Never thought you'd be the one to help | Pavel
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Sam 29 Sep - 18:23


Never thought you'd be the one to help Pavel D. Monroe Pittoresques, les minces ruelles zébrant le chemin de Traverse s'évaporaient peu à peu sous son regard, disparaissant comme happée par la nuit. La pénombre réalisait son œuvre, engloutissant les derniers rayons lumineux, jusqu'à étendre son pouvoir au-delà du visible. Rapidement, l'imposant bâtiment qu'était Gringotts, la banque sorcière, n'était plus qu'un vague souvenir, un simple mirage. La blancheur immaculée de sa devanture s'était brusquement assombrie, donnant un côté sinistre à la statue gobeline. Travail terminé, Snejana s'empressait de plier bagage, une hâte partagée par des dizaines et des dizaines de travailleurs. Malheureusement pour elle, le ciel ne lui était pas favorable, car à peine mettait-elle un pied sur les marches marbrées, que la voute céleste se mettait à pleurer. De la grisaille ambiante commençait à suinter de fines gouttelettes translucides. Des beautés perlées aux cœurs glacés. Insidieuses, friponnes, celles-ci se frayaient un chemin dans le moindre interstice, pour dévaler le long de son corps. En moins de deux minutes, la brune était trempée de la tête aux pieds. Un frisson parcourait son épiderme, tandis qu'une poigne assurée relevait le col de sa veste. Enfonçant le cou pour se protéger des bourrasques fraiches, elle penchait la tête vers le sol, pressant le pas. L'heure tardive avait déjà fait fuir une bonne partie de la population, à présent, même les plus enhardis préféraient s'éclipser, pour rentrer aux couverts de leurs domiciles. Pourtant, aucun sort ne s'échappa de ses lèvres, aucun mouvement ne vient de sa bouche, parce que mis à part cette réaction physique normale, la jeune femme ne bronchait pas. Pour être parfaitement honnête, le froid ne l'atteignait pas, surtout pas celui-ci, surtout pas celui d'une soirée de septembre, plus après ces quelques voyages en Suède. Ce n'était donc pas une petite bruine qui viendrait l'ennuyer. Cette malchance lui était même profitable.

La journée avait été particulièrement longue et pénible, difficile d’ailleurs de décrire avec d'autres mots le faite d'avoir dû recommencer la rédaction d'un rapport, manuscrit, à l'intention de son supérieur hiérarchique, pour soi-disant un contenu trop détaillé. Alors ces quelques minutes hors de la foule, hors de la compagnie humaine lui faisait le plus grand bien. Son habitation se situait non loin, dans la partie sorcière,  néanmoins, aujourd'hui, ce n'était pas par là qu'elle se dirigeait. Non. Quelques jours auparavant, elle avait reçu une missive émanant d'une personne qui lui était chère : Pavel Monroe. La lettre, entre autre, lui demandait s'il était possible de se rencontrer, prochainement. Une possibilité sur laquelle elle avait bondi. Elle avait toujours apprécié leur échange, qu'elle trouvait constructif, ou en tout cas prenant. Puis, il fallait bien reconnaitre qu'ils n'étaient plus très nombreux dans leur culte et rencontrer, de temps en temps, une personne comme elle, lui était précieux, à sa manière. Comme le trentenaire logeait du côté moldu, il aurait été imprudent d'user de magie, elle laissait donc dévaler l'averse sur sa tête, sans rien tenter et ce malgré la présence contre le haut de sa cuisse de sa baguette magique. À ce stade, pourtant, elle n'était plus qu'un faire valoir, une pièce d'identité parmi d'autres, un passe partout. Les sorts émit par son biais était devenu rare ou simplement nécessaire, si la présence d'une tierce personne était obligatoire. Dans le cas contraire, elle se permettait de laisser libre court à son propre focus. Détachant ces pensées de cet ami boisé, Snejana traversa le chaudron baveur sans un regard pour son tenancier, ni pour ses clients. Positionnée sur le pas de la porte, elle extirpa de sa poche un morceau de parchemin ou était griffonné l'adresse de l'autre euthanatos. Débrouillarde au possible, ne craignant absolument rien, elle se dirigea à l'instinct, se contentant de relevant son regard vers les panneaux. Il faut dire qu'elle n'était pas entièrement démunie, si un problème devait surgir. De l'autre côté de sa ceinture, couverte tout comme sa baguette, se trouvait logé un étui bien particulier.

Il contenait une dague en argent gobelin. Un ustensile fort utile, il n'y avait sans doute rien de mieux pour dissuader d'impétueux agresseurs, sans devoir faire usage de magie. Sa main la frôla par réflexe, avant de replonger dans sa poche. Prise dans l'action, elle ne pouvait rien faire d'autres mis à part écouter le son de la ville. Les voitures roulaient à tout à allure sur le tarmac, envoyant, littéralement, d'immense gerbe d'eau sur leurs passages. Les coups de ce qu'ils osaient appeler klaxon résonnaient dans ses tympans, à tels point qu'elle allait finir par penser que c'était l'éclosion d'une nouvelle cadence musicale. Là sur le trottoir, le monde ce la jouait coller-serrer, jouant des coudes pour défier les passages étroits, dans un style assez proche d'un jeu moldu -tétris- avec leurs immenses parapluies. Elle, au contraire, n'était qu'une ombre se fondant dans la masse, elle passait complètement inaperçu. Ses pas frôlaient le sol, aucun bruit ne semblait s'y accrocher, alors que les clapotis de l'eau bourdonnaient aux alentours. Personne ne donnait l'impression de la voir, une position qui lui convenait à merveille. Discrète, ses yeux restaient à l'affût, tout comme son ouïe. Les conversations s'emmagasinaient dans son esprit, se rangeant dans des cases, juste au cas où...Là-bas, sa progression était lente, tandis que sonnait huit heures au carillon de Big Ben. Pile à l'heure. Un sourire s'afficha sur son visage, elle avait hâte de le revoir. Allongeant subtilement sa foulée, elle finit par combler l'espace restant en un temps record, pour arriver à l'intérieur de son domaine. Sa main se releva adroitement avant de s'abattre, à trois reprises, contre le bois de la porte. Elle espérait ne pas l'avoir fait attendre trop longtemps. En patientant, son esprit s'aiguisait, pendant que sa réflexion se mettait en marche, prête à scruter les moindres bruits provenant de l'autre côté de l'impasse. Quand enfin il se fit entendre, ses muscles se décrispèrent, sa voix prit le relais, taquine. Un ton surprenant quand on connaissait la dame, elle qui en tant normal usait d'une verve plus strict et placide, là par contre, l'éclat chaleureux si faisait sentir.

-Je trouve le faite de me convier chez toi par un temps de chien assez ironique, quand on sait ton accointance avec leurs farouches opposants.

Doux rappel d'un secret subtilement passé au vert, part l'usage d'une conversation badine. Adossée d'une épaule contre le chambrant, les bras repliés contre sa poitrine, Jana entendit enfin la porte tourner sur ses gonds, laissant passage au jeune homme, son aîné d'à peine cinq années. Merlin qu'il était bon de le voir. Immédiatement, sa position se décoinça, son corps se redressa, avant de s'étirer jusqu'à le prendre contre elle, dans une accolade amicale.

