Roue RP | Interdites désolations
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Sorcellerie
GRAND MAÎTRE
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Jeu 4 Oct - 13:23
Interdites désolations@Augustus Rowle  & @Veredis S. Beurk



L’ombre étouffante du couvert des arbres. Un lieu réputé interdit et dangereux. Quelques bois bordent les environs de la Cabane hurlante. L’endroit tombe en ruine, croule sous des vagues d’herbes folles et de plantes à l’aspect douteux. La vieille masure est calme. Sa réputation sulfureuse s’essouffle, mais elle continue d’attirer les curieux en mal de sensations fortes. Toutefois, en l’absence de manifestations spectrales, il est plus que probable que l’endroit finisse par disparaître, purement et simplement, emportant avec lui les présomptions entourant le lieu jadis « le plus hanté de Grande-Bretagne ».

Le soleil s’est couché, la lune s’est levée. Une silhouette qui n’a rien à faire en pleine nuit à Pré-au-Lard s’avance. Seule, inhabituellement, la préfète-en-chef de Poudlard a fait le mur pour s’aventurer au dehors. Une intuition, une curiosité. Quelque chose l’a taraudée pendant toute la durée de son excursion du week-end dans le village bordant l’école jusqu’à la pousser à céder à ses pulsions. Elle s’est enfuie le plus discrètement possible pour revenir sur les lieux de ses obsessions. Sait-elle qu’elle est suivie lorsqu’elle s’engouffre dans l’enceinte de la vieille cabane ? Sait-elle qu’elle a sur les talons un employé du Ministère inhabituellement assoiffé ?

Le début de nuit a été long pour Augustus Rowle. Tracasseries au Ministère, course-poursuite. Que diable viennent faire ces foutus euthanatoï dans les parages ? Tradition réputée pour son goût de la chasse au vampire, ils ont bien faillit faire mouche. C’était sans compter toutefois l’habitude des combats et escarmouches de Monsieur Rowle. D’une manière ou d’une autre, il les a semés, non sans mal. Et désormais, il boirait bien un verre… ou une gorge.


Note à l'attention des joueurs
Voici votre sujet pour la roue du RP ; le MJ peut intervenir à nouveau dans ce sujet au besoin (sur demande dans le sujet correspondant). Vous pouvez toutefois répondre librement sans intervention extérieure.

Bon jeu !
Veredis S. Beurk
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Ven 5 Oct - 22:54
Interdites désolation
Ton samedi a été comme tous les autres samedis : partagé entre le plaisir du délassement et un autre sentiment. Quelque chose. Un manque qui te creuse les entrailles plus profondément que ne le ferait l’angoisse. Tu t’es sentie happée par l’imminence de te mettre en danger, de sentir l’adrénaline pulser dans tes veines et les frissons courir sur ta peau. Des sensations que tu n’as pas connues depuis si longtemps. Depuis que tu as entaillé les chairs à coup de baguette magique, en fait. Tu as été une arme pendant trop peu de temps pour que ça soit irréversible. Pourtant, ça l’est. Chaque sillon creusé dans le derme t’a laissé une marque à l’intérieur. A chaque blessure que tu as infligée, c’est ton intégrité mentale que t’as explosée un peu plus.

C’est alors que tu l’as vue. La Cabane Hurlante. Des années qu’il ne s’y passe rien. Cela reste un lieu abandonné. Tu ne crois pas à sa hantise, par contre, tu crois volontiers qu’elle puisse être squattée, explorée. Peut-être y a-t-on laissé des marques ? Des traces ? Un trésor ? Folie ou suicide, toute préfète en cheffe que tu sois, tu as décidé de t’y rendre. Seule. Un crime à expier ?

