ROUE RP | Sonette d'Alarme
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Jeu 4 Oct - 12:14
Sonette d'Alarme@Snejana C. Andersson  & @Alys Irvine



Un courrier attend sur le bureau de Snejana Andersson, émérite briseuse de sorts de son état. Les armoiries de la Banque Sorcière scellent l’enveloppe, empêchant sa lecture à quiconque n’est pas sa destinataire. Un ordre de mission. Urgent et secret. Toutes les missions pour Gringotts le sont, mais celle-ci semble l’être plus que de coutume.

Lorsque la jeune femme pousse la porte de son bureau, l’enveloppe semble auréolée d’une pâle lueur, trahissant l’importance du pli. Des paumes s’emparent de l’enveloppent, rompent le sceau. Enfin, la teneur de la mission est découverte. Il semblerait qu’un antique sortilège ait été jeté sur une demeure gérée par la banque en attente de la majorité de son propriétaire. La raison pour laquelle les briseurs de sorts de Gringotts sont appelés ? Quelqu’un a été piégé dedans au cours de la nuit.

Jointe au pli de son employeur, la briseuse de sorts peut découvrir une photographie animée d’une jeune femme rousse et un mot lapidaire du Directeur de Poudlard. « Madame Alys Irvine est notre professeur de Divination, elle est distraite et maladroite, mais ses intuitions sont fréquemment justes. Il serait regrettable que nous devions recruter quelqu’un d’autre à ce poste. Je compte donc sur votre efficacité et votre discrétion. »

Lapidaire. Severus Rogue n’a pas beaucoup changé au cours de ces dernières années. L’heure tourne, tic, tac. Tandis que la jeune femme prend connaissance de sa nouvelle mission, la professeure de divination erre dans d’interminables couloirs. Elle a bien essayé de ressortir de cette maison qui avait attiré son attention lors de sa promenade nocturne, mais chaque fois qu’elle passe la porte d’entrée, elle revient aléatoirement dans l’une des pièces de la maison… Et ces portraits qui continuent de l’épier sans jamais dire mot… Et ces restes humains disséminés de-ci, de-là… Il semblerait qu’elle ne soit pas la première victime de l’endroit…


Note à l'attention des joueurs
Voici votre sujet pour la roue du RP ; le MJ peut intervenir à nouveau dans ce sujet au besoin (sur demande dans le sujet correspondant). Vous pouvez toutefois répondre librement sans intervention extérieure.

Bon jeu !

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Dim 14 Oct - 13:51


Sonette d'Alarme Alys Irvine À la banque sorcière, chaque journée comportait des nouveautés, aucune n'était exactement identique aux précédentes. Il y avait toujours un élément diversifiant, qui venait bloquer cet engrenage bien huilé. Des changements constants, une inconnue, qui faisait partie de leur métier. Ces surprises généraient l'attrait de la carrière de conjureurs de sort, c'était un des éléments qui avait fait pencher la balance en leur faveur. Snejana n'aimait pas la routine, ni errer de bureau en bureau. La paperasserie était pour elle une véritable torture, tout aussi efficace que le serait un doloris. Heureusement, ici, nul ne savait ou il allait être envoyé le lendemain, ni sur quoi il allait bien pouvoir œuvrer. C'était la chance qui partageait les tâches entre les employés, il n'y avait plus alors qu'à subir, dépérir ou se ravir. Matinale, l'élégante brunette, couverte de noir, remonta l'allée jusqu'à son bureau. Là-bas, une lettre l'y attendait. Simple, blanche, mais auréolée de magie. Une convocation en bonne et due forme. La mission était lancée... Pressée, ses paumes s'en emparèrent découvrant l'ordre et le lieu de son déplacement. Pré-au-lard, une maison sous scellés judiciaires ayant pris au piège une sorcière égarée. Une photo y était adjointe et la surprise dilata ses prunelles quand elle reconnut la jeune rouquine qui s'y affichait, tout sourire : Alys.

Par Morgane, comment s'était-elle retrouvé là? Enfin, était-il vraiment étrange que la belle rousse se soit trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment? Pas vraiment. La lettre de demande d'aide était lapidaire, expéditive, le style de Severus Rogue n'avait pas changé. Même s'il était étrange, à présent, de savoir que le directeur pouvait avoir besoin de son aide. Définitivement, les années étaient passées. Elle était inquiète pour son amie et l'urgence était pressentie. Habituellement, elle aimait se préparer à l'avance, emmagasiner le plus d'informations possibles, que ce soit sur la zone, le lieu, ou le sorcier concerné. Car toutes indications pouvaient se révéler forts à propos pour dévoiler le niveau du sorcier, ses capacités magiques et donc la duplicité des protections mises en place. Surtout que le sort apposé par Gringotts était inoffensif, il y avait dû avoir autre chose. Refourguant la lettre dans sa poche, elle traversa l'ensemble au pas de charge. Il n'y avait pas une seconde à perdre, une motivation d'autant plus forte que la vie d'une amie était peut-être en jeu. Gardant la tête froide, elle prit deux ou trois ustensiles avant de traverser une cheminée, en y jetant une poignée de poudre, question d'atterrir dans une bâtisse, située non loin de sa cible. Époussetant son pull devenu grisâtre, la bourrasque fraiche vient lui fouetter le visage quand elle sortit à l'extérieur. La ville était encore ensommeillée et les badauds peu nombreux. Tant mieux.