-C'est plaisant de te revoir, Pavel.


©️ Justayne

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Pavel D. Monroe

Pavel D. Monroe
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Mer 3 Oct - 10:53


Never throught...

ft. Snejana Andersson

L’Écosse a de cela frustrant que sa pluviométrie est à l’avenant de son taux d’ensoleillement : déplorable. Je guette l’averse depuis ma fenêtre ouverte, assis sur le rebord. Temps médiocre. Le chat en moi s’offusque de l’air humide où volettent légères gouttes. Pas un jour à mettre la patoune dehors. Vraiment pas. Je suis accoutumé depuis l’enfance à cette morosité drapant les tourelles et les faites de briques. Flèches effilées au crépuscule, noyées dans les brumes et les ondées. J’attends. C’est une chose qui m’arrive trop rarement pour que cela ne soit pas souligné. D’ordinaire, c’est plutôt moi qui fait attendre les visiteurs. Il est, toutefois, quelques personnes avec lesquelles je m’efforce d’être ponctuel. Archibald Rosier, mon nouveau patron, est l’un d’entre eux. Mon amie d’adolescence Snejana en est une autre.

Liés par les secrets de notre tradition, nous nous voyons cependant trop rarement : elle œuvre à Gringotts en tant que briseuse de sorts, je me terre au Ministère en tant que Cracmol à tout faire. Elle a fait de ses talents sa principale profession. J’ai fait de mes talents un secret redoutablement bien gardé qui se monnaie au plus offrant. Deux chemins de vie qui auraient pu nous éloigner et nous porter vers d’étranges destinées. Parfois, pourtant, un carrefour nous permet de nous retrouver. Ce croisement, je l’ai au creux de la paume. Une lettre. Un billet, plutôt. Une commande.

« Monsieur Monroe, j’ai été averti de l’efficacité de vos services d’élimination des nuisibles. Je souhaiterais vous rencontrer à cette fin. »

Un lieu de rendez-vous. Quelque chose cloche. Billet déposé au domicile au lieu des boites postales habituelles. Premier indice. Emploi de son patronyme. Deuxième indice. Ecriture inconnue manuscrite, parchemin vierge de toute empreinte magique Troisième indice. Quelqu’un sait et a pris toutes ses précautions. Je me rembrunis. Je déteste être pris de cours et voir une situation m’échapper. Or elle m’échappe indubitablement. Aussi dois-je commencer par la seule piste véritable dont je dispose : le parchemin était scellé aux armoiries de l’école de sorcellerie, Poudlard.

Une enquête s’impose, Snejana entre dans l’équation. Quoi qu’Euthanatos, elle est allée à Poudlard, y a fait ses classes pour ne découvrir qu’ensuite les particularités de nos coutumes. Je me remémore encore les premières fois que je vis sa petite bouille assurée, couronnée d’une splendide crinière brune. Deux grandes pupilles rivées vers un sanglant avenir. Mémoire, mémoire. Si elle n’est pas la plus rigoureuses des observatrices de nos traditions, elle n’en est pas la plus oublieuse pour autant. Un juste équilibre qui suscite l’intérêt et pousse à l’admiration. En un mot comme en cent, j’ai besoin d’elle, ce soir, pour une enquête de la plus haute importance. Presqu’aussi importante que celle que je mène sur Monsieur Rosier. Mais c’est une autre histoire.

Le monstre du département des Mystères est mis à distance dès que se fracassent phalanges contre le battant de bois. Toujours ponctuelle. Me levant souplement, je vais lui ouvrir, réellement heureux de la revoir après ces quelques mois passés loin l’un de l’autre. Sitôt sa voix étincelle-t-elle qu’une plaisanterie se dessine. Sourire éclatant en réponse tandis que je l’invite à rentrer.

« C’est bon de te revoir, ‘Jana ! »

L’air chaud circulant dans l’appartement aura tôt fait de sécher vêtements. La flambée dans l’âtre semble un peu trop faible pour légitimer pareille douceur de l’air. Sans doute y a-t-il magie – ma magie – là dessous. Contrainte au musellement au Ministère, elle s’exprime librement dès qu’elle en a l’occasion. Mon havre a été façonné par elle. Un peu vieillot, tout respire ici les anciennes traditions Euthanatoï. Statuettes orientales ornant les commodes, chatoyantes couleurs drapant un vieux canapé. Confort et lumière. Deux impératifs pour quiconque souhaite survivre à l’Ecosse sans devenir fou.

« Tu remarqueras qu’en bon félin, j’ai opté pour l’option ‘canapé et feu de cheminée’ ! »

Plaisanterie accompagnée d’un clin d’œil tandis que l’âcre odeur du café monte de la cuisine. Il me faut bien ça pour lui exposer la situation. Sur un coin de la table basse, j’ai laissé le parchemin à son attention. Je ne doute pas qu’elle y jettera un œil. Elle connaît ma façon de fonctionner : rien n’est jamais égaré sans but.

« Thé ? Café ? Alcool ? Comment te portes-tu ? Tout se passe bien au boulot ? »

718 mots


SWEETNESS & MURDER

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Dim 14 Oct - 12:19


Never thought you'd be the one to help Pavel D. Monroe Londres resplendissait dans la nuit. Les réverbères, allumés, se reflétaient, en trompe l'œil, sur les flaques grossissantes, créant d'innombrables jeux d'ombres. Des clairs obscurs absolument délicieux à observer, telles des ombres chinoises. Des dessins dansants qui s'agitaient sur les parapets, pratiquement oublié de tous. La ville était plongée dans son monde, dans sa routine, ignorant tout du spectacle offert par dame nature. Ses habitants ne souhaitaient qu'une seule chose : Regagner leur demeure et leur pseudo sécurité. Si un soupire fut proche de percer sur ses lèvres, à ce constat, Snejena réussit à le contenir, pensant que les non-maj avaient bien d'autres qualités pour tempérer leur irresponsable manque de vigilance. Parce que vivre sans magie était une chose dont ils s'étaient accoutumés avec aisance, parant cette aide bénie par de l'ingéniosité à revendre. Certes, elle n'était pas au fait de toutes ces inventions, mais elle leur reconnaissait un certain talent. Son esprit s'éloigna pourtant bien vite des moldus pour se concentrer sur sa route. Slalomant élégamment entre ses silhouettes humides, la ténébreuse brunette se frayait un chemin jusqu'au logement de son condisciple de mœurs, Pavel Monroe. Vêtements détrempés, elle donnait piètre allure, une apparence dont il fallait se méfier tant elle était loin de la véritable sorcière. Gravissant les dernières marches séparant son point de chute, elle apparut devant sa porte, y assénant quelques coups secs dans l'attente de sa réaction. Bras croisé contre son corps, la briseuse de sort entendit le battant tourner sur ses gonds, laissant libre passage à l'animagus.