Tu as profité d’un tour de garde pour t’enfuir des hauts murs d’enceinte de Poudlard. Tu sais par avance que Severus Rogue sera notifié de ton absence et que tu auras à répondre de tes actes. Alors pourquoi fais-tu cela ? Une envie ? Une pulsion. Tu as besoin de cet espace de liberté, sans Hilde, sans qui que ce soit d’autre pour t’arracher à tes noires fascinations. Un abri réputé hanté et dangereux ? Tu t’y engouffres. Hors de Poudlard, un profond sentiment de liberté te damne le coeur. Tu en viendrais presque à rêver de disparaître : dans ces couloirs, tu ne peux t’empêcher de te voir torturer, encore et encore, ces jeunes élèves. Le lieu est habité par ton geste. Ton crime. Quelque chose à expier, définitivement.

Chaudement vêtue d’un pull à col roulé et d’une veste, tu as laissé derrière toi l’uniforme de Poudlard. Tu n’es pas préfère, tu n’es pas serpentard ce soir. Tu n’es qu’une jeune femme rousse, tresse sur l’épaule, prête à te lancer dans une folle aventure où tu laisseras sans doute quelques plumes. L’herbe crisse sous tes pas, tu franchis la limite : te voici près de la masure. Le vent fait vibrer les planches. Un avertissement. Tu as un mauvais pressentiment. Tu fais volte face pour rebrousser chemin, c’était une mauvaise idée, finalement de venir ici. Impossible de repartir, quelque chose bloque le passage. Une grande ombre se tient derrière toi. Tu as sorti ta baguette, prête à en découdre.

« Qui êtes vous ? Pourquoi me suivez-vous ? Si vous approchez, je vous réduis en pièces ! »

C’est peut-être bien pour ça que t’es venue là, en définitive : tu espérais de l’action, du sang. On dirait que tu vas être servie, d’une manière ou d’une autre.
Augustus Rowle
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Dim 7 Oct - 13:24


Interdites Désolations
« L’Isolde d’un Tristan échoué sur le rivage attire les navires. Alanguis marins aux esquifs fracassés sur les carcasses de roches. Le récif lacère la coque jusqu’à ce que vienne se désarticuler le radeau de la méduse. Sur la plage, la nudité sirène. Silènes de redoutables machinations. »

Longue nuit et brève journée. La tracasserie est mère de violentes pulsions. Boire un carmin à la gorge d’une brebis n’apaiserait qu’à peine le tourment de l’infant d’astres sombres. Faucheuse et Squelettes se donnent le mot pour lui tenir la jambe. Papelardes administratives déboulent du saint suaire Potter. Linceul du Christ, comme il tuerait pour le faire épitaphe du Ministre. Si cet avorton lui colle nouvelles lois à ratifier et nouveaux monceaux de dossiers à parapher, il lui fait rentrer le croc dans la gorge et sectionne carotide. Il serait beau, le roi du monde à dégueuler son sang sur le bitume souillé de sa merde.

Sang.
Veulerie froissée d’une soif inextinguible. La bolée se fait trop rare. Repoussant les dossiers, Rowle quitte le Ministère pour s’engouffrer dans les rues. Bien mis de sa personne, il ne doute pas de son aisance à trouver complaisante amie pour la nuit. Amie. Amante. Amant. Qu’importe le sexe tant que le sang coule sur la blanche carnation d’une agnelle offerte au loup affamé. Le pas tonne, les quartiers défilent. Une ombre sur les talons du vampire. Le strige ne perçoit envahissante présence qu’au bout de quelques minutes. Il est en petite forme, taraudé par mille désirs inassouvis. L’escarmouche débute dès que l’autre se devine découvert. L’argent gobelin d’une lame taille la chair de glace. Les crocs lacèrent une carne tatouée. Euthanatos. Chasseur de vampire peut-être. Contrat sur sa tête plus sûrement. La déveine frappe de plein fouet ; le poing répond dans la mâchoire de l’autre. Il est temps de fuir.

Le vampire s’est volatilisé, utilisant ce qui lui restait de sang pour s’enfuir. Vieille chauve souris écornée s’échoue à Pré-au-Lard. Quelle idée… Crachat vomit sur le sol, paume plaquée sur l’estomac. Il faut toujours achever un vampire quand l’occasion est donnée, faute de quoi le monstre prend le pas, un innocent est tué, et votre ennemi revient, bien décidé à achever ce que vous n’auriez jamais dû commencer. La menace gronde, la bête vitupère. Cela fait bien longtemps que le démon n’a été ainsi blessé. Évitant avec soin les escarmouches et immunisé à nombre d’enchantements, il a baissé sa garde. Cela ne se reproduira pas. L’oeil trouble, il titube dans la nuit, repère une silhouette. Petit bout de femme insouciant. Bande volonté pour tenir à distance le fauve quémandant pitance, il tente une approche. La belle se retourne, Venus auréolée de flammes dans la clarté d’une nuit enluminée.