Allongeant sa foulée, 'Jana arriva rapidement au lieu dit. A première vue, la maison semblait calme, presque identique aux autres. Rien ne laissait deviner ses agissements internes. Partagée entre deux idées distinctes, elle opta pour la plus pragmatique, elle devait savoir si Alys était toujours en vie et si elle pouvait communiquer avec elle. Cette demande de discrétion excluait d’avance de s'égosiller à travers les carreaux, elle choisit donc la voie du patronus. Profitant d'être seule, elle rassemblait ses souvenirs joyeux, ses rires, pendant que la douceur l'enveloppait, tout comme la magie, sa magie. Celle-ci vibrait autour d'elle, faisant prendre vie à ces marques. Peu à peu, des filets argentés s'échappèrent de ses doigts jusqu'à former une silhouette informe. Une incantation de plus et le brouillard devint ocelot. Le félidé prit connaissance de sa missive et se fendit vers la demeure. Si cela marchait, la jeune femme aurait la capacité d'entendre une voix décharnée, s'exprimer en ces mots : " Alys? J'ignore si tu recevras ce message, mais si tel est le cas, j'ai besoin de réponses, pour réussir à t'aider. Dis-moi comment tu es arrivée là? Pourquoi, tu es incapables de sortir? Es-tu seule? Tous les détails sont importants". C'était direct, bref et peu rassurant. Néanmoins, elle n'avait pas de temps à perdre en conjecture. Elle était en mode travail, alors oui c'était froid, distant mais généralement efficace. Hors, plus elle en serait, plus vite elle réussirait à la tirer de là. La promesse était faite avec elle-même.

©️ Justayne

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Dim 14 Oct - 21:39
Intervention MJPATRONUS
Réussite limitée | L'élégant félidé sort des paumes de Snejana, s'étirant voluptueusement tandis que sa maîtresse lui demande d'aller porter message. Il traverse comme si de rien n'était les enchantements jetés sur la maison. Apparemment, les concepteurs du piège magique ont laissé quelques failles dans lesquelles s'engouffrer. L'animal erre dans les couloirs et s'approche finalement de la professeure de Divination. Les mots de Snejana résonnent mais paraissent lointains. Il y a un peu d'écho. Espérons qu'Alys aura tout compris !

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Lun 15 Oct - 0:56
Ses doigts tremblotaient légèrement alors qu'elle s'allumait une énième cigarette, signe qu'elle commençait à être à cran. De la baraque, elle en avait fait cent fois le tour. Elle avait compté les carreaux du sol des couloirs, ceux des fenêtres aussi, elle avait ouvert toutes les portes ou essayait de les ouvrir, elle avait tenté de trouver un accès au toit, quitte à devoir y sauter. Elle commençait surtout à manquer d'idées. Alors Alys se maudissait en shootant dans les ossements qui parsemaient les pièces et se demandait combien de temps son paquet de clopes allait tenir. Putain, qu'est ce qu'elle se sentait conne d'être entrée dans cette maison. Par effraction en plus, voilà qu'elle suivait la voie familiale de la délinquance bas de gamme : suffisante pour aller dire bonjour aux détraqueurs d'Azkaban, pas assez pour avoir la classe d'un Arsène Lupin version sorcier. Porte rouge, la troisième sur la droite, elle menait à une chambre, il y avait cinq chambres, belle baraque, si elle descendait à l'étage du dessous, juste sous la chambre, il y avait l'entrée, et après... Après pouf ! Retour à la case départ ou presque, à une pièce random qu'Alys connaissait déjà par cœur. Elle avait tout visité des dizaines de fois, elle avait vidé les bibliothèques à la recherche du livre qui ouvrirait le passage secret, avait tapé les murs pour trouver la fausse cloison, elle s'était même demandée s'il était possible de remonter la cheminée. Elle avait regardé, le conduit était bouché.

Elle ne paniquait pas. Du moins pas encore. Elle savait juste qu'elle voulait éviter de mourir là, pas comme les types dont il ne restait que les os jaunis par le temps. Au départ, elle avait pas cru que c'était des restes humains, elle s'était dite que c'était des chats, des chiens, des trucs comme ça. Qu'elle n'était pas experte en anatomie, que ça ressemblait à un tibia de la taille présumée proche du sien mais que c'était pas forcément ça. Puis elle était tombée sur son premier crâne et le voilement de face n'avait plus était possible. Elle s'était allumée une première cigarette, avait retrouvé l'entrée, passait la porte et pouf. Atterrissage dans une salle de bain démodée, elle avait de nouveau parcouru le chemin jusqu'à l'entrée et de nouveau téléportation. Dans un bureau cette fois. Puis dans un couloir, une chambre, un salon, une autre chambre. Elle avait tracé le plan approximatif de la maison dans la poussière recouvrant un piano à moitié défoncé pour se repérer au mieux. Elle avait parlé aux tableaux qui recouvraient les murs mais ils ne dirent mot, se contentant de la regarder de haut, rictus inquiétant aux lèvres. Elle s'était rallumée une cigarette. L'endroit sentait le vieux et le tabac maintenant. Elle voulait pas y crever, fallait qu'elle trouve la sortie et vite. Combien de temps avant de mourir de soif ? Trois jours. Large, non ? Pas d'après le nombre de crânes. Rire nerveux. Normalement on la chercherait, pas vrai ? Elle était quand même professeure, elle était censée être présente au château alors sa disparition se remarquerait et les autorités compétentes - elle ne savait pas trop de qui il s'agissait vraiment - seraient mises au courant. Mais entre chercher et trouver... Son rire s'évanouit. De nouveau le silence, uniquement troublé par les bruits de pas d'Alys. Pas une latte de plancher craquait ou une marche d'escalier ne grinçait. Pas du tout anxiogène.