Le plaisir de le revoir, après une si longue abstinence, pointa promptement dans son élocution, ne résistant pas à l'envie de l'asticoter sur les intempéries. Pure taquinerie, nulle rancune n'était à chercher. Elle était réellement ravie de le retrouver, inchangé. Quittant le paillasson sous son invitation tacite, sa posture se fit plus lâche, moins défensive. Observatrice appliquée, sa déformation professionnelle ne put se refréner, faisant voltiger ses pupilles au gré de ces visions. L'appartement fut passé au crible, accrochant les diverses marques de leur tradition, incessant rappel de leur choix d'être euthanatoï. Une vision qui n'était pas sans lui rappeler le côté paternel de son ascendance. C'était réconfortant, familier, même si bien différent de sa propre habitation. 'Jana n'était pas une grande matérialiste et le décor de son logis pouvait se résumer en un seul point : Spartiate. Rapidement, la douce tiédeur du lieu vint pourlécher son corps, embaumer sa carcasse. Ses habits gorgés à souhait vu son flot se tarir, au point de revenir à leurs sécheresses naturelles. Un véritable plaisir, une bouffée d'air frais. La magie était dans l'air, un naturel plaisant, décontractant, un retour aux sources. Avançant vers le canapé, au centre de la pièce, elle pivota sur ses pieds pour accrocher le regard de Pavel, qui mutin, joua sur la même lancée, targuant sa métamorphose féline.

-Excellent choix ! Sa moue se fit espiègle, tandis que sa paume frôlait les coloris. Je devrais te demander conseil, nombreux sont ceux à trouver mon antre trop terne.

L'idée était tentante, bien que la demande n'était pas réelle. Elle se complaisait de son côté minimaliste, ne rejoignant sa couche que pour la nuit. Un lit lui était suffisant. Le trop-plein des merveilles dénichées dans la journée n'avait pas réussi à faire naître en elle, un côté excentrique d'amasseuse. Consciente qu'elle pouvait clairement abaisser sa garde et être elle-même, sans jouer de faux-semblant ou de mensonge, la petite britannico-suédoise remonta ses manches aux plis du coude, laissant apparaitre les marques de son passage initiatique. Continuant le geste, elle remonta sa chevelure cascadante en un chignon lâche. Immédiatement, des mèches s'en échappèrent, retombant gracieusement sur ses tempes, encadrant son minois. Sur ces entrefaites, une agréable odeur de café torréfié était venu titiller son odorat, par des effluves astucieuses. L'arôme était affriolant. Le maitre de maison prit rapidement son rôle à cœur, alors que l'employée de Gringotts prenait doucement ses aises. Les questions se mirent à pleuvoir, une pratique bien huilée.

-Hum, je n'ai jamais été contre la brûlure d'un bon alcool, mais l'odeur de ton café me semble tellement alléchante que je crois que je vais commencer par le plus raisonnable. A moins que tu ne le souhaite pas? Dans ce cas, je ne laisse personne boire seul. Nouveau sourire dans un petit acquiescement, le tout ponctué d'une tête légèrement penchée. Je vais plutôt bien et je suis contente d'avoir reçu ta lettre. Cela faisait trop longtemps, à mon gout, que l'on ne s'était plus vu, surtout avec tout ce qui se passe au ministère. Oh Gringotts, tu connais. Voyage, secret et gobelin déchainé. D'ailleurs, j'aurais du passer par chez moi, j'ai un magnifique Anubis à t'offrir en cadeau. Il est devenu inoffensif, rassures-toi, mais il est toujours chargé magiquement. Les sorciers égyptiens étaient véritablement tordus, crois-moi.

Les protections qu'ils avaient mises en place étaient nombreuses et elles avaient déjà joué de mauvais tours à de nombreux explorateurs. Quoi qu'il en soit, Snejana termina son récit et pendant que son vis-à-vis se dirigerait surement vers la cuisine, pour accéder à sa demande de café, son regard se reporta sur la table basse. Un maigre sourire vient barrer ses lèvres. Il était incorrigible. Laisser trainer des objets, un texte soi-disant nonchalamment posé, n'était qu'une manière de mettre l'autre sur une piste, de lancer le véritable sujet de discussion. En somme, une technique vieille de plusieurs années. La brune était plus directe, même si elle savait aussi tourner autour du pot. Curieuse, sachant ne pas faire de bévue, ni dépasser la limite de son intimité, elle pencha la tête sur le feuillet, posant le bout de ses doigts sur le filigrane. Les armoiries de l'école de sorcellerie de Poudlard accrochèrent immédiatement ses rétines, faisant froncer ses sourcils. Impossible de ne pas les reconnaitre, toutes les lettres émanant de l'établissement scolaire en portaient le sceau et elle ne comptait plus celle qu'elle avait reçu contenant les livres de l'année suivante, ou les résultats des buses et aspics. Pourtant, quelque chose clochait, Pavel n'y avait jamais mis les pieds, ni arpenté ses couloirs, alors pourquoi en aurait-il une en sa possession ?

-Et toi? Comment vas-tu ? Tu résistes toujours à l'envie de montrer à tes collègues que tu n'es pas un carcmol? A moins que tu aies décidé de t'engager dans l'éducation de la nouvelle génération? Si tels est le cas, Poudlard n'est pas un mauvais choix...

La question n'était que sous-jacente, "Jana lui tendait la perche, lançait l'hameçon. Il savait pertinent bien qu'elle allait la voir et elle doutait qu'il aille eut envie d'une reconversion de carrière.

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Pavel D. Monroe

Pavel D. Monroe
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Lun 22 Oct - 12:01


Never throught...

ft. Snejana Andersson

S’il est une personne que j’ai toujours aimé avoir dans mon voisinage, c’est bien la jeune gryffondor ; jadis enfant, adolescente catapultée dans une tradition dont elle ne savait rien, elle est devenue, au fil des mois, des questions, des discussions, une membre de la communauté. Une sœur de coeur. Cela me fait d’autant plus plaisir de la croiser là, et je puis, une fois n’est pas coutume, faire tomber le masque et me laisser aller à la franchise d’un sourire bienveillant. « Excellent choix ! Je devrais te demander conseil, nombreux sont ceux à trouver mon antre trop terne »

Snejana a toujours été quelqu’un de plutôt minimaliste et efficace, dans mon souvenir. Je suis peu allé chez elle tout comme elle est peu venue ici, mais chacun de nos intérieurs reflète assez précisément nos habitudes et nos goûts.

« Toujours pas de tenture orientale chez toi ? Ni coussin, ni bibelot ? Je viens peut-être de trouver quoi t’offrir à ton prochain anniversaire… A moins que tu ne préfères un petit défi magique ? Je suis certain de pouvoir te trouver un objet à désensorceler pour ton bon plaisir ! »

Petit sourire en coin. Il m’arrive de me faire cambrioleur, parfois. Rarement : les biens matériels m’intéressent peu et je préfère l’excitation de la chasse humaine… mais enfin, quand il faut arrondir les fins de mois déjà bien garnies – le logement modeste n’est qu’une couverture pour un compte en banque m’assurant la sécurité matérielle et le luxe de pouvoir décliner des offres. Les paumes s’affairent sur le plan de travail lorsque naît la réponse tant attendue. Du café. Parfait. Il sera sans doute temps de passer à quelque chose de plus corsé si la situation l’exige ultérieurement.

