monsieur le ministre (harry)
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Mer 19 Sep - 13:02

Monsieur le Ministre
Feat Harry Potter
Rumeurs d'un nouveau monde, agitation perpétuelle. Le ministère de la magie irradiait d'une énergie nouvelle, un dynamisme aveugle porté par sa nouvelle figure de proue : le Survivant. Sur le papier on ne pouvait pas nier une certaine logique, pourquoi le peuple nouvellement sauvé n'aurait-il pas porté aux nues son grand héros ? Celui qui avait dissipé la magie noire et son seigneur des ténèbres. Pourquoi celui qui s'était sacrifier pour le bonheur ne serait-il pas capable de continuer à agir dans ce sens ? Oui... il y avait une certaine logique derrière tout ça... Pourtant cette merveilleuse mécanique semblait posséder un grain de sable, une petite gêne invisible sur laquelle Ginny bloquait. Elle ne savait pas vraiment ce que c'était, peut être était-ce juste lié à son histoire intense avec l'élu ou peut être était-ce un instinct plus profond, plus ancien... Cette petite voix qui vous murmure à l'oreille : attend et observe. Une prudence qui lui ressemblait si peu. Après tout, qui aurait put penser que le clan Weasley se serait ainsi diviser à cause de l’Élu ? Ne l'avaient-ils pas soutenue jusqu'au bout ? Envers et contre tous ? N'avaient-ils sacrifié jusqu'à des membres de leur famille dans cette lutte ? Certes, il ne s'agissait pas que de Harry, il s'agissait aussi d'eux, de leur monde, de se battre pour ce qui était bien... Alors quoi ? Qu'est-ce qui avait pousser une partie de leur famille à rejoindre avec enthousiasme ce nouveau gouvernement quand d'autre s'y opposait farouchement ? Ginny avait tenter en vain d'y répondre. Elle parlait avec sa mère, avec ses frères... et aujourd'hui avec son père.

Un jour de congé, un transplanage sur le Chemin de Traverse pour l'occasion et elle passait les portes du ministère. Emmitouflée dans une veste en jean, un simple t-shirt, une jupe, des baskets... Malgré l'âge quelque chose était resté de la Ginny adolescente. Cette simplicité dans le choix de ses vêtements, le confort qu'elle privilégiait avant tout en refusant de porter des chaussure à talons, l'absence de maquillage. Une part de naturel qui n'était chassée que pour les rares interview où on lui demandait de faire un effort. Aucun bruit n'accompagnait donc ses pas alors qu'elle avançait dans les couloirs du ministère, un badge visiteurs accroché à l'une de ses poches. De nombreuses années s'étaient écoulée depuis son dernier passage au département des mystères. Le souvenir glaçant de la nuit où avait périt Sirius Black ne l'avait jamais vraiment quitté, elle doutait même que cela la quitte un jour. C'est sûrement pour cela qu'elle décida d'attendre dans les jardins couvert, encore désert à cette heure. Mauvaise idée au vu de la silhouette qui les arpentaient. Elle n'avait jamais oublié cette démarche, ces cheveux sombre en bataille ou ce regard vert. Malgré tout, malgré ce qu'elle se répétait en boucle, malgré la souffrance, malgré ses promesses, elle sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine. Un léger pincement, celui qu'elle avait finit par lui associé, à lui, à Harry. Pourtant le pincement n'était plus accompagné uniquement de douceur, désormais il s'accompagnait de colère, d'incompréhension et de rancune. Il les avait abandonné, il l'avait abandonné et elle n'arrivait pas à lui pardonner. Il y eut un léger changement dans sa démarche. Comme si elle rassemblait son énergie, sa force avant de le croiser. Finalement, sûrement plus froidement qu'elle ne l'aurait voulu, elle lâcha un « - Monsieur le ministre. » respectueux en guise de salutation.
©️ FRIMELDA

Harry J. Potter

Harry J. Potter
Prince de Machiavel
hiboux : 320
Ven 21 Sep - 14:27


Monsieur le ministreFT. Ginevra Weasley
La couronne est lourde pour qui n’a pas la tête à la porter. Harry Potter, l’élu, le centre du monde magique, le Ministre adulé… Définitivement, il n’a pas la tête pour endurer le poids de ces responsabilités. « C’est pour le mieux… C’est pour le mieux… C’est pour le mieux... » Mantra que l’on répète, encore et encore pour y croire. Harry a pris l’habitude de se le dire, à haute voix, écrasé par sa charge, en se mirant le matin. « C’est pour le mieux ». Les épaules se redressent, le dos se raidit. C’est pour le mieux, et voici que paraît le Ministre.

