C í s t e. réminiscence américaine [ft. Charlie A. Davidson]
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Ven 21 Sep - 13:06
C í s t e. réminiscence américaine
ft. Charlie A. Davidson
« T'as pour vocation d'être un elfe de maison, ou comment ça se passe ? » ▬ CONNOR.

Septembre drapait de ses couleurs le paysage écossais. L’été indien prévu par les divers météorologistes ces dernières semaines faisant finalement la grimace pour ne laisser place qu’aux premières froides périodes. Par moment les ponctuant des chants des Augurey, pour appeler de la lancinante voix commune des phénix irlandais les sanglots des cieux. Mi-saison bien maussade au final qui enterrait avec vigueur son homologue estivale que le grand brun regrettait amèrement.

Il était rentré dans sa dernière année. Portant pour dix mois restant ses couleurs avec une grande flemmardise évoquée rien qu’à l’idée des efforts invoqués par sa vie estudiantine. Non pas qu’il était mauvais élève, s’avérant même plutôt pertinent et doué dans certaines matières. Mais doté d’un vrai désintérêt pour les études. Ce dernier accentué par toutes les fois que ses professeurs rappelaient à l’ensemble de sa classe que les jeunes gens entamaient l’année des Aspics, dans des tons sévères dont eux seuls avaient le secret. Mention qui contrairement au premier objectif escompté – c’est-à-dire attiser l’envie de réussir - l’avait juste rapidement agacé. Poussé même son imagination dans la déviation de son intelligence pour n’en formuler qu’un jeu malin avec ses amis de décomptes où à chaque appel du nom des examens qui les attendaient fin juin, ils devaient à tour de rôle lancer un sort. En général l’enchantement s’avérant être une farce à l’attention de leurs camarades. Allant simplement de l’attache des lacets de leurs compatriotes à – très prochainement en avaient-ils pour projet – le changement de coloration capillaire d’un de leurs collègues. Et pourquoi pas assortir les faces de vipères à leurs écussons ? avait proposé d’un air nonchalant le Poursuiveur. Manière au fond pour ce jeune gryffon de marquer concrètement son profond désintérêt pour cette année décisive de son avenir. Transgressant simplement par immaturité l’ordre des choses. Ou peut-être n’était-il juste au fond qu’un gosse attardé effrayé de devenir adulte.

Cependant ce n’était pas le type du jeune O’Nialláin de faire dans l’analyse psychologique – surtout lorsqu’il en était le sujet. Surement aurait-il même simplement lancé à l’émission de ces quelques exposés qu’il ne souhaitait que s’amuser. Et surtout, que les études n’étaient pas pour lui. Lui qui n’avait pour seul et unique projet de faire du Quidditch - de sa passion, de ce fantasme et cet exutoire qui lui tenait tant à cœur - son projet de demain. Prêt à vieillir comme il avait grandi : fendant les vents sur un balai pour aller marquer, le souafle sous le bras. Pétillement dans la rétine avec cette sensation de liberté gagnée par les airs.
Il lui était même inconcevable de se voir éloigné de ce milieu, rangé dans un vulgaire bureau pour bouffer de la paperasse toute la journée. Et ce même si son père lui avait présenté l’humble perspective de faire jouer ses relations au ministère des Sports Magiques pour lui trouver un stage bien convenable à la suite de ses études. Récoltant seulement de la chair de sa chair la défense de continuer de parler collée dans le viride des orbes de sa descendance, cette dernière pas assez folle pour ne pas apercevoir la carotte tendue au-dessus de son crâne. Mais malheureusement pour l’homme qui l’avait élevé, le légume semblait gâté et poreux à la suite du passage de nombreux lombrics aux yeux de son fils.

Ainsi, la tête brûlée, forte de ses convictions et cet objectif professionnel - surement farfelu, trop ambitieux ou juste irréaliste pour certains – avait mis sciemment de côté ses propres études. Choix ressortant en ce début d’année où il fut confronté, reste de l’après-midi offert par un gracieux emploi du temps, à un choix pas vraiment cornélien : sortir se dégourdir les jambes, entretenir sa condition et se défouler, ou bouquiner les cours suivis le matin-même. Et dans la plus grande prévision de son caractère, n’ayant pas entrainement dans la journée qui plus est et sentant son surplus d’énergie crier gare, il tourna sans regret le dos aux premiers séances de révisions qui le firent même gentiment rire pour ces premiers jours de rentrée avant d’enfiler jogging et baskets. Targuant ses camarades d’esprits bien simples par ailleurs et faibles pour succomber par avance du stresse induit volontairement par ces sots de professeurs. « Ils vous foutent un peu la pression et allez que ça panique déjà ! » s’était-il amusé en sortant de la salle commune. Dodelinant de la tête avec railleries sur sa gueule d’ange, pour signer en dernière réplique d’un « Pitoyable » son passage du portrait de la Grosse Dame, amusé de ces confrères aux belles résolutions, qui l’avaient dévisagés en réponse alors que s’évaporait dans les couloirs la silhouette athlétique masquée dans l’un des maillots de l’équipe des Crécerelles de Kenmare – le club mythique de tous les temps auquel le grand brun rêvait plus tard d’être rattaché.