« Café, c’est parti ! » Les tasses, cafetières et biscuits arrivent sur la table, accompagnés d’un humain les portant. Pourquoi employer la magie lorsqu’on peut faire soi-même quelque chose ? Je n’ai jamais compris tous ces fous de la baguette qui éructent des accio au lieu de se mouvoir… Affaire de focus, peut-être. Le tatouage est un engagement corporel, charnel, profond et intime. Plus que ne peut l’être un morceau de bois tenu à bout de bras. Gravé à même les chairs, profondément enfoui sous le derme, les arabesques de sang dessinent un horizon possible, un chemin viscéral et carcéral. Le corps se fait vecteur ou prison, les courbes serpentent, dansent, s’enflamment. La magie infuse, traverse, blesse, caresse. Peuvent-ils comprendre cela, ces Hermétiques ? L’immanence claque comme un spectre lointain qu’ils ne peuvent saisir.

« Je vais plutôt bien et je suis contente d'avoir reçu ta lettre. Cela faisait trop longtemps, à mon gout, que l'on ne s'était plus vu, surtout avec tout ce qui se passe au ministère. Oh Gringotts, tu connais. Voyage, secret et gobelin déchainé. D'ailleurs, j'aurais du passer par chez moi, j'ai un magnifique Anubis à t'offrir en cadeau. Il est devenu inoffensif, rassures-toi, mais il est toujours chargé magiquement. Les sorciers égyptiens étaient véritablement tordus, crois-moi.
- Damned ! Tu connais trop bien ma curiosité pour les artefacts magiques, je suis touché que tu aies pensé à moi ! J’imagine bien que travailler avec les gobelins n’est pas une mince affaire, fais-je amusé en m’asseyant sur le fauteuil le plus proche, mais tu as l’air de t’en sortir à merveilles, et tu es déjà d’ores et déjà une briseuse de sorts dont on se souvient du nom au Ministère. Il paraît que tu es brillante ! »

Un brin de fierté filtre de ma voix. Fierté de l’aîné de voir la cadette se frayer un si bon chemin dans la vie. Euthanatos, bien sur, mais pas uniquement. Elle est avant tout elle-même, Snejana Andersson, au croisement de deux cultures, de deux modes de vies. Un carrefour vivant qui lui ouvre tous les chemins possibles et imaginables. Je suppose que c’est dans mon caractère de vouloir chouchouter les petits… quand bien même le chaton ne serait plus si petit que cela !

« Et toi? Comment vas-tu ? Tu résistes toujours à l'envie de montrer à tes collègues que tu n'es pas un carcmol? A moins que tu aies décidé de t'engager dans l'éducation de la nouvelle génération? Si tels est le cas, Poudlard n'est pas un mauvais choix... »

Les effluves de magie euthanatos serpentent dans l’air. Familier picotement qui apaise l’esprit à vif d’un indiscipliné gamin. Je n’ai jamais cherché à cacher à Snejana toute mon affection pour nos traditions, nos coutumes, nos récits. Notre identité. Pour autant, j’ai effectivement choisi de la dissimuler au Ministère, l’entortiller dans les ténèbres pour ne m’en fondre que plus aisément dans le décors… Peut-être Archibald Rosier a-t-il éveillé en moi l’impossibilité de cette dissimulation ? Le désir ardent de, tout à coup, me révéler aux yeux du monde ? Je pourrais songer, encore et encore, mais la vérité est bien que ma décision semble prise… Sinon, pourquoi aurais-je invité Snejana ? Un petit sourire tord mes lèvres tandis que je lui tend une tasse en l’invitant à s’installer confortablement. Assis en tailleurs sur les coussins du canapé, à côté d’elle, j’affiche cette indolence paisible du chat… Ah, ça, au Ministère, ils ne doivent pas souvent me voir ainsi !

« Tout de suite dans le vif du sujet, Jana, hein ? » Grand sourire. C’est ce que j’aime chez elle. « Je vais bien. Toujours cracmol aux yeux du monde, oui… Mais plus pour longtemps, je pense. Ou du moins pas aux yeux de tout le monde... J’ai un nouveau job : Archibald Rosier, directeur du département des Mystères a fait de moi son secrétaire. Je crois qu’il se doute de quelque chose… et je suis à peu près certain qu’il a une idée derrière la tête. »

Une gorgée de café. Bon Sang, ce que ça fait du bien. « Manque de chance pour lui, il a une petite faiblesse : il aime beaucoup les chats. J’ai vu qu’il en avait un dans son bureau, et le chat paraissait chouchouté. Je vais mener l’enquête sur lui, bien sur. »

Tête secouée, deuxième gorgée de café prise. La main se tend vers un biscuit. Le dos se redresse un peu. On devrait tous avoir un ou une amie à qui parler en cas de coup dur. « Mais ce n’est pas pour cela que je t’ai fait venir. Rosier, je m’en occupe, aucun souci. En revanche, j’ai reçu la lettre que tu vois là. Comme tu le sais, je ne connais personne à Poudlard, et tout ce que je sais à propos de cette école, je l’ai lu dans L’histoire de Poudlard ou l’ai entendu de ta bouche. Prends-la, lis-la, dis-moi ce que tu en penses. »

La missive est la suivante. Je pourrais presque la réciter de mémoire tandis que les yeux de la jeune femme dévorent les lignes manuscrites ornées de jolies boucles à l’encre émeraude.

Monsieur Monroe,

J’ai été averti de l’efficacité de vos services d’élimination des nuisibles. Je souhaiterais vous rencontrer à cette fin.
Si vous acceptez la rencontre, brûlez ce parchemin, je vous enverrai l’heure et le lieu de l’entrevue.

Avec mon meilleur sentiment


J’avale négligemment le reste de mon biscuit. « Tu comprends, d’habitude, c’est moi qui joue les contacts mystérieux et qui fixe les rendez-vous ! En outre, cette lettre a été déposée sous ma porte, ce qui signifie que cette personne me connaît en plus de savoir où j’habite. » Préoccupant, il faut en convenir.

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Sam 24 Nov - 14:35


Never thought you'd be the one to help Pavel D. Monroe Le quartier Londonien où avait choisi de loger l'euthanatos n'avait rien d'exceptionnel. Il était passe-partout, presque interchangeable, mais malgré tout, diablement efficace pour sa quiétude. Niché dans un méli-mélo d'architecture classique, regroupant haute charpente et ossature hospitalière, nul sorcier ne pouvait y suspecter la présence d'un des leurs, en son sein. Eh pourtant, à peine Snejana passait-elle sa porte d'entrée, que tout doute sur son appartenance s'envolait. Si aucun élément magique n'ornait ostensiblement ces murs, à l'image de la pensée populaire moldu, les tapisseries aux couleurs chatoyantes, elles, en était un sérieux indicateur. La brune ne put d'ailleurs s'empêcher d'esquisser un sourire en l'observant, consciente que s'étalait par ce biais, son identité et son choix de vie, le leur. Pavel avait toujours été une source d'inspiration, un modèle, presque un mentor quand les traditions paternels lui avaient ouvert les bras. Il lui avait été d'une grande aide par ces profondes connaissances du sujet et tout dans son appartement, le prouvait encore, animant sa demeure d'une ambiance cosy, magique et douce. Une quiétude prit immédiatement possession de ses muscles, tout en séchant ses vêtements. Cette impression familière et rassurante eut tôt fait de la mettre en confiance. Merlin qu'elle aimait cette atmosphère si représentative et pourtant tellement loin de son propre logement.