Il marche, inlassablement, de droite à gauche, de gauche à droite. Ses journées sont une succession ininterrompue d’obligations, de questions à traiter, de réponses à apporter. Conseils, demandes, missions. Craintes, trahisons, suspicions. Le monde de la magie est rude pour de si frêles épaules. La jeunesse joue en sa défaveur, le Ministre le sait : aux yeux de tous, il reste l’enfant, prenant d’immatures décisions, et tâtonnant dans le monde politique alors qu’il devrait s’y mouvoir avec aisance. Il n’est pas l’un de ces sangs-purs élevé depuis sa plus tendre enfance aux jeux de pouvoir. L’élu a appris sur le tas et réfléchi. Beaucoup réfléchi.

En marchant dans les couloirs, il songe à son prochain mouvement. Il faut que quelqu’un sache, désormais. Il est temps de mettre au courant un homme de confiance de son plan. Il lui faut faire le premier pas… Les doigts se tordent d’angoisse à l’idée de parler à un aîné, presque un inconnu, de ce dont il n’a même pas osé parler à Hermione Granger. Tout le monde le prend pour un stupide gamin irréfléchi. Il l’est. Il l’est sans doute plus qu’il ne veut bien l’admettre. Mais le Choixpeau avait songé à serpentard jadis, lors de la répartition, et l’on dirait bien que la vipère s’éveille lentement. Le Sauveur du Monde magique a toujours eu une chance insolente, mais vient un moment où la chance ne suffit plus. Il lui faut un allié. Qui ? Hermione désapprouverait ce qu’il s’apprête à faire. Ronald Weasley aussi. Severus Rogue ? Harry n’arrive pas à se figurer sa réaction, et il vaudrait mieux le laisser en dehors de ça pour manoeuvrer plus habilement à présent. Qui, sinon l’homme qui l’a sauvé lors d’un attentat au Ministère ? Qui sinon Archibald Rosier ?

Les interrogations tourbillonnent alors que je marche dans les jardins couverts du Ministère. J’ai tenu à faire aménager ce coin de détente lors de la reconstruction des lieux sans deviner que je serais le dernier à en profiter faute de temps libre. Un endroit hors des vicissitudes de la vie quotidienne où nombreux sont les employés à venir y errer avec les visiteurs. Le lieu est désert, mais ce qui devait arriver un jour ou l’autre arriva : j’ai enfin revu Ginny.

« Monsieur le Ministre ». Les accents de sa voix sont à couper au couteau. Glaciale. Un salut qui en dit long sur l’état d’esprit de celle qui fut tout à la fois ma petite sœur de cœur et ma petite amie. Les quelques années de vie politique qui viennent de s’écouler m’ont doté de suffisamment de sang froid pour ne pas m’écrouler à ses pieds, terrassé par la culpabilité. J’ai merdé avec elle. Sur toute la ligne. On était jeunes, on était en guerre. Si tout était à refaire, j’aurais refait les mêmes erreurs. Elle m’ont conduites à cet instant : je tends la main d’un geste un peu raide, comme un automate.

« Ginny. »

Son nom m’a échappé. J’avais prévu un « Mademoiselle Weasley », mais je n’y suis pas parvenu. A la place, j’ai craché ce diminutif d’enfance, porteur de l’affection que j’ai encore pour elle, et chargé des blessures que je lui ai infligées. Question stupide.

