m'écrire, et je viendrai te voir. Même si c'est juste parce que tu as un coup de cafard et que tu n'as pas envie d'en parler trop à ta famille pour qu'ils ne s'inquiètent pas. Si c'est effectivement grave et que je n'ai pas la solution, on verra ce qu'on fait.  » Il ne veut pas donner l'impression qu'il la lâcherait à la moindre difficulté, mais bien sûr, il ne pourra jamais tout résoudre. « Je sais bien que ma famille et moi ne peut pas remplacer ce que t'aurais transmis ta maman, mais on est tous prêt à t'aider du mieux qu'on pourra. Tu maîtrises déjà bien les oghams, les sortilèges ce n'est pas si compliqué. Il y a bien des enfants moldus qui arrivent à Poudlard, et ne connaissent même pas l'existence de la magie.  »

Il choisit de se taire et l'embrasse sur le front. Orion ferme la fenêtre, ce n'est plus utile car il ne va pas fumer de nouveau ce soir. En tout cas, pas devant la petite. Il revient vers le lit où est posé le paquet cadeau emballant L'histoire de Poudlard. « Tu veux y jeter un œil avant de dormir ou on laisse ce cadeau pour demain ? Ca a déjà été une grosse journée. Evidemment, tu auras déjà deviné que c'est un livre mais c'est pas tellement étonnant de ma part. »




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To fight the unbeatable foe ; to bear with unbearable sorrow ; to run where the brave dare not go ; to right the unrightable wrong ; to love pure and chaste from afar ; to try when your arms are too weary ; to reach the unreachable star
Eirian Almasdóttir
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Dim 31 Mar - 23:56
Y croire. Croire à son optimisme. Croire que tout ira bien dans cette école. Car Eirian voudrait profondément y croire ; ça la rassurerait ainsi dans son choix de poursuivre son avenir au sein de Poudlard. Se rassurer comme quoi elle faisait le bon choix et qu'elle n'avait rien à craindre, au contraire, elle n'avait rien à perdre mais tout à gagner. Et puis, il fallait l'avouer, cela la rassurait de savoir que, quoi qu'il arrive, la famille de son parrain sera là pour l'aider. Parce qu'ici, dans ce petit village paumé, personne n'était allé à Poudlard et ne pouvait donc la conseiller dans sa future vie de petite Sorcière. Alors, à ce moment précis, elle se sentit chanceuse d'avoir une petite branche de sa famille, principalement Sorciers de l'Ordre d'Hermès, qui saurait la guider. Ses petits bras passèrent autour du cou de son Bróðir chéri, sa petite tête enfouis dans sa gorge et poussa un long soupir. Soulagement ? Exaspération ? Angoisse ? Allez savoir, peut-être bien un peu des trois. Mais elle profita de cette étreinte comme pour se ressourcer, reprendre un peu de courage, se réconforter par sa chaleur. Et le remercier aussi, en silence, d'être là pour elle et de ne pas la laisser tomber. Comme toujours.

Un petit vent frais se leva, s'engouffra sous sa chemise de lin, faisant frissonner l'enfant. Le jour commençait à se coucher, parsemant le ciel des nuages couleurs pastels. Se glissant hors du rebord de la fenêtre, Eirian suivit Orion jusqu'au lit et grimpa sur les draps, prenant le cadeau qu'il lui tendait de ses deux mains. Un doux sourire se dessina ainsi sur ses lèvres ; son grand-frère de coeur lui faisait toujours des cadeaux et, loin d'être pourris gâté, elle savait profiter et être reconnaissante de chaque petit présent. Chez Orion, c'était surtout des livres, livres qui étoffaient depuis un certains moment la bibliothèque du village. Et pour sûr qu'elle allait l'ouvrir maintenant ; c'est la moindre des choses ! Et puis, elle était quand même curieuse. Soufflant donc un petit « merci » sincère, ses petites mains arrachèrent le papier avec cette caractéristique typique des enfants face à des cadeaux le matin de Noël. Ses yeux sombres parcoururent le titre. L'Histoire de Poudlard. L'histoire de sa prochaine école. Elle comprenait maintenant pourquoi son Bróðir lui avait proposé de l'ouvrir demain après une telle journée. Elle tourna le bouquin comme pour l'observer sous toutes les coutures, ses petits sourcils se froncèrent ; il y avait plein de petits marques-pages qu'avait laissé Orion. Enfin, c'était bien lui, non ? Elle ouvrit les pages indiquées et leva la tête pour le questionner du regard : Pourquoi avait-il mis tout ces petits bouts de papiers ? La jeune Verbena tomba sur le chapitre des passages secrets, sa tête se penchant avec curiosité tandis qu'elle parcourut rapidement les premières lignes pour se faire une idée du contenu.

Ils mènent où ? Tout le monde peut les utiliser ?

Même Orion ? Par ailleurs, cela lui fit penser à une de ses remarques qui titilla subitement sa curiosité :

Mais Bróðir, tu peux venir à Poudlard ? Même si tu n'es plus un élève ?

En y pensant, ça serait bien si Orion pouvait la voir de temps en temps à Poudlard ! Ça lui serait un tel soutien psychologique et elle ne quitterait plus son giron !

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Orion Fleury
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Mer 10 Avr - 22:56



 
@Eirian Almasdóttir  ϟ  Orion Fleury .

Ce doit vraiment être une sensation formidable de sentir intégré dans une famille qu'on a soi-même fondé. La petite Eirian blottie contre lui, Orion se dit qu'être père un jour est vraiment une expérience qui l'intéresse. Peut-être est-il bien léger de ne voir qu'une expérience, et de l'aborder avec toute sa candeur naturelle. Peut-être ne soupçonne-t-il pas les nombreuses difficultés. Il faudrait déjà trouver la femme idéale. Non pas qu'il ait quelque chose contre les mariages de même sexe et l'adoption, mais jusqu'ici il ne s'est jamais projeté dans cette réalité. Alors qu'essuyer de la bave chocolatée sur une frimousse, aller chercher les gamins à l'école, leur faire lire les livres qu'il a adoré à leur âge (il a d'ailleurs une liste longue comme le bras avec un double système de classification), jouer avec eux … Il s'imagine très bien, décidément. Certains chagrins seront aussi gros que celui auquel il a assisté en début de soirée, mais s'il a ne serait-ce qu'un dixième de cette quantité incommensurable d'amour, que sera-t-il heureux ! Il lui en faut déjà peu, capable qu'il est de tirer profit de la moindre miette d'émotion. A son corps défendant parfois. Avoir une famille supposerait de réussir à ralentir les périodes de haute voltige sentimentale, pour éviter les dégringolades douloureuses.

Eirian ne doit pas se souvenir de ce moment de sa vie, le plus marqué, à la mort de Cédric. Naturellement. Il ignore si les racontars des adultes sont une bonne explication. Elle doit se faire une fausse idée de lui. Mais il n'aurait pas voulu qu'elle le voie dans les tentacules huileux de la dépression. Etre triste ne l'avait pas rendu spécial. Il espérait ne jamais transmettre cette impression à Eirian, mais la gamine lui semblait si équilibrée qu'il s'inquiétait peu. La façon qu'elle eut de lui dire merci, cet intérêt sincère pour le livre … C'était attendrissant. Le village l'élevait bien.

« Ils mènent dans le château, de château à château, et bien à l'extérieur. Seuls ceux qui les connaissent peuvent les utiliser, et vois-tu … Je crois que la formulation était que Poudlard apportera toujours une aide à ceux qui la demandent. Eh bien Poudlard livre toujours ses secrets à ceux qui en sont curieux.  » Il vient s'asseoir près d'Eirian. Même sans voir le livre dans le bon sens, il reconnaît les passages à la mise en page. Encore que les livres sorciers sont infiniment moins bien soignés que les moldus, aux couvertures bariolées et qu'il collectionne parfois en plusieurs exemplaires (certes, mais enfin, s'il s'agit du Château de Cassandra ? Penser à l'offrir à Eirian). « J'ai passé du temps à m'approprier le château, c'était comme dans les livres d'aventure que j'ai lus – et que je t'ai pour partie offerts. Je trouverais toujours un moyen d'entrer, quand bien même ça me serait formellement interdit. Mais j'ai calculé, j'ai au moins quatre occasions dans l'année qui vient et je suis sûr de pouvoir en négocier plus si nécessaire. On serait bien mal inspiré de sous-estimer mon bagout. Ou mon insistance. » plaisante-t-il. « Ce ne serait pas un peu l'heure de faire de beaux rêves, d'ailleurs ? Ou je suis un vieux grigou qui n'est pas bien au fait des âges et des heures de coucher ? »

DESIGN ϟ  VOCIVUS - environ 546 mots, 1 réf littéraire


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