« Paix ! »
Grognement urgent. « J’ai besoin de votre aide, je ne vous tuerai pas. Laissez-moi juste vous prendre un peu de sang pour refermer cette blessure, et je partirai. » Marchandage d’urgence. Le fier Rowle n’a plus rien d’étourdissant. Les secondes défilant étiolent le contrôle de son esprit. Qu’elle accepte, sinon un monstre pourrait bien se charger d'exiger son assentiment directement à l’artère la plus proche.
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Sanglantes rencontres
Veredis S. Beurk
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Jeu 11 Oct - 16:43
Interdites désolation
Tu t’attendais à beaucoup de choses en voyant une silhouette débouler près de toi, mais certainement pas à un vampire. Haut bonhomme qui te fait face. Sa main est plaquée sur une blessure béante ; il titube. Tu ne l’as jamais vu avant, mais tu ne peux t’empêcher d’admirer l’aura de puissance qui se dégage de lui. Il n’a pas l’air d’un jeune vampire paumé à Pré-au-Lard après une première bataille, non. Tout en lui dégage une impression de puissance et de maîtrise. N’est-il pas en train de lutter contre ses pulsions pour te demander poliment le droit de s’abreuver à ta gorge plutôt que de se jeter sur toi ?

Tu hésites, pourtant. Donner son sang n’est pas un acte anodin : le fluide vital a un pouvoir symbolique fort. Tu l’as appris en cours d’Alchimie aussi bien qu’au contact de ton père. Sa vieille marotte des artefacts de magie noire a au moins quelque avantage… Tu le sais : le sang est source de pouvoir, de puissance. Donner de son sang crée un lien mystique, même s’il n’est que temporaire. Veux-tu vraiment te lier par cette offrande consentie ?

Et si tu refuses… que se passera-t-il ? Tu devines l’imminence d’une attaque. Frisson d’expectative te traverses le dos. Un affrontement… La destruction en actes. Tu ne peux t’empêcher d’être séduite par l’idée, enchantée à la perspective de mener combat. Quelque chose t’excite dans l’imminence de la bataille. Un goût du sang. Une saveur de puissance à l’arrière de la gorge. Combat suicide. Tu n’as pas l’ombre d’une chance d’en réchapper contre un vampire… Mais le stryge est affaibli. La tentation est trop forte. Tu baisses ta baguette magique en signe de paix. Ta voix tressaille d’une inquiétude feinte.

« Que vous est-il arrivé ? »

Tu fais un pas. Un deuxième. Le piège se referme. Tu lèves à nouveau ton arme et convoque ta première salve. « Incendio » Une langue de flammes lèche la silhouette devant toi. Les vampires détestent le feu, tu le sais parfaitement. Au moins tes cours de défense contre les forces du mal auront-ils servi à quelque chose en combat réel…
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GRAND MAÎTRE
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Jeu 11 Oct - 21:05
Intervention MJINCENDIO
Réussite | Veredis parvient sans mal à lancer le sortilège qui touche le vampire trop affaibli pour esquiver l'attaque. Dès que celui-ci sent la morsure de la flamme sur sa peau, son vieux sang ne fait qu’un tour. La bête en lui se déchaîne. Il étouffe la flambée consumant sa manche en rabattant un pan de vêtement, puis se déplace si vite qu’un œil humain ne peut le suivre. Pupilles dilatées, il a bondi sur Veredis et la plaque au sol avec force. Un éclair de lucidité traverse l’esprit d’Augustus luttant contre son monstre intérieur. Que faire ? Punir la gamine ? La tuer ? Trouver une autre proie ? Elle est à sa merci, le choix est sien.
Augustus Rowle
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Ven 12 Oct - 22:32