« Comment vas-tu ? »

La politique m’aura au moins appris ça : toujours poser la question en premier pour n’être pas en position de faiblesse en devant répondre à des questions.
675 words (c) Fortuna

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Ven 21 Sep - 18:51

Monsieur le Ministre
Feat Harry Potter
Un regard. Un bref instant suspendu dans le temps. Autrefois elle les recherchait. Espérait grappiller un de ses échantillons d'éternité à son contact. Ces moments où ils n'étaient que tout les deux... Aujourd'hui elle aurait tout donner pour être ailleurs. « - Ginny. » Elle se crispe. C'est douloureux. Autrefois ce surnom était synonyme de tendresse, d'affection, d'une relation particulière. « - Ginevra. » Elle corrige, malgré elle. Une prise de distance, l'envie de lui signifier que cette époque est révolue. Qu'elle n'est plus Ginny, plus pour lui en tout cas. Peut être espère-t-elle aussi lui faire mal. Cette douleur qu'elle a ressentit avec tant d'intensité et qui, aujourd'hui, ne s'estompe pas assez vite à son goût. Elle regarde la main tendu devant elle. Un soupir ironique lui échappe. Elle sait déjà qu'elle aura bien du mal à garder son calme. Un moment d'hésitation. L'adolescente en elle s'est réveillée, elle rêve de sentir encore le contact de sa peau, mais l'adulte est beaucoup plus raisonnable, elle sait ce qu'il en coûte de trop s'approcher l'élu. Brièvement elle finit par serrer sa main. Un contact froid, une absence d'émotion tellement inhabituelle chez la rousse qu'elle en révèle le bouillonnement qui l'abrite. « - Comment vas-tu? » Question stupide. Qu'espère-t-il ? Oh, mais je vais très bien. Tu savais que j'avais adopter un chat... Tu te souviens que j'adore les chats n'est-ce pas ? Un léger sourire agacée se dessine sur son visage. Des banalités. Imagine-t-il vraiment qu'ils échangeront des banalités ? Qu'elle feindrait que tout était aux mieux alors que sa famille s'était littéralement déchiré par sa faute ?

« - Oh, mais je vais très bien, Monsieur le ministre. Merci. » Le sarcasme pointe dans sa voix. Elle usait autrefois de cette arme pour le défendre. Pour faire comprendre à ses détracteurs qu'ils avaient tord. Aujourd'hui elle le retournait contre lui. Et toi ? La politesse aurait voulu qu'elle lui retourne la question... Qu'elle essaye de lui simplifier la vie... Mais Ginny n'en a pas envie. Pourquoi ferait-elle cet effort ? Il était maintenant un étranger. Opposé en tout point à l'adolescent qu'elle avait connu, à celui qu'elle avait aimé... et il fallait qu'il le ressente. C'était un sentiment d'urgence, le besoin qu'il constate le mal qu'il faisait autours de lui, les divisions qu'il provoquait. « - Je suis venue manger avec mon père. Ma mère à besoin de récupérer quelques affaires au Terrier et je joue les intermédiaires. » Observe, Harry... regarde ce que tu as fait à ma famille... On t'as accueillie en notre sein et aujourd'hui après avoir perdu Fred, on se divise autours de toi. C'est bas, c'est méchant... mais Ginny n'a jamais été tendre une fois qu'elle en voulait à une personne. La méthode à peut être changé. Autrefois Harry aurait sûrement hérité d'un sortilège de chauve-furie puis ils auraient discuter... et même qu'elle lui aurait sûrement pardonnée. Pas aujourd'hui. La petite Weasley avait grandit et découvert la rancune... Ce sentiment qui hurlait pour la vengeance et qui lui soufflait de couper au jeune ministre toute possibilité de s'expliquer. L'envie de lui imposer un mur, une porte close... et l'espoir idiot  qu'il comprendrait et qu'il tenterait de rattraper les choses.  
©️ FRIMELDA

Harry J. Potter

Harry J. Potter
Prince de Machiavel
hiboux : 320
Sam 22 Sep - 23:07


Monsieur le ministreFT. Ginevra Weasley

La voix de la jolie rousse s’est muée en glace. Sur son visage passe une ombre de regret et de douleur mêlées qui touche en plein coeur le Ministre. Il ne l’a pas volée, celle là, il le sait. Elle le corrige. « Ginevra ». Le ton est donné, toute familiarité est désormais malvenue. Harry baisse avec douceur les yeux puis opine finalement, un regret dans la voix. « Comme tu préfères, Ginevra. »