Elle s'était réveillée en sursaut, son rêve s'était évaporé trop vite pour qu'elle ne le note. Elle savait juste qu'il n'avait pas été agréable, qu'il l'avait laissé en sueur et qu'il lui avait coupé l'envie de dormir. Alors elle s'était levée, tanguant un peu, d'abord jusqu'à la douche puis jusqu'à la sortie du château. Pieds nus, pantalon de survêt, t-shirt d'un groupe de rock psyché, cheveux en vrac, fille qui sortait du lit dans toute sa splendeur. Elle avait continué à marcher, au hasard, enfin non pas tout à fait au hasard, là où le destin la menait et ce par le bout du nez. Un jour Alys arrêterait d'errer en pleine nuit à cause d'un mauvais rêve. Un jour quelqu'un prendrait la peine de l'arrêter à la sortie de sa chambre ou au moins de lui demander où elle allait. Ce jour là, son espérance de vie de voyante inconsciente doublerait. La maison s'était détachée par rapport aux autres. Elle semblait plus lumineuse, plus réelle que le reste de la rue. Elle puait la vieille magie aussi. Alys aurait du se méfier, réfléchir même mais ce n'était pas trop son genre. D'abord elle fonçait puis elle regrettait. Alors elle était entrée dans la demeure. Il s'y était passé quelque chose ou bien il s'y passerait quelque chose. Elle l'avait senti tellement fort  en franchissant la porte qu'elle avait été à deux doigts de vomir. Quand ? Comment ? Quoi ? Joker. Et là, elle avait commencé à y tourner en rond.

Couloir parcouru une nouvelle fois, Alys s'impatientait, ses doigts pianotaient le mur qu'elle longeait. Se rallumer une clope pour s'occuper les mains revenait à fumer la dernière et elle préférerait retarder le moment. Attendre le vrai manque, pas le psychologique à la con qui faisait croire que fumer détendait. Quelque chose avait changé dans le couloir, quelque chose la faisait tiquer. L'ambiance peut-être ? Ou la luminosité qui virait légèrement bleutée. Sur ses gardes, elle ne sursauta pas quand une voix s'éleva. Une voix qu'elle crut reconnaître bien que déformée. Snejana ? Mais qu'est-ce qu'elle foutait là ? Le message n'était pas tout à fait clair, elle aurait bien demandé de répéter mais trop tard, la lueur bleutée avait disparu. Ça avait dit, ça avait dit... Comment, qui, quoi ? Comme pour ce qui s'était passé/passerait dans la baraque. Nouveau rire nerveux. Elle gérait tellement pas à se retrouver sorcière en détresse à secourir de toute urgence. La honte quoi, surtout si c'était son amie qui arrivait, elle devait vraiment passer pour la dernière des... Le patronus. Ah oui. Vrai que c'était utile pour envoyer des SOS. C'était quoi la formule déjà ? Se concentrer. Spero patronum. Dingue que dés que ça devenait sérieux tout lui revenait alors qu'elle zappait le sort pour Se souvenir de la formule était une chose, produire un patronus en était une autre autre. Souvenir heureux, souvenir heureux... Volutes de fumées qui virevoltèrent jusqu'à former une libellule aux contours flous. Ça suffirait, non ? Elle chuchota son message, elle n'avait pas confiance aux tableaux. Ils étaient plus flippants que les os. "Je ne sais plus trop... Je crois que c'était ouvert ou presque..." Presque aka la serrure n'était pas si dure à forcer et qu'Alys était plus ou moins somnambule. "Je suis seule." Regard au squelette que ses pieds touchaient presque. "Enfin, la seule vivante" rectifia-t-elle, donner tous les détails, non ? "Et j'arrive pas à sortir. Quand je passe la porte d'entrée je suis envoyée ailleurs dans la maison." Voilà, rien à ajouter à part peut-être que ça ressemblait au labyrinthe d'un épisode de Doctor Who mais ce n'était pas spécialement le moment de causer série moldue. La rousse regarda son patronus décoller d'un air dubitatif. Au fond, elle se demandait si la voix de Jana, elle ne l'avait pas hallucinée. Couloir, couloir, salon, salle à manger, cuisine, escalier de service,... Trouver l'entrée du personnel, il ne devait certainement pas arriver par la belle porte... A moins qu'ils ne transplanaient directement. Merde. Faites que Jana ne soit pas un mirage, faites que Jana ne soit pas un mirage. Et les tableaux qui ne la lâchaient toujours pas des yeux.
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Lun 15 Oct - 11:13
Intervention MJPATRONUS
Réussite critique | Hey ? Mais c'est pas si gros et brillant, les libellules, d'habitude. Ce doit être ce qu'on appelle les mesures désespérées : Alys n'a jamais aussi bien réussi son patronus qu'en période de crise. L'élégant insecte volette autour de sa sorcière, toute heureuse de se dégourdir les élytres. Elle prend note du message et s'envole jusqu'à la destinataire. C'est une Snejana inquiéte qui entend la voix, parfaitement limpide de son amie jaillir du petit patronus joyeux.