Interdites Désolations
« L’Isolde d’un Tristan échoué sur le rivage attire les navires. Alanguis marins aux esquifs fracassés sur les carcasses de roches. Le récif lacère la coque jusqu’à ce que vienne se désarticuler le radeau de la méduse. Sur la plage, la nudité sirène. Silènes de redoutables machinations. »

Aiguillon flamboyant lancé. Dard dans les chairs. Venin pétulant dans les veines. La carne se racornit en carcasse brûlée. L’odeur du cramé emplit les poumons immobiles. La poitrine se soulève sous l’à-coup de la folie. Ne jamais rater l’occasion d’achever le vampire. Ne jamais lui laisser une chance de prendre le dessus. La politesse du désespoir laisse place au fracas de la fureur. Un animal blessé et acculé attaque. La bête gronde et montre crocs. Babines retroussées la volupté carmine des lèvres a laissé place à une gueule inquiétante. Parfois faite pour aimer, elle n’aspire qu’à tuer. Bond rapide moissonnant ce qui reste de sang dans l’organisme. Un kamikaze fondant sur la pauvre donzelle. En détresse ? Elle le sera bientôt. Carcasse étalée dans l’humus, bras immobilisé d’une paume puissance. La baguette roule dans les feuillages tandis que s’appesantit le vampire chevauchant sa proie. Entre ses cuisses, le roulement d’un corps chaud. Féminin, malheureusement. Si elle avait été mignon garçon, il aurait pu joindre l'utile à l'agrément. L’autre main gravit les courbes de la silhouette jusqu’à dévoiler la gorge ronde de l’infortunée. « Vous auriez dû me donner de votre plein gré ce que je vais vous prendre, Puer pulchrissimum ». La voix est sans appel. Impérieuse promesse. Les crocs s’égarent sur la jugulaire. Le strige pourrait choisir la souffrance. Esprit embrumé pour crier de dolentes ardeurs jusqu’à ce que l’épuisement ne s’abatte sur son échine. Mais c’est une enfant. Peu importe son geste, la jeune femme est à peine une fillette aux yeux de l’ancêtre cacochyme destiné à d’éternelles nuits. Plus il rencontre de ces impulsifs poupons, plus sa vieillesse lui frappe la tempe. Croc s’enfonce tendrement dans les chairs.

Nul besoin de fouiller douloureusement les entrailles d’une gorge violée par des canines aventureuses et la faveur d’une lénifiante emprise sur l’âme de la victime. Douleur devient douceur. Langue errant sur le derme se fait baiser langoureux des chairs. Rien de plus qu’un instant d’abandon imposé par l’enchantement maudit de l’état du vampire. Il aurait pu être monstre tout à fait : hideux, violent et douloureux. Mais son étreinte comme son minois sont au contraire charmants. Redressant contre lui le corps assagi par le venin, il emprisonne d’une lente flatterie l’encolure amoureusement mordue. Tandis que ses lèvres pourlèchent le moite velouté d’une peau offerte, l’ambroisie coule enfin dans son organisme. La blessure à l’abdomen s’étiole pour ne devenir qu’un mauvais souvenir, et la brûlure des ardeurs de l’enfant s’efface quelques peu. Il faudra sans doute plusieurs jours pour voir disparaître tout à fait les derniers remugles de chair carbonisée. Fin réseau de cloques et cloaques éclatés à la surface d’un albâtre lisse. C’est le prix à payer pour affronter la solaire gamine.