La main tendue demeure un pont intouché pendant quelques secondes. L’angoisse dévore l’estomac du Ministre qui sait, désormais, qu’elle pourrait préférer lui retourner une plutôt que de serrer cette paume qu’il lance vers elle dans un geste d’espoir. Elle glisse finalement froidement sa main dans la mienne, la serre brièvement comme si ce geste arrachait jusqu’à l’intégrité de son âme. Harry prend de plein fouet sa rancoeur dans le visage. Et bien que cela n’en soit que plus douloureux, on ne peut pas dire que ce soit immérité.

« Oh mais je vais très bien, Monsieur le ministre. Merci. » Ledit Ministre garde contenance, bien qu’il se prenne à espérer n’avoir jamais rencontré la jolie rousse. Il sait que perdre son calme ne fera qu’envenimer les choses, bien que ses anciennes habitudes menacent de reprendre le dessus. Exploser. Crier. Se justifier. Il n’a pas à le faire. Il le sait. La société magique doit être plus égale. Il a été déchiré de savoir que sa nouvelle mesure impacterait forcément les Weasley, mais il a su aussi qu’un geste de favoritisme serait contre productif. En défaisant Voldemort, il a compris quelque chose. S’il n’y avait aucun guide pour amener le monde de la magie dans une nouvelle modernité, les Seigneurs des Ténèbres se succéderaient les uns aux autres jusqu’à ce que l’un d’entre eux réussisse. Mais ça, Ginny peut-elle le comprendre ? Et lui, peut-il lui expliquer ? Est-elle l’alliée qu’il cherche ? Pourrait-elle l’être ?

Un bref espoir traverse son œil et s’éteint aussitôt sous la morgue de la jeune femme. « Je suis venue manger avec mon père. Ma mère à besoin de récupérer quelques affaires au Terrier et je joue les intermédiaires. » L’élu tristement célèbre hoche gravement la tête, désolé. Son sang de gryffondor bouillonne. Il ne peut s’empêcher de sentir l’emportement gronder. Un emportement qu’il a dû apprendre à juguler. La mort l’a changé. La guerre les a tous changés. Voix douce, dernier effort avant l’explosion.

« Je suis désolé de ce qui arrive à ta famille, Ginevra. J’essaie de créer une société plus juste, plus égalitaire, je ne pensais pas que mes choix politiques auraient de telles conséquences. » Regret sincère. D’autant plus sincère que le Ministre aimerait tellement trouver en elle l’alliée à qui livrer le secret de sa pensée. Mais son secret demeure scellé dans son crâne. Il sait qu’elle ne l’acceptera pas. Il le sait désormais avec tellement de certitude que cela lui en déchire le coeur. Il ne peut s’empêcher de guetter sa réaction, le moindre crissement sur son visage crispé.

« J’essaie juste de faire ce qui est mieux pour le plus grand nombre en supprimant les lois pro Sang-Pur qui ont permis à une partie de ces derniers de régner sur la société Magique pendant des siècles.  Je veux que ces vieilles idées disparaissent : ce n’est qu’à ce prix, seulement, que l’on pourra empêcher la venue d’un nouveau Mage noir auto-proclamé Seigneur des Ténèbres. Il y a eu Grindelwald, Voldemort… Je n’en veux pas un troisième. Il faut que les mentalités changent. »