Il fallait bien reconnaitre que sur certains points, la jeune femme n'était pas la plus ardue conservatrice de leurs mœurs et ce malgré son attachement, devenu inconditionnelle, à leur histoire et leur passé. Se tirant de sa rêverie, elle s'avança dans la pièce, observant les alentours, déridée par son humour et sa réplique piquante. Deux points qui lui faisaient prendre conscience, à quel point il lui avait manqué. Ravie de se retrouver ici, elle prit ces aises en remontant sa chevelure, châtain, dans un chignon lâche. La magie, sa magie était à l'œuvre, elle n'en avait aucun doute et elle appréciait cela, cette capacité de pouvoir être ce qu'il était, librement, chez lui. Ses prunelles pétillantes finir par se vriller aux siennes quand l'animagus repris, insistant sur le fait qu'elle n'avait pas encore céder aux décorations mythiques de leurs idéaux. Amusée, son sourire se fit plus joueur, alors qu'elle haussait les épaules d'un geste désinvolte. Ça n'avait jamais été son habitude, même si elle en reconnaissait les effets apaisants, et cela ne le serait surement jamais. Nul doute, son vis-à-vis en avait parfaitement conscience. D'où le fait qu'il enchaina en lui proposant, comme deuxième option, un défi magique. Alors là, il touchait en plein dans le mille. La brunette était toujours disponible pour relever le moindre défi et son acharnement sur la cause n'était plus à prouver. Elle pouvait y passer nuit et jour pour en atteindre le firmament.

-Je crains de ne pas encore avoir cédé à ce point si coutumier de nos mœurs. Mon père s'en désole à chaque fois qu'il vient. Mais il finira par s'en faire une raison. La malice brilla dans son regard, car ne pas avoir ces tapisseries colorées ne l'empêchait pas d'être pour autant une fervente pratiquante, à sa manière. Depuis qu'elle l'avait découvert au hasard -ou pas, elle en doutait de plus en plus- à l'enfance, elle ne l'avait plus lâché. Tu sais bien que je suis incapable de résister à un défi.

Surtout si Pavel le lui en proposait un. C'était tout bonnement plus fort qu'elle, c'était au-dessus de ses forces. Ma foi la boutade accueillante finit par laisser place aux politesses d'usage, vu qu'il requerra son assentiment sur une potentielle boisson. Après un travail harassant, au sein de la banque sorcière, la petite britanno-suédoise aurait pu opter pour la brûlure bienfaitrice d'un bon alcool, mais les effluves savoureuses de son café, torréfié, eut tôt fait de faire pencher la balance en sa faveur. Le maitre des lieux partit rapidement s'affairer en cuisine, une fois son choix émis et elle profita de ces secondes de solitude pour arpenter son salon, se rapprochant du canapé central et du feu de cheminée. Leur chemin ne s'étant plus croisé depuis quelque temps, elle mit un point d'honneur à combler ses lacunes sur son existence, même si ce fut assez évasif. Le problème avec son métier, ou avec les gobelins en général, c'était qu'ils n'aimaient pas discuter de leurs projets ou de leurs futurs idées et qu'ils étaient tenus par le secret professionnel. Même si elle savait qu'elle pouvait avoir totalement confiance en son ainé, la briseuse de sort ne pouvait pas déroger à la règle. Cependant, le charmant brun ne s'en formalisa point et ramena prestement tasse, café et biscuits, allant même jusqu'à lui faire un immense compliment.

-Des gobelins ronchons, c'est de la routine tu sais.. Elle prit place à ses côtés, sur le fauteuil. Merci, je prends le compliment.

Oh elle savait bien qu'un des départements du ministère engageait, à temps plein, des briseurs de sorts de Gringott's comme consultants. L'idée pouvait même être tentante, même si tout le paysage politique et ces règles de convenances risquait bien vite de l'ennuyer. Elle aimait peut-être un peu trop la découverte et les voyages que pour se fixer dans un job plus renfermé. Enfin, là n'était pas la question, car au gré de ses déplacements, "Jana avait pu remarquer une lettre, savamment mise en évidence par Pavel. Ainsi isolée, elle n'avait pu faire autrement que de la prendre en compte et de l'observer. La première chose, avant même la lecture, qui lui sauta aux yeux fut le sceau l'ornant: Poudlard. L'emblème des quatre maisons entourant le célèbre H était reconnaissable entre mille. Mais là ou sa présence chez lui était intrigante, c'était que son vis-à-vis n'avait pas étudié dans l'école de sorcellerie et n'y avait, à priori, jamais mis les pieds. Jouant les contres questions, la brune proposa l'interrogatoire inverse, le taquinant légèrement sur sa capacité à se faire passer pour un cracmol aux yeux de ses collègues, avant de soulever l'hypothèse qu'il voulait peut-être faire une reconversion de carrière. À tous les coups, c'était une des raisons de son invitation, elle en mettait sa main à couper. Patiente, la jeune femme suivit ses gestes du regard, avant de s'emparer de ce réceptacle au contenu brulant. Sa main l'agrippa fermement, tandis que son nez, lui, vient en humer les délicieuses senteurs. Taquine, son sourire s'agrandit, alors qu'il lui affirma qu'elle filait toujours droit au but, avant d'évoquer la possibilité de ne plus pouvoir tenir ce rôle au su de tous. Intriguée, sa tête se pencha sur le côté, tandis que le nom d'Archibald Rosier entrait dans la danse. Attentive, elle ne put retenir un léger rire quand il lui signala avoir prit les choses en main, usant d'une faiblesse toute féline de son supérieur.  

-Bien sur... C'est pratiquement un travail sur mesure, pour toi. Mais fait attention quand même, d'accord?

Ces pupilles s'illuminèrent dans une moue attendue, avant que le gout du café ne vienne titiller ces papilles gustatives et mettre en émoi son palais. La chaleur du liquide fut revigorante et la lampée suivante s'avala avec aisance. Pied étendu, gentiment glissé sous la table, elle gardait ses paumes contre la porcelaine, quand il en vint au vif du sujet : Sa lettre. Il était incorrigible, elle avait vu juste, ou plutôt il avait eut raison de la laisser en évidence. Invitée à en lire d'avantage, Snejana délaissa sa tasse au profit de ladite missive. Remettant une mèche rebelle derrière son oreille, son attention se focalisa sur l'épitre et sa dactylographie émeraude. Son esprit aiguisé suivit les alignements manuscrits, au même rythme que Pavel les imaginait mentalement. Le texte était bref, rapide, efficace, il allait droit au but, tout en restant diaboliquement mystérieux, anonyme. Pourtant au moment de sa lecture, ses sourcilles se froncèrent, tout d'un coup emportée par une sensation de déjà-vu, un ressenti vivace. Reconnaissait-elle l'écriture ? Oui et non. Non, elle n'avait plus la moindre idée de qui, ou même d'où, elle l'avait déjà vu et oui, parce qu'elle lui semblait connue, voire familière. Cherchant à aller au bout de son intuition, sa mémoire tournait à plein régime, essayant d'assembler et de transposer cette lettre à d'autres souvenirs épistolaires. En vain. Ne baisant pas les bras pour autant, elle y chercha d'autre indice pour la mettre sur la voix et essayer de faire échos avec l'évocation pensée. Évidemment, les armoiries de Poudlard était une évidence mais était-ce vraiment un indice ou plutôt une fausse piste ? Quoi qu'il en soit, elle comprenait son trouble.