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Sam 20 Oct - 18:11


Sonette d'Alarme Alys Irvine Pour être capable de ressentir l'étrangeté d'une situation, la croyance aux forces occultes n'était en rien une obligation. Il suffisait simplement d'avoir une bonne dose d'instinct et suffisamment de jugeote pour aligner deux pensées. Des compétences qu'avait, sans nul doute, Snejana. Auquel cas, elle aurait déjà dû passer baguette à gauche, fauchée dans la fleur de l'âge par une invention sorcière, cauteleuses. Il y en avait d'ailleurs plus qu'on ne le pensait, surtout quand son choix de carrière la menait à croiser la route de sorciers corrompus, ou à l'esprit complètement dérangé, perverti par la cupidité. Car malheureusement, atteindre le firmament du pouvoir, qu'il soit magique ou matériel, entrainait toujours des conséquences, tels la paranoïa et la demande de protection. Hors qui disait sécurité, disait aussi enchantement couteux, peu connus, voire improbables. La base même de leur quotidien, s'attendre à l'inattendu, faire de l'imprévu un simple jeu d'enfant. Cependant, aujourd'hui, la donne était différente. La brune n'essayait pas d'amasser de somptueux trésors pour des gobelins grincheux, ni ne mettait ses services à l'œuvre pour de généreux donateurs. Non, rien de tout cela. Aujourd'hui, sa mission était beaucoup plus importante et d'une certaine plus personnelle. Un sauvetage. C'était pratiquement cela. Une de ses amies était enfermée dans une demeure dont Gringotts avait la charge, jusqu'à l'hypothétique majorité de son propriétaire légal. Une broutille, une routine pour l'établissement sorcier et pourtant, il y avait un problème et pas des moindres. La disparition de la rouquine avait affolé du monde, ou en tout cas, elle avait été suffisante pour faire réagir, le directeur de Poudlard, lui-même. Severus Rogue l'enjoignait de se rendre sur place, faisant naître un doute dans son esprit.

Était-il au courant de son lien avec la belle rouquine ? Possible. Quelqu'un l'était-il d'ailleurs, ou le destin, seul, avait décidé de jouer la distribution des cartes? Allez savoir... Sa réflexion n'avait heureusement pas perduré, elle avait plus urgent à faire, comme essayer de savoir s'il ne lui était rien arriver de grave. A première vue, la maison était tranquille. Grande, imposante, elle semblait inhabitée. La fraicheur de ce mois de septembre avait même fait apparaitre de la buée sur les vitres, alors qu'aucun feu ne venait ronfler dans l'âtre, comme l'indiquait l'absence de fumée dans la cheminée. Vide, elle aurait dû l'être. Prudente, préférant avancer à tâtons pour éviter de se retrouver dans la même galère que son ancienne condisciple de bancs, elle jaugeait du regard l'habitation. Immobile, vêtue de noir, 'Jana dégageait une assurance féroce, un air décidé fermement appliqué sur le visage. Un masque qui la rendait plus froide que jamais. Silhouette esseulée dans la matinée, regard perdu vers les vitres, elle attendait la réponse à son patronus, sans avoir la certitude que l'ocelot avait bel et bien atteint sa destinataire. Elle avait joué le coup de poker, elle avait tenté sa chance. A présent, elle croisait les doigts, espérant une réponse. Incapable de rester sans rien faire, les bras croisé, sans compter que son immobilité allait finir par attirer l'attention, elle fit le tour du bâtiment. Des traces d'effraction, il n'en avait pas. Tous les carreaux étaient également indemnes, la porte bien sagement fermée. Étrange... Une détection des sorts lui apprit la présence du sceau magique, elle s'attendait à le retrouver là. Mais en arrière fond, il y avait une autre vibration, une autre magie, des dissonances indéfinissables.