Enfin, l’assoiffée frénésie cesse. Le labre caresse une ultime fois cette peu intouchée de ceux de son espèce tandis que la pointe d’une langue referme les plaies laissées béantes par le retrait des chicots. Belle rousseur cascade sur son épaule, la belle est en proie à la mansuétude d’un implacable abattement. Augustus Rowle ne lui a prélevé, pourtant, que le strict nécessaire au bon fonctionnement de son organisme et à la guérison inespérée de ses injures. Pourtant, il lui faudra du temps pour s’en remettre. Soulevant la jeunette et attrapant la baguette de son fardeau, le fauve apaisé la mène à l’intérieur de la masure. Vieux mobilier. Literie inspire trop peu confiance pour y aventurer le corps frissonnant. Un canapé défraîchi fera l’affaire. Tête couronnée de flammes sur les genoux, corps allongé tout près, les doigts devenus tièdes égrènent la confiserie d’apaisantes caresses. « Reposez-vous, là… là… respirez profondément. Détendez-vous. »
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Veredis S. Beurk
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Ven 26 Oct - 11:32
Interdites désolation
A l’instant même où tu vois le tissu embrasé se déliter sur la chair du vampire, créant de vilaines blessures sur son épaule, tu sais que quelque chose va se produire. L’oeil de la créature change. Ombrage noir au milieu des flammes. Un démon bondit sur toi, éteignant les flammes d’un geste de cape, plaquant ton corps dans la froide poussière de la terre. Tu vas mourir là pour ton imprudence, dévorée par un carnassier carnivore qui n’aura aucun scrupule à t’achever. Une bête, un fauve que tu as éveillé. Tu le sais, pourtant, qu’un vampire est un être dangereux. Il est sur toi, si proche. Trop proche. Tu sais ce qui va se passer, et pour la première fois, la terreur te noue l’estomac jusqu’à un hoquet. Tu vas crever là, comme un porc que l’on saigne.

Il s’approche. Tu as tellement peur que tu ne réalises même pas tout de suite que ta baguette s’est faufilée entre tes doigts. Sa poigne te bloque, tu ne peux même pas lui asséner un coup. Tu sens le poids de son corps alourdir ta poitrine, tu sens ses mains sur ta poitrine. Va-t-il ajouter le viol à l’assassinat ? Tu ne te souviens que trop bien de tes cours de défense contre les forces du mal, à présent. Sa voix tonne une promesse de mille morts, de mille tourments. Tu vas crever, mais avant ça, tu vas souffrir. Tu serres les dents, jette un regard aux alentours, paniquée. Tu voudrais hurler. Un cri monte dans ta poitrine lorsqu’il se penche sur toi, lorsque ses dents se plantent dans ta gorge. La plainte se bloque avant que tu ne puisses l’expulser. Tu te sens soudainement bien. Trop bien. Ça n’est pas normal. Poupée de chiffon entre ses bras, quelque chose pulse dans tout ton corps. Un désir langoureux d’abandon qui t’effraie. Mais tu es trop fébrile pour parvenir à le repousser. La naissance d’un désir gronde sous les caresses du vampire. Cela n’a rien de naturel. Ce doit être l’une des propriétés de leurs morsures. Tu trouverais bien cela fascinant si tu n’étais occupée à te pelotonner contre le corps de ton tortionnaire et à glisser tes mains dans son dos.

Ta conscience se désagrège sous les crocs du strige, tes paupières papillonnent. En fait de hurlement déchirant, seul un soupire s’échappe de tes lèvres. Tu as posé la tête sur son épaule, le laissant à loisir accéder à ta gorge. Tes mains glissent mollement sur le vêtement de l’inconnu : tu n’as plus la force de l’agripper. Une chape de plomb et de ténèbres s’abat sur toi. La dernière chose que tu emportes dans le néant est la douce sensation de l’étreinte de ton meurtrier.

Tiens ? Une voix te vient, déchire la noirceur autour de toi. Tu sens vaguement la légèreté d’une caresse perdue dans tes cheveux, la tiédeur d’une main sur ta peau froide. Est-ce qu’il t’a… Tu ouvres les yeux, terrifiée. Ton sang bat soudainement à tes tempes. Est-ce qu’il t’a transformée en vampire ? Ce n’est que lorsque tu te rends compte que ton myocarde tente de déchirer ta poitrine pour s’en extraire au rythme de ton souffle erratique, que tu parviens à te calmer. Ton coeur ne battrait certainement pas de la sorte s’il t’avait effectivement privée de lumière. Et tu es en vie, donc… Presque inattendu. Tu lèves les yeux vers le vampire, sens sous ton crâne la douceur de ses cuisses. Tu essaies de garder contenance… Pourtant l’amertume d’un constat t’échappe. « Vous sembliez affaibli… je pensais réussir à vous tuer… Puisque j’ai échoué, pourquoi suis-je encore en vie ? »

