EVENT #1 | CRIME SORDIDE
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Veredis S. Beurk
MEMBRE
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Sam 13 Oct - 17:40
Crime Sordide
  • EVENT
  • 392 mots
  • Groupe CACHOTS
Tu as laissé un sourire flotter sur tes lèvres quand tu as senti les mains d’Hilde s’égarer sur ton dos. Caresse rassurante, emplie tout à fait de la tendresse qui palpite entre vous deux. Tu as souri à ses encouragements, ployé l’échine au contact de ses doigts. Un infime mouvement de désinvolture, une preuve de ton inclination pour elle. Et quel drôle de sentiment que celui qui te lie à la petite fille Ollivander ! Un mélange détonnant de sympathie et de défiance qui vous mène toutes deux sur de bien étranges chemins.

« Ne t’en fais pas, Hilde. Sois prudente, et fais-moi le plaisir de taquiner l’Irlandais pour deux ! »

Tu as toujours été vaguement agacée par O’Niallain, et ses dernières frasques en date ne l’ont pas beaucoup fait remonter dans ton estime pas plus qu’elles n’ont redoré le blason déjà bien écorné des Gryffondor. Laisser leur exceptionnelle gardienne se barrer tout cela parce que môssieur n’a pas été fichu de refréner cinq secondes malheureuses sa condescendante pour la chorale de Poudlard… Un demi-sourire sarcastique qui n’est pas sans rappeler celui du directeur – quelle source d’inspiration ! – se peint sur tes lèvres.

« Rappelle à O’Niallain que tous les Serpentards de Poudlard le remercient de s’être débarrassé de l’excellente gardienne que tu es : ça nous donne de meilleures chances d’écraser Gryffondor à la prochaine rencontre de Quidditch ! »

Tu ne pratiques pas du tout ce sport que tu juges inutile, en revanche, tu es très douée pour pousser à bout ton entourage.

Aparté faite, tu reprends contenance et reportes ton attention sur la fillette. Tous les Pouffsouffles et les Serpentard sont prêts. Deux des professeurs vous accompagnent, l’un d’eux est la Sous-directrice, Minerva McGonagall. Cela a matière à être rassurant. Tu gares ta main logée dans la paume de la petite, et tu accompagnes, sur tes gardes, la brève escapade dans les couloirs de Poudlard.

« Aies confiance, ça va aller » Lui dis-tu pour la rassurer. « Comment t’appelles-tu ? C’est ta première année ici, à Poudlard ? »

Question stupide, tu ne l’as pas vue l’an dernier. Mais si elle pouvait arrêter de trembler en serrant tes doigts, tu t’en trouverais un peu rassurée. Pauvre gamine : pour un baptême du feu, c’est un baptême du feu.

Les couloirs autour de toi sont oppressants, stressants. Au moins ne pleut-il plus. Tu jettes de fréquents coups d’oeil autour de toi. Par chance, les cachots ne sont vraiment pas loin. Tu redoutes déjà un danger, un meurtrier collé à l’encoignure d’un détour. Tu es sur le qui-vive, et une question persiste : le Directeur est-il vraiment mort ? Qui a pu faire une telle chose ?
Pelagia H. Ollivander
ADMINISTRATRICE & MJ
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Putting pink in Hogwarts | Candy stealer | Never joking about wandcrafting | REGULAR FACE

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Rock and Roll | Flying free | Still never joking about wandcrafting | DISGUISED FACE
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Dim 14 Oct - 21:51


Crimes sordides

Event 1 Poudlard

La pluie tambourine sur le carreau, crépite sur le sol, délave le marbre ancien des tables jusqu’à noyer plats et boissons. Une bien triste fin pour ces mets intouchés de main humaine. Je me suis égarée quelques instants en la compagnie de Veredis, et ses paroles flottent encore dans mon esprit. C’est donc un sourire crispé avec la légèreté de l’angoisse qui se dessine sur mon visage lorsque je me propose d’accompagner le groupe d’explorateurs inconscients. Je ne m’inquiète pas du professeur Black, il a l’air d’avoir la tête sur les épaules. Une étrange sérénité environne sa posture, et si son œil lance d’ombrageux éclairs, ils sont à la seule destination de Connor. Comme d’habitude. Pourtant, il y a aussi des Gryffondor calmes… Enfin, je crois. Les légendes le disent, en tous cas.