Alors, par la suite, il avait fondu dans les couloirs avec vitesse pour atterrir dans le parc. Courir, se dégourdir les jambes, conserver sa forme. Entretenir son corps pour garder les réflexes, mais aussi sa tonicité. Surtout que le jeune O’Nialláin était de ceux qui aimait le gout de l’effort. Pouvoir fondre toutes ses énergies dans de purs mouvements physiologiques. Après tout, le sport comme l’amour ou le sexe, libérait bien des endorphines selon les moldus non ? – unique connaissance de la médecine non-magique qu’il avait, et dont il était grandement fier en prime. Idiot.

Le jogging dura un peu plus d’une heure, ponctué de rares pauses. Tout d’abord longeant le lac noir, avant de bifurquer de ci et là sur les divers chemins du domaine qu’il connaissait. Rétribution pour avoir loger en ces lieux depuis bien cinq ans révolus. L’air frais giflant ses joues pour les teindre de rouge tandis que son cerveau se mettait en pause. Il aimait ce type de moment, bien que les appréciant davantage en compagnie de ses camarades. Mais puisque ces derniers étaient bien trop occupés à vouer leurs heures à des séances minables d’études, il n’avait le cœur à les en déloger de leur bêtise. Ils s’en rendraient bien vite compte une fois devenus tous molassons. Penchant même le jeune homme à regretter de l’absence de cours spécifiques justement à l’entretien de leurs enveloppes corporelles et l’éducation physique. Après tout, c’était autant une question d’hygiène de vie qu’un entrainement à la coordination - ce dont, au final, tout sorcier avait besoin, estimait-il, ignare du modèle moldu sur cette question justement.

La haute tête brune profita même de l’exercice pour aller longer le terrain de Quidditch où en petite oie curieuse il glissa un coup d’œil pour zieuter l’équipe des Poufsoufle s’entrainer – sa plus grande pause autorisée dans l’effort. Et y avait pas à dire, le Quidditch était un sport parfait en tout point : même pour l’espionnage entre équipes, les joueurs gravitant tellement haut dans le ciel qu’il en était d’une simplicité enfantine de pouvoir espionner tout adversaire sans se faire remarquer au loin. L’Irlandais se mit par ailleurs plusieurs fois à rire des médiocres performances – à son avis – ou des erreurs bêtes de jeux de ses adversaires. Sifflant sous des zygomatiques moqueurs que son équipe n’avait pas de soucis à se faire, avant de repartir clore son tour dans un sourire victorieux par avance.

Ce ne fut que sur le chemin du retour qu’il réfléchit enfin aux projets suivants qui allaient définir le temps qu’il lui restait jusqu’au soir. Bien qu’une douche sembla le schéma principal, il ressentit tout de même une petite faim qu’il trainait depuis le milieu de sa course. Après tout, l’effort ouvrait l’appétit, non ? Et constata, le hall dépassé, cheveux dressé dans l’effort sur le haut de son crâné, et gouttes perlant sur son front, de l’heure un peu trop éloignée de celle du diner devant la grande horloge en devanture de l’école. Lèvres pincées, le jeune homme céda à ses besoins primaires. Trop habitué à toujours avoir ce qu’il voulait dans la minute, sans comprendre le principe de l’attente. On pouvait aussi le dire tout simplement capricieux et, par moment même déraisonnable.

Ses pas bifurquèrent alors vers le sous-sol, où il savait que se trouvaient les cuisines. Petit secret au final que tout ancien élève connaissait et dont il avait, depuis qu’un ainé l’avait mis dans la confidence, usé à sa guise. Les elfes de maison bien trop gentils pour qu’un de leurs « semi-maitres » puisse leur faire croire d’être en hypoglymécie avant qu’on ne lui tende un petit quelque chose – et qu’il se resserve trois fois après selon ses envies. Ayant même poussé le vice jusqu’au bout en quémandant avec aplomb naturel – et aucune gêne sur le visage ou dans son cœur - des paniers d’éclairs au chocolat pour certaines occasions. Les seules et uniques fois où il ne grattait pas la poire du tableau pour son propre intérêt. Il fallait croire que les lémuriens avaient des pouvoirs bien étranges n’est-ce pas ?