Et il y a des dommages collatéraux...
596 words (c) Fortuna

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Dim 23 Sep - 10:16

Monsieur le Ministre
Feat Harry Potter
Il baisse les yeux... elle se mord les lèvres. Non elle ne préfère pas Ginevra, elle préfère Ginny, elle préfère le voir sourire avec elle... Pourtant la rancune demeure, tenace. Elle l'observe garder son calme. Le Harry d'avant se serait sûrement mit en colère, aurait tempêter, protester... On ne peut pas nier qu'il a apprit à tenir son rôle de ministre. A merveille même. Hermione ne doit pas y être étrangère, elle a toujours été d'une bonne influence. Sur lui, sur Ron. Un bref instant la paranoïa de son frère trouve une place dans son esprit. Et si il avait raison ? Si entre le Survivant et la Sorcière la plus brillante il y avait maintenant plus que de l'amitié ? Son cœur se serre à cette pensée. Un sentiment d'injustice. C'est absurde, elle s'était pourtant jurée qu'elle ne ressentirait plus rien pour lui. Pourtant le voilà, avec cette expression de chien battu. Il semble désespéré. Cette couronne est donc si lourde à porter ? « - Je suis désolé de ce qui arrive à ta famille, Ginevra. J'essaie de créer une société plus juste, plus égalitaire, je ne pensais que mes choix politiques auraient de telles conséquences. » Un bref instant un éclaire de rage passe sur son visage, la rousse meurt d'envie de lui hurler dessus. Bon sang ! Bien sûr qu'il devait y avoir des conséquences ! Il y en a toujours ! Pourtant quelque chose retient la furie. Cette expression de regret dans ses yeux. Même elle, elle ne peut pas nier qu'il ait sincèrement toucher parce qui arrive, et puis elle n'est pas Ronald. Oui, elle peut s'emporter, mais elle n'a jamais été stupide dans la rancune au point de ne pas voir ce qu'elle avait sous les yeux. Il a dut voir la faille car voilà que le ministre poursuit : « - J’essaie juste de faire ce qui est mieux pour le plus grand nombre en supprimant les lois pro Sang-Pur qui ont permis à une partie de ces derniers de régner sur la société Magique pendant des siècles.  Je veux que ces vieilles idées disparaissent : ce n’est qu’à ce prix, seulement, que l’on pourra empêcher la venue d’un nouveau Mage noir auto-proclamé Seigneur des Ténèbres. Il y a eu Grindelwald, Voldemort… Je n’en veux pas un troisième. Il faut que les mentalités changent.  »

Une grimace déforme un peu ses traits, doucement ironique. « - Le monde changeait, Harry. Il n'a pas attendu que tu reviennes pour changer, même si c'était plus lent. » Le monsieur le minsitre est abandonné un bref instant. Elle soupire, son regard avise un banc et elle s'y laisse tomber. La garde tombe, au moins pour un moment, jusqu'à ce qu'il lui donne envie de lever à nouveau les boucliers, jusqu'à ce que le feu se réveille encore. Non le monde n'a pas attendu qu'il revienne... Le monde à continuer de tourner. Elle était sûrement la seule idiote à regarder vers la forêt interdite avec l'espoir fou de le voir en sortir, que la douleur cesse. « - La société avait besoin de réforme, c'est vrais... et maintenant voilà qu'il existe trois types de sang-pur, ceux qui s'accrochent à leur privilège et menacent d'une nouvelle guerre, ceux qui suivent aveuglément leur nouveau leader et les troisième qui ne comprennent pas vraiment si ils doivent continuer de vivre sans se préoccuper de ce qui coule dans leur veine ou avoir honte d'être né dans une famille conservatrice... » Vous stigmatisé une partie de la population pour réparer des inégalités, bravo... très constructif. Un léger soupir lui échappe, encore un. Elle ne les compte plus. Elle est las Ginny, ça fait longtemps qu'elle a baissé les bras pour tout ce qui incarnait les combats. Longtemps qu'elle ne pense plus avoir la force pour ça. Là dessus Harry force l'admiration, c'est indéniable, même épuisé il continue d'avancé. Il est l'élu jusqu'au bout, comme si sa vie entière devait se résumé à se sacrifier pour la communauté sorcière. Comme si il ne pouvait pas, un bref instant, être juste lui. Juste Harry. « - Maintenant ma mère vit chez les Malefoy... et Narcissa Malefoy me fait des grands sourires comme si de rien était quand elle me croise... Elle doit espérer me voir rejoindre son parti à un moment. »  Un bref dégoût dans sa voix. Cette situation n'a pas de sens et la seule personne qu'elle peut blâmer en ce moment pour ça se trouve en face d'elle.  
©️ FRIMELDA