La bruine ne faiblit pas, mon sort de protection tient le choc. Tout au plus ai-je une boucle folle qui danse sur le côté de ma tresse. Avoir fait une partie de ma scolarité à Beauxbâtons aura au moins policé mon apparence et enseigné à la tempétueuse gamine que j’étais jadis les rudiments du savoir-vivre ainsi que les enchantement nécessaires à une vie en bonne société malgré les aléas de la pluie. Béni soit l’inventeur de l’impevius !

Après avoir averti le professeur de ma présence, je me tourne vers Connor, bénéficiant de son accueil pour le moins sarcastique. Sachant pertinament que faire preuve de contrôle de moi-même est le meilleur moyen de le pousser à bout, je laisse flotter un petit sourire indulgent sur les lèvres.

« Tu ne devrais pas te moquer de la chorale de Poudlard qui est une institution plus ancienne que toi, plus ancienne que les équipes de Quidditch, d’ailleurs. C’est écrit dans l’histoire de Poudlard. C’est le premier club a avoir été fondé ici, au sein de l’école. Elle a d’ailleurs été dirigée par Helga Pouffsouffle elle-même. »

Un regard vers le petit groupe avec ce visage écrasant de sérénité. Voix détachée, neutre, dont les accents travaillés sont autant de blessures fichées dans l’égo de mon vis à vis.

« Et d’ailleurs Veredis ainsi que l’équipe de Quidditch de Serpentard t’adressent leur meilleur souvenir. »

Pas besoin d’en dire plus. L’épine est suffisante. Changer de conversation avec désinvolture à présent.

« Donc : Infirmerie, Bureau directorial qui est probablement la ‘scène de crime’ ou Bibliothèque : où allons-nous en premier ? »

401 mots


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Lun 15 Oct - 9:00
Event # 1 : Crime sordide
ft. Trop de gens.
« Enfin mort ! C'est pas trop tôt ! » ▬ CONNOR.

La poupée insolente ne laissa filtrer aucune réaction. Conservation son port altier agrémenté de la légèreté d’un sourire en écho à l’élégance de chacun de ses traits qu’il se déplut de distinguer impassibles. Sincérité l’en prenant dans l’envie brumeuse et mesquine de la secouer, sourcil hanté d’un bref tique en trahison à ses phénomènes intérieurs. Elle l’insupportait de sa candide effronterie. Mais il laissa au viride le soin de dévoiler les jappements de son âme pour retirer toute fierté à sa voisine de le détourner de nouveau de l’un de ces objectifs. Cette non-camarade – qu’il estimait sans vouloir l’admettre, à ses dépens et son horreur – ayant déjà abattu quinte flush contre l’honneur du Quidditch ; elle ne se ferait pas épine dans son pied pour le dernier souffle de Rogue. Ca non ! Ambassadrice des casse-couilles qu’il comptait dépecer de ses fonctions et apparats. L’empêcher de le nuire. Ainsi la gueule d’ange masquée de sarcasme, en accords avec ses dernières phrases, retroussa le nez d’un premier dégout. L’en suivit un hochement de tête tandis que les babines vêtirent un rictus espiègle.

« Pour info, ça change pas le fait que ta chorale ne ramène aucun point à ta maison. Pour moi ça donne quand même une idée de l’importance que vos comptines ont pour tout le monde. Quoi que je crois que je vais devoir te le redire pour être que tu piges parce que ça n’a pas l’air d’avoir percuté depuis la dernière fois : on s’en fout. »

Chien en course du rat de bibliothèque, tous deux lions mais à la sympathie du partage de leur nature envolée. Prêt à quémander la reprise du Choixpeau sur les boucles d’or dans une vérification de répartition. Elle ne pouvait pas être l’une des leurs, et faire ce qu’elle avait fait à Gryffondor.

« Puis si ton argument se résume en une date et une femme qui a choisi pour animal totem un blaireau – dernier mot presque roter de mépris, dont il ignora la solde de regards noir et jeune assassins –, excuse-moi mais je trouve ça mince. »

Ironie de sa part décriée ici-même, le damoiseau ôté de la capacité d’esprit à sonder toute subtilité dans les formes. Pris d’ignorance en l’instant, pour oublier le symbole de sa propre âme qui à la teneur de ses dires n’aurait pas eu plus de noblesse. Raison par ailleurs d’une grande vexation à sa première rencontre avec son dit Patronus. Un gros chien qui bave, vraiment ? La mauvaise foi gangrénant sa langue jusqu’à l’irrespect pour l’une des mages les plus puissantes de Grande Bretagne. Pourtant, il ne le pensait pas en temps normal pas. Mais les orages avaient si vite pris le ciel d’Irlande pour n’épaissir qu’un brouillard lourd d’orgueil et d’impulsion.