-C'est assez inhabituel, j'en conviens... Étrange également...Tu es sûr qu'aucun de tes anciens commanditaires n'aurait pu transmettre ton identité, ou du moins suffisamment d'information, pour que quelqu'un puisse remonter la piste jusqu'à toi?

Il était évident que son frère de cœur n'était pas un idiot. Il devait prendre toutes les dispositions possibles et inimaginables pour ne pas voir sa couverture éclater au grand jour. Le nom donné à ces pourvoyeurs ne devait donc pas être le sien, tout comme les lieux de ses rendez-vous ne devaient pas être celui-ci, mais sait-on jamais. L'un ou l'autre pourrait penser nécessaire d'éliminer le seul lien tangible entre le crime et eux, auquel cas, cette lettre n'était qu'un vulgaire piège. Non vraiment, c'était étrange et cela ne lui disait rien qui vaille. Qu'un potentiel tueur, aux seconds degrés, essaye de cacher son identité, à la limite pourquoi pas, il ou elle, avait peut-être peur du retour de manivelle si le but n'était pas atteint par Pavel et que sa porte de sortie soit de le vendre, mais cela restait caduque. Ses yeux parcoururent à nouveau les courbes de la plume et plus elle le faisait, plus elle avait l'impression de l'avoir sur le bout de la langue. Par Morgane que c'était énervant! Ne souhaitant pas immédiatement lui montrer son trouble, elle choisit de reprendre d'une voix clinique. Sans doute était-ce d'ailleurs ce qu'il attendait d'elle, qu'elle l'analyse calmement, en l'aidant si possible à y voir plus clair.

-Deux choses l'une, soit cette lettre véhicule une magie bien particulière, soit tu es observé. Cherchant à lui faire comprendre ses dires, la brune paraphrasa une partie de l'écrit. "Si vous acceptez la rencontre, brûlez ce parchemin, je vous enverrai l’heure et le lieu de l’entrevue." Et avant que tu ne me poses la question, non, je ne détecte rien de spécial. Sur la lettre bien entendu. Elle lui semblait parfaitement banale, mais elle était loin de maitriser toutes les formes de magie, son avis sur la question ne faisait donc pas acte de fois. Elle s'humecta les lèvres avant de reprendre. Quant à l'identité de ton mystérieux expéditeur, le moins que l'on puisse dire c'est qu'il, ou elle, est prudent. Laconique aussi, pas de fioriture directement au but. Je suppose que tu veux savoir ce qui en est pour Poudlard ? C'est difficile à dire. Elle reposa la lettre, mais son regard, lui, y restait irrévocablement accroché, comme une tentative désespérée de se rappeler. Peut-être devrait-elle aller dénicher ses anciennes notes de cours? Oui c'est écrit sur un parchemin portant les emblèmes de Poudlard et donc ça aurait tendance à sous-entendre que ton locuteur s'y trouve, ou du moins peut avoir facilement accès à leurs papiers. Après, rien ne te dis que ce n'est pas une diversion, ou même un piège. Tu es sur que tu n'as pas de problème ? Malgré le ton diagnostique qu'elle avait prit, une inquiétude se dessina sous la dernière question. Une angoisse concernant sa sécurité. Si la missive vient bel et bien de l'école, alors ça limite les choix. Néanmoins, l'équipe professorale a bien changé depuis que j'y ai terminé mes études. Sur place, je ne connais plus que trois personnes : Le Directeur Rogue, le Professeur McGonagall et Alys.

Il était évident que connaitre était un bien grand mot, à part peut-être pour le cas de la sulfureuse rouquine, ayant accepté le poste de professeur de divination. Après, il lui semblait impossible de voir Alys agir de la sorte, tout comme McGonagall. Minerva avait toujours été d'accord avec le point de vue d' Albus Dumbledore et elle ne la voyait pas agir de manière détournée pour éliminer quelqu'un. Eh sur ce point, elle avait dut mal à imaginer que ce soit le cas de Severus Rogue. Enfin, disons qu'il s'y prendrait surement très bien tous seul, sans avoir besoin d'aide. Quoiqu'il en soit l'impression étrange de connaitre cette écriture n'avait pas disparu.

-J'ai l'impression d'avoir déjà vu cette écriture quelque part, mais je ne sais plus où...

Vraiment rageant.

©️ Justayne

2074 mots

Pavel D. Monroe

Pavel D. Monroe
ADMINISTRATRICE & MJ
hiboux : 780
Sam 15 Déc - 12:16


Never throught...

ft. Snejana Andersson

Ni Archibald Rosier, ni les turpitudes tatouées le long de l’échine peuvent me faire quitter des yeux la frêle paume de Snejana refermée sur le parchemin laissé à son attention sur la table. L’angoisse disproportionnée que lui inspire mon nouveau métier indiffère le coeur tambourinant sous une carne hérissée de l’émoi frissonnant d’une angoisse lancinante. Depuis que j’ai reçu cette lettre, je m’inquiète. Le hâle de sa peau tranche avec l’ocre parcheminé du document, et tandis que son œil danse à la surface de la brève missive, je puis m’en reconstituer sans peine chaque ligne, chaque mot, chaque ponctuation tant je l’ai lu. La flamme sombre de son œil semble vouloir embraser la surface de l’écrit tant elle le fixe avec intensité. Un effrayante et parfaite concentration.

- C'est assez inhabituel, j'en conviens... Étrange également...Tu es sûr qu'aucun de tes anciens commanditaires n'aurait pu transmettre ton identité, ou du moins suffisamment d'information, pour que quelqu'un puisse remonter la piste jusqu'à toi?

Je secoue la tête, m’attendant à ces interrogations pleines de bon sens. Je me les ai suis déjà posées un bon millier de fois.

« J’ai cherché, crois-moi, ‘Jana. Mais les commanditaires connaissant ma véritable identité sont extrêmement rares. La plupart du temps nous ne nous rencontrons pas, et si rencontre il doit y avoir, elle se fera le plus loin possible de Londres, idéalement dans un autre pays. Je suis prudent, tu me connais... »

Mon amie reprend la parole, laissant mourir dans l’écho de sa voix mon propos. Elle sait mieux que beaucoup qui je suis, comment je fonctionne… Pour cause, si je ne l’ai formée, j’ai tout de même passé un conséquent nombre d’heures à deviser avec elle. Proches en âge, en destinée, notre amitié a flambé dès les premières heures de sa venue parmi les Euthanatoï.

« -Deux choses l'une, soit cette lettre véhicule une magie bien particulière, soit tu es observé. "Si vous acceptez la rencontre, brûlez ce parchemin, je vous enverrai l’heure et le lieu de l’entrevue." Et avant que tu ne me poses la question, non, je ne détecte rien de spécial. Quant à l'identité de ton mystérieux expéditeur, le moins que l'on puisse dire c'est qu'il, ou elle, est prudent. Laconique aussi, pas de fioriture directement au but. Je suppose que tu veux savoir ce qui en est pour Poudlard ? C'est difficile à dire. »


J’opine, abondant sans réserve dans le sens de mon amie. Sa logique implacable fait merveilles comme de coutume, et c’est bien pour cela que je me suis confié à elle.