Harry J. Potter

Harry J. Potter
Prince de Machiavel
hiboux : 320
Ven 5 Oct - 15:13


Monsieur le ministreFT. Ginevra Weasley

Je suis à la fois Ministre et Harry devant Ginny. J’ai l’impression de souffrir d’un dédoublement de personnalité. Le masque de bienséance se fait un peu la malle au contact de la Gryffondor. La tendresse que j’ai éprouvée pour elle a tendance à rejaillir. Sang Dragon ! Je sais que ces bons sentiments ne sont pas ceux que je devrais éprouver. Les regrets, la tendresse, l’affection… C’est jamais une bonne idée de les conjuguer au pouvoir. Hermione, toujours généreuse en livre m’a filé le Prince de Machiavel. C’était éclairant : pour le bien commun, il faut qu’un se sacrifie, accepte de faire le sale boulot que les autres ne veulent pas faire. J’ai accepté ce rôle. Je l’endosse.

Est-ce que Ginny ou qui que ce soit d’autre peut comprendre ça ? J’ai été élevé pour devenir le martyr qui déferait Voldemort. Je l’ai défait et lui ai survécu. J’ai fait plus pour cette putain de société magique que bon nombre des dirigeants. Il me semble juste que je continue ce que j’ai entrepris : prévenir la venue d’un nouveau danger par tous les moyens possibles.

La voix de Ginny s’est adoucie quand elle reprend la parole. Le monde changeait sans moi. Qui suis-je pour accélérer ces changements et impulser de nouvelles réformes. Qui suis-je pour prendre la tête de la communauté sorcière sinon son putain de sauveur ? Je lâche un soupir abattu. Mes épaules s’affaissent un peu. Ça fait si longtemps que je retiens tout, ne laissant transparaître ni émotion ni faille. Ginny a toujours réussi à toutes les faire ressortir. Elle parvient toujours à m’arracher les vers du nez de toute manière. Je jette sur elle un regard vraiment désolé. Je le suis, de tout mon coeur. Et ce coeur-là a été percuté par la véracité des mots.

« Tu as raison, bien sur, Ginevra. Je pourrais te sortir l’excuse que je fais ça « pour le plus grand bien » comme l’aurait dit Dumbledore. C’est à la fois vrai et faux. Je fais ce que j’estime nécessaire pour la société magique. Qui suis-je pour décider pour tous ? Le ministre. Quand tu es au sommet, il faut se salir les mains. On m’a demandé de me salir les mains depuis ma première année à Poudlard : j’ai du affronter Voldemort alors que j’étais un gosse, encore et encore jusqu’à ce qu’il daigne crever. Je ne sais rien faire d’autre que de me mettre au service du Monde magique. Ça prend une voie singulière ? Ça crée des frictions ? Ça déchire des familles ? Je peux vivre avec ça sur la conscience. J’accepte les blâmes. Ce que je fais, il faut bien que quelqu’un le fasse. Dans toutes les sociétés, il faut un bonne poire : on le place à la tête du pays, on le laisse se démerder avec le bordel de ses prédécesseurs, et on lui jette des pierres lorsqu’il a fait assez. Je suppose que je dois être le gentil couillon de ce siècle. »

Les mains dans les poches, je me sens soudainement vieux. Ma voix s’est un peu enrouée. Je ravale un élan d’émotion. Bordel, pas maintenant. Je hausse les épaules dans une désinvolture feinte, je glisse les mains dans les poches. Je voudrais m’excuser encore. Ça ne servirait à rien. Les excuses sont des mots que l’on utilise pour panser les plaies les moins sévères. Je ne suis pas certain que me répandre en regrets devant Ginny aiderait, quand bien même mon coeur est sur le point d’exploser. J’essaie de me recomposer une armure. J’agite la baguette et songe à un « assurdiato ». Le sortilège nous isole. L’info est confidentielle.

« Et je m’efforce de faire la paix avec Narcissa Malefoy et ses accolytes, tu sais. Je les ai invités à une soirée donnée au Ministère et je compte faire entrer Narcissa Malefoy au gouvernement. Puisqu’elle désapprouve tant ma politique… elle n’a qu’à me conseiller et faire entendre ses idées par des voies légales plutôt que par des attentats ! J’espère que ça sera suffisant pour aider à la réunion de ta famille…  »


596 words (c) Fortuna

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