Contenu dans les prémices de son poison, l’interlocutrice ne s’arrêta point-là. Crachant nouvelle armoise dans le chaudron qui renifla de dédain sous le bouillonnement. La maline jouait bien avec ses nerfs. Outrecuidance et évocation à sa tarée d’amie qui portait des couleurs conjurant chez lui tout ce que son nom de famille décriait. Beurk.
La langue passa sur ses dents aux premières secondes. Pour temporiser. Mais l’hameçon planté à la mandibule, un vers vint répondre dans un tacle :

« Dis-moi, elle maitrise bien le Diffindo ta copine. Elle ne t’aurait pas coupé un bout de cerveau à l’occasion ? »

La honte ne brûla pas ses joues de s’abaisser à ces mêmes fourberies qui l’avaient tantôt fait crachoter d’aigreur. Taper dans les genoux. L’image du mouchoir du handicap de sa démission agité son nez en ouverture des vannes. Prasin en rappel ; toi aussi t’as bouffé, ma grande. L’allusion aux géhennes de ses frères, lui-même présent dans cette salle quand l’héritière s’était amusée. Crucio l’ayant fait plier le genou juste avant. Sa protection pour ne plus avoir été ce jour-là cobaye sans quoi il aurait été peut être mené à la mort. Epuisement en faucheuse. Mais les Carrow n’avaient pas le droit de tuer.
Pourtant les tortionnaires avaient soufflé à la rousse de brillantes idées. Faire de sa baguette une lame aiguisée. Trancher chair en un instant. Vil passe-temps qu’elle avait apprécié. Il eut même la folie d’espérer, sept années écoulées plus tard, un jour montrer ces images à la blonde. Marquer sa mémoire comme l’était la sienne, juste dans la malveillance de la voir se désagréger sous le minois de Beurk où triomphait le plaisir. Ca lui aurait fait les pieds.
Mais se ravisa. C’était espéré du bon sens et possiblement un cœur en la poitrine de la blonde. Chose devenue non avérée pour ce Capitaine dépossédé de sa gardienne.

Enfin, il quitta les méandres de la rancœur pour retourner à sa tache présente. Nommé par Black en personne leader de l’escouade un peu folle – mais dans son juste droit, estimait-il encore – il s’offrit la décision en réponse à sa seconde.

« L'infirmerie. C’est évident. »

Enfin, pour lui ça l’était, mais il intima à personne de remettre le choix en question. Confiant en sa carrure et sa voix, en promotion de ses propres envies morbides par son nouveau titre. La chefferie avait relâchée le chien de sa laisse. C’est ainsi qu’il esquissa le premier mouvement pour indiquer qu’il fallait se mettre en marche. On l’avait bien trop fait attendre.


Credits : Gasmask



Défis écriture effectués:
 

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Ven 19 Oct - 22:12
Crime sordide
Event Poudlard
Tout est allé trop vite pour le petit gars que je suis. Moi, j’étais concentré sur la petite, sur le lapin, et voilà qu’un grand chambardement survient : Severus Rogue est annoncé comme mort (balèze le gars qui a réussi là où même Vous-savez-qui s’est planté), et le patronus nous encourage à mener l’enquête… Mouais. A qui est ce patronus corporel, d’abord ? Je gratouille entre les oreilles de Civet en réfléchissant. Je vois la petite à côté de moi se liquéfier, et avant même que je n’ai pu la rassurer, elle commence à faire une crise de panique. Je me sens complètement désemparé : je n’ai jamais été très doué pour gérer ce genre de cas de force majeur.