« Oui c'est écrit sur un parchemin portant les emblèmes de Poudlard et donc ça aurait tendance à sous-entendre que ton locuteur s'y trouve, ou du moins peut avoir facilement accès à leurs papiers. Après, rien ne te dis que ce n'est pas une diversion, ou même un piège. Tu es sur que tu n'as pas de problème ? »

Tête secouée tandis que les ailes de l’inquiétude frôlent les côtes dans un frimas d’expectative.

« Je ne pense pas avoir d’ennui quelque qu’il soit… Les seuls ennuis que je pourrais avoir concernent mon enquête sur @Archibald Rosier, et pour l’heure je n’ai pu remonter à un lien quelconque entre lui et Poudlard. Il a certes connu lointainement le Directeur, Severus Rogue et une partie du personnel, mais la plupart de ces sorciers sont de la même génération et évoluent dans les milieux des sangs purs… En outre, ma couverture de cracmol tient pour le moment parfaitement la route… Et une lettre ? Ça ne ressemble que fort peu à Archibald Rosier. L’homme est plutôt direct, du genre à aimer se repaître de la frayeur de sa proie… Je pense qu’il trouverait sans doute plus retors et plus spectaculaire que ça. »

Je laisse quelques instants de silence flotter, puis finis par relever la tête lorsque ma vis à vis reprend la parole :

« Si la missive vient bel et bien de l'école, alors ça limite les choix. Néanmoins, l'équipe professorale a bien changé depuis que j'y ai terminé mes études. Sur place, je ne connais plus que trois personnes : Le Directeur Rogue, le Professeur McGonagall et Alys. »

Notant mentalement les noms sus-évoqués, je suis bien vite happé par le flamboiement d’une remarque gommelée à mi-voix.

« J'ai l'impression d'avoir déjà vu cette écriture quelque part, mais je ne sais plus où... »

ça, ça ressemble à un début de piste où je ne m’y connais pas… J’hésite à présent quant à la marche à suivre. Je pèse silencieusement le pour et le contre de chacune de mes idées. J’en arrive à la conclusion la moins risquée pour l’esprit de Jana… moins risqué que de fouiller ses souvenirs alors que je ne suis qu’un piètre sorcier de l’esprit, en tous cas.

« Eh bien… que dirais-tu d’une petite aventure que tu ne manqueras pas de désapprouver ? »

un tour de poignet pour faire léviter la missive au dessus de la paume. Le parchemin semble se mouvoir au rythme d’un souffle. Si l'ignition déclenche un portoloin, il serait stupide de laisser le moindre contact subsister. Ce petit tour de force ne requière guère plus qu’une concentration minime, désormais. Les tatouages dorsaux pétillent d’une étincelle de magie familière. Infime pensée pour sa première victime. Sa Mère. Le parchemin s’embrase.

883 mots


SWEETNESS & MURDER

Sorcellerie

Sorcellerie
GRAND MAÎTRE
hiboux : 424
Sam 15 Déc - 14:27
Intervention MJMAGIE EUTHANATOS
Réussite | La lettre s'embrase et crame de flambées vertes. Les cendres tombent dans la paume ouverte sous le papier. Il ne reste, lévitant, qu'une pièce de monnaie gravée. sur laquelle l'inscription "Portoloin" tracée au feutre et rehaussée d'un petit smiley nargue les deux euthanatoï. Il semble évident que le moindre contact physique pourra attirer celui ou ceux qui ont touché la pièce vers des contrées inconnues.

Invité

Invité
Dim 13 Jan - 12:27


Never thought you'd be the one to help Pavel D. Monroe Inadmissible erreur, véritable parjure, aberration symphonique, voilà quelques uns des termes dont userait un grand amateur d'art, s'il advenait à entendre une fausse note, lors d'un somptueux concerto. Le charme de l'hymne se briserait d'un seul coup, laissant le choriste avec un gout amer de désillusion en bouche. Une sensation d'inachevé. Le ressentis de Snejana, à la vue de cette lettre, trainant nonchalamment sur la table basse, n'avait évidemment rien d'une fausse note, mais cela ressemblait furieusement à accroc esthétique. Son logis était parfaitement rangé, tous les objets se trouvaient à la place qui leur étaient désignés, sauf ce morceau manuscrit. Inévitablement, cela attirait la pupille, accaparait l'attention, de manière totalement volontaire. Elle connaissait suffisamment bien Pavel que pour deviner par là son intention, lui-même la discernait avec assez de clairvoyance que pour comprendre que ce détail, anodin, viendrait titiller sa curiosité. Très honnêtement, cette légère mise en évidence lui faisait l'effet d'une technique cinématographique moldu, très connue. L'élément inintéressant, ce point de détail auquel le réalisateur semblait s'accrocher plus que de raison, le détaillant de longues minutes, alors que l'observateur, lui, ne voyait absolument pas le rapport avec l'histoire en cours. Ce même composant qui d'un seul coup, à la fin, surgissait de l'ombre en révélant son utilisation cachée, ou son intérêt dans la résolution finale. C'était exactement ça. À tous les coups, son invitation en ces lieux avait un rapport avec cette épitre, la brune en était pratiquement certaine. Curieuse de nature, têtue et buttée à l'extrême, elle ne put résister longtemps à la tentation, lançant l'air de rien Poudlard dans la danse.

Nul doute, l'animagus ne devait attendre que cela, car après quelques répliques concernant une nouvelle cible, Archibald Rosier, il en vient à la missive, l'invitant même à en prendre connaissance. Délaissant avec peine sa tasse de café à l'arôme envoutant, l'employée de Gringott's troqua la porcelaine contre l'écrit sténographié d'une encre émeraude. Refusant de se laisser distraire par les fioritures extérieures, tel l'emblème de sa scolarité, elle focalisa ses prunelles sur les courbes manuscrites, savamment dessinées. Une concentration extrême se lisait sur son visage, y cherchant la moindre trace pouvant provoquer, en elle, le déclic, la résolution de l'énigme. Inconsciente du regard tendu de l'euthanatos, "Jana était complètement et entièrement absorbée par ces pensées, par cette impression de déjà-vu. Mémoire tournant à plein régime, fouillant le moindre recoin de sa très bonne reconnaissance photographique, elle se donna un peu de temps, en prononçant les évidentes questions : Quelqu'un avait-il réussi à remonter la piste du tueur à gages, jusqu'à son frère du cœur? C'était évidement rhétorique, elle le savait suffisamment prudent que pour éviter ces désagréments, mais il était de notoriété publique que si elle voulait avancer dans ses hypothèses, il fallait toutes les passés en revue. Ne lâchant pas du regard la dépêche, la petite britanico-suédoise entendit son compatriote de culte répondre, niant l'évidente possibilité d'un ancien commanditaire.