Tu es vraiment curieuse à ce propos. Tu ne peux t’empêcher d’être fascinée par les gestes du vampire, effrayée d’être là encore. Peut-être admettre une tentative de meurtre n’est-il pas la meilleure chose à faire… Mais tu n’as pas pu retenir tes pensées. « Qui êtes vous ? » Une question qu’il a déjà sans doute entendue mille fois. « Qu’allez-vous faire de moi, à présent ? »

Augustus Rowle
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Dim 4 Nov - 16:42


Interdites Désolations
« L’Isolde d’un Tristan échoué sur le rivage attire les navires. Alanguis marins aux esquifs fracassés sur les carcasses de roches. Le récif lacère la coque jusqu’à ce que vienne se désarticuler le radeau de la méduse. Sur la plage, la nudité sirène. Silènes de redoutables machinations. »

Le monstre s’accointe avec la déesse. Ne peut en résulter que meurtrissures cacophoniques pour la face du monde. Joliesse rouquine s’étiole sur les genoux du strige, remue. La crinière de flammes oscille sous la froidure du vent tandis que papillonnent les paupières. Les cils dansent dans l’éther, frôlent l’inassouvi. Claque dans la gueule. La gamine a pâli sous le poids de sa mémoire. L’arrière de son crâne ploie sa nuque, se presse sur la cuisse tandis qu’elle remue, captant d’une oeillade les mirettes de son bourreau. Le spectacle est presque attendrissant pour l’ogre. Caresses doucement égrenées sur le front, les doigts se perdent dans les voluptueuses boucles de flammes. Celles là, au moins, il peut y porter phalanges sans se consumer dans d’atroces souffrances. La cendre flotte sur une joue blanche câlinée tandis que l’enfant parle difficilement, arrachant un sourire cruel au seigneur des nuits. « Vous êtes un peu jeune pour réussir ce tour de force. Même affaibli, je demeure votre aîné. » La paume circule sur la gorge tantôt déchiquetée à coup de crocs affamés. « Et vous fûtes ma proie, Puellina. »

La bambine semble effrayée et curieuse à la fois. Les frissons de son corps choquent le canapé défraîchi d’imperceptibles à-coups. Ses grands yeux scintillent des affres de l’intérêt. Étrange cocktail de terreur et d’attrait. Si elle avait été homme, grande aurait été la tentation de l’emmener dans de bien sombres contrées. Trop femme pour se l’attacher ad mortem aeternam. Blandices d’apaisement distillées sur la peau rafraîchie par la violente ponction. « A dire vrai, charmante enfant, je pensais plutôt vous ramener auprès des vôtres pour que vous puissiez prendre un peu de repos. Les carottes sont souveraines pour la régénération sanguine, songez-y. Vous pouvez aussi prendre une potion à cette fin. »

Quant au nom… douceâtre question qui n’appellerait de réponse que si le strige se décidait à établir un lien plus récurrent avec l’étrange gamine. Si ce qu’il a vu de son caractère lui plaît, est-ce suffisant pour écorner sa solaire solitude de l’étonnante présence du marmot ? Est-il prêt à poser les fragiles jalons d’un ténu fil entre leurs âmes ? Ou préfèrera-t-il laisser la doucette dans l’ignorance bienheureuse, voire la rendre oublieuse de cette rencontre ? Tendresse pour la proie, c’est l’apanage des prédateurs civilisés. Ceux qui révèrent la purpurine offrande vitale et remercient la Dame Nature de son don précieux. Vol de sang. Vol d’existence. Les phalanges courent sur le visage de l’enfant. La décision est prise, le nectar n'était pas déplaisant. Corps redressé avec douceur, assis sur le fauteuil. Incarnat de précautions entourant la petite poupée tandis que se resserre sur ses épaules une veste ôtée de celles du strige. « Augustus Rowle, Domicella ». L’enfant dans le giron du monstre, les bras enserrent avec douceur le morceau de viande pulsant contre lui. « Comment dois-je vous appeler, et où dois-je vous ramener ? Poudlard ? » La petite semble entre deux âges : vieille étudiante de la manécanterie faisant école buissonnière, ou déjà oiselle envolée loin des maternels offices ? Distraitement, les doigts effleurent la cambrure de ses reins. Flatteries machinales dispensées sur les corps de trop nombreuses victimes.