Autour de nous, c’est la cohue, le bordel, la fin du monde, l’Armaggedon. Il pleut, déjà, et puis ça pousse et ça crie de partout. J’essaie de réconforter maladroitement la petite, mais sans savoir quoi lui dire. Civet, apeuré par les subites intempéries, s’est réfugié dans ma poche de robe de sorcier. Je ne peux pas trop lui donner tort, moi aussi j’aurais préféré me mettre à l’abri aussi. Je vois la petite prendre un caillou dans sa poche. Je ne sais toujours pas comment elle s’appelle. Elle le serre contre elle, et pouf. Plus de pluie. Je regarde le plafond, un peu hébété. « Comment t’as fait ça ? » Franche surprise. C’est peut-être ses super-pouvoirs de Verbena ? Les voix montent, une rousse de Serpentard, Veredis Beurk, vient à la rescousse. Héroïne et préfète en chef, c’est la seule Serpentard vraiment sympa que je connaisse. Après, je connais pas non plus tous les Serpentard du bahut non plus mais bon. Comme je m’y attendais, elle excelle pour réconforter la petite, et je ne peux m’empêcher d’adresser à Veredis un regard soulagé qui en dit long.

Elle me laisse libre de mes actions. C’est sympa. Elle devrait pourtant savoir que je ne suis qu’en sixième année… Et donc pas majeur. Mais elle m’inspire une idée. Faudra que je la remercie quand tout ça sera fini. « Je vais aller avec le groupe du Professeur Black, attends-moi, Ollivander ! » Je connais la grande blonde pour avoir couvert certains matchs de Quidditch pour la radio de Poudlard. J’adresse un petit signe de la main à la gamine : « à bientôt ! On se revoit vite ! » J’emboîte le pas de la Gryffondor et ai la surprise de me retrouver le benjamin d’un petit groupe. Ollivander semble se plaire à échanger des piques avec un autre Gryffondor – Connor O’-machin… pourquoi ce nom me dit-il un truc ? Pas important, il y a plus urgent. Je croise les bras sur la poitrine. « En tant que membre du club de journalisme, je vous accompagne : cet événement nécessite une couverture médiatique de qualité et on ne saurait museler la presse. » Civet, dans ma poche, s’est endormi, bien à l’abri de l’étoffe. Et puisque tout le monde semble parti pour aller à l’infirmerie… J’emboîte le pas de Connor : autant le laisser ouvrir la marche en cas de piège. Et autant avancer un peu rapidement : avec un semblant de pot, personne ne se rendra compte que je ne suis pas majeur.

519 mots
☾ anesidora

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Jeu 25 Oct - 15:16


Crime SordideEvent #1 Poudlard

Précis, soigneux et alerte, voilà ce qui caractérisait Heronymus Vasiliev. L’homme s’était tu quelques instants, avait observé, beaucoup, les allées et venues des étudiants, les disputes, les dissensions. Il avait remarqué la fureur du professeur Black. Il voyait aussi l’empressement de O’Niallain, le Gryffondor. Encore une tête brûlée. Le Directeur l’avait prévenu : les gryffondors avaient tendance à se laisser emporter par leurs nobles sentiments. Risible et admirable à la fois… « Typiquement Gryffondor » lui aurait répondu Severus Rogue avec un sourire en coin du plus bel effet.

Mais le russe n’avait pas encore suffisamment l’habitude des maisons de Poudlard pour avoir cela en tête. Pour l’heure, il lui fallait surtout écouter, en période de crise, les conseils de la sous-directrice, Minerva McGonagall, toute Gryffondor qu’elle fut. Il décida donc promptement de se conformer aux demandes en question : accompagner le groupe et veiller sur les étudiants. Il était plus que limpide que le professeur Black était capable entre tous de veiller sur lui-même.

Demeurant silencieux pour le moment, le visage fermé, l’oeil alerte, Hieronymus laissa les mots s’échanger devant lui : une dénommée Hilde Ollivander voulait aider. Jolie brin de baguette magique blonde. Un autre garçon avait aussi rejoint la course, un Charlie Davidson. Il était difficile de savoir s’il avait ou non l’âge requis pour être présent, aussi l’Intendant se contenta-t-il d’observer. S’il s’avérait qu’il n’avait pas l’âge requis, il trouverait bien le moyen de punir sévèrement le mensonge.

Levant un sourcil lorsque Connor O’ Niallain prit le chemin de l’infirmerie, le Russe se mit à sa hauteur, le dos droit. Même si c’était une tête brûlée de Gryffondor, Severus Rogue, mort ou vif, ne lui pardonnerait certainement pas la blessures de ses étudiants. Le groupe avançait assez rapidement, prenant une première volées de marches. L’infirmerie était à l’étage du dessus. Sur ses gardes, Hieronymus était prêt à découper en rondelle quiconque menacerait les gamins.