Alors qu'elle lançait quelques vérifications d'usage, bien caché dans une rue perpendiculaire, l'ombre d'une libellule géante déploya ses élytres, voletant à tire d'aile. Derechef, ses lippes s'étirèrent dans un sourire contrit, comprenant à cette vision, que cette agitation pétillante et colorée, n'était autre que sa réponse. Merlin merci, elle savait au moins une chose : Alys était en vie et encore capable d'user de magie. Un bon point. Inconsciemment, à ce constat, une part de son estomac sembla se détendre, la boule devient moins pesante. Attentive, studieuse, elle écouta scrupuleusement cette voix connue au sonorité étrange.  Comment ça presque ouverte? Que voulait-elle exactement dire par là? Entrebâillée?....Cependant, la présence de mort à ses côtés fit décrocher son esprit de cette ritournelle premier question. Si il y avait des morts, alors il y avait préméditation. Si plusieurs victimes étaient à déplorer, alors les manigances de cette chaumière n'était pas à leur coup d'essai. Ce qui signifiait des enlèvements récents, des disparitions inquiétantes et un jeu macabre à la finalité funèbre. Qui que soit, ce lieu était pour lui, ou elle,  sécuritaire. Assez rassurant que pour se permettre d'y commettre des crimes. Un soupire franchit la barrière de ses lèvres, tandis que sa main venu se loger dans sa nuque. Ce n'était pas une bonne nouvelle, en tenant compte que la capture était le début de son modus operendis. Les rouages de son esprit tournaient à vive à l'allure, sautant de supposition, en conclusion hâtive, en passant par un foisonnement d'hypothèses. Tout était concordant avec la projection ressentie, légèrement perçu du bout de sa paume, quelqu'un devait donc s'y connaitre et elle ne parlait pas d'un vulgaire sorcier lambda. Non, pour maitriser ce niveau de pouvoir, il fallait tabler sur un inconnu ayant au moins la vingtaine, ce qui éliminait le jeune homme à qui appartiendra la maison. Qu'avait-elle signalé encore? Ah oui, elle n'arrivait pas à en sortir! Elle se retrouvait, à chaque tentatives, renvoyé dans une pièce. Elle était bloquée dans une sorte de labyrinthe, un jeu. La victime était une proie et suivre son empressement, ainsi que la naissance de sa panique, devait être son amusement, sa délectation. Un tordu, comme toujours.  Du mouvement sur sa droite manqua de la faire sursauter. Ce n'était qu'un oiseau, un pigeon, qui s'envola après deux bectées. Rien d'inquiétant. Ses prunelles noisette suivirent son départ, avant de se vriller sur la maison. N'ayant pas trouvé d'autres moyens de communication, Snejana réitéra son patronus. Après tout, maintenir le lien par le biais d'une conversation disparate pourrait peut-être la rassurer, tout en étanchant son indescriptible flots de questions. Ni une, ni deux, le félidé réapparu, s'étira élégamment en baillant, avant de foncer au travers de  la barrière magique.

"La seule vivante, c'est-à-dire? Il y a des corps avec toi, des animaux?  Du sang ?... Et quand tu dis que tu n'arrives pas à sortir, tu as essayés de casser un carreau ? Ou même de transplaner ?" L'idée était basique, mais son amie était souvent tête en l'air, alors qui sait, l'espoir fait vivre parait-il. Même si elle, elle avait toujours supposé que c'était l'oxygène. "Je vais briser la protection de Gringotts, ça t'aidera peut-être. Et tes pièces, tu y retournes par hasard, ou cela suit toujours le même schéma?" Démontrer l'apparition d'une suite logique, pouvait laisser transparaitre une volontés de ce créateurs.  "Je ne te lâche pas, je suis dehors et je vais te sortir de là, quitte à ce que je rentre, moi aussi."

Mais pour l'instant, cette proposition n'était pas à l'ordre du jour. Elle n'avait pas encore identifié la menace qui pesait sur les épaules de la jeune professeur, même si les données pouvaient laisser penser à une dizaine de scénario. Les labyrinthes, ce n'était pas rare dans la mythologie, ni dans l'esprit des sorciers, le côté sadique y étant d'ailleurs exacerbé, surtout si sa seule compagnie se trouvait être celle de corps sans vie, sans âme. Comprendre son but, comprendre le plan de la maison, l'aidera à trouver la faille. Chercher la brèche, l'erreur, le manque de prononciation, l'oublie de la virgule, elle avait un don pour dénicher cela. Un petit cadeau du choix euthanatos. Ne restant pas les bras croisés, à communiquer par à coups, l'employé de Gringotts se concentra à nouveau. Les gobelins utilisaient toujours le même sort pour apposer leur sceller et par chance, briser celui-ci ne quémandait pas une partie de leur corps. Fermant les yeux, enchantant le contre sortilège à voix basse, l'air se vit vibrant, puis tremblotant. Après quelques instants et ajouts de mouvement bien choisi, quelque chose se brisa comme un dôme, éparpillé en millier de morceau. Le sceau venait d'imploser sous son ordre, mais de la magie restait à l'œuvre. Elle était différente et ses tentatives pour en trouver le sens, étaient vaines, lui faisant serrer les dents. Qu'a cela ne tienne elle était tenace.

©️ Justayne

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Dim 2 Déc - 13:17
Ça la rassura de revoir paraître l'ocelot de son amie. Au moins, elle n'était pas seule avec les moutons de poussières et les tableaux à la mine pour le moins antipathique. Non, désormais, il y avait également un félin bleu fantomatique qui, au moins en était-elle persuadée, ne lui voulait aucun mal bien qu'il posait des questions un peu compliquées. Elle s'était assise sur le lit de l'une des chambres vides de vivants, elle avait poussé ce qu'il lui semblait être un reste de jambe pour se faire de la place. Dingue comme ce genre de gestes lui venait naturellement. Peut-être parce qu'Alys ne voyait ça que comme des objets, des choses qui étaient apparues spontanément et déjà à cet état de dégradation. L'avant ? Elle ne voulait même pas y penser. Elle voulait juste se tirer d'ici, se prendre une douche chaude pour enlever la poussière et les souvenirs puis dormir, recommencer à rêver, recommencer à se réveiller en sursaut et à partir en errance... Non, peut-être qu'elle ne se coucherait pas de sitôt en fait.