Il prit alors la porte à droite de l’escalier principal, débouchant sur une volée de marches qu’il engloutit en une seconde pour s’avancer par la suite dans un large couloir aux murs recouverts de tableaux. Victuailles s’adressant chacune leur admirables beautés picturales, parmi même lesquelles il constatait pour la première fois quelques reprises enchantées de certains grands peintres moldus dont il reconnut dont le lot, un peu surpris, un quadryptique de visages élaborés dans les divers reliefs par des produits relatifs à chaque saisons qui se faisaient la causette de l’un à l’autre de leurs cadres – ayant souvent vu ces derniers durant l’été qui venait de se clôturer où il avait rencontré une jolie étudiante moldue en art. A croire que l’écouter le bassiner sur ses projets de fin d’année avait en somme pu lui apporter quelque chose. Pourtant pas une grande découverte dont il retira tout intérêt en haussant les épaules. Au fond, fallait le dire, il s’en foutait. Et se plaça sans plus attendre devant le tableau de l’œuvre de la coupe argent abondant de fruits pour s’adonner à la combine.

Poire chatouillée puis transformée en poignée, il l’actionna et parvint enfin dans l’impressionnante salle. Haute de plafond et aux perspectives à l’exacte image de la Grande-Salle, jumelle du rez-de-chaussée. La chaleur de la pièce l’envahit aussitôt tandis qu’il laissa couler son regard sur diverses tables où s’amoncelaient en avance différentes nourritures –en quantité astronomique - prêtes à être transformées pour les plaisirs des petits seigneurs du Château. Découvrant même par avance le menu du soir auquel réagit dans un cri singulier son estomac. Il avait la dalle. Cuivre des marmites et casseroles vinrent égayer en touche finale le spectacle et réfléchir la douce lumières des foyers où les brasiers retentissaient dans leur hâte de cuire les différents mets.
Pourtant, quelle ne fut pas la surprise du jeune homme en ne constatant pas une volée de gros yeux lui sauter dessus au premier mètre qu’il eut fait dans l’antre. Inhabituel, venant de leur part.

Et n’eut pas à se poser plus de questions en visant rapidement l’intérêt de la plupart des petits êtres, qui composaient les chefs cuistots de l’école, intégralement dédié en cette heure sur d’une tête blonde dépassant singulièrement de l’amas de leurs petits corps. Cuisinier et commis à son écoute. On aurait dit des lutins, mains forts d’un père Noël en pleine confection des cadeaux. L’image surréaliste prenant le brun qui papillonna des cils en s’approchant. Accrochant à sa main une pomme qui dépassait d’une coupe rencontrée sur son chemin.

« Qu’est-ce que… commença-t-il un peu intrigué. »

Et ne prit garde aux nombreuses paires d’orbes qui lui léguèrent finalement leur attention – même si au fond son égo préférait cette conformation. Mais n’en cracha pas mot, où il occupa même sa langue en croquant sa pomme avec nonchalance. Les yeux dressés sur les mains de son camarade fourrées dans la farine. Il ne prit même pas la peine d’avaler pour continuer l’inspection.

« Tu cuisines ? »

Question con, fallait l’avouer ; l’évidence même était là. Mais il ne pouvait cacher sa perplexité face à ce schéma. A quoi bon faire perdre son temps à la pâtisserie alors que des milliers de petits êtres le faisaient pour eux avec le sourire. Ca le dépassait, et il pouvait le reconnaitre : en venant ici, il ne s’y attendait pas.


Credits : Gasmask



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Ven 19 Oct - 21:07
Réminiscence Américaine
J’ai remonté les manches au dessus des coudes : pas question qu’un pan de tissu vienne foutre en l’air la clef de voûte de ma (trop courte) carrière culinaire à Poudlard. Et attention, je parle bien ici de carrière en tant que maître queux et pas en tant que dévoreur de sucreries, bien que les deux ne soient pas incompatibles. Manches retroussées, les cheveux aplatis par une boule de poils à grandes oreilles. Civet observe. Civet veille au grain. En un mot comme en cent : Civet, c’est l’examinateur des travaux finis, le gars au sommet de son mirador. Civet, c’est l’élément indispensable en guise de toque de cuistot.