Les étages paraissaient lugubres, vides. Les occupants de portraits semblaient bien silencieux et refusaient de répondre aux sollicitations visuelles du groupe, comme s’ils étaient confus, incapables de parler, se contentant de les regarder passer dans un assourdissant silence.. Par réflexe, l’homme voulut s’assurer que rien ne jaillirait des salles de classes environnantes. Il tenta d’ouvrir une porte, elle demeura close. Il grommela entre ses dents. « Bon sang, qui que ce soit qui ait fait le coup, il l’a vraiment bien fait : je gage que, comme l’a indiqué le Patronus, nous ne puissions en effet accéder qu’à des zones choisies… Ce qui veut dire que les autres élèves pourraient probablement être incapables regagner leurs dortoirs... »

435 words (c) Fortuna
Sorcellerie
GRAND MAÎTRE
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Sam 27 Oct - 17:21
Crime Sordideélèves et personnel de Poudlard



En quelques instants, la grande salle s’est vidée. L’eau ruisselle sur le marbre, détrempe les corridors. A coup sûr, les elfes de maison aidés d’ Hieronymus Vasiliev l’intendant auront beaucoup de travail pour éponger toute cette flotte et remettre en état les lieux… Par chance, les premiers ont été avertis des saugrenues idées du directeur et des enchantements protecteurs flamboient un peu partout dans le château. C’est également à ces aides précieuses que l’on doit le verrouillage de toute pièce n’étant ni l’infirmerie, ni le bureau directorial, ni la bibliothèque, ni même la grande salle.

Les trois groupes progressent. Les Serpentard et Pouffsouffle n’ont que peu de chemin à faire pour arriver à leurs quartiers respectifs, et personne ne les attaque, au soulagement général. Par malchance, toutefois, ils trouvent closes les portes de leurs salles communes respectives. Interdits devant le portrait de Salazar Serpentard vide. Mais où donc se cache-t-il ? Les élèves commencent à s’impatienter et à s’inquiéter. L’un demande à la préfète en chef : « Madame, on va tous mourir ? On ne va pas pouvoir se protéger ? » Un autre renchérit « on ne se laissera pas faire sans combattre », un dernier, narquois « Dis donc, t’as du sang de Gryffondor, toi ! » Les voix enflent, se font écho les unes aux autres, si bien que les trop rares professeurs ont du mal à garder un peu d’ordre dans le groupe. C’est finalement Minerva McGonagall qui tranche d’un ton sec : « Voyons, il doit bien y avoir une solution ! Miss Beurk, prenez quelques élèves de sixième ou septième année avec vous, et allez jeter un œil aux autres portraits : peut-être quelqu’un a-t-il vu le Lord Serpentard. Les autres, vous restez ici, sous notre protection, et dans le calme. » Les sourcils froncés, la directrice sait qu’elle oublie quelque chose… un indice, glissé quelque part. Quelque chose qu’elle aurait dû remarquer et qui lui fournirait un précieux renseignement sur toute cette folie.

Le groupe s’envolant vers les tours du château s’apprête à faire semblable découverte. Portes closes, portraits désertés. La panique s’empare, les mêmes mesures sont prises. Redoutable esprit de synchronisation que celui du personnel de l’établissement. Satisfait, dans les ombres du sixième étage, un directeur laisse son sourire s’étirer sur les babines. C’est presque trop facile.

« Quand même, Monsieur le Directeur, ils vont vraiment vous en vouloir » commente négligemment le Moine Gras en observant les élèves les plus jeunes, pelotonnés les uns contre les autres dans une certaine terreur.
« C’est certain. Toutefois, si je réapparaissais maintenant pour les rassurer, ils me prendraient pour un revenant, ne pensez-vous pas ?
- Je pense surtout que le personnel enseignant pourrait tenter de vous assassiner réellement, les professeurs Black et McGonagall avaient l’air plutôt remontés. »
Le sourire disparaît quelques instants ; il va se faire un plaisir d’abréger la frayeur pour certains d’entre eux. Se coulant hors des ténèbres, il s’avança vers le groupe de Gryffondor et Serdaigles, au soulagement de certains, à la terreur absolue d’autres. Quelques verbiages et réactions excessives plus tard, les élèves des deux maisons étaient de retour dans leurs salles communes, non sans s’être vues gratifier de quelques retraits de points pour les plus véhémentes menaces proférées par les étudiants. On est un Serpentard ou on ne l’est pas. Pour eux, au moins, le jeu est terminé.