Répondre aux questions, répondre aux questions. Les comprendre surtout. Elles lui semblaient être parvenues d'un autre monde presque. Cela faisait pourtant pas si longtemps qu'elle était prisonnière. Une poignée d'heures à tout casser. Une poignée d'heures à tourner en rond et à taper sur toutes les cloisons pour chercher une issue secrète. Entreprise échouée. Faire les choses dans l'ordre, rappeler la libellule d'abord. Concentration, souvenir heureux, formule. Clair, net, précis, voilà que le patronus réapparaissait sans se faire prier. Alys, elle devrait toujours être dans une situation désespérée, elle s'y révélait bien meilleure sorcière qu'à l'accoutumé. "Il y a des os..." qu'elle commença, un peu hésitante. Elle était jambes croisées sur le lit, la moue pensive, à se tapoter les lèvres en réfléchissant à tout ce qu'elle avait à dire sans rien omettre et sans passer pour la dernière des connes. Non parce que si elle pouvait garder un minimum la face face à Snejana, ça l'arrangerait. "Humains." Ouep, ça c'était bien à préciser, ça faisait pas la sorcière en carton qui flippait pour un crâne de rat et une aile de poulet. "Et oui j'ai essayé." Bien sûr qu'elle avait essayé, elle avait même tenter de trouver un vieux balai ou des restes de poudre de cheminette dans l'âtre. "C'est du hasard j'crois. Ou bien la logique m'échappe." Ce qui ne serait pas si étonnant, hein Alys ? "Jana ? Merci !" Beaucoup, mille fois, sincèrement,... Putain, cette fille, c'était son preux chevalier de contes de fées. En pleine nuit, elle venait l'aider à sortir d'une demeure dans laquelle Alys avait à moitié pénétré par effraction.

Et maintenant ? Maintenant, se relever et retenter. Jana avait dit avoir levé des protections. Alys n'y connaissait rien en protections, encore moins aux protections banquières. Elle retenta le transplanage, échec cuisant. Elle eut comme l'impression de se prendre le plafond en pleine tête. Elle avait le goût du sang dans la bouche maintenant. Ses mains tremblaient un peu, elle s'alluma sa dernière cigarette. Il lui fallait au moins ça pour se rassurer. Il n'aurait pas pu rester avec elle l'ocelot ? Cela lui aurait fait de la compagnie, elle aurait pu lui parler. Elle pourrait parler toute seule aussi, dans l'absolu il n'y avait que les tableaux pour la juger. Sauf qu'elle en avait peur justement, du jugement des tableaux. Elle retourna à l'entrée, elle connaissait le chemin par coeur maintenant. Quelque chose avait changé cependant. Elle ne savait pas quoi, ni en quelle mesure mais cela se sentait dans l'ambiance. Avant, cela puait la vieille magie et le traquenard, maintenant, ça avait un côté malsain. A coller des sueurs froides. Brrr. Elle ouvrit la porte et elle se sentit aspirer, chose qui lui semblait horriblement banale à présent. A croire que la poignée était un portoloin sans date limite d'utilisation et à destination aléatoire.

D'ailleurs, elle ne la connaissait pas cette destination. Elle croyait en avoir fait le tour, des pièces de la baraque. Et plutôt dix fois qu'une. Mais ce couloir, jamais vu. Elle s'en serait d'ailleurs bien passée. Les restes humains étaient nettement moins vieux, les os n'étaient même pas encore bien blancs, bien propres. Frissons. Elle s'avança, sur ses gardes, prête à balancer le premier sort qui lui viendrait à l'esprit au moindre bruit. Elle se cramponnait à sa baguette à s'en faire blanchir les doigts. Aux murs, les tableaux n'avaient l'air que plus sinistres. Puis ils étaient moins taiseux : ils marmonnaient des phrases incompréhensibles : pas de l'anglais, des syllabes hachées, des lettres tronquées. Alys, au milieu, souriait nerveusement avant de ne plus sourire du tout. Elle avait trébuché sur un obstacle, s'était réceptionnée les deux mains au sol, au niveau de ce qu'il semblait être une tache de sang. Elle la regarda un quart de seconde et elle comprit. C'était ça qui l'avait attirée ici. Vision.