Les elfes de maison ont bien tenté de me faire renoncer à envahir leur cuisine. Mais au bout de six ans, j’ai eu le temps de parlementer et d’obtenir un droit de visite régulière à la condition que cela ne perturbe pas la préparation des repas. On s’est mis d’accord sur le créneau horaire, sur  les modalités de visite et d’usage du matériel, et me voilà… Comme chaque semaine depuis cinq ans.

Mais cette fois, tout le monde est au taquet. C’est le moment ultime. Tout ce savoir amassé, tous ces effets infructueux… Est-ce que cela a payé ? Vais-je enfin réussir le premier pas vers la réalisation de mon Poudlard en gâteau ? Vais-je accomplir ce pour quoi j’ai travaillé si dur ? La génoise parfaite ! Le gâteau moelleux et fondant, la texture aérienne sublime qui donne l’impression de manger des nuages ! Et la crème anglaise onctueuse et légère, du genre qui vous retourne les papilles gustatives avec son arôme fort et délicat de vanille. Et le glaçage chocolat ? Point trop sucré, bien chargé en cacao ! Le progrès est en marche… non, ça fait trop slogan politique… Mon progrès personnel est en marche ? Ouais, voilà, mieux. « Vous êtes sur qu’il faut la faire réduire autant, Monsieur Charlie ? » J’opine très légèrement de la tête (pour ne pas déstabiliser Civet qui a planqué son museau dans mes cheveux) « Oui Misty, je vous l’ai déjà dit : il faut qu’elle soit bien onctueuse. Là ! Parfait ! » Je sors la casserole du feu d’un geste assuré qui fait redresser une oreille au lapin. La petite elfe de maison sautille et jette un œil à l’intérieur de la casserole. Le rendu doit lui convenir puisqu’elle ne me fait plus aucune remarque. Bien, la crème anglaise, on est bon !

Les morceaux de génoise ont été débités à l’emporte pièce. Petits bonshommes qui n’attendent plus que le glaçage et la crème anglaise ! Le premier bouillonne dangereusement dans une casserole, la deuxième refroidit et épaissit tranquillement à l’air libre. C’est le moment où il ne faut pas se foirer, l’instant où tout se joue. Le glaçage doit avoir pile la bonne consistance pour napper la génoise. PILE POIL. Ça demande de l’expérience, du doigté, du calme et de la con… « Tu cuisines ? » De surprise, je tressaille, le lapin perd l’équilibre, et je n’ai le temps que de le rattraper avant qu’il ne finisse dans la casserole de glaçage brûlant. Le sucre dépasse la température idéale de fusion et se met à cramer. A peine ai-je mis le lapin en sécurité dans ma poche et retiré la casserole du feu qu’une fumée noire s’échappe de cette dernière. Le sucre cristallisé a cramé au fond, donnant un mauvais goût à l’ensemble. Eh merde !

Je me retourne, mains sur les hanches en roulant les yeux vers le ciel, encore sous le choc d'avoir raté mon glaçage si près du but en plus d'avoir manqué de perdre mon précieux petit Civet que je caresse, main dans la poche. « Non, ducon, je faisais semblant juste pour emmerder les elfes de maison qui n’ont, bien sur, que ça à foutre de me prêter leur cuisine ! » Le lapin frissonne dans ma poche, encore apeuré d’être passé si près de la mort. Je lance un recurvite sur la casserole de glaçage et me tourne vers Misty. « J’ai encore un peu de temps avant que vous ne deviez reprendre la préparation du prochain repas ? » Elle opine. « Oui, allez-y, Monsieur ! » Je hoche la tête et lance sans me retourner au Gryffondor. « Et maintenant, tu la boucles, tu me laisses finir le glaçage, et si t’es sage, tu pourras goûter ! »

L’argument « bouffe gratis », ça marche toujours. Même sur Civet, d’ailleurs : Je glisse une feuille de salade dans la poche où s’est calfeutré le lapin. Je peux entendre des petits « cronch cronch » réjoui. Si j'avais mieux regardé le nouveau venu, peut-être que son visage m'aurait paru familier, mais je suis trop absorbé par l'art culinaire pour être attentif... Bravo le Serdaigle !

712 mots
☾ anesidora

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Sam 20 Oct - 21:16
C í s t e. réminiscence américaine
ft. Charlie A. Davidson
« T'as pour vocation d'être un elfe de maison, ou comment ça se passe ? » ▬ CONNOR.