Ignorant de cette singulière tournure des événements, un petit groupe progresse sans encombre jusqu’à l’infirmerie. Black et Vasiliev accompagnant une poignée d’élèves peu rassurés. Lorsqu’ils poussent la porte, ils sont accueillis par un Nick Quasi-sans-tête veillant une silhouette allongée sur un lit. Il n’y a nulle trace de personnel soignant, et il règne dans l’endroit une étrange quiétude. Sir Nicolas a bombé imperceptiblement le torse : il doit jouer son rôle à la perfection, après tout, le Directeur compte sur lui.

« Ah ! Vous avez réussi à lui échapper ? J’ai tout vu ! Quelqu’un est venu déposer ici le corps, il portait une robe de Poudlard et, Ah ! »

Le silence se fait tandis que le fantôme s'immobilise, comme s'il avait reconnu le meurtrier dans le petit groupe venu. Aussitôt, un flash blanc aveugle les enquêteurs en herbe. Lorsqu'ils recouvrent la vision, le fantôme semble s'être évaporé. Un acte de malveillance pour l'empêcher de parler, à n'en pas douter. Qui ?




Note à l'attention des joueurs
ça commence à sentir le roussi ! le groupe TOURS est désormais hors jeu (faute de participants !) ; le prochain (et dernier) post du MJ aura lieu le 3 novembre ; le dénouement est proche :smi44: ; sentez-vous libre d'agir comme bon vous semble ;

Quatre lieux sont ouverts au rp : la Grande Salle (sous la pluie), le Bureau du Directeur, l'Infirmerie et la Bibliothèque ~
Eirian Almasdóttir
MEMBRE
hiboux : 291
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Dim 28 Oct - 22:11
C'était tout de même rassurant de voir la sous-directrice Minerva McGonagall en tête de cette petite troupe, non pas que la préfète était une incapable, non ! Juste, psychologiquement, on se sentait bien plus en sécurité quand il y avait un adulte, voir même une sorcière d'un âge avancé. La fillette, n'ayant pas grandi dans ce milieu qu'est Poudlard, ne connaissait pas particulièrement cette vieille dame. Par contre, il y avait les rumeurs, les murmures qui résonnaient dans les couloirs. Eirian avait entendu bien des choses à son sujet, des histoires incroyables qui forçaient aussi bien l'admiration qu'un immense respect. La Verbena était même quelque peu envieuse que les Gryffondors soient sous sa direction. Dans tous les cas, la savoir à leurs côtés était un véritable réconfort et l'esprit de la jeune fille s'en retrouvait apaisé ; elle pouvait accorder à loisirs son attention à la préfète en chef.

Eirian... Je suis nouvelle...

Et étonnée qu'elle ne la connaisse pas. Elle avait la désagréable impression d'attirer souvent des regards et des murmures sur son passage. Serait-ce donc qu'une bête paranoïa pour que la haute préfète ne soit pas au courant de son existence ? Tant mieux dans un sens, car cela voulait dire que Veredis la considérera comme une élève normal, égal à ces sorciers. Et à cet instant, ils n'avaient pas fiers allures, collés l'un contre l'autre, transits de froids et de peurs. Elle aussi tremblait, mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, c'était surtout à cause de son uniforme trempé et collé à sa peau. Pour ce qui est de cette histoire de meurtre, c'était encore vague, trop flou, trop... peu croyable. Avez-vous déjà eu la sensation de vivre dans un rêve ? C'était un peu le même effet. Algiz en était sans nul doute pour quelque chose.

De ce fait, Eirian se sentait peu concernée par cette mésaventure de portes closes. Le fait qu'elle ne se sentait pas comme l'un des leurs devait sans nul doute y jouer. Observatrice de cette scène qui semblait se dérouler hors de sa portée, comme une simple spectatrice, la Verbena observa silencieusement tout ce petit monde émettre un brouhaha agaçant qui semblait se porter en échos dans les longs et peu rassurants couloirs du sous-sol. Voyons le bon côté des choses : ça animait quelque peu l'endroit, au plus grand dam de la sous-directrice. Eirian relâcha ainsi la main de Veredis, à regret, et s'adressa à elle d'une voix étrangement ferme et suppliante :

Fais attention à toi...