Elle hurla et les tableaux se mirent à hurler avec elle. Alys, elle avait l'impression que ses tympans allaient exploser, que son crâne allait faire de même. Il y avait une voix dans son cerveau qui était passée en mode sirène d'alarme. Fuir, fuir, fuir,... Et elle courrait comme une dératée, loin des corps, loin du sang droit vers la porte d'entrée. Elle ne se souvenait même plus de ce qu'elle avait vu. C'était souvent comme cela les visions, le conscient les effaçait direct, il n'en restait plus que les sensations éprouvées. Et là, clairement, c'était de l'effroi. Elle arriva à la porte d'entrée, elle n'avait jamais couru aussi vite de sa vie. Un miracle qu'elle ne se soit pas vautrée à nouveau. Elle avait les larmes aux yeux, le coeur qui battait à la chamade, les oreilles qui bourdonnaient à cause des tableaux qui ne voulaient plus la fermer. Même pas elle actionna la poignée. Cette porte d'entrée, elle allait la défoncer à mains nues. "JANAAAA ! Fais moi sortir !" qu'elle gueula, impérieuse, voix éraillée par la peur, sans même prendre la peine de faire apparaître un patronus. De toute façon, ce n'était pas comme si elle était en état d'en produire un. Probabilité des chances que la sorcière ait entendu son appel ? Ne pas y penser.
Baba Yaga
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Sam 15 Déc - 15:18
Intervention MJJACK O' LANTERN
Bouh ! | Une maison... une prisionnière... une horreur. La petite rouquine s'inquiète... a raison. Soudainement, un bruit, une explosion ! Toute proche, danger. Dans un torrent de poussière plus impressionnant que dangereux, la jolie rousse peut trouver cinq coupons dorés sur lesquels on peut lire... Ticket surprise de Jack ; grattez pour jouer.

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Invité
Dim 13 Jan - 14:41


Sonette d'Alarme Alys Irvine Agitation frénétique, déraisonnable action, impulsion impériale, la peur était une mauvaise conseillère. Quand ce sentiment s'emparait de vous, il ne laissait plus l'ombre d'un raisonnement, il venait dominer l'entièreté de votre logique, pour assoir son improbable supériorité. C'était pour cette raison que Snejana refusait de céder à cette émotion, préférant rester maitresse d'elle-même, dans les cas les plus graves. Question de pouvoir agir avec une extrême précision, une finesse et une clairvoyance dont n'étaient plus capables les esprits touchés. Le travail avait duré quelques années, mais la patience requise à la formation euthanatos, en plus de son métier à Gringott's lui avait fait prendre le plis, plus vite que prévu. Un comportement qui lui donnait, parfois, l'impression d'être une étrangère au massacre, de vivre en décaler, mais qui lui était essentiel et secourable. Des qualités de réflexions, aujourd'hui mises au service de son amie, Alys, empêtrée dans une situation désastreuse, en pleins cœurs d'une maisonnée dont la charge revenait à la banque sorcière. La brune n'était pas certaine de comprendre ce qui avait poussé la sulfureuse rouquine à pénétrer à l'intérieur du bâtiment, ni même de savoir comment elle s'y était prise pour y parvenir. Surtout en sachant que les protections magiques, empêchant l'intrusion, devait y être apposée. Une magie qu'elle sentait vibrer sous ses paumes, alors que ses pupilles expertes, elles, analysaient le moindre centimètre carré de cette chaumière abandonnée, engourdie par la fraicheur matinale, de cette nuit automnale. Aux alentours, il n'y avait toujours pas âme qui vivent et la britanno-suédoise en profitait.

Déterminée, méthodique, ses iris virevoltaient sur tous les points d'entrées, probables, passant de la porte, hermétiquement fermée, aux carreaux intacts, pour terminer sur la cheminée, éteinte. D'un point de vue purement externe, l'habitation semblait inhabitée, bien loin du jeu macabre et tordu qui naissait sous crâne, grâce aux informations délivrées par la professeur de divination. Elle ne semblait pas véritablement seule là-bas, lui laissant penser qu'on essayait ainsi de lui faire peur. Ombres silencieuses, tableaux scrutateurs, tout était mis en œuvre pour y parvenir et ce jusqu'à l'étrange enchantement qui l'empêchait de sortir. Ayant pour une fois la chance de pouvoir avoir recouru à des indices de premiers crus, ce qui n'était pas toujours le cas dans ses escapades à l'étranger, l'employée de Gringott's saisit sa chance, une nouvelle fois, en lançant l'ocelot bleuté à sa rencontre. Dans ces circonstances, étranges, tous étaient bons à prendre. Le moindre détail pouvait lui donner une piste à suivre, un cheminement qui l'emmènerait à l'extinction de ses sombres maléfices et à sa délivrance. Quelle que soit la puissance de l'enchantement en place, il était perméable. Une faille comme une autre et elle comptait bien en trouver une plus grosse, pour la tirer de là. Tentant de la rassurer, de lui montrer qu'elle ne chaumait pas, qu'elle ne l'avait pas abandonnée à son triste sort en pavanant dans le froid, "Jana accéléra le travail. Concentrée, droite, sa magie se mit à l'œuvre. Les arabesques fondées dans le sang et qui ornait sa carne, s'animèrent, pétillantes, tout en déclenchant l'arrivée de son sort. Déterminé, le visage toujours fermé, sa voix sortait plate, froide, mais impériale. Désenchantement finit, l'habituelle protection jetée par les gobelins vola en éclats, libérant la maisonnée, d'au moins un maléfice. Peut-être serait-ce suffisant pour son amie? Elle n'en savait strictement rien, mais elle lui avait également conseillé de s'attaquer aux autres points faibles de l'édifice, telles les fenêtres. Peut-être avait-elle déjà tout essayé? Surement même, mais un rappel ne coutait rien et à se stade pouvait même lui sauver la vie. Qui plus est, elle se devait d'agir méthodiquement et de supprimer les points un à un.