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Veredis S. Beurk
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Jeu 29 Nov - 21:49
INTERDITES DÉSOLATIONS
Tu n’oses pas bouger. Tu t’estimes chanceuse d’en avoir réchappé pour le moment, et tu juges non sans raison que tu as déjà bien trop tenté le Diable. Ce même démon qui joue avec tes mèches rousses cascadant sur ses genoux. Tu t’étonnes de la douceur dont il fait preuve lorsqu’il frôle de ses mains
« Augustus Rowle »fraîches ton front, tes joues, ta peau, jusqu’à ce que tu te remémores que le vampire est un être charmeur. Il faut bien cela pour attirer ses proies jusqu’à la volupté d’une morsure. Tu lèves faiblement la main pour passer la paume à la base de ta gorge lorsqu’il te rappelle que tu « fus sa proie ». Tu glapis de frayeur, les cils papillonnant sous le coup de la terreur.

Tu ne t’offusques pas des petits surnoms en latin… ça, tu pourrais presque t’y accoutumer. Tu te sens néanmoins extrêmement rassurée lorsqu’il t’avoue prévoir de te ramener à Poudlard « parmi les tiens ». Tu laisses échapper un soupir de soulagement : le trépas ne semble définitivement pas à l’ordre du jour si cet être est digne de confiance… Un gros « si » tout de même. Tu restes sur tes gardes, autant que tu peux l’être ainsi affaiblie. Tu essaies de te redresser sur un coude, mais ta tête retombe mollement sur ses genoux. Ta faiblesse est insupportable. Tu le laisses jouer avec ton corps comme il le ferait d’une poupée de chiffon tant le sommeil t’attire dans ses bras. Expertise discrète, il te soulève comme si tu ne pesais rien, t’asseois contre lui. Tu laisse tomber ta joue contre son épaule. Est-ce ce qu’on ressenties toutes ses victimes avant qu’il ne les achève ? Un soulagement, une grande lassitude, puis le doux baiser du moribond ? Tu ne croiras à ta chance que lorsque tu seras en sécurité, dans la salle commune des Serpentards.

« Augustus Rowle »
. Son nom. Tu le graves dans ta mémoire. A coup sûr, tu auras des recherches à faire. Peut-être d’autres sang-purs le connaîtront-ils ? Tu connais mal la famille Rowle. Secrète, peu liée aux Beurk, cela suffit à te faire ignorer les ramifications de leur arbre généalogique. Un vampire dans le lignage, cependant, c’est pas commun. Tu gages que ça a laissé des traces quelque part. Pantin cassé entre ses pattes, tu te laisses cajoler, frissonnant au passage de sa main froide sur ton dos.

« Veredis Solveig Beurk, fille de Caractarus Beurk, le propriétaire de la boutique Barjow et Beurk, si jamais ça vous dit quelque chose. Et je suis à Poudlard, en septième année… D’ailleurs, je veux bien un peu d’aide pour y retourner et retrouver ma baguette, si ça ne vous dérange pas. »

Tu prends une profonde inspiration pour prendre du courage, pour t’inspirer tandis que tu sens sa main danser sur le creux de tes reins.

« Et euh… même si vous vous en fichez sûrement, je préfère les filles, donc si vous pouviez remonter votre main, là, j’apprécierais assez... »


Ce disant, tu as viré au rouge gryffondor. Pour un peu, tu serais assortie à la cravate de Hilde. Tu puises dans tes dernières ressources la force de relever la tête pour regarder ton bourreau en maudissant, une fois encore, ta fébrilité.