Qu'Algiz la protège, elle et les autres, dans cette mission. Pour sa part, l'enfant restera ici, auprès de Minerva McGonagall. Combien de temps allaient-ils devoir rester ici ? Dans la quasi-obscurité et le froid ? Si seulement ils pouvaient se réchauffer, se sécher et attendre sous la bénédiction d'un bon feu.

Les doigts glacés de la fillette se glissa dans sa bourse aux runes. Elle chercha son aura, son énergie, pour la tenir au creux de sa main. D'un mouvement de poignet, Eirian leva son bras et ouvrit la paume. Alors elle se remémora. De la chaleur du foyer. De l'âtre crépitant. Des dessins de salamandres dans la cheminée de pierre. Des histoires qu'on lui contait devant le feu. Des grosses marmites de soupe au-dessus des braises. De l'odeur du bois calciné et du potage au potirons. De ses longues soirées sous un plaid avec un livre à la main à la lueur des flammes.

Kenaz, rune du feu, se gorgea de son amour et de son énergie de Verbena.

590 Mots
Sorcellerie
GRAND MAÎTRE
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Lun 29 Oct - 9:21
Intervention MJSortilège runique
Échec | La petite verbena serre sa rune dans sa paume, invoquant la flamme chaude de Kenaz… Malheureusement, le froid des cachots semble être trop profondément installé pour être banni si aisément. L’enfant continue de frissonner tandis que la rune demeure immobile, seulement tiédie par le contact de sa paume.

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Mer 31 Oct - 12:59
Event # 1 : Crime sordide
ft. Trop de gens.
« Enfin mort ! C'est pas trop tôt ! » ▬ CONNOR.

Liberté était sienne. La sauvagerie de ses tourments exacerbant certains de ses aspects les plus néfastes. Prégnants. Défi en ajout en la grâce de ses démons, comme second trophée de la sublime annonce. On servait au cabot un repas de roi. Compétiteur et vengeur à l’assaut.

Ainsi, l’attention effleura d’un viride preste ses rangs. L’inventaire du cortège relégué à leurs accompagnants. Autant que les nounous temporaires aient leur utilité à défaut de n’être que contraignantes. En somme, n’objectant envers elles nullement. Pas même suite au gros félin qui se tint droit lorsqu’il fut atteint. Timing maitrisé pour y sécher toutes étoffes dont il était paré d’un coup de baguette. Dernière provocation. Antagonisme bestiale émanant du Prince des landes herbeuses. L’hostilité dévouée au geôlier. Mais parquant outrecuidance qu’il réserva à plus tard. Un soit-disant sage reposait plus haut dans les ailes hospitalières. Crépitements de l’antre de Lucifer autour de son âme. Bûchers dont ses actes avaient le mérite. Gratifiant d’une légèreté satisfaisante la poitrine du canin.

Objectif en vue. En contraire de tout précédent ordre de Black pour n’avoir en viseur qu’une procession de marche. Qu’il força. Direction précédemment dictée. Les calculs des retardataires ignorés. Pour ce que ça lui apportait surtout. La volonté simple d’atterrir plus haut. D’être témoin de ce miracle. Des pas sereins et braves. A l’image exacte de sa tenue. Peu fiévreux de la peur mais par les bodhrán résonnant dans le cœur. Excitation d’un jeune sot. A deux pas d’une délivrance exquise. L’ardoise allait être allégée. Pas même une seule fois perturbée de tressaillements. L’orageux fils de falaises certain d’une considération d’immunité irraisonnée mais explicable à ses prunelles par les mots suivant : l’assassin de Rogue ne pouvait être qu’un homme d’esprit. Jupiter bienfaisant ayant touché de sa foudre le malin.

En vérité, il n’adressa d’intérêt à son cortège qu’une unique fois. A l’orée d’un carrefour de la terre promise. Voué à sa seconde contrariété de l’année. A la trahison d'une des leurs. Au plaisir que les poignards lettrés se briseraient en confrontation de nouvelle qu’ils confirmeraient au-delà des lourdes portes de bois. Un besoin de mordre en retour des mots. Le chien avait été blessé.

« Surprenant que tu ne te sois pas encore envolée Ollivander. La douche froide t’as remis les idées en place et refait de toi une Gryffondor ? »

Piques inutiles. Et encore lacunaires. Agrémentant alors le tout d’une volteface à la figure flavescente. Roulement d’épaules insolent dont ses sourcils calquèrent la mimique. En touche finale une moue fallacieusement navrée, avant d’une pirouette habile reprendre en enjambées plus vives. Le drapeau d’arrivée et de victoire derrière les lourds assemblements de merrains. Le tumultueux passionné plaquant deux palmes aux surfaces pout ne tarder que peu à aborder son nouveau théâtre. L’injustice allait rendre son dernier souffle.