Imposition du mâtin en éveil de ses comparses sous la voute de pierre. Spectateur d’une drôle de kermesse où venaient en intime se rassembler elfes de maison et un exotique piaf – à la vue de ses couleurs. Sorcier acceptant de s’adonner à une besogne attribuée d’accoutumé aux petites Conchitas. Chef cuistot d’un temps invoquant un exotique chômage. Alors ça, fallait le faire. Non pas que la désinvolture du grand Capitaine en Senior Year le guidait dans un irrespect racial. Pré-racisme de semblant mais de fondement en allure de simple passivité quant au devenir des petits êtres. Surtout il ne saisissait pas la complaisance qu’occupait son camarade à s’investir d’une tâche qu’un tiers lilliputien aurait achevé. Et ce les zygomatiques tendus à sa semi-servitude – moitié attribuée par sa satisfaction à pareille occupation.

Le prasin dévisagea alors ces remplaçants sur le banc de touche. Babines hantées pourtant d’ébaudissement – conforme à la dualité du terme : à la fois surprise et admiration mêlées à une forme de joie. Intrigué qui plus est de l’odeur fort agréable qui flotta jusqu’à son museau. C’est qu’il n’avait pas l’air mauvaise le flavescent.

Mais vint la suite. Second acte. Sifflement de ses mots scindant soudainement l’étrangeté capillaire de l’acteur principal. Ondée d’ahurissement pour l’un, hoquet d’étonnement pour l’autre. Péripétie égale au saut de l’ange d’une petite moumoute virant droit à la casserole sur le feu. Gueule clause, le lion prit le rôle d’observateur de cette étrange folie. Prunelles rondes convergentes sur ce qui avait failli passer à la poêle. Et que son vis-à-vis fourra dans sa poche après une habile réception. Avec le même flegme spécialement dédié aux petites entreprises quotidiennes bien qu'agacement dans les traits. Un potentielle bonne recrue pour le Quidditch avec de tels réflexes. Dommage, il n’était pas de son camp. En parallèle l’atmosphère se drapant d’un fumet de brûlé qui retroussa les narines du minois d’ange provoquant instantanément un affairement blondin. [iWow, il se passait quoi là ?[/i] Descendance des celtes en pause face à ce cirque.

Ce fut après vérification de son bon fonctionnement, état des lieux de ses neurones et assurance de ne pas halluciner, qu’il réagit. Des doigts en direction de la poche du pantalon d’uniforme où la boule blanche séjournait désormais. Prêt à reprendre parole pour se voir moucher au même moment. Le parfait inconnu en une volteface l’insultant avant de réclamer le silence sous couvert d’une profonde assurance. Le prince des O’Nailláin loucha pour une infime période sur l’idiot alors que brasilla à l’affront fait une certaine mutinerie dans ses orbes. L’envie à la fois de le remettre à sa place en conflit avec le respect de l’audace de l’oiselet. Il était intéressant de noter que le clebs vouait de l’attention dans le conflit. Refus des autres d’obtempérer à sa personne venant susciter son intérêt. Mais maintenu muet en cette heure par sa confusion en appui des endorphines tranquillisantes de sa précédente séance sportive. L’énergumène en profita pour s’adresser aux elfes.

C’est alors que viride vint d’ailleurs rencontrer les petites créatures. Semblant les brûler alors qu’elles reculèrent. La honte aux joues du criminel en flagrant délit de laxisme. Les mains du jeune maitre blond garni de leur besogne. Mais le cabot ne jugea pas. A vrai dire, il ne sut quoi véritablement en penser. S’approchant simplement un peu plus, tout en attrapant au passage un des tabourets bien trop haut pour ses jambes – taillé pour les elfes après tout. Comme la majeure partie de la pièce en fait. Le fond sonore d’une carotte pendue pour que l’enfant d’Irlande accepte de se taire.

« Tout dépend, y a quoi au menu ? Histoire de savoir si le silence vaut le coup. »

Surement pique maladroite mais à laquelle il ne pensait pas en cette voie. Juste trop honnête et ancré dans un auto-culte pour accepter les vacances honoraires de ses cordes vocales en l’honneur du premier gus venu. La bonté n’était pas dans ses gênes.
Les sabliers s’ôtèrent ensuite seulement de quelques grains avant qu’il ne revienne à la charge :

« Pourquoi  tu fais ça en fait ? Je sais pas ils sont là pour ça normalement ? »

Sa main en indice pointé à leur auditoire. Nouvelle irrévérence non désirée. Juste trop inhabile dans le choix de ses termes. Mais aussi bien incapable d’imaginer une seule seconde la nature de loisir derrière la corvée. Lorgnant le drôle d’oiseau avec plus d’acuité. Et le pire dans tout ça était que le moineau lui disait quelque chose, mais il n’arrivait pas à remettre où, quand, ni comment.


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