Lui jetant un regard à la dérobée, elle opina du chef, avant de reprendre un rôle plus clinique, stratège, décortiquant la moindre base présentée à son regard, en commençant par l'indéniable magie que devait contenir le filigrane ocre. Sans cela, impossible à son interlocuteur de savoir le moment exact où Pavel allait accepter, ou refuser, sa proposition. Cependant, malgré son élocution froide, tranchée, presque impersonnelle, il put y dénicher une once d'inquiétude à son encontre. Rares étaient les amis pour lesquels elle craignait, mais une chose était sûre, s'il lui arrivait quoique se soit, elle retournerait terre et mer pour en savoir la raison et le tirer de là. Un sous-entendu subtil, passe partout à toute ouï non exercée, ce qui n'était évidemment pas le cas de son aîné. Lentement, toujours captivité, elle déposa la lettre sur la table, alors que les méandres de son esprit se confrontaient trouvailles après trouvailles, à l'échec, la faisant silencieusement enrager. Par Merlin, où avait-elle déjà vu cela ? Le souvenir était vivace, l'impression lui tordait les tripes, mais le dénouement n'arrivait point. Véritablement rageant. Contenant son ressentit, ne voulant pas encore le mêler à son analyse spartiate des informations à sa disposition, elle se contenta d'écouter les répliques de son vis-à-vis, lui signalant qu'il n'y avait pas, à priori, de personne qui souhaiterait lui ôter la vie. Un sourire légèrement ironique lui vient aux lippes, quand il parla des méthodes plus nébuleuses de Rosier. Même si, la brune ne le connaissait point, elle l'imaginait parfaite bien sous cette description, pourtant peu flatteuse.

-Certes, mais tu ne peux nier que cette lettre te perturbe, Pavel. Tu es troublé par elle, au point de m'en parler. L'un dans l'autre, cela pourrait très bien correspondre au début d'un jeu mesquin, une méthode qui selon tes dires lui correspondrait bien. Il n'agit peut-être pas seul, il doit avoir sous sa coupe suffisamment de sbires pour intercéder à ses côtés?

L'idée était littéralement lancée au vent, fruit de supputation sans faits avérés. La jeune femme ne pouvait simplement pas passer outre cette possibilité, surtout que le nom d'Archibald Rosier ne cessait de revenir dans la locution du trentenaire. Ma foi, il restait l'évidence même, annoncée par l'entête du parchemin, celle que le mystérieux expéditeur venait de Poudlard. Ce fut sur ce point qu'elle embraya, avouant sa méconnaissance de l'équipe professorale en place. Sur la flopée de postes ouverts, elle ne pouvait parler que pour trois d'entre eux. Une amie avec qui elle avait réalisé une bonne partie de scolarité, et deux instructeurs qu'elle-même avait eus en classe. Néanmoins, elle ne parvenait pas à mettre sur leur visage, le mot coupable. Imperceptiblement échauffée par son incapacité notable à reconnaitre l'écriture, elle finit par laisser transparaître la grogne qui couvait en elle, son esprit tournant encore à plein régime. Malheureusement pour elle, des lettres, des morceaux griffonnée à la hâte, elle en voyait des dizaines et des dizaines par jour, toute n'étant même pas signée, difficile dès lors de remettre le doigt dessus. Dans son être, c'était comme chercher une aiguille dans une botte de foin, cela allait la rendre chèvre. De toute façon, même si elle devait y passer des heures, ou même des jours, elle ne lâcherait pas. C'était plus fort qu'elle, une véritable nécessité.

La tête légèrement penchée sur le côté, laissant échapper quelques mèches rebelles, à l'agréable couleur caramel, elle finit par se tourner vers lui d'un regard questionneur, quand l'employé du ministère lui proposa une aventure qu'elle désapprouverait. De quoi voulait-il parler? Immobile, toujours sagement assise sur le canapé, elle leva un sourcil interrogateur, alors que le papier s'éleva, flottant doucement dans l'air. Inutile, d'aller plus loin, qu'elle avait déjà saisi son intention. Foncer droit dans le piège était idiot, mais parfois, il n'y avait guère de solution, surtout que Pavel semblait bien décidé à venir au bout de cette mélasse. Attentive, observatrice, son regard ne lâcha pas le parchemin, prête à réagir au moindre changement, agressif. Nulle tempête, nulle explosion, nuls cris. Seule, le papier s'embrassa d'un feu magique, rapetissant l'objet à une pièce de monnaie gravée d'un seul mot "Portoloin". Nouvel étirement en coin de ses lippes, évidemment. Ses prunelles brillaient de mille feux, analysant la pièce, essayant de comprendre. Immobile, ramenant ses jambes sur le sols, sa voix déchira le silence, tandis que son regard noisette venait harponner le sien.

-Belle magie. C'est un sortilège protéiforme et tu as en ta possession la pièce maitresse. Son explication était minimaliste, mais il comprendrait certainement ce qu'elle essayait de lui expliquer par là. Si l'expéditeur tenait à savoir exactement quand l'animagus allait accepter son offre, peu conventionnelle, il fallait qu'il en soit averti. Quoi de mieux que d'user de cette technique? Question de ne pas se faire surprendre par une inopinée arrivée de portoloin. Non vraiment, la brune ne voyait que cela pour l'expliquer. Elle en avait d'ailleurs déjà vu à l'œuvre. Une simple modification sur l'objet maitre, entrainait immédiatement la même sur la copie, avertissant ainsi le propriétaire. Astucieux et aisé. Pourquoi n'y avait-elle pas pensé plutôt? Par contre le smiley ne fait pas très sorcier.

Affirmation classique. Peu de sorciers de sang pur étaient au courant des habitudes moldu, et c'était plutôt leurs manies à eux que d'en mettre à tout bout de champ. Alors est-ce que ce mystérieux expéditeur avait du sang de non-maj, comme aimait les appeler les Américains, dans les veines? Possible, même si cela ne l'aidait pas à y voir plus clair. À moins, évidemment, que ce ne soit simplement une technique ironique, pour en remettre une couche. C'était en tout cas narguant. Incapable de faire autrement, son regard partit s'y accrocher à nouveau. S'il voulait en avoir le cœur net, il n'y avait plus qu'une solution en liste : Celle de prendre le taureau par les cornes et d'activer ce portoloin. Cependant, il était hors de question, qu'il y aille sans elle! Elle refusait de rester là, dans sa demeure, à attendre son hypothétique retour, alors qu'un piège pouvait se refermer à tout instant sur lui...Et si tel n'était pas le cas, le pourvoyeur ne serait pas ravi de la présence d'une tierce personne, mais il, ou elle, n'avait pas joué dans les règles, il ne pouvait donc pas brimer cette entorse au règlement. Convaincue de ses pensées, d'un geste assuré, presque décidé, sa poigne se referma sur son poignet. Une prise à l'apparence frêle et pourtant diablement solide, l'empêchait ainsi de l'activer sans l'emmener.

-Foncer droit dans le mur, en tout connaissance de cause, ne manque pas de charme. Mais tu n'iras nulle part sans moi.

Implacable, décidé, autant sa voix que ses pupilles déterminées, ne laissait place à la discussion. Snejana était peut-être la plus jeune des deux, l'homme à ces côtés avait beau jouer le rôle de mentor, de grand frère et de protecteur à ses heures perdues, aujourd'hui, elle renversait la vapeur. Si tout ceci n'était qu'une vaste comédie, destiné à le mettre à mal et bien ils seront deux pour y faire face. Son corps était prêt, tendu, mais sans panique. Une légère appréhension peut-être, mais celle-ci n'était du qu'à la désagréable sensation d'être attrapé par le nombril, qu'allait inévitablement provoquer le portoloin.

©️ Justayne

1685 mots

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