Claquement des talons à sa suite, il fit halte. Accueilli en premier temps par individu d’éther. Pas le bon toutefois. Spectre de son emblème interpelant l’assemblée nouvelle. L’ondée glaçante cadavérée propagée sur son sillage. Et il se prononça, témoin du meurtre. Un hoquet de surprise volé par la foule. Tétanisé. Comme s’il eut subitement l’alarme d’être ôté de sa non-vie. Sans qu’aucun ne put connaitre l’exacte cible des orbes diaphanes. Puis flash. Aveuglante lumière. En instinct la levée du poignet. Souple. Bois magique tenu en marge d’un Finite. Mais il était trop tard. La pièce se dévoila une fraction de seconde plus tard. Vide. L’amas décontenancé.

Prasin après la mascarade. Questionnant de toute part chaque brique de ces murs. En conscience cette fois qu’un rodeur trainait. Remontée le long de l’échine. On veillait après eux. Malveillant ou non. Comme une main posée à son épaule. Le tic d’un doigt sur l’os pour proférer de sa présence. Réalité omise jusqu’ici par une bêtise qui le rattrapait. Une ombre qu’aucune prunelle ne pouvait distinguer. En effroi à la masse, mais dont le lion fit honneur à ses couleurs. Et il comprit. Si un danger potentiel guettait, il fallait en démasquer le fourbe. Amusé à son loisir ce tordu marionnettiste, pour le devancer. Ainsi, il attribua à leur unique restante compagnie une œillade nouvelle.

Pattes déterminées le menant à cette félicité aux allures nouvelles. Expectative tenace face à l’os offert mêlée de l’urgence. Sans remarque ni peine, sa personne dressé aux pieds du repos. Aux détails de la silhouette familière. Un teint cireux. Son notoire nez crochu. Creux des globes trop enfoncés. Clos pour l’éternité dorénavant. Mais rien ne vint. Les arcades froncées en marquises des orbes clairs. Rien. Encore et toujours. Inlassable allers et venues sans une once libératrice. Emancipation attendue se faisant toujours attendre. Le molosse tout à coup contrarié. Frustré. Juger de ce corps n’avait aucun plaisir. Déstabilisant le fougueux. Sans mettre étiquette à cette déception qui le dépassa. Sans saisir que Rogue plus là, le passé en resterait inscrit de la même encre. L’agacement même pour le bonhomme qu’il crut du différent rivage du Styx encore gausseur. Même dans la mort il l’emmerderait.

Empereur de colère, les poings s’en serrèrent. Buté à sa faille et ce désarroi. La mâchoire serrée prêt à pester contre le déchu. Vomir une bile acide dont il ne s’accointait de la complexité. Pourtant, l’orgueilleux personnage s’en retint. Des paires d’iris prostrées à son dos, qu’il ne voulait en spectateur de l’étrange défaite. Dissimulant comme il le put, les traits pourtant ostensiblement fermés.

« L’assassin a fait ça propre. Annonce en noyade de poisson. Evagation des intérêts étrangers peu maitrisé, dont il tint pourtant en continuité : Regardons quand même s’il y a un indice avant que l’autre ne refasse des siennes. »

Non impressionné de faire ainsi allusion au farceur maudit. Le défi en posture supérieure de ses vocations désormais. Quitte à ne pouvoir se complaire d’une déchéance, autant se diriger à une seconde.
Ses genoux fléchirent, pour que s’accroupisse sa hauteur. Vision horizontale sur le macchabé. Scrutant ses pores en grimaçant d’un trait d’humour inconvenant à mi-voix :

« Il est quand même toujours aussi laid. »

Mais en raison d’une acuité dénombrant pas trace de fêlure, il reprit stature. Et du lierre, sans concertation de la troupe, invoqua :

« Revelio. »


Credits : Gasmask



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Sorcellerie
GRAND MAÎTRE
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Mer 31 Oct - 15:27
Intervention MJREVELIO
Réussite | L'enchantement fonctionne parfaitement, entourant d'un halo bleuté un cheveu noir, court, égaré sur le vêtement de Severus Rogue. Seule trace laissée sur le corps sans doute victime d'un enchantement morbide.

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