« D'ailleurs… vous êtes un vampire depuis longtemps ? Vous appartenez à un clan ? »
A. ROWLE - 554 MOTS
Augustus Rowle
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Ven 14 Déc - 20:31


Interdites Désolations
« L’Isolde d’un Tristan échoué sur le rivage attire les navires. Alanguis marins aux esquifs fracassés sur les carcasses de roches. Le récif lacère la coque jusqu’à ce que vienne se désarticuler le radeau de la méduse. Sur la plage, la nudité sirène. Silènes de redoutables machinations. »

L’envolée de la suspicion bourdonne autour de la frêle enfant. Délicate rousseur teintant la carne des flammes vives de contradictoires élans d’âme. La petite ne manque pas de piquant. Joliette impétueuse et impertinente, elle s’empourpre d’une gêne carmine en indiquant au strige ses préférences sexuelles. Cette étoffe de pudeur sied si bien à la jeunesse de cette petite que l’ombre pourrait presque s’ébaudir d’une taquinerie. La prise se raffermit tandis que chuchote le monstre à l’oreille de la femme. « Ne savez-vous pas que ceux de ma gent sont tactiles ? » Doigté perdu sur la courbe d’une joue. « Sensuels, aussi. » Phalanges voyagent le long d’une gorge où deux points rouges sommeillent sur la carne à vif. « Rassurez-vous, cependant, je ne me serais adonné à de plaisants outrages avec vous que si vous aviez été homme. » Ce qui n’empêche pas quelques taquineries comme un labre vif et glacial posé avec douceur sur la tiédeur de la joue enfantine. Frisson le long d’une épine dorsale. Laquelle ? Sienne ou celle de la fille ?

Main farfouille dans une poche pour tendre à l’oiseau de nuit la longueur précieuse d’une baguette magique. Pensée lointaines. « De mon temps, l’emploi de ces ridicules oripeaux n’était pas si répandu. » Brillance terne d’un anneau à la phalange. Sommeil suave d’un pouvoir fragmenté par les cruelles malédictions grignotant corps, âme, pouvoir. Le vampirisme aspire tout, corrompt tout. Nulle parcelle n’échappe à son glas, et sonne l’anathème avant même que les vœux d’expiation n’aient pu jaillir de la poitrine lacérée par la mort et rejetée par les enfers.

« Vous êtes décidément un oisillon curieux et bien renseigné, Mademoiselle Veredis Solveig Beurk. »Le nom de cette ancienne famille picote la langue comme une insulte. Injurieuse lignée bâtarde. Antique malédiction d’un patronyme né dans la concupiscente étreinte de deux parjures. Deux sangs purs unis en dépit de leurs mariages respectifs. La vie sacrée qui croissait sous la carne de la femme fut préservée, son nom souillé. Drôle de légende sans doute oubliée désormais… La petite n’a-t-elle qu’une once de la beauté altière de son ancêtre ? Dame Mémoire fait défaut. Que les anciens temps retournent aux limbes. Arraché aux brumes de jadis, le voluptueux strige daigne répondre avec amusement. « Les Justes, mademoiselle, et voici votre baguette. » L’objet retrouve enfin sa propriétaire. Sans plus de façon, le corps roide se déplie, se penche, enlace l’enfant et la soulève. Flèche empennée de flammes, bras autour de la précieuse charge qui pourrait s’alanguir contre le mort. Ultime sommeil jusqu’à la contrée des rêves. « Dormez, Veredis. A votre réveil vous serez à Poudlard. » Et le sang du vampire bouillonne jusqu’à inviter au sommeil le jeune esprit.

Marche. Longue errance jusqu’aux abois d’une terre à jamais forclose aux êtres de son type. Ecole. Danger si grand qu’on ne peut laisser le loup dans la bergerie. Dos droit, charge lovée contre lui irradiant de la chaleur des vifs. Prunelles scintillent lorsqu’un pas claque sur le pavé. « Votre étudiante a fait mauvaise rencontre, Magister de Potionis. » L’oeil glisse sur la silhouette sèche de Severus Rogue. Une alléchante proie, à dire vrai.

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