Le tout, dans une technique parfaitement calculée, qui petit à petit la mènerait à la résolution de ce guet-apens. Surtout depuis que les hypothèses frauduleuses et peu avenantes se succédaient à son esprit. Seul un véritable tordu emprisonnerait une personne à l'intérieur d'un endroit, tout en s'amusant à lui donner l'espoir de pouvoir sortir, sans y parvenir, se délectant de la peur croissante, qui envahirait inévitablement ses veines, en lui glaçant le sang. Esprit cuirassé par une volonté inébranlable, d'autant plus qu'il s'agissait là de la vie d'Alys, elle ne perdit pas son temps. Elle lança plusieurs sortilèges de détection, cherchant à voir les réponses de l'édifice, tout en attendant l’écho que provoquerait son patronus. Eh enfin, la silhouette d'une libellule apparut, capturant son attention. Alys l'informa par ce biais, de la présence d'os humain. Froncement de sourcil de la part de la brune. La décomposition de la chair n'arrivait pas en un rien de temps, il fallait quelques jours à ce processus, donc soit ils étaient tous anciens, soit c'était une mise en scène soigneusement choisie. Un point de plus pour faire pencher la balance, vers l'œuvre d'un fou furieux. Ne poussant pas ses réflexions au maximum, elle laissa la suite de sa verve venir impacter son esprit, l'enrober, pour y saisir la moindre nuance, pour essayer d'en tirer le summum, pour espérer découvrir cette si attendue faille. Bon, de toute évidence, elle était cloisonnée, prise au piège à l'intérieur et rien ne pouvait réussir à la faire sortir, alors que la magie, elle, passait au travers. Partant de se postulat, cela ne pouvait signifier qu'une chose, c'était que c'était de l'extérieur que cela devait se briser. Après tout, si c'était bel et bien un être humain qui était coupable de ce labyrinthe de mauvais gout, il fallait que lui-même soit capable d'entrer, auquel cas se jeu macabre n'avait aucun sens. Hors, si il parvenait à entrer, elle le pouvait aussi. Toute la question était de savoir comment?! En transplanant ? Non, surement pas. Les sortilèges gobelins devaient l'en empêcher, de ça, elle en était certaine. Quelque chose devait lui permettre d'entrer et de briser le maléfice de l'intérieur. Rentrer serait donc la solution, mais elle devait savoir ce qui s'était réellement passé lors de l'arrivée de la rousse, pour ne pas réitérer son erreur.

Après, la présence d'os pouvait montrer que tout ceci était ancien. Au point que cela pouvait remonter à l'époque de l'homme qui avait jadis habité cette maison et qui de ce fait, ne serait pas aussi net qu'il avait bien voulu le faire croire. Peut-être n'avait-elle plus été utilisée depuis? Une déduction qui, si elle s'avérait exacte, était plutôt encourageante pour sa sécurité. Quoi qu'il en soit, il était temps de lui répondre. Snejana ne voulait pas laisser sa collègue de banc trop longtemps sans présence. Nouvelle excès de concentration et le félidé jaillis. L'animal effectua un étirement digne d'un chat, fâché d'être tiré de sa sieste, avant de filer emmenant avec lui sa voix, malheureusement déshumanisé. "Surtout garde ton calme, d'accord ?! Je vais te sortir de là....Le faite que ce soit des os est plutôt une bonne chose,  ça veut dire que c'est ancien, vieux, c'est peut-être même là depuis la disparition de l'ancien propriétaire.... Alys, je vais essayer de faire une brèche de l'extérieur, mais j'aimerais savoir exactement ce qui s'est passé quand tu es entrée? La porte était entre-ouverte, ou tu l'as ouverte toi-même? As-tu été envoyée à l'intérieur, brusquement, ou s'était-elle refermée derrière toi? ". Si rien de toute cela ne s'était produit, cela signifierait que le verrouillage magique, rudement bien exécuté ceci dit, ne se déclencherait qu'à la fermeture. Auquel cas, tant quelle tiendrait la porte en main, il n'y aurait aucun risque et Alys pourrait en sortir librement. Certes, c'était extrêmement simpliste, mais parfois, c'était bien là le problème des sorciers : Ils cherchaient tellement loin qu'ils ne voyaient plus ce qu'ils avaient devant eux, ni n'était capable de résoudre une énigme logique, à l'instar du piège à potion réalisée par Severus Rogue, pour protéger la pierre philosophale. Inconsciente de la panique croissante de la rouquine, incapable d'entendre son cri désespéré, déformé par une terreur due à sa vision, elle recommanda son action. C'était-à-dire, essayer de faire une brèche via l'extérieur. Deux sortilèges fusèrent, le premier se dirigea vers une fenêtre essayant de la faire exploser, tandis que l'autre, fila vers la porte pour la déverrouiller et l'ouvrir.

©️ Justayne

1351 mots
Sorcellerie
GRAND MAÎTRE
hiboux : 412
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Lun 14 Jan - 13:05
Intervention MJSORTILÈGES
Réussite & échec | Le premier sortilège fuse vers la fenêtre, brise le carreau, tandis que le second touche la porte sans faire le moindre dommage... L'ouverture pratiquée dans le carreau pourrait permettre à quequ'un d'entrer... mais cela permettrait-il aux deux sorcières de sortir de la maison ?

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