Grognements matinaux (Lucius)
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Camille Nott

Camille Nott
MEMBRE
hiboux : 1233
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Dim 19 Mai - 17:15
Aube singulière


Trempait dans l’air une moiteur inquisitive. L’amerloque babillait avec qualité. Loquèle dégourdie. L’appétence de quelques renardes perquisitions bordait l’appendice de leurs syllabes. Ça reniflait et écurait les croûtages des superfluités. Ces platitudes coutumières que l’on roulait dans les babillages pour allaiter les insipides rhagades de leur bouchette. Loin d’être cireux comme ces maints laïusseurs qu’il heurtait lors d’intimes vêprées, Wilson dépliait une faconde pour le moins lucrative. Offset d’une loquacité qui lui était égal. Il grattait sous les incrustants, tel un pisse-vinaigre. C’est pourquoi il considérait ce tête-à-tête matinal.

« Faites donc. Mieux vaut ne pas froisser une dragonne. Vous pourriez vous brûler… » Suggestion avenante à l’égard du puîné. Narcissa pouvait s’éployer idoine en abondance, pour bien des choses. « Et vous avez raison. On ne construit mieux un meilleur jugement que par soi-même »

Émotivité agacée, Nott avait toujours habillé ses humeurs d’immutabilité. Le chapitre « Viktoria », noyau d’algarade, bavait d’une pugnace atrabile. Jamais jusqu’alors, il n’avait personnifié le personnage de son épouse dans une quelconque évidence. La collectivité le dépeignait entrelacé dans les cordelettes de l’alliance avec une aristocrate méconnue de Transylvanie. Nul ladre n’en avait encore ratiboisé la véracité. Qui s’en intéressait ?

La prosopopée de son gnard mollifiait la dureté de ses contours. Remy. Mignarde polissonne. Pépinière d’allégresse. Elle était sa métempsychose. Après sa désertion dans l’anonymat, préludant la fracture du Lord, c’était sa mignonnette demi-portion qui l’avait délivré. « Certes, c’est bien là sa seule qualité … » La gorge se lénifiait doucement. L’évocation de sa seule existence amortissait la moindre couleur de ressentiment qui le grignotait. « Non. (…) Non pas que je lui interdise, mais la mère de Remy n’a plus jamais donné aucun signe de vie depuis son départ. C’était…pour le moins instantané. Je n’avais pas écouté les ‘conseils’ de mon entourage à son égard. Jeune et sûrement trop crédule ? Même si c’est difficile à admettre… » Combien de fois Moira et Archibald ne l’avaient pas mis en garde ? Sans doute avait-il été trop assoti pour le constater ? Enamouré, et si borgne.

Serpent. Il le devinait. Ses lèvres astiquées grondaient d’insinuation. Gosier de crasses, Wilson n’était sans doute pas si coquebin qu’il l’exhibait. Plaisant personnage. Verrue vivante se mussait sous mirliflore cariatide. Intéressant. Le diableteau pétrissait les verbes avec fignolage. Un riche divertimento. « Fort heureusement, en vingt-ans, il me semble avoir poli le niveau de prudence… » Il piquetait ses mots d’une œillade circonspecte à l’égard de l’amerloque. Les langues dilapidaient toute complaisance dans des phrases rondement articulées. Enrobées de chafouineries, elles guinchaient dans une mascarade d’apparence prudhommesque. « Certes, une spontanéité qui amène sur des sentiers bien divergents. A vous entendre parler, on pourrait presque croire que vous ne l’avez jamais heurtée ? Je vous entends et, petit à petit, germe en moi l’idée que vous êtes bien trop sage pour votre ‘jeune’ âge. » Le résultat d’un calleux passé ? Un nuage abscons voletait autour de l’éphèbe. « Comme si votre jeune existence avait déjà vécu et vu toutes les insanités du monde pour s’en émouvoir… » Vous m’intriguez, murmure échoué sur la barrière de ses lèvres.

« Je vous le concède. Elle ne vous gratifie pas d’une bonne tape amicale en retour. Le risque à l’acoquiner de trop près. Vous semblez en parler en connaissance de cause, mon cher Wilson… Auriez-vous eu quelques mésaventures avec la frauduleuse? Tant d’acquis ?… J’avoue, vous m’intriguez. » Amandes allongées d’intérêt, égrillardes. Commissure creusée d’attente. Le serpent hurlait d’une avide curiosité pour le blondinet.





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Merry Christmas

Il grogne et boude, mais ne mord (presque